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 Visite de courtoisie

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Gallions : 3567
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MessageSujet: Visite de courtoisie   Sam 11 Oct - 0:11




Visite de courtoisie

Qu'est-ce qu'un hobby ? Un passe-temps favori. Bien, plus compliqué à présent ; d'après vous, quel  genre de hobby un professeur de sortilège peut-il avoir ? La magie ? Ce n'est pas un hobby, c'est un métier. Alors quoi ? Les fléchettes ? Le tricot ? Vous le faites exprès.

A genoux devant la porte de la chambre d'Oswin, Ludovic jeta un coup d’œil dans le couloir pour s'assurer que personne ne venait. Tout était calme, plutôt normal pour un lundi soir. Les habitants du château devaient encore se trouver dans la Grande Salle, occupés à manger comme des ogres, surtout les troisièmes années qui avaient eut droit à deux heures de vol sur balais cet après-midi là. Reportant son attention sur l'objet de ses loisirs, le brun échevelé entreprit de forcer la troisième serrure qui lui bloquait le passage.

Il avait mis un peu de temps à faire bailler les deux premières, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pratiqué. Malgré tout, l'art subtile de faire jouer les délicats composants de la fine mécanique armé seulement de deux aiguilles courbes lui était revenu assez vite. Il sourit en sentant la dernière serrure céder peu à peu. Il tendit l'oreille, entendit le cliquetis annonciateur des toutes dernières résistances qui se brisent. C'était jubilatoire. Ludovic le maître des serrures, voilà comment il aurait dut se faire surnommer. Il fit pivoter le dernier verrou, entendit le claquement caractéristique d'un loquet heurtant sa gaine et prit une seconde pour savourer l'instant. Quel merveilleux hobby.

Il rangea ses outils et se redressa, vérifiant une dernière fois qu'il était seul. Puis il mit la main sur la poignée et poussa la porte comme si de rien n'était. Pas même un sourire lorsque le battant s'ouvrit sur du noir, juste une étincelle issue d'un précieux souvenir d'enfance. Trois verrous, c'était comme avoir gravé "ouvrez-moi" en majuscules. Dire qu'il ne l'avait pas remarqué plus tôt.

Il se glissa dans la chambre et referma la porte. Il faisait très noir, il n'y voyait rien. Intéressant. Il chercha a tâtons le bord des meubles. Soudain, une lueur pâle sembla surgir de nulle part. Ludovic se figea par réflexe. Il attendit que la clarté se fasse. Elle semblait provenir de plusieurs objets magiques disposés à des points stratégiques. Vraiment très intéressant. Au fur et à mesure que la pièce lui apparaissait enfin, le professeur découvrit une quantité assez impressionnante de mobilier. Enfin, impressionnante pour lui cela va de soi. En majorité des coffres, éparpillés un peu partout. Il allait en ouvrir un lorsqu'il remarqua une arme posée négligemment sur le bord d'une table, son canon tourné droit vers lui. Ludovic se pétrifia. Incapable d'en décrocher les yeux.

"Elle ne marche pas ici", se répéta-t-il.

Au prix d'un terrible effort, il parvint à se décaler sur le côté pour sortir de la visée et ne reprit une respiration normale qu'une fois certain de ne plus être dans le champ de tir d'une arme. Ainsi donc, la jeune surveillante possédait une armurerie. Il n'y aurait jamais pensé, mais ça ne le choquait pas tant que ça dans le fond. Il approcha de l'arme et la tourna vers le mur du bout de l'ongle. Puis il s’empara d'un petit bibelot juste à côté et le fit distraitement tourner entre ses doigts. Il s'en lassa bien vite et le laissa tomber négligemment pas très loin de sa place d'origine, plus intéressé par une petite pile de papiers devant lui. Il les feuilleta rapidement, survolant les mots comme à son habitude. Puis il dressa la tête et vit des coupures de journaux sur les murs. Des tas de coupures.

Il posa les doigts sur les morceaux de papiers, les articles semblaient provenir majoritairement de journaux non sorciers, mais certaines photographies animées se détachaient du reste par-ci par-là. Il parcourut les titres, principalement des faits divers de meurtres ou de phénomènes inexpliqués. Il prit un peu de recul pour estimer l'étendue du mur. Très intéressant. Cela expliquait certaines choses, bon nombre de choses. Il gratta distraitement la coupure au creux de sa main à la limite de rouvrir la petite plaie, captivé. Il tourna soudain la tête vers la porte, il avait entendu un bruit. Il prit soin de reculer un peu pour être à portée d'un fusil derrière lui. Rien de très utile contre un sort me direz-vous, mais il pourrait toujours s'en servir comme d'une matraque. Alors que le porte se mettait en mouvement, il glissa la main dans sa poche pour refermer ses doigts sur sa baguette.



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Gallions : 1762
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Sam 11 Oct - 9:13

Attention a la réaction... 8D





Linda Oswin


C'était vraiment trop bruyant. Autant il régnait constamment un calme affligeant sur la bibliothèque ou dans certains couloirs, autant la Grande Salle grouillait de monde pullulant comme des insectes et bruyant comme des mouches.
Non pas que Linda était asociale ou même qu'elle n'aimait pas le monde, mais la, aucune raison ne la retenait a table.
Viande trop cuite, -autrement dit, pas saignante, alcool mauvais, fruits faibles en énergie...
A quoi s'attendait-elle aussi? On avait beau être a Poudlard, ils étaient quand même le soir, et les responsables n'étaient pas suicidaire: jamais ils ne laisseraient les élèves -ou les adultes, on se demandait quelques fois lesquels des deux étaient les plus irresponsables- pouvoir se servir en oranges, cafés, bière de qualité ou ne serais-ce que du vin.
Non, cela donnerait trop de fil a retordre aux surveillants...
Or, il se trouvait que la surveillante c'était elle, et que plutôt de se plaindre des contrevenants, le  préférait grogner contre ce calme constant....
Encore et toujours.
La jeune femme serra les poids en quittant la grande salle, se retenant de frapper dans quelque chose -ou quelqu'un-. Elle avait eut une longue et mauvaise journee, ayant franchement plus l'impression d'être le concierge de service plutôt que la surveillante, apportéant ceci a machin, et cela a truc... Même un mauvais jeu n'aurait pût autant la faire tourner en bourique.
Étant au rez-de-chausser, Oswin en profita pour sortir un peu dehors respirer rapidement l'air frais du soir, cela la calmerait sûrement.

Une fois sortie, elle s'assit sur un banc, regardant quelques secondes le ciel noir ou l'on pouvait a peine voir les premières étoiles consteller la nuit.
Cela faisait quelques temps qu'elle avait remarqué... En France, bien qu'en fuite, elle restait tout de même dans son pays d'origine, et lors de son arrivée en Angleterre, ce fut son mentor qui la prit sous son aile.
La surveillante pris une grande inspiration, fermant les yeux pour profiter un peu de cette douce solitude.
Ici, il n'y avait plus personne ni rien qui la reliait a son passé, elle était réellement... Seule, sans aucun repère.
A part ce qui l'avait toujours motivée.
Et ce Français qu'elle avait déjà pas mal croisé.
Un rictus déforma les lèvres d'Oswin lorsqu'elle y repensa... Nan mais quel numéro lui!
Aucune élégance, aucunes manières, sans gènes et tête brûlée... Évidemment, elle pouvait parler, elle! C'est vrai qu'elle n'était pas le meilleur exemple de ce côté la, mais dieu qu'il etait ... Pas croyable!
Elle soupira, ses mains se crispant sur un doux tissus qui lui rappela sa tenue plus que décadente a son goût.
Une simple robe, une veste en cuir noir plutot jolie, et ses cheveux bien coiffés pour une fois.
Pourquoi donc ce accoutrement me direz-vous? Surtout pour Linda Oswin!
Et bien, non, elle ne revenait pas d'un quelque rendez-vous galant, mais une petite fille de première année lui avait demandé après une longue discussion pourquoi elle portait toujours des vêtements si masculins, bien que sculptant très bien son corps.
Oswin lui avait simplement répondu que c'était pour être prête a toute éventualité, tout danger, que c'était ainsi plus pratique et plus agréable, et la fillette lui avait tout simplement demandé de quoi elle voulait se protéger, et contre qui elle voulait se battre.
Sur ce, la surveillante ne trouva rien a redire, sincèrement muette devant la question de la jeune fille qui partit quelques instants plus tard.
Petite, elle s'habillait comme une fille, et elle ttai comme toute les gamines. Mais aujourd'hui, beaucoup de choses avaient changé, et pour Oswin, tous ces lambeaux, ces combinaisons et ses chemises faisaient partie de sa vie, de sa personnalité.
Mais juste pour une fois...
Juste pour se souvenir...
Une dernière fois...
Linda avait mis une robe trouvée a l'arrache, puis avait pris sérieusement pris soin de son apparence, ce qui au final était plutôt réussis.
La veste en cuir était quelque chose qu'elle possédait déjà, seul restait le problème des chaussures, et la, elle ne s'était pas compliqué la vie, prenant ses cuissardes fétiches. Longues, a talons plus que haut, modelant des jambes a faire loucher tous les hommes, et qui lui correspondaient parfaitement.

Sans s'en rendre compte, Linda était rentrée a l'intérieur, marchant machinalement  vers sa chambre. Ses talons résonnant dans les grands couloirs vides de l'école, son regard quelque peu melancolique fixait le sol a mesure qu'elle avançait, se voilant presque entierement. Peut-etre de larmes? Peut-être était-elle plongée dans ses pensées?
Il n'empêche que, comme pour se protéger du froid, elle croisa les bras en frissonnant lorsqu'elle tourna dans le couloir qui menait a sa chambre.

Et c'est la qu'elle fut définitivement sortie de ses pensées.

Sa chambre...
Les lumières étaient allumées.
La porte etait ouverte elle aussi.
Quelqu'un était rentré, et y était sûrement encore.
Totalement revenue a la réalité, elle sortie de ses bottes sa chouchoute: une magnifique arme a feu, du style vieux colt en fer noir poli, qui aujourd'hui lui servait plus de peluche rassurante qu'autre chose.
Mais si quelqu'un était rentré dans sa chambre, cela n'allait plus être le cas longtemps.

Oswin ouvrit assez brusquement la porte, s'avancant rapidement vers l'intru, sans même prendre le temps de voir de qui il s'agissait.
Le contournant avec une vitesse surprenante pour une simple humaine -c'est dans ce genre de moment qu'on voyait clairement qu'elle avait de l'experience-, elle prit le bras droit de l'invité et le plaqua bien brutalement entre les deux omoplates, avant d'y ramener l'autre, le tout avec une vitesse effarante.
Un cliquetis bien distinctif s'entendit ensuite dans la pièce: l'arme était chargée, et prête a tirer; et vu le regard dur et froid qu'affichait Oswin en ramenant Ludovic vers elle, elle ne rigolait pas:

-Très cher Monsieur le Professeur... Vous êtes rentrés dans ma chambre, et d'une manière très subtile je le reconnait. Je maitrise moi même le crochetage, mais la n'est pas le problème.

Qu'est-ce qu'il lui avait empêché de se faire toucher par un sort?
Absolument rien.
A part son entrainement digne d'un membre de l'armée, rien ne la protégeait d'un quelconque sort lancé a son égard.

-Vous voyez cette arme? Oh je sais ce que vous vous dites, elle ne fonctionne pas dans l'enceinte de Poudlard, n'est-ce pas? Mais je vais vous confier quelque chose: tout comme les serrures, les armes a feu ne sont que rouages et mécanismes, vous l'avez vu par vous meme. La serrure fonctionne. Autrement dit, j'aimerai en avoir le coeur net: est-ce qu'elle fonctionnerait ici a votre avis?

La jeune femme plaqua son arme contre la tempe de Ludovic, puis il se passa plusieurs secondes de silence.

Il avait pénétré sa chambre.
Il avait vraisemblablement touché a ses affaires.
Il avait vu toutes ses recherches...

Puis sans rien ajouter d'autre, Linda lâcha entièrement le Professeur, non sans brutalité, avant de le retourner pour le mettre face a elle, et de se contenter d'un bon coup de genou dans les bijoux de familles.

-D'habitude, on prévient lorsqu'on viens faire un visite. fit-elle remarquer avec une douceur teinté de colère.

Linda se retourna, allant fermer la porte non pas a clef, seulement fermer la porte, puis elle s'y appuya, une jambe relevée et les bras croisés, fixant Ludovic de ses yeux froids et durs.

-Que faites-vous la?

Sa voix...
Sa voix tremblait. Oui, c'est ça: sa voix tremblait! Comme si ... elle allait pleurer, malgré ce regard impénétrable et clairement en colère, elle était sur le point de s'effondrer, et pas seulement mentalement.

-Que faites-vous la?! insista la jeune femme en serrant les points, et en fermant les yeux cette fois pour pouvoir résister encore un peu a ces larmes qui lui montaient aux yeux. N'avez vous donc pas d'autres élèves a traumatiser ou des salles de cours a faire exploser? Non, de tous les ennuis que vous pouvez trouver, c'est dans ma chambre que vous venez les chercher...
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Sam 11 Oct - 15:26




Visite de courtoisie

Lorsque Ludovic reconnut la surveillante, il sortit la main de sa poche. Hum, oui, si c'était elle il ne pouvait pas décemment lui lancer un sortilège. Il la vit se jeter sur lui à tout allure, à peine le temps de cligner des paupières qu'il se faisait menotter, un bras dans le dos puis l'autre, au niveau des omoplates. Oh, intéressant. Encore heureux qu'il ait toujours eut les articulations souples où elle lui aurait fait mal. Il sentit tout de même ses épaules le tirailler, assez pour qu'il se penche instinctivement en arrière en essayant de soulager la douleur. Oswin se mit à parler, elle n’arrêtait jamais de parler en faite. Oui, bon ce n'était pas le mieux placé pour penser ça, mais il le pensa quand même.

— Je ne vois pas de quoi vous parlez, lança-t-il. Crochetage ? Je connais pas. Si j'avais voulu rentrer j'aurais utilisé un alhomora.

Elle ne sembla pas l'écouter. Il s'en serait douté en même temps, mais ça valait la peine d'essayer. Elle se mit soudain à faire allusion à une arme, il se tordit le cou pour voir de quoi elle parlait et sentit presque ses pupilles se dilater. Il n'avait pas vu qu'elle était armée en rentrant, tout était allé trop vite. Son sang se figea instantanément dans ses veines et lui avec. Il aurait dut essayer de s'enfuir, c'était le réflexe normal dans ce genre de situation, mais il était de nature publique que Ludovic n'avait pas toujours des réflexes normaux. Il avait beau savoir pertinemment qu'il était impossible que l'objet lâche son projectile, il était incapable de bouger pour autant. L'habitude était trop forte. La logique lui permit tout de même de garder un minimum de contenance et de ne pas empester la peur à plein nez.

Lorsqu'il sentit le bout de métal tiède se poser contre sa tempe, il ne put s'empêcher de fermer les yeux et de trembler comme surprit par le froid. Il savait bien qu'il n'allait pas mourir, ce n'était pas ça qui lui faisait retenir son souffle et tourner la tête jusqu'à s'en faire mal. La simple idée d'être en contact avec une de ces machines suffisait à paralyser. Il ferma les yeux plus fort et se concentra sur les battements désordonnés de son cœur, le souffle court, essayant de chasser cette maudite chose de sa tête au propre et figuré. Cela lui sembla durer une éternité. Les bras dans le dos, le corps complétement tordu pour essayer de se débarrasser de ce mortel bout de métal, le sang palpitant, il attendit.

Elle le lâcha enfin et le fit pivoter. Il esquiva de justesse le coup de genou qu'elle chercha à lui caler entre les jambes. Il avait déjà suffisamment donné dans le côté soprano occasionnel, inutile d'en rajouter. Elle sembla enfin en avoir fini avec lui et fit demi-tour pour fermer la porte. Ludovic en profita pour reculer, vers où, aucune idée, mais reculer lui semblait une très bonne idée. Le cœur encore battant, il suivit des yeux la surveillante. Elle lui aboya une question brève, la voix tremblante. Il faillit bondir sur le côté, mais se contenta d'un regard fuyant, des sueurs froides courant sur sa nuque. Ce n'est que lorsqu'elle répéta sa question qu'il parvint enfin à rassembler ses esprits pour répondre.

— J'ai vu de la lumière et la porte ouverte, je suis entré, lança-t-il à toute vitesse avec un accent prononcé, sortant le premier mensonge qui lui passa par la tête.

Il prit une ou deux respirations paniquées et mordit le dos de sa main tremblante pour retrouver son calme. C'était exagéré, il n'aurait pas dut réagir comme ça, mais les phobies c'est comme les hobbies, ça ne se commande pas. Il fit quelques pas nerveux de droite à gauche et fixa le plancher une seconde, laissant sa main tranquille pour la poser avec l'autre sur ses hanches. Respirant profondément. Lorsqu'il lui sembla avoir enfin récupéré un état normal, il leva les yeux sur Oswin.

— Je vous le promet, dit-il, c'était déjà ouvert quand je suis entré. Je voulais juste voir s'il y avait quelqu'un.

La peur aurait suffit à rendre son bobard crédible, mais il avait aussi sa technique. Ce qu'il venait de dire était vrai quand on y regardait bien. La porte était ouverte quand il l'avait poussée et il avait bien vérifié s'il n'y avait pas de visiteur indésirable avant de s'inviter. La vérité, voilà ce qui rends les mensonges crédibles. En tout cas, le ton était bon. Il aurait vraiment dit les choses ainsi si il s'était retrouvé comme la victime d'une erreur judiciaire. Il se frotta les avant-bras pour arrêter la chaire de poule qu'il sentait venir sous sa chemise. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, il aurait dut s'attendre à ce genre d'accueil, il avait juste pensé pouvoir s'évanouir dans la nature avant qu'elle ne revienne.

— Je... Je suis désolé,
dit-il sincèrement. J'aurais dut aller vous chercher, mais c'était un réflexe.

Encore une semi-vérité. Si elle ne le croyait pas, il lui laisserait le droit de le tuer. Il se força à garder les yeux sur elle, mais ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d’œil vers le mur de journaux et l'autre arme sur le bureau. Il réalisa que la pièce n'avait qu'une seule entrée et que la jeune femme lui barrait le passage. Tout compte fait...

— Si... commença-t-il en faisant son possible pour avoir un ton apaisant, si vous pouviez éviter de me tuer ça serait gentil de votre part.



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Gallions : 1762
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Dim 12 Oct - 14:30


Linda Oswin


Elle sentait son coeur battre rapidement, il avait sûrement peur, oui... La peur.
Comme un prédateur se jouant de sa proie, Linda eut réellement du mal a relâcher le Professeur... Cette sensation qu'elle éprouvait en ce moment... Ce sentiment de dominer une proie totalement désarmée...
La phrase qu'il prononça, tentant de nier l'évidence augmenta sa colère envers lui.

-Me croyez-vous donc si idiote? Mes verrous sont protégés, la magie ne fonctionne pas sur eux. Seule la clee ou un bon nécessaire de crochetage peuvent y venir a bout.

La surveillante déglutit pour essayer de contenir la rage auquelle son coeur était en proie.
Lorsque Descremps remarqua l'arme, son coeur sembla s'accélérer encore un peu,  et elle raffermit sa prise pour toute réponse.
Il avait pénétré sa chambre, non seulement Linda, la jeune femme, était en rogne pour une question de principe: et la vie privée alors? Ensuite, Linda, la traqueuse en quête de vengeance voulait juste percer le crâne de Ludovic qui avait eut sûrement tout le temps de lire le moindre de ses dossiers, ses recherches... Et finalement, Linda l'Auror, craignait qu'il ne soit tombé sur son dossier résumant son travail, sa mission, et sa réelle raison ici.
Quoi qu'il en soit, les "trois" Linda étaient en colère, et les trois ne voulaient que que Ludovic regrette amèrement et longuement son intrusion.
Très longtemps.

Qu'il esquive de peu son coup de genoux ajouta a l'agacement déjà éprouvé par la jeune femme, mais elle ne le fit pas remarquer.
Cela allait mal se terminer... Une seule remarque... Et le coup pouvait partir, qu'importait le coup en question.
Après avoir reposé sa question, Linda fronca les sourcils, la tête toujours basse pour se retenir de cogner le Professeur, ou même de tomber en larmes, elle finit par relever le regard pour fixer de ses yeux embués, Ludovic.
On pouvait facilement y voir toute la rage qu'il y brulait, mais elle ne réussit a cacher la tristesse qui persistait malgré ses efforts.

-Je ne laisse jamais, ma porte ouverte. Il y a des choses bien trop précieuses a mes yeux, pour faire cette erreur, et la lumière ne s'allume qu'en présence d'un être vivant de la taille d'un humain adulte.

Cette fois, le ton paniqué ne suscita auxine réaction de la part de la surveillante qui essayait vainement de garder le peu de calme qu'il lui restait.
Elle était persuadée que malgré tout ce que tout le monde lu disait, ses armes chéries fonctionnaient ici, alors tout comme pour les serrureset les cadenas, tout n'était qu'une question de rouages. Mais si elle devait tester cette théorie, ce ne serait ni maintenant, ni sur Descremps.
Mais ça ne pouvait être que ça, il n'y avait pas d'autres possibilités... !
Toujours contre la porte, la jeune femme monta lentement une main a son visage le prenant entièrement dans le creux de la paume.  
Comment pouvait-elle le croire ? Comment pouvait-il seulement imaginer que ses excuses a deux balles -sans mauvais jeu de mot- allaient changer quelque chose a son avis déjà bien tranché ?!
De plus, Linda avait l'impression que son discours changeait a chaque interprétation, la désarmant complètement. S'il disait qu'il y avait de la lumière, avant de rentrer, il mentait, c'était impossible autrement ! Mais... Il avait l'air tellement sincère lorsqu'il se dit désolé, et que ce fut une erreur... Cela voudrait donc dire que quelqu'un d'autre était rentré dans sa chambre si il l'avait effectivement trouvé ouverte.
La jeune femme fut alors prise d'une brusque migraine, pas très douloureuse fort heureusement, mais suffisante pour lui faire lâcher prise, déjà sur ce problème.
Oswin fronca les sourcils, enlevant sa main de son visage pour découvrir une larme coulant lentement sur sa joue.

-Idiot, irresponsable, incroyable, puéril... !
lâcha-t-elle en un murmure, cependant bien distinct dans la petite chambre.

Elle baissa de nouveau la tête, essuyant avec rage la seule larme présente pour le moment, et serra les poings pour se calmer ... Oui, il était tout cela, mais elle l'avait sut des la première fois... Oui, il avait fais une erreur, mais ce qui était fait était fait.
Lorsqu'elle serra les poings, elle attrapa le tissus léger de sa robe, cette "robe inutile".
Comme pour expulser sa colère, elle la redirigea vers cette robe qui la rappelait douloureusement a son passé.
Lâchant un juron, Oswin se dirigea d'un pas rapide vers son armoire massive qui occupait un coin de la pièce, laissant la porte totalement libre.
Que le Professeur sorte s'il en avait envie ! Vraiment! Cela ne lui posait, mais vraiment, aucuns problèmes!
Elle ouvrit brutalement les portes de son armoire, puis dos a son " invité ", elle commença a se changer sans aucune pudeur. Elle enleva tout d'abord sa veste qu'elle laissa tomber au sol, puis la jeune femme s'en prit a sa robe en la lançant brutalement dans l'armoire, en boule, avant de choisir un pantalon a la limite de l'indécence pour son temps qu'elle enfila un peu plus lentement, avant de s'arrêter lorsque Ludovic lui demanda très poliment de " ne pas le tuer".
Ses gestes rapides et précis s'arrêtèrent en plein dans leur course, alors qu'un rictus moqueur déforma ses lèvres.

-Mais pourquoi donc vous tuerai-je?

Elle se retourna vers Descremps, alors oui elle avait mis un bas, mais le haut restait a peine couvert par un soutien-gorge simple mais qui soutenait parfaitement sa poitrine généreuse.
Linda se saisit alors de son arme posée un peu plus tôt sur le lit, pour la pointer vers sa propre tempe.
Et de tirer.
Cependant, a part les cliquetis des rouages, rien ne se produisit, et la surveillante afficha un sourire carnassier lorsqu'elle abaissait le canon de sa tête, bien que son regard affichait toujours ses émotions précédentes.

-Je me connais, Descremps. Je suis impulsive, violente, j'ai une certaine tendance a me montrer cruelle et je ne supporte pas certains sujets, dont celui de venir déranger ma vie privée. Étant certaine que mes merveilles fonctionneraient ici, me laisser avec une arme chargée dans les mains revenait a condamner un innocent à se prendre une balle être les deux yeux. Alors je... Me suis moi-même empêchée moi-même de commettre un regrettable incident. Car j'espère que la prochaine personne que je tuerai souffre atrocement, et vous comprenez bien que ce gère de chose ne peut se faire qu'une seule fois dans une vie.
   
Nouveau sourire, bien que plus fade, il n'en restait pas moins étrange que d'habitude, puis Linda se retourna et finit d'enfiler une chemise simple a une vitesse dut a sa colère, avant de souffler un bon coup, expulsant toute les mauvaises pensées de cette façon.
Elle finit par se retourner de nouveau, s'approchant de la table ou étaient posés des tonnes de paperasses, et un grand miroir, et entreprit de ranger machinalement tout cela.

-Enfin... Passons. dit-elle sèchement, avant de continuer. Il reste que, de toute façon, vous êtes bien la. Vous ne seriez pas venu si vous n'y avez rien a faire. Alors, que voulez vous savoir? Que venez-vous faire ici? Et cessez de vous voiler le visage, je ne supporte pas cela.

Linda leva un regard noir vers Ludovic, avant d'ouvrir un tiroir et d'en tirer une bouteille de rhum ainsi que deux petits verres.
Cette demande valait aussi bien pour sa sincérité que pour cet Anglais qu'il parlait. Il n'était pas Anglais, il n'était pas celui qu'il laissait voir, il voulait se montrer "parfait" en public, pour ne pas être craint ou... Paraitre étrange, mais apparemment, ce n'était pas de même lorsqu'il était plus ou moins seul avec quelqu'un.

-Ce qui est fait est fait, on ne peut pas l'effacer. Je sais a quoi vous pensez, au sort d'Oubliette, merci, je connais, mais je trouve ce sort plus immoral que quoi que ce soit d'autre. Alors puisque nous en sommes la, allez y, dites moi ce que vous vouliez faire ici, ou bien savoir. J'avoue préférer que l'on me demande directement si on veut savoir quelque chose sur moi, plutôt que d'enteer comme un cvoleur chez moi. finit-elle sur un ton de reproche, sans pour autant saigner lever le regard vers le Professeur.

La surveillante se servis un verre, et avala le contenu cul sec...
Bon sang... Elle devait se calmer...!

-Venez prendre un verre. Juste un, si ce n'est pas votre truc, juste pour... Pour vous faire pardonner.

Malgré ses efforts et les nombreux moyens qu'elle venait de prendre pour se calmer, sa voix tremblait toujours, et sa respiration profonde laissait deviner la rage qu'elle essayait de contenir.. Se
calmer... Respirer... Ne pas tendre la main vers son arme...
Et simplement...
Respirer.
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Lun 13 Oct - 0:51




Visite de courtoisie

La surveillante avait l'air bouleversée. Ludovic la regarda, alors qu'elle oscillait à mi-chemin entre tristesse et colère. Cela lui semblait si familier, douloureusement familier. Il se força à regarder, le visage impassible, les yeux éteints. Il eut un mouvement de recul lorsque la jeune femme lui lança un chapelet de jurons. Pareil à un animal prit au piège, il chercha en vain une autre sortie. Il fit encore quelques pas en arrière, manquant de heurter le mur, lorsque Oswin passa prêt de lui pour aller à sa commode. Il la vit faire tomber sa veste et commencer à retirer ses vêtements. Il pivota aussitôt pour fixer les articles de journaux. Essayant de garder un air dégagé, il avait encore la respiration un peu sifflante. Il baissa les yeux et vit une boussole posée sur le bureau. Il la ramassa pour s'occuper les mains tandis que la surveillante fourrait sa robe dans sa commode.

Il s'immobilisa en entendant un déclic et tourna légèrement la tête, découvrant Oswin en train de pointée son arme sur sa propre tempe. Il sentit les poils de sa nuque se hérisser et rentra un peu la tête dans les épaules. La jeune femme était à moitié torse-nu, mais il ne voyait que le révolver, son canon noir, plus obscure que la nuit, l'éclat de lumière brillant qui en redessinait la forme. Il regarda la surveillante dans les yeux tandis qu'elle parlait. Le visage toujours figé. Elle passa une chemise et alla jusqu'à la table pour y faire du rangement. Qu'est-ce qu'il faisait encore là ? Il aurait dut partir et la laisser, mais quelque chose l'en empêchait. Le genre de chose qui lui faisait détester les miroirs.

Il suivit ses mouvements lorsqu'elle sortit une bouteille d'un tiroir, comprit une nouvelle fois qu'il n'aurait jamais dut venir et forcer cette porte. Plus de dix minutes de silence complet, plutôt incroyable venant de lui, cela n'allait pas s'arranger. Oswin avala son rhume cul-sec, il déglutit en même temps qu'elle. Elle lui proposa un verre et il fut bien obligé de sortir de son mutisme.

— Non, je peux pas, répondit-il d'un ton neutre. Je peux pas. Sa voix s'étouffa.

Oswin semblait... bouleversée, il n'y avait pas d'autre mot. Il reposa discrètement la boussole à sa place. Il aurait dut partir et la laisser seule, il savait que c'était ce qu'elle voulait. Il savait aussi qu'elle avait tord. Il eut une seconde d'hésitation avant de faire un pas en avant. La peur revint un peu, pas assez pour qu'il n'arrive pas à la mettre de côté. Elle avait encore un pistolet à portée, il aurait aimé le lui retirer, mais il se dit que ce n'était pas une bonne idée. Il faudrait faire avec.

Encore un pas en avant, il tendit le bras, le passa autour des épaules d'Oswin et la tira vers lui. Mettant son autre bras en tenaille, il la serra doucement, sa tête posée contre la sienne. Sans rien dire, les yeux fixés sur un point à l'autre bout de la pièce qu'il ne voyait pas. Il sentait encore son cœur battre fébrilement, précipité à l'idée que cette étreinte puisse très mal se terminer, mais tout lui semblait plus tranquille.

— Tout ira bien, murmura-t-il.

Pour qui l'avait-il dit ? A vous de voir. Il resta ainsi un temps qui lui parut infini et si bref. Il se sentait bien. Il accentua imperceptiblement la pression sur les bras d'Oswin en poussant un soupir. Si seulement. Il s'écarta enfin un sourire peu convaincu sur le visage, reprenant sa distance de sécurité et son regard fuyant, espérant qu'elle n'allait pas essayer de lui remettre un coup pour son geste.

— Je vous rapportait ça.

Il sortit un mouchoir de sa poche et le posa sur le bureau, sur l'arme. Elle le reconnaitrait vite, sans aucun doute. A moins qu'elle n'ait trente-six mouchoirs en circulation. Il leva tout de même la main, paume ouverte et tournée vers elle. Là où se trouvait désormais une fine cicatrice tracée par une vis et un grattage abusif.

— Mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas.





Dernière édition par Ludovic Descremps le Jeu 16 Oct - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Lun 13 Oct - 17:39


Linda Oswin


Le silence s'éternisa dans la petite chambre, seulement entrecoupé quelquefois par la respiration legerement saccadée de la surveillante et les bruits du frottement lorsqu'elle manipulait sans vraiment s'en rendre compte l'arme qu'elle avait toujours entre les mains.
Démonter, retirer, tapoter, recharger...
Ses yeux fixant le vide évitaient volontairement de croiser Ludovic, mais malgré son absence, elle était pourtant bien la, et nul doute que s'il se passait quoi que ce soit, l'Auror serait prête a agir dans la minute qui suivait.
Au moment même ou le professeur écarta la proposition de la jeune femme, les cliquetis de l'arme s'arrêtèrent, comme si la jeune femme avait été frappée par la foudre. Son visage ne laissa cependant rien paraitre, puis elle recommença son manège, ne regardant même pas ce que ses mains faisaient, c'était instinctif.
Une manie qui genralement l'aidait a se calmer. Certains pliait le linge, elle démontait et remontait son arme.
Retirer, tapoter, recharger, remonter, poser. Puis tout recommencer. Reprendre, démonter, retirer, tapoter...
Oswin ne répondit rien par contre, attendant simplement que Descremps lui pose les questions pour lesquelles il était venu ici. Alors lorsque le Professeur la prit dans ses bras, la jeune femme se raidit brusquement de surprise, avant de prendre une grande inspiration discrète, comme si elle venait de remonter la surface après une longue immersion sous l'eau.
Elle... Avait été... Très surprise.
Sa bouche bougea, probablement pour critiquer ou pour gronder le coupable de cette marque de tendresse, mais aucuns sons ne sortit, comme si la surprise lui avait totalement coupé la voix, lui interdisant de reprocher ce geste bienvenu a quelqu'un qui regrettait réellement ses actes.
Pas que personne ne lui avait jamais fais de "câlin" de sa vie, elle ne s'appelle pas Calimero non plus, ce n'etait donc pas la premiere embrassade, ni même sûrement la dernière, mais peu de personnes l'avaient fais avec autant de sincérité, la plupart du temps, simplement parce qu'elles étaient ainsi, a sauter au cou de tout le monde et vivant dans le monde des bisounours.
Malgré sa froideur face au geste de Ludovic, celui-ci la toucha énormément, surtout de sa part. elle ne s'y était pas attendue, devinant a tort qu'il allait dire avec hâte quelle était la raison de sa venue ici avant de prendre ses jambes a son cou pour s'en aller retrouver probablement cet ami dont il lui avait parlé une ou deux fois.
Mais non, il était resté la, et essayait de la réconforter.
Linda resta droite, bien que moins crispée, elle ne montra aucun geste de douceur mais ne rejeta pas pour autant le professeur. Son regard s'embua de nouveau, alors que son visage exprima légèrement le soulagement que ce geste lui fit.
Lentement, elle se détendit, n'osant cependant toujours pas croiser le regard de Ludovic, cependant car cette fois, elle craignait d'y voir de la moquerie, de réaliser qu'il s'était moqué d'elle, et de comprendre qu'elle s'était montrée "faible" devant quelqu'un qui ne voyait en elle qu'une gamine éplorée d'un caprice que personne n'avait pût lui accorder.
Puis, le professeur se détacha, après avoir lâché un discret soupir qui rassura en quelques sorte la jeune femme qui se raccrochait a l'idée que tout cela était réellement sincère, et non une mascarade dont les hommes avaient le secret.
Une fois libre de ses mouvements, Oswin enfouit quelques secondes son visage dans ses mains, respirant a fond pour terminer de se calmer.
Elle avait laissé son arme de côté. Ce geste si... Normal pour n'importe qui pourtant représentait quelque chose de très importants aux yeux de la surveillante. Sachez seulement que si Linda déposé les armes en votre présence, ne serais-ce qu'un instant, vous pouvez être sur d'avoir marqué un point.
Un gros point.
Linda Oswin, Os' le chasseur, Oswin l'enfant maudit, Linda l'impossible... Des surnoms, elle en avait, tous plus idiots les uns que les autres, donnés par telle ou telle personne et selon leurs connaissances de chacun, mais quel que soit le nom qu'on lui donnait, tout ceux qui lui avaient parlé savaient qu'elle n'était pas le genre de fille qui se laissait marcher sur le pieds sans rien faire, mais qu'elle était dans celui qui préférait vous rendre la pareille.
En cent fois pire.
Et rares étaient les personnes a avoir vu au delà de cette façade tape a l'oeil qu'elle affichait volontairement, et encore plus étaient celles qui l'avaient vu baisser les armes.
Ce geste pouvait paraitre anodin, et certainement pas une preuve de quoi que ce soit, mais pour Linda, cela voulait tout dire.

Expirant profondément, elle ferma quelques secondes les yeux pour les rouvrir sur Ludovic, le fixant bien droit, ayant enfin relevé la tête.
Cette fois, son regard se faisait presque vide, inexpressif, révélant a qui voulait bien y faire attention toute la fatigue accumulée ces derniers temps, mais on pouvait aussi y voir l'habituelle détermination de la surveillante qui ici, cherchait a rester un minimum forte, et digne.
Lorsque le professeur lui montra enfin le motif de sa venue, lui tendant le mouchoir tout de même plus sale qu'au départ, la jeune femme baissa les yeux pour le regarder quelques secondes. A vrai dire, elle l'avait presque oublié, ce mouchoir, et il aurait très bien pût le garder que cela ne l'aurait pas dérangé. Cela aurait même pût... La flatter.
Voyant que la blessure s'était plutôt bien refermée, elle se saisit du mouchoir et le plia lentement.
Il s'agissait de l'une des affaires ayant appartenus a sa famille, non pas qu'elle s'en fichait, mais sa mère plutôt piètre couturière en avait fais des dizaines de semblables, qui aujourd'hui se trouvaient non pas dans sa chambre, mais dans la maison d'un ancien ami.

-Merci.

Cela valait évidement pour le mouchoir, et rien d'autre...
À moins que cela ne soit pour le réconfort que Ludovic venait de lui apporter? Allez savoir, mais elle n'en dit pas plus, finissant de ranger le bout de tissus calmement avant de relever le visage pour fixer son interlocuteur.

-Effectivement, vous avez raison. C'est mieux que rien. reprit-elle d'une voix encore légèrement tremblante, mais qu'elle contrôlait admirablement bien.

Oswin fit une pause, son esprit vaguant a nouveau, se rappelant de la chaleur rassurante de Ludovic, qui lui semblait déjà bien lointaine.
L'Auror lâcha un soupir, avant de demander plus sérieusement:

-Qu'avez vous vu?

Son regard brun fermement planté dans celui du professeur, elle essayait de se montrer ferme, ou plutôt, elle y arrivait, mais essayait de cacher avec maladresse ce qu'elle venait d'éprouver.
Elle parlait évidement des articles, des journaux et dossiers qui trainaient dans toute la chambre. Même si cela ne lui plaisait pas, elle devait savoir ce qu'il avait vit, ce qu'il en avait déduit, si oui ou non, elle devait le mettre dans la confidence.
Si il avait deviné quels étaient ses buts personnels.
Bon sang... Un mois.
Même pas un mois d'ailleurs! Ce fut le temps qu'elle avait réussit a cacher tout a tout le monde, mais non, il fallait que la seule personne a qui elle parle soit un Sorcier moins idiot que les autres, sachant crocheter une porte...!
Pour ne pas s'énerver de nouveau, Linda se contenta d'un soupir dans lequel pointait une touche d'amusement.
C'etait tout de meme tres... Tres ironique. Ces serrures étaient toutes trois imperméables a la magie, voilà pourquoi elle ne croyait pas que quelqu'un puisse l'ouvrir a l'aide d'un Alohomora, elle les avait faite ensorcelé exprès pour que personne ne puisse rentrer dans sa chambre a moins d'avoir la clee.
Ou des bases en crochetages.
La jeune femme se mordit légèrement la lèvre inférieure, mais papillona ensuite des yeux pour revenir a la réalité, et de corriger sa première question:

-Qu'en avez vous déduit serait sans doute plus juste.
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mar 14 Oct - 0:39




Visite de courtoisie

Ludovic ne chercha pas la bravade de regarder Oswin dans les yeux. A ce moment là, il n'en avait plus le courage. Il se contenta de fixer le mur et regarda sa joue ou son front lorsqu'elle lui parla. Il faisait des efforts d'habitude, pour regarder franchement ceux qui ne vous laissaient pas faire autrement, mais il sentait que le faire à cet instant aurait été une très mauvaise idée. Car il n'aurait rien réussi à cacher. Il croisa les bras en prenant une inspiration lorsqu'elle l'interrogea et essaya de faire celui qui n'avait rien entendu. Qu'avait-il vu au juste ? Il n'y avait pas fait attention. Elle ne lui aurait pas demandé, peut-être aurait-il oublié le mur de coupures, les papiers et les armes. Il avait lu sans lire, regardé sans voir. Tout ce qui l'avait intéressé en venant, c'était de pouvoir se promener dans la chambre de cette fille qui lui avait joué un mauvais tour dans les cuisines. Vengeance puérile, rien d'autre. Mais alors, qu'y avait-il à voir ?

Il se concentra une seconde pour se rappeler ce qu'il avait survolé, mais le contenu des articles de journaux n'était au fond pas si important. Les réflexes d'Oswin lorsqu'elle l'avait menotté et sa façon de bouillir de rage et de tristesse, voilà ce qui lui avait donné matière à déduire. Il changea le croisement de ses bras pour protéger son bras gauche contre son torse. La sensation diffuse de sérénité qu'il avait ressentit lorsqu'il l'avait prise contre lui était déjà partie. Il l'avait fait exprès. La tenir juste assez longtemps pour qu'elle se sente un peu mieux et rien d'autre. Elle modifia sa question, insistait.

Ludovic hésita, fixant le plancher en se balançant un peu d'une jambe sur l'autre. Devait-il vraiment répondre ? De toute façon, il ne pourrait pas la laisser planter là sans paraitre plus douteux qu'il ne l'était déjà. Il regarda ses pieds, après tout, c'était sur elle qu'elle l'interrogeait.

— Vu rien, répondit-il après un long silence. Déduis, beaucoup.

Il leva les yeux, sans tout à fait la regarder et se contenta d'énoncer à voix haute le chemin qui se traçait dans son esprit.

— Vous avez de la technique. Pour les armes et le combat. Je pensais que c'était juste un air que vous vous donniez, pour vous rendre plus impressionnante par peur qu'on vous marche sur les pieds, mais cette façon de me menotter...

Il marqua un arrêt et eut un léger rictus qu'il ne parvint pas à empêcher. Il s'était quand même fait immobiliser par une fille, cela avait un petit quelque chose de risible quand on y repensait, mais ça n'était pas le moment.

— On voit que vous avez de la pratique. Tout comme pour ça, il désigna les armes d'un geste du menton, sans décroiser les bras. Alors quoi ? Ancienne militaire ? Ancienne Aurore ? Ancienne garde du corps ?

Il détourna la tête et regarda le mur, le bureau, la bouteille et les papiers, prenant soin d'éviter le miroir. C'était plus pour ne pas avoir à croiser les yeux de la jeune femme que pour vraiment y réfléchir, mais il fit comme si. Il savait si bien le faire.

— Les journaux en soit, ça pourrait être n'importe quoi, reprit-il. J'ai vu des gens avec des "loisirs" bien plus étranges et je n'ai pas lu vos dossiers. Je ne sais pas ce que vous cherchez, mais je sais ce que vous avez perdu.

Il se tut. Peut-être devrait-il s'arrêter. C'était pourtant trop tard, il aurait mieux fait de ne jamais commencer. Si elle ne lui avait rien demander, il n'en aurait pas eut besoin. Toujours la même chose au fond, pour tout le monde. Le besoin de savoir. Il oscilla encore d'avant en arrière et se racla la gorge. Il n'avait plus le choix, ce n'était pas comme s'il l'avait jamais eut au court de ses rencontres avec cette fille. Alors une de plus ou de moins...

— C'était un proche n'est-ce pas ?

Il se força à regarder en direction de son visage. Ce n'est pas le genre de chose que l'on dit en contemplant le plancher. Il retrouva son silence et comptait bien le garder à partir de maintenant. Il attendrait, le meilleur moment pour partir.



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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mar 14 Oct - 23:28


Linda Oswin


Le regard toujours bien droit, plongé dans celui de son invité, Linda ne baissa pas les yeux contrairement au professeur, appuyant de cette façon son besoin d'une réponse rapide.
A ce moment même, Ludovic ne le savait sûrement pas, mais même un mensonge lui aurait suffit, un petit mensonge... Evidemment, elle l'aurait sûrement sut, instinct, déduction, "pouvoir magique", allez savoir, et dans ce cas, elle se serait tut, remettant le problème sur le tapis plus tard, lorsqu'elle serait plus en état de pouvoir mener une conversation en ayant le dessus.
Un coup en traître en somme.
Mais le professeur dit apparemment la vérité, ce qui détendit légèrement Oswin. Cependant, elle se mordit légèrement la lèvre: elle aurait dut s'en douter, cet homme était plus du genre à dire "Vous ne voulez rien me dire? Tant pis, je ferai sans", à se débrouiller avec ce qu'il avait, et toujours finir par avoir ce qu'il voulait.
C'était tellement évident... Pourquoi n'y avait-elle pas pensé? Non mais quelle idiote!
Linda lâcha un discret soupir, et se frotta les yeux avant de reporter calmement son attention vers Ludovic, son visage se durcissant de nouveau  alors qu'elle planta encore son regard dans celui du professeur.
Mais... un détail étrange titilla l'attention de la jeune femme. Un minuscule détail qui pourtant troubla la jeune femme.
Lorsqu'il croisa les bras, sa veste remonta légèrement, permettant tout juste à la surveillante de remarquer une tâche noire...
Un tatouage.
Une lueur inquiète passa rapidement dans le regard de la surveillante, surtout en comprenant ce que venait de faire le professeur: cacher son bras, celui qui portait la marque. Pourquoi l'aurait-il fais si ce n'était pour cette raison? Pourquoi, s'il ne portait pas la marque de Voldemort?
Détachant difficilement son regard du bras de Ludovic, pourtant caché et recouvrant la marque, Oswin le releva pour fixer de nouveau le Français, cachant tant bien que mal la graine de doute qu'il lui avait insufflé.
Elle écouta ses déductions dans le calme, retrouvant le sien grâce à une façade plutôt réussie, constatant, rassurée, qu'il n'avait fait que s'approcher de la réalité, et qu'il n'était sûr de rien. De plus, il semblait penser que quoi qu'elle avait été, cela appartenait désormais au passé.
Et il avait raison, cela appartenait effectivement au passé.
Mais il se trompait sur quoi.
Ce qui était déjà bien lointain, ce n'était pas sa vie professionnelle, mais sa vie personnelle.
Son frère... Ses parents... Tous morts il y a si longtemps... Elle n'avait pas oublié, elle n'oublierai jamais et faisait tout, chaque jour, pour s'en rappeler, mais désormais la douleur s'était atténuée, et malgré sa constante présence, elle était devenue plus sourde.
Comme... un brouhaha continuel, auquel on se serait machinalement habitué.
C'était d'ailleurs la raison pour laquelle lorsque Ludovic évoqua le sujet elle ne broncha pas, comme si on venait de lui annoncer qu'il y aurait du poisson au dîner, son regard toujours dur et censé être inexpressif qu'il y a quelques instants.

-Oui, c'est ça. Un proche. répondit-elle simplement.

Son regard s'embua lentement, mais les larmes présumées disparurent rapidement, et elle pencha légèrement la tête sur le côté, se détendant assez brutalement.
Les yeux plissés, Oswin soupira, avant de se tourner vers le bureau et de se servir un nouveau verre.

-Mais cela appartient au passé, je n'y peux rien. Alors passons.

Une légère note amère put se sentir dans sa voix, mais la surveillante fit comme si elle n'avait rien dit, rien fais, et but cul sec son petit verre, les yeux fermés pour plus profiter du moment.
Mais derrière cet apparent détachement, la jeune femme était toujours aussi crispée et mal à l'aise, et le cachait tant bien que mal.

-Je pense que...

Sa voix s'étouffa, et elle fronça les sourcils, mais Linda reprit plus calmement:

-Vous pouvez y aller. Vous auriez put il y a bien plusieurs minutes, alors je vous suis reconnaissante. Mais...

Elle avisa sa baguette, non utilisée depuis un bon moment, et une idée frôla son esprit.
D'abord aussi volage d'une bulle, la surveillante finis par mettre le doigt dessus: un duel.
Elle était confiante, et avait de sérieuses chances, de plus, cela lui permettrait de vérifier son hypothèse, et de confirmer ou non ses craintes.

-Que diriez-vous d'un petit duel?
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mer 15 Oct - 0:48




Visite de courtoisie

Si seulement Ludovic n'avait pas eut le regard fuyant, peut-être aurait-il remarqué la brusque surprise qui traversa le visage de la jeune femme et, s'il l'avait remarqué, peut-être se serait-il méfié. Mais il avait eut le regard fuyant et n'avait pas jeté un coup d’œil sérieux à Oswin depuis qu'elle avait pointée son arme sur sa propre tempe. Résultat, en quelques secondes, ce qu'il avait essayé d'empêcher était peut-être en train d'être amorcé. Et une fois la machine lancée, il y avait peu de chances qu'il parvienne à l'arrêter. Qu'elle idée d'avoir ressortit son nécessaire à serrure pour une personne pareil.

Complétement renfermé dans sa position défensive, il resta silencieux lorsqu'elle commenta ses déductions. Il n'avait jamais été particulièrement brillant à ce jeu-là. C'étaient toujours les autres qui devinaient les détails sur lui, rarement l'inverse. Peut-être que cela avait changé avec le temps. Il l'espérait, sinon il n'aurait pas que des petits problèmes. Certes, il était bon menteur, mais vu que tout le monde savait cela pouvait-on dire qu'il était bon dissimulateur ? Sans doute pas. Du moins pas face à une personne entrainée pour ça. Qu'elle qu'ait été son ancien métier, il devinait bien qu'elle devait avoir le flaire pour reconnaitre les embrouilles, surtout chez un collectionneur. Malgré tout, elle semblait bien vouloir le laisser partir.

Il eut un temps d'hésitation. Il ne s'y était pas attendu. Il avait pensé qu'elle l'aurait questionné un peu plus. C'était ce qui se faisait en temps normal. Aucune tentative pour savoir ce qu'il avait put cacher ? Pas de fouille au corps pour vérifier s'il n'avait rien volé ? Il se serait même attendu à ce qu'elle le plaque au sol pour le gaver de Verita Serum, mais pas à être libéré comme cela. Il avait l'impression d'être un élève qu'on autorise à retourner à sa place après un piètre numéro au tableau, c'était frustrant, mais il n'allait pas se plaindre pour une fois. Peut-être avait-il été assez crédible pour qu'elle lui laisse le bénéfice du doute ou bien avait-elle décidé qu'il ne valait pas la peine qu'on s'acharne. Il aurait beaucoup aimé cette version-là.

Il commençait à pencher en avant pour se lancer vers le couloir, lorsqu'il y eut le mais. Oui, un mais. Toujours des "mais". Le pire mot du monde. Il était cuit, elle allait le fouiller, le tondre et lui donner un autre coup quelque part. Pourquoi le tondre ? J'en sais rien moi, vous croyez que je lis dans ses pensées ? Il se crispa un peu plus en attendant la suite. Des tas d'idées saugrenues traversèrent les pensées du professeur dans un sens ou dans l'autre avant qu'il puisse enfin connaitre le dernier mot de la phrase. Elle lui proposait un duel.

Ludovic resta interdit et fixa la jeune femme hébété. Il avait vraiment pensé à tout -et quand je dis tout, c'est vraiment tout- sauf à ça. Un duel ? Si subitement ? Pourquoi ? Il ferma la bouche pour ne pas trop ressembler à un poisson rouge et se laissa une seconde de réflexion, desserrant un peu ses bras qui lui tenaient chaud à force d'être plaqués contre ses côtes. Ce simple mouvement suffit à faire glisser sa manche d'encore un demi-millimètre, assez pour qu'il s'en rende compte cette fois. Il relâcha aussitôt les bras et les croisa dans son dos en faisant un grimace songeuse pour attirer l'attention d'Oswin, ça n'avait duré qu'une seconde.

— Un duel ? enchaina-t-il pour l'empêcher de penser.

Il avait encore un peu de mal à réaliser. Cela faisait des lustres que personne ne l'avait provoqué en duel. Enfin non, pas si longtemps que ça, mais les précédents ne l'avaient pas fait avec un ton aussi poli. C'était vraiment un peu trop étrange, il aurait dut se méfier d'avantage, mais il fini par se persuader que la surveillante voulait lui faire regretter en public l'audace d'être entré dans sa chambre. Il n'était pas très inquiet quoi qu'il en soit. Après tout, il était professeur de Sortilèges, ce n'était pas pour rien. Des duels, il en avait fait des centaines. D'un naturel sanguin lorsqu'il était jeune, ça n'avait pas arrêté.

— Et bien... pourquoi pas. Si vous voulez, mais un duel pour quoi ?

Car oui, il se doutait bien qu'il devait y avoir un objectif là-dessous. Ses vieux instincts issus de son adolescence lui mirent en tête quelques images des punitions les plus créatives qu'il avait reçu dans sa vie. Avait-elle l'intention de lui faire récurer les toilettes à la brosse-à-dent s'il perdait ? Hum, je crois qu'on s'éloigne un peu du problème là. En tout cas, cela promettait d'être un duel mémorable, rien que cette idée suffit à chasser toutes ses craintes des pensées de Ludovic.



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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mer 15 Oct - 12:00


Linda Oswin


La raison pour laquelle Linda avait réagis d'une façon aussi ... "normale" pour une fois dirons nous, c'était tout simplement que face à un professeur de sortilèges, s'il voulait lui cacher physiquement quelque chose, elle n'y pouvait franchement rien.
Dans sa chambre, à part la force brute, si un sort lui permettait de dissimuler quoi que ce soit, elle ne pouvait pas le trouver. Et pour être franc, la surveillante espérait lui avoir fait assez peur comme ça pour qu'il n'ose pas partir de sa chambre, son butin entre les mains.
Oswin retomba lentement dans sa réflexion, son regard insistant fixant la bouteille de rhum, comme si elle allait se mettre à avancer vers elle...
Si Ludovic était un Mangemort, cela expliquait pas mal de point. Premièrement, pourquoi comme "par hasard", ils se croisaient sans cesse. Il devait par là savoir qui elle était vraiment, et ce qu'elle faisait là.
Pourquoi il était rentré dans sa chambre, et d'ou lui venaient ses aptitudes: pour en savoir plus sur elle, sûrement pour lui tendre un piège ou encore...
Linda fronça les sourcils, se passant une main sur le visage comme pour se réveiller, et surtout, cesser de se faire des films.
Elle n'avait aucune preuve, tout cela... N'étaient que suppositions! Elle se savait quelque peu paranoïaque, à cela elle n'y pouvait rien, son enfance avait gâché sa vie et c'était bien trop tard pour y faire quelque chose, mais si elle persistait à gâcher toute relation de plus de deux heures, voir même de quelques minutes parfois -la "gym en duo", c'était plutôt rapide dans les faits-, elle n'allait pas faire long feu, et ses ennemis invisible n'auraient même pas à lever le petit doigt qu'elle se serait déjà détruite elle même.
C'était... pathétique.
Elle même se faisait pitié à voir, tiraillée de cette façon alors qu'elle ne laissait jamais rien paraître, comme un élastique prêt à se rompre à chaque instant...
Linda chassa cette idée en se servant un nouveau verre, encore un cul sec...
Une chose était sûre: elle ne travaillerait pas cette nuit.

Levant ensuite son regard vers le miroir, la jeune femme se fixa elle-même dans les yeux, le regard toujours aussi dur, comme si par ce simple fait, elle voulait briser son reflet.
Comment... Comment pouvait-elle rester ainsi...?
Elle redressa la tête, observant le professeur indécis grâce au miroir, n'ayant la vue que sur sa tête, elle se tourna assez rapidement vers lui tout en reprenant son arme pour recommencer à caresser machinalement ces courbes qu'elle connaissait d'ailleurs par coeur.
Le poids, la forme, le métal... Chaque détail, de chacune de ses chouchous, elle le savait. Tout.
Et elle savait aussi laquelle contenait la balle en argent, la seule, marquée d'un "T" majuscule, et destinée à une seule personne.
Ce fut lorsqu'elle fit face au Professeur que celui-ci fit la grimace, qui ne lui permit cependant pas de dissimuler son geste de retrait loin d'être discret.
"C'est le cas... Trop de coincidences, rends toi à l'évidence...!"
Comme une petite voix, cruelle et nasillarde qui la forçait à avouer que cela faisait vraiment beaucoup.
Tout coincidait! Tout s'imbriquait, comme les pièces d'un puzzle parfait dont il serait dur de trouver toutes les pièces! Mais...
Elle avait confiance en son instinct, et lorsqu'elle l'avait maintes et maintes fois regardé dans les yeux, dans ces yeux qui en cachaient beaucoup, sûrement autant qu'ils en disaient, pas une fois elle n'avait vu qu'il lui mentait. Par sur ce point. Ne dit-on pas "Les yeux sont les portes de l'âme"? Un si petit proverbe... Qu'affectionnait pourtant particulièrement la surveillante, même si en ce moment, les siens reflétaient toujours ce serrement de coeur qui ne l'avait pas quitté depuis des années.

Allez... Une grande inspiration... Et ça repartait...

-Oui, un duel.

Après tout... L'idée n'était pas mauvaise.

-Pour quoi? Si cela venait de moi, je vous dirait "pour passer le temps", "pour s'amuser un peu", mais... Disons simplement que le perdant devra quelque chose au gagnant.

Linda eut un léger rictus, mais reprit, devinant les pensées du Professeur qui en avait déjà pas mal bavé avec elle:

-Rien de très dérangeant pour ma part, vous n'avez aucune raison de vous en faire de ce côté là.

Cela promettait d'être très intéressant... Sur le plan "Magie", Descremps avait l'avantage, mais il en était tout autre sur le plan "Physique", ou là, elle serait bien mieux placés.
Ainsi, elle ne comptait pas mettre de côté ses avantages, et esquiverait les sorts si la possibilité se présenterai. Et puis, il ne fallait franchement pas grand chose pour gagner un duel: quelques tables bien lourdes, un petit "Wingardium Leviosa", et le tour était joué. Ludovic maîtrisait sûrement les sortilèges informulés, en tant que "bon Professeur", cela allait de soit, mais elle aussi en maîtrisait deux ou trois, alors peut-être avait-elle une chance?
Linda était confiante.

-J'ai hâte d'y être. répondit Oswin, un demi-sourire qui en disait long au lèvres.

Savoir ce que le Français lui demanderait si elle perdait aussi était franchement intéressant. Bon, elle ne se faisait pas de films non plus, cela ressemblerait sûrement à un "portez mes livres jusqu'à la fin de l'année", et voila pourquoi elle comptait bien gagner.
Tant pis pour la curiosité.
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MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Jeu 16 Oct - 0:33




Visite de courtoisie

Un service ? Drôle d'idée. Que pouvait attendre Oswin de sa part pour lui proposer ce genre de défi ? Plus important encore, qu'est-ce qu'il aurait bien pu lui demander ? Peut-être de le laisser tranquille jusqu'à la fin de ses jours, c'était pas mal, mais il n'était pas certain d'en avoir très envie. Les petites complications ne sont pas une mauvaise chose après tout. C'était bien ce qu'il avait toujours cherché étant jeune et fini par trouvé assez rapidement avant d'en perdre le goût définitif. Enfin, pas si définitif vu qu'il n'avait désormais qu'une hâte, battre Oswin quitte à y perdre une jambe.

— Cela me semble honnête, fit-il en tempérant à merveille son enthousiasme.

La surveillante avait hâte, peut-être pas autant que lui. Bon, il restait un certain décalage vu qu'il était professeur de Sortilège tandis qu'elle avait vécu des années en tant que non sorcière. Il s'imposerait sans doute une règle pour équilibrer les forces. Comme on dit : "A vaincre sans péril..." mais il ne retiendrait pas les coups, ça vous pouviez en être sûr. Tandis que s'agitaient des stratégies dans sa boite crânienne, il garda un air amical, semblable à celui qu'il aurait eut si on venait de lui proposer d'aller diner.

— Je n'ai rien de prévu demain en début d'après-midi. Environ deux heures de libres avant un cour juste après le repas. Je ne pense pas que cela dure aussi longtemps, mais même si c'était le cas ça ne devrait pas poser de problème à mes élèves.

Ironique, le lendemain était justement le même jour de la semaine où il l'avait rencontré pour la première fois. Comme quoi le destin n'est-ce pas. Il tendit la main -la droite, vu qu'il est de convention de tendre celle-ci. Surtout quand on est droitier- pour serrer la sienne.

— Que le plus rusé gagne, lança-t-il car il ne se considérait pas comme le meilleur.

Et bien quoi ? On a le droit de se lancer des fleurs de temps en temps et puis "meilleur" franchement... Il arrivait aux meilleurs de se tromper ou de faire une erreur. Il avait vu d'excellents sorciers se faire battre par la lie de la magie juste à cause d'une mauvaise chute ou d'un poulet bondissant dans la trajectoire d'un sortilège. Il y avait de tout, ça n'en faisait pas des nullités pour autant. Alors "rusé" lui semblait une vertus bien plus adaptée, surtout dans cette situation. Il adressa un bref signe de tête à la jeune femme en guise de salut et se dirigea vers la porte. Il ralenti imperceptiblement lorsqu'il vit un petit objet cassé passer à portée de main. Il s'en empara discrètement lorsqu'il ouvrit la porte et le fourra dans sa poche en compagnie de ses "clefs".

— A demain alors.

Il sortit dans le couloir et prit soin de refermer la chambre derrière lui. Il jeta un coup d’œil aux alentours pour vérifier que personne ne l'avait vu. Il était certain que cela aurait fait jasé si on avait appris qu'il s'était trouvé dans la chambre d'une surveillante, de nuit, pendant une petite heure. Il rajusta sa cravate d'un air nonchalant et prit la route de sa propre chambre. Lorsqu'il y repensait, c'était assez étrange de la part d'Oswin d'avoir songé à protéger sa porte des sorts et pas des "méthodes naturelles". Lui n'avait prit aucun risque, dans tous les domaines, même sa clef était ensorcelée pour éviter qu'on la lui vole. Maître des serrures, ce n'était pas une blague. Il n'y avait que sa fenêtre à la limite, mais il s'en occuperait sans doute le soir même.

Il se sentait d'assez bonne humeur après cette nouvelle mésaventure. En plus, il s'en sortait indemne pour une fois, un petit coup à la dignité, mais c'était vite passé. Inespéré. Peut-être devrait-il en profiter pour prendre un peu de bon temps. Il se souvint du moment où il l'avait prit dans ses bras et cela suffit à chasser son sourire et le faire s'arrêter une seconde. Il poussa un soupir avant de reprendre sa route et son air satisfait. Il avait un duel à préparer.



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