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 [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?

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Gallions : 1855
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MessageSujet: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Mar 21 Oct - 23:38



Linda Oswin


Un nouveau grondement d'ovations s'éleva dans la taverne, alors que la jeune femme se frottait les mains, la lèvre en sang et ses cheveux presque totalement décoiffés.
Son adversaire au sol gémissait en se tordant le dos, le choc avec le sol avait été assez brutal, il faut se le dire, mais la combattante n'y avait pas été de main morte.

-Qui avait parié Brutus? Allez! Filez moi vos galions! hurla un homme, heureux d'avoir de nouveau parié sur la bonne personne.

La Française redressa la tête, son regard froid se posant tour à tour sur les hommes autour d'elle, tantôt grognant, tantôt hurlant de joie, tous s'affairant autour d'une table ou le gérant des paris avait élus domicile.
Tous comme... des gros porcs courant après l’appât du gain... Elle aussi appréciait le son des pièces trébuchantes, mais les paris...
Surtout ceux qui l'engageaient elle, et un de ces sorciers qui passaient leur temps à lancer sorts par sorts, ne levant leurs derrière bien dodus que pour aller se reproduire avec telle ou telle femme... Ben voyons!

Une tape dans le dos la sortit de ses pensées, et elle fixa durement celui qui lui avait valut ce choc alors qu'il la félicitait.

-Trois combats d'affilés, qui l'eut crut?

Son nez se fronça légèremet, et elle releva le menton d'un air hautain, se retenant de lâcher une remarque acerbe.

-Pas vous apparemment.

L'idiot lui sourit, puis s'enfonça dans le gros tas de personnes, sales et malpolies, pas une once d'élégance...
Toutes ces personnes dégoutaient purement et simplement la surveillante, car oui, aujourd'hui, cette femme qui se pointait dans le bar et commençait à taper sur tout le monde en gagnant chaque combat, il s'agissait bien d'Oswin, Linda Oswin.
Surveillante de Poudlard.

Enfin au calme, ou plus ou moins seule, la Française se dirigea vers le bar et s'assit sur l'un des tabourets. Le barman à la barbe poisseuse lui servit une choppe, un grand sourire aux lèvres: il faut dire qu'elle lui en faisait, de la pub! Pour une simple auberge, elle était plus que bondée.

-Alors, dis moi tout ma petite, d'ou tu sors? demanda-t-il en essuyant un verre -chose inutile vu l'état des verres... et du chiffon lui-même-.

Le serveur dégoutant s'appuya sur la table, la choppe et le bout de tissus dans une main, l'autre posée à plat sur la table:

-C'est la première fois qu'on te vois dans le coin, et t'es plutôt j...

L'homme s'interrompit lorsque la lourde choppe de bois de Linda s'écrasa sur ses doigt boudinés, et un léger sourire carnassier se dessina sur les lèvres de la jeune femme alors qu'elle répondait sur un ton largement ironique:

-Oh, excusez moi. Je n'avais pas vu votre main...! J'espère que vous n'avez pas eut mal, n'est-ce pas?

Ses yeux bruns se levèrent sur l'homme dégoutant, et pourtant, malgré leur couleur noisette, ils semblaient encore plus noirs que le pelage d'un Sombral pour ceux qui pouvaient les voir.
Et ce simple regard dissuada le barman de continuer.
Tant mieux, il commençait déjà à devenir lourd...!
La jeune femme s'essuya la bouche d'un revers de manche, grognant légèrement sans réelle raison valable, puis elle avisa son verre... vide...

-Hey! Vous n'allez pas partir comme ça quand même? Encore une, vous me devez bien ça!

Vous vous demandez sûrement quelle était la véritable raison de ce comportement, et de ces réactions quelques peu... plus désagréables qu'à son habitude, pas vrai?
Et bien, réfléchissez un peu... Observez la date, son comportement, l'endroit ou elle était... N'importe quel idiot pouvait facilement le deviner: c'était son anniversaire.
La plupart des femmes de son âge s'en serait réjouie, après tout, elle n'était pas vieille et plutôt canon, il fallait l'avouer! NAlors la réelle raison qui poussait la surveillante à se comporter ainsi était tout autre: cette année encore, elle était seule, en même temps, elle l'avait cherché.
Alors précision ce "seul": seule, tout simplement car même si elle avait crié sur tous les toits la date de son anniversaire, les sourires et les souhaits qu'elle aurait reçu n'auraient étés... qu'illusion. Des faux-semblant, pour la politesse, rien de pensé... Alors là, même entourée, elle aurait été totalement seule.
Là, au moins, elle ne se faisait aucuns films, pas de faux-espoirs, et comme d'habitude, elle se mangeait la réalité en pleine face.
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Gallions : 3660
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Mer 22 Oct - 0:52


Une année de plus

Vautré dans un coin du comptoir, la tête enfouit dans ses bras croisés, Ludovic dormait. Il aurait bien aimé pouvoir dormir ailleurs, mais il n'avait pas décidé, il s'était écroulé comme ça. Il n'avait pourtant rien bu, seulement de l'eau... qui à la réflexion n'avait pas vraiment eu un goût limpide. Il n'y avait pas fait attention pour autant, l'eau potable semblait une denrée rare dans ce village, alors un petit goût de plus ou de moins... Il avait quand même réussi à vider une bonne dizaine de verre - et pas des petits - avant de se dire qu'il y avait peut-être un autre nom à cette boisson, que cela allait lui couter une fortune, qu'il aurait la migraine et qu'il s'en voudrait toute la semaine. Il s'était dit ça oui, et puis il s'était endormit, il ne savait plus bien quand.

La journée avait pourtant commencée normalement. Il était sortit en ville pour régler quelques affaires et avait grogné après le peut de services qu'on trouvait à Pré-au-lard. La routine d'un type qui va faire ses courses en somme. Vers le début d'après-midi, il avait commencé à fatiguer, la gorge sèche et s'était décidé à entrer dans un bar pour une pause. Ayant pu constater le peu de qualité du service aux Trois Balais, il était partit pour l'Auberge des Sept canards, espérant y trouver un comptoir propre. Il y avait trouvé un grand bruit, très désagréable. De nombreux hommes s'étaient regroupés, visiblement pour des combats, mais bon, il avait déjà commandé son verre. Il s'était dit qu'il ne s'attarderait pas, mais l'eau particulière avait un goût si sympa qu'il avait fini par perdre la notion du temps.

Après son quatrième verre, il avait commencé à trouver le bruit agaçant et s'était bouché les oreilles d'un sortilège. Bon, il faut reconnaitre qu'il avait eut un peu de mal à trouver ses oreilles - bien qu'elles n'aient pas changer de places nous sommes d'accord - mais il avait finalement réussit. Il avait savouré une seconde le silence bourdonnant et avait replongé le né dans l'alcool sans s'en rendre compte. La raison pour laquelle ce n'était pas de l'eau dans son verre, je ne saurais pas vous dire. Un patron de bar malin pensant pouvoir lui extorquer de l'argent - il devait avoir une tête qui ne revenait pas aux tenanciers de pubs - ou bien une simple erreur d'étiquetage, allez savoir.

Toujours est-il que Ludovic cuvait ferme, au bord de sa chaise à pencher dangereusement vers le mur. Il émettait un gargouillis régulier qu'on souvent les alcooliques dans ce genre de situation et savourait pour l'instant le doux sommeil de l'oubli. Ah, nostalgie. Il tourna la tête sur le côté, penchant un peu plus vers le bord du comptoir. Le bois ça n'était pas très confortable, mais, heureusement, il aurait put dormir sur du papier de verre qu'il ne s'en serait pas rendu compte. Il poussa un soupir, oui, même en dormant il soupirait, il était bien atteint le pauvre et frotta sa joue contre le comptoir pour essayer de l'assouplir comme on aurait put le faire d'un vulgaire oreiller.

Bon voilà, il était bien installé, l'esprit toujours aussi opaque. Il continuait à dormir, plongé dans le noir complet, les oreilles bourdonnantes, inconscient au combat qui se déroulait à côté. Combat d'ailleurs, il n'aurait même pas sût dire ce que c'était. Tout comme il était incapable de définir à peu près tous les mots de vocabulaire des langues qu'il maitrisait. Il savait encore parler bien sûr, ça ne s'oublie pas, même dans un état pareil, mais de toute façon, il n'y avait pas besoin de vérifier vu qu'il n'était pas du genre à murmurer dans son sommeil, dans n'importe quel sommeil.

Il prit une inspiration, il n'aurait pas dut. Cela le fit se décaler de quelques centimètres, pile poil les quelques centimètres qui le séparaient du vide. Il glissa comme... une loque et s'étala sur le carrelage. Le choc fut assez vif pour le réveiller. Encore heureux, les gens du coins n'étaient pas du genre à aider leur prochain. Il battit des paupières un instant, essayant de se rappeler où il était. Il bougea une jambe, un bras et s'agrippa à une chaise qui curieusement trainait là - c'était la sienne, mais ne le perturbez pas-. Il s'en servit pour se redresser et s'appuya sur le comptoir, les jambes pas très droites. Il avait la migraine.

Il tourna la tête, cherchant quelque chose sans trop savoir quoi et fini par identifier une personne assise pas très loin. Il avait l'impression qu'elle lui disait quelque chose, mais il ne savait pas très bien quoi.

— Tiens... lança-t-il d'un ton enjoué, assez fort pour que tout le bâtiment l'entende.

Il faut dire que ce curieux bourdonnement dans ses oreilles n'aidait pas.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Mer 22 Oct - 18:31




Linda Oswin


Nouvelle tape dans le dos, encore. A croire que c'était une habitude dans cette auberge mal famée...
Linda jeta un léger coup d'oeil à la personne qui lui avait fais ça: un sorcier, plus jeune que les autres, assez fin... C'était à se demander ce qu'il faisait là. Il semblait plus distingué que les autres, mais son regard légèrement fuyant et ses mains tremblantes laissaient deviné qu'il ne valait pas mieux que les autres.
Amateurs.
Si on ne tient pas l'alcool, on n'en prends pas, voila tout.
La surveillante, elle, pouvait se vanter d'avoir une descente impressionnante, mais là, elle n'était pas d'humeur à rire et à se moquer.
Ce n'était pas le plus beau jour de la semaine, voir même de l'année, alors elle, s'amuser n'était pas trop au programme.
L'homme s'assit a ses côtés, et commanda une bière a son tour, et après en avoir but un coup, il se tourna vers la surveillante qui ne l'observais déjà plus.

-Personne ne pensais qu'une femme colle vous aurait pût gagner ces trois combats. Vous êtes surprenante Mademoiselle!

-Oswin.
répondit simplement la jeune femme, les yeux fixant un point dans le vide en face d'elle.

-Oswin... Ce nom me dit quelque chose...

La Française, déjà pas tellement ouverte, se referma carrément lorsque l'homme lui fit part de ses ... Ressentiments.

-Peut-être, je suis surveillante a Poudlard, mais il ne me semble pas que je sois aussi connue que cela. dit-elle cependant, espérant avoir la réponse qu'elle cherchait.

-Je ne pense pas. Je travaille pour un magazine et...


Linda se releva brutalement, ses cheveux detaches fouettant l'air, et elle se retourna pour sortir de l'auberge, du moins ce fut dans son idée jusqu'à ce qu'une voix l'appelle, voix que malgré les tremblement et les changements dut a l'alcool, elle reconnu parfaitement.

-Mon Dieu... soupira la surveillante.

Évidemment, il allait toujours se fourrer la ou il ne devait pas! Évidemment! C'était plus fort que lui!
La surveillante serra les poings, avant de, de nouveau, faire demi-tour sans passer le regard sur le journaliste, un grand sourire aux lèvres.
Sourire clairement effrayant.

-Tiens... ! Monsieur le Professeur!

Pourquoi lui répondre?
Tout simplement pour être lâchée par l'homme qui "avait entendu parler d'elle", une bonne excuse, voilà tout.
Et puis, il fallait bien que quelqu'un s'occupe du pauvre professeur, sinon il allait encore se trouver dans une situation abracadabrante.
... Peut-être qu'elle devrait lui demander qu'il lui paie les frais de "nounou" supplémentaire, cela lui rapporterai sûrement quelques gallions de plus. Oui, ce serait une bonne idée.

-Vous m'excusez, commença-t-elle a l'intention du journaliste, mais j'ai un ami qui "m'appelle".

Ce fut en grinçant des dents qu'elle s'approcha du Professeur de sortilèges, totalement saoule.
Évidemment.
Elle prit une place a ses côtés, le visage toujours aussi sombre, puis avisa la petit verre de liquide translucide qui attendait patiemment en face de Ludovic.
Et au vu de son attitude, ce n'était certainement pas de l'eau.

-Vous n'auriez pas dut en prendre autant. grogna Linda en approchant le dit verre d'elle, et en buvant le contenu cul sec.

Elle avait dit cela sur un ton tellement las qu'elle se doutait que l'homme a qui elle parlait ne l'avait pas entendu, mais si c'était le cas, ce ne n'était pas trop important. Tant pis, il ne l'aurait sûrement pas écouté de toute façon.

Mais franchement, c'était quoi cette idée idiote de se saouler si on ne tenait pas l'alcool?
Oswin siffla, agacé, et demanda de nouveau une nouvelle bière ; bien que piètre, elle avaient quand même un bon goût.
En temps normal, elle aurait sûrement demandé au Français ce qu'il faisait dans cet endroit dans lequel elle ne le voyait absolument pas, peut-être connaissait-il quelqu'un ici et peut-être pouvait-il avoir quelques réactions?
Mais non, la, elle avait juste envie de lui dire "Je suis pas d'humeur...", mais de toute façon, vu l'alcool qu'il avait dut ingurgiter, il s'en ficherait et partirait dans ses délires d'homme soûl. Le craignait-elle? Après tout, un homme ayant trop but était toujours dangereux, alors la question valait d'être posée. Mais la réponse était non.
Dans cet état, le Professeur n'arriverait pas a aligner ne serait-ce que deux mots, et c'était sûrement mieux ainsi.

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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Mer 22 Oct - 19:53


Une année de plus

Le professeur s'agrippa au comptoir pour ne pas glisser, sentant le sol pas très beaucoup stable tanguer sous ses pieds. Je dis ça comme ça parce que c'est de cette façon qu'il le voyait. Il avait le regard un peu fixe et l'air de ne pas être tout à fait dans son assiette. En même temps, on le serait à moins. Il se mit à pencher sur un côté, celui de votre choix, au point que son menton touche presque la surface en bois et arqua un sourcil d'un air de chercher quelque chose. L'équilibre peut-être ?

Il tourna la tête, entendant un bourdonnement un peu différent de celui qui lui ronronnait aux oreilles. Une femme venait de dire un mot et d'avaler le reste de son verre.

— C'est vous qui le payerez, fit-il en levant un bras pour désigner la chose vide et transparente qu'elle reposa sur la table.

Il aurait mieux fait de ne pas bouger car il faillit une nouvelle fois finir par terre. Il se retint de justesse et reprit sa position d'origine, toujours pas très droite. Lorsqu'il lui sembla tenir à nouveau à peu près debout, il regarda une nouvelle fois Oswin, en fronçant les sourcils.

— Ouuu, vous avez une sale gueule. Vous z'êtes pris une porte ?

Il eut un léger fou rire d'une seconde ou deux, suffisant pour lui mettre les larmes aux yeux.

— Veinarde, reprit-il lorsqu'il eut fini.

Il lâcha un bras à la recherche de son tabouret qu'il avait poussé un peu trop loin lorsqu'il avait faillit tomber. Ne trouvant rien sous ses doigts malgré des mouvements démesurés, il laissa tomber et reprit position, arrimé au comptoir.

— J'aurais dut manger avant p't-être, commenta-t-il. C'est pas terrible le ventre vide. Je vous cherchais d'ailleurs. J'avais un truc à dire par contre. Deux minutes.

Il mit la main dans sa poche et en sortit sa baguette qu'il essaya tant bien que mal de se fourrer dans l'oreille pour interrompre le sort qui le faisait parler comme un sourd depuis un petit moment.

— J'ai pas tout compris, désolé. Y avait du bruit voyez... Vous disiez ?

Il ne fit pas très attention à la réponse éventuelle et se redressa un peu pour se poser sur les coudes et se pencher en avant. Il claqua des doigts un instant pour attirer l'attention du serveur.

— Me faudrait... il réfléchit un peu histoire d'être sûr de sa liste. Me faudrait du marc de café, du vinaigre, de la menthe pas en liqueur et euh... du poivre avec... - Il tourna la tête vers Oswin - C'était quoi déjà ? Ah oui ! - il se retourna vers le serveur - un oeuf et du vinaigre.


Il le regarda une seconde, sourcils froncés et, voyant que l'homme ne bougeait pas, se mit tout à coup à l'engueuler.

— Aller ! Oh ! Je vais pas me répéter, je suis bourré je vous signal.

Il poussa un grognement dans sa barbe tandis qu'on préparait sa "nouvelle commande" et adressa un regard pas très fixe ni très net à sa surveillante de voisine.

— Je pourrais avoir votre chope et votre chaise quand vous aurez fini ?




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Jeu 23 Oct - 0:03




Linda Oswin


Oswin observa du coin de l'oeil le Professeur de sortilèges se battre pour rester debout... Ou assis... Ce n'était plus trop compréhensible. Enfin, il se battait pour rester stable, voilà, c'était déjà plus cohérent.
Mais... Pour être grand, ça ne semblait pas particulierement efficace: la preuve, il faillit tomber par terre plus d'une fois.
Il lui dit ensuite que ce serais elle qui paierait le petit verre d'alcool qui était jusque la destiné au Français...
Payer... Évidemment!
En plus d'être imprudent, idiot, et bourré, le voilà radin!
Un sourire en coin provocateur se dessina sur les lèvres de la surveillante, alors qu'elle murmurait un léger "Mais oui, évidemment...!" en grognant.
Elle, elle avait le droit d'être près de ses sous, elle l'avait toujours été, aussi loin qu'elle s'en souvenait. Et elle ne disait jamais non a un petit boulot qui rapportait gros, quelle que soit l'ampleur de ce petit boulot.
Ludovic sembla de nouveau perdre son équilibre, et se rattrapa de peu contre la table. La surveillante apprécia le fait qu'il n'essaie pas de se rattraper sur elle, plus précisément sur ses poumons, ou sur ses habits, un petit détail, certes, mais de tous les hommes saouls qui l'entourait, ce n'était donc pas son Professeur maltraité qui était le plus pervers.

Mais par contre, il y avait de bonnes chances que ce soit l'un des plus bourrés de la salle!
Sa question suivante fit hausser un sourcil a la française, et elle fixa Ludovic d'un air désabusé alors qu'il fut prit d'un fou rire incontrôlé.
L'incompréhension de la surveillante grandit lorsqu'il la traita de veinarde: mais oui, évidemment... Elle était veinards de quoi hein? De s'être "pris une porte dans la tête" ?

-Vous feriez mieux de vous taire... soupira Linda en se desinteressant du Professeur.

Il allait sûrement lui parler de... De ses chaussures ou du bois du comptoir, ou n'importe quoi d'autre de totalement inutile et inintéressant...
Alors mieux valait le laisser seul dans son délire.
Lentement, les pensées d'Oswin dérivèrent vers son anniversaire, ses yeux fixant la choppe toujours en face d'elle, encore vide...
Elle voulait s'en aller... Elle n'était pas venue jusqu'ici dans le but de se retrouver seule pour son anniversaire pour y retrouver cet idiot Professeur, saoul en plus...
Linda voulait... se retrouver seule, juste réfléchir a tout ça, comme a chaque année, pas écouter un homme bourré déblatérer des idioties. Se défouler, pleurer, hurler, se montrer cruelle, prendre... Du plaisir physique... C'est ce qu'elle faisait habituellement a cette date si cruciale, mais faire la nounou...

Elle avait eut sa dose, merci.

Alors qu'elle s'apprêtait a partir, Descremps lui avoua qu'il la cherchait avant cela, pour lui dire quelque chose, ce qui retint la jeune femme, comme par hasard...
Linda qui s'était levée, se rassit en grognant légèrement, le regard vide, légèrement embué par des larmes qui ne tombèrent pas.
Commença alors un bien étrange spectacle ou Ludovic commendataire plusieurs ingrédients tous les plus bizarres les uns des autres, évidemment, loin d'être introuvable dans une auberge, mais pas aussi demandé que cela...

-Vous avez demandé du vinaigre... Deux fois...?

Lorsqu'il gronda le serveur car il ne se dépêchait pas, prétextant qu'il était saoul, la surveillante haussa un sourcil. Au vu de ses réactions toutes opposées les unes des autres, on pouvait facilement en douter. Ludovic lui demanda alors s'il pouvait se servir de sa chaise et de sa choppe, et Oswin soupira avant d'acquiescer mollement...
Son regard se posa a nouveau sur la choppe, puis fixa le vague en fredonnant a voix basse un air français très connus:
"Joyeux anniversaire... Joyeux anniversaire..."...

Ce ne serait pas aujourd'hui non plus.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Jeu 23 Oct - 2:26


Une année de plus

Ludovic tourna était en train d'essayer de se souvenir des décimales de pi. Se disant qu'il devait y trouver un quarante-deux quelques part et que cela aurait été la découverte du siècle. Allez savoir comment il en était arrivé à cette idée, je ne suis même pas sûre qu'il se soit vraiment souvenu des véritables décimales de pi, il avait plutôt l'air d'aligner des chiffres au hasard dans sa tête et de se trouver assez ennuyer de ne pas y trouver son fameux quarante-deux. Après quelques petites minutes de flou, il tourna difficilement la tête vers Oswin.

— Deux fois du vinaigre... marmonna-t-il. Deux fois du vinaigre et alors ? Vous avez deux yeux j'en fais pas un fromage.

Il la regarda comme si ce qu'elle lui avait dit avait été d'une bêtise sans bornes et planta. J'entends par là qu'il ne bougea plus d'un poil si ce n'est que ses paupières avaient l'air de vouloir se fermer. Il revint à la vie lorsque le serveur apparut dans son champ de vision, occupé à chercher l'une des choses qu'il lui avait demandé.

— Et puis du sel, lança-t-il avant de marmonner pour lui-même. Le sel c'est bon, ça met du piment dans la vie.

Il parvint à se redresser à peu près complétement et attrapa la chope de bière d'Oswin sans vérifier s'il le pouvait. Il la tira vers lui et regarda au fond quelques secondes. Trouvant le mélange de couleur entre le doré de la boisson et le bois du comptoir tout à fait intéressant. Il marmonna quelque chose d'incompréhensible avant d'attraper la chope par la hanse et de la retourner pour la vider sur le sol, basculant d'avant en arrière pendant une seconde. De l'eau-de-vie, c'était ça. Le patron avait dut confondre et lui aussi. C'était tellement improbable quelqu'un qui commande de l'eau dans un bar qu'il avait dut tirer des conclusions hâtives. Par contre, il ne voyait pas bien comment il avait fait pour ne pas s'en rendre compte plus tôt.

Une fois la chope bien vidée aux pieds de sa voisine et un peu des siens, le professeur la reposa sur la table et attrapa son verre pour le nettoyer. Du bout des doigts, il préleva les dernières gouttes d'alcool qui trainaient au fond et les porta à sa bouche. Ceci fait, il posa le verre devant lui et fouilla ses poches d'une main. Normalement il devait lui en rester quelque part. Le serveur arriva enfin, tenant l'équivalent d'une véritable épicerie dans les mains. Il posa le tout sur la table manquant de casser l'oeuf.

— Tention... fit Ludovic d'une voix croulante.

Il finit par trouver un petit sachet dans une poche intérieur et le posa avec le reste des ingrédients, gardant une main dessus comme s'il craignait qu'on le lui vole. Mécaniquement, il ramassa les feuilles de menthe et les cala contre sa joue pour les mâcher, en sentant à peine le goût.

— Et vous faites quoi ici ?
demanda-t-il pour occuper Oswin pendant qu'il faisait sa cuisine.

Il fronça les sourcils une seconde pour essayer de se souvenir de l'ordre. Il s'empara du sel et remplit le fond de son verre, jusqu'à former une fine et jolie petite couche blanche et bien égale. Puis il attrapa l’œuf pour le porter à son nez et vérifier qu'il était frais. Bof, mais ça irait. Il le cassa sur la chope d'Oswin et sépara le blanc avant de jeter le jaune sur les grains blancs. Il se débarrassa de la coquille comme il l'avait fait du blanc tout en se mordillant le pouce pour se débarrasser d'un peu de poisse qui s'y trouvait accroché. Il se pencha alors dangereusement en avant pour récupérer le moulin à poivre.

Après en avoir mit une impressionnante quantité avec application, il ajouta le marc de café, puis un peu de poudre argentée contenue dans son précieux sachet. Il le rangea dans sa poche, oscilla une seconde et cracha la menthe dans le verre. La mixture commençait à avoir une drôle de tête. Confiant, il attrapa la bouteille de vinaigre et arrosa copieusement le reste de la préparation jusqu'à remplir son verre à moitié. Il mélangea le tout de l'index, créant une espèce de bouillie brunâtre assez peu ragoutante où flottaient des petites miettes de café noir.

— Cul sec, fit-il, s'emparant du verre et joignant le geste à la parole.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Jeu 23 Oct - 19:27



Linda Oswin


Linda se plongea dans son monde, s'isolant presque entièrement de ce qu'il se passait autour d'elle.
C'est pourquoi elle ne réagit pas lorsque le Professeur de Sortilèges lui gronda dessus, répliquant que cela ne concernait que lui s'il demandais deux fois du vinaigre, mais elle ne l'écoutait pas, ou du moins, que d'une oreille.
Ces derniers temps, elle n'avait pas énormément de travail, ce qui lui laissait beaucoup de temps libre. Elle s'en plaindrait presque, elle qui voulait justement s'occuper l'esprit en ce moment...
Tant pis, elle allait elle-même entreprendre, c'était rare, mais après tout, si elle voulait vraiment ne pas faire de meurtre ce soir, ou le lendemain, il lui faudrait l'occuper.
Faire quelque chose. N'importe quoi. Elle irait demander à... La garde-chasse par exemple! Elle devait bien avoir besoin d'aide pour s'occuper d'une si grande forêt non? Ou encore... Le directeur, la paperasse, les colles supplémentaires, oh oui! Il y avait de quoi faire! Il fallait juste trouver quoi...!
Et puis, si elle ne trouvait vraiment rien, elle dormirait, quitte à s'assomer elle même. Mieux valait qu'elle ne reste dans avec quelqu'un lorsqu'elle rentrerait dans cette semi dépression qui accompagnait le 21 Septembre.

La réplique du sel du français attira son attention de la surveillante qui le regarda ensuite executer son étrange spectacle en silence.
Après le chocolat, voila qu'il se mettait à faire une sorte de potion étrange, une mixture à l'allure franchement douteuse, et à l'odeur presque plus repoussante que l'apparence. Mais il avait l'air de savoir ce qu'il faisait, assez paradoxal lorsque l'on se souvenait qu'il était complètement saoul.
Mais bon, Ludovic était assez paradoxal lui même donc qu'il fasse de telles choses n'était pas si surprenant que cela.
Oswin observa le Professeur boire cul sec sa potion peu ragoutante, et elle demanda simplement lorsqu'il reposa son verre -ou l'on voyait encore les traces des... de... de choses sur les bords-:

-C’est quoi ce cirque? Une potion pour dé-saouler?

Linda soupira, se frottant le visage avant de redemander une nouvelle choppe de bière -avec la choppe, pas question de boire de l'oeuf mélangé à de l'alcool!- au serveur presque plus rassuré d'avoir à faire à celle qui venait d'envoyer trois hommes au premiers secours qu'au fou dingue bourré à ses côtés.
Une fois sa boisson servie, la jeune française commença à boire, plus lentement cette fois.
Ah... Elle commençait apparemment à se calmer, sûrement une bonne chose.
Reposant assez brutalement la choppe contre le bar, elle releva son regard sur le mur en face d'elle, le fixant quelques secondes avant de redemander à Descremps:

-Alors? Que vouliez-vous me dire?
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Jeu 23 Oct - 20:36


Une année de plus

La mixture avait aussi mauvais goût qu'elle avait une sale tête. Du décapant aurait été plus agréable que cette espèce de chose visqueuse bourrée d'aromates que le français envoya droit vers son gosier. Il fit claquer le verre sur le comptoir et eut une grimace de dégoût assez impressionnante combinée à l'air de quelqu'un qui se retient de vomir. Il n'avait jamais été aussi doué qu'Aidrian pour les potions et il ne devait pas encore être assez rond pour ne pas sentir passer celle-ci. Il secoua la tête pour chasser un frisson désagréable et réprima un rot tandis qu'un peu de brume semblable à de la buée s'échappait d'entre ses dents. Il la dissipa d'une main, essayant de ne pas trop respirer les vapeurs d'alcool.

Oswin lui demanda tout à coup s'il s'agissait d'une potion pour dessaouler. Ludovic tourna la tête vers elle avec l'air de la prendre, une fois de plus, pour la dernière des imbéciles. Elle commençait à l'agacer et ça n'était jamais bon, surtout que ce n'était absolument pas le moment.

— Non, c'est du thé, railla-t-il, avant de lever les yeux au ciel.

Il aurait bien aimé un peu d'eau pour chasser le fort goût de sel qui lui restait sur la langue, mais il préféra ne pas s'aventurer à en recommander. Il frotta le comptoir pour nettoyer un peu le poivre renversé, les débris d’œufs et les restes de menthe et se débarrassa du tout dans la première chope de la surveillante. Petit à petit, il commençait à tenir droit. Il tourna la tête lorsque sa voisine lui posa sa question. LA question pourrait-on dire. Il lui adressa un léger sourire, regard en coin, tandis qu'il agitait les doigts au dessus du récipient vide pour se débarrasser des petits grains de café qui s'y trouvaient.

— Vous ne m'avez pas répondu, je ne vois pas pourquoi je devrais le faire, fit-il d'une voix limpide et sur un ton bien plus ordinaire que quelques minutes plus tôt.

Il hésita à tourner autour du pot, la faire languir, l'ennuyer, comme elle s'amusait à le dire, mais elle n'avait pas eut le moindre sourire lorsqu'il avait parlé de ses yeux. Elle ne devait vraiment pas être d'humeur. Il regarda donc le comptoir avec sérieux, l'air soucieux, presque tout à fait dégrisé.

— Je vous préviens, je sais que vous risquez de ne pas aimer et puis de trouver ça bizarre venant de moi. Vous avez le droit de ne pas répondre ou de mentir, de m'engueuler si vous voulez. Je voudrais juste... enfin... que d'aussi mauvais poil vous soyez, vous ne me foutiez pas un coup dans les parties ou je ne sais pas quoi du genre parce que ce n'est pas une blague, c'est vraiment sincère et... sans arrière-pensées.

Il tourna la tête pour la regarder droit dans les yeux, prenant soin d'avoir un visage neutre, mais sérieux, presque amical.

— Ça va ? demanda-t-il avec les mêmes expressions solennels, prêt à la rattraper si jamais elle cherchait à s'enfuir.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Ven 24 Oct - 13:24



Linda Oswin


Ludovic semblait déjà presque sobre, reprenant ses critiques et ses remarques tout à fait déplacées du point de vue de la jeune femme...
A croire que cette chose qu'il s'était préparé était vraiment efficace, peut-être était-il doué pour quelque chose d'autre que la suivre partout au final...?
Après avoir but un nouveau coup, Linda soupira de nouveau en se frottant légèrement les poignets, notamment pour se les détendre. En temps normal, elle aurait sorti son arme et se serait mis à la démonter et à le remonter, et de recommencer, le tout de plus en plus vite, mais là, en plein milieu d'un part, elle avait promis de ne pas apporter une mauvaise réputation à l'école de magie.
Et si les gens apprenaient que leurs surveillants se baladaient avec une arme, ce n'est pas ce qu'on appelle "faire bonne image", vous voyez?
Alors elle se contentait de s'étirer comme souvent, continuant d'ignorer ce que son étrange voisin faisait.
Oswin avait quand même entendu sa remarque acerbe sur le thé, mais elle n'avait pas réagit. QUe répondre? Que son ton ironique ne lui servait à rien? Il le devinerait bien tout seul, il était grand le grand garçon, non?
Cependant, sa réponse suivante occasionna plus de réactions de la part de la surveillante, notamment un regard noir.
Descremps disait vouloir lui dire quelque chose, puis refusait la minute suivante? Bien... Bien... Mieux qu'une girouette, maintenant il changeait d'avis plus vite que de vêtements.

-Vous n'avez effectivement aucune raison. Alors contentez vous de ne rien dire dans ce cas.

La jeune femme s'étira, puis se détacha les cheveux pour se refaire une natte rapide, déjà plus propre et structurée que celle qu'elle avait jusqu'à présent, décoiffée par les trois combats enchaînés.
S'il ne voulait pas lui répondre, tant pis, qu'il ne lui réponde pas. Ce n'était pas son problème et ça ne changerait sûrement pas sa journée. C'était Ludovic qui voulait lui dire quelque chose à la base, elle n'avait rien demandé.
Franchement!
Et puis... S'il n'avait plus rien à lui dire, elle pouvait s'en aller alors. Plus rien ne la retenait ici.
Linda finit brutalement sa choppe "saine" -autrement dit remplie d'alcool, et seulement d'alcool et pas d'oeufs de bouts de menthe ou autre chose qui n'avait rien à y faire-, et posa les mains à plat sur le comptoir, s'apprêtant à partir:

-Et bien je pense que je vais y aller puisque vous ne désirez pas tant que ça me...

Elle fut interrompue par le Professeur qui reprit la parole, commençant déjà par la prévenir que ça risquait de ne pas lui plaire en l'avertissant qu'elle risquait de mal le prendre, surtout venant de lui.
Et cette simple première phrase retint la surveillante, et lui permit de ne pas s'en aller.
Il avait piqué son intérêt, voilà qu'il changeait encore de sujet... Mais cette fois, il semblait décidé à finir, alors elle était prête à l'écouter.
Cependant, plus il continuait, moins Oswin voyait ou il voulait en venir, mais certaines de ses idées lui "convenaient" plus que d'autres.
Le Professeur commençait à la connaître pour en déduire de telles choses, seulement là, elle n'aurait pas put, enfin, pas voulut plutôt.

-Allez-y, Descremps, ne tournez plus autour du pot. soupira la jeune femme, quelque peu sur les nerfs. Si cela vous rassure, je ne ferait rien de tout ça.

Mais lorsque Ludovic lui dit enfin ce qu'il voulait lui dire...
Cela déstabilisa totalement la jeune femme.
Elle tituba légèrement, et préféra s'assoir pour ne pas prendre de risque. Elle était loin de tomber, mais on ne savait jamais avec l'alcool qu'elle avait but. Ses yeux, jusque là plantés dans ceux du Professeur se détournèrent une seconde, et une lueur... "inquiète" naquit dans son regard malgré le fait qu'elle essayait de rester aussi droite et forte qu'au départ.
Sans son petit discours et son avertissement, Linda aurait directement pensé que ce n'était que des paroles en l'air, comme lorsqu'on demandait cela à quelqu'un lorsqu'on le saluait. Mais il avait bien insisté sur le fait que ses paroles seraient sincères, et "sans arrières-pensées", et ces deux mots en Français... cela faisait longtemps qu'elle ne les avait entendu.
Et c'était surtout ce point qui perdait la surveillante, ne sachant pas trop quoi répondre.

-Je...

Oswin se frotta les yeux, soupirant, puis reprit sur un ton plus dur:

-Vous savez apparemment très bien ce que vous risquez à me demander cela. Mais vous l'avez quand même fais. Je ne sais pas si c'est très courageux ou très idiot de votre part...

Non, vraiment.. Qu'est-ce que cela changerait?
Il s'en fichait probablement dans le fond, et dans le meilleur des cas, que ferait-il? Ludovic lui dirait probablement qu'elle rentre dans une nouvelle décennie, qu'elle commence à se faire vieille ou quelque autre idiotie inutile qui ne ferait que l'agacer d'avantage.

-Et pourquoi donc cela vous intéresse? Vous allez me dire que maintenant mon état vous inquiète peut-être?

Linda fronça les sourcils en se mordant la lèvre inférieure, peut-être qu'il était effectivement sincère mais... elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'encore une fois, on ne faisait que se foutre d'elle, ou que ce ne soit pas vraiment... "vrai".
Le Professeur ne la connaissait que depuis moins d'un mois, comment pourrait-il sérieusement s'inquiéter pour elle?
Elle prit une grande inspiration, et reprit plus ou moins calmement, sur un ton tout de même assez amer:

-Vous m'excuserez, mais j'ai du mal à y croire.

La surveillante fronça le nez, fixant de nouveau d'un air vague sa choppe désormais vide en face d'elle.
Presque sans s'en rendre compte, elle serra les poings et grinça des dents, agacée à la fois par sa propre paranoïa, et la simple idée que ce ne puisse être qu'une mauvaise blague.
Ludovic en était capable, enfin, logiquement. Tous les hommes et toutes les femmes en étaient capables, alors pourquoi pas lui?
Seulement elle, elle en avait bien assez eut, de ce genre de "mauvaises blagues", et aujourd'hui elle voulait simplement ne plus avoir à en être de nouveau victime.
Les échanges de politesses inutiles, les questions ironiques ou n'étant pas pensées, elle en avait déjà vu trop, et elle avait désormais eut son compte sur ça.

-Je vous en prie, ne gâchez pas de la salive et de l'énergie à vouloir paraître compatissant. dit sèchement la Française, qui tapotait lentement ses doigts sur le bois dur du bar.

Dire que le petit avertissement-discours de Ludovic ne l'avait pas touché serait vous mentir, cela l'avait touché, et normalement, elle aurait même esquissé un petit sourire alors qu'il expliquait d'une certaine façon comment il la voyait, mais il était juste trop "beau" pour être sincère.
Et malgré son instinct qui ne cessait de lui répéter que Descremps l'était réellement, Linda Oswin, la jeune femme qui paraissait s'y forte, refusait d'y croire.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Ven 24 Oct - 17:07


Une année de plus

Ludovic faillit tendre le bras pour retenir la surveillante alors qu'elle semblait chavirer, mais se retint de peur de la vexer. Il n'aurait plus manqué qu'il lui ait provoqué une syncope et on aurait très vite sut dans tout le pays à quel point il avait le chic pour parler aux femmes, du moins... à cette femme. Il resta sur le qui-vive alors qu'elle se remettait du choc initial, hésitant entre être prêt à prendre une distance de sécurité ou à aller la soutenir quitte à y perdre un bras. Il s'était un peu attendu à ce genre de réaction, mais n'avait pas trouvé de meilleur façon de lui annoncer la chose.

Après un léger flottement, elle lui répliqua enfin qu'elle ne le croyait pas et qu'elle ne voyait pas pourquoi il se serait inquiété pour elle. Ludovic se contenta d'attendre qu'elle ait fini de réfléchir à voix haute en la regardant avec un air à la fois méfiant et navré. Il avait pourtant était le plus sincère qu'il le pouvait.

— Je m'inquiète toujours pour les personnes que je connais, se contenta-t-il de répondre d'un ton calme. Principalement parce qu'elles me connaissent.

Oswin ne semblait toujours pas le croire. Il la regarda silencieusement tandis qu'elle se battait avec sa conscience et l'écouta critiquer son élan d'altruisme. Bien qu'altruisme n'ait pas été le meilleur terme pour décrire sa présence ici. Il lui laissa quelques minutes de calme alors qu'elle semblait avoir fini et croisa le bras sur le comptoir, regardant le serveur ranger ses bouteilles.

— Je vous ai vu partir ce matin, reprit-il enfin. J'ai pas grand chose à faire passé quatre heure. Vous n'aviez pas l'air dans votre état ordinaire. Un peu plus... il la détailla une seconde de haut en bas avant de reporter son attention sur la valse des bouteilles. Un peu plus vous que d'habitude. Je suis peut-être un idiot, un inconscient ou ce que vous voulez du genre, mais pas non plus à ce point. Je me suis dis que vous auriez peut-être besoin de... - il chercha le mot le plus approprié - parler et comme je crois, hélas, qu'on peut dire que je suis l'une des personnes qui vous connais le mieux ici et réciproquement, il a bien fallut que je me dévoue. Il se tourna une nouvelle fois vers elle. Je peux faire la conversation pour deux aussi. J'ai un ami qui me donne des cours.

Il se mit à gratter un nœud dans le bois où la résine avait formé une petite pointe qui dépassait du comptoir. Gardant les yeux baissés sur son occupation le temps que la surveillante juge ce qu'il venait de lui dire. Lorsqu'il estima lui avoir laissé assez de temps, il prit une inspiration et reposa sa question.

— Donc... comment allez-vous Oswin ? fit-il, plongeant une nouvelle fois son regard dans le sien.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Ven 24 Oct - 19:07




Linda Oswin


Linda fut prise d'un léger rictus lorsque le Professeur avoua s'inquiéter pour les personnes qui le connaissaient... C'était bien vrai, et il avait sans doute raison.
Ludovic était... un vrai danger ambulant, surtout dans une bibliothèque en fait, mais elle ne doutait pas qu'à n'importe quel autre endroit il apportait le chaos et, non pas la désolation, mais une bonne dose de trouble.
Alors c'est sûr que ses proches devaient en avoir bavé, c'était à se demander comment ils faisaient pour supporter cette sorte de poisse qui collait sans arrêt le français. Mais... il devait avoir de la chance, en un sens, pour être toujours vivant par exemple. Vivant, pas pris d'une malédiction quelconque, ni sous l'emprise de quelqu'un, et avec le contrôle entier de ses membres. Sans oublier qu'il avait apparemment bien réussit dans la vie puisqu'il était devenu Professeur de la plus prestigieuse des écoles de magie.
Par contre, là ou il devait avoir moins de chances, c'était sûrement dans ses rencontres. Les rumeurs allaient vite, et même si on ne discernait plus le vrai du faux, certaines étaient beaucoup plus complètes et plausibles que d'autres.
Et là ou Oswin trouvait que Descremps avait très peu de chances, c'était sur sa rencontre avec elle-même.
Oh oui! Qu'il allait en baver! Et ce n'était certainement pas finis!

-Vous devez vous inquiétez pour beaucoup de monde, Monsieur le Professeur. fit ironiquement la jeune femme en appelant une nouvelle fois le barman pour qu'il lui serve une nouvelle choppe de bière.

Bon, déjà ça, elle ressortait son surnom maintenant, c'était déjà bon signe mine de rien!
La surveillante observa la bière couler dans sa tasse, le regard presque vide en dehors d'une lueur toujours hésitante.
Devait-elle réellement se laisser entraîner sur la route que voulait lui faire prendre Ludovic? Il lui avait déjà prouvé qu'il pouvait être un peu près... gentil? Doux? D'accord, dans la chambre par exemple, et elle avait fais de même plus ou moins en le soutenant lors du déjeuner qu'ils avaient pris ensemble qui fut brutalement interrompu par une crise -elle avait d'ailleurs fais des recherches mais n'avait rien trouvé pour le moment-. Cependant, elle ne lui avait toujours pas donné son prénom, pour la même raison que tout le monde, et simplement avec ce prénom, il trouverait facilement des dizaines d'articles de journaux, Moldus ou sorciers, sur elle. Mais il en revenait de même pour sa date de naissance.
Et là, un autre argument venait s'ajouter à la défense de Descremps, le fait que malgré tous les brochures et articles qu'il avait aperçu dans sa chambre, il n'avait -de ce qu'elle savait- pas cherché à en savoir plus, en faisant des recherches sur elle par exemple. Donc si elle lui expliquait que c'était son anniversaire, elle aurait d'autant pût lui donner son prénom.
...
Bon sang, si elle avait été une Mangemort infiltrée, avec des Professeurs aussi curieux et suspicieux que lui, elle aurait facilement put vivre tranquillement à Poudlard pendant des années et des années!

Ludovic lui expliqua alors pourquoi et comment il s'était retrouvé la, et il se trouvait qu'il avait suivis la surveillante a cause ou grâce a un manque de sommeil, en plus d'une intuition.
Plus "elle" que d'habitude? Plus... froide? Désagréable? Plus cruelle?
Plus Lindesque en quelque sorte?
Oswin eut un nouveau rictus en se passant une main sur le visage, tout en continuant d'écouter son voisin déblatérer son histoire, mais elle ne pût retenir un court rire lorsque le Professeur parla de son besoin de "discuter".

-Parler? Non...! Sérieusement?

Seulement, c'était effectivement très sérieux, et Linda le redevint assez vite.
Enfin, pas sérieuse, mais elle se referma de nouveau, presque plus froide qu'au départ.

-Je ne suis pas du genre a parler. dit-elle simplement même si le français devait sûrement le savoir déjà. Après, personne ne vous retiendra de parler seul.

Et lorsqu'il lui reposa la question, cette fois, Linda le fixa droit dans les yeux, et ne flancha pas.
La première fois, elle l'avait surprise, voilà tout, mais la, elle s'y attendait.
La surveillante garda le silence un bon moment, le visage dur, le regard sévère, il était facile de penser qu'elle aurait laissé le Professeur dans le silence total, restant toujours aussi fermée qu'auparavant, mais...
Elle finit par parler.

-Vous avez raison. Vous êtes la personne qui me connait le mieux ici.

Sa voix s'étouffa presque, mais Oswin resta forte ce qui donna un semblant de dureté a sa voix.
Ici, en Angleterre, et peut-être même en France, il n'y avait plus personne qui ne la connaisse vraiment.
Elle était presque entièrement seule, ses seules connaissances étant le boulanger du coin, ou le gardien de la gare, tous de vulgaires hypocrites, alors oui, sur ce point, Descremps avait raison.

-21 Septembre 1945. lâcha-t-elle aussez vivement, comme pour se débarrasser de ce fardeau.

Légère pause.

-Ma date de naissance. Et comme vous le savez, nous sommes le 21 Septembre.

Oswin garda le silence, se mordant legerement la lèvre du bas, avant d'être prise d'un léger rire nerveux: le dire ainsi a voix haute.. Ça paraissait tellement naïf! A croire qu'elle s'inquiétait pour son âge!

-C'est idiot, pas vrai?

___

“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Ven 24 Oct - 19:56


Une année de plus

Un sourire triste passa sur le visage du professeur lorsque la surveillante plaisanta sur le fait qu'il devait s'inquiéter pour beaucoup de monde. Il tourna aussitôt la tête vers le sol de l'autre côté du comptoir. Oh oui, il s'inquiétait pour beaucoup de monde et ça n'avait rien de drôle pour lui. C'était toujours la même chose lorsqu'il voyait quelqu'un approcher, la peur de lui faire du mal, la peur de le blesser ou simplement de le décevoir. Il le savait, cela avait bien fini par lui rentrer dans le crâne, il y avait toujours un risque lorsqu'on commençait à le fréquenter de trop près. Il se retint de se racler la gorge et poursuivit de son ton normal.

Il se sentit mieux en voyant qu'il avait réussi à faire sourire un peu la jeune femme à côté de lui. Ce n'était pas encore comme si elle allait faire une danse de la joie au milieu de l'auberge, mais il était parvenu à la faire rire un peu, c'est tout de même un exploit lorsque l'on avait vu son état d'esprit juste avant qu'il ne commence à lui parler. Lorsqu'il eut reposé sa question, il attendit un peu. Silencieux. Il ne l'avait pas proposé, mais il pouvait faire cela aussi. Rester juste là pour lui tenir compagnie, sans un mot si elle n'en avait pas envie. Il l'écouta avec attention lorsqu'elle lui avoua sa date de naissance, la crachant presque comme si cela lui écorchait la gorge.

— 1945... murmura-t-il. Résultat ça fait.. trente c'est ça ? Il hocha la tête. Bienvenue au club.

Il se tourna vers elle avec un sourire, avec un air de confidence bien adapté à la situation non ?

— 24 Décembre, avoua-t-il. 19... 1941. J'aurais trente-six ans cette année.

Il regarda le comptoir et regretta une fois de plus de ne rien pouvoir boire pour s'occuper les mains. Il se mit automatiquement une claque retentissante pour ne plus y penser et parce qu'il en avait au moins dix ou douze de retard avec ses verres d'eau-de-vie.

— Deux ans et demi...
soupira-t-il. Deux ans et demi que je n'avais plus touché un seul verre d'alcool et je me fais avoir par un gérant de bar. C'est pathétique. Il poussa un soupir et retourna vers Oswin. Et le plus pathétique c'est que je vous le dise.

Que pouvait-il y faire, malgré tout ce qu'elle lui avait fait subir il savait qu'il ne devait pas avoir peur d'elle pour ces choses là. Il l'avait sentit quand il l'avait vu dans sa chambre, si bouleversée. Lorsque le masque était tombé. Il en oubliait presque ce mauvais pré-sentiment tenace qui ne voulait pas le lâcher depuis qu'il l'avait rencontré et qui avait enflé lors de ce fameux petit déjeuner où il avait appris l'existence de son frère, mais ce n'était pas le moment. Pour l'instant, il sentait juste qu'elle était quelqu'un qui avait besoin qu'on lui change les idées.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Ven 24 Oct - 23:13



Linda Oswin


Ah! Touché!
Et une remarque sur le fait qu'elle entrait dans la trentaine, ça, c'était dit.
Un sourire en coin apparut à ce moment sur les lèvres de la jeune femme, à croire qu'elle commençait à le connaître, le Professeur de Sortilèges!
Oswin fixa quelques secondes sa choppe en face d'elle, déjà plus légère qu'au début de la conversation.

-Et oui, trente ans.
répondit-elle avec ce sourire en coin un peu triste. Je n'ai presque pas vu le temps passer, c'est incroyable.

Voila qu'elle devenait nostalgique! Bien!
Manquait plus que la musique triste et le coucher de soleil et elle était bonne pour faire une scène émotion dans une mauvaise série télé!
La surveillante soupira en haussant les sourcils, elle devenait sentimentale, mauvais, très mauvais. Si quiconque l'apprenait, elle en prendrait des tonnes en pleine face, des remarques désagréables.
Beaucoup pensaient que la réputation dure qu'elle se forgeait n'était que pour sa fierté personnelle, et il y avait du vrai là dedans. C'était en grande partie dut uniquement à de la fierté, mais il y avait aussi une part de logique. Si elle se donnait autant de mal à la préserver, c'était tout simplement parce que il lui était ainsi beaucoup plus simple de vivre.
Une femme en surveillant. Une jeune femme plutôt jolie de plus, lorsqu'elle voulait jouer des points ou intimider, avoir une réputation de gentille n'était pas la chose la plus simple. Être "gentil" revenait à se prendre mille et unes insultes tout au long de son travail, tandis que être "méchant" créait une certaine barrière autour de vous que les gens autour de vous hésitaient à franchir, réfléchissant à deux fois avant de s'y tenter, et cela vous promettait une tranquillité certaine.

Presque sans s'en rendre compte, Linda avait lancé un regard d'avertissement, un peu désolé de se montrer ainsi au Professeur de Sortilèges.
S'il en parlait à quelqu'un... Et bien, on se ficherait bien d'elle! Donc elle espérait bien qu'il tiendrait sa langue ou ne jugerait ses réactions pas suffisamment intéressantes pour les répéter à quelqu'un.

La date d'anniversaire de Ludovic fit froncer les sourcils à Oswin qui crut tout d'abord qui se fichait d'elle, mais encore une fois, elle écouta son instinct qui la poussa à le croire.
La veille de Noël...

-C'est original. Le 24... C'est une jolie date, ça devait être compliqué pour tout ce qui est organisation, mais j'ai entendu beaucoup d'histoires à ce sujet.

Ses parents avaient toujours étés peu croyants, mais ils s'occupaient admirablement bien de son frère et elle, et ils ne les avaient jamais contraint à quoi que ce soit, même pour leur point de vue.
Linda se souvenait encore un peu des quelques histoires que leur racontait leur mère, et lorsque Noël approchait, les histoires se faisaient de plus en plus naïves et poétiques.
Comme l'histoire de cette petite étoile descendue du ciel, qui devint ensuite un enfant qui naquit pile entre le 24 et le 25 Décembre, enfant qui apporta énormément de bonheur tout autour de lui.
Elle avait toujours trouvé ces contes idiots et trop naïfs, insupportables, et souvent, elle se fichait d'eux une fois que sa mère regardait ailleurs, mais aujourd'hui, il s'agissait d'un héritage que sa mère lui avait légué, et qu'elle gardait précieusement.
Contrairement aux souvenirs matériaux, elle avait des tonnes de souvenirs du temps ou elle avait encore une famille, et même si entachés pour la plupart, et effacés pour les autres, elle en avait toujours énormément.

-Trente-six ans... Vous commencez à vous faire vieux! s'amusa la jeune femme en décochant un regard amusé a Ludovic, même s'il y avait toujours quelque chose qui la bloquait, l'empêchait d'être plus spontanée. Mais vous êtes particulièrement bien conservé, j'en connais plus d'un qui, à votre âge, ressemble plus à une coquille desséchée qu'à un homme encore en forme.

Sourire en coin, puis elle but un coup de sa bière nouvellement renouvelée. Linda avait beau se montrer forte et se sentir plus légère, elle avait toujours ce nœud à l'estomac qui ne disparaîtrait que le lendemain, lorsque cette désagréable date serait passée.
Et puis... discuter... ainsi, ça non plus, elle n'était pas très à l'aise, mais elle faisait avec.
Elle n'allait tout de même pas embêter Descremps avec ses problèmes existentiels non?

Ce dernier fixa d'ailleurs le bar, avant de...
De se mettre une claque.
Oswin ne put retenir un léger rire, avec un sourire amusé bien que totalement ébahi.

-Monsieur le Professeur...! Je vous connaissait des tendances étranges mais quand même...!

Il faut dire que c'était bien incompréhensible de son point de vue, brutalement... comme ça... sans aucunes raisons... Tout bonnement pas croyable! Mais ça, c'était souvent avec le Professeur de sortilèges.
La surveillante soupira, retenant un nouveau rire nerveux alors que Ludovic expliquait finalement son action surprenante.
Moui... C'était plus logique..
Enfin non, mais ça, elle allait le garder pour lui-même, ça vaudrait mieux.
Linda leva un regard assez calme, presque doux, sur le français, avant de le fixer dans les yeux les lèvres tordues en un sourire tout aussi calme.
C'était étrange comment en apparence elle changeait aussi vite d'expression, mais surtout comment à l'intérieur, elle pouvait rester sur une même impression pendant des heures voir des jours.
Ici, ce serrement de coeur constant, ces larmes qui ne cessaient de tenter de couler sur ses joues, et son ventre douloureux qui la mettait mal à l'aise.

-Certaines personnes ont besoin de parler. De quoi? j'en sais franchement rien. Mais si vous servir de psychologue vous fait plaisir, tant que je n'ai pas à renchérir la conversation ça devrait me convenir.

Ce n'était pas méchant, ce n'était pas censé être violent de toute façon, mais juste une simple remarque.
Autrement dit, avec un vocabulaire plus simple, que ce soit pathétique ou pas, pour le moment elle s'en fichait.
Il pouvait bien tout lui dire, elle n'allait pas lui coller une balle dans le crâne pour cela.

-Deux ans sans alcool, je ne peux que respecter, j'aurais pas réussis à tenir personnellement.

Os' s'installa un peu plus confortablement sur sa chaise, se tournant entièrement vers son interlocuteur, appuyée sur son bras droit qui tenait par ailleurs sa tête:

-Vous buviez beaucoup? C'est surprenant. Je n'aurais pas dit.
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Sam 25 Oct - 1:03


Une année de plus

Ludovic se renfrogna avant même que la jeune femme ait fini sa phrase. Il leva les yeux au ciel et tourna la tête dans la direction opposée en pestant entre ses dents, rien d'intelligible, juste un son à mi-chemin entre le sifflement et le grognement pour bien faire comprendre qu'il n'était pas d'humeur et qu'il n'y avait rien à dire là dessus. Il fixa le mur, le regard sombre, son index tapotant son coude, énervé. Le buste complétement tiré vers l'arrière, comme s'il était sur le point de se détacher du comptoir pour partir. Pourtant, il resta.

Il n'était pas du genre versatile, ni très ouvert en temps normal, mais il faisait des efforts considérables pour parvenir à ce peu. Sans cela, il se serait retrouvé aussi fermé que dans la situation actuelle, sans la moindre intention de sortir autre chose que des grognements amers. Les muscles de ses épaules se raidirent et le rythme de son battement de doigt accéléra tandis qu'il tordait le cou pour essayer d'ignorer la jeune femme à côté de lui et grinçait des mâchoires à s'en émousser les dents. Il aurait put rester comme ça longtemps. La dernière fois cela avait duré un peu plus de six mois, mais il n'était pas venu pour tourner le dos à la seule personne des environs qu'il connaissait, ça, c'était sa conscience qui lui disait.

Il ferma les yeux et serra les poings à s'en faire blanchir les phalanges, l'une d'elle eut même un craquement sec. Rien à faire, il n'arrivait pas à se calmer. Il posa un pied sur la barre qui faisait le tour de la base du comptoir et reprit le rythme de son index avec le talon. Si seulement une claque avait put suffire à le faire arrêter. Il baissa la tête entre les épaules, dos ronds et poussa un soupir. Son pied ne ralentit pas. Il aurait voulu avoir d'avantage de sang froid, être capable de conserver une attitude neutre quoi qu'on lui dise, avec une simple ombre dans le regard à la limite, il avait essayé, mais pour bien des choses cela ne marchait pas. Il avait toujours été nerveux, eut besoin de bouger. Son corps passait son temps à le trahir, un signal d'alarme sans doute, comme pour lui dire stop, arrête de mentir, mais il n'écoutait pas. Il aurait eut besoin d'aller à la bibliothèque, il ne voyait pas ce qui aurait put l'apaiser à part ça.

Il sentit des larmes lui monter aux yeux, sous ses paupières closes, comme s'il n'était pas assez pitoyable comme ça. Il sentit venir un sanglot, l'étouffa sous un soupir et mit sa main contre son œil. Voilà, le flot des pensées finirait par y arriver. A peine un mois avant que tout implose. Pitoyable, pathétique, misérable, abruti... il se traitait de tous les noms, bouillant de colère contre ces larmes qu'il empêchait de sortir. Il souffla, ayant l'impression d'agoniser au fond d'un lac, tandis qu'une migraine lancinante lui envahissait le crâne, lentement, méthodiquement. Ce n'était pas le moment.

Il eut un rire amer, deux bref sons rauques en réalité, et tourna à peine la tête. Glissant son ongle contre sa paupière, il en chassa une goutte salée et se gratta douloureusement l'arcade pour qu'aucune autre ne cherche à s'échapper, son pied s'était arrêté, ses épaules détendues. Encore un soupir, pour être sûr.

— Toujours le mot qu'il ne faut pas hein, fit-il avec une pointe de raillerie.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Sam 25 Oct - 3:33



Linda Oswin


A peine eut-elle finit sa dernière phrase que Descremps eut une réaction des plus claire qui ne lui permit pas de finir sa phrase.
Elle avait eut sa réponse, et c'était clairement oui.
Il n'aimait pas en parler apparemment, normal après tout, qui aimait parler d'un problème d'alcoolisme? Très peu de personnes.
Évidemment, elle aurait dut y penser... Il n'y avait sûrement qu'elle pour aborder ce genre de problèmes généralement considérés comme grave sur le ton de discussion. Non mais vraiment!
Autant des fois elle pouvait se montrer assez fine, pour manipuler quelqu'un par exemple, autant des fois, elle avait autant de discrétion qu'un hippopotame sur des patins à roulettes!
Et oui! Tout à fait Monsieur! Tout à fait Madame!
Linda soupira, s'appuyant entièrement sur le bar en se retournant, désormais assise droite, elle colla ses mains l'une à l'autre et les plaça devant sa bouche, comme si elle priait, sauf que son regard qui fixait le vide à quelques centimètres en face d'elle se faisait vide, presque triste.
Combien de fois encore cela allait-il se finir ainsi? Lui dans les cuisines, lui dans la bibliothèque, lui puis elle au petit déjeuner, elle dans la chambre, et là, elle puis lui, à l'auberge, le jour de son anniversaire.
En fait... Le seul moment ou tout s'était "bien passé", c'était lors du Duel... A croire qu'ils avaient besoin de se taper dessus pour rester calmes et sereins.
Très paradoxal, il fallait l'avouer.
Oswin ne faisait plus trop attention au Professeur de Sortilège, chacun de leur côté, ils se calmaient, car chacun de leur côté n'était pas d'humeur à entretenir une engueulade sensée et tenue.
Pour être bref, évidement.
Mais la jeune femme jetait pourtant régulièrement un oeil à son voisin de gauche, observant s'il réussissait à se calmer seul, ou si elle devrait intervenir malgré tout. Mais entre deux coups d'oeils, la surveillante fut prise d'un rire nerveux qui dura plusieurs secondes, jusqu'à ce que Ludovic prenne la parole pour lui grogner dessus.
Bah... ça ne changeait pas, ça, au moins. Et c'était clair, plus que leur relation insensée.
La française mit quelques secondes de plus à se calmer, finissant par une grande expiration qui avait un vague air de soupir, puis répondit calmement au Professeur:

-On dirait bien...

Il eut un léger silence, ou le regard de la jeune femme se perdit quelque part, et ou son esprit partit réfléchir sûrement à autre chose, mais malgré cela, elle sortit bien vite de sa rêverie pour fixer Ludovic dans les yeux, après une courte hésitation.

-Je pense que... Nous sommes tous les deux aussi doués l'un que l'autre pour les relations humaines. commença Linda sur un ton posé, presque fatigué, mais dont les paroles se révélaient ironiques. On a chacun nos raisons, différentes je suppose. Malchance, maladresse, pas l'habitude, je n'en sais franchement rien. Mais ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas l'habitude de... et bien, de sociabiliser à ce point.

Pour être franc, elle avait l'habitude d'être plus directe, tout simplement parce que dans l'idée, ses relations avec les hommes ne devaient jamais durer plus d'une nuit.
Pas le temps de s'attacher, juste s'amuser un peu, prendre du bon temps, et se défouler. Juste ce qu'il fallait.
Sauf que là, elle était enchaînée. Par des règles, un contrat, un nombre d'hommes limités... Alors elle ne pouvait pas faire comme elle en avait l'habitude, elle qui changeait tout le temps pour tout.

Oswin eut un nouveau léger rire crispé, avant de se mordre la lèvre inférieure puis de serrer les poings pour se retenir de sortir son arme devant l'auberge entière, juste pour un tic.

-Le problème est là: je peux parfois me montrer aussi délicate que... et bien, qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine -expression typiquement française qui se devait d'être en Français- et... j'ai aussi l'impression qu'on n'arrivera jamais au bout d'une discussion calmement je me trompe? tenta de blaguer la surveillante, même si elle même ni croyait pas trop.

Sourire gêné, et elle reprit:

-On va rester ici, à Poudlard, à se côtoyer pendant un an. Et que je sois clair, si vous avez effectivement été sincère comme vous me l'avez dit, si vous n'avez pas mentit, si vous m'avez effectivement suivis ici par pur "altruisme", ou "inquiétude", je... et bien...

Machinalement, Linda s'était mise à s'étirer les poignets comme quelques minutes auparavant, mais un peu plus rapidement, alors que son regard était toujours aussi terne.
Elle finit pas prendre une discrète inspiration, et continua après avoir jugé trouvé les bons mots:

-Je juge que vous n'êtes pas qu'une connaissance de passage, et que comme nous allons rester ici pendant un an, je préfèrerai que tout ne soit pas gâché dés le premier mois, le tout par ma faute.

"Le jour de mon anniversaire."
Cela pouvait paraître bien fade comme discours, après tout, les mots n'étaient pas si pétant que ça, la majorité des phrases étaient tournées au négatif avec des mots plutôt péjoratifs, mais le sens, lui, était bien plus intéressant que les mots eux-mêmes.
Car là, c'était déjà un miracle: Oswin acceptait de considérer le Professeur un peu plus qu'un... qu'un inconnu qu'elle croisait souvent.
Les optimistes diraient même qu'elle le voyait comme un ami, et les extrémistes ou les commères répèteraient qu'elle venait de faire sa demande en mariage. Mais non.
Ce n'était rien de tout cela, et pourtant, c'était franchement quelque chose qui avait une importance puisque cela mettait en quelque sorte leur relation impossible à plat.

-Bon, reprit-elle avec plus d'assurance cette fois, par contre, il ne faut pas vous faire de film. Croyez moi, il y a déjà bien assez de rumeurs étranges qui courent pour ne viennent s'en rajouter d'autres!

Linda eut une légère grimace, avant d'adresser un sourire presque gêné à Ludovic, mais qui se voulait rassurant.
Puis, elle prit une grande inspiration suivis d'une grande gorgée de bière, elle savoura le goût quelques instants, les yeux fermés, avant de demander sur un ton beaucoup plus léger, qui camouflait parfaitement sa boule au ventre et son malaise:

-Mais dîtes moi... si vous êtes nés en 1941, vous devriez avoir trente quatre ans seulement, et non trente cinq. Il s'est passé quelque chose entre temps ou bien un petit problème avec les mathématiques?

A vrai dire, le détail de l'année l'avait fais tilté, mais elle n'avait pas tout de suite compris de quoi. Comme une idée vous trotte dans la tête, vous la savez géniale, mais vous n'arrivez pas à l'attraper.
Et bien là, c'est pareil: elle avait trouvé un petit problème dans l'explication de Ludovic, n'avait pas tout de suite compris quoi, mais voila, elle avait mis la main dessus.

-Que s'est-il donc passé, Monsieur le Professeur?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Lun 27 Oct - 0:14


Une année de plus

Lorsqu'il entendit le rire nerveux de sa voisine, Ludovic crut qu'il n'arriverait jamais à se calmer. Il n'y avait rien de drôle, pas pour lui. Il grinça des dents avec une furieuse envie de serrer les doigts autour de cette gorge moqueuse pour la faire taire une bonne fois pour toute. Il s'imaginait serrer, doucement, son visage virer au violacé avant qu'elle ne perde connaissance. Ce n'était peut-être pas très "divertissant" pour Oswin, mais lui s'en contenterait bien. Il n'avait pas besoin de faire souffrir, juste de faire taire. Il pouvait faire plus divertissant bien sûr, si cela avait put faire plaisir à sa voisine, autant prendre une mort qui lui convienne n'est-ce pas ? La strangulation c'est un peu morne. Il gratta furieusement le comptoir de l'ongle au risque de se le retourner. On pouvait faire beaucoup de choses, écorcher, lapider, bruler, décapiter... il avait juste besoin d'un peu de temps et d'un peu moins de monde. Histoire de faire ça proprement. Une lueur sinistre brilla dans ses yeux tandis qu'il sentit comme une intense brulure traverser la poche intérieur de sa veste. Il se figea. Non il ne pouvait pas, ce n'était que fictif. Jamais il n'aurait put la tuer, aussi terrible pouvait-elle être. Pour la même raison qu'il ne cherchait pas à la fuir lorsqu'elle le rencontrait ou même celle qui le faisait rester assis dans ce bar. C'était comme avoir trouvé un reflet déformé dont on aurait voulu partager les qualités et corriger les faiblesses. Il l'admirait ? Non, pas le moins du monde. C'était comme toute personne normale en soit, chercher à corriger les défauts des autres pour se prouver qu'on pouvait corriger les siens. Alors qu'importe qu'elle le blesse volontairement ou non, il continuerait à être...

Il poussa un soupir, ne parvenant pas à trouver le mot exact. A quoi bon faire le gros dos, ça n'était pas le jour et il n'avait tout de même pas faillit à deux ans de sobriété pour bouder à la Jon. Il tourna donc la tête, fixant le sol devant lui, et écouta d'une oreille distraite ce qu'Oswin lui disait. Il ne retint absolument rien du début, mais tenta d'être plus attentif sur la fin. De toute façon il n'avait rien à dire, rien à répondre. Pour certaines petites choses il n'était pas d'accord, mais cela aurait été trop compliqué à expliquer et puis, qui se préoccupe des détails de nos jours ? Quand au reste, elle devait bien le deviner toute seule. Il resta impassible tout du long, fatigué, comme toujours après s'être laissé emporter. Seule la dernière remarque de la surveillante, celle sur sa date de naissance, parvint à lui tirer un fin sourire.

— Intéressant, je pensais que vous réagiriez plus vite, lança-t-il sur le ton de la taquinerie.

Il tourna la tête vers sa voisine, plus détendu. Maintenant que la crise était passée il devrait être tranquille, du moins, jusqu'à la prochaine.

— C'est une longue histoire, je ne sais plus quand c'est arrivé, il prit un instant pour rassembler ses souvenirs, sélectionna ceux qu'il pouvait lui dire. Enfin bref, c'était pendant mes voyages, un jour j'ai rencontré un homme qui prétendait être un seigneur du temps. Il m'a dit connaitre la route qui attends le monde et m'a dit qu'il pouvait me la montrer si je l'aidait à récupérer un objet qu'on lui avait volé. Il m'a eut l'air un peu - il se tapota la tempe de l'index - mais bon, j'ai accepté, je n'avais rien d'autre à faire. Je ne sais plus trop ce que c'était, une sorte de coffret ou de boite. Lorsque je lui ait rendu il m'a demandé si je voulais voir la course du temps. J'ai accepté. Il marqua une pause. Mais après avoir regardé, l'homme m'a dit que je ne devrais jamais décrire ce que j'avais vu à personne sous peine de perdre une à une chaque année de ma vie. J'ai eu du mal à y croire. Nouvelle pause. A cette époque, j'écrivais de nombreuses lettres à une amie, j'ai voulu lui raconter ce qui m'était arrivé, mais peu de temps après avoir fini la lettre j'ai commencé à me sentir étrange. Dans le doute, j'ai brûlé la lettre et je suis allé voir un Médicomage.

Il laissa planer un petit instant de suspens avant de se pencher vers sa voisine.

— Il m'a dit que j'avais prit un an et trois jours et que je verrais la différence aux alentours des quatre-vingt ans.

Il hocha la tête avec un étrange sourire aux lèvres.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Lun 27 Oct - 18:33



Linda Oswin


La jeune femme passa ses doigts sur le rebord de sa chope, l'humeur bien plus entachée qu'au départ.
Chaque année, cela allait être la même chose? Elle chercherait à se retrouver seule tout d'abord, puis elle voudrait se passer les nerfs sur quelqu'un ou quelque chose, que ce soit en tapant quelqu'un, ou d'une manière beaucoup plus... pacifique.
Mais est-ce que chaque année, cela devait se terminer d'une manière aussi chaotique?
Elle jeta un coup d'oeil en coin au Professeur qui avait semblé si troublé quelques minutes auparavant, désormais, il semblait agacé, mais malgré tout, presque prêt à tout oublier.
Tout? Était-ce franchement possible? Certainement pas.
Il allait toujours s'en rappeler, comme toutes ces fois ou, l'un après l'autre, ils abordèrent le mauvais sujet, plongeant l'autre dans un profond malaise, chacun leur tour, ils avaient connus la gêne puis ce sentiment de... de boule au ventre, de désespoir, juste avoir envie de partir en courant, laissant son interlocuteur planté ici, en plein milieu de la salle, seul, et pour Linda, de lui mettre un bon coup de pied dans les burnes!
Non vraiment, tout ce cinéma, tout ce qu'il se passait... Tout ça, c'était déjà bien trop... Surprenant, impossible, ils ne pourraient donc pas rester un peu ensemble sans pour autant faire exploser quelque chose? Que ce soit leur esprit ou un meuble?
Sûrement pas...
Oswin lâcha un soupir, avant de poser sa main à plat sur sa chope, pour s'empêcher de boire un nouveau coup. Elle en avait assez bu, plus, et ce serait dangereux. Non pas qu'elle ne tenait pas l'alcool, mais il vaudrait mieux qu'elle n'en abuse pas, sinon son argent en pâtirait. Seul soucis du jour... Oui, c'était idiot, mais elle devait se concentrer sur ce genre de choses idiotes et sans importance. Sinon elle allait être désagréable.
Enfin, encore plus que pour le moment.

La discussion reprit alors son cours, et Ludovic lui avoua qu'il pensait qu'elle serait plus... plus rapide à remarquer ce petit détail, sur ce ton railleur qu'elle utilisait habituellement. C'était étrange de penser que malgré tout cela, il réussissait à faire "comme ci"...
Linda... N'y arriverait pas, c'était clair, mais vu le sang froid dont il faisait preuve, c'était franchement admirable. Même pour elle.

-J'avais la tête ailleurs. se défendit la jeune femme sans grand enthousiasme, mais gardant tout de même un fade sourire en coin pour donner du ton à cette petite phrase si plate.

Le Professeur commença alors à lui expliquer par quelles étranges circonstances il avait "pris" cette année, laissant Linda plongée dans une perplexité étrange. Un sourcil froncé, l'autre relevé, elle réfléchit quelques instant sur ce que Ludovic venait de lui raconter n'y croyant qu'à moitié.
Seigneur du Temps... Vraiment? Elle n'en n'avait jamais entendu parlé, et cette étrange facilité avec laquelle il lui racontait cette histoire, comme si tout était évident, sauf que... Et bien non, c'était dur à suivre tout de même.
Elle esquissa tout de même un discret sourire lorsque le Français se tapota la tempe pour désigner le "Seigneur du Temps", songeant que lui même était tout de même vachement étrange, mais elle ne fit aucuns commentaires sur ce sujet et continua d'écouter son récit.
La surveillante fut légèrement surprise lorsqu'il se pencha un peu vers elle, mais son visage resta toujours aussi inexpressif, cette simple lueur fade brillant faiblement dans ses yeux.

Elle finit cependant par esquisser un petit sourire taquin, un peu hautain, et répondit une fois que Ludovic ait finit son histoire:

-C'est totalement surréaliste.

Oswin lâcha un soupir amusé,  puis reprit un peu plus calme:

-Il n'empêche que vous devez vraiment être suicidaire pour venir me voir de votre plein gré, et surtout de rester là malgré... Et bien, malgré moi. Vous êtes plus courageux que ce que vous en avez l'air en fait...

La surveillante déglutit, et prit une courte inspiration apres ce petit discours qui s'apparentait à une sorte de... de compliment, moui, c'était ressemblant.
A cette idée, elle esquissa un petit sourire, et jeta un regard amusé au Professeur, les compliments... C'était rare de sa part! Il fallait les mériter, et de son point de vue, lui l'avait largement mérité. Et elle reprit en changeant de complètement  de sujet:

-Cette amie a qui vous envoyiez des lettres, c'était cette Aidrian?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Mer 29 Oct - 13:39


Une année de plus

Le sourire de Ludovic se fit plus sincère en entendant la réaction de la jeune femme. Surréaliste, c'était le mot. Les détails l'étaient encore plus. Il n'avait pas espéré qu'elle réagirait autrement, après tout ce n'était pas le but. Qu'elle le croit ou non, sa petite histoire avait au moins eut le mérite de faire passer le temps et c'était bien tout ce qu'on demandait aux souvenirs de voyages. Il fit tourner son verre vide et crasseux sur le comptoir, le gardant en équilibre sur une arrête. Oswin le traita une nouvelle fois de suicidaire, cela faisait au moins trois fois qu'il entendait ce mot depuis la rentrée. Il n'avait pas eut l'occasion de compter avant cela, trop vite submergé. Quand au courage... et bien peut-être.

— Je le prends comme un compliment, répondit-il lorsqu'elle eut terminé.

Il n'allait pas faire autrement, des descriptions de ce genre lui avaient toujours fait plaisir. Il immobilisa son verre en entendant la dernière question d'Oswin. C'était pour ça qu'elle lui avait dit qu'il était suicidaire et courageux. Pour l'amadouer. Il regarda les grains de café sur la surface transparent de ce qu'il tenait dans les mains et se remit lentement à le faire tourner.

— Je suis donc si prévisible ? demanda-t-il avec un ton qui se voulait moqueur.

Il pencha la tête, comme s'il trouvait le reste de vinaigre au fond du verre particulièrement digne d’intérêt. Il réfléchissait à ce qu'il pouvait lui dire. Il avait été trop bavard dans les cachots, surpris de s'être retrouvé dans une situation dont il avait perdu l'habitude. S'il avait sut tenir sa langue elle n'aurait pas fait le rapprochement et puis il y avait le prénom aussi, il n'aimait pas l'entendre venant de la surveillante, peut-être parce qu'il ne la trouvait pas digne de le dire ou toute autre absurdité du genre. Il poussa un fin soupir et répondit plus sérieusement sans prendre la peine de tourner la tête.

— Oui, c'était elle. J'avais promis de lui écrire après avoir quitté l'école. Elle voulait que je lui raconte tout, avec "tous les détails". Il eut une légère grimace en prononçant ces trois mots, mais ça ne dura pas. J'ai fini par arrêter. Il avala la dernière goutte de vinaigre au fond de son verre. Pourquoi ça vous intéresse ? conclu-t-il en regardant sa voisine.

Il ne pouvait pas vraiment en dire plus, elle n'en avait pas demandé d'avantage. Il sentait qu'il ne tiendrait plus très longtemps à sa place, pris d'un soudain besoin de marcher. C'était normal qu'il n'ait pas envie d'en dire plus, c'était sa meilleure amie, il n'allait pas jeter sa vie en pâture à cette surveillante peu fréquentable. Après tout, si son histoire était la bonne, il avait quand même prit le risque de perdre la vie pour tenir une promesse, s'il n'avait pas eut l'instinct protecteur cela aurait dépassé les limites de la logique.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Jeu 30 Oct - 1:53



Linda Oswin


Le prendre comme un compliment?
Oui, il pouvait, s'en était un.
Beaucoup de gens étaient suicidaires ou idiots, mais dans le fond, les "vrais" courageux ne tombaient rarement chez les Gryffondors, chez qui le courage concernait tout et n'importe quoi, non. Pas du point de vue de Linda en tout cas. Car pour elle, c'était plus toutes ces... petites choses, surtout avec soit-même, que se trouvait le "vrai" courage.
Et venir lui parler alors qu'elle venait d'écraser royalement trois hommes loin d'être aussi fin que lui... Oui, ça, ça pouvait s'apparenter à du courage.

Un léger sourire en coin se dessina sur les lèvres de la jeune femme, observant son voisin du coin de l'oeil.
Il faisait machinalement tourner sa tasse en la tenant légèrement par le bord, ainsi, elle créait un son faible mais aigu qui était particulièrement stressant, un peu comme... Comme le tic tac d'une horloge, constant, si bas, mais répétitif.
Alors lorsqu'il arrêta, ne serait-ce que quelques secondes, son petit manège, l'Auror le remarqua immédiatement, et eut un léger rire intérieur face à cette réaction.
Tiens, elle avait touché un point sensible. Encore.
A croire qu'elle était douée pour appuyer là ou ça faisait mal.
Alors soit cette Aidrian était accompagnée de souvenirs douloureux, ou alors, il était simplement très réticent à l'idée de lui en parler.

-Prévisible, je ne sais pas, mais vous laissez entendre beaucoup plus que vous en dites.

La jeune femme eut un rictus, tapotant machinalement le bois de la table du bout de ses doigts.

-Tout comme moi donc.

Après tout, il l'avait dit lui même il y avait de cela quelques jours, dans sa chambre. Il en savait peu, mais il en avait déduit beaucoup. Et bien, elle aussi.
Suite au déjeuner, elle s'était un peu renseigner sur cette femme, mais aussi sur ce "Jon Lakenstridge", et pour être franc, elle n'eut aucuns mal à trouver des ... informations, sur lui. Apparemment, il était tout sauf calme, à toujours se faire remarquer, travaillant ici depuis plusieurs années, donc il lui a été simple de savoir qui il était sans pour autant le voir une seule fois.
Pour la fille, par contre, elle avait eut un peu plus de mal. On disait d'elle que c'était une prof assez calme, réservée, qui menait ses cours plutôt bien... Et évidemment, elle ne travaillait que depuis cette année donc niveau rumeurs, on en était loin. Sauf qu'on dit plus ça lorsqu'on connait toutes les rumeurs qui circulent à propos de Ludovic...
Mais malgré toutes ses connaissances et toutes ses informations, tout ses moyens, elle qui était bien Auror en réalité, elle n0avait pas cherché plus loin. Il avait droit à une vie privée, comme eux tous, alors elle ne voulait pas lui enlever ce droit.

En repensant à cela, son regard dériva lentement vers le bras gauche de son voisin, si lentement que Linda ne se rendit elle-même pas tout de suite compte d'observer ce membre avec attention, bien que toujours du coin de l'oeil.
Au final, elle ne savait toujours pas si la tatouage qu'elle avait aperçu était bien celui que portait habituellement les Mangemorts, et elle aurait mieux dut se bouger pour le découvrir.
Elle ne pensait pas réellement qu'il puisse vraiment être l'un des leurs, il était beaucoup trop... Lui pour pouvoir en faire partie! Mais aucune supposition n'était à écarter tant qu'elle n'avait pas les preuves qui prouvaient le contraire, et ça, Oswin le savait parfaitement.

La surveillante écouta donc le Professeur parler de son amie alors qu'elle se frottait les yeux en soupirant, songeant sérieusement qu'elle devait vite s'en aller, non pas pour fuir Ludovic, mais pour rentrer chez elle, dans "sa" chambre, juste pour être sûre de ne pas blesser quelqu'un d'autre de plus dans la journée.
Elle eut un léger sourire aux lèvres lorsqu'il lui demanda pourquoi cela l'intéressait...
Pourquoi? Oh! Mais voyons!

-Curiosité féminine j'imagine, ou un truc du genre si cela peut vous convenir.

Elle leva ensuite ses yeux pour les planter, comme à son habitude, dans le regard de Descremps.

-Mais dîtes moi, vous aviez... Plus qu'une amitié envers elle, je me trompe?

Linda avait posé cette dernière question le sourire aux lèvres, se doutant que son interlocuteur ne réagirait certainement pas docilement à sa question, mais partirait sans aucuns doutes d'un pas rapide, ou au mieux, il lui répondrait vaguement avant de s'excuser, puis de partir...
Après tout, c'était un peu sa façon à lui de terminer une discussion, partir purement et simplement sans même un "au revoir".

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Jeu 30 Oct - 5:01


Une année de plus

Encore des questions personnelles, en même temps il l'avait cherché. Ludovic se retint de justesse de lever les yeux au ciel. A la place il retourna son verre et l'abandonna à l'envers sur le comptoir. Il eut un mouvement en arrière, reprit sa place. Dire qu'il ne savait pas sur quel pied danser aurait été bien en-dessous de la vérité. Il tourna la tête, l'air de chercher quelque chose et réalisa soudain qu'il n'avait pas répondu. C'était quoi la question déjà ? Mieux valait ne pas le demander à voix haute. Il activa sa mémoire courte une minute jusqu'à être à peu près sûr de lui.

— Non, enfin... C'était... comme une sœur on va dire. Il jeta un nouveau coup d'oeil aux alentours et se figea soudain, fronçant un sourcil. C'est quoi ça ?

Il venait de remarquer un homme un peu tremblotant qui leur jetait des regards appuyés. A sa dégaine il n'était pas très difficile à deviner qu'il avait aussi peu de raisons de se trouver dans un bar que lui... enfin que le Ludovic actuel - parce qu'en soit il ne devait pas y avoir un seul tabouret de pub où il ne s'était pas assis dans ce village. Le professeur de sortilèges lui lança un regard noir, ce type ne lui inspirait pas confiance. Il attendit que l'inconnu baisse les yeux et prit une inspiration.

— Je vais vous laisser, il piaffa un peu sur place et regarda la jeune femme dans les yeux. C'était... Pas mal je crois. Assez... Il se creusa la tête quelques minutes, indescriptible. On essayera de faire mieux la prochaine fois.

Il se tut, ne sachant pas quoi ajouter de plus. Une fois encore la rencontre avait eut un petit côté spectaculaire et chaotique, mais ça c'était mieux passé qu'il ne l'avait espéré. Il n'était pas certain qu'ils se retrouvent à discuter une nouvelle fois. C'était même assez peu probable, du moins pour lui. Enfin, ce serait au hasard de décider, mais il ne ferait rien pour l'aider. Il fit un pas sur le côté et s'arrêta.

— Avant que j'oublie... Il sortit une petite boite de sa poche et la posa à côté de la surveillante. Joyeux anniversaire. Il recula de quelques mètres en direction de la porte, avant de faire demi-tour. M'en voulez pas, j'ai pas pu résister.

Il lui adressa un dernier sourire et un salut de la tête avant de mettre les mains dans les poches, le regard brièvement attiré par l'inconnu du comptoir. Il fit demi-tour et quitta l'auberge sans se retourner, comme à son habitude. Pourquoi l'aurait-il fait ? Il avait terminé tout ce qu'il avait a faire et on ne voyage pas en marche arrière.




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Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?   Ven 7 Nov - 21:38



Linda Oswin


Le Professeur tiqua apparemment sur la question de Linda, se balançant légèrement comme hésitant, ou réfléchissant à quelque chose qui semblait bien lointain. Il s'arrêta de jouer avec son verre un moment, avant de tourner son regard vers la surveillante, regard qui n'avait apparemment pas remarqué qu'elle venait de lui poser une question.
Aidrian? Coup de coeur? Oui? Non?
En tout cas, cela sembla lui revenir puisqu'il répondit finalement à la française après une courte pause.
"Une soeur", lui répondit Ludovic...
La réponse facile, un frère, une soeur... Etait-ce seulement vrai? Savait-il au moins ce que l'on ressentait avec un frère ou bien même une soeur?
Linda déglutit difficilement, puis se frotta vivement les yeux pour éviter une remarque acerbe de s'échapper. Elle croyait difficilement que le terme soit le bon, que pouvait-il y savoir? Hein?
Heureusement pour lui, et sûrement pour elle, Descremps changea de sujet, plus ou moins volontairement en fixant alors un homme au comptoir, qui semblait aussi apeuré qu'un lapin en cage. Pour tout dire, Oswin n'en savait pas grand chose: qui était cet homme? Un trouillard, un membre du ministère, un mangemort... Qui que ce soit, ce n'était pas le bon jour, aujourd'hui, il s'agissait bel et bien de son jour de congé.
Tant pis pour les suicidaires qui voulaient encore se jeter sous-elle.
La Française haussa les épaules avant d'observer sa tasse, puis le Professeur à ses côtés la rappela à l'ordre en lui parlant à nouveau, cette fois pour annoncer son départ.

Tiens, il prévenait désormais? Bien, il s'améliorait le bougre.

Cependant, la manière dont il décrivit la rencontre convint assez bien à Linda qui acquiesça lentement, un discret sourire aux lèvres.
Indescriptible, il n'y avait pas que cette rencontre qui l'était, leur relation toute entière devait bien l'être, et encore, c'était peu dire!
Par contre, dire qu'ils essaieraient de faire mieux, là, ce n'était pas de l'avis de la jeune femme. Cela avait été un moment plutôt calme, agréable en définitive, pour une fois. Alors essayer de faire mieux, vu leurs antécédents à deux, cela allait être plutôt difficile.
L'enseignant se leva alors, faisant un pas sur le côté avant de se retourner comme s'il avait oublié quelque chose.
Quelque chose qui surprendrait la jeune femme.
Il déposa alors une petite boîte aux côtés d'Oswin, et elle fronça les sourcils avant de lever un regard interrogateur sur Ludovic, la bouche légèrement entrouverte comme si elle s'apprêtait à poser une question, mais qu'elle ne trouvait pas les mots pour s'exprimer clairement.
Ou voulait-il en venir? Une boîte?
Puis vint finalement cette fameuse phrase, elle s'y était attendu, mais pas à ce moment même, et surtout pas de cette façon.
Il était... sérieux?
Le regard de la jeune femme se teinta doucement d'amusement, alors que sa bouche esquissait un discret sourire à la vue de celui de l'enseignant, puis il se retourna comme à son habitude, sans un mot.
Oswin le regarda s'éloigner, les mains dans les poches, d'un pas aussi léger que d'habitude, songeant franchement qu'elle devrait lui rendre la pareille un jour.
Le surprendre au même point, voir plus si possible... Enfin, c'était encore à voir.
Elle laissa échapper un soupir amusé, ressemblant d'ailleurs un peu à un rire, il ne pouvait pas s'en empêcher hein? Pas surprenant en fait, il aurait sûrement fait n'importe quoi pour se faire remarquer, alors quoi de mieux que cela, un "cadeau"?
La surveillante se saisit enfin de la fameuse boîte, jouant un instant avec avant de se décider à l'ouvrir pour découvrir une légère chaîne en argent, plutôt fine, en parfait état même si la gourmette qui pendait à son bout était polie par les dizaines de mains qui l'avaient polie, rendant l'écriture presque illisible.
Un sourire un peu triste apparut lentement sur le visage de la française alors qu'elle sortait l'objet de la petite boîte, à vrai dire, elle la connaissait bien, cette chaîne. C'était celle que sa mère lui avait offert, à elle et à son frère, une chacun, quasiment identiques, jusqu'à maintenant, la gourmette avait toujours été brisée, et protégée d'un sort instauré par ses parents, Oswin n'avait jamais réussit à la reconstituer.
Et si elle le désirait autant, c'était pour une bonne raison. Enfant, sa mère lui avait expliqué que la petite gourmette conservait un trésor très important qu'elle ne pourrait découvrir que lorsqu'elle obtiendrait enfin sa baguette, un trésor qu'elle pourrait ainsi toujours garder sur elle, et aujourd'hui, elle pouvait enfin savoir de quoi il était question.

Ayant totalement oublié le monde autour d'elle, la jeune femme sortit sa baguette avec hâte, puis après une rapide hésitation, elle posa le bout sur la gourmette récemment réparée par Ludovic, et elle émit un clic sonore avant de s'ouvrir pour révéler un petit bout de papier plier d’innombrables fois. Linda prit une grande inspiration, bien que tremblante, elle déplia le "trésor" avec excitation avant de porter sa main à sa bouche sous la surprise, de discrètes larmes perlant à ses yeux.
C'était tout simplement...
Oui, exactement....

Une photo des Owsin, à quatre, tous le sourire aux lèvres, et au dos, de simples mots, et trois signatures:
"On restera toujours avec toi
Maman et Papa (et ton frère préféré~) "


Le meilleur cadeau d'anniversaire...!

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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
Linda Oswin
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[Flash-back] Une année de plus... Oui, et qu'est-ce que ça change?
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