La carte du Maraudeur

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 Et si on parlait

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Gallions : 3688
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MessageSujet: Et si on parlait   Mar 14 Oct - 22:59




Et si on parlait

Dans la vie de Ludovic, comme dans celle d’à peu près toute personne normale, il y avait les jours hauts, il y avait les jours bas et il y avait ceux dans le genre de celui-là. Bon certes, il y avait beaucoup d'autres catégories, car avec lui aucun jour ne se ressemblait jamais, mais globalement, c'était plutôt comme cela qu'il pouvait les ranger. Ce jour-là donc, un samedi je crois, il avait une tête à faire fuir les morts, au sens propre. Même Nick quasi-sans-tête semblait rayonner de vitalité à côté de lui et il était prêt à parier que Peeves lui creusait une tombe dans un coin du parc. Charmant je sais, mais vrai. Vous voulez savoir ce qui le mettait dans cet état ? Et le laisser petit déjeuner en paix ça vous dirait pas ? Bande de sadiques.

Assit tout au bout de la table des professeurs pour être certain d'avoir un minimum de voisins, Ludovic contemplait un toast à moitié beurré, à moitié mangé et à moitié fondu qui gisait dans son assiette et se disait qu'au fond, c'était à ça que l'univers ressemblait. Il avait la tête appuyée contre son poing, de façon à ce que son bras cache un peu le large hématome violet qui couvrait sa joue gauche, pareil à une toile d'araignée. Il s'était laissé pousser un peu de barbe aussi, depuis ce fameux coup de poing dans la bibliothèque, histoire que les poils marrons recouvrent un peu la marque en attendant qu'elle disparaisse et parce qu'il avait eut la flemme de se raser ces deux ou trois derniers jours. Malgré tout ça, il n'y avait pas besoin d'être très malin pour voir qu'il avait eut un accrochage récemment. Le bleu violacé au coin de son crâne, là où il avait cogné contre la porte après s'être prit une brique dans la mâchoire, trahissait sans peine tous ses efforts. Au fond, Ludovic n'en avait rien à faire. S'il se tenait ainsi la tête et admirait son repas d'un œil vitreux, c'était pour avoir l'air de quelqu'un qui couve une grippe, rien d'autre. C'était son plan du jour pour qu'on ne lui pose pas trop de question. Marmonner d'une voix enrouer, tousser un peu et piquer du nez dans son café.

Il n'était pourtant pas malade, même si son teint blafard, son visage creusé par la fatigue et ses yeux rouges pouvaient facilement laisser penser le contraire. Il avait juste passer une très mauvaise nuit. Comme beaucoup de nuits pourrait-on dire. Dès qu'il était question de petits déjeuners, vous pouviez être certain qu'il sortait d'un cauchemar. C'était juste comme un jour bas, il avait du mal à passer outre cette fois, surtout que cette soirée avait été encore plus corsée que son café. Alors il faisait le migraineux et gardait les yeux à moitié fermé comme s'il n'allait pas tardé à s'endormir. Ce qui ne lui aurait pas déplu.

Il n'avait pas eut une seule seconde de sommeil paisible cette nuit là. A peine ses paupières étaient-elles closes que des monstruosités lui étaient tombées dessus en songes. Vers trois heures du matin il avait rendu les armes et était resté assit au pied de son lit, les yeux écarquillés sur sa fenêtre pour guetter l'aube. Après une nuit comme ça, il aurait bien aimé ne voir personne, mais veiller aussi longtemps à la fâcheuse tendance de vous ouvrir l'appétit. Il aurait put aller en cuisine pour rester discret, mais les elfes sont bien plus énervants que les humains lorsqu'ils prennent de vos nouvelles. Alors il était descendu dans la grande salle aux premières heures du jour pour croiser le moins de monde possible, s'était mis dans un coin pour cuver les larmes qui lui avaient gonflées les yeux et il était désormais certain qu'il n'arriverait pas à faire quoi que ce soit de mieux de la journée. Voilà. Voilà pourquoi ce jour-là était hors-catégorie.

Il mordit une nouvelle fois dans sa tartine. Elle n'avait même pas de goût. De la bouillie et sans plus. Avoir été obligé de descendre deux étages pour ça c'était presque plus déprimant que le reste. Enfin, un croissant ou une montagne de bacon n'auraient pas eut beaucoup plus de saveur pour lui alors autant ne pas gâcher. L'avantage du samedi, c'est que tout le monde est en week-end et qu'en week-end, tout le monde fait la grasse-matinée. Alors, mis à part quelques élèves déjà prêts pour une expédition à Pré-au-lard et deux ou trois matinaux invétérés, il n'y avait encore pas grand monde et il n'y en aurait probablement pas d'avantage pour les deux heures à venir. Cela lui laisserait assez de temps pour se tirer hors de sa chaise et trainer les pieds jusqu'au deuxième étage. Du moins, il l'espérait. Si seulement il avait été vraiment malade, il aurait put aller à l'infirmerie demander un somnifère et dormir comme une souche pour le reste de la journée. Rien ne l'empêchait de le faire, surtout qu'il n'était pas mauvais pour tousser sur commande et qu'il avait le teint bien assez gris pour avoir le droit de squatter un lit, mais c'était contraire à ses nouvelles habitudes.

Il sentit soudain une main lui frôler le bras. Tournant mollement la tête, il aperçu McGonagall qui allait s'asseoir à sa place habituel. Elle avait l'air désolée pour lui. Il grogna et reporta son attention sur son toast. Il aurait fallut beurrer l'autre moitié, il avait presque fini la première, le pain sans rien le matin c'était pire que fade. Il regarda le beurre devant lui. Il aurait fallut tendre le bras pour y récupérer le couteau, gratter un peu de la surface jaune et l'étaler. Vous parlez d'un travail. Bof, tant pis. Après tout, ça ne pouvait pas être pire. Il retira un grain dans la croûte et le porta à sa bouche avant de pousser un très, très long soupir et se décider à fermer un peu ses paupières douloureuses. Il aurait bien aimé qu'Aidrian vienne s'inquiéter pour lui ou Jon lui changer les idées. A une époque, cela aurait suffit à lui remonter le moral, mais là, il n'avait juste pas envie de les voir. De ne voir personne, d'ailleurs. Surtout pas celle qui s'assit à côté de lui.



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Gallions : 1883
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Mer 15 Oct - 17:45



Linda Oswin


Cette nuit encore, Linda avait peu dormis, patrouillant dans les couloirs comme à son habitude, et cette nuit encore avait été assez calme.
Rares étaient ceux qui sortaient la nuit, enfin, au moins, ils étaient discrets et aucuns échos ne lui revenaient, alors dans les faits, c'était plutôt... calme.
EN ce moment, la jeune femme avançait dans les couloirs, finissant sa ronde pour pouvoir aller manger un bout.
Après cela, elle allait dormir un peu, juste quelques heures, le temps de s'en remettre puis après elle recommencerai son travail, et qui sait, avec sa chance, elle croiserait sûrement quelqu'un ? Qui causerait de préférence une explosion ou quelque chose dans l'idée, évidemment...
La jeune femme défit machinalement sa queue de cheval s'en refaisant une à l'occasion, alors qu'elle entrait d'un pas lent dans la grande salle.
Elle était presque vide, en même temps, il était encore tôt et seuls les matinaux comme elle ou les insomniaques venaient à cette heure-ci. Ou encore, ceux qui n'avaient révisés leurs cours pour l'heure, ce qui arrivait assez souvent en général, mais pas le week-end.
Flânant entre les tables, Oswin prit une pomme sur une table, du pain et du beurre sur une autre. La table des professeurs n'était pas pour elle, mais pour une fois, alors qu'elle choisissait entre prendre de l'eau ou du lait, elle vit au bout de cette table prestigieuse un professeur de sortilège à l'air bien maussade.
Descremps... Bougon?
Mais voyons! Et quoi encore?
Linda soupira en haussant les épaules, continuant de se servir sur l'une des tables vides, se fichant bien à quelle maison elle appartenait, mais lorsque son regard croisa de nouveau le Français, louchant sur la plaquette de beurre en face de lui, blafard, et l'air sombre, elle s'inquiéta sérieusement.
Que c'était-il passé pour qu'il soit aussi dépressif? La dernière fois qu'elle l'avait vu dans cet état, ou du moins un état semblable, c'était alors qu'il la quittait.
Mais aujourd'hui, ils ne s'étaient pas encore rencontrés... Alors qu'est-ce qui causait cette humeur grincheuse?
Hésitant quelques secondes, la jeune femme finit par prendre une grande inspiration et, son assiette dans les mains, elle s'approcha de la table surélevée qui lui paraissait soudain plus intéressante.

S'approchant du pauvre Professeur, elle s'assit en silence, gardant un oeil sur lui, avant de prendre le beurre et de l'approcher du déjeuner de Descremps.

-Mauvaise nuit? demanda la surveillante calmement, un léger sourire aux lèvres.

Il avait l'air plus qu'épuisé, le pauvre. Il devait être malade ou je ne sais quoi, il ne s'était même pas rasé.
Quoi que... La trace bleu de son précédent coup était toujours visible, peut-être était-ce là un acte volontaire?
Quoi qu'il en soit, Linda commença à beurrer ses propres tartines, observant toujours Ludovic du coin de l'oeil.
A vrai dire, elle même n'était pas tellement en forme. Ne pas dormir presque toutes les nuits n'était pas nouveau, mais elle avait habituellement plus de temps pour récupérer; de plus, elle gardait toujours en mémoire le soir ou elle l'avait surpris dans sa chambre, et ou il s'était permis une marque d'affection qui l'avait touché bien plus qu'elle ne le laissait paraitre.
Alors arriver et le harceler comme première réaction n'était pas pour le moment, peut-être plus tard, mais pas maintenant.
En croquant dans son bout de pain, Linda esquissa un sourire satisfait: les repas avaient beau être discutables à son goût, la très exigeante surveillante ne disait jamais "non" à un petit déjeuner goûteux et bien complet après une nuit de retenue.
La jeune femme avisa le sirop d'érable près d'elle, et l'attrapa pour s'en servir une quantité non négligeable. La première fois qu'elle en avait gouté, elle avait été surprise par le goût, croyant d'abord que c'était semblable au miel, c'était très différent en réalité!
Bon, très sucré, et peu léger, la femme qu'elle était faisait tout de même attention à sa ligne mais... un petit plaisir quelques fois ne faisait pas de mal non?

Citation :

(best message ever 8D /pas d'inspiration/)


Dernière édition par Linda Oswin le Ven 17 Oct - 22:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Jeu 16 Oct - 0:35




Et si on parlait

Ludovic entendit un bruit de couverts lorsque le plat de beurre heurta son assiette, presque aussitôt suivit de la bonne vieille maudite question. "Mauvaise nuit ?" Ce qu'il pouvait détester ces deux mots. Cette intonation à la fin qui vous faisait bien comprendre qu'on vous parlait sans attendre de réponse de votre part, parce que la réponse était déjà toute faite, elle crevait les yeux et personne n'en avait rien à faire que vous approuviez ou pas. Si seulement on lui avait donné un galion à chaque fois que quelqu'un lui avait dit ça. Ludovic aurait eut la patience de prendre son couteau, il aurait refait le portrait de la motte de beurre en s’imaginant qu'il s’agissait de ces deux maudits mots et de tous ceux qui avaient eut la mauvaise idée de les lui servir à plus de la moitié de ses petits déjeuner. Fort heureusement, il n'en avait pas le courage, le beurre ne serait pas gâché.

— Mauvaise grippe, marmonna-t-il par automatisme en prenant soin d'avoir la voix rocailleuse qu'il travaillait depuis qu'il s'était assit sur cette chaise. Non pas qu'il ait eut besoin de faire beaucoup d'efforts, ses cordes vocales n'avaient pas plus envie de s'agiter que lui.

Il entrouvrit les yeux pour voir d'où provenait le bruit qui avait accompagné la question. Parce que vous savez qu'il s'agissait du beurre, mais lui n'en avait encore aucune idée. Il pivota légèrement la tête sur le côté pour identifier la personne floue qui venait de prendre place sur la chaise voisine. Pas facile, il avait l'impression de se trouver dans un épais brouillard d'hiver. Il lui fallut quelques secondes avant de reconnaitre la forme d'un visage.

— Oh non, lança-t-il aussitôt, oubliant presque d'être enroué.

C'était deux petits sons simples qui provenaient du fond du cœur. Un bête à l'agonie n'aurait pas fait mieux. Fallait-il donc qu'il soit victime d'une malédiction pour tomber tout le temps sur cette surveillante ? Il changea d'appuis, de façon à mettre son bras entre Oswin et lui pour ne pas être obligé de la voir autant que pour cacher sa mine de futur enterré.

— Vous ne pouvez pas me laisser tranquille pour une fois ? soupira-t-il sans manquer son ton de gisant.

Il regarda sa tartine, regarda le beurre et poussa ce dernier de sa main libre pour le remettre à sa place, hors de portée. Il n'avait vraiment plus faim désormais. Il reposa le bras gauche sur la table -parce que pour ceux qui n'ont pas suivit il était désormais appuyé sur le droit, je sais ça ne sert à rien de le dire, mais je vous le dis quand même- et commença à piquer du nez pour de bon sans s'en rendre compte. Il redressa la tête juste à temps et commença à jouer avec sa nourriture du bout des doigts pour ne pas s'endormir. Il aurait fallut qu'il boit un peu plus de café. Il se gratta la barbe, ou la joue comme vous préféré. C'est fou comme même au trente-sixième dessous il arrivait encore à bouger en faite. Volonté de vivre que ça s'appelle. Vous parlez d'une bêtise.

Bon d'accord, j'arrête, il n'en était pas à ce point là non plus.

Il s'enfouit le visage dans les mains en soupirant. Il resta une seconde figé, c'était agréable un peu de frais. Il hésita à croiser les bras sur la table pour s'y assoupir en paix, mais se contenta de glisser les mains le long de sa tête pour appuyer ses doigts contre ses tempes comme s'il voulait chasser une migraine.

— Qu'est-ce que vous me voulez ? grommela-t-il.

Non pas que la réponse l'intéressait vraiment, c'était juste désagréable de se dire qu'il y avait cette fille à côté de lui, prête à lui faire ou donner un quelconque mauvais coup contre lequel il n'aurait absolument pas pu se défendre. Il aurait bien voulu que les contes pour enfants soient vraies. Qu'il suffise de penser très fortement à quelque chose pour que cela se réalise. Il aurait put faire disparaitre Oswin comme ça. Il eut un petit éclair de vitalité à cette idée. Il était professeur de Sortilège non ? Pas besoin d'un conte pour faire se volatiliser quelqu'un. Il s'assombrit à nouveau bien vite. Pas la peine d'y penser, ça n'aurait fait que lui apporter des ennuis et des tonnes de paperasse. Dommage...



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Jeu 16 Oct - 21:10




Linda Oswin


Ludovic lui répondit alors qu'elle entamait sa tartine en louchant vers le bas.
Être autant en hauteur lui donnait l'impression d'être une proie facile, une cible avec écris " attaquez moi" en gros sur le front. Elle était bien trop en évidence a son goût, et cela se ressentait dans ses gestes bien moins a l'aise et liés qu'a son habitude.
Une mauvaise grippe..? Moui, ça se tenait. Apres, qui était-elle pour juger? Elle n'en savait pas, elle n'était pas infirmière, alors de ce qu'elle en savait...
Linda acquisca presque inconsciemment, que dire d'autre? C'était surprenant qu'avec la magie, il était possible de soigner un bras brisé et une brutale perte de sang, mais qu'un rhume était toujours impossible a guérir...!
Peu a peu, elle se perdit dans ses pensées, s'éloignant de la situation au fur et a mesure de sa réflexion.
Il y avait encore deux professeurs qui lui avaient demandé de l'aide pour surveiller l'un ses élèves punis, l'autre une heure de contrôle surprise.
A croire qu'il n'y avait que ça, alors qu'elle ne tombait jamais sur un seul élève. Un véritable mystère a ses yeux. Peut-être l'evitaient-ils? Ou se montraient prudents lorsqu'elle était dans les parages?
En y repensant, malgré ses recherches, elle n'avait pas trouvé cette carte qui pourtant aurait pût lui être utile dans son travail, alors pour surprendre les élèves contrevenants, il faudrait oublier cette possibilité. Heureusement pour les gamins, elle n'était pas de ceux qui s'acharnaient a les démasquer, les trouver, pour les rouler dans la farine.
Par contre, si elle tombait sur l'un d'entre eux pendant ses rondes, il allait entendre parler d'elle.
Ce fut la réaction suivante du Professeur qui sortit la surveillante de ses pensées, plus précisément la voix presque normale de Ludovic.
Il n'avait pas un rhume le bonhomme?
La remarque presque amère du français fit grincer des dents Oswin, même si dans un sens, c'était amusant. Pas super agréable, mais amusant.
La jeune femme haussa un sourcil en tournant son regard vers lui, l'observant silencieusement quelques secondes, se demandant comment il allait réagir a ce lapsus.
Non, parce que la, une bonne giffle ne lui ferait pas de mal. Et pourquoi sur l'autre joue aussi? Ainsi, il aurait deux jolies taches bleues, peut-etre un hamster mutant le trouverait attirant, et peut-être aurait-il pour une fois le doigté nécessaire avec les femmes.
Mais évidemment, la surveillante se retint, attendant de voir comment se déroulerait la suite, histoire d'en accumuler un peu plus avant de lui jeter ses fautes au visage.
Il se tourna ensuite de l'autre côté de la table, comme pour l'éviter, et Linda se contenta de le regarder froidement. Bien bien... Elle voulait bien faire un effort, mais si il balançait tout d'un geste de la main, elle aurait sans doute un peu plus de mal.
Oswin détourna le regard, s'appuyant sur sa chaise avant de commencer a essayer de s'y balancer lentement, et croqua dans sa pomme alors qu'elle songea qu'il vaudrait mieux s'arrêter la si elle ne voulait pas finir par terre.  
Ludovic "demanda" alors pourquoi ne le laissait-elle pas tranquille pour une fois, et la jeune femme, quelque peu surprise qu'il ait seulement daigné lui répondre, ne le fit pas tout de suite.
Pourquoi? En voilà, une bonne question, pourquoi donc...?
Par altruisme diraient certain, d'autre choisiraient l'amitié ou la compassion, mais la, ce n'était pas le cas.
L'ennui serait déjà plus similaire que l'une des raisons précédemment nommées, mais il ne s'agissait pas non plus de cela.
Quoi donc l'avait attiré vers le français?
La seconde question força Linda a répondre, du moins, elle la pressa, mais elle prit son temps malgré tout.

-Ce... Ce Jon, et cette Aidrian. finit-elle pas répondre sur un ton las, son regard fixant un point vers l'entrée de la salle.

Elle fit une pause, croquant de nouveau dans sa pomme puis une fois qu'elle eut finis sa bouchée, elle continua:

-Dans les cachots, vous m'en avez parlé. Ils semblaient importants pour vous, vous les avez abordé plusieurs fois.

Linda passa volontairement le fait que la plupart du temps, c'était pour expliquer qu'ils trainaient souvent dans les tunnels incompréhensibles du sous-sol, laissant entendre qu'ils étaient souvent très touchés.
Il avait beaucoup moins parlé de la fille, comme si elle ne trainait que moins rarement avec eux dans les cachots, mais pour faire court, elle avait compris que cette fille était très douée en potions.

-Vous m'avez aussi dit que vous étiez du genre "ancien rebelle", et tout rebelle se doit d'avoir une bande. Simple déduction. Mais après...

La jeune femme fit une nouvelle pause, ce qu'elle allait dire était vrai, elle le pensait en somme, mais elle plaignait en quelques sortes le Professeur soit ainsi.

-Vous êtes seul aujourd'hui. La plupart du temps, vous traînez seul, lorsque vous croisez certaines personnes on peut remarquer quelques regards plus ou moins discrets qui auraient tôt fait d'alimenter les rumeurs de l'école. Et je ne vous voit pas seul.

" Vous ne devez pas.", voilà ce qu'elle avait envie de lui dire.
Il n'y avait qu'a voir l'épisode de la bibliothèque, franchement, que serait-il advenue de celle-ci si on l'y laissait seul?
Non, il ne devait pas être seul.
Pas forcément elle, elle avait bien compris qu'il n'avait pas énormément d'affection a son égard, mais juste quelqu'un qui puisse être la pour...  Pour tout en fait.
Songeant qu'elle venait d'exposer des pensées presque philosophiques a un malade, Oswin lâcha un soupir, avant d'esquisser un léger sourire doux qui accompagna une simple phrase:

-Non, en fait... Oubliez, ce n'est pas important.

Un autre sourire, puis elle continua calmement sa pomme, le regard de nouveau dans le vague.
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Ven 17 Oct - 0:58




Et si on parlait

Oswin mit un peu de temps à répondre, cela commença à stresser le professeur. Elle n'était pas du genre à lui laisser le dernier mot, elle était même capable de répondre à ses questions rhétoriques juste pour le principe. Il essaya de faire comme si elle n'existait pas, concentré sur la sensation de ses doigts gelés contre son front. Ne penser à rien, garder l'esprit clair pour éviter que les choses ne s’aggravent. Parce que oui, dans son état, un rien aurait put lui déclencher l'une de ses fameuses migraines, à moins que son esprit soit trop épuisé pour penser. Pour le coup, cela aurait été une excellente nouvelle.

La surveillante répondit enfin. Ludovic tourna la tête, intrigué lorsqu'elle prononça le nom de ses plus vieux amis. Il ne se souvenait même pas les lui avoir donné. Il la regarda avec une parfaite indifférence, non pas qu'il n'avait aucun intérêt pour ces deux prénoms, juste parce qu'il était trop fatigué pour réagir autrement. Il lui en avait parlé alors ? Sans même s'en rendre compte. C'est vrai, il y pensait souvent. Depuis la rentrée, il n'avait pas vraiment eut l'occasion de les revoir, de parler avec eux. Excepté avec Aidrian. C'était idiot, mais il avait sans doute espérer que les choses soient comme au bon vieux temps, retrouver leur complicité. Il aurait dut se douter que c'était impossible. Jon était marié, père, responsable, Aidrian obnubilée par son nouveau métier, son intégration et sa "passion" extrascolaire. Il se faisait l'effet d'une photo oubliée sur une étagère ou d'un vieux labrador à qui on tapote la tête par réflexe sans le voir. Il s'était convaincu que cela finirait par s'arranger. Après tout, ce n'était que le début de l'année.

Il écouta Oswin sans l'interrompre, profitant de ses hésitations pour réfléchir à ce qu'il devrait lui répondre. Il commençait à être vraiment ravi de son état qui lui faisait percevoir le monde comme à travers un filtre, avec un détachement dont il n'aurait peut-être pas été capable en temps normal. Il attendit quelques minutes lorsqu'elle eut terminé. L'observa alors qu'elle mangeait sa pomme. Chacun son tour, c'était comme ça que cela marchait entre eux. N'est-ce pas ? Il prit le temps d'avaler une gorgée de café avant de parler, lentement, d'une voix basse, guère plus articulée qu'un murmure, mais assez intelligible. Il ne fit pas trop d'efforts pour avoir l'air enroué, il n'aurait pas tenu assez longtemps de toute façon.

— Ils sont profs. Jon Lakenstridge et Aidrian Starkweather. Astronomie et potion. Alors en soit... je ne suis pas vraiment seul. Je ne dirais pas qu'on était une bande, juste des amis. C'est bien plus essentiel je crois.

Il toussa, il avait l'impression d'avoir de la gaze dans la gorge. Il bu une nouvelle gorgée de café pour se réchauffer et chasser cette désagréable sensation. Il y avait quelque chose qui le dérangeait dans ce que la surveillante avait dit. A propos de ses regards pour les autres. De quoi voulait-elle parler ? Il n'y avait pas fait attention, n'avait pas eut l'impression de regarder qui que ce soit d'une quelconque façon qui aurait put être source de rumeurs. Il préféra ne pas l'interroger à ce sujet, pour ne pas avoir l'air d'y prêter trop d'attention, mais cela tournait en boucle dans sa tête. De simples mots, peut-être choisit au hasard, une simple impression qu'il lui avait donné, peut-être pas la vérité, mais il n'arrivait pas à les chasser.

— Vous êtes seule vous aussi, non ? reprit-il pour se changer les idées. Pourquoi devrais-je faire mieux ? Vous pensez qu'il existe des gens fait pour être seuls et d'autres non ?

Il s'interrompit, pour ne pas avoir l'air trop insistant, il n'aurait pas voulu sembler agressif et risquer de braquer sa voisine ou de la lancer dans un débat. Il regarda la grande salle. C'était étrange pour lui de la voir sous cette angle, mais il s'y était fait avec une incroyable facilité. Il aimait bien être assit là, être capable de voir toutes les personnes présentes dans cette vaste pièce avait quelque chose de rassurant. Rares étaient celles qui levaient la tête, tous ces élèves, occupés par leur repas ou leur conversation, formant une foule mouvante lorsque la salle était pleine et des groupes bourdonnant lorsqu'elle se trouvait à moitié vide comme maintenant. Il avait du mal à se rappeler de ce qu'il voyait lorsqu'il était parmi eux. Il n'y avait jamais fait attention.

— Il y a toujours un moment où chacun de nous est seul.

Il tourna légèrement la tête vers Oswin et l'observa du coin de l’œil.

— Peut-être sommes nous seulement du genre à nous croiser dans ces moments là.



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Ven 17 Oct - 18:17



Linda Oswin



Ah! Elle avait enfin réussis a capter un minimum d'attention de la part du Professeur! C'était déjà ça!
Un discret sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle fit mine de ne pas remarquer l'attention que Ludovic lui portait, continuant calmement a manger sa pomme, les yeux dans le vague.
Pour Linda, la vie était... Un grand jeu.
Il se devait d'avoir une préparation, un début, un but, des règles et une fin. Comme dans tout bon jeu, le parcours était semé d'embuches, de récompenses et de bonus, d'épreuves secondaires et de défis a relever si on voulait finir la partie. Et évidement, lorsqu'on joue, il faut y prendre du plaisir.
La plaisir de la jeune femme était composé de nombreux petits détails, qui s'apparentaient a des victoires personnelles: quelqu'un qui louchait sur son décolleté, ici, réussir a attirer l'attention de quelqu'un qui ne voulait pas d'elle, un sifflement a son égard, un compliment, un regard provocateur...
Tant de petites choses qui pourtant lui convenait parfaitement: elle amassait les récompenses, et lorsqu'elle quitterai la partie, ce serait sans regret, et heureuse d'avoir pût y jouer un peu.
Donc même s'il n'y paraissait pas, ce signe d'attention ragaillardis la surveillante, qui resta pourtant exactement pareil, du moins jusqu'à ce qu'il réponde.

Quelqu'un venait de jouer.
A son tour de lancer les dés.

Le "juste des amis" fit doucement rire Oswin qui attendit cependant qu'il ait finis sa description pour commenter.
Juste des amis... Évidement.

-Et combien de fois les avez vu depuis le début de l'année?

Un pause, et elle s'appuya sur la table pour observer le professeur avant de continuer:

-Vous devriez profiter qu'ils soient la. Les temps s'annoncent durs, et ce qui est perdu ne se retrouve rarement. Vous avez de la chance, Monsieur le Professeur.

Un sourire, puis son regard étrangement calme dériva sur sa pomme toujours entamée, comme attendant patiemment d'être dévorée.
"Mange moi, mange moi au lieu de parler!", et la française n'hésita pas, et croqua de nouveau dans cette pomme qui l'appelait presque, pile au moment ou Ludovic se remettait a parler.
Pour une fois qu'il parlait pour dire quelque chose! Elle n'allait pas s'en plaindre!
Cependant, ce qu'il lui demanda assombri légèrement son humeur, même si son visage resta toujours aussi inexpressif a part cette étrange lueur dans le regard.

-Oui. répondit-elle sans tourner le regard vers son interlocuteur. Et je suis seule, c'est vrai, mais je l'ai au fond toujours été. Mais vous, vous avez la possibilité de ne pas l'être, alors je vous dirait bien qu'au lieu de vous morfondre ici, vous devriez aller les embêter un peu. Nous sommes samedi après tout.

Linda avait dit cela sur un ton calme, presque neutre, surtout pour ne pas le presser et qu'il se sente obligé. Ce n'était qu'un conseil, après, Descremps pouvait faire comme bon lui semble, elle n'était ni sa mère, ni sa soeur!
La jeune femme resta silencieuse un moment, mais un silence léger, comme naïf, qui devint soudainement plus sérieux lorsque le professeur lâcha sa dernière hypothese.
Descremps marque un point, Oswin ne sait que répondre.
Peut-être.. Peut-être pas... C'était bien possible après tout, le hasard... La chance...
Non, il n'y avait pas a discuter, ou a se perdre dans des théories compliquées, la réponse était simple:

-J'ai toujours été seule. répéta-t-elle. Mais vous, vous n'avez pas a l'être.
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Ven 17 Oct - 19:23




Et si on parlait

Ludovic marqua un arrêt lorsque Oswin lui demanda combien de fois il avait revu sa "bande". Il voulait essayer d'y répondre, mais s'en trouva incapable. Qu'entendait-elle par vu ? Devait-il compter les fois où il les avait croisé dans les couloirs ? Les discutions brèves pour se souhaiter une bonne journée ? Si tel était le cas, il les avait vu plusieurs fois et parlé un peu, sinon, presque jamais. Il renonça à fournir une réponse qui n'aurait été qu'au mieux une question de plus. Il laissa donc la surveillante poursuivre gardant ses réflexions pour lui. Elle avait sans doute raison, il aurait dut faire plus d'efforts pour les revoir, mais ce n'était pas faute d'avoir essayé et puis... c'était si compliqué.

Il eut un ricanement bref et rengorgé lorsqu'elle lui conseilla d'aller les ennuyer. C'était donc ce qu'elle pensait de lui ? Qu'il était une sorte de grand gamin occupé à ennuyer les autres. Après tout, ça n'était sans doute pas très éloigné de la vérité. Il s’intéressa de nouveau à sa tartine, attrapa le couteau et un peu de beurre pour l'étaler soigneusement sur la partie encore "nature" de son bout de pain. Il recouvrit méthodiquement chaque millimètre de la surface, plus pour égaliser que pour vraiment la manger. Lorsqu'il eut terminé, il commença à jouer avec son couteau. Le tapotant contre la table sur le manche avant de le tourner pour y tapoter la pointe et recommencer ; manche, pointe... Après une vingtaine d'aller-retour rapides, il s'interrompit lorsqu'il réalisa ce qu'il était en train de faire et laissa retomber le couvert à côté de son assiette pour tendre la main vers sa coupe de café, vide.

Il la reposa et ne chercha pas à la remplir. Il buvait trop de café, il fallait qu'il arrête.

— Pourquoi êtes-vous seule ? demanda-t-il subitement. Je veux dire...

Il se tut et réfléchit une seconde, basculant au fond de sa chaise et glissant le bras gauche le long de sa jambe pour y cacher un poing serré.

— Je sais que vous ne voyez pas grand monde ici en dehors du travail. Pourtant, vous n'êtes pas du style moche et je suis sûr que vous savez être gentille de temps en temps. Vous aussi vous pourriez trouver quelqu'un à ennuyer, autre que moi. Alors, pourquoi vous ne le faites pas ?

Il attrapa sa tartine et en croqua un morceau, sentant un peu le goût du pain beurré. Son estomac lui réclama aussitôt une deuxième tournée et il obéit. Il mâcha consciencieusement sa bouchée, le regard fixé sur la salle devant lui et rouvrit la main, un doigt après l'autre, hors de vue de la surveillante. Il avala ce qu'il avait dans la bouche et reposa la tartine. Il avait encore faim, mais il jeta une serviette sur sa nourriture pour ne plus y penser.

— Quel âge avez-vous ? demanda-t-il de nouveau sans aucune raison.

C'était tout à fait déplacé de poser ce genre de question à une jeune femme, mais il réalisait qu'il savait au final très peu de choses sur la surveillante. Son prénom par exemple. Il n'avait jamais demandé aux autres enseignants s'ils le connaissaient. A vrai dire, il ne s'occupait pas trop d'elle lorsqu'il ne l'avait pas sous les yeux et tous les professeurs l'appelaient toujours "Oswin", lorsque ce n'était pas un surnom plus ou moins agréable. L'âge était venu en premier, il verrait plus tard pour le prénom.



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Ven 17 Oct - 22:01


Linda Oswin


Ludovic commençait a s'agiter, comme un lion en cage qui venait de se réveiller.
Il se saisit enfin du beurre, et commença a en tartiner son bout de pain avec précaution, puis voulut se resservir du café mais se heurta a une carafe vide.
Vide... A Poudlard?
Un léger rictus apparut sur les lèvres de la jeune femme, depuis quand il pouvait manquer quelque chose dans cette école? Et il fallait que ça tombe sur Descremps, comme quoi, la poisse semblait le suivre.
La brutale question de ce dernier surpris la jeune femme qui s'arrêta de boire son verre de lait, et le posa en face d'elle, très sérieusement, puis elle tourna la tête vers le professeur, s'apprêtant a demander plus de détails alors qu'il en donna davantage de lui même.
Tiens, lui aussi avait employé le mot "ennuyer", au moins, ça mettait au clair leur relation: chacun passait son temps a " ennuyer" l'autre, rien de plus.
Linda soupira, secouant légèrement la tête avant de prendre une grande respiration et d'adresser un demi-sourire mi-provocateur mi-amusé, a la Oswin en clair, et de répondre tout a fait calmement bien que sur un ton légèrement rieur:

-Merci du compliment, je ne vous croyais sincèrement pas capable d'en formuler ne serait-ce qu'un seul.

Dire a Linda qu'elle était plutôt agréable a regarder était sûrement l'un des meilleurs compliments possibles, évidemment, elle n'était pas que superficielle, mais c'était parfois agréable d'entendre quelqu'un le dire.
Cependant, lorsqu'elle voulut répondre a la véritable question, elle hésita quelques secondes, se mordant pensivement la lèvre, avant de continuer:

-Effectivement, vous êtes loin de me connaitre, mais... Si je vous "embête" comme vous le dites si bien, c'est par...

Nouvelle pause, elle réfléchit quelques secondes, les yeux dans le vague, mais elle finit par se tourner vers Ludovic, un sourire plus étrange que d'habitude aux lèvres:

-Par "altruisme".

Voilà... Voilà ce que signifiait ce sourire énigmatique, qu'elle même n'en savait pas plus que ça.
Peut-être était-ce vrai, peut-être que non, peut-être par curiosité ou ennuis, il y avait de grande chances qu'a ses yeux, le français ne soit qu'un " passe-temps", lui qui mettait un peu de piment dans sa vie monotone de l'école.

-Et puis, si c'est pour recevoir nombre de sourires hypocrites et de "Ça va?" sans aucuns sens, je préfère rester avec vous, Monsieur le Professeur.

Croisant les mains derrière la tête, Oswin respira profondément puis se remit a boire son verre de lait dans le calme, et lorsqu'elle entama une seconde tartine pour la beurrer, Ludovic lui demanda son âge. Cette fois, elle finis son travail, puis repondit plus ou moins calmement au français:

-Quelle question... Je me demande pourquoi ça me sur prends encore, connaissant votre délicatesse avec les femmes. s'amusa Linda en croquant dans sa tartine. Mais bon, je pense ne pas avoir de raisons de cacher mon âge pour le moment.

Elle s'appuya de son coude sur la table, la tête dans la paume de la main, fixant de nouveau Ludovic dans les yeux:

-Vingt-neuf ans. Mais pourquoi donc cette question, Monsieur le Professeur?

Alors qu'elle reprenait une nouvelle bouchée de sa tartine, elle fit une légère grimace et reposa ensuite le bout de pain sur le bord de son assiette.

-Ah... Le pain Anglais... soupira la surveillante en un murmure.

Rien a voir avec sa bonne baguette, sûrement quelque chose dont elle ne se ferait jamais.
Pas de croute craquante mais moelleuse pour couvrir une mie molle et pleine de goût, pas cette petit "french touch" qu'elle appréciait dans pas mal de domaines.
Dans un sens, c'était sûrement mieux ainsi: moins de choses lui rappelaient d'où elle venait, son ancienne vie en somme.
Oui, c'était sans doute mieux.
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Sam 18 Oct - 16:10




Et si on parlait

Le professeur garda la tête tournée droit devant lui tandis que Oswin le fixait. Il n'oubliait pas qu'il avait les yeux rouges, non pas à cause de quelques vaisseaux gonflés par la fatigue -enfin, pas que-, mais rouge uniforme comme seul le chagrin sait vous les donner. Une petite nuance qu'il préférait laisser autant que possible hors de portée des habitudes analytiques de la jeune femme.

— Vingt-neuf...
songea-t-il à voix haute.

C'était étrange, il lui en aurait donné moins quelques jours plus tôt. Ce n'était pas qu'il trouvait qu'elle avait prit un sacré coup de vieux entre temps, -c'était plutôt de lui dont on aurait pu dire ça d'ailleurs- mais il s'était convaincu que la surveillante devait avoir quelques années de plus pour avoir pu exercer un métier militaire avant de s'en retirer. Pour faire simple, il s'était dit qu'elle devait avoir rejoint quelque chose s'apparentant à l'armée aux environs de ses dix-huit, dix-neuf ans. Une formation classique d'Auror durait dans les trois ans à condition d'être qualifié, il devait en être de même pour à peu près tous les domaines. Puis il aurait fallut qu'elle y reste assez longtemps pour acquérir des réflexes aussi efficaces que ceux avec lesquelles elle lui avait mis un poing dans la mâchoire. Il estimait la période nécessaire à au moins... six ans. Ce qui lui aurait déjà donné vingt-sept ans. Puis une période de latence avant d'être engagé par Poudlard en tant que surveillante... Oui, vingt-neuf ans pouvaient coller.

Ludovic se tira de son calcul mental en entendant sa voisine se plaindre de la qualité du pain et tourna légèrement la tête. Il fallait reconnaitre que le pain anglais était d'une dureté et d'une sécheresse à vous donner envie de manger des pierres. Le professeur tendit le bras vers une panière à côté de lui et la posa près de la jeune femme, elle était remplie de tout un assortiment encore tiède et molleux.

— Il n'est pas d'origine française, mais il a le même goût. J'ai initié Rognure. Je ne fini jamais, profitez-en.

Voilà comment un ressortissant de l'hexagone parvenait à survivre au pays des rosbifs. Trouvez un cuisinier de qualité, faites connaissance et offrez lui un livre de recettes à noël. Rien de bien sorcier, il suffisait d'y penser. Il avait désormais du pain frais tous les matins et s'épargnait certains plats un peu trop... originaux.

— Vous faisiez quoi avant d'être surveillante ? demanda-t-il sans répondre à la question de sa voisine. Je sais, vous m'avez dit que vous aviez vécu loin de la magie, mais je ne me rappelle plus si vous m'avez parlé du genre de métier que vous aviez. Vous n'êtes pas resté sans rien faire avant d’atterrir ici, non ?

Il eut un sourire en coin en repensant à la petite phrase fétiche d'Aidrian lorsqu'ils s'échangeaient des lettres. "Je veux tous les détails !" Dès qu'il lisait ces mots, il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer la petite fille qu'il avait rencontré à sa première année en Angleterre et d'entendre le son de sa voix familière, avec sa soif de tout connaitre. Il sentit sa gorge se nouer légèrement et baissa la tête en crispant les mâchoires, tournant les yeux vers le mur. Il croisa les bras contre le bord de la table comme pour la repousser et se surprit à espérer qu'Oswin réponde vite pour lui changer les idées. Parler de tout et de rien lui faisait du bien, même s'il n'aurait jamais pensé le faire avec cette femme.

— C'était... il prit une seconde pour s'assurer que sa voix ne tremblerait pas. C'était un métier normal ? Enfin... sans magie ou bien autre chose ? insista-t-il incapable d'attendre plus longtemps dans le silence.



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Sam 18 Oct - 17:26


Linda Oswin


Ludovic répéta son âge, comme s'il n'y a croyait pas vraiment. La jeune femme haussa un sourcil, s'interrogeant sur pourquoi il semblait si interloqué, mais elle ne fit aucunes remarques.
C'est vrai qu'au vu de son parcours de tout ce qu'elle avait traversé, n'importe qui lui aurait donné plus, et sans doute moins face a son apparence, mais elle avait traversé beaucoup d'épreuves pour son jeune âge.
Et bientôt trente ans, la troisième décennie... Est-ce qu'elle complexait? Toujours, mais quelque part, elle s'en fichait bien de l'âge qu'elle avait, car beaucoup croyaient a tort pouvoir la juger sur ça, et non sur ses expériences, beaucoup pensaient qu'elle n'avait pas plus de connaissances qu'une enfant, mais beaucoup se trompaient. Elle ne connaissait pas certaine choses basiques, que même des gamins avaient déjà vu voir utilisés, comme les Portoloins ou les réseaux de cheminée, mais elle en avait vécus assez pour toute une vie, autrement dit: en peut de jets de dés, elle avait obtenu des résultats incroyables.
Et c'est pourquoi si la partie se finissait bientôt, elle ne le regretterai pas.
Machinalement, la main droite de la jeune femme s'était mise sur la poche ou était sans arrêt rangée son arme a feu, un reflex qu'elle avait souvent, soit quand elle se sentait faible ou pas en état, ou encore lorsqu'elle se sentait nostalgique: cette arme lui rappelait avec une certaine douleur son frère. Elle avait peu d'affaire qui lui avait appartenu, il lui restait surtout beaucoup de breloques venues de ses parents a vrai dire, mais de son enfance avec son frère et elle... Presque rien.
Comme premier réflexe après la mort de leurs parents, ils avaient vendus la plupart de leurs propres affaires, gardant cependant pas mal d'objets qui appartenaient a leurs géniteurs en souvenir, dont les armes. Et celle que Linda portait sans arrêt, elle avait appartenu a son frère par la suite.
Alors l'avoir sur elle était comme... Rassurant, elle pouvait se dire qu'il la protégeait a travers cet objet de mort contre la mort elle-même...
C'était aussi l'une des raisons pourquoi, par la suite, la jeune femme n'hésitait jamais a tirer si besoin.

Une dernière caresse, puis la surveillante retira sa main de l'arme a feu pour croiser les bras, juste avant que Ludovic ne lui pousse la corbeille a pain vers elle.
Sa première réaction fut un léger sourire: alors qu'il y a a peine quelques minutes il n'arrivait pas a se saisir du beurre, voilà qu'il lui tendait du pain. Mais elle se demanda tout de suite après pourquoi il préférait lui tendre cette corbeille ci alors qu'elle en avait une tout près d'elle.
Il ne tarda pas a expliquer son geste, et Oswin fut agréablement surprise de connaitre la provenance de ce pain qui, après réflexion, avait déjà meilleure tête que celui des autres paniers.

-Pas bête. avoua la jeune femme en se servant, jetant son dévolu sur un croissant -oui, un merci c'était trop compliqué !-. Voyons donc cela.

Déjà, rien que la texture déjà plus moelleuse, on devinait facilement que l'intérieur n'était ni aussi farineux ni aussi... Sec que ces bouts de bois anglais. Ensuite, l'odeur. Évidemment, la bonne odeur! Quelque chose de primordial. Bon, avouons le, elle n'était pas aussi tenue et forte que dans ses souvenirs de viennoiseries françaises, mais c'était déjà plus rapproché que le reste.
Puis le goût.
La, une seule façon de le savoir: goûter.
La surveillante croqua assez avidement dans la petite chose, et évidement, ce n'avait pas cette petite touche si distinguable, mais elle fut tout de Même agréablement surprise par le goût, goût qu'elle n'avait pas sentit depuis plusieurs mois.
Oswin avala sa bouche, et acquiesça légèrement avant de commenter:

-Plutôt bon... Il faudra que je pense a lui dire bravo.

Douée, le Rognure. Depuis l'épisode de la cuisine, elle y était descendue plusieurs fois, et avait vu l'elfe de maison plus d'une fois. La plupart du temps, il l'avait ignoré, normal: le travail! A croire qu'il ne faisait que cela...! Mais deux ou trois fois, alors qu'elle hésitait sur quelque chose ou qu'elle ne savait ou se trouver autre chose, il était venu l'aider, alternant entre mauvais caractère et serviable.
Étrange, le Rognure.
Mais bon, a croire que tout le monde l'était ici, alors ce n'était plus tres surprenant.

La question de Ludovic sortit Oswin de ses pensées, et intérieurement, elle se referma, même si extérieurement, elle était toujours aussi détendue et calme.
Maudites questions qu'étaient celles sur son passé, y répondre n'était pas un problème, mentir non plus, elle avait fais bien pire de ce côté là, non.
Ce qui était agaçant, c'était tout ce qui allait: reflexes, manies, souvenirs, toutes ces choses qui pouvaient laisser deviner bien plus de choses qu'elle n'en aurait dit. Ainsi, elle s'était inventé un passé, et chaque fois, elle le ressortais de ses cartons pour le servir déjà tout prêt a ceux qui lui posaient la question.
Ludovic sembla alors étrange, comme mal a l'aise, et la jeune femme s'en servis comme d'une excuse pour gagner un peu de temps:

-Est-ce que ça va?

Mais il posa de nouveau une question, lui indiquant clairement qu'elle ne devait se soucier de cela, et elle répondit  après un bref silence:

-Rien de spécial. Quand j'ai vécu comme les "moldue"
-elle n'aimait pas ce mot, c'était degradant de son point de vue-, j'ai enchaîné les petits boulots pour en arriver ici, et une fois que j'ai eut suffisement de cartes en main, j'ai commencé a jouer. Donc oui, un métier "normal", si on puis dire.

Ah lala... Quel beau mensonge.
Un métier normal, évidemment, une idee a l'opposé de celui qu'elle avait exercé adolescente, et plus jeune.
Mais avouer a quelqu'un que son ancien métier consistait a tuer, voler ou " effrayer" des personnes pour de l'argent, ce n'était franchement pas la meilleure des solutions possibles.


Dernière édition par Linda Oswin le Lun 20 Oct - 12:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Sam 18 Oct - 23:08




Et si on parlait

Ludovic ferma les yeux pour empêcher tout débordement imprévu  et se concentra pour garder une respiration lente et calme tandis qu'Oswin prenait son temps. Pour une fois qu'il aurait aimé qu'elle se dépêche un peu. A croire qu'elle faisait tout pour le prendre à rebrousse poil. Il n'avait pas entendu quand elle lui avait demandé s'il allait bien. Encore heureux, il aurait été capable de dire non ou bien de le prendre comme un "Mauvaise nuit", c'est à dire mal.

Il rouvrit les paupières et prit une bouffée d'air plus profonde lorsqu'elle commença enfin à parler, comme s'il avait retenu son souffle ou respiré à moitié jusque là. Il l'écouta sans y faire attention tandis qu'elle lui parlait de son métier. Il trouvait que cela sonnait étrangement. Elle ne lui avait pas dit grand chose quand on y regardait bien. Il trouvait curieux venant d'elle qu'elle ne lui fournisse pas plus de détails. Des petits boulots, oui, mais quels genre ? Et puis il y avait cette histoire de cartes, il ne voyait pas de quoi elle voulait parler. Peut-être essayait-elle juste de le faire tourner en bourrique en répondant à moitié. Il partit du principe qu'elle lui avait dit la vérité et ne chercha pas à insister. Le silence était revenu, mais ses pensées étaient parties, il n'avait plus besoin de le combler pour l'instant.

La porte de la grande salle s'ouvrit avec ce bruit lourd et grinçant qui la caractérisait. Ludovic leva la tête subitement, comme si la foudre venait de s'abattre devant lui. Deux gryffondors entraient. Il les regarda passer le seuil, traverser l'allée et n'en détacha les yeux qu'une fois les deux jeunes assis et occupés à bavarder. Il secoua la tête et réfléchit une seconde. Combien de temps était-il resté silencieux ?

— Vous êtes née de parents sans pouvoirs ? demanda-t-il pour relancer la conversation. Comment avez-vous appris la magie si vous ne connaissiez pas le monde sorcier ?

Il sentit son estomac se mettre à protester en sentant l'odeur du croissant qu'Oswin avait mangé. Il s'agita sur sa chaise pour chasser sa faim. Ce que ça pouvait être énervant...



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Lun 20 Oct - 12:34


Linda Oswin


Lorsqu'elle commença à parler, ce fut comme une délivrance pour le Professeur de Sortilèges qui sembla reprendre son souffle après un long moment en apnée, mais Linda n'en fit aucuns commentaires et continua son explication plus ou moins bancale.
D'un certain point de vue, elle avait effectivement fais des "petits boulots", après tout, voler quelque chose était un "petit service", avec une belle récompense, voilà tout.
Le regard de la jeune femme fut attiré par la grande porte qui grinça à nouveau, mais voyant qu'il ne s'agissait que de deux Gryffondors, dont le nom lui échappait encore, la salle commencerai lentement à se remplir très bientôt, et là, le pauvre professeur de sortilège qui avait la migraine allait vite être totalement harcelé par cet apparent mal de crâne.

Le français lui demanda alors si elle était née de parents moldus, et comment elle en était arrivé là. A vrai dire, les questions répétitives de Ludovic commençaient à agacer Oswin qui le trouvait bien trop insistant; elle aurait aimé pouvoir lui poser quelques questions à son tour, mais vu son malaise et son état, il serait idiot de le tourmenter encore plus.
Alors elle répondrait, tant pis. De plus en plus froidement, mais elle répondrait.
Devait-elle vraiment lui conter son histoire? Non.
Le ferait-elle? En partie.

-Non, mes parents n'étaient pas moldus. Ils étaient sorcier, comme nous.

Une légère lueur nostalgique passa dans son regard alors qu'elle fixait le vide, comme un point inexistant près de la porte de la Grande Salle.
Oh oui... Ses parents, des sorciers exceptionnels, de vrais héros à ses yeux.

-J'ai toujours connus la magie, depuis ma petite enfance, j'ai seulement été momentanément séparée de celle-ci, voilà tout. Pour revenir dans le monde des sorciers j'ai...

Une légère pause, et Linda s'intéressa brutalement à sa fourchette qui étalait les quelques restes de beurre de son assiette.
Quel... Quel magnifique beurre!
La surveillante soupira, c'était inutile, il lui avait posé une question et voilà qu'elle essayait de la fuir. Non, c'était idiot, elle devait y répondre.

-A force d'efforts et de recherches, j'ai réussis à retrouver le monde des sorciers. Cela m'a pris du temps, et ça a rarement été simple, mais je peux me vanter d'avoir réussis à remonter à la source du plus grand secret aux yeux des moldus, ce que j'était, en quelque sorte, devenue.

La jeune femme se tourna vers Ludovic, le regard clair et le visage casi inexpressif. Elle avait sans doute été assez claire, quoi qu'il en soit, il n'avait pas besoin d'en savoir plus, c'était déjà amplement suffisant.

-C'est assez détaillé pour vous, Monsieur le Professeur?
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Lun 20 Oct - 22:35




Et si on parlait

Manquant de tourner la tête vers la surveillante, Ludovic avala avidement les informations qu'elle lui donnait. Oswin, surveillante née sorcière, ancienne militaire ou peu s'en faut, vingt-neuf ans, maitrise des armes et technique de combat rapproché, possède de nombreux fusils et révolvers - il sentit sa nuque se raidir à cette idée, mais il n'y resta pas assez pour que cela s’aggrave - à pour lubie de collecter les faits divers, menteuse, narquoise, parfois bizarre, crainte par les élèves, méprisée par les professeurs, débraillée, agaçante, toujours là où il ne faut pas, attachante, scrutatrice, femme d'action, susceptible, extravertie, ayant connue la vie sans magie, plusieurs emplois, seule...

L'homme laissa la liste défiler dans son crâne, cherchant quelque chose qu'il ne parvenait pas à trouver et qui lui semblait pourtant crever les yeux. Une sensation, une impression... Il repassa les lieux et les situations où il l'avait déjà vue. Cuisine, bibliothèque... sans s'attarder sur le côté "intimiste" de chaque lieu, il essaya de se rappeler ce qui lui manquait. Il s'était mis à la fixer droit dans les yeux, l'air absent. Indifférent à ce qu'elle puisse voir à quel point ses joues étaient creuses, son front plissé par une intense réflexion. Oui, c'était là, c'était évident. Il était si long pour s'intéresser aux gens.

La question de la jeune femme le ramena à la réalité avec un léger sursaut. Il détourna aussitôt les yeux et se mit à contempler une carafe comme s'il la trouvait particulièrement intéressante. C'était le cas d'ailleurs, il y avait une silhouette qui s'y reflétait. Il réalisa tout à coup qu'il s'agissait de la sienne et faillit se lever de sa chaise pour s'enfuir. Il se tint discrètement à la table et tenta de reprendre son calme. Il avait trouvé le dernier mot.

— Excusez-moi, fit-il tant pour toutes ses questions que pour son comportement.

Il marqua un arrêt, les yeux rivés sur la carafe, sourcil arqué. Contrôle. Il se centra sur sa respiration et crispa les doigts jusqu'à ce que ses phalanges perdent le peu de couleurs qui leur restaient contre le bord de la table. Contrôle. Garder le contrôle.

— Et votre frère ? demanda-t-il soudain sans s'en rendre compte.

Oswin, vingt-neuf ans, surveillante, dangereuse.



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Lun 20 Oct - 23:52


Linda Oswin


Oswin observa en silence la réflexion du Professeur de Sortilège. Il était tellement concentré, tellement plongé dans ses pensées... Cela devenait presque effrayant, peut-être devrait-elle le sortir de sa torpeur? Non. La dernière fois qu'elle s'y était risqué, à la bibliothèque, le français s'était emporté au point de devenir méconnaissable. Alors cette fois, elle lui laisserait ce calme presque religieux.
Sans réellement savoir pourquoi, la jeune femme se sentit mal à l'aise à la vue de ce spectacle, comme si elle observait quelque chose d'interdit, comme si... comme si Ludovic accomplissait quelque chose d'interdit.

Ainsi donc, la jeune femme détourna le regard, celui-ci se posant sur la plaquette de beurre entamé et sur le pain à demi français, et presque machinalement, Linda se servit des deux pour se préparer une nouvelle tartine. Pas qu'elle avait réellement faim, c'était plus... Pour avoir une raison de rester. Raison auprès de qui? Sûrement auprès d'elle même, après tout, il n'y avait qu'elle qui faisait attention à ses gestes en ce moment, voir même la plupart du temps.
Lentement, Oswin porta sa tartine à sa bouche, croquant mollement dans le bout de pain qu'elle s'était elle même préparée, puis Ludovic sembla alors enfin sortir de ses pensées, fixant la carafe en face de lui alors que jusque là, il la fixait dans les yeux.
Cela ne l'avait pas gêné, elle même faisait cela assez souvent, elle avait ainsi l'impression que les personnes autour d'elle auraient plus de mal à lui mentir, plus de peine à lui cacher des choses, et c'était sûrement grâce à ce toc qu'elle avait autant d'instinct pour découvrir qu'on lui mentait.
Sauf que lorsque Descremps l'avait fais, c'était sans aucune intention, comme si elle n'existait pas, comme si... elle n'était qu'un simple point dans le vide qu'on fixait, perdus dans ses pensées.
Et ça, c'était nettement moins agréable que d'imaginer que quelqu'un essayait de vous découvrir, de vous scanner de l'intérieur.

Ludovic eut alors une réaction bien étrange alors qu'il fixait la carafe depuis quelques secondes déjà, ses muscles se bandèrent, comme les chiens. Il s'était apprêté à faire quelque chose.
Se lever? Partir? Jeter la carafe à l'autre bout de la salle? Sortir sa baguette?
Linda n'en sut rien, et se contenta d'attendre la réaction suivante, avec une légère inquiétude tout de même.
Mais lorsqu'il s'excusa, ce fut pour elle comme un poids de moins sur ses épaules: il avait repris conscience, c'était bien mieux ainsi.
Cependant, le malaise que ressentait le professeur n'échappa pas à la jeune femme, notamment ses mains presques blanches à force de forcer sur la table, et elle ne doutait pas que ce geste avait sans doute une raison.
Vint ensuite la question de Ludovic.
Et là, Linda se referma automatiquement.
La surveillante se crispa brutalement, et toussa un ou deux coups avant de déposer sa tartine et de se passer une main sur le visage, comme pour vérifier qu'elle était bien éveillée.
Elle ne lui avait rien dit, elle en était sûre, alors soit elle avait été victime d'un sort d'Oubliette, soit il avait fais des recherches. Et l'un comme l'autre, ce n'était pas forcément quelque chose de très agréable.
Son regard se fit plus dur, plus froid, et elle se tourna vers le Professeur le visage clair et ouvert, mais bien plus dur qu'au début de la conversation:

-Quelle découverte...! railla la jeune femme en claquant la langue. Mais vous, Professeur, comment le savez vous?

Elle fit une légère pause, se passant la langue sur les lèvres pour se les humidifier, et respira un bon coup pour garder à son tour, son calme:

-COmment êtes vous au courant? finit-elle en appuyant chaque mot.
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Mar 21 Oct - 1:34




Et si on parlait

Ludovic fit de son mieux pour lâcher le bord de la table, ses doigts n'avaient pas l'air de vouloir obéir. Il commençait à avoir mal aux articulations à force de rester crisper comme ça. Il prit une grande inspiration pour s'encourager et parvint à faire glisser sa main gauche, millimètre par millimètre, jusqu'à ce qu'elle se décroche enfin et semble ainsi retrouver sa mobilité. Il s'en servit pour dégager sa main droite et la glisser sous la table avec l'autre, les tordants douloureusement à l'abri des regards.

A côté de lui, Oswin sembla s'étouffer. Il lui jeta un bref regard du coin de l’œil, un autre. Inquiet.

— Au... au courant de quoi ?


Il fit un effort pour essayer de se rappeler des deux dernières minutes qu'il venait de vivre. Il avait parlé lui semblait-il. Réfléchis. Il avait regardé un quelque chose de brillant. Concentre-toi. Il avait beau chercher il ne se souvenait pas du reste. Garde l'esprit clair. Non, il ne voyait pas, comme si on avait effacé sa mémoire courte. Une pensée à la fois. Il s'était excusé et puis avait fait allusion à quelque chose, il ne voyait rien d'autre.

— De quoi ? répéta-t-il sur un autre ton, son calme retrouvé. Je ne sais pas, j'ai dit ça comme ça. Juste pour parler.

Réponse classique lorsque vous ne vous souvenez plus du sujet de la question. Il sentit un frisson gelé lui parcourir la colonne vertébrale pareil à un serpent. Ses mâchoires claquèrent une seconde et il se sentit épuisé. Il s'appuya contre la table et se frotta le visage sans se rendre compte que sa main tremblait, ni de sa pâleur. On aurait dit qu'il n'allait pas tarder à tourner de l’œil, il en avait bien l'impression lui même, mais ce n'était ni le lieu ni le moment pour s'y risquer. Dans le parc, Peeves commença à accélérer pour terminer sa fosse à temps - quand je vous disais que c'était vrai qu'il creusait une tombe -.

Il jeta un nouveau regard à Oswin à la dérobée. Elle n'avait pas l'air particulièrement satisfaite de sa réponse. Il avait du mal à en être sûr, elle lui semblait briller étrangement. Devait-il prendre sa couleur rose pour une question ? Il se passa une nouvelle fois la main sur le visage, sentant des sueurs froides sur son front.

— Quel jour sommes-nous ? murmura-t-il.

Pensées incohérentes ? Il commençait à délirer ? C'était mauvais signe. Il ne comprenait pas ce qui lui était arrivé, n'avait aucune idée de ce qu'il avait put dire à Oswin. C'était assez angoissant. Il n'avait même pas conscience de se sentir mal. Très angoissant. Il sentit une puissante nausée s'installer au fond de sa gorge.

— Il me faudrait du chocolat... siffla-t-il entre ses dents, essayant de garder sa moitié de petit déjeuner où elle était.



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Mar 21 Oct - 2:12


Linda Oswin


"Au courant de quoi...?"
... Rien que cette phrase fit frissonner la jeune femme, de peur peut-être, d'inquiétude sûrement, mais elle frissona. La bouche légèrement entre-ouverte, elle essaya de prononcer quelques mots mais aucuns sons ne sortit.
D'accord, là, il lui donnait franchement froid dans le dos!
Elle réunit ses deux mains à plat l'une sur l'autre, posées contre ses lèvres un peu comme si elle priait, la jeune femme respira un grand coup en fixant un point dans le vide.
Ca allait loin... Qu'était donc le Professeur pour... Pour lui parler ainsi de son frère et de tout oublier la minute suivante? Qu'avait-il pour être aussi... troublé?

-De ce que vous venez de dire... répondit la surveillante sur un ton assez bas. Ne me dîtes pas que vous ne vous en souvenez pas...?

Linda espérait qu'il lui dise "evidemment!", que ce ne soit qu'une de ses idées tordues de plus, mais ses réactions suivantes confirmèrent les craintes de la jeune femme.
Elle se passa ses mains sur le visage: bon, d'accord, il perdait la mémoire, mais rien n'empêchait qu'elle se devait d'agir. Elle ne pouvait pas le laisser dans cet état, même s'il venait de lui parler de son frère.
Que pouvait-elle donc bien faire? L'emmener à l'infirmerie serait la solution la plus raisonnable, mais l'infirmerie n'était pas tout prêt, et le temps de l'y emmener... Qui sait si son état n'aurait pas empiré?
En attendant, elle devait l'occuper, voila, peut-être que comme les blessés, on devait le faire parler pour qu'il retrouve ses esprits:

-Vous parliez... Non, vous n'avez pas dit cela juste pour faire la discussion, mais vous savez quoi? Ce n'est pas important, changeons de sujet! Parlons de...

Elle n'eut pas le temps de finir qu'il l'interrompit, lui demandant quel jour ils étaient, ce qui ne fit qu'augmenter l'inquiétude de la surveillante.
Ils perdait peu à peu la mémoire ou quoi? Mais que se passait-il donc dans cette tête bondée?
Linda se mordit la lèvre, et soupira, avant de prendre les épaules du Professeur et de le forcer à la regarder dans les yeux, comme pour le réveiller:

-Ludovic! Bon sang! Ludovic! Réveillez-vous!

Malgré son stress face à cette situation ou cogner et impressionner ne servait à rien, le ton de sa voix était pourtant assez bas, comme pour le rassurer, le sortir d'un mauvais rêve, mais aussi sûrement pour ne pas attirer plus l'attention non seulement des élèves, mais aussi des autres enseignants à la table qui commençaient malgré tout à venir.
Ludovic lui fit ensuite une demande bien étrange: du chocolat.

-Du... Chocolat? répéta Oswin en fronçant les sourcils. Pourq...

Elle soupira: d'accord, elle ne chercherait pas à comprendre...!
Son regard passa en revue la table à la recherche de "chocolat", puis elle trouva le précieux ingrédient vers le milieu de la table. Bon, ce n'était pas une tablette de chocolat noir, mais de biscuits au chocolat au lait, mais elle espérait que cela suffirait.
La surveillante se leva assez brutalement bien que pas si remarquable que cela avec le bruit sourd qui commençait à monter dans la salle,et se saisit du paquet de biscuit pour le tendre à Descremps.

-Est-ce que cela... suffira?
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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Mar 21 Oct - 3:18




Et si on parlait

Ludovic écarquilla les yeux lorsque la surveillante le secoua et lui agrippa le bras pour ne pas partir à la renverse. Rester concentrer, ne pas s'évanouir. Garder la tête fermée. Car il avait fini par comprendre ce qui lui arrivait et c'était bien plus effrayant que n'importe qu'elle Oswin au monde. Il ferma les yeux et essaya de se remémorer quelque chose, n'importe quoi. Un truc différent qui pourrait le garder attentif. Il prit la première idée qui passa et commença à se réciter mentalement un livre de sorcellerie. Il bloqua avant même d'aligner une phrase et sentit la panique monter d'un cran alors que sa voisine le lâchait pour se lever.

"Qu'elle n'appelle surtout pas quelqu'un, qu'elle n'appelle surtout pas quelqu'un"

Il se concentra sur l'idée de rester droit et se répéta la même phrase en boucle. Ce n'était pas encore ça, mais il arrivait à garder l'esprit occupé pour l'instant. Il entendit une voix, ouvrit les yeux, vit un paquet de biscuit. Il en déchira le papier rapidement et en sortit un tant bien que mal, pestant après l'emballage récalcitrant. Il parvint à récupérer des miettes, puis un morceau assez gros. Il le cala au fond de sa bouche et bascula contre le dossier de sa chaise, le paquet ouvert dans une main, les yeux fermés. Ce n'était pas du chocolat noir, mais il ferait avec.

Il sentit le goût sucré commencer à envahir son palais allait que le biscuit fondait et recommença à respirer. Il resta ainsi un long moment, immobile. Calme. Il avala ce qu'il avait dans la bouche lorsque le chocolat commença à ne plus avoir de goût et récupéra un nouveau gâteau pour remplacer le précédent. Au bout de trois, il sentit une migraine tardive lui attaquer le crâne. C'était la première fois que les choses semblaient venir dans le désordre.

— Vous n'avez rien vu, grinça-t-il à l'attention d'Oswin. C'est compris ?

Son ton était sans appel, c'était un ordre. Elle comprenait ça non ? Les ordres. Il laissa fondre un nouveau biscuit et poussa un soupir. A cette seconde il aurait donné n'importe quoi pour se trouver dans une autre boite crânienne que la sienne. Loin de ce petit espace clos que le surplus de données venait, une fois encore, de manquer de faire imploser.

Il entre-ouvrit les paupières et examina la surveillante du coin de l’œil. L'image d'un jeune garçon s'imposa aussitôt à son esprit. C'était un enfant comme un autre, mais il se sentait lié à lui, ou plutôt, celle par qui il le voyait. Elle lui était attachée. Ludovic avait eut de nombreux amis dans sa vie, mais aucun, mis à part peut-être Jon et Rian ne lui semblaient aussi proche que l'était ce garçon et la fille dont il avait volé un souvenir.

— Rien, souffla-t-il avant de fermer une nouvelle fois les yeux.



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MessageSujet: Re: Et si on parlait   Mar 21 Oct - 13:53


Linda Oswin


Note pour soi-même: toujours avoir du chocolat sur soi.
Déjà, Ludovic semblait avoir un faible pour cela, et puis, cela semblait aussi le calmer. Et au vu du nombre de fois qu'ils se croisaient, cela allait vite devenir plus que nécessaire.
La jeune femme déglutit, puis souffla un bon coup alors que le français se débattait avec le paquet de biscuits, agacé par l'emballage bien trop solide qui protégeait le "précieux chocolat".
Elle l'observa bouloter des biscuits en silence, un par un, le visage calme mais un noeud à l'estomac.
Que venait-il donc de se passer?
Cela s'était passé si vite, elle n'avait presque pas eut le temps de réaliser ce qu'il s'était produit en à peine quelques minutes, d'ailleurs, peu de monde dans la salle semblaient s'en rendre contre, à part quelques élèves dont le regard traînait un peu partout...!
Il l'avait... presque effrayé, surtout inquiété à vrai dire. A son égard, mais aussi à celui du Professeur. Il semblait si mal, si perdu lui-même, et comme il s'était brusquement mis à parler de son frère...
Habituellement, elle ne réagissait pas ainsi, et se contentait d'hausser les épaules en répondant quelque chose d'aussi froid qu'à son habitude: "Ah, mon frère? Oui et bien, il est mort.". Mais là, la situation n'était pas en sa faveur, et avec les Professeurs assis non loin, elle préférait tout de même que cette partie de son histoire ne devienne pas la prochaine rumeur qui courrait dans les couloirs. Sans oublier l'état de celui qui venait de lui poser la question, crispé, les yeux reflétant son malaise...

Ludovic la sortit de ses pensées en lui demandant, ou plutôt en lui ordonnant d'oublier tout ce qu'elle venait de voir, à la scène dont elle venait d'assister. Oublier? Impossible. Ignorer? C'était déjà bien plus dans ses cordes.
Le regard de la surveillante se fit plus froid, et fixa durement avec une certaine lassitude Ludovic.
Elle ne pouvait pas lui refuser cela, tout simplement c'était immoral, ce n'était pas la première fois qu'elle aurait fait quelque chose "d'immoral", mais face à une personne qui n'avait rien à se reprocher, elle ne pouvait décidément pas l'être... Alors quoi? Lui obéir gentiment?

-A condition que vous ne me refaites plus jamais ça... grogna la jeune femme et se frottant les yeux, essayant d'effacer cette sensation de malaise de son être.

Linda ferma les yeux quelques secondes, se changeant les idées en pensant à autre chose, et ce fut tout naturellement que son esprit se dirigea vers son travail et ses comptes-rendus qu'elle devait encore rédiger.
Elle devait ensuite aller au "quartier-général" -comme elle se plaisait à l'appeler- et croiser encore et toujours ces Aurors barbant ou qui se croyaient drôles, toujours les mêmes personnes qui la désespéraient...
Mais bon, un rapport par mois minimum, c'était bien la condition, alors elle devrait y aller. La surveillante n'avait pas encore choisis la date, et elle y irait sûrement en période de cours pour qu'elle ait le moins de travail possible, mais elle espérait seulement que personne n'aurait besoin d'elle à ce moment.
Le dernier mot que prononça le Professeur de Sortilège la sortit de nouveau de ses pensées, et la Française le regarda froidement même si une lueur étrange brillait dans son regard.
Il était à plaindre, c'était certain.

Os' prit une grande inspiration, puis se leva en s'étirant, adressant un discret sourire un peu fade au Professeur qui semblait presque plus mal en point qu'au début de leur discussion:

-Je pense que je vais y aller, j'ai encore du travail et de la paperasse à remplir. Vous devriez faire de même. La salle ne va pas tarder à se remplir, et j'imagine que vous ne voulez pas que toute l'école vous voit dans cet état.

Elle fit une légère pause, et finit :

-Gardez les biscuits, personne ne vous en voudra.

Et sur ce, la jeune femme lança un dernier regard à Ludovic avant de s'éloigner, descendant du point surélevé de la salle tout en donnant une légère tape derrière la tête de ceux qui trouvaient le professeur à l’agonie très intéressant.
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