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 Carnage

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MessageSujet: Carnage   Mer 22 Oct - 23:30


Carnage

D'un coup de pied bien placé, Ludovic enfonça la porte de la bibliothèque qui percuta les murs avec fracas. Il resta une seconde en équilibre sur une jambe, essayant de ne pas basculer sous le poids de la pile de livres qu'il avait dans les bras et qui lui montait jusqu'au menton. Il posa enfin son pieds levé au sol et bloqua le battant de l'épaule tandis qu'il revenait sur lui. Bon, une première chose de faite.

D'un pas rapide bien qu'un peu plus hésitant que d'habitude, il se dirigea jusqu'à la première table de lecture qu'il put trouver et y largua son chargement à vingt centimètres de hauteur. Les grimoires claquèrent sur le bois en cascade et les plus élevés d'entre-eux voltigèrent sur une Poufsouffle occupée à rédiger un devoir. Elle parvint juste à temps à mettre sa fiole d'encre à l'abri, tandis qu'un ouvrage de sorcellerie dégringolait sur son compte rendu de Botanique, s'ouvrant en deux sur une feuille n'ayant pas eu le temps de sécher.

— Ah ! s'exclama Ludovic en s'étirant de tout son long.

Il regarda les quelques élèves qui trainaient dans les parages, cherchant une tête plus familière que les autres sans en trouver aucune. Tant pis, il ferait sans pour une fois. De toute façon il n'avait jamais compris à quoi cela servait. Il désigna avec une grimace la pile de livres qu'il avait dévoré en moins d'une semaine après les avoir séquestré près d'un mois.

— Je ne vous conseil aucun de ceux-là, ils sont merdiques.

Il s'agissait en réalité de la totalités des manuels scolaires conseillés par l'école pour le domaine des Sortilèges.

Le professeur s'épousseta une seconde pour se défroisser un peu, chemise, veste, pantalon et visage compris, tout ce qui se trouvait à portée de ses bras y passa. Il leva la tête, scruta une dernière fois les visages avec un sourcil arqué, puis s'élança sans attendre vers un rayon voisin. Botanique justement.

— Botanique j'adore ! lança-t-il à la cantonade avec l'air d'être tombé sur un trésor.

Il attrapa un premier ouvrage par le bord et le balança derrière lui. Le livre rebondit contre le mur et glissa sur le sol sur trois bons mètres, bientôt suivit par un deuxième. Le professeur délogea ainsi une bonne dizaine d'ouvrages en moins de deux minutes, les projetant tous sans égards dans son dos tandis qu'ils poussaient une malheureuse plainte de papier et battaient des couvertures comme pour se freiner.

L'homme tourna subitement en arrivant au bout de son étagère alors qu'un ouvrage sur les remèdes des temps jadis flottaient encore dans les airs. Il se figea une seconde, examinant un titre sur une reliure, pliant et dépliant les doigts d'un air crispé. Il plaça une main à hauteur de ses yeux, une autre environ quarante centimètres plus bas, et compara, comme pour mesurer la distance qui séparait ces deux points. Il tira deux livres et les échangea de place, puis s'accroupit et fit de même avec deux autres, chamboulant complétement l'ordre des couvertures, si d'aventure il y en avait eut un. Il sembla trouver la méthode amusante car il poursuivit ainsi jusqu'à ce que plus un seul livre ne soit à sa place d'origine, excepté un petit manuel de Quidditch déjà mal rangé par un élève étourdit.

Son secteur terminé, il pivota sur lui-même et chercha quelque chose dans la nouvelle rangée qui lui faisait face. Il s'élança vers le bas, tirant l'un des plus gros ouvrages des environs. L'animal pesait une tonne. L'homme parvint pourtant à le soulever au-dessus de sa tête pour le jeter vers le haut de l'étagère. Il n'avait visiblement pas prit assez d'élan, le livre lui retomba dessus. Ludovic s'écarta de justesse, laissant son agresseur s'affaisser sur une dalle. Il le ramassa comme si de rien n'était et entreprit d'escalader les étagères.

Début d'Octobre, dix heures et demi, climat ensoleillé, mais légèrement couvert.

French words



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Dernière édition par Ludovic Descremps le Ven 24 Oct - 18:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Carnage   Jeu 23 Oct - 23:03


Au bruit du coup dans la porte, Myria sursauta et se tourna vers l'entrée, paniquée, cherchant à savoir la raison de ce raffut. Lorsqu'elle reconnut le visage familier de Ludovic, ce fut loin de la rassurer. Les souvenirs de sa dernière visite lui revinrent en mémoire et elle se rappela la promesse qu'elle s'était faite, d'aller lui parler pour lui demander de se modérer et de penser un peu à ceux qui devaient passer après lui. Il portait devant lui une pile effrayante tant elle était haute. Il devait s'agir des livres qu'il avait emprunté la fois passée. Cela faisait vraiment longtemps qu'il les avait, mais elle ne lui avait pas demandé de les ramener, de peur de le voir revenir. Un nouveau bruit la ramena à la réalité alors qu'il jetait presque ses livres sur l'une des tables les plus proches de l'entrée, certains tombant et manquant d'assommer une jeune poufsouffle qui n'avait absolument rien demandé et qui avait eu le bon réflexe de tenter d'éloigner son matériel le plus possible.

Oui, elle n'avait toujours pas bougé et se contentait de réfléchir à comment gérer cette situation si particulière. Elle l'entendit d'une oreille distraite jurer, pas en anglais, heureusement pour les jeunes oreilles qui l'entouraient. Elle se rendit compte que cela commençait à être pressant alors qu'il faisait voler les livres dans les airs et les laissaient s'écraser un peu partout. Elle n'arrivait même pas à comprendre le but de la manœuvre. Qu'est-ce qu'il cherchait à accomplir exactement ? Elle avait l'impression d'avoir affaire à un fou qui aurait enfilé la peau de l'homme qui était toujours si gentil avec elle. Bon, rassemblant son courage, elle sortit de derrière son bureau et se dirigea vers lui d'un pas déterminé. Il... tentait d'atteindre un livre haut placé ? Ou de faire tomber les étagères ? Elle ne savait pas et ça n'avait pas d'importance. Son visage devait arborer une expression entre le désespoir et l'effarement. Elle lui tapota l'épaule pour attirer son attention.

Professeur Descremps, vous cherchez quelque chose en particulier ?

Bon, ce n'était exactement un reproche ou une demande d'explication mais c'était un début. Elle n'était pas agressive et n'était pas du genre à chercher la confrontation. Elle n'allait pas commencer maintenant. Elle aurait peut-être mieux fait de lui lancer un Stupefix alors qu'il ne savait pas qu'elle était là, mais c'était trop tard. Elle avait sa baguette en main, au cas ou. Que ça soit pour le contenir ou amortir la chute des livres qui semblaient pleuvoir dès qu'il arrivait.

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Myria Greengrass
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MessageSujet: Re: Carnage   Ven 24 Oct - 18:35


Carnage

Après quelques difficultés, Ludovic parvint à se hisser assez haut pour pouvoir glisser l'énorme grimoire au-dessus de l'étagère. Il le poussa délicatement de façon à le rendre bien inaccessible et tout à fait invisible vu du sol. Une fois la couverture bien alignée, il lâcha tout pour se laisser retomber sur le dallage de la bibliothèque, se retrouvant soudain face à une jeune fille qu'il connaissait bien. Il lui adressa un regard étonné avant de hausser les épaules et de se redresser. Magnifique, elle pourrait l'accompagner. Elle se mit soudain à parler, quel étrangeté. Le professeur ne comprenait toujours pas pourquoi la plupart des gens ressentaient ce besoin de toujours lui parler alors qu'il était occupé.

— Je cherche le chaos et la paix, répondit-il en agrippant un livre qui ne tarda pas à percuter la rangée derrière lui.

Je sais ce que vous pensez, cette phrase est inutile, c'est comme dire l'eau ça mouille ou bien toute autre chose du genre. Pourtant, cela résumait assez bien, de son point de vue, ce qu'il cherchait dans cette bibliothèque. Du désordre et de la tranquillité, des choses que le commun des mortels semblaient avoir du mal à comprendre et encore plus à associer. Il délogea encore trois livre avant de se remettre à parler, plus pour énoncer ses pensées à voix haute que pour faire la conversation à la bibliothécaire.

— Je ne comprends pas qui range toujours tout comme ça. C'est affreux, un livre de moins, c'est hideux, un livre de moins. Toujours obligé de repasser tout le temps c'est énervant. Une rangée de moins. Le classement par nom, date, auteur, à quoi bon.

Il contourna Myria de près, manquant de la bousculer et tourna au coin de la bibliothèque pour trouver un rayonnage encore intacte. Il examina les titres, sans prendre la peine d'identifier l'allée et sembla danser d'un pied sur l'autre tandis qu'il continuait à parler pour lui-même d'une voix terriblement haute.

— C'est vrai quoi, si je voulais avoir des livres par titre ou des séries d'auteurs je m’achèterais un catalogue.

Il fit une grimace, comme si cela voulait tout dire et commença à faire sauter un à un les livres qu'il avait à hauteur des épaules. Marmonnant une série de "déjà lu" en secouant la tête en rythme comme s'il fredonnait une mélodie.





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MessageSujet: Re: Carnage   Sam 25 Oct - 18:41


Il cherchait la paix ? Il allait avoir la guerre si il continuait. Quatre autres livres volèrent et elle réussit à amortir la chute de deux d'entre eux d'un coup de baguette. Il allait trop vite. C'était logique, il était bien plus simple de tout détruire que de réparer ou, dans son cas, rattraper. Lorsqu'il se remit à parler, elle commença à le prendre plus personnellement. C'était elle qui rangeait comme ça. Pour que n'importe qui puisse trouver n'importe quel livre sans y passer la nuit. Elle évita de justesse un ouvrage à la lourde couverture de cuir qui avait pris le chemin de sa tête.

Elle avait envie de pleurer et il semblait presque en transe puisqu'il passa juste à côté d'elle sans se rendre compte que quelque chose n'allait pas. Se rendant compte qu'il se dirigeait vers une autre allée et ne sachant que trop bien ce qui allait arriver, elle finit par le suivre. Elle n'avait aucun problème avec le fait de vouloir ranger n'importe comment. Il faisait ce qu'il voulait chez lui. Mais là, il n'était pas chez lui et tous ces livres ne lui appartenait pas. Rassemblant tout son courage, elle posa une main sur son bras pour l'empêcher de faire voler d'autres ouvrages :

Professeur, je vais devoir vous demander d'arrêter immédiatement. Vous abîmez des ouvrages qui sont la propriété de l'école.

Elle tentait de rester aussi professionnelle que possible, parce que sinon, elle aurait fait évacuer la pièce et l'aurait enfermé à l'intérieur en attendant les secours. Tant qu'elle avait autant de son attention que possible, elle poursuivit.

Je me fiche de la façon dont vous voulez que ces livres soit rangés et je me fiche que vous les ayez déjà lus ou pas. Votre comportement est inacceptable et un manque de respect flagrant. Ranger après votre passage représente une charge de travail supplémentaire dont je me passerai volontiers. Je n'aimerai pas devoir vous demander de partir.

Elle était énervée. Voir en colère. Quelques étincelles sortaient du bout de sa baguette qu'elle tenait toujours fermement en main. Elle n'allait pas le laisser faire subir le même sort au reste de ses livres et, surtout, elle n'allait pas passer une autre nuit blanche à trier.

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Myria Greengrass
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MessageSujet: Re: Carnage   Dim 26 Oct - 18:02


Carnage

D'un mouvement vif, Ludovic dégagea son bras et lança un regard noir à la bibliothécaire, mâchoires serrées, comme s'il avait cherché à la faire bruler sous ses yeux. Pourquoi les gens faisaient-ils toujours ça ? Essayer de l'arrêter et de l'interrompre, ils ne pouvaient pas attendre ? Le professeur de sortilèges plissa le front, l'air d'une bête prête à mordre. Il foudroya encore quelques instants la jeune sorcière avant de d'agripper un nouveau livre pour le jeter par dessus son épaule sans détourner le regard des yeux marrons de Myria. Il fit un pas vers elle, s'immobilisant à un souffle de son visage. Il la dominait de toute sa hauteur, obligé de se pencher légèrement pour la regarder sans trop baisser les yeux.

— Parce que déranger après vous n'est pas une charge de travail peut-être ? persiffla-t-il entre ses dents. Vous croyez que je ne fais ça que pour le plaisir, mais je sais ce qu'il y a dans ces pages, il y a de l'ennui, mademoiselle - il avait presque craché ce mot - Des livres pourris de n'être pas ouverts. Vous prétendez être bibliothécaire, mais vous ne savez même pas prendre soin de vos affaires. J'abime ? Je corne ? Je tâche et je saccage ? Dites-le. Cela vaut mieux que laisser la poussière les transformer en l'ombre de ce qu'ils étaient.

Il approcha encore avant de la contourner, la bousculant franchement cette fois-ci, et se glissa avec grand bruit dans les réserves. Il en traversa la moitié avant de prendre une allée au hasard, grimper sur l'un des meubles remplis de grimoires et chercher des prises sur les couvertures en hauteur pour les faire glisser vers le sol. Un, deux, trois, quatre, lorsqu'il eut délogé la moitié de la rangée, il fit tomber le reste d'un seul mouvement et se jeta à terre parmi le tas d'ouvrage pour les examiner un peu. Il se trouvait accroupis entre les livres, en ramassant un dans chaque main pour lire les titres sur les bordures avant de les laisser retomber dans la mer de papier. Il s'ébouriffa les cheveux - comme s'il en avait eut besoin pour être décoiffé - et marmonna des paroles incompréhensibles avant de se relever et jeter les grimoires dans le vide par paquets de trois d'un rythme accéléré. Il ne trouvait pas quoi lire, rien qui le captive assez pour le calmer. Il se pouvait qu'il retourne plus de la moitié des étagères avant de le trouver et son état d'excitation ne fit que s’aggraver à cette idée. Il avait les pupilles complétement dilatées, l'air dément, des gestes de plus en plus amples et de plus en plus bruyants, rien ne pouvait l'arrêter.





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MessageSujet: Re: Carnage   Mar 28 Oct - 19:00

Etait-il donc devenu fou ? En tout cas, ses yeux semblaient vouloir lui lancer des éclairs et elle l'avait rarement vu aussi énervé. Et aussi incohérent. Un nouveau livre alla s'écraser par terre et elle serra le poing sur sa baguette. Il s'approcha d'elle et elle se rappela à quelle point il était grand, une bonne tête de plus qu'elle, au moins. Il était vraiment tout près. Trop près pour avoir de bonnes intentions. La peur commençait à lui nouer le ventre. Dans un état pareil, que serait-il capable de faire exactement ? Il se lança dans une nouvelle tirade qui n'avait que peu de sens. Il se rendait compte qu'il n'était pas obligé de venir ici ? Ni même de lancer des livres partout ? Ni terrifier les élèves, et elle aussi par la même occasion ? Elle n'osa pas ouvrir la bouche, fixant seulement ses yeux furieux, ébahie qu'il ne se rende pas compte du problème qu'il y avait avec son comportement.

Il s'en alla, la bousculant et elle se rattrapa de justesse à une armoire. Elle resta là, à tenter de comprendre quelle mouche l'avait piquée, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'un première année la regardait bizarrement. Elle lui fit un petit sourire, pour le rassurer, puis se mit en route, vers le professeur de sortilège et la désolation qu'il provoquait. Il n'était pas difficile à trouver, tant il faisait du bruit. Avant d'arriver, elle prit une ample respiration pour tenter d'avoir maîtrise d'elle-même et le courage de faire ce qu'elle devait faire. Pour elle même, pour les livres et pour les élèves qui quittaient les lieux le plus discrètement possible. Elle tourna au coin d'une rangée et fut complètement stupéfaite quand elle réalisa qu'il était couché sur un tas d'ouvrages, fouillant dedans et se retournant dans tous les sens. Elle devait l'emmener à l'infirmerie. Il devait y avoir quelque chose qui n'allait pas.

Vous avez besoin d'aide.

Elle ne savait même pas si il était capable de l'entendre ou de comprendre ce qu'elle disait, étant donné qu'il marmonnait sans que cela n'aie aucun sens. Ce n'était pas grave, puisqu'elle avait fait cette remarque tant pour lui que pour elle-même. Entouré des livres de la réserve, les écrasant ou les jetant dans ses manœuvres insensées, il était pris d'une sorte de frénésie, cela semblait évident. Était-il sous l'influence d'une potion ? En tout cas, il n'avait rien à faire ici.

Je suis vraiment désolée, Ludovic. Stupefix !

Oui, elle avait espéré le figer pour pouvoir ensuite le pousser, ou le faire flotter, hors de la bibliothèque. Dans l'absolu, ce n'était pas une si mauvaise idée que ça. Seulement, il ne s'agissait pas d'un élève. Il s'agissait du professeur de Sortilèges. Soit. Elle aurait essayé.

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MessageSujet: Re: Carnage   Mer 29 Oct - 3:38


Carnage

Après quelques instants de fouille parmi les bouquins éparpillés à ses pieds, Ludovic entreprit de se relever pour visiter une nouvelle allée. C'était moins facile lorsqu'il ne savait pas ce qu'il cherchait. Il y avait des jours où il venait à la bibliothèque dans l'idée de consulter un livre en particulier. Ces jours là, il pouvait se contenter de saccager trois ou quatre étagères pas plus, voir même aucune s'il était particulièrement pressé - ce qui n'était arrivé encore qu'une seule fois dans sa vie -. Le reste du temps, il venait sans idée précise, juste parce qu'il en ressentait le besoin. Ces fois là, soit il trouvait de quoi se défouler avant de faire trop de dégâts, comme la fois où il était venu avec Oswin, ce qui raccourcissait un peu le massacre, soit il ne trouvait rien. Et lorsqu'il ne trouvait rien, il aurait put tout à fait retourner l'ensemble de la bibliothèque avant de partir, laissant le choix entre tout remettre en place ou se contenter d'un rangement définitif à base de feu aux bons soins des bibliothécaires.

Il venait tout juste de faire un pas de côté lorsqu'une violente décharge le toucha à l'épaule gauche, lui faisant perdre l'équilibre sous le choc. Il se rattrapa à un repose-livre, mais glissa à moitié en mettant le pied sur la couverture d'un grimoire qui se tordit dans un angle anormal et perdit une page alors que l'homme manquait de se casser la mâchoire contre le bois. Une fois stabilisé, l'homme resta hagard une minute, le bras complétement anesthésié. Qu'est-ce qui s'était passé ? Il dérapa un peu en se redressant et fronça les sourcils. Il en avait une petite idée.

Il pivota à moitié, le regard noir. Son membre hors service relâché le long de son corps. C'était dommage. Il aurait eut l'usage de son bras gauche il se serait jeté sur elle pour lui tirer les cheveux, comme avec Oswin, c'était une bonne méthode pour calmer les filles. Mais avec un bras en moins et tous ces livres dans le passage il aurait trouvé ça ridicule. En plus, ce n'était pas comme si elle s'était contentée de lui lancer une insulte, elle lui avait jeté un sort, dans sa bibliothèque, alors qu'il était occupé et elle lui avait fait déchirer un livre.

Il mit lentement la main à la poche de sa veste.

— Vous n'auriez pas dut faire ça, fit-t-il d'un ton très calme.

A peine ses doigts s'étaient-ils refermés sur le bois qu'il avait sortit sa baguette, prit position et lancer un expelliarmus informulé droit sur la jeune fille, sans une seconde d'hésitation.





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MessageSujet: Re: Carnage   Ven 31 Oct - 0:56

Le sort l'atteint de plein fouet et pourtant, il bougeait toujours. Pourquoi bougeait-il toujours ? Le regard de Myria s'égara un instant sur sa baguette. Qu'est-ce qu'elle avait ses derniers temps ? Elle était pourtant certaine qu'elle avait incanté correctement. Soit. Ludovic était tombé mais il n'aurait pas du tomber. Il aurait du s'immobiliser sous l'effet du sortilège et, bien qu'il semblait ralenti, son bras gauche pendant à son côté, il était toujours conscient. Que son sort soit bloqué, elle pouvait le comprendre. Mais qu'il dysfonctionne ? Elle y réfléchirait plus tard. Il se tourna pour lui faire face et ses yeux étaient toujours aussi effrayant. Au milieu des livres maltraîtés, des étagères vides, les cheveux en bataille, elle le croirait presque possédé. Elle le vit mettre la main dans sa veste et s'apprêta à réagir. Elle ne savait pas si elle devait prendre ses paroles comme une menace mais ça y ressemblait dangereusement. A peine commençait-il son mouvement qu'elle levait sa baguette pour se défendre.

Protego.

A peine un murmure s'échappa de ses lèvres. Elle se connaissait et savait que le stress la distrayait trop pour qu'elle risque un informulé. Son bouclier encaissa le sortilège à sa place, juste à temps. Elle eut un instant envie de prendre ses jambes à son coup mais la pensée des élèves aux alentours lui fit remettre sa baguette à l’œuvre immédiatement.

Expelliarmus.

Toujours chuchoté, peut-être un peu plus. Elle ne voulait pas lui faire du mal, juste le désarmer. Il n'était pas dans son état normal. Entre ça et son peu de talent pour le duel, elle ne voulait pas non plus prendre le risque de tenter un sort farfelu. Depuis son entrée dans l'Ordre, elle s'entraînait, bien sûr, seule ou avec Andréa, mais son niveau de sorcellerie semblait baisser dramatiquement dès qu'elle se trouvait face à un adversaire en chair et en os. C'était encore pire maintenant, à devoir affronter un visage ami.

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MessageSujet: Re: Carnage   Ven 31 Oct - 15:45


Carnage

Un reflex lui fit lancer un protego juste à temps pour dévier le sortilège. Ce qu'il pouvait détester les expeliarmus lorsqu'il en était la cible. Du pied il dégagea un peu d'espace, poussant les livres rependus par terre sans ménagement, pour pouvoir esquiver plus facilement. Ce n'était pas le meilleur endroit pour se battre, mais la forme de l'allée n'était pas si éloignée de celle de l'estrade de la salle des duels. Il pointa sa baguette sur l'étagère qui se trouvait juste derrière la bibliothécaire et lança un déprimo. Le bois explosa dans une violente détonation, projetant des grimoires et des feuilles volantes dans toutes les directions. Tant pis, les duels passaient avant les livres et il existait tout un tas de sorts pour les recoller.

Ludovic lança un protego pour se protéger des éclats et attendit que tous les débris soient retombés avant de tenter un nouvel assaut. Il visa le sol et s'arrêta juste une seconde à temps pour s'empêcher de mettre le feu aux ouvrages éparpillés. Non, il n'irait pas jusqu'à ce point là, la cendre ça ne se répare pas. Il perdit encore quelques instant à changer de tactique et lança un bref accio sur un rayonnage encore intact pour le tirer entre lui et son adversaire. Une fois hors de vue, il partit au petit trot pour quitter l'allée. Il pouvait faire le tour pour attaquer par derrière, mais c'était peut-être trop prévisible. Il pouvait monter sur les rayonnages aussi, pour lancer des sorts par au-dessus. Il freina et s’apprêtait à escalader les étagères lorsqu'il s'immobilisa. Il était en train de se battre contre Myria Greengrass au beau milieu des réserves de la bibliothèque. Ludovic tourna la tête vers l'étagère qui lui bouchait la vue. Peut-être la jeune fille était-elle blessée, peut-être qu'elle avait besoin d'aide. Ce n'était pas son problème. Il lança un enervatum sur son bras gauche et quitta l'allée pour traverser les réserves toujours dans une demi-course.

Alors qu'il revenait dans la salle de lecture de l'entrée, il percuta un élève qui le fit s'arrêter. Il le rattrapa pour l'empêcher de tomber contre les dalles épaisses. C'était un deuxième année, le professeur avait dut lui faire l'effet d'un véritable mur. Ludovic le remit sur ses pieds et s'excusa, craignant de lui avoir fait mal. Il tourna la tête vers les réserves pour en scruter la pénombre un instant. Puis il reporta son attention sur l'élève et lui ordonna d'aller chercher l'infirmière ou n'importe quel adulte responsable qu'il trouverait. Voyant que le jeune hésitait, il le poussa doucement vers la porte et n'en détacha pas les yeux avant qu'il ait disparut dans les couloirs.

Il se trouvait debout, tenant encore sa baguette, les doigts de son autre main s'agitant nerveusement. Il regarda de nouveau vers les réserves, mais rien ne semblait en sortir. Il avait envie de s'enfuir, il allait avoir des ennuis, mais cela serait sans doute pire s'il partait. La porte grinça soudain et Ludovic tourna la tête comme s'il venait de se prendre la foudre. Ce n'était pas l'élève qu'il avait envoyé, ni un adulte, juste un Poufsouffle qui s'arrêta stupéfié en passant le seuil. Le professeur en profita pour détaller à toute vitesse, laissant le carnage derrière lui.





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MessageSujet: Re: Carnage   Sam 1 Nov - 22:19

Cette fois-ci, son sort n'atteint même pas le professeur qui lança un sortilège du bouclier tellement rapidement qu'elle avait à peine vu sa baguette bouger. Le sort qu'il lui lança ensuite la manqua, peut-être était-il plus sonné qu'il n'en avait l'air par son stupefix ? Elle comprit son erreur quand elle entendit l'armoire exploser derrière elle. Les morceaux de bois et de livres l'atteignirent de plein fouet et, sous le choc, elle tomba en avant, se rattrapant tant bien que mal sur sa main libre. Son poignet lui fit mal. Devant elle, une armoire se déplaça, cachant le professeur de Sortilèges à sa vue. Elle s'assit sur le sol et tenta de déterminer si il la contournait mais le bruit de l'explosion faisait toujours sonner ses oreilles.

Elle rangea sa baguette et tenta de masser son avant bras douloureux mais cela ne faisait qu'empirer la situation. Elle aurait du tenter de prévenir quelqu'un. Envoyer un patronus à McGonagall peut-être. Mais elle doutait de sa capacité à penser à quelque chose d'heureux alors que son articulation commençait lentement à gonfler. Au milieu du désastre, elle se demandait si Ludovic était parti ou si il l'attendait ou... Elle n'en savait rien. Elle resta là, assise au milieu du désastre, pendant un moment. Jusqu'à ce que ses oreilles recommencent à fonctionner normalement. Elle finit par se redresser en s'aidant de la lourde étagère, prenant soin de ne pas s'appuyer sur sa main gauche. Ses vêtements étaient ruinés, les éclats de bois l'avaient égratignées un peu partout et il fallait qu'elle passe à l'infirmerie. Sans trop traîner.

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