La carte du Maraudeur

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Gallions : 3633
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MessageSujet: Besoin d'un service   Mar 11 Nov - 18:18


Besoin d'un service

Ludovic se trouvait appuyé contre le mur juste à côté de la porte de la chambre d'une certaine surveillante qu'on ne prendra pas la peine de citer vu que son nom est dans le titre de la catégorie. Je sais, on a pas fait pire comme début, mais il faut bien commencer quelque part.

Le professeur de sortilèges avait sur le visage la marque d'un ennuis mortel et de la nonchalance dans la dégaine. Il n'attendait pas à la porte depuis très longtemps, mais bien assez pour qu'il n'ait pas envie de le faire d'avantage. Soit dix minutes. La nuit était tombée depuis un bon moment, l'heure à laquelle la surveillante avait d'habitude une occasion de regagner sa chambre avant sa ronde. En espérant qu'elle le fasse bien ce soir-là, il ne devrait plus en avoir pour longtemps avant de la voir débarquer d'un côté ou de l'autre du couloir, mais cela semblait trop long. Dire qu'il aurait put une nouvelle fois forcer les trois serrures... c'était plus que tentant, mais il n'aurait, cette fois, pas eut d'excuses un minimum digne de ce nom, alors il devrait se comporter en gentlemen, ou du moins, en être humain normal. C'est bien la moindre des choses, lorsque vous avez un service à demander à quelqu'un, de ne pas entrer par effraction chez lui, surtout pas chez elle.

Malgré ses intentions pacifiques, il n'avait pas vraiment l'allure d'un homme honnête. Il portait à l'épaule une sorte de sacoche douteuse en cuir souple qu'il avait ramassé dans un coin en quittant sa salle de classe - oui, incroyable ce que les élèves pouvaient oublier - et avait enroulé à la va-vite autour de sin cou une grande écharpe noire et jaune - là encore abandonnée par son ancien propriétaire - l'air de vouloir se cacher le visage dedans si le besoin s'en faisait sentir. En somme, avec son manteau encore un peu crasseux d'une dernière rencontre qu'il préférait oublier, il ressemblait soit à un quelconque ouvrier moldu, soit à un cambrioleur et, vu la façon dont il jouait avec son kit de crochetage caché au fond de sa poche, il ne tarderait pas à être plus proche de la seconde option.

C'était un jeudi soir, la veille du bal d'Halloween. On ne croisait presque plus personne dans les couloirs, les elfes de maisons ayant été réquisitionnés pour installer les décorations dans le château, les élèves étant trop occupés à espionner les préparatifs qui se déroulaient dans la Grande salle ou bien à mettre au point les détails de leurs propres soirées privées et, enfin, le personnel volontaire, ou non, ayant dut se mobiliser pour surveiller tout ce beau monde. Bref, Ludovic, toujours aussi habile pour se dérober à une tâche lorsqu'il avait mieux à faire, n'avait eut aucun mal à se faire oublier et il n'avait jusqu'ici vu passer que deux élèves de Serdaigles qu'il avait salué avec un air on ne peut plus naturel. Après tout, les couloirs étaient à tout le monde en dehors du couvre-feu, il pouvait bien attendre où il voulait et tant pis si cela n'arrangeait pas les rumeurs à son sujet que ce soit devant cette porte en particulier. Il valait mieux que tout le monde chuchote sur un rendez-vous avec une surveillante plutôt que sur le poignet cassé d'une bibliothécaire.

Pour être franc, lui-même n'était pas bien sûr des raisons stupides qui l'avaient poussées à interrompre presque un mois d'évitement en règle pour se retrouver ici, à attendre pile la personne qu'il avait eut tant de mal - et avec plus ou moins de succès - à contourner durant des semaines. Au final, il était plutôt content de ne pas avoir réussi à l'éviter autant qu'il l'aurait voulu. Résultat, débarquer comme ça devant sa porte semblait un peu moins bizarre que s'il ne lui avait plus adressé la parole depuis son fameux anniversaire. Par contre ce qu'il comptait lui demander... difficile de savoir comment elle le prendrait.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mer 12 Nov - 0:29


-Oswin, vous y allez déjà?

La surveillante se mordit légèrement la lèvres inférieure en fermant les yeux: choppée.
Elle se retourna lentement, aussi inexpressive et froide que d'habitude en compagnie d'élèves, avant de répondre le plus calmement possible:

-Oui, j'ai quelques papiers à remplir, contrairement à vous je n'ai pas toute la soirée et surtout, j'ai du travail qui m'attends. Sans oublier que par votre faute je ne suis pas allée au dîner, donc je me permet de rattraper ce retard.

Le préfet lança un sourire amusé à la jeune fille qui l'aidait à installer les décorations, avant d'hocher la tête, libérant enfin la française à deux doigts de péter un plomb.
La voila, la grande Linda Oswin, qui avait assassiné plus d'une dizaine de personnes, connu les côtés les plus durs de la rue jusqu'aux plus belles merveilles et aventures de cet aspect de la ville, Auror redoutable qui avait plus d'une fois prouvé son assurance...
Retenue en otage pour attacher des décorations et ensorceler des citrouilles par deux gamins de 16-17 ans...
Bien, non vraiment, très bien! C'était... Très agréable!
Oswin se retourna le plus calmement possibles, croisant les bras en enfonçant ses doigts dans son avant-bras pour ne pas être tentée de se retourner et de donner un bon coup à cet élève qui avait pris un malin plaisir à la diriger, tout ça simplement grâce à un avis d'un certain professeur qui avait probablement donné son accord justement pour ennuyer l'auror...
Oui, résister à la tentation, c'était ce qu'il fallait faire.

Elle sortit de la grande salle d'un pas rapide et décidé, chassant les jeunes sorciers après un ou deux sorts -cela faisait toujours son petit effet mine de rien- au passage, elle ne resta pas longtemps et continua son chemin vers sa chambre heureusement pour elle toute proche d'ici. Les Professeurs se débrouilleraient très bien seuls pour garder les monstres sur pattes éloignés de la Grande Salle, et qu'ils aillent en enfer s'ils avaient besoin de son aide.
Et si ils la forçaient, elle arriverait, une arme à feu dans chaque main, et le tout chargé.
Bon, de balles anesthésiantes, mais c'était déjà ça.

Une fois assez éloignée de la Grande Salle, Oswin ralentit considérablement le pas à travers les couloirs vides, respirant un peu plus profondément pour se calmer, mais ce calme ne dura pas plus de quelques secondes car elle vit bientôt au bout du couloir une silhouette bien connue attendant aux alentours de sa chambre...
Tiens tiens... Qu'est-ce qu'il faisait là, lui?
Après une rapide pause, la surveillante se remis en marcher pour arriver à la hauteur de l'enseignant, sans pour autant s'attarder sur lui et de sortir ses clées pour ouvrir sa porte d'une manière, elle, totalement normale.

-Et bien, pas de crochetage cette fois? C'est bien, on s'améliore.
lança-t-elle sur un ton presque provocateur, avant de tourner la tête vers Ludovic, et elle sembla alors réaliser dans quel état il était. Par contre... Nouveau style?

Linda poussa sa porte qui grinça légèrement dans ses gonds, surtout pour vérifier qu'elle était ouverte, avant de la refermer et de relever son regard pour le planter dans les yeux du français, s'appuyant contre sa porte en croisant les bras.

-Je préfèrais l'ancien. Au moins, vous aviez une certaine classe dedans.


Nouveau coup d'oeil à la tenue suspecte de l'enseignant, et elle reprit toujours sur le même ton, bien que peut-être un peu plus froid que d'habitude:

-Bon, à part ça, je peux savoir ce qui me vaut l'honneur de votre visite? Faut dire qu'on s'est assez peu vu depuis un moment, non? Très peu même, à croire que vous m'évitiez.


Très froide la Linda... Et son regard dur ne faisait qu'accentuer cette impression.
Allez savoir pourquoi...

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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mer 12 Nov - 1:48


Besoin d'un service

Enfin, celle qu'il attendait tant venait d'arriver, l'air de mauvaise humeur comme d'habitude. Il aurait fallut qu'elle dorme un peu plus, ça l'aurait peut-être rendu plus aimable. Lui, la simple idée que le bal d'Halloween ne tarderait pas suffisait à compenser ses perpétuels réveils avant l'aurore. Halloween était presque plus important que les fêtes de Noël pour lui, toute une histoire ses soirées de la Toussaint à Poudlard. Il se souvenait encore de cette fameuse année où ses amis et lui avaient animé tout le repas. Un moment mémorable qui n'avait jamais été égalé depuis. Difficile de croire qu'on pouvait loger autant de souvenirs dans une simple citrouille et les redécouvrir suffisait à lui redonner la forme. Il avait à nouveau l'habitude des insomnies aussi. D'abord perturbé par son changement de contexte, le retour de vieilles connaissances, les sorties imprévues de Jon et tous ces nouveaux visages, il avait fini par retrouver assez de routine pour rester d'une humeur à peu près égale chaque jour quelque soit le cauchemars. Tant qu'il évitait les contrariétés bien sûr.

Le professeur se redressa aussitôt lorsque la surveillante s'approcha de lui. Impatient de bouger et se dégourdir un peu, il lui lança un bonsoir auquel elle ne répondit pas. Bien. L'habitude aussi. A la place, Oswin semblait presque s'étonner qu'il ne soit pas déjà rentré. Oui, si on pouvait éviter ce sujet... Il leva les yeux au ciel et lui resservit la même version de l'histoire. Vive l'absence de trous de mémoires.

— Je vous dis que ce n'est pas moi qui ait forcé la serrure la dernière fois. Après tout, allez savoir, peut-être qu'elle avait eut d'autres visiteurs indésirables depuis. Le style ? Il jeta un coup d'oeil à son manteau avant de regarder à nouveau la jeune femme. Longue histoire.

Il l'observa ouvrir et refermer sa porte, ne sachant toujours pas comment lui demander. Il lui adressa un léger sourire en attendant, la laissant parler autant qu'elle le voulait. Elle venait de lui faire un compliment, elle le savait non ? Il avait de la classe en temps normal ? En d'autres circonstances il aurait put trouver cela bizarre, mais il était de trop bonne humeur et son ego encore plus depuis quelques secondes. Halloween, c'était fait pour s'amuser après tout, pas le temps de se prendre la tête. Bon, c'était aussi pour célébrer les morts et un homme qui s'était sculpté une lanterne dans un navet, mais l'amusement c'était mieux.

Les salutations d'Oswin enfin terminée, sans que Ludovic ait fait attention ni à la froideur ni au contenu de ses dernières paroles, il était temps d'entrer dans le vif du sujet. L'homme se pencha légèrement en avant, comme s'il craignait qu'on l'entende. Il allait commencer par dire qu'il avait besoin de son aide, mais, réflexion faite, cela aurait été une mauvaise idée.

— J'aurais besoin... c'est pour demain soir, vous voyez. C'est un bal costumé et j'aime bien les détails... Est-ce que vous savez dessiner ?

Un léger et lointain gloussement dans son dos attira brièvement l'attention de l'homme. Encore un petit groupe d'élèves qui revenaient de la Grande Salle, ils ne devraient pas tarder à les croiser. Ludovic s'appuya contre le mur et se rapprocha encore un peu de la surveillante, baissant encore d'un ton.

— Il y a toujours tout un tas de loup-garous et de vampires, donc j'aurais voulu varier un peu et j'aurais besoin que vous me dessiniez des crucifix, façon tatouage, là.

Il desserra l'écharpe, découvrant complètement son cou et lui désigna sa gorge alors que le groupe d'élèves, trois filles à première vue, approchait vers eux. Elles semblaient plongées dans une vive conversation sur leur robe ou sur le fait d'avoir surprit leur professeur en compagnie de la surveillante et Ludovic fut bien obligé de hausser un peu la voix pour couvrir leur caquètements.

— Au niveau des veines, reprit-il.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mer 12 Nov - 18:23



Linda fronça les sourcils en soupirant lorsque l'enseignant à ses côtés lui ressortit toujours ce même mensonge... Combien de fois allait-elle devoir lui répéter? La simple idée que un sorcier ait put forcer sa serrure imperméable aux sorts à coup d'alohomora était totalement idiote, et très peu de sorciers, trop sûr de leurs sorts basiques, savaient se servir d'une simple aiguille, ou plutôt de deux pour forcer une serrure. Quelque chose de simple quand même, de presque basique, mais non, à croire qu'il avaient des moufles à la place des mains...
Et encore, la serrure n'avait pas été forcée, mais crochetée, ou ouverte à l'aide de clées identiques aux siennes, et mauvais endroit au mauvais moment, quoi que Ludovic dise la jeune femme resterait sur ses positions.
Tant pis pour lui, le pauvre. Il allait devoir la supporter, elle et ses remarques désagréables un moment!

-Il n'empêche que les faits son là, vous dans ma chambre, ce n'est pas franchement la meilleure surprise que j'ai put avoir jusqu'à présent... Même si c'est loin d'être la pire.

L'étrange sourire qui naquit sur les lèvres du français surpris légèrement Oswin qui fronça un sourcil en levant le second, que signifiait donc ce... cette chose?
Non sérieusement, c'était presque malsain là!
Le compliment qu'elle venait de formuler n'était qu'une simple remarque... Même s'il fallait avouer que les costumes et manteaux qu'il portait habituellement lui seyaient bien plus  que ces lambeaux qu'il avait en ce moment sur le dos. Alors peut-être que oui, c'était bien un compliment, mais si ça pouvait pousser le décoiffé à s'habiller un peu mieux, histoire d'être plus agréable à regarder... Ca valait sûrement le coup.
Quitte à le supporter, autant y prendre un minimum de plaisir.

Linda ouvrit la bouche pour poser une question, mais ce fut à ce moment que Ludovic expliqua enfin la raison de sa venue ici, ce qui laissa la surveillante sans voix quelques secondes.

-Si je sais... dessiner?

Reprenant bien vite contenance, elle adressa un regard interrogateur à son interlocuteur, haussant un sourcil en penchant légèrement la tête sur le côté, avant qu'il n'explique plus précisément son idée.
Un tatouage donc? Quelle ironie...
Un sourire en coin apparut sur les lèvres rouges de Linda, sa mauvaise humeur semblant s'être brutalement volatilisée sans pour autant laisser place à de la "bonne humeur".

-Sur la jugulaire, en bref. Pas la première fois que quelqu'un me demande ça, mais je ne pensais pas que vous étiez du genre à aimer ça, enfin, surtout à le supporter. Ce n'est pas si "agréable" que la plupart le pensent.

Elle avait dit cela sur un ton qui laissait sous-entendre de nombreuses choses, ignorant totalement le groupe d'élève qui passa près des deux adultes, encore si on pouvait considérer ne serait-ce que l'un des deux ainsi.
Bon, déjà l'un plus que l'autre, je vous laisse deviner qui.
Après cela, Oswin regarda autour d'eux pour voir si quelqu'un était présentement dans le couloir, remarquant enfin volontairement les quelques filles qui leur jetaient un regard étrange à présent, puis elle se décida finalement à rentrer, pour une raison des plus simples.

-Allons à l'intérieur, je pense que ce sera plus pratique pour faire ceci.

Elle ouvrit sa porte, s'engouffrant dans sa chambre la boule au ventre avant de laisser la porte ouverte pour que Ludovic la suive.
Cette fois, elle le laissait entrer, et volontairement de plus... Tant pis pour les journaux, de toute façon, i avait sa date de naissance, et s'il voulait tout connaître sur elle, une simple recherche dans le monde des moldus, voir même des sorciers, et il aurait put tout savoir...
Mais il ne l'avait pas fait, en un mois, rien ne laissait penser le contraire. Alors elle jugeait qu'elle pouvait avoir "confiance en lui"...
Du moins, elle était bien obligée.

Machinalement, Linda se mit à ranger quelques objets qui traînaient dans sa chambre, déjà bien moins encombrée qu'en début d'année, les murs étaient toujours autant occupés mais au moins, ses armes
-à part une ou deux- étaient toutes bien rangées dans des boites ou bien même des étuis, enfin, apparemment.

-Bon, donc, un tatouage c'est ça? demanda-t-elle en se retournant vers Ludovic, s'appuyant sur le rebord de son lit. Ca ne me pose pas problème, j'en ai déjà fais quelques uns, et j'ai un peu de temps libre... Enfin, disons plutôt qu'ils se débrouilleront très bien sans moi pour contenir cette horde d'ados en pleine puberté.

Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres, puis elle avisa le gros sac de son "invité", haussant de nouveau un sourcil avant d'abandonner l'idée de savoir à quoi il servait, préférant s'occuper du "tatouage".

-Par contre, avec toute cette couche de vêtements je ne suis pas sûre de pouvoir faire quoi que ce soit, il faudrait que vous soyiez... moins habillés.

Qu'elle le dise ou non, son regard exprimait parfaitement toute la curiosité qui l'animait en ce moment, voir un peu plus que de la curiosité... Mais elle était sérieuse: elle ne ferait rien...
Enfin...
Probablement.

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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Jeu 13 Nov - 1:37


Besoin d'un service

Ludovic haussa un sourcil à la fois déçu et interrogateur lorsque la surveillante lui dit qu'il n'était pas le premier à lui demander ces genres de choses. Le reste de sa phrase était également curieux. La jeune femme semblait croire qu'il voulait un véritable tatouage. Il n'était pas fou non plus, ce n'était pas le genre à se marquer à vie dans le cou. De toute façon, il avait déjà assez donné de ce côté là. Il retrouva un léger sourire lourd de sous-entendus et la regarda d'un air amusé.

— Pas le premier ? Pourquoi ça ne m'étonne qu'à moitié ? Mais ça n'est pas tout à fait la même chose cette fois. Ne vous en faite pas pour le désagréable, j'ai vu bien pire. Et si vous n'en mettez pas partout ça ne laissera pas de trace.

Il garda les yeux posés sur le visage de la surveillante, attendant son verdict et suivit son regard alors qu'elle observait le groupes de filles qui tournèrent vivement la tête et eurent l'air de reprendre soudain leur marche. Enfin, de se heurter les unes aux autres en cherchant par quel côté elles étaient arrivées. Bizarre. Oswin ouvrit finalement la porte et lui proposa d'entrer. Il eut un frisson glacial à cette idée, mais ça n'était pas le moment de se dégonfler. Il se redressa et la suivit, fermant derrière lui après avoir fait un pas de côté.

Tandis que la surveillante allait et venait, rangeant des choses et d'autres, le professeur resta devant le seuil, la main vissée sur la poignée. La pièce, la propriétaire, le souvenir, l'angoisse. Il déglutit et jeta un coup d’œil aux environs. Rien n'avait changé et cela ne fit que renforcer son impression de mal aise. Pupilles dilatées, respiration sifflante... Il devait quand même avoir un sacré problème pour s'être forcé à revenir ici. Il prit une profonde inspiration et tenta de se raisonner, se rappelant pourquoi il avait décidé de s'adresser à elle. Jon ne savait pas dessiner, il ne voulait pas prendre le risque qu'Aidrian refuse et, eux mis à part, il n'avait pas grand monde à qui il pouvait prendre le risque de confier sa gorge, entre autre. Après, allez savoir pourquoi Oswin en faisait partie. Syndrome de Stockholm peut-être... Elle ne l'avait pas tué la dernière fois, c'était plutôt bon signe.

— Je vais bien, se murmura-t-il pour se donner du courage.

Sa baguette - qui n'attendait que ça - émit aussitôt un crépitement satisfait qui lui fit lever les yeux au ciel.

— La ferme, répliqua-t-il.

Et voilà, il commençait à parler avec un bout de bois. De mieux en mieux. Il tourna la tête vers la surveillante alors qu'elle parlait et réalisa soudain qu'il se sentait mieux. Comme si l'agacement provoqué par son détecteur de mensonge avait chassé une partie de ses angoisses. Curieux. Le hasard... pourvu que ça dur. Il lâcha la porte, distrait par ses réflexions, et se frotta le cou alors qu'Oswin terminait son monologue sur les élèves. Il allait répondre, mais se tut soudain, la regardant d'un air interloqué alors qu'elle lui proposa de se déshabiller. Rien de tel pour revenir à la réalité.

— Euh... fit-il alors que le sujet de la conversation lui revenait à l'esprit. Oui. Oui, bien sûr.

Il tira son sac devant lui et en sortit une fiole remplie d'un liquide noir ainsi qu'une sorte de pinceau fin. Il les posa sur le bureau, baissant au passage et par automatisme le miroir qui s'y trouvait de façon à ce que sa vitre se trouve contre la table. Ceci fait, il laissa tomber le sac vide par terre, puis retira l'écharpe et le manteau qu'il abandonna de la même façon sur le dallage. Il tourna la tête vers la surveillante, la fixa une seconde et se décida à déboutonner sa veste pour pouvoir écarter un peu plus le col de sa chemise. Ça devrait suffire, non ?


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Ven 14 Nov - 8:59


En mettre partout? Pas de traces? Ainsi donc il voulait sûrement parler de faux tatouages, du genre de ceux a peindre au pinceau dans le dos de la victime désignée... OK, c'était possible, plus simple même, et l'enseignant risquait moins gros a proposer cette option a Linda.
Commander un tatouage auprès d'elle, il n'avait pas été le premier, deux personnes avant lui étaient venues demander de "l'aide" a l'Auror, deux hommes carrés, costaud, deux parfaites caricatures du motard, ce qu'ils étaient d'ailleurs. Sauf que eux, ce fut pour des tatouages beaucoup plus... Permanents, avec une aiguille, une looongue aiguille... Oh oui, ils avaient grincé des dents, et pas qu'un peu, mais au moins, leur tatouage était réussis et assuré de rester longtemps!
Donc avec un pinceau... Évidement, la surveillante n'avait pas l'habitude, et franchement, c'était beaucoup moins intéressant qu'une magnifique aiguille qui injectait de l'encre pulsée a une vitesse fulgurante... Arme redoutable avec laquelle la française prenant un plaisir incommensurable.
Règle numéro 7 du petit manuel de base de survie en cohabitation avec une Oswin:
"Ne jamais, jamais laisser un couteau ou une aiguille entre les mains de votre Oswin. Et si possible, évitez tout autre chose qui ne soit pas rond, mou, ou... En fait, évitez le plus de choses possibles."

Le petit manuel de règles de bases pour une survie paisible avec son Oswin, 5 Galions seulement chez tous vos bons libraires! ^°^/ Réduction pour tous les français a la réputation douteuse ! :okjesorsj'aicompris/

Tant pis. Enfin, tang mieux pour le pauvre qui allais devoir subir la surveillante un bon moment, mais ça devrait aussi faire l'affaire non?
Elle hocha subtilement la tête lorsqu'il finit de parler, plus pour signifier qu'elle l'avait entendu qu'autre chose,avant de se retourner vers lui en s'apprêtant a demander quelques chose.
Linda se stoppa net en apercevant le professeur de sortilèges planté la, devant la porte, fixant le vide d'un air absent comme s'il était pétrifié sur place. Elle fronca les sourcils lorsqu'il commença a parler seul alors qu'elle allait lui demander si tout allait bien, quelque chose de totalement inaudible, mais qui inquiéta tout de Même la jeune femme. Cette expression... Son malaise clairement palpable... Était-ce la même chose que lors de leur repas commun? Non... Non, c'était sûrement autre chose, oui...
La surveillante secoua la tête, comme pour chasser cette idée, et se mordit légèrement la lèvre, observant autour d'elle avant de soupirer et d'adresser a Ludovic un sourire en coin presque... Désolé.
La française s'appuya sur un bord de son lit, croisant les bras avant de prendre la parole:

-La dernière fois, vous ne saviez pas qui j'étais, et moi même ne savait pas qui vous étiez réellement. Et même si, sur ce point je pense, je n'en sait pas plus, vous, vous aviez eut le temps de faire des recherches, si vous l'aviez voulu, vous sauriez tout de moi a l'heure qu'il est. Mais ce n'est pas le cas, et aujourd'hui je pense que suffisamment de choses ont changé pour que je puisse passer une heure avec vous sans vous coller une arme sur la tempe. Sans oublier que si vous le vouliez, vous auriez pût rentrer n'importe quand et lire tranquillement toutes ces choses qu'il y a ici. Mais vous ne l'avez pas fait, alors j'imagine c'est que vous êtes... "Digne de confiance", en quelque sorte.

Légère pause, elle se passa rapidement la langue sur les lèvres, puis reprit sur un ton sérieux, fixant Ludovic dans les yeux:

-Rassurez-vous Monsieur le Professeur, je ne vous ferait rien. Pas cette fois.

Os' s'étira, lâchant un imperceptible soupir de soulagement lorsqu'elle sentit ses os craquer, puis elle reprit d'un ton amusé qui lui convenait bien mieux:

-Ce qui ne veut tout de même pas dire que je vous autorise a rentrer dans ma chambre lorsque j'ai le dos tourné, que ce soit clair!

Bon, au moins c'était dit.
Déjà ça de fait.
La jeune femme attendit quelques secondes avec inquiétude pour observer si son invité reprenait finalement ses esprits, avant d'acquiescer avec satisfaction lorsqu'il finit par lui répondre.
Bien, ça c'était bien, même plutot apprécié.
Il déballa ses affaires, sortant un pinceau et une sorte de liquide qui servirait très probablement d'encre, sa réaction avec le miroir n'échappant pas a Oswin qui fronca légèrement les sovêtements.vant de fixer cette dernière quelques secondes et de finalement commencer a déboutonner sa chemise sous l'oeil insistant et attentif de la surveillante.

-C'est tout? ne pût s'empêcher de lâcher la jeune femme, s'autorisant une discrète moue déçue. Enfin bon, après tout, si vous voulez quelque chose de petit et discret, ça pourrait aller... Mais je ne garantie pas une longue et paisible vie a vos vêtements.

Quel dommage...! Pile quand ca commençait a devenir interessant! Leger soupir clairement amusé, peut-etre un peu déçu. Puis elle finit par s'approcher du bureau, s'emparrant de "l'encre" pour la faire tourner a la lumière, elle même se tournant légèrement vers son invité, a seulement une petite dizaine de centimètres de lui, se plaisant de cette proximité clairement réduite.
A croire que pour elle, les mots "espace vital" ne voulaient rien dire... Linda le fixa alors quelques secondes dans les yeux, un léger sourire amusé aux lèvres, avant qu'elle ne fasse enfin un pas sur le côté pour s'assoir sur le bord de son bureau, toujours l'encre en main.

-Qu'est-ce que c'est? demanda-t-elle simplement en ouvrant la petite fiole. C'est la première fois que je travaille fais avec ça, d'habitude je prends des encres "moldues" -on sentait parfaitement les crochets au ton de sa voix-, et ça, ça n'en est pas.

La surveillante descendit de la table et se saisit du pinceau, le trempant directement dans l'encre pour en tâter la consistance, puis elle le fit machinalement tourner dans le récipient, avant de se faire face a Ludovic, sourire aux lèvres, et demanda sur un ton plus profond, voir meme un peu sensuel, mais toujours avec cette lueur amusée dans le regard:

-Alors, prêt, Monsieur le Professeur? Qu'est-ce que je vous fait? Des crucifix donc? [/color]

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Ven 14 Nov - 20:27

Hey ! C'est moi qui fait des pubs intempestives ><. Maybon. J'achète.


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Le professeur de Sortilèges était perplexe. Pourquoi aurait-il fait des recherches ? Pourquoi s'intéresser à une psychopathe avec une arme ? Il ne suffisait pas de savoir qu'elle avait une arme ? Et puis même, c'était... une humaine. Peut-être un tout petit peu plus normal que lui, enfin avec une logique un peu plus classique que la sienne, en quoi cela l'aurait intéressé de savoir les détails sur sa première dent de lait ? Il n'y avait rien de plus ennuyeux que les biographies. C'était tout de même plus sympa d'apprendre sur le tas. Après... il aurait peut-être trouvé de quoi se débarrasser d'elle une bonne fois pour toute... oui, il faudrait quand même qu'il fasse quelques recherches s'il y pensait. Pour le reste, il verrait plus tard, surtout pour cette histoire d'interdiction.

Lorsqu'il eut fini d'enlever la première couche de vêtements - bien qu'il n'ait pas été vêtu de façon à affronter l'hiver, il avait tout de même un peu plus qu'une chemise sur le dos - la surveillante lui lança un regard curieux. Quelque chose ne lui allait pas. Il était encore trop couvert. Le brun se frotta le cou à la naissance du crâne, mal à l'aise. Elle avait raison bien entendu, mais il n'avait aucune envie de se mettre torse nu devant elle, dans cette pièce. La question de la jeune femme sur le contenu du flacon le tira une minute de ses réflexions.

— C'est une encre spéciale que j'ai mise au point quand j'étais jeune, fit-il alors qu'il se demandait comment éviter d'enlever sa chemise. Elle résiste mieux à la chaleur et à l'humidité que les encres classiques et adhère à toutes les surfaces. Je voulais en mettre sur les livres de la bibliothèque pour récrire les lettres qui s'effacent avec le temps, mais ma solution est trop corrosive pour la colle des parchemins. Alors je m'en sers...pour autre chose.

Ce n'était pas vraiment lui qui avait inventé la formule, cette encre particulière avait été imaginée par son père pour restaurer les ouvrages de sa bibliothèque personnelle. Ludovic n'avait qu'essayé d'améliorer le principe. Le produit final était bien éloigné de ce qu'il avait voulu et il le considérait comme un échec, bien qu'il lui avait été assez utile lors de sa troisième année à Poudlard.

Parler de tout cela n'avait servit qu'à faire gagner un peu de temps au professeur pour qu'il considère à quel point il devait et pouvait dégager sa peau. Il n'était pas toujours du genre pudique, - rarement selon certains - surtout en hiver, mais il n'avait aucune envie d'être nu avec... devant cette fille. Comme pour appuyer son malaise,la surveillante s'était glissée juste sous son nez. Il voulut reculer, mais se heurta au bureau et fut bien obligé de rester où il était les yeux plongés dans les siens alors qu'elle le regardait.

— On peut ouvrir la fenêtre ? demanda-t-il, se retenant de déglutir.

Il ne faisait pas particulièrement étouffant dans la petite pièce, mais déjà beaucoup trop chaud pour lui. C'est ce qui arrive souvent lorsqu'on s'appelle Ludovic Descremps. Un peu d'air frais ne lui aurait pas fait de mal.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Lun 17 Nov - 19:33


Sa gêne était plus que évidente, une sorte de pudeur envers la française qui lui dessinait un perpétuel discret sourire au coin des lèvres.
Si elle avait désiré le troubler réellement, elle aurait sûrement lâché une petite remarque, bien déstabilisante sur un ton exagérément mielleux. Oui, juste pour s'amuser...
Mais elle ne le fit pas, se contentant d'observer le Professeur s'enfoncer tout seul dans le bourbier ou il s'était fourré.
Rien de plus agréable, juste de croiser les bras, et d'observer.

Oswin cessa de jouer avec le pinceau dans son pot lorsque le français lui expliqua d'où venait l'encre, une création donc si on résumait clairement. Étrange, enfin, il n'y avait pas que ça d'étrange chez Descremps, mais c'était un détail de plus dans cette boule de descriptifs.

-Inventeur a vos heures perdues? Ça vous correspond bien, je trouve. Ça expliquerait d'ailleurs ce sort que vous avez utilisé au duel, a moins que ce soit l'un des nombreux que j'ignore encore.

Alors qu'elle releva le regard, celui-ci se posa sur le miroir, face contre le bois de la table, une question passa dans son esprit, encore une, rapide, futile, mais elle ne s'y attarda pas plus et fixa l'un des nombreux articles collés contre son mur.
Depuis quelques jours, elle avait commencer a relier  par de plus ou moins discrets coups de crayons, quelques remarques étaient lisibles entre les lignes, de vraies pattes de mouche entre les larges lettres du journal, et la raison a cela était toute simple: elle reprenait les rches.
Sa rencontre avec adora Greengrass ne lui avait pas apporté plus de réponses, mais au moins, désormais, elle avait une direction dans laquelle chercher, et elle avançait bien.
Très bien même.
Une inspiration profonde, puis elle se détacha du texte qu'elle avait commencé a lire par habitude, un meurtre d'une famille entière, aucunes preuves, aucunes idées de la cause de la mort.
Journal moldu, évidemment.
La surveillante planta a nouveau son regard dans celui de Ludovic, cette expression qui lui allait si bien au visage, mélange d'amusement, d'un calme effrayant et de provocation.
Encore et toujours.

-Ça va, Professeur? demanda-t-elle finalement sur un ton presque innocent, ne se déplaçant cependant pas d'un pouce.

Pourquoi donc? Quel intérêt? Je vous le demande?

La seconde d'après, le français lui demanda avec une voix étonnement ferme malgré son état -mais il ne fallait pas trop rêver non plus, on sentait clairement le ton de la petite souris coincée dans le coin du salon, le chat s'amusant joyeusement avec elle- s'ils pouvaient fermer... Non, ouvrir la fenêtre.
Mmmh... Moins amusant, ouvrir la fenêtre, mais la raison qui avait motivé cette question l'était déjà beaucoup plus.
Oswin resta quelques secondes plantée la, au même endroit, toujours plongée dans les yeux bruns de son invité, puis après un rapide sourire en coin, elle baissa les yeux sur le col largement ouvert, et passa un doigt entre deux autres boutons, comme tentant d'ouvrir d'avantage la pauvre chemise, mais pourtant, elle ne força pas et le vêtement ne céda pas.

-Raison de plus pour enlever tout ça, si vous avez chaud.

De nouveau quelques secondes de silence alors qu'elle retirait sa main du petit entrebaillement de tissus, puis elle se retourna pour aller ouvrir la fenêtre de quelques centimètres seulement, et se tourna de nouveau vers Ludovic:

-C'est mieux ainsi?

Même si l'air quasiment glacial de l'extérieur était "frais", il l'était tellement que la jeune femme doutait franchement qu'il puisse faire une quelconque différence...
Un rhume?
Un mal de crâne peut-être?
Mieux valait ne pas y penser, et puis de toute façon, si ça lui tombait dessus ce ne serais pas son problème.

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Lun 17 Nov - 23:10


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La surveillante n'avait pas l'air de vouloir reculer, bien au contraire, il sentait son souffle lui caresser le visage. Il aurait bien reculé d'avantage, mais cela aurait été s'asseoir sur le bureau et il l'était déjà à moitié. Il savait qu'il aurait mieux fait de demander de l'aide à Elizabeth, mais il n'avait pas voulu l'ennuyer avec ce genre de choses et puis rien ne lui disait qu'elle s'y connaissait dans le domaine. Malgré tout cela restait une grosse erreur. Tant pis, il faudrait faire avec, rester un peu... moins pathétique. Oswin continuait à parler. Le duel, le sort.

— Avec la glace ? Oui, répondit-il, saisissant l'occasion de penser à autre chose. Non, je l'ai pas inventé, enfin... je sais plus, c'est peut-être quelqu'un qui me l'a appris. C'était quand j'étais... il n'avait jamais réussi à trouver de véritable définition de son travail. En Antarctique. Avec... collègues ? Amis ? on s'amusait à lancer des sorts sur la glace pour passer le temps. Après c'est juste une histoire de combinaison. Je bricole du non sorcier aussi, des machines, ça m'occupe, mais là je peux pas et... faudrait mieux que je me taise.

Elle venait de glisser un doigt sous sa chemise et il préférait garder la bouche fermée pour ne pas ressembler à un merlan frit. Il hocha la tête lorsqu'elle lui demanda s'il allait bien. Il n'avait pas l'impression d'aller mal pour l'instant, mais ça irait sans doute mieux si elle pouvait ouvrir la fenêtre. Il se gratta le coin du crâne quand elle lui disait qu'il n'avait qu'à enlever ses vêtements. Il lui aurait fallut une petite seconde de répit pour éviter que les choses ne dérivent d'avantage. Il se doutait bien qu'elle le faisait exprès, qu'elle s'amusait à le promener dans des situations ambiguës, comme dans la cuisine. Il le savait, mais c'était si facile de jouer avec ses sentiments qu'il n'arrivait pas à faire comme si de rien n'était.

La surveillante recula enfin pour aller vers la fenêtre. Ludovic en profita pour reprendre son souffle, au propre et au figuré. Silencieux ou pas il n'en avait rien à faire, enfin un peu d'air. Il s'écarta un peu du bureau et desserra son col de chemise au point de dégager complétement le haut de son thorax et l'une de ses cicatrices les plus hautes, juste au-dessus de la clavicule gauche, semblable à une trace de brûlure. Le professeur de sortilèges agrippa le bord du bureau des deux mains et ferma les yeux, le temps de faire le vide. L'air frais commençait à se glisser à travers la fenêtre entre-ouverte. Il aurait bien aimé que la surveillante l'ouvre en grand - pour une fois que ce n'était pas son clapet - mais il ferait avec. Il prit une inspiration et leva la tête pour profiter le plus possible de la brise. Il aimait énormément le froid, vous le saviez bien sûr, c'était le moyen le plus simple qu'il avait de se souvenir du blizzard sur la banquise. Le froid mordant lui faisait l'effet d'une cascade d'eau purifiante, rester devant une fenêtre ouverte, c'était nettoyer les innombrables crasses qu'il avait dans le crâne. Les yeux toujours fermés, il retira sa veste et la laissa tomber sans savoir où. Ses mains s'activèrent toutes seules et déboutonnèrent sa chemise, grinçant des dents lorsqu'un bouton résistait. En peu de temps il avait l'abdomen dénudé, avec la marque profonde d'un vieux coup de couteau mal soigné sur la droite et une autre ancienne brûlure, plus large, au niveau des côtes. Les paupières toujours closes, il avait l'impression d'être dans sa propre chambre, son havre de paix, cela marchait enfin, presque trop bien, il ne savait plus ce qu'il faisait là, cela semblait si futile face au calme.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mar 18 Nov - 0:31


Nouveau sourire amusé devant Ludovic qui essayait vainement d'expliquer son petit passe-temps, s'enfonçant peu à peu surtout à cause de ses hésitations régulières.
Adorable.
Enfin, pour être plus juste: c'était risible.
Pas tout à fait la même chose, c'est vrai, mais cela n'empêchait pas la surveillante de bien s'amuser devant les réactions toutes plus étranges du Professeur de Magie.

-Bonne idée, ce qui n'empêche pas que ça doit être une activité plutôt intéressante.

Evidemment, les machines...
C'était tout à fait du gout de la jeune femme, précisément celles qui fonctionnait sans la moindre étincelle d'électricité, seulement grâce à la force des rouages... Et de préférences celles qui envoyaient des projectiles à une vitesse fulgurante de façon qu'elle puisse transpercer bien plus que du papier...
Oui, c'était vraiment passionnant.
Un sourire vague remplaça l'amusé qui était resté jusqu'à présent sur les lèvres de la jeune femme, l'air frais du soir rentrant lentement dans la pièce dont l’atmosphère s'allégea étonnement vite.
Il avait sûrement sut, enfin, il savait sûrement ce que l'air lui provoquerait comme réaction, le calmer aussi brutalement... Surprenant. Un peu dommage, mais elle ne pouvait pas lui reprocher vouloir retrouver son calme.
Par contre, elle pouvait toujours lui reprocher de casser son élan, le jeu se calmait, tant pis!

Oswin se redressa en s'étirant, avant de faire quelques pas pour s'approcher encore une fois du français, d'un calme déstabilisant.
Le voir aussi paisible c'était vraiment étonnant, mais il devait bien l'être quelque fois non?
Assister à cela avait un petit air de... moment sacré?
Privilégiée? Peut-être qu'elle était après tout, mais ce qui était sûr, c'était que même si c'était le cas, il y avait peu de chances qu'elle en profite.
Pour elle, rien ne changeait, il restait toujours cet homme étrange et pleins de mystères qu'elle avait découvert dans les cuisines ce jour là.


-N'est-ce donc pas plus agréable comme ça? demanda-t-elle sur son ton habituel en avisant le torse nu de l'enseignant. Bon, j'avoue être déçue cependant, disons que... Je m'attendais à autre chose dirons nous. Mais bon, c'est déjà mieux que rien.

Elle se plaça derrière Ludovic, levant le regard sur l'emplacement ou devait se trouver le miroir habituellement, dans l'idée de voir plus complètement le tableau qui s'offrait à elle, mais elle se mordilla rapidement la lèvre inférieure avant de faire un pas sur le côté et d'observer quelques secondes l'enseignant et de se saisir du pinceau et de l'encrier.

-Et bien, allons-y.

Linda alla aux côtés de son invité et commença à appuyer la pointe des poils de l'instrument dans la naissance du cou du français, dessinant lentement une croix détaillée en s'arrêtant quelques fois alors qu'elle hésitait sur une pierre, un rebord, un trait...
D'un oeil, elle observait attentivement son travail pour vérifier qu'elle ne faisait aucune erreur regrettable, et de l'autre, elle scrutait la peau enfin nue de Descremps, s'arrêtant sur les quelques cicatrices...
Des cicatrices...
Voila qui était intéressant, même plutôt... un bon point.
Un homme avec des cicatrices...
Sexy.

-Mais dîtes moi... Qu'est-ce que j'y gagne à vous dessiner tout ça? Après tout, il faut bien que j'en profite un peu non?

Oui oui, le sujet de la "récompense", encore et toujours.
Faire quelque chose gratuitement, possible, mais compliqué. Quitte à donner un coup de main, autant qu'il soit rémunéré non?

-A moins qu'à vos yeux, la vue de "votre magnifique corps" pourrais me suffire? finit-elle avec un sourire en coin, elle le taquinait encore et toujours...

Peut-être devrait-elle le laisser un peu tranquille non?
...
Naaaaan!
Pas maintenant! Naaan! Encore un peu!

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mar 18 Nov - 3:24


Besoin d'un service

Le froid, l'espace, il se sentait si tranquille. Presque hors du temps. Avec juste sa chemise sur le dos. Rien qu'avec ça était désagréable. Cela l'empêchait de sentir autant de vent que possible. Il commença à l'enlever à son tour, s'arrêta alors qu'il l'avait retiré à moitié. Ludovic ouvrit les yeux et tourna vivement la tête alors qu'une voix lui parvenait à travers le silence. Il chercha une seconde avant de trouver Oswin, c'est vrai qu'elle était là. Il suivit son regard alors qu'elle le détaillait et fut soulagé de voir que son côté gauche était resté couvert, sa chemise roulée en boule sur son bras. C'était déjà ça. De plus, il était calme et elle ne pouvait plus se plaindre qu'il n'avait pas la gorge découverte, c'était bien le but à la base, mais bien entendu elle lui servait encore des sarcasmes.

— Qu'est-ce que vous pensiez ? Que j'allais sauter ? Vous jeter par la fenêtre peut-être ? Si je le faisais ça ne serait pas du rez-de-chaussé.


La jeune femme se mordit soudain la lèvre, un peu comme Rian lorsque quelque chose la mettait mal à l'aise. Est-ce que la terrible Oswin à la réputation au moins à moitié aussi populaire que la sienne aurait une raison d'être gêné ? Il se frotta l'oreille, un sourire au coin des lèvres. Elle eut enfin l'air de vouloir se mettre au travail et le professeur de sortilèges préféra s'installer sur une chaise sans attendre d'y être invité, se dérobant un instant. Son encre avait peut-être plusieurs propriétés bien utiles, elle restait comme toutes les autres, il lui fallait un peu de temps pour sécher. Il préférait ne pas le passer debout et il serait plus simple à la jeune femme de dessiner si elle n'avait pas besoin de garder les mains levées. Il retira complétement sa chemise, gardant les bras croisés sur son abdomen, même si sa main droite se dressa aussitôt pour tenter de chasser le pinceau qu'il sentit se poser sur son cou. Il se retint et se massa une oreille, essayant de garder la tête droite et la peau tendue malgré le frisson qui courut le long de son épiderme. Il n'était pas plus chatouilleux qu'un autre, mais les pinceaux sont comme les plumes, vite désagréables. Oswin se mit à parler profit, cela aurait au moins le mérite de lui changer les idées une fois de plus.

Il chercha quoi répondre, mais se tut. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien lui proposer en échange, il lui aurait fallut trouver quelque chose qui soit suffisant pour ne pas avoir des comptes à vie avec la surveillante et qui ne lui demande pas un sacrifice trop important. Autant dire qu'il ne trouvait pas. Il pouvait toujours dire que c'était son service pour le duel, mais il préférait garder cette option pour une occasion vraiment particulière, en espérant qu'elle respecte le marché. La dernière remarque de la jeune femme ne fit rien pour améliorer les choses. Il se gratta la nuque une seconde puis baissa le bras pour planter ses ongles dans sa peau. Rester concentrer, ne pas se disperser.

— Et bien, il sentait qu'il allait le regretter, mais n'avait hélas rien à dire d'autre, si vous avez une idée qui ne soit pas disproportionnée vous pouvez toujours proposer j'y penserais.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mar 18 Nov - 19:12




Elle n'avait qu'a demander donc?
Voici une proposition forte intéressante, avait-il seulement idée du nombre de choses que cette psychopathe en cavale auraient pût lui demander?
En passant du plus banal qu'était l'argent, jusqu'au plus extravaguant et à la plus immorale des activités.
Elle aurait pût lui demander de passer une nuit avec elle, de l'aider dans ses recherches, ou le forcer a faire quelque chose dans le bien de tous. Elle aurait aussi pût lui dire de lui montrer ce fameux tatouage, lui poser des questions sur ces cicatrices plus intrigantes les unes que les autres, sur son passé, sur cet "Antarctique" ou il semblait avoir passé un temps, une somme faramineuse ou une simple demande banale allant du "faire une course a ma place" -même si l'on devine facilement quel genre de es cela aurait été- au "aller rendre visite au gentil Thorsen", juste pour... Rigoler un peu. Il y avait tant de possibilités...

Mais dans son malheur, Ludovic avait certainement de la chance, car la surveillante était sûrement loin d'être la femme ayant le moins de sens de l'honneur, et la plus injuste aussi.
C'était peut-être un peu " moyenâgeux " comme principe, mais Oswin accordait énormément d'importance a ce point la.
C'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle elle n'était pas encore allée planter une balle entre les deux yeux d'un homme qui autre fois avait été très proche d'elle.
Ah... Les principes...
Un mot qui sauva bien des vies des projectiles meurtriers de la jeune femme.

Alors elle se contenterait d'une simple question... Pour le moment en tout cas, allez savoir si elle changerait d'avis par la suite.

Un fin sourire apparut sur les lèvres de Linda alors qu'elle retirait les poils du pinceau de la peau de l'enseignant, avant de lever son autre main pour la poser dans le creux du cou du français dans le but d'étirer un peu plus la peau avec une douceur suprenante mêlée a une fermeté qui l'était beaucoup moins.

-Vous prenez des risques en me tendant cette perche vous savez? demanda-t-elle en tournant encore un peu autour du tatoué, et a ce moment, si elle avait refermé la main, elle aurait pût l'étrangler aisément. Mais bon, je ne pense pas que ce que je vais vous demander soit la question la plus dure a laquelle vous aurez a répondre. Vous voulez bien jouer le jeu? Juste une petite question!

Nouveau sourire carnassier a l'idée que Ludovic se fasse encore une fois des films, mais heureusement celui-ci ne le vit pas, et elle retourna a son bureau pour replacer le pinceau dans l'encre et de le reprendre, avant de se tourner vers l'enseignant pour, tout d'abord, continuer son oeuvre, mais surtout, pouvoir regarder en face.
Elle se baissa légèrement pour être plus a l'aise, et demandant en reprenant sa besogne:

-Pourquoi avoir pensé a moi? Enfin... Ce que je veux dire par la, c'est que vous savez parfaitement ce que vous risquez a venir me demander quelque chose, surtout quelque chose qui vous mets dans une telle posture face a moi.

Légère pause ou elle se concentra sur son trait pour ne pas trembler, puis elle replongea l'instrument dans la bouteille d'encre avant de continuer:

-Vous devez bien avoir quelques amis dans cette masse de rumeurs qui vous entoure, et après près d'un mois ou vous avez tenté de m'éviter, vous venez me demander mon aide alors que c'est clair que je vous met mal a l'aise. C'est plutôt inhabituel comme réaction.

A vrai dire, elle s'attendait a plusieurs réponses possibles, s'attendant surtout au "j'ai fais par élimination, il ne restait que vous", mais même dans ce cas, cela incluait qu'il avait tout de même confiance en elle...
Et ça, ça lui paraissait bien trop étrange pour être possible.
Raison futile, sûrement oui, mais il n'empêche que ça restait une raison, et pas des moindres.

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mar 18 Nov - 21:35


Besoin d'un service

Le professeur se retenait de s'agiter d'avantage, ce qui devenait de plus en plus difficile au fur et à mesure que son dos le démangeait. Le siège n'était pas très confortable ou bien il était simplement incapable de rester immobile plus de vingt secondes avec une fille dans les parages. Il essaya de deviner à quoi ressemblait les croix que la surveillante dessinait. Exercice difficile, mais il n'aurait pas voulu qu'elle laisse trop libre court à sa créativité. Allez savoir ce qui aurait put finir sur sa gorge sinon et il n'aurait pas pu vérifier. Quoique, il arriverait peut-être à faire un effort. Il tenta d'imaginer ce que ça ferait, chassant aussitôt cette idée. Il leva la main pour se gratter le cou juste au moment ou Oswin y posait la sienne pour lui tirer la peau. Ses doigts cognèrent contre le poignet de la jeune femme et il retira le bras aussitôt pour triturer le lobe de son oreille opposée, espérant ne pas avoir fait bouger la surveillante. Il sentit la chaleur de la main de la jeune femme se diffuser dans sa peau et resta à peu près immobile. Elle était plus douce qu'il ne l'aurait crut, beaucoup plus douce.

— Je sais, marmonna-t-il.

Il n'eut pas le temps d'ajouter qu'il lui avait juste promis d'y réfléchir, cela ne voulait pas dire qu'il ferait tout ce qu'elle lui demanderait. La jeune femme avait enchainé avec sa proposition, elle avait une question. Bon, ce n'était pas si terrible, donner une réponse c'était loin d'être la fin du monde et si la surveillante s'arrêtait là il pourrait se vanter d'avoir assisté à un miracle. Il faillit hocher la tête, préféra marmonner un simple "D'accord" à la place. Il entendit des bruits dans son dos et voulut se tordre le cou pour voir ce qu'Oswin était en train de faire. Peine  perdue, elle restait dans son angle mort. Il allait demander des nouvelles lorsque la surveillante apparut de nouveau dans son champ de vision et se pencha sur lui. Il s'efforça de la regarder dans les yeux, mais se retrouva bien vite à fixer un point sur sa joue, puis le vague lorsqu'elle lui posa enfin sa question.

Il aurait put répondre ce qu'il s'était passé en boucle dans le crâne, histoire de logique. Il pouvait très bien lui faire la liste de tous ceux qu'il avait exclus d'office parce qu'il les savait incapable de tracer une ligne droite avec un crayon et une règle, mais étrangement, ça ne lui vint pas à l'idée. Il la laissa terminer et attendit respectueusement lorsqu'elle se tut pour être certain que ce serait bien tout.

— Je sais pas, répondit-il enfin. Il y a plein de monde à qui j'aurais put demander, mais... je sais pas. Une impression, j'ai pas de meilleure raison.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mer 19 Nov - 0:41


Malgré l'agitation du Professeur de magie, Linda continua avec sérieux son travail, redressant la pointe du pinceau lorsque la situation devenait un peu trop épineuse pour ne pas risquer de tout rater pour quelque chose d'aussi idiot.
On aurait dit un enfant qui ne tenait pas en place, encore une fois, ce n'était pas surprenant venant de Ludovic, mais tout de même... N'importe qui, de loin, aurait put croire que l'enseignant était un "être normal", peut-être un peu étrange dans le fond, mais pas à ce point. En vérité, il était étrangement naïf, quelque chose d'enfantin presque dans sa façon de tout prendre au premier degré, de changer d'humeur aussi brutalement que de style vestimentaire... Des occupations étranges dans le fond qui cohabitaient parfaitement en un homme des plus étonnant.
Une sorte de... grand gamin qui en avait vu beaucoup.

C'est pourquoi la réponse finale du français ne surpris que très peu la jeune femme, une réponse tordue, qui ne voulait finalement rien dire, une réponse à la Ludo en résumé.
Oswin eut un sourire en coin, un peu crispé, et elle soupira discrètement en se redressant pour observer le premier "crucifix" quasiment terminé.
Simple impression hein?
C'était... très vague.
Cela pouvait aller des choses plus ou moins étranges, logiques, banales, surprenantes, en quelque sorte, elle n'était pas plus avancée. Comment esquiver les questions... Pourquoi avait-elle l'impression que le Professeur était un maître en ce domaine...?

-Une impression...

Sourire en coin, regard amusé, et elle reprit son travail en gardant un silence pesant, clairement plongée dans ses pensées.

-C'est pour demain soir si j'ai bien compris c'est ça? Je me demande quel costumes vous allez donc pouvoir porter pour laisser apparaître vos "tatouages"... Mais je verrais bien, j'imagine.

Nouvelle pause, puis la française déposa le pinceau dans la petite bouteille, faisant quelques pas pour se retrouver vers le fond de la petite pièce vers les deux-trois gros coffres restant, cette fois bien rangés les uns près des autres, elle souleva alors celui posé sur un autre, et ouvrit ce dernier en fouillant dans ses affaires.
Elle devait bien y avoir quelque chose là dedans... Elle l'avait forcément rangé ici, c'était impossible qu'il soit autre part...
Un léger "yes" bien français et un sourire en coin plus tard, la surveillante sortit de ses coffres, et retourna vers son invité pour déposer devant lui une structure en bois d'environs quinze centimètres de haut et de côté, ressemblant à un cube, lui même constitué de plusieurs parties comme de fins pavés tous assemblés et imbriqués ensembles, qu'elle désassembla sans aucune pitié avant de laisser les débris en face du sorcier, et de déposer à côté des débris un petit sac en tissus bleu sombre ou on devinait facilement plusieurs bouts de bois qui s'entrechoquaient.
Pour la suite.

-Tenez, peut-être que ça vous tiendra tranquille un moment. Le but pour les deux est de reconstituer le cube, simple non? Alors allez-y, je vous observe. Je ne peux faire que ça de toute façon.

Cela l'occuperait sûrement un moment, comme les enfants.
Car c'était ce qu'il était en quelque sorte, un enfant.
Après quelques secondes, Oswin reprit en main le pinceau imprégné de l'encre expérimentale du français, et après avoir vérifié que Ludovic ne se déciderait pas brutalement à danser au milieu de la salle, elle finit la pointe et les quelques détails du crucifix.

-D'ailleurs, en parlant du bal de demain soir, vous y aller avec quelqu'un?


"Quelqu'un est-il capable de vous supporter?", évidemment qu'elle le pensait, mais franchement, pour une fois, c'était sans arrières pensées, juste...
Amusant.

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Mer 19 Nov - 3:43


Besoin d'un service

Ludovic tourna la tête pour regarder Oswin et lui adressa un sourire dans le genre de ceux qu'il avait eut avant d'entrer dans la pièce. Elle avait répondu elle-même : elle verrait. Bon, ça n'était pas non plus le costume du siècle, mais autant garder un peu de surprise dans une vie qui, malgré tous ses ennuis, lui semblait si souvent réglée comme du papier à musique. Comme si tout était déjà passé, que tout restait à venir et qu'il se retrouvait à ce moment terrible où rien ne vous arrive. Bah, rien à faire. Le rythme des partitions il ne l'avait jamais respecter.

La surveillante s'éloigna une nouvelle fois, le professeur la suivit des yeux, curieux. Lorsqu'il la vit approcher d'un coffre, l'air d'y chercher quelque chose, il se prépara à voir surgir une arme à feu, tendu. Il jeta un coup d'oeil aux environs, il n'en voyait aucune de sortie. Elles devaient sûrement se trouver dans les malles, mais la femme n'avait aucune raison de le menacer, lorsqu'elle l'avait vu dans le couloir ou après un mot de travers peut-être, mais pas sans raison. Il épia les mouvements d'Oswin, d'un air qui ne présageait rien de bon, mais se détendit en la voyant sortir un objet en bois qui ne ressemblait même pas à une baguette. A moins qu'elle ait trouvé un moyen de transformer ce... truc en bombe par un quelconque sortilège, il n'avait rien à craindre. Il regarda la jeune femme poser l'objet sur la table ainsi qu'un sac. Il ne fallait pas être un génie pour deviner que le premier était un casse-tête, mais il se demandait à quoi pouvait ressembler ce qu'il y avait dans le sac. D'autres casse-tête du même genre, d'autres sortes de casse-tête, autre chose ?

— Hum, oui j'y vais avec quelqu'un, marmonna-t-il. Pourquoi vous avez des casse-têtes chez vous ?

Sans attendre de réponse, il attrapa le sac et l'entre-ouvrit pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur. D'autres casse-tête, bien, il s'en occuperait plus tard. Il le reposa et attrapa les morceaux de celui que la surveillante avait laissé dehors, posant les pieds sur une malle pour étendre ses jambes et se vautrer dans le fauteuil. Il fit tourner l'objet entre ses doigts, ce n'était pas un puzzle sorcier, tant mieux. Il les trouvait parfois trop agressifs. Il commença à tourner les pièces pour essayer de les imbriquer. Oswin avait été trop rapide à le défaire, il n'avait pas vu à quoi cela ressemblait à la base, ça serait plus difficile.

— J'avais fait un truc du genre, si j'me souviens... fit-il avant de grommeler quelque chose de parfaitement incompréhensible et de se gratter la tête.

Il parvint à assembler quelques pièces, mais on était encore bien loin du cube. Il essaya autre chose, s'interrompit voyant que ça ne marchait pas et fit tourner les bouts de bois. Trop occupé pour réaliser qu'il avait posé ses coudes sur les accoudoirs pour lever le casse-tête devant ses yeux. Gauche, droite, droite, non... Il défit ses progrès et repartit de zéro après s'être frotté l'avant-bras gauche, irrité par les dizaines petites marques de coupures qui s'y trouvaient encore. Il essaya une autre combinaison. Un sur la droite, un sur le centre... Il restait encore des blocs sans place. Il repartit en arrière, il fallait qu'il se concentre sur un côté et qu'il voit en fonction de ce qu'il lui resterait. Deux pièces d'alignées, cela lui disait quelque chose, mais il ne se souvenait toujours pas de l'astuce. Il y avait aussi une longue cicatrice blanche étrangement droite et centrée sur ce même bras gauche, seulement interrompue par l'encre noire d'un tatouage bien plus permanent.

Il laissa retomber ses bras sur les accoudoirs et réfléchit une seconde. Tournant le casse-tête dans son esprit en contemplant le plafond. Il se retint de grommeler un "truc du diable" et retourna à son puzzle. Levant de nouveau les bras. Gauche, gauche, droite, centre, dessous, gauche, mauvais virage, il restait encore un bloc hors du cube. Parlons un peu tatouage. Le sien, le vrai, était au moins aussi noir que son encre expérimentale. Il commençait à se faire vieux, mais il n'avait pas décoloré pour autant, on voyait encore à merveilles les courbes du serpent enroulé sur lui-même en forme de clef, c'était comme si le reptile et la peau sur laquelle il se trouvait étaient restés inchangés depuis qu'on l'avait tatoué. Gauche, droite, dessous, droite, centre. Encore raté, deux blocs cette fois. Ludovic eut un petit sifflement mécontent et s'étira les poignets d'une rotation, sourcils froncés. La prochaine fois serait la bonne.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Jeu 20 Nov - 9:02



Oswin haussa un sourcil en soupirant presque imperceptiblement, tout de même amusée par la situation.
Alors c'était vrai, elle avait vu juste.
Un vrai gamin, c'était vraiment ce qu'il était. Un enfant intrigué par la moindre chose, avare de connaissances, curieux de tout quitte a se couper totalement du monde qui l'entoure. Susceptible, émotif, s'emportant facilement sur certains sujets alors qu'il pouvait rester totalement froid a d'autres... Était-ce ce qu'il était vraiment?

Ludovic, l'enfant qui a grandis trop vite.

Joli surnom, ça sonnait bien. Mieux en anglais qu'en français d'ailleurs, et ça expliquerai d'ailleurs son désintérêt total aux femmes qui ne faisaient que le mettre mal a l'aise: maladresse presque naïve.
Mais bon, en question de surnoms, "Môsieur le Professeur" lui allait beaucoup mieux, et puis, c'était plus simple a incruster dans une phrase aussi.

Ce fut donc en observant d'un oeil amusé le spectacle qui se déroulait devant ses yeux que la surveillante finit son premier crucifix, surtout pour égaliser les couleurs la ou il le fallait, et atténuer le reste -avec difficulté vu la qualité de l'encre, mais vu qu'elle n'était pas encore tout a fait sèche, il y avait de l'espoir-.
Précision du détail la plupart du temps, mais bourine a ses heures perdues. Autre point surprenant de la personnalité de Linda.
Lorsque le français lui demanda ce qu'elle faisait avec des casse-tetes ici, elle ne répondit pas tout de suite, détestant s'interrompre en plein milieu d'un trait, mais lorsqu'elle en repassa un nouveau, elle prit finalement la parole:

-Disons que ça calme, de temps en temps. Ça vide l'esprit, quand ça ne l'encombre pas plus.

A vrai dire, c'était bien la version courte du pourquoi du comment, surtout que vus ses petites habitudes -dont celle de démonter et remonter ses amies lorsqu'elle s'ennuyait ou était stressée- , l'enseignant n'était sûrement pas assez idiot pour se contenter de si peu.
Pour la petite histoire, ces casse-têtes appartenaient a son père il y a bien longtemps, et jusqu'à peu, jamais la surveillante n'en avait eut besoin.
Sauf qu'il y a quelques semaines, lorsqu'on lui annonça que sa prochaine mission nécessiterait de travailler avec des enfants, des minears, elle avait été forcée de trouver une solution.
Solution a ses mauvaises habitudes, dont celle de sortir a tout bout de champ et pour n'importe quelle raison ses chouchoutes de leurs étuis. Alors elle était retournée dans l'ancienne maison de ses parents, cela faisait bien longtemps qu'elle était abandonnee, plus personne n'en voulait a part sûrement un ou deux sans domiciles qui passaient ici la nuit de temps a autres, et ce fut sans doute pour ça qu'elle retrouva finalement si facilement les anciens "passe-temps" de son cher père.
Plus jeune, il lui avait appris la combine de toutes sortes de pièges, d'énigmes, de casse-têtes, étant lui même un grand fan de la réflexion avancée, et il en creeait même certains lui même! Bon, ils étaient loin d'être aussi bons que ceux qu'ils avaient achetés, mais tout cela contribua aux connaissances que Oswin possédait a présent.
Pourquoi donc aller les prendre? Quel rapport avec ses manies?
Simplement... Pour essayer de blesser le moins de personnes possible, elle devait avoir le moins de tentation possible, et donc, se libérer de ses tics nerveux plutôt effrayants, pour par exemple, essayer de les remplacer par d'autres...
"Je suis atteinte, mais je me soigne" donc.
Et même si ça ne se voyait pas tellement, la technique avait fait ses preuves, enfin, en grande partie.

-Je pense que vous avez remarqué que j'avais une certaine passion pour tout ce qui est "armes a feu", pas vrai? demanda-t-elle en louchant de loin sur le tatouage temporaire. Et bien... Disons qu'au milieu d'une école, j'esperait ne pas avoir a tirer sur n'importe qui pour n'importe quelle raison. Alors de temps en temps, je me défoule sur ces choses.

Enfin, en général lorsqu'elle avait terminé d'exploser toutes les chaises de la piece contre le sol.
Ça va de soit.

La surveillante eut un sourire satisfait, ayant enfin terminé son premier crucifix plutôt réussi, l avait de nombreux détails certes, mais tous très discrets ce qui donnait une simplicité et une élégance étrange.
Elle essuya son pinceau contre un tissus qu'elle prit au hsard au milieu de ses coffres, et ce fut a ce moment la que son regard croisa ce qu'elle avait cherché à voir plusieurs fois: le fameux tatouage.
Un silence lourd s'installa dans la pièce, seulement interrompu par les cliquetis du jeu en bois que maniait toujours Ludovic pendant qu'elle retenait chaque détail de ce nouvel ornement.
Finalement, ce n'était pas un tatouage mangemorts...
Soulagement?
Déception?
Peut-etre les deux, mais quoi quoi que ce soit, cela lui enleva un poids des épaules
Au moins une chose de sûre.
Lentement, et après avoir humidifié le pinceau , elle le plaça de l'autre côté de l'enseignant, pour faire le même travail...
La partie dure de la besogne: la symétrie.

-Ça vous va comme réponse, Monsieur le Professeur Descremps?

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Jeu 20 Nov - 18:18


Besoin d'un service

L'homme était encore absorbé par son puzzle, au point qu'il semblait n'avoir pas écouté une seule seconde ce que la surveillante lui disait. Il n'avait d'ailleurs pas remarqué qu'elle avait terminé son premier crucifix et levé le pinceau de sa peau. Aucune importance, il arrivait à bout du casse-tête. Encore trois pièces et il était certain d'arriver à un cube. Il sentit soudain une raideur dans son avant-bras et l'objet lui glisser des mains. Il le rattrapa de justesse, mais le casse-tête eut le temps de se défaire. Sans commentaire, avec un instant un air profondément triste, il le reprit, si près de la fin cela aurait dommage de laisser tomber, mais la raideur ne partait pas. Il coula un regard vers Oswin, juste une seconde, avant de retourner à l'objet pour assembler les blocs par des gestes plus saccadés. Ayant beaucoup de mal à rester concentré sur ce qu'il faisait. Il serra les dents et posa enfin la dernière pièce. Se retrouvant avec un cube parfait dans la main gauche. Il le levait un peu devant ses yeux lorsque la surveillante posa sa question.

— Je devrais m'en trouver, répondit-il. Je suis sûr que les bibliothécaires seraient prêts à m'en acheter un par jour si je leur disais que ça fait perdre les mauvaises manies.

Un sourire amer naquit sur son visage alors qu'il se penchait en avant pour poser le cube sur la table et récupérer le sac. Même avec des casse-tête il n'aurait sans doute pas abandonné sa passion pour les bibliothèques. Il faudrait qu'il pense à trouver une fenêtre ou quelque chose du genre pour pouvoir y rentrer si jamais on cherchait à l'en empêcher. C'était tout de même mieux que n'importe quel casse-tête. Il ouvrit le sac comme s'il était rempli de bonbons et fouilla une seconde dans les petites pièces biscornues.

— Vous vous défoulez sur moi aussi, non ? Quand vous me croisez j'en ai souvent l'impression. Il tira une petite chaîne d'anneaux du sac et en sépara les maillons en moins d'une minute, les laissant à leur tour sur le bureau avant de chercher un nouveau puzzle. Ça me dérange pas tant que vous le faite pas trop avec des armes ou vos poings. Il sortit des bâtonnets de bois attachés les un aux autres qui s'étirèrent en une étrange guirlande, et commença à les démêler. Parfois rien que savoir ce que c'est est un casse-tête. Il jeta un coup d’œil au mur de journaux tandis que ses doigts s'activaient tous seuls. Il se souvenait de la plupart des photos pour les avoir vu au cours de ses voyages, mais il n'avait lu qu'un ou deux articles avec attention. Du nouveaux sur votre mur des fous ? Pour une fois qu'elle semblait vouloir rester à peu près aussi calme que lui, autant en profiter.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Jeu 20 Nov - 21:28



Alors que le français approchait du but, le casse-tête en bois s'échappa de ses mains pour foncer vers le sol, et a peine l'avait-il rattrapé qu'il s'était déjà défait.
Linda retint un imperceptible pouffement face a la face déconfite du Professeur, rare, mais ce n'était pas tout a fait ça a vrai dire. Ce n'était pas un rire, pas un pouffement vulgaire ou puérile que les jeunes sorcières lâchaient suite au passage d'un beau garçon, a vrai dire, cela ressemblait plus a un simple sourire, un rictus amusé, alors que son regard restait toujours étonnement inexpressif comparé a son sourire. C'était soit l'un, soit l'autre, toujours comme ça sur le visage de la jeune femme, une sorte de règle élémentaire.
Sauf quand elle s'énervait.
Et la, on pouvait s'inquiéter.

-J'en doute pas. Vu ce que vous avez fais la dernière fois que je vous y ait trouvé, j'ai crut comprendre que les bibliothécaires ne vous voient pas vraiment d'un bon oeil.

Quand elle y repensait, ils avaient passé pas mal de moments ensembles, et certains commençaient tout de même a dater mine de rien...
Le hasard, la malchance, peut-être que c'était voulut par le subconscient de l'un des deux concernés, qu'est-ce qu'elle en savait?
Mais ce n'était certainement plus deux-trois rencontres hasardeuses, ça, c'était certain.
Quoi qu'il en soit, la jeune femme continua son dessin beaucoup plus lentement, hésitant sur chaque trait, chaque distance, chaque rond, chaque détail en somme. Le travail bien fait, cela avait toujours été l'une de ses priorités. Mais cette fois, les bavardages de Ludovic qui avait apparemment terminé de jouer avec son casse-tête l'interrompirent dans sa tache, et elle l'écouta un sourcil levé, l'autre froncé, surprise que l'enseignant accepte si facilement l'idée qu'il soit, lui aussi, sa sorte de punching ball.

-C'est vrai. avoua Oswin, un sourire en coin aux lèvres alors qu'elle se concentra a nouveau sur son oeuvre. C'est marrant cette habitude que vous avez a accepter qu'on vous tape dessus, enfin, vous me comprenez. Surtout que je pourrais considérer cela comme un... Feu vert.

Nouvelle pause, elle finit son détail, puis reprit en plongeant la pointe du pinceau dans l'encre miracle.

-Mais si ça peut vous rassurer, vous êtes une boule anti-stress plutôt efficace, et assez agréable je dois avouer.

Linda porta les poils de son instrument a la nuque du Professeur, continuant lentement de dessiner la seconde partie du travail, hésitant légèrement lorsque Ludovic lui demanda ce qu'il se passait du côté de son fameux mur.
Elle grinça des dents avant de jeter un oeil a la multitude d'articles qui ornaient son mur, puis elle lâcha un discret soupir pour finir par répondre:

-Rien de spécial. Je... Fais les comptes.

De toute façon, il était la, alors ne rien lui dire ne servirait a rien, elle ne tenterait pas de lui cacher des choses, mais elle ne préférait pas tout dévoiler...

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Ven 21 Nov - 15:14


Besoin d'un service

Il eut un bref haussement d'épaule quand Oswin s'étonna de sa grande capacité à renoncer, mieux vaut tard que jamais. Il ne savait pas si c'était une nouvelle habitude ou non et il n'en avait absolument rien à faire de l'ancienneté ou du problème en lui-même. Il trouvait la question trop fatiguant pour s'y intéresser. Qui sait où la riposte l'aurait emmené ? Il en avait une petite idée et préférait l'éviter. Un jour peut-être, tout ça finirait par imploser et laisser un peu plus de débris sous son crâne, mais, en attendant, il préférait faire comme si ça n'avait pas d'importance. Toujours une question de choix, ce qu'il pouvait détester cela. Pour lui, c'était comme s'il s'était retrouvé dans une cour de récréation où les gamins s'amusent à se trouver des boucs émissaires et leur faire passer des mauvaises journées. Il avait mieux à faire que s'en occuper.

— Que je vous donne le feu vert ou pas vous le ferrez quand même. Si vous avez "l'autorisation" ça vous coupera peut-être l'amusement.

Le reste de la phrase d'Oswin le fit se renfrogner. Il n'avait aucune envie d'être une boule anti-stress. Voilà gamine une raison pour que l'on se batte. Dire que lui, la seule chose qu'il avait pour se passer les nerfs c'était la bibliothèques. Il se crispa sur les bouts de bois, les démêlant avec soudain beaucoup moins de patience. Par contre, agréable il aimait bien.

La réaction de la surveillante lorsqu'il parla du mur lui mit la puce à l'oreille au point qu'il s'arrête une seconde avant d'avoir un sourire en coin. Il s'acharna encore un peu sur le casse-tête avant de le balancer sur la table sans grande considération. Marre des boules de noeuds et il venait de trouver quelque chose de plus intéressant.

— Les comptes... les comptes de quoi ? Des cadavres ? Je pense que vous n'aurez pas assez d'un mur.

Il plissa les yeux pour décripter les petits caractères des articles. Dire que de sa jeunesse il arrivait à lire un livre à plus de deux mètres, c'était frustrant. Il pouvait voir les gros titres facilement, ainsi que les photos, le contenu était toujours moins clair. Il commença à chercher les similitudes, fit mentalement tourner les informations. Il y avait des traits de crayon sous certains mots, il s'en servit pour faire ses colonnes de priorités. Il lui manquait une pièce fixe autour de laquelle assembler le reste du casse-tête.

— Qui vous cherchez ?


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Ven 21 Nov - 17:59



-C'est bien mal me connaitre. fit remarquer la jeune femme après un court instant de silence.

Le sourcil levé, un sourire en coin amusé, ce n'etait certainement pas une autorisation qui la couperait dans son élan !

-C'est vrai que ça enleverait le côté défendu de la chose, mais ce n'est pas ça qui me demotivera. Après tout... Peut-être que grace a vous, les élèves souffriront moins de m'avoir dans les pattes? Mais dans ce cas, c'est sur vous que tout retombera, et dans ce cas bon courage Professeur...!

Une lueur furtive passa dans son regard, peut-être une provocation, un défi, l'ombre d'un regret, mais quoi qu'il en soit, elle disparut aussi vite qu'elle était arrivée, laissant Oswin plongée dans ses pensées ou "comment se défouler sur Ludovic Descremps sans exagérer".
Une pensée certe un peu futile dur un sujet qui n'appelait pas vraiment a la réflexion, mais ainsi, son esprit n'était ni occupé par le fait qu'en levant les yeux contre le mur d'en face, l'enseignant aurait tout pût savoir d'elle, enfin presque tout, ou encore a l'étrange tatouage qu'elle avait rapidement aperçu.
Ce n'etait pas celui des Mangemorts, ça elle l'avait reconnu pour en avoir tant observé, et a plusieurs reprises d'ailleurs, mais il était semblable...
Sauf que tous les Mangemorts avaient le même, la Marque des Ténèbres qu'ils appelaient ça, une sorte de... Symbole qui les reliait tous entre eux.
Pourquoi un mangemort s'amuserait a changer le sien?

Pour la troisième fois de la soiree, mais la première en ayant une réelle raison, la surveillante se mordit légèrement la lèvre inférieure en prenant une inspiration plus profonde, elle n'avait pas de preuves... Rien, aucunes, et elle s'était promis en venant ici de ne tuer personne...
Enfin, pas sans une bonne raison.
L'implacable froideur de la française était en ce moment même en conflit avec sa colère, son impétuosité : elle le tuerait, sans doutes. Mais si elle trouvait des preuves. Il n'y avait pas a négocier, pour le moment, elle ne pouvait pas, elle ne devait pas.
Oswin se croisa imperceptiblement, et même si cela ne se vit pas, on pouvait aisément le remarquer a sa façon de dessiner, plus sèche et plus brutale, même si toujours aussi fluide. Mais pourtant, malgré son conflit et ses doutes soudains plus vifs sur l'homme qui était rentré chez elle, son visage resta exactement le même: clair, sévère, une pointé d'amusement apparaissant en un sourire discret et son regard toujours aussi inexpressif bien que détendu.

Ludovic ne saurait probablement jamais a quel point il échappa de peu a une balle dans la cuisse ce jour la.

Ce dernier demanda alors en abandonnant son nouveau jouet ce dont elle faisait les comptes.
Les enfants ne laissent leurs jouets de côté que s'ils en ont trouvé un meilleur.
Il ne fallait pas être un génie pour faire le rapprochement.
Oswin plissa légèrement le nez, trouvant assez désagréable le fait de se faire prendre pour un jeu sur un tel sujet, mais...
Soit.
Il voulait jouer? Ils allaient jouer?
La jeune femme planta de nouveau le pinceau dans l'encre, essuyant le surplus sur les bords comme elle l'avait fait jusqu'à présent, puis appliqua l'encre la ou couleur s'était atténuée.

-Voyons, c'est vrai qu'il y en a eut beaucoup, mais je ne crois pas pouvoir remplir plus d'un mur avec tout ça! Quoi qu'après reflexion, si on les comptes tous...

Le pinceau s'arrêta dans sa course, alors que sa deteneuse arborait un sourire presque cruel, les yeux perdus dans le vague comme comptant mentalement la montagne de cadavres en face d'elle.
Puis elle revint sur terre, avisa Ludovic d'un air amusé, et reprit son travail comme si de rien n'était.
Mais malgré tout, la dernière question de Ludovic ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, c'est seulement... Qu'elle ne réagit presque pas.
Volontairement.
Sinon elle aurait joliment massacré le tatouage, et sûrement toutes les couches de toutes les couches de ces vêtements horribles que portait Ludovic en ce moment avec.
Mais a la place, elle n'eut qu'un rictus, et lâcha simplement:

-C'est drôle comme certaines personnes ne se préoccupent pas le moins du monde des employés qu'elles embauchent.

Légère pause ou seuls les frottements des poils du pinceaux et les cris des élèves beaucoup plus lointains troublaient le silence presque lourd, puis elle reprit en chuchotant, se penchant légèrement vers l'oreille de Ludovic, posant ses mains sur son épaule:

-Il vaudrait mieux pour nous deux que vous ne le sachiez pas.



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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Ven 21 Nov - 19:08


Besoin d'un service

Tout à coup, le subconscient du professeur vira en alerte rouge. Ludovic se figea, cherchant à ce brusque pic de stress une explication qu'il n'avait pas très envie d'entendre. Cela dura quelques angoissantes secondes avant de laisser place à un profond mal aise accompagné de sueurs froides, jusqu'à ce que l'atmosphère se calme. Il reprit de fines goulées d'air, impatient que la surveillante ait fini avec l'encre pour qu'il puisse s'en aller ou au moins récupérer sa baguette. son regard glissa jusqu'au miroir retourné qui fit surgir une idée. Il eut un soupir qu'on aurait put mettre sur le compte de l'impatience et se rassura. Le pré-sentiment était partit de toute façon.

Oswin continua sa peinture, si le professeur avait sut qu'elle serait si lente il serait sans doute allé tenter sa chance auprès d'Elizabeth. Il commençait à en avoir assez de rester assis. Au moins y avait-il des sujets de distraction. Le brun commençait à se familiariser avec le mur. Dans ce genre d'affichage, il y avait toujours beaucoup de la personne qui l'avait fait. Il suffisait de regarder quel pièce se trouvait au centre ou bien laquelle était la plus visible pour savoir si elle était importante. En prenant le temps, on pouvait définir la chronologie de l'affichage, il suffisait de compter les chevauchements. Les coups de crayons plus ou moins appuyés montraient que telle ou telle chose avait plus d'importance que les autres et puis bien sûr, les dates visibles sur les articles permettaient de trouver le début de tout ça. Oswin avait 30 ans, sauf incident cela lui donnait dans les seize dix-huit ans pour les plus vieux. La surveillante ne voulut pas lui dire qui elle cherchait, préférant un sous-entendu sur le fait que certains ne savaient pas qui ils embauchaient. Il tourna la tête vers elle, plongeant ses yeux dans les siens.

— Vous croyez ? fit-il avec trop de sérieux pour qu'il n'y ait qu'une seule arrière-pensée.

Il fixa de nouveau le mur, l'air de reprendre un film laissé en suspend. Oswin se pencha sur lui pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Il glissa un coup d’œil dans sa direction, mais elle se trouvait dans son angle mort. Il eut un sourire. Elle ne voulait pas lui dire. Il n'en avait pas besoin pour tout. Il s'ajusta un peu mieux dans le fauteuil et croisa les mains sur son torse, fermant les yeux. Des vraies menaces, voilà qui devenait de plus en plus captivant. Il savoura quelques secondes de silence et attendit que son arrogance se calme un peu pour pouvoir en placer une sans faire trop prétentieux. Finalement, elle pouvait être amusante elle-aussi.

— Si j'étais vous en tout cas j’en enlèverais au moins... quatre et j'irais voir dans les archives des journaux autrichiens de 1967, peut-être qu'avec un nom j'aurais put vous dire le mois, mais puisque ça ne me regarde pas...


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Sam 22 Nov - 1:20


Linda pencha légèrement la tête en plissant les yeux lorsque l'enseignant lui demanda avec sérieux si elle "le croyait", attentive et presque... curieuse de savoir ce que voulait réellement dire Ludovic derrière ces deux simples mots.
Elle aussi en faisait, des sous-entendus, en masse, c'était sûrement un passe temps des plus agréable que de troubler les personnes qui l'entouraient, les joues qui virent au rouge, les sourcils que se lèves, les grognements outrés de ne pas en avoir plus ou les soupirs désintéressés et agacés par sa façon de faire.
Il y avait bien des réactions que l'on pouvait avoir suite à un sous-entendu qui nous était plus ou moins destiné, et toutes étaient intéressantes, amusantes, divertissantes, chacune différente, et pourtant toutes avaient cette petite chose que seules ce genre de réactions avaient.

Alors que pour une fois, c'était elle qui faisait face à un sous-entendu de ce genre, elle se fit remarquer en premier lieu que ce devait être une réaction plutôt surprenante de sa part, voir amusante.
Habituellement, elle se contentait de ce qu'on lui donnait, cherchant à creuser lorsque la personne en face d'elle lui semblant douteuse ou lorsque son instinct la poussait à faire des recherches, alors même si la curiosité faisait partie d'elle comme sûrement des milliards de personnes, qu'elle apparaisse autant était plutôt rare.
Mais lorsque c'était le cas, elle ne lâchait jamais ses objectifs.
Et Ludovic avait été l'un de ses "objectifs" les plus importants de cette rentrée, quitte à passer une année ennuyeuse, autant se trouver des sujets d'intérêts pas vrai?

-N'êtes vous pas d'accord avec moi? Il suffit de me voir moi, ou encore vous, je pense avoir de bonnes raisons de penser que vous êtes loin d'être aussi blanc comme neige que ce que beaucoup pensent.

La jeune femme se mit plus ou moins face au Professeur, et se pencha, les mains s'emparant des accoudoir de la chaise, son décoleté toujours au bon endroit pour ne pas pouvoir le rater, dans le but de le fixer dans les yeux, mais pas... Lui, comme si elle cherchait à voir quelque chose derrière ce regard brun, derrière les yeux, derrière la chair... Comme si elle voulait voir l'âme même du français, assez déstabilisant en somme.

-A commencer par votre regard. Je sais par expérience reconnaître ce genre de regard Monsieur Descremps.

Oswin se redressa en s'étirant, avant de reprendre son oeuvre là ou elle l'avait laissée, cherchant les quelques détails qu'il lui restait à faire.
Elle rectifia ainsi une pointe, affina un trait en le rallongeant et égalisa un côté beaucoup plus massif que l'autre, et lâcha un soupir satisfait en se redressant, observant le résultat alors que Ludovic reprenait ses commentaires là ou ils les avaient laissés.
En quelque sorte.
La surveillante haussa un sourcil en entendant ses remarques, particulièrement à propos des journaux autrichiens.
Y avait-il eut de tels évènements aussi là-bas? En même temps, il fallait dire qu'avec les guerres pas si anciennes que cela, l'Autriche était un pays assez tendu, du moins de ce que lui avait raconté sa mère, alors de là à accéder aux archives des journaux... Il y avait tout une aventure!
Mais soit, un conseil restait un conseil, et vérifier ne coûtait rien, juste une expérience qui pourrait être intéressante.
N'avait-elle pas passé la nuit avec un Journaliste Autrichien la veille du nouvel an 1968? Ou ... Par la oui, peut-être pourrait-elle le revoir, cela s'était terminé encore une fois assez brutalement, mais elle était prête à parier qu'avec de bons arguments, elle arriverait à lui tirer quelques vers du nez.

-Vous semblez vous y connaître, quelle précision. Dire que j'aurais put en savoir encore plus si je vous avais dit quoi que ce soit! ironisa la jeune femme le sourire au lèvres avant de se pencher à nouveau, saisissant avec douceur et pourtant avec une fermeté surprenante le menton de l'enseignant après avoir fais glisser ses doigts le long du cou de l'homme, telle une caresse: Mais pourquoi cela vous intéresse-t-il? Est-ce donc la femme en face de vous qui vous intrigue le  plus, ou tout simplement "Oswin la surveillante"? Ai-je donc enfin réussi à capter votre attention Monsieur le Professeur?

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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Sam 22 Nov - 3:21


Besoin d'un service

Le professeur ne répondit pas à la remarque de la jeune femme. Elle avait au moins saisit l'un des sous-entendus, il ne lui ferait pas le plaisir de renchérir. De toute façon, il n'en aurait pas eut l'occasion. Le brun s'enfonça dans son fauteuil, les mains crispées aux accoudoirs alors que la surveillante se penchait sur lui, beaucoup trop près. Je pense que depuis le temps vous aurez compris qu'il n'y avait pas de plus grand point faible qu'une femme pour lui et Oswin, malgré ses manières de bucheronne quand ça lui prenait, avec son décolleté plongeant était une femme. La voir ainsi piétiner son espace vital alors qu'il était torse-nu il y avait de quoi lui faire perdre ses moyens. Il déglutit imperceptiblement et cessa presque aussitôt de respirer. Essaya de garder les yeux fixés sur ceux d'Oswin. Cela semblait peine perdue, il y avait beaucoup trop d'autres choses à regarder, ses lèvres par exemple, et cette façon qu'elle avait de le fixer le mettait mal à l'aise sans même qu'il ait besoin d'un quelconque pré-sentiment. Il ne parvint pas à le soutenir plus d'une seconde et ses yeux cherchèrent désespérément quelque chose auquel se raccrocher. Il n'y avait rien. Il la regarda de nouveau dans les yeux, glissa d'un millimètre de plus vers le fond du fauteuil et déglutit encore avant d'ouvrir la bouche, l'air de vouloir dire quelque chose sans trouver quoi.

Heureusement pour lui, Oswin se redressa et il put prendre une grande bouffée d'air, sortant de son apnée. Il se racla la gorge et son regard brun s'échappa vers un mur. C'était vraiment une chance qu'il n'ait jamais été du genre à rougir. Il prit une profonde inspiration pour se calmer. Chassant tant bien que mal l'image de la surveillante de ses pensées et prenant bonne note de ne plus jamais rien lui demander avant Pâques 1980, au moins. Il se concentra de nouveau sur le mur pour retrouver le contrôle de ses pensées. Rien de tel que les meurtres pour faire le vide.

Alors qu'il avait fini sa petite démonstration intellectuelle, Oswin se pencha une nouvelle fois sur lui. Il ouvrit les yeux et la vit à tout juste quelques centimètres de son visage. Il resta figé, s'incendiant mentalement d'être un parfait merlan frit, pour ne pas dire abruti. Sa peau frissonna en sentant la main de la surveillante la frôler et le français fut bien content que le froid lui ait déjà hérissé le poils. Ses mains se délièrent et l'une d'entre elle attrapa celle qu'Oswin venait de poser sur sa cuisse. Simple réflex. Pour l'empêcher d'aller plus loin sans doute. La surveillante lui avait saisit la mâchoire, l'obligeant à la fixer, les pupilles dilatées.

— Capté... répéta-t-il, essayant de le faire lui-même. Problème... de mur, ça revenait lentement. Suffit de regarder les dates, il est mort à gauche, troisième rang. Bagarre dans un bar pas déclarée. Donc il pouvait pas être au centre puisqu'il y en a un autre juste à côté qui est plus vieux. Il ferma les yeux, prit une brève inspiration et se crispa un peu plus sur le poignet qu'il sentait sous ses doigts. Deux autres à droites qui ne sont pas possibles et un au centre à gauche qui est un canular. Il y a eut beaucoup de monde en Autriche à un moment où il n'y a pas d'articles sur le mur. 1967. Pas tous en même temps. Si j'avais une description je pourrais peut-être trouver le mois parce que... Il s'interrompit et rouvrit les yeux. J'aime les puzzles et donner des coups de mains aux Aurors dans le besoin.


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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Sam 22 Nov - 10:55



L'air totalement désemparé de Ludovic n'échappa pas a la surveillante, un air franchement comparable a celui d'un poisson qu'on venait de sortir de l'eau, totalement perdu et déboussolé.
Il faut dire aussi que la française n'attendait que ça, le moindre geste, le moindre signe, le moindre détail qui aurait pût la conduire a penser ou a deviner le trouble qui s'était emparé de sa victime désignée.
Et la, sur le moment, il s'agissait de Ludovic, alors autant dire qu'elle était deux fois plus attentive pour cet homme l'avait mis tant de fois dans des situations peu agréables, cet homme qui semblait totalement insensible a ses tenues, a ses manières,cet homme qui pour elle constituait son petit plaisir de l'année, Monsieur le Professeur Descremps , le mystère a résoudre.
Et puis, franchement, c'est lui qui avait voulu jouer pas vrai? Avec le temps, n'avait-il pas compris que Linda était une autre sorte de jeu, loin d'être adaptée a son âge? A son style? A ses goûts? Un jeu dont il ignorait tout, et qu'il tentait d'apprendre a connaitre au fur et a mesure de la partie, sauf que les règles ne se découvrent pas. Elles s'apprennent.
Mais maintenant qu'il avait commencé, il devait finir, c'était l'une des règles du jeu.

A lui de jeter les dés.

Il saisit la main que la jeune femme avait posé sur sa cuisse, comme s'il craignait qu'elle aille plus loin, avant de commencer a bafouiller des mots en hésitants.
Le temps que le cerveau se remette en marche... Voilà!
Quelques fois, Oswin se demandait s'il avait déjà vu de... De Femmes, avec un grand "F", ou " W" en Anglais. Les séductrices tentatrices, fatales, sévères, qui rient de vous, de vos erreurs, vous taquinent et vous perturbent.
Et en se demandant cela, il lui semblait toujours être la première Femme qu'il voyait, et il fallait avouer qu'il se débrouillait admirablement bien... Pour un gamin de 17ans.

Un sourire satisfait se dessina lentement sur le visage de la jeune femme au fur et a mesure que Ludovic parlait, reprenant lentement un ton presque normal et plutôt habituel, a croire que pour évacuer tout , toutes ces émotions, son cerveau devait chauffer et fonctionner a plein régime.
Mais qu'importe.
La surveillante resta quelques secondes de plus toujours aussi près Fait le de Ludovic, le fixant encore dans les yeux, puis se releva en le fixant d'un regard entre la dureté et la douceur qui contrastait avec son air satisfait.

-Vous êtes intelligent. Je ne peux pas dire le contraire, mais ça, je m'en suis douté des le départ.

Oswin se retourna pour essuyer le pinceau a l'aide d'un chiffon, et de ranger la bouteille et le pinceau de façon a ce qu'ils soient quasiment identiques a lorsque l'enseignant les lui avait prêté.
La raison de ce sourire?
A vrai dire... Plusieurs possibilités, comment laquelle était la bonne?
La première était que l'ancien Serdaigle venait avouer qu'elle lui faisait de l'effet, le but même de toutes ces tenues et de ce comportement: attirer l'attention. La seconde était plus comme une fierté personnelle, ou une surprise plutôt agréable: le fait que Ludovic aient deviné a un moment ou a un autre quel était son réel métier.
Auror.

-C'est amusant, que vous ayiez décidé de me voir de cette façon, je n'aurais pas pensé. Alors comme ça... Vous êtes toujours prêt a donner un coup de main a un Auror?

Après tout, Ludovic avait de l'esprit, il aurait très bien pût deviner ses réelles motivations, ses antécédents et sa réputation morbide, mais non, dans tout cela, le subconscient du français avait choisis de voir "Oswin L'Auror", l'image positive d'elle, plutôt que " Linda l'assassin".
Dans plusieurs des articles accroches a son mur, les meurtres cités avaient eux mêmes étés produits par la jeune femme,mais a croire qu'il avait décidé d'occulter cela...
Et malgré tout ce qu'elle lui faisait subir, il était resté concentré sur L'Auror...
Un petit détail, certe, mais qui troublait intérieurement bien plus Oswin que n'importe quel baiser jusqu'à présent.

-Au moins ,j'auurais réussis a tenir un mois, voir moins d'un mois j'imagine n'est-ce pas? Depuis quand le saviez vous?

Légère pause ou elle laissa Ludovic reprendre son calme, puis elle se retourna a nouveau vers lui avant de faire remarquer.

-Et bien, a part cela, je pense que votre tatouage pour demain est prêt il faut seulement attendre que l'encre sèche, et cela devrait faire l'affaire. dit-elle sur un ton étrangement neutre, bien qu'elle espérait que contrairement a d'habitude, il ne fuit pas alors que la conversation n'était pas tout a Fait terminée.

Pour tout dire, l'histoire qu'il pouvait lui donner un coup de main volobtier était plutôt intéressante.
Il ne pensait pas comme elle, ce qui pouvait etre un avantage. Oswin n'était pas idiote, loin de la, elle avait de l'instinct et lorsqu'il s'agissait de chasser quelqu'un, elle avait un talent appréciable. Mais dans cette situation, lorsqu'un chasseur ne sait pas ou chercher, il est tout simplement impossible qu'il trouve sa proie.
Ce qui ne semblait pas être le cas de Ludovic.
Seulement, si elle lui demandait de l'aider cela reviendrait a lui dire la maximum de choses sur elle, son passé, la ou elle est allée par la suite, comment elle est arrivée jusqu'ici, et passionné comme il l'était par tout ce qu'il faisait, il voudrait probablement savoir "tous les détails", et dans ce cas, impossible de lui cacher sa " période sombre" comme elle se plaisait a l'appeler.

Et la, c'était tout de suite moins tentant.

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MessageSujet: Re: Besoin d'un service   Sam 22 Nov - 18:32


Besoin d'un service

Dans n'importe quelle autre situation, le fait que quelqu'un reconnaisse son intelligence aurait probablement donné des proportions inégalables à l'égo du français. Surtout que quelqu'un comme Oswin fasse cette remarque, cela devait être assez rare pour n'en être que plus gratifiant. Hélas pour le professeur de sortilèges, son esprit était accaparé par quelque chose de légèrement plus important - bah oui, légèrement, l'égo ça reste quand même capitale - rester à peu près calme. L'autre chose qui maintenait son esprit en activité était cette phrase curieuse de la surveillante. "De cette façon". Il y avait d'autres façons ? Pour lui s'était toujours une question d'impression, d'instinct. Son instinct lui avait dit qu'elle était à ranger dans la catégorie des personnes à éviter, autrement dit des Aurors, son instinct lui avait dit qu'elle serait une très mauvaise compagnie, qu'elle ne lui attirerait que des problèmes, qu'elle lui changerait les idées en bien, qu'il pouvait avoir une certaine confiance pour certaines choses, surtout si elle le prenait pour un abruti fini qui ne sert qu'à passer le temps et une dernière chose avec laquelle il n'était pas d'accord. Depuis le début de leur rencontre il l'avait toujours vu comme la surveillante casse-pied qui cherche à faire son intéressante - comme tout à chacun dans le fond - mais le pré-sentiment de danger qu'il avait eut quelques instants plus tôt lui disait bien, finalement, qu'il pouvait y avoir d'autres façon de la voir et qu'elles ne lui plairaient pas. A lui de choisir s'il se voilerait la face ou non.

— La première fois, répondit-il. Quand on s'est vu dans les cuisines. Les Aurors je les sens de loin.

Il ne prit pas la peine d'ajouter qu'il n'en avait jamais été sûr avant qu'elle ne lui avoue. C'était comme tout ce pour quoi il n'avait aucune preuve, il le considérait comme faux. Comme pour la peinture fraiche ou bien les portes des maisons. Qui vous dis que toutes les portes sont vraiment closes ? Certaines sont peut-être ouvertes à tous, mais personne ne s'en approche parce que tout le monde part du principe qu'elles seront verrouillées. C'était pareil pour tout. Ce que les habitudes peuvent être envahissantes. Oswin reboucha enfin l'encrier, son travail terminé. Le professeur s’apprêtait à se lever pour récupérer ses affaires et partir, mais elle avait dit que l'encre n'était pas sèche. Il resta assis au bord du fauteuil et regarda dans le vague un instant, l'air d'interroger sa conscience ou n'importe quoi d'aussi peu matériel.

— Vous savez... fit-il après un instant. Si jamais... Bah laissez tomber.

Il se releva et attrapa sa chemise pour l'enfiler, prenant soin à ce que le col ne touche pas l'encre. Il ne la reboutonna pas tout de suite, ajustant les bords en examinant les journaux. Il posa la main sur l'un d'eux et le décrocha pour le froisser et le fourrer dans sa poche avec un air mi-amer mi-amusé.

— Canular...

Il ramassa le flacon d'encre, l'observa une seconde, avant de le jeter à la poubelle avec le pinceau. Il tourna soudain la tête vers Oswin, comme si de rien était et changea complétement de sujet.

— Au fait, est-ce que par hasard vous auriez des cartouches de munition à me prêter ?


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