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 [Flash-back] Poil de furet

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Gallions : 3567
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MessageSujet: [Flash-back] Poil de furet   Mer 22 Oct - 1:25


Poil de furet

Pestiférant pareil à une bouilloire oubliée sur le feu, le professeur de Sortilèges traversait les couloirs, accompagné d'un jeune garçon maigrichon et déjà bien grand pour son âge. Il n'était pas accompagné au sens propre, accompagné, cela veut dire que quelqu'un marche ou va à vos côtés. Disons plutôt que l'homme trimbalait son élève à sa suite, le tenant fermement par l'uniforme et l'épaule, l'entrainant dans les virages sans s'assurer qu'il le suivait.

— Qu'est-ce que vous faites là je me le demande,
grogna l'adulte entre autre paroles.

Il s'arrêta devant une salle de classe, secouant sa pauvre victime comme un paquet de linge sale, et frappa à la porte des coups sonores et sans aucune patience. Après quelques minutes d'attente, un grand homme à la barbe grisâtre et aux lunettes en demi-lune passa la tête dans le couloir, l'air empli de curiosité, ayant l'air d'un passant attiré par un bruit étrange.

— Oui ? fit-il d'un ton doux.

— Ah, Albus ! Vous avez des premières années en ce moment n'est-ce pas ? J'aimerais vous confier ce jeune homme si vous le voulez bien. Cela fait au moins cinq fois qu'il sèche mon cours depuis le début du mois et j'en ai assez de l'entendre répéter la même excuse pathétique.

L'enfant leva les yeux au ciel et poussa un soupir, écopant d'une secousse de la part du professeur exaspéré.

— Même pas un an qu'il est là et c'est toujours la même chose, "je m’ennuie, je m’ennuie" imita l'adulte sans grand succès. Alors je me suis dis que Môsieur devrait aller dans un cours de son niveau et que Môsieur pourrait y copier les quatre cents lignes qu'il me doit depuis Septembre.

Le garçon lança un regard blasé au professeur à la barbe grise qui eut l'air très amusé. Il adressa un sourire au prisonnier avant de hocher la tête et d'ouvrir en grand la porte de sa salle de classe pour laisser passer l'étrange duo. Le professeur de Sortilèges prit tout juste la peine de prononcer un "merci" et s'engouffra dans la pièce, embarquant l'épaule de son élève avec lui. Il marqua un arrêt sur le seuil et jeta un coup d’œil aux tables d'écoles alignées devant le tableau. Toutes semblaient déjà prises par de jeunes écoliers intrigués portant les couleurs jaune d'un côté et rouge de l'autre. Il trouva une place vide dans la troisième rangée et s'y rendit à pas de géant. Lorsqu'il arriva à bonne hauteur, il fit s'asseoir son punis d'un mouvement violent, manquant de décaler le bureau de quelques centimètres. Sa victime lâchée, l'homme plongea la main dans un sac d'écolier qu'il portait à l'épaule. Il en sortit une épaisse liasse de parchemins vierges, une plume et une fiole d'encre miraculeusement intacte. Ayant posé le tout devant son élève, il abandonna le sac au pied de la table et mit la main sur la tête brune du garçon afin de lui pencher la tête vers les feuilles.

— Maintenant, quatre cents lignes, murmura-t-il assez fort pour que tout le monde l'entende. "Je ne dois pas manquer les cours de mes très chers enseignants ni faire preuve d'irrespect à leur égard, il m'apportent connaissances et méthodes et je dois leur en être reconnaissant pour cela." Appliquez-vous je compterais et si vous écrivez mal, que vous oubliez une virgule ou que vous faites une faute aussi petite soit-elle, je vous ferait tout recommencer. Pour le double cette fois. C'est compris ? Et si jamais il vous reste de la place, n'hésitez pas à la remplir.

L'enfant ne répondit pas. Le professeur relâcha la pression sur sa tête et fit volte-face pour quitter la classe. Il lança un nouveau merci à son collègue grisonnant et claqua la porte d'une façon qui fit trembler les vitres. Le sorcier barbu retourna lentement jusqu'au tableau, comme si rien ne s'était jamais passé et reprit son cours une fois arrivé et certain qu'un minimum d'attention était revenue sur lui.

Vautré dans sa chaise devant son tas de feuilles, Ludovic ramassa mollement sa plume d'oie et poussa un soupir.




___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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Dernière édition par Ludovic Descremps le Lun 3 Nov - 13:08, édité 2 fois
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Gallions : 1174
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Mer 22 Oct - 12:31


Ainsi donc, c'était cela qui le gênait...
Une simple erreur de prononciation... En même temps, quand on voyait la tête de la pauvre souris -la sienne en plus!- qui avait finis transformée en tasse ébréchée.
Un petit problème certes, mais cette erreur taraudait le garçon qui tentait de trsanformer toutes ses affaires en tasse, dans l'espoir de réussir a en faire une correcte.
Ainsi donc, il n'écoutait que d'une oreille ce que le professeur de Métamorphose leur expliquait. C'était pourtant une matière qu'il appréciait, tellement différent de tout ce qu'il avait pût connaitre jusqu'à présent!  Depuis un peu plus d'un mois, il avait quitté sa vie de "Moldu" comme ils disaient ici, et il avait découvert tout ce qui était possible et imaginable de faire dans le monde des sorciers! Certains disaient même que tout n'avait pas été inventé, et le petit Jon s'imaginait déjà en tenant la découverte du siècle entre ses mains. Après tout, il avait de l'imagination, peu de confiance en lui, c'est vrai, mais ça, ça allait venir. Il n'était pas inquiet.

Le jeune Poufsouffle fouilla dans son sac, a la recherche d'un quelconque objet qui ne ressemblait pas encore a une tasse plus ou moins tordue, et finis par trouver un mouchoir en tissus.
S'il le roulait, ça devait pouvait le faire...
Lentement, Lakenstridge commença le mouvement de sa baguette, et alors qu'il allait de nouveau murmurer la formule, quelqu'un toqua à la porte de la salle de métamorphose.
Tous les bavardages se turent, -il n'y en avait pas tellement, mais mine de rien, leur absence se faisait ressentir- et tous les regards se tournèrent vers la porte puis vers le Professeur Dumbledore qui s'avança pour ouvrir cette massive... chose de chêne -en arrivant à Poudlard, le pauvre "sang-de-bourbe" avait découvert le réel sens du mot "démesure"-.
Il s'en suivit une rapide discussion que tous les élèves de Poufsouffle et Gryffondor essayèrent d'entendre, mais ils étaient bien trop loin.
Lorsque le fameux enseignant de sortilèges rentra dans la pièce, un "grand" au bras, le petit Jon sentit un frisson le parcourir, et il détourna instinctivement le regard, fixant d'un air un peu ballot les trois tasses tantôt minuscules, tantôt cabossées ou diformes qui ornaient son bureau.
Ouais... Après réflexion, ça faisait un peu idiot.

Alors que l'élève s'apprêta à ranger unes à unes les tasses dans son sac, le Professeur de sortilèges s'avança vers lui d'un pas pressant et menaçant, ce qui surpris immédiatement le pauvre innocent qui fut pris d'une panique soudaine, mais il se trouva que cette masse impressionante et bouillonnante de rage voulait "juste" assoir son élève, évidemment, à côté de lui...
Le "vieux" commença à dicter la punition au "grand" -bah oui, un petit première année comme lui ne pouvait pas penser autre chose de quelqu'un comme le... le Serdaigle au vu de ses couleurs-: quatre cent lignes!
Mais qu'avait-il donc fait pour mériter cette punition? Il avait fais exploser un bureau? Ou tous les bureaux d'une salle plutôt?

La sorte de chose furibonde et rouge de colère sortit bruyamment de la salle, qui replongea lentement dans un silence à peu près appréciable avant que les bavardages reprennent, la plupart tournant autour de cet élève rétrogradé en classe inférieure pour copier des lignes.
Jon de son côté, tentant tant bien que mal de ne pas dévisager le nouveau venu, et de ranger avec une hâte maladroite toutes les tasses qui risquaient probablement de se casser s'il continuait à être aussi non-habile.
Habituellement, il avait plus d'assurance... Chez lui, dans sa maison, avec Sandra et la petite Jenny... Avec Tom Higton, et Samuel Falls...
Mais ici, tout était différent, et il avait l'impression de devenir un petit empoté idiot qui l'énervait quelques fois...

Une fois toutes ses expériences rangées, Jon se remit à écouter Albus Dumbledore, le professeur de Métamorphose, mais c'était sans compter sur le punis à sa droite qui soupira en se saisissant de sa plume.
Curieux, le Moldu de naissance l'observa quelques secondes du coin de l'oeil; il ne semblait pas très heureux d'être là, normal, et n'avait apparemment pas hâte de commencer ces fameuses quatre cent lignes.
Aaah... La curiosité...
Cette fameuse curiosité, car ce fut grace a cette dite curiosité que la vie de Jon fut bouleversée par ce... par ce "grand".

Le Poufsouffle sembla alors se rendre compte qu'il dévisageait presque le collé... Un collé! Un rebelle! Un... Un méchant!
S'il voulait bien commencer son année et que sa mère soit fière de lui, il ne fallait pas qu'il détruise toutes ses chances en commençant à cotoyer des rebelles de la société de Poudlard!
Détournant le regard, le jeune sorcier commença à rougir, comme s'il venait d'observer un spectacle interdit, honteux d'avoir cédé à la curiosité, il s'appuya sur son bras droit pour ériger une "séparation" entre lui et le "grand" -pour plus de sécurité...-.
Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses couleurs habituelles, et quelques autres pour se re-concentrer sur le cours.
Cependant, au second soupir insistant du Serdaigle, Jon se maudit, et particulièrement son altruisme, et se tourna entièrement vers lui et en prenant une grande inspiration, il lui demanda sur un ton assez bas pour ne pas se faire entendre:

-Ca ira?

Génial... Nan, vraiment, génial pour commencer une discussion!
Le Poufsouffle, presque gêné de cette tentative bancale, se racla la gorge et commença à jouer machinalement avec ses mains -oui, il n'avait pas encore cette habitude qu'il avait à présent-.

-Heu... Quatre cent lignes c'est... c'est pas mal. Enfin bon... il faut dire qu'avec ce Professeur, c'est pas si surprenant en fait.

Nouvelle pause: ok, décidement, s'il voulait sociabiliser, c'était mal partit!

-Je peux savoir comment t'as réussis à avoir tout ça? On n'entendais pas d'ici ce que vous vous disiez...



Ps: tu me diras par Cb si tu veux que j'ajoute des trucs pour que t'aies plus de trucs auquels répondre ^^

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Gallions : 3567
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Mer 22 Oct - 15:20


Poil de furet

Armé d'une conviction digne d'une palourde, Ludovic attrapa son encrier d'une main et en dévissa tant bien que mal le bouchon du bout des doigts. Lorsque ce fut fait, après avoir manqué d'en renverser la moitié sur le bureau, il le reposa à sa place et regarda un instant les parchemins vierges. Dire qu'il n'avait pas envie de s'y mettre aurait été un doux euphémisme.

Il poussa un nouveau soupir puis, machinalement, trempa sa plume dans l'encrier, la plaça au-dessus du papier et pesa le pour et le contre avant de la poser contre la page blanche. Il traça un grand "I" majuscule et bien calligraphié et fit une pause pour contempler son travail et la beauté de son écriture soignée. Magnifique. Il descendit de quelques centimètres et traça un nouveau I, au moins aussi beau que le premier, puis encore quelques centimètres, la même lettre et ainsi de suite jusqu'à arriver au bas de sa page.

Lorsqu'il eut terminé, il contempla son œuvre et compta vingt et une lignes. Bon, c'était déjà ça. Il tourna sa feuille, pour voir si l'encre avait traversé, puis la tourna de nouveau pour attendre que les "I" sèchent. Pour passer le temps, il prit une seconde page et recommença à tracer ses majuscules, arrivant une nouvelle fois à vingt et un. Tout à coup, une petite voix timide le tira de sa punition. Il leva aussitôt la tête, découvrant qu'il avait un voisin.

C'était un Poufsouffle, une première année vu la classe où on l'avait largué. Ludovic avait toujours trouvé les Poufsouffle idiots et la maison du blaireau lui semblait d'avantage être celle des laissés pour compte, des inclassables du Choixpeau, qu'une véritable destination. Bah oui, les Serdaigles sont rarement modestes et celui-ci en tenait une bonne couche. Il fronça donc un sourcil et lui lança le même genre de regard outré qu'il aurait put avoir si on avait cherché à blesser sa fierté puis tourna la tête vers sa feuille en grognant.

— Je me souviens plus de ce qu'il a dit, marmonna-t-il avec un curieux accent. Il a parlé trop vite, j'ai pas compris.

Malgré ses gros progrès en anglais depuis son arrivé, Ludovic avait toujours un peu de mal à comprendre tout ce qu'on lui disait, surtout ce prof de Sortilège et ses tournures de phrases alambiquées. A l'oral, son accent français s'effaçait sur certains mots, mais restait bien présent sur la plupart et il parlait assez lentement, ayant un peu de mal à réunir son vocabulaire, conjuguer ses verbes et se souvenir d'inverser le sujet. Il fronça un peu plus les sourcils en essayant de se souvenir de ce qu'il devait écrire, mais le jeune première année recommença à lui parler. Le punit tourna aussitôt la tête vers son voisin, le trouvant, après tout, bien plus intéressant que le reste de son programme du jour.

— J'avais... une cent lignes à faire pour l'année dernière que j'ai pas fini. Et puis... deux cents pour quand j'ai pas... été en cours après la rentrée. Et puis les dernières c'est peut-être pour... arrondir.

Il regarda ses feuilles de I, regarda son voisin, changea sa plume de main et lui tendit la poigne pour serrer la sienne.

— Je m'appelle Ludovic, fit-il sans aucun soucis d'accent pour avoir assez souvent répétés ces quelques mots. Français.

Lorsqu'il eut fini de se présenter, il fit une grimace et pianota sur le bureau du bout des doigts, face aux débuts de phrases incomplètes. Il tira une nouvelle page, trempa sa plume dans l'encre, et s'appuya sur la table de tout son long pour commencer à dessiner avec un air appliqué.

— J'ai pas été en cours le mois dernier, ça aussi il n'avait aucun mal à le prononcer. Je m'ennuyais et j'aime pas ça.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Jeu 23 Oct - 12:34



Jon observa le grand commencer à copier sa punition, traçant de grands "I" bien calligraphiés avec soin, et une lenteur tenue sûrement dut à son enthousiasme. En même temps, ce n'était pas surprenant, alors il ne pouvait pas le blâmer pour cela.
Il répondit à sa question au bout d'un petit moment que le Poufsouffle ne vit pas passer, comme totalement absorbé par les gestes gracieux qu'exerçaient la plume de son voisin. Et cette réponse fit froncer les sourcils au jeune sorcier. Parlé trop vite? Il n'avait pas compris? D'accord, il s'emportait souvent le professeur de sortilèges, mais il restait le plus souvent totalement compréhensible.
Mais l'accent prononcé du jeune homme répondit presque à la question silencieuse de Lakenstridge. Un bon accent, assez prononcé d'ailleurs, et qu'il n'avait jamais entendu autre part.

-Tu...

Il n'eut pas le temps de finir sa question alors que le Serdaigle lui expliquait la raison de ses quatre cent lignes. Si on aurait laissé Jon faire, il serait probablement bouche bée devant tant de... de refus? De rebellititude? De lignes tout simplement?
Quatre cent lignes...
Le petit sorcier se reconcentra sur sa propre plume et commença à jouer avec celle-ci, réfléchissant de son côté à la punition de son grand voisin.
Etait-il aussi paresseux que cela pour ne mas avoir fais ces cent lignes pendant les vacances? Il avait eut le temps... Et puis, pourquoi rater les cours du début d'année? Comment pouvait-il savoir d'avance qu'il allait s'ennuyer, hein?
Le premiere année lui trouvait des fautes de plus, notamment pour se convaincre de le laisser tranquille et de ne plus s'occuper de lui, il avait était punis...
S'il le gênait il ne ferait que lui donner de moins en moins de temps,  s'îl ne finissait pas a temps... Qui sait? Des lignes en plus... Oui sûrement!
Alors il se devait de le laisser tranquille!
Jon lâcha un soupir, puis ressortit son mouchoir en tissus qui n'avait pas encore été transformé en une tasse de plus, et il le posa sur sa table. Une grande inspiration... Puis il commença a faire le geste habituel de sa baguette, le poignet souple, l'esprit clair et concentré...
Mais cette fois encore, il ne pût finir son sort, son nouveau voisin temporaire se présentant a lui en lui tendant la main. Le première année hésita quelques instants, avant de déposer se baguette sur le bord de sa table et de saisir la main de "Ludovic". Un petit geste, mais juste ça ouvrait la porte a la discussion, et encourageait Jon a s'ouvrir, alors que lui même se voulait de ne pas ignorer le français.

-Jon, Jon Lakenstridge.

Il adressa un sourire franc au Serdaigle, un sourire qui bien vite deviendrai une habitude. Il avait remarqué l'aisance avec laquelle le grand avait prononcé cette phrase, oh oui, il devait l'avoir prononcé depuis son arrivée en Angleterre. Jon se passa une main dans les cheveux avant de continuer sur un ton toujours légèrement hésitant, même si l'idée qu'il soit français l'avait quelque peu titiller.

-Français hein? C'est beau la France ? Je connais pleins de gens qui rêveraient d'y aller... J'ai entendu aussi plein de fois que on mange super bien la bas, c'est vrai? T'as déjà vu la Tour Eiffel? Il parait qu'elle est géante et super impressionnante!

Son regard se perdit dans le vague, un discret sourire aux lèvres en se rappelant tout ce que sa mère lui avait conté sur ce pays magnifique...

-Il y a aussi les mousquetaires...!

Son sourire s'affirma alors que dans ses yeux naquit une petite lueur amusée: combien de fois avait-il rêvé de devenir un mousquetaire comme Alexandre Dumas savait si bien les décrire? La cape au vent, l'épée tendue au ciel, et l'honneur inébranlable.
Jon posa les coudes sur la table, et croisa les bras avant d'y poser la tête, se souvenant encore un peu desheures et des heures de rôle jeux qu'il faisait avec ses voisins. A chaque fois, il avait la chance de jouer D'Artagnan, sûrement car il était le chef de la bande et décidait des rôles ... Sandra jouait évidemment la jeune femme dont il tombait amoureux, enfin non, dont le beau et jeune D'Artagnan tombait amoureux. Et jusqu'à présent, jamais il n'avait réussit a lui extorquer un "bisou", malgré sa promesse de la faire succomber un jour, il savait cette idée désormais impossible vu sa nouvelle vie.
Il avait tout changé, il était trop tard pour faire marche arrière, et même si tout ce qu'il apprenait ici était passionnant, il restait qu'il regrettait sa mère et ses amis" moldus"...  
Ludovic finit alors sa possible explication des quatre cent lignes, sous le regard amusé du jeune Poufsouffle. Malgré le professeur quelque peu... Insupportable, Lakenstridge appreciait cette matière qu'il découvrait au fur et a mesure, a chaque fois pleins d'excitation.

-Il faut juste trouver un moyen de les rendre plus divertissants de ton point de vue alors. Un ami, une astuce... Ou trouver une raison pour te motiver, ça aussi ça peut le faire.

Un conseil plein de naïveté de son point de vue, mais qui pouvait se voir de nombreuses façons différentes selon comment on l'entendait.
Et il était certain que Ludovic l'entendrait comme il le désirait.
La propre raison de Jon était simplement de découvrir le monde des sorciers qui le passionnait, après tout, tous ses rêves devenaient réalité ici, mais aussi de rendre fière sa mère, d'avoir pleins de choses a lui raconter lorsqu'il rentrerait, juste pour passer un peu de temps en plus avec elle. Elle qui était si occupée... quelqu'un devait bien penser a elle? Non?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Jeu 23 Oct - 14:20


Poil de furet

Plié en deux sur sa belle feuille blanche comme s'il ne voulait pas qu'on regarde ce qu'il faisait, Ludovic traçait des cercles et des traits, liait l'encre en bâtonnets, jouait avec le côté large et le plus pointu du bout de sa plume, testant les milles et une manières de transformer l'opaque encre noire destinée à sa punition en une suite de gribouillages artistiques.

— Tu aime les mousquetaires ? demanda-t-il, sans lever le nez de son occupation, un petit moment après que son voisin ait fini de parler.

Distrait, il dessina un petit chapeau orné d'une plume dans un coin et le ratura tout à coup, trouvant qu'il s'éloignait de son dessin. Il fit encore quelques zigzag dans un petit crissement désagréable, accentua deux ou trois traits et leva légèrement la tête pour prendre du recul. Il attrapa un sachet de sable qui trainait sur le bureau et en versa une bonne moitié sur l'encre pour la faire sécher, bougeant si vite qu'il masqua entièrement son croquis en moins d'une minute.

— La France c'est beau, oui, fit-il en soufflant sur sa feuille, rependant tout le sable sur la jeune sorcière qui se trouvait devant lui.

Elle se retourna aussitôt, les reproches sur le bout de la langue, mais le Serdaigle lui décocha un intimidant regard noir en pliant sa feuille qui la fit se résigner. Sans prendre la peine de s'excuser, il rangea son dessin dans sa poche, sa plume abandonnée au coin de la table.

— La Tour Eiffel j'ai vu, oui. Tous les jours. Je suis né à Paris et je... la voyait quand... en allant à l'école. Je suis monté tout haut dessus aussi. Là où tu vois tout Paris, c'était joli et très... haut.

Il regarda ses pages de punition et poussa un soupir. Ce qu'il devait écrire ne lui était toujours pas revenu. En temps normal, c'était Aidrian qui lui répétait ce qu'il n'avait pas compris sur le coup, assez lentement et en articulant bien jusqu'à ce qu'il ait réussi à le lui répéter à son tour sans se tromper. Il n'aimait pas beaucoup quand elle faisait cela, il avait l'impression d'être un idiot à qui il faut expliquer les choses cent fois pour qu'il en saisisse la moitié, mais il aimait bien la jeune Serdaigle. Elle avait une belle voix, alors il l'écoutait sans trop grommeler.

— A Paris il y a plein de gens tout le temps qui dessinent. Je veux faire pareil quand je serais grand. C'est beau ce qu'ils font, moi c'est toujours moche.

Il croisa les bras sur le bureau et posa la tête dessus de façon à regarder son voisin sans trop avoir à lever les yeux, l'air à mi-chemin entre le provocateur et le curieux.

— Les mousquetaires j'aime pas trop. Je l'ai lu, mais c'est ennuyeux. Je trouve tout ennuyeux et en même temps tout passionnant. C'est pour ça que je m’ennuie. Tu comprends ?

Ses yeux se perdirent dans le vague tandis qu'il repensait au jour où il s'était trouvé face à la Manche pour la première fois, ses valises bouclées, son chat dans les bras, à contempler sous la bruine la mer brumeuse et la silhouette diffuse de l'Angleterre qui lui faisait l'effet d'un monstre antique attendant de l'avaler. Il cligna des paupières et soupira.

— Il y a plein de choses à voir partout. Plein de livres à lire et de trucs à vivre. Je suis Français mais j'ai vu pas beaucoup de villes qu'étaient pas Paris. Je voudrais faire le tour de la France pour voir comment c'est et le tour d'Angleterre aussi parce que c'est un beau pays. Quand j'ouvre un livre je sais que j'ouvre pas les autres et ça me stress alors je les ouvre tous, j'en lis aucun, je recommence et je regarde dehors parce que c'est beau.

Il sembla tout à coup revenir à lui et reprit son regard espiègle.

— La-ken-stri-dge, répéta-t-il ayant l'air de savourer ce nom. La-ken-stri-dge. Je sais pas pourquoi je te dis ça, tu dois être un gars sympa.

Il se redressa tout à coup et s'étira les bras pareil à un pacha dans son palais. Il les laissa retomber, un sur le dossier de sa chaise, l'autre sur le bureau, dans une position des plus vautrées, faisant face au Poufsouffle.

— Je m'ennuis, conclut-il. Si on s'amusait ?




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Jeu 23 Oct - 18:10





Ludovic se mit a gribouiller sur sa feuille, oui parce dessiner était un bien trop gros mot pour ce ramassis de signes et de symboles qu'il était en train de faire sur cette pauvre feuille maltraitée.
Lorsque le français demanda au Poufsouffle s'il aimait les mousquetaires, un large sourire se dessina sur les lèvres de ce dernier.
Dire qu'il "aimait" cela... Certains diraient que c'etait insuffisant pour décrire l'excitation qu'ils lui inspiraiainsi, j'immais lui qualifiait plus cet ordre d'un "souvenir d'enfance", qui l'avait bercé et qui aujourd'hui encore lui faisaient briller les yeux. Cela avait été l'un des premiers romans que sa mère lui avait lut, et il s'en souvenait encore.

-C'est... Un bon souvenir. répondit-il simplement, ses yeux reflétant tous les bons souvenirs que cela lui inspirait.

Il resta silencieux quelques secondes, fixant sa plume sur le rebord du bureau, ainsi que le Serdaigle qui étalait tout son sable ou presque sur la feuille avant de le souffler sur une Gryffondor dans le rang en face d'eux.
Le regard noir que lança Ludovic a la jeune première année rappela au petit sorcier qu'il devait bien avoir deux voir trois ans de plus que lui, et il se trouvait que ce " grand" était belle et bien a côté de lui,et semblait être entré dans ses faveurs.

-J'ai toujours admiré leur courage, leur unité, leur force et... Je ne sais pas si cela été réellement ainsi, mais j'ai toujours adoré leurs idéaux.

"Un pour tous, tous pour un!", il connaissait la devise en français a force de l'avoir entendu, et enfant, il s'était demandé plus d'une fois s'il existait vraiment une pareille relation...
Ludovic se mit ensuite a lui décrire la France, enfin, Paris, et le jeune Lakenstridge l'écouta avec attention, totalement captivé par ce que racontait le Serdaigle.
Jon avait toujours été un passionné, dans tout ce qu'il faisait, et il adorait en savoir toujours plus, découvrir de nouvelles choses et rêver d'autres qui ne seraient jamais réalité, alors qu'un "grand", un Français, qui semblait en avoir vu plus que lui et avoir énormément de choses a raconter, cela le passionnait totalement.
Jusqu'à ce qu'il en oublie même que c'était un "méchant".

-Ça a l'air génial... murmurra le première année sur un ton encore plus bas que celui de leur discussion.

Son voisin changea alors presque totalement de sujet, expliquant en quelque sorte la raison de son " dessin", presque découragé de son résultat.
Le jeune garçon haussa les épaules, les mains accompagnant son geste, alors qu'il levait les yeux au ciel:

-Je n'ai aucune idée de ce qu'ils peuvent bien dessiner, mais je suis presque sur que lorsqu'ils ont commencés, ils ne dessinaient pas mieux que toi. Et puis, franchement, est-ce que eux ont la chance d'être a Poudlard? D'être des... Des sorciers?

Un sourire amusé accompagna cette question: il n'avait jamais dit ca. En fait, après réflexion, c'était la première fois depuis la rentrée qu'il utilisait le mot "sorcier" a voix haute, sûrement parce qu'il n'y croyait pas trop lui-meme... Tout ça était tellement... Tellement incroyable!

D'abord sceptique lorsque le punis critiqua l'un de ses livres préféré, l'anglais hocha ensuite légèrement la tête, comprenant ce qu'il voulait dire.
Lui, lui n'avait pas ce problème. Il trouvait tout passionnant, point. Que ce soit la composition chimique du bois, comment devenir un astronaute en dix étapes, ou la réalisation d'un sort pour transformer quelque chose en tasse, il s'intéressait a tout tant qu'on y mettait les formes.
Le problème existenciel suivant du Serdaigle amusa clairement jeune sorcier, a qui le sourire s'agrandit jusqu'à découvrir légèrement les dent. Non, vraiment, ça existait ce genre de personnes?

-T'es pas un Serdaigle pour rien. dit alors le garçon sur un ton joyeux et léger.

C'était une bonne chose, enfin... Il le pensait... Non?

-T'auras qu'a le faire. Je veux dire... le tour de nos deux pays, une fois que t'auras finis tes etudes ici. Ça doit pas être bien compliqué pour un sorcier non? Deux-trois sorts et tu te retrouves a bornes du point de départ, et le reste, tu le fais a la "moldu"!

C'était impressionnant... Le ton léger du Poufsouffle, comme si tout était clair et simple... Il avait quelque chose de naïf, c'était certain, mais on sentait aussi clairement dans sa voix que Jon n'était pas idiot, et qu'il savait très bien que la vie n'était pas toute rose.
Il suffisait de repenser a son passé pour s'en rendre compte d'ailleurs.
Il esquissa un discret sourire en coin lorsque Ludovic avoua qu'il avait l'air d'un gars sympa, quelque peu surpris qu'il lui sorte cela ainsi.
Mais le Poufsouffle fut encore plus surpris lorsque son voisin déclara s'ennuyer, et lui proposer de " s'amuser". Décontenancé, il tenta de prononcer quelques mots mais aucuns sons ne sortis, puis il regarda autour de lui, comme s'il avait déjà fais quelque chose d'interdit et craignait de se faire prendre.
Il... Il n'était même pas dans sa propre classe! Il était punis et il voulait... Il voulait "s'amuser" !
Jon prit une grande inspiration, pour chasser ces craintes idiotes de son esprits, si ça se trouve, il ne voulait que... Faire un petit jeu? Bien innocent!

-Mais de quoi tu parles...?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Jeu 23 Oct - 19:44


Poil de furet

Ludovic grimaça en entendant son voisin parler de "moldu", mais ne fit pas de remarques. Avec sa chance, il avait dut tomber sur un sorcier pure souche qui n'aurait rien compris de ce qui lui faisait haïr ce mot et lui préférer des termes plus long ou compliqués comme "non-sorcier" ou "gens sans pouvoirs". C'est sûr, moldu était bien plus facile à retenir et employer au quotidien, mais cela sonnait tellement péjoratif qu'on ne l'entendrait jamais sortir de sa bouche. Il prit sur lui pour ne pas provoquer son cadet en duel et fit comme s'il n'avait rien entendu.

— S'amuser ! Tu sais, c'est l'opposé de s'ennuyer. Qu'est-ce que vous faites ici ?

Il tourna la tête sans attendre la réponse et examina les bureau, puis le tableau, pour déterminer tout seul le sujet du cours. Ce n'était pas des plus compliqués en même temps, des tasses trainaient par-ci par-là, le professeur occupé à articuler encore et encore les mêmes mots. La salle avait un petit air d'Alice au pays des Merveilles qui inspirait bien le jeune Serdaigle.

— Les tasses ! J'adore les tasses de thé. C'est comme ce gars... euh... Tu sais... Il n'arrivait pas à retrouver le mot anglais, il fit un petit geste en direction de sa tête - mimant un couvre-chef - avec un chapeau et un lapin.

Bon, ça n'était pas si grave. Ce n'était qu'un mot après tout et le sujet n'était pas là. Ludovic jeta un coup d’œil aux environs. La salle de Métamorphose était bien loin d'être la plus vide, le professeur Dumbledore aimait suspendre des centaines de choses aux murs et occuper les recoins avec des objets magiques incongrus et des coupes remplies de bonbon. Le jeune ébouriffé l'aimait bien. Malgré tout, il eut un peu de mal à trouver son bonheur. Il y avait tant de possibilité qu'il avait toujours du mal à choisir la meilleure et surtout, cette fois-ci, celle qu'il pourrait expliquer sans trop de difficulté à son voisin anglais.

— Tu aime les animaux ? Moi beaucoup. J'aime bien les... écureuils ? Non, c'est pas écureuils... tu sais... ça ressemble à...

Il poussa un soupir et leva les yeux au ciel. C'était frustrant de ne pas réussir à exprimer tout ce à quoi il pensait. Il resta pensif une seconde et attrapa une feuille et sa plume pour gribouiller rapidement un furet assez ressemblant. Il montra son dessin à son voisin avec un sourire triomphant. Il aurait dut y penser plus tôt, c'est fou comme il pouvait être lent parfois.

— Tu voudrais en voir un ?

Il n'attendit toujours pas la réponse et récupéra la page avec le petit dessin pour la froissa en formant une sorte de boule allongée. Il la posa soigneusement devant lui et sortit sa baguette de sa poche. Il fronça les sourcils, jeta un coup d'oeil aux environs pour vérifier qu'on ne le regardait pas et agita sa baguette en chuchotant une formule.

Assez rapidement, le papier froissé sembla devenir plus épais et une fourrure crème poussa à sa surface. Un museau pointu orné de deux petits yeux noirs apparu, truffe frémissante, et des petites pattes ne tardèrent pas à se poser sur le bureau. En moins d'une minute, un furet furetait parmi les parchemins vierges qui gisaient abandonnés. Ludovic eut un grand sourire et tourna la tête vers le Poufsouffle.

— Je t'apprends à le teindre en jaune ?




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Ven 24 Oct - 0:54




Oui... Il connaissait la définition de s'amuser, merci...
Mais... Ce gars était ... Sérieusement touché ! Non, vraiment, la maintenant? Il n'était même pas en cours, lui! Et puis, avec ses cinq... Non, quatre cent ligne, il ne semblait pas craindre les cent lignes de plus, le Serdaigle!

-Ce qu'on fait ici? répéta Jon, désemparé. Et bien... Je dirais que nous sommes censés écouter Dumbledore et travailler... Mais j'ai l'impression que tu vas bien vite changer ça, je me trompe?

Le Poufsouffle posa sa tête dans le creux de sa main, tourné vers le côté opposé du professeur qui animait son propre cours, comme pour s'isoler avec le puni du reste de la classe.
Et même s'il laissait voir un calme apparent, on sentait clairement dans son attitude qu'il était assez tendu, craignant de se faire prendre d'avoir songé a déranger le cours.
Lorsque Ludovic balaya la salle du regard -probablement pour savoir ce qu'ils étaient en train de travailler avant son arrivee-, le jeune sorcier suivit son regard, et fixa son voisin dans les yeux lors qu'il reprit la parole. Il évoqua d'ailleurs Alice au Pays des Merveilles, l'un des contes favoris de Jon, et un sourire se dessina de nouveau sur les lèvres du garçon.
Comme quoi, son malaise ne durait pas si longtemps si on évoquait le bon sujet.

-Le Chapelier Fou? D'Alice au Pays des Merveilles j'imagine? demanda-t-il sur ce ton toujours aussi léger. C'est connus en France? Mais c'est génial! Personnellement, j'adore ce livre, c'est tellement... Passionnant!

Il en jubilait presque!
Comme pour retrouver cette atmosphère fantastique qui l'entourait lorsqu'il lisait ce livre merveilleux, Jon parcourut a son tour la pièce du regard, détaillant chaque tasse.
C'est vrai que beaucoup ne semblait pas plus normales d'un poney a cinq pattes, ayant une queue de rat ou des petites oreilles, certaines étaient plates, rondes, cylindriques, se tortillant dans tous les sens comme si elles voulaient s'échapper de cet état dans lequel on les avait enfermé.
Sans oublier tous ces objets et ces confiseries plus ou moins surprenantes que le professeur se plaisait a installer dans toute la pièce, augmentant l'ambiance "wonderlandesque" de la salle.
C'est vrai qu'après réflexion, la comparaison de Ludovic était plutôt juste.

Ce dernier changea d'ailleurs radicalement de sujet pour parler... D'animaux, lui demandant s'il les aimait -ce a quoi le permiere année répondit en hochant la tête- , avant de se perdre dans ses explications, ne trouvant apparemment pas le mot qu'il cherchait.
Lakenstridge fronca les sourcils devant son voisin qui cherchait désespérément un nom d'animal apparemment semblable a l'écureuil, avant qu'il ne se décidé a le dessiner sur l'une de ses feuilles.
Pour être franc, Jon n'avait jamais vu de furet, alors pour en reconnaitre un dessiné a la va vite -bien que ce fut assez ressemblant-, c'était un exploit.
Il donna donc le nom de "belette" a l'animal que lui présenta le Serdaigle, avant qu'il ne lui demande s'il aurait aimé en voir un.
Il ne comprit pas tout de suite, fronçant les sourcils d'incompréhension, avant de se rappeler d'un détail important en voyant Ludovic froisser sa feuille: ils étaient des sorciers.
La technique était sûrement la même, dans le fond: donner une forme d'un corps a un autre corps. Sauf que eux, a leur niveau, ne faisaient que du vivant a l'objet, comme sa pauvre souris "Skree" qui attendait toujours d'être délivrée de sa forme de tasse tordue, mais le "grand", lui, allait donner une conscience a un objet.
Et ça, ça bluffait clairement le naïf Poufsouffle.

Il observa avec attention, et surtout totalement médusé, le bout de papier se transformer en furet -par contre, il ne compris toujours pas qu'il s'agissait d'un furet et non d'une belette-, et une fois la transformation terminée, il releva son visage ébahi vers Ludovic, un sourire en coin aux levres et les yeux brillant excitation, ou même d'admiration, a vous de voir.

-On va vraiment apprendre a faire ça? Enfin, je veux dire, même moi je pourrais y arriver?

La voix de Jon exprimait clairement qu'il était surpris a l'idée que, même lui, un jour, parviendrai a ce même résultat, et pourtant - et malgré l'excitation, sa voix avait toujours quelque chose de calme, de posé, un petit détail propre au jeune garçon-.
Son regard passait quelques fois du furet, avec qui il avait commencé a " jouer", le caressant, le retenant, a son sorcier de voisin qui avait fais apparaitre la bestiole.
Alors lorsque ce dernier lui demanda s'il voulait savoir comment le teindre en jaune, cette fois, le Poufsouffle ne grogna pas.
Apres-tout, ce qu'ils faisaient la, ça ne nuait en rien au cours non? Ce n'était pas très grave? Pas très "méchant" ?
Mais il haussa un sourcil, mi-surpris mi-amusé par une proposition telle que celle-ci.

-Tu rigoles?

Il était difficile de dire si son ton était ironique ou pas, mais la lueur dans ses yeux indiquait clairement sa reponse: évidemment!

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Sam 25 Oct - 2:35


Poil de furet

Le jeune Serdaigle eut un regard malicieux et un sourire taquin devant la réaction ébahit de son voisin qui s'était presque aussitôt emparé du petit animal pour le caresser. C'est vrai qu'il avait la classe en comparaison des premières années et de leurs tasses biscornues. D'ailleurs, il avait la classe même parmi les deuxième années. C'était à ne pas comprendre pourquoi le professeur de Sortilèges ne reconnaissait pas encore ses talents naturels.

— Toi y arriver je sais pas, fit-il sur le ton de la plaisanterie, mais oui on apprends ça,  C'est un sort de troisième année, je l'ai lu la semaine dernière. J'avais pas trop essayé, mais les... - il désigna la boule de poil - j'y arrive bien. Je suis sûr que c'est l'animal de mon patronus. Ils sont malins, courageux, ils savent... se débrouiller. C'est tout comme moi ! Je voudrais être un animagus comme ça.

Il regarda la petite bête et lui frotta la tête du bout de l'index, c'est vrai qu'il y avait comme une légère ressemblance pour le côté ébouriffé. Ludovic regarda une nouvelle fois autour de lui, personne ne faisait attention à eux malgré les petits bruits de la bête. Il adressa un sourire au Poufsouffle et proposa de nouveau de colorer un peu sa création.

— C'est pas vraiment un animal, c'est un papier qui bouge, fit-il pour rassurer son voisin si besoin. Il aura pas de problèmes et il disparaitra vite alors faut on en profite.

Sur ce, il pointa une nouvelle fois sa baguette vers la petite créature et articula un soigneusement son sort. Une bref étincelle s'échappa et percuta l'animal qui sursauta comme s'il s'était prit la foudre. Tressautant, il s'échappa des mains du Poufsouffle et bondit à bas du bureau pour détaller entre les pieds des jeunes sorciers alors que sa fourrure prenait une teinte rose vif. En quelques minutes, le voisin de la fille en face du Serdaigle -tatzin- se mit à hurler et grimpa sur sa chaise tandis qu'un autre première année bondissait en arrière. Le furet rose traversa l'allée et détalla vers une autre rangée, faisant encore pousser trois cris. Des filles étaient montées sur leur bureau, des garçons jouaient les équilibristes sur leurs chaises et des Gryffondors essayaient d'attraper l'animal fugitif qui commençait à s'orner de grosses tâches violettes. Bref, en une seconde c'était la panique générale et une dizaine de tasses à thé avaient explosée par terre.

— Oups, lâcha Ludovic avec l'air vraiment amusé.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Sam 25 Oct - 23:58





Ainsi donc, c'était un sort qu'il était destiné a apprendre... Pas mal!
Jon s'imagina dores et déjà en train de lancer ce dit sort sur tout et n'importe quoi, enfin... Non, quand même pas, sinon sa chambre allait vite devenir invivable peuplée de belettes et de moineaux, enfin avec aussi des chats, c'est gentils les chats. Et puis aussi, des caniches, pleins de caniches, il avait eut une voisine, une vieille grand-mère du genre mamie gâteaux qui faisait les meilleurs de la rue, et bien elle avait un petit caniche tout joyeux avec qui Jon adorait passer du temps, combien de fois il avait joué avec ce petit caniche? Des dizaines de fois, facilement, peux être même une centaine de fois, avec deux ou trois amis. Ils l'avaient amené même plusieurs fois au vétérinaire a force, mais tout c'était bien finis a chaque fois.
Une vraie boule d'énergie, c'était impressionnant! Toujours a grogner sur les passants et a sauter partout, lui, il le trouvait particulièrement amusant.
La grand-mère était morte il y a bientôt un an, et la famille de Jenny avait hérité du petit chien qui se laissa mourir en quelques semaines, un destin bien triste pour un petit chien qui lui avait fait perdre des heures et des heures en rires et en pleurs.
Le jeune Poufsouffle esquissa un sourire lorsque Ludovic decrit les furets, se donnant par la même occasion, la même description de caractère.

-Vive la modestie. commenta Jon avec un discret sourire, avant de relever la tête vers son aîné.

Animagus... Animagus... Qu'est-ce que ce mot voulait dire déjà?
Les yeux du garçon se perdirent dans le vide, et il fronca les sourcils en cherchant dans sa mémoire ce qui signifiait ce mot...
Il l'avait sur le bout de la langue... Il le savait!
Jon finit par lâcher un soupir en se frottant les yeux, avant de décider de deduire du sens du mot grâce a sa formation. Ani... Animal, logique, et magus, magie. Donc soit Ludovic rêvait de se transformer en furet, soit il désirait se transformer en cet animal.
Étrange, l'idée, quoi qu'elle pût être, mais ça pouvait être amusant après tout.

-Tu as l'air d'y tenir, c'est bien.

Autre mot qui lui était inconnu: patronus.
Et la, Jon ne pouvait absolument pas deviner ce que ce mot signifiait. Il réfléchit quelques autres secondes alors que le furet encore entre ses doigts se dégagea avant d'être "décoiffe" par le Serdaigle. Le jeune Poufsouffle hésita a demander a son aîné ce dont il s'agissait, pestant contre son manque de culture dans ce nouveau monde.
Patronus... Patron? Patron... Une sorte de... Patron astral dut au comportement?
Il soupira en se mordant la lèvre, marquant alors dans un coin de sa feuille: [i]Rechercher la description de Patronus." [i], puis Ludovic reprit la parole et il 'écouta d'une oreille distraite, réfléchissant toujours a la définition de ce mot.

-Du papier qui bouge? En tout cas, il est bien réussi, c'est certain. On ne dirait pas un faux. Créé par la magie je veux dire...

Il garda un étrange silence, essayant de suivre au moins rapidement les explications de Dumbledore même s'il n'avait pas vraiment la tête a ça, mais lorsque Ludovic commença es vifs gestes pour changer la couleur de la pauvre bestiole, il capta a nouveau l'attention du jeune garçon qui l'observa avec un petit sourire aux lèvres. Une étincelle fusa, fonçant sur le furet qui se la prit de plein fouet, avant de détaler comme un lapin, semant la zizanie après son passage.
Comme un pile de domino, chaque lève commença a paniquer, chacun son tour, avant que tous les rangs avant ne tombent dans le chaos alors que ceux de derrière étaient presque debout sur leurs tables, curieux de savoir ce qu'il se passait a quelques mètres d'eux, si près, mais pourtant totalement intouchable.
Jon observa le chaos se répandre, totalement ébahi, bouche légèrement entrouverte de surprise, puis il leva tour a tour son regard sur son voisin, puis sur le furet qui parcourait la salle en paniquant, puis de nouveau sur son voisin, le regard pétillant d'excitation et d'amusement:

-Tu l'as fais exprès? Je sais pas ce que t'as voulus faire, mais c'était voulu pas vrai?

Ce qu'il venait de dire pouvait se voir comme une reproche, après tout, c'était fort possible, mais pas sur ce ton si joyeux et si léger.
Non, la, Jon était clairement "a fond" dans ce qu'il se passait, suivant avec amusement la bestiole de papier du regard:

-Et elle va courir longtemps comme ça, ta belette?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Dim 26 Oct - 15:56


Poil de furet

Ludovic, conservait un sérieux presque irréprochable malgré un fou rire au bord des lèvres. Il avait le regard pétillant, un sourire immense, en bref, il n'était pas bien compliqué de deviner qu'il avait besoin de ce genre de situations pour être heureux et en bonne santé. Voir les élèves se dresser comme des fous autour des tables et courir pour essayer d'attraper le fugitif coloré, il n'y avait rien de plus amusant. A côté de lui le Poufsouffle semblait aussi exalté que lui.

— Naon, penses-tu, répondit-il lorsqu'il l'accusa de l'avoir fait exprès.

C'était vrai d'ailleurs, le brun échevelé n'avait pas vraiment cherché à faire s'enfuir la bestiole. Il savait que le sort de coloration pouvait produire des étincelles, mais normalement pas assez forte pour être plus désagréable qu'une piqure de moustique. Il avait dut se laisser emporter. Ludovic jeta un oeil à ses voisins dressés, lui et le Poufsouffle étaient parmi les derniers debout, cela ne lui plaisait pas.

Il se dressa hors de sa chaise et grimpa sur le bureau, sans faire attention à ne pas mettre les pieds sur les feuilles de sa punition, et sauta dans l'allée pour se mettre à son tour à la poursuite du furet. L'animal courrait vite, mais Ludovic aussi. Plusieurs fois il se trouva assez prêt pour le saisir, mais il semblait faire exprès de le manquer pour pouvoir galoper plus longtemps. Un peu d'action, cela faisait des lustres qu'il n'en avait pas eut autant. Certes, il arrivait à se débrouiller pour se trouver quelques occupations de temps à autre, mais ce n'était pas très drôle sans personne pour savoir ce que vous aviez fait et Aidrian n'était pas du genre à le suivre dans ses entorses au règlement.

Voyant qu'un Gryffondor commençait à le talonner, Ludovic piqua un sprint avant de se jeter sur le furet et de l'immobiliser, une seconde avant qu'un éclair mauve ne déchire l'air dans un bruit époustouflant. Vautré sur le sol, sa boule de poil dans les mains, le Serdaigle fit une grimace, n'ayant pas eut le temps de se boucher les oreilles. Il avait l'impression de ne plus avoir de tympans et se trouvait incapable de bouger. Un à un, les élèves retournèrent sagement à leur place tandis que le fauteur de troubles n'avait pas bougé d'un poil, que ce soit l'animal ou son créateur. Un pas lent raisonna dans la salle de cours redevenue silencieuse, Ludovic attendit qu'il s'arrête à côté de lui, les yeux fermés, comme si ne rien voir l'empêcherait d'être puni.

— Puis-je voir votre baguette Monsieur Descremps ? demanda Dumbledore d'une voix douce et calme qui ne fit que crisper les mains de l'enfant sur le petit animal.

Ludovic resta un long moment allongé sur le sol, son furet rose moucheté gigotant entre ses doigts. Il avait peur. Peur que quelqu'un prenne sa baguette, une partie de lui, pose ses sales mains crasseuses dessus. Sa baguette était à lui, à personne d'autre, même ses parents, même Rian n'avaient pas le droit d'y toucher. Il avait peur qu'on la lui vole ou qu'on la brise. Qu'aurait-il fait sans ce morceau d'érable qui lui permettait de lancer des sortilèges incroyables ?

— Non, marmonna-t-il d'une petite voix entre ses dents, l'air de redouter qu'on l'agresse.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Dim 26 Oct - 17:47


Jon haussa un sourcil à la réponse de son voisin, pas vraiment parce que la moitié était en Français, ça ne le dérangeait pas vraiment car il pouvait facilement deviner ce qu'il aurait put dire, mais surtout car il se demandait à quelle question correspondait cette réponse: non il ne l'avait pas fais exprès, ou non elle ne courrait pas longtemps?
Peut-être les deux, mais pour la première possibilité, il avait un peu de mal à y croire.
Mais bon, il n'allait pas s'en plaindre! C'est vrai que c'était divertissant après tout, surtout la réactions des personnes aux alentours! Cela lui rappelait un peu les jeux qu'il avait eut avant de savoir sa nature de sorcier, avec les chiens du quartier, sauf que c'était dans la cour que tout le monde se mettait à courir après une petite bestiole malicieuse.

Le Serdaigle sauta ensuite sur son bureau, avant de se jeter à son tour dans la mêlée générale qui suivant la boule de fourrure mauve à pois qui ressemblait plus à un simple éclair filant à travers la pièce qu'à un réel furet. Le jeune sorcier était totalement abasourdi devant se spectacle, ne sachant pas trop s'il devait rire ou crier, puis il finit par laisser échapper un rire franc et sonore, avant de se passer les mains sur le visage, ses yeux amusés fixant l'étrange marathon qui se déroulait devant eux, Ludovic en tête. C'était la cohue générale, alors on pouvait dire qu'il avait réussis son initiative: toute la classe s'amusait, et les Poufsouffles ne l'oublieraient sûrement pas de si tôt!

Deux d'entre eux tombèrent d'ailleurs, écrasant un Gryffondor qui en entraina un second dans sa chute, ce qui amincit clairement la troupe qui courrait après le coupable de ce chaos indescriptible.
Jon restait cependant à sa place, malgré son large sourire et son regard égayé par la situation, il ne sortit pas pour chasser le rongeur en même temps que les autres, se contentant de s'assoir sur le bord de son bureau en se penchant quelque fois lorsque le papier vivant passait à sa portée, se contentant d'encourager quelques fois les poursuiveurs.

Il aimait bien l'action, les jeux, tout ce qui pouvait lui changer les idées en quelque sorte, mais pour le moment, il n'était pas très partant pour se jeter dans la course, même si pour être franc, il hésitait clairement. Il faillit rejoindre le mouvement deux fois, la première fois en suivant son voisin rebelle lorsqu'il se jeta la première fois à la poursuite de sa création, la seconde lorsqu'une Poufsouffle de son âge le dépassa par la gauche, l'encourageant du regard à la rejoindre.
Ce ne fut que lorsqu'il remarqua qu'il ne restait que quatre personnes inactives qu'il se décida à se lever, pour rejoindre Ludovic, sans grande réussite cependant puisqu'il faillit tomber la face contre le sol, juste avant qu'un lourd silence ne tombe sur la salle. Il fallut quelques secondes au jeune garçon pour se rendre compte de la situation: Dumbledore qui se décidait enfin à agir, les élèves pétrifiés, et le Serdaigle cloué au sol, le diable plein de poils entre les mains.

Jon déglutit, prenant une grande inspiration pour essayer de ne pas paniquer pour rien, en attendant comme le reste de la classe le "verdict" du Professeur de Métamorphose.
Tout la classe ou presque s'y était mis, alors il y avait peu de chance qu'il les punisse tous, sauf qu'il était plus qu'évident du coupable qui avait engendré cette cohue générale, et là, il lui arriverait probablement quelque chose.
Par sa faute d'ailleurs, d'un certain point de vue.
Il aurait put le retenir, d'une quelconque façon, mais il avait trouvé en lui quelqu'un qui l'appréciait, même un peu, et qui était plutôt intéressant. Il connaissait pleins de choses, que ce soit "sages" ou non, et cela avait attiré Jon comme une abeille par du sucre.
Mais aussi et surtout, il avait sentit qu'ils pourraient être bons amis.

Dumbledore finit par demander la baguette à Ludovic, qui répondit par la négative après un léger instant d'hésitation.
Le Poufsouffle fronça légèrement les sourcils, ne comprenant pas pourquoi son aîné se refusait de confier sa baguette au Professeur, après tout, ce n'était qu'une baguette... Non?
Il était né inconscient de ce monde de magie, mais même s'il adorait sa baguette pour la seule et bonne raison qu'elle avait été le symbole que dorénavant, il appartenait à ce monde fantastique et que des milliers de possibilités s'ouvraient à lui, mais face à un Professeur... Il n'aurait sûrement pas été capable de répondre non, aussi arrogamment.

Jon attendit quelques secondes de plus, avant de prendre une grande inspiration et de se mordre la lèvre inférieure, puis il s'avança légèrement vers le Professeur, hésitant un instant avant de prendre la parole:

-Professeur, je ne pense pas que vous devriez le punir pour cela. Il... Il n'est pas vraiment fautif, pour être franc, comme je n'arrivais pas à transformer quoi que ce soit en tasse, de lui ait demandé de l'aide et des conseils, et il a voulut me montrer que le principe restait le même quel que soit le sortilège. Je ne pensais pas que c'était vraiment possible de créer une... quelque chose de vivant, et surtout d'aussi... d'aussi rapide, et j'étais loin de me douter que ça poserait problèmes...

Il déglutit de nouveau, fixant l'homme aux lunettes dans les yeux, clairement impressionné malgré son mal à garder son calme:

-Je suis désolé, mais je ne pense pas que le punir soit la meilleure des solutions pour éviter qu'un accident tel que celui-ci recommence. Surtout qu'il n'est pas dans notre classe, et qu'apparemment, ce n'est pas les lignes ou les colles qui l'effraient.

Le Poufsouffle lança un regard désolé à Ludovic, accompagné d'un sourire crispé avant de revenir sur le Professeur, et de déglutir à nouveau.

-Excusez-moi. finit-il en se massant le poignet, anxieux.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Poil de furet   Dim 26 Oct - 19:55


Poil de furet

Toujours sur le sol, le jeune garçon refusait de faire un geste. Dans ses mains, le furet commençait à blanchir, retrouvant sa couleur de papier. Il attendait, que quelque chose se passe ou qu'un miracle arrive. N'importe quoi du moment qu'on le laissait repartir sans rien lui demander de plus. Il sentait que Dumbledore le regardait, que toute la classe le regardait, en même temps il aurait été difficile de le manquer, seul bleu parmi les couleurs du feu, le seul à être allongé et non pas assis, le seul à s'agripper à un furet rose. Il n'y faisait pas attention. Tant qu'il n'ouvrait pas les yeux, tout cela n'existait pas, il restait une chance qu'on l'oublie et qu'il ait rêvé la demande impensable qu'on lui avait faite.

Soudain, une voix brisa le silence. Ludovic ne la reconnut pas tout de suite, comme s'il l'entendait vraiment pour la première fois. Il ouvrit les yeux et découvrit le Poufsouffle à côté duquel on l'avait assit. Il le regarda, d'un air légèrement époustouflé, ayant beaucoup de mal à réaliser qu'on prenait sa défense. Il écouta la plaidoirie avec attention jusqu'au bout, sans ciller puis tourna la tête vers Dumbledore, avec sur le visage ce même air effaré. "Oui, c'est bien ce qu'il dit, écoutez-le. Je suis quelqu'un de gentil, je ne l'ai pas fait exprès, je voulais juste lui montrer un peu de sorcellerie." voilà ce que répétaient ses yeux tandis qu'il restait silencieux.

Le sorcier à la barbe grise eut un sourire bienveillant et regarda le jeune Poufsouffle, Ludovic fit de même, toujours estomaqué, et le furet aurait put en faire autant s'il n'avait pas déjà reprit la forme d'un papier poilu. Le professeur hocha la tête et aida le Serdaigle à se relever. Ce dernier se laissa raccompagner jusqu'à sa place sans broncher. Dumbledore le fit rester debout un instant, face au Poufsouffle.

— Des paroles très sages monsieur Lakenstridge, approuva le noble sorcier. Je pense que vous avez raison, tâchez seulement de ne pas trop solliciter votre voisin d'ici la fin du cour. J'ai peur qu'il soit bien occupé et que sa bonté de cœur à votre égard ne l'empêche de terminer ce qu'il devrait commencer.

Il lui adressa un sourire malicieux avant de faire signe à ses élèves de s'asseoir. Ludovic obéit sans discuter et découvrit en première ligne sur l'une de ses pages de "I", la phrase complète et bien écrite qu'il avait à copier. Il ramassa sa plume et attendit que le bruit du cour reprenne pour se tourner vers le Poufsouffle.

— Jon c'est ça ? souffla-t-il discrètement. Bah toi on peut dire que t'es un chouette gars.

Il n'ajouta rien d'autre de tout le cour et copia silencieusement les cent premières lignes de sa punition, s'appliquant à ce qu'elles se ressemblent le plus possible. Lorsqu'il les eut terminé, il regarda sa montre et vit que le cour allait bientôt se terminer. Il sortit discrètement sa baguette et lança un sort de copie pour dupliquer ses pages au nombre demandé. Les quatre cents lignes bien soignées, il en fit une petite muraille entre lui et son voisin puis griffonna sur un morceau de papier un beau mousquetaire, l'épée dressée et la cape au vent. Lorsque l'encre eut bien séchée, il retourna le papier, inscrivit un horaire et un lieu de rendez-vous. Il termina juste au moment où le cour s'achevait et prit tout juste le temps de glisser son dessin dans la poche de son voisin avant de détaller pour quitter la salle en premier, laissant sa punition derrière lui, sans un regard en arrière.




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