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 L'art des bonnes manières

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Gallions : 3633
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MessageSujet: L'art des bonnes manières   Jeu 27 Nov - 2:42

L'art des bonnes manières

C'était un Mercredi, en fin d'après-midi, à priori semblable à tous les autres. Il faisait à peu près beau, miraculeux lorsqu'on pensait aux orages qui ne s'étaient pas arrêté durant presque une semaine et reprendraient sans aucun doute une fois l'accalmie passée. L'automne avançait bien, les feuilles déjà toutes rouges et or réchauffaient les collines et les arbres clairsemés du château lorsqu'elles n'étaient pas piétinées par des dizaines de souliers d'élèves pressés de prendre un peu de repos après une longue journée. Dans la cour de métamorphose se trouvait un grand chêne aux racines tenace et branches énormes dont le feuillage semblait sur le point de s'embraser tant il s'était couvert de couleurs, mais pour tout dire, l'automne, les plantes, le ciel à peu près clair... Ludovic n'en avait pas grand chose à faire.

Il traversait le préau qui délimitait le vaste carré de pelouse en compagnie de Minerva McGonagall, marchant bon pas comme à son habitude tandis que la sous-directrice se mouvait avec la prestance d'un courant d'air. Elle le suivait d'un rythme pressé bien entendu, devant constamment combler l'écart qu'il creusait à chaque enjambée, mais ne semblait pas le moins du monde essoufflée par l'exercice. C'était plutôt le professeur de sortilèges qui paraissait se fatiguer lorsqu'elle le forçait à ralentir pour qu'ils puissent continuer à parler.

— Vous savez, à tout prendre je préférerais être renvoyé, protestait le grand brun à mi-voix l'air de ronger son frein.

— Allons Ludovic, cela serait totalement impensable au bout de deux mois, répondit aussitôt la sorcière peinant à dissimuler son sourire d'amusement. Je sais que vous aimez être considéré comme rapide, mais être le professeur de Poudlard à la durée d'emploi la plus courte du siècle n'aiderait personne.

— Qui vous dis qu'il n'y a pas déjà quelqu'un qui serait resté moins que ça ?

— Le fait que j'ai écouté en Histoire de la Magie sans doutes.

Le brun répliqua par un bref sifflement de désapprobation et un de ces regards qui montrent à quel point quelqu'un vous trouve désespérant.

— C'est bas, même venant de vous. Vous me décevez.

La sorcière s'arrêta devant la porte de sa salle de classe et se tourna vers son collègue qui leva un sourcil en ajustant un peu ses mains dans ses poches. Il leva un peu le menton, l'air de la juger. Elle avait beau être plutôt grande, la différence de taille entre eux ne jouait pas à son avantage, elle semblait malgré tout bien plus tranquille. Il n'était pas très difficile de deviner lequel des deux enseignant était la plus mature - et en cas de doute, le "la" vous aurait mis sur la voie.

— Je vous l'avais dis n'est-ce pas. A comportement puérile réponse puérile.

— C'était plutôt quelque chose du genre de "comportement puérile sanction puérile", mais vu que la majorité des mots sont les mêmes je veux bien vous pardonner KitCat.

Le regard noir de la sorcière tira un sourire au professeur ébouriffé, il se fit moins net lorsque l'offensée lui tendit une main blanche paume ouverte.

— Votre baguette, dit-elle simplement.

— Quoi ? A cause du surnom ou parce que vous avez peur que je casse quelque chose ?

— Peur que vous dupliquiez serait plus juste. Je connais vos méthodes.

Ludovic poussa un soupir et tint tête quelques instants avant d'obéir. A peine posait-il son précieux bout de noyer dans la main tendue que cette dernière le faisait disparaitre dans une manche ample et se déposait avec délicatesse sur l'une des poignées des deux lourdes portes. Sa propriétaire s'arrêta une seconde et tourna la tête vers le français.

— Vous aussi vous me décevez Ludovic, il fut un temps où ce genre de chose de choses ne vous aurait pas fait reculer.

— Je ne recule pas, si j'avais voulu le faire je serais déjà partit. Pour tout dire je suis surpris d'avoir tenu deux mois.

— Bien, car je vous ai trouvé un peu de compagnie, minauda à demi la sorcière avant d'ouvrir la porte et de s'écarter légèrement pour céder le passage à son invité. Vous ne reculez toujours pas ?

Ludovic adressa un autre sourire à la femme-chat, moitié amusé moitié hésitant. Il fit un pas en avant, se penchant légèrement vers la sous-directrice en passant.

— Miaow, lui souffla-t-il assez fort pour qu'il ne soit pas dur de l'entendre.

Dans la salle se trouvaient déjà deux jeunes filles. Une Gryffondor et une Serpentard à en juger par les couleurs sur leurs blasons. La professeur de Métamorphose les avait amené quelques instants plus tôt. C'était dans ses méthodes d'aller à la chasse aux punis pour les rassembler un à un comme une bonne bergère écossaise. Ludovic les salua à la cantonade et se dirigea vers l'un des petits bureaux qui occupaient la majorité de la salle.

— Le mobilier n'as presque pas changé,
lança-t-il, clairement amusé par la situation.

— Je les laisse un instant sous votre garde, répondit McGonagall d'un ton neutre, ayant retrouvé son visage impassible avant même que son collègue n'ait passé le pallier. Il faut que j'aille chercher quelqu'un pour surveiller.

— C'est pas vous qui... commença Ludovic en pivotant aussitôt vers la sorcière alors qu'elle avait déjà refermé les portes. D'accord. Il reporta son attention sur les deux jeunes filles. O'Connor et... Greengrass ? fit-il en désignant tour à tour la Gryffondor puis la Serpentard. Cool. Il hocha brièvement la tête et resta debout, le regard fixé sur la porte.

Une jeune impulsive, la cousine de la bibliothécaire et un invité mystère ? Cette heure de colle promettait d'être mémorable.

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Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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Dernière édition par Ludovic Descremps le Ven 5 Déc - 15:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Ven 28 Nov - 1:01


Oswin ferma la porte de sa chambre, fermant chaque verrou de la bonne clée. Certains appelaient ça de la paranoïa, d'autre encore pensaient qu'elle était folle, ou tout simplement étrange, que cela n'était qu'un détail de plus dans la personnalité surprenante de la française.
Elle avait d'ailleurs reçu plusieurs remarques sur ce point, remarques qui s'étaient souvent suivies de pieds écrasés et de coups de coudes dans le ventre lorsqu'un regard noir ne suffisait pas.
Mais pourtant, la surveillante n'avait pas l'esprit à cela, ignorant totalement les regards insistants de deux sixièmes années qui passèrent dans le couloir.

La veille, la Directrice des Gryffondors, Minerva MacGonagall, était venue la voir en lui demandant de s'occuper de quelques collés récemment, les surveiller pour ne pas qu'il s'emportent ou je ne sais quelle idiotie du boulot de surveillant.
Face à l'implacable enseignante, autant dire que Oswin était loin d'avoir son mot à dire, qu'elle ne parle ou non revenait au même résultat, mais dans tous les cas elle ne pouvait pas autrement et savait pertinemment que de toute façon, elle devait lui obéir. A tous ici, c'était écrit dans le contrat.
Bon sang... Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas fait pour de l'argent et la possibilité de trouver les réponses à ses questions?
Pas grand chose sûrement.

Elle prit une grande inspiration et se retourna vers les escaliers au fond du couloir pour se diriger vers la salle ou avait lieu la colle, la salle de métamorphose.
A part lors de sa visite des lieux le premier jour, Linda n'avait encore pas eut le temps de visiter cette salle. Difficile vu qu'elle était le plus souvent fermée à clée, consciencieuse la Minerva. Les élèves aussi semblaient éviter cette salle, peur de croiser leur Professeur? Peut-être bien, elle impressionnait beaucoup de monde après tout, et il n'avait pas besoin d'être à Poudlard depuis de nombreuses années pour le savoir.
D'ailleurs, l'Animagus ne lui avait donné que très peu de détails, déjà elle lui avait envoyé une lettre, inhabituel surtout dans un même bâtiment, mais MacGonagall n'avait spécifié que l'heure la date et le lieu, les élèves qu'elle aurait l'honneur de surveiller lui étaient encore inconnus, mais qu'y avait-il de mal à aller vers l'inconnu?
Au moins ça pouvait se révéler intéressant, et puis qui sait, peut-être aurait-elle l'occasion de s'amuser un peu?

Cette idée arracha un sourire en coin légèrement carnassier à la surveillante alors qu'elle arrivait devant la porte du premier étage, la fameuse salle de Métamorphose...
Sans hésitation, la jeune femme poussa la porte en se saisissant de la poignée, et rentra dans la pièce sans grand enthousiasme, simplement avec cette attitude froide et sérieuse qui lui collait à la peau.
Du moins un moment, car lorsqu'elle se retourna, et qu'elle tomba sur un costume bleu marine surprenant, elle haussa un sourcil en se retenant de lâcher un soupir amusé:

-Tiens... Monsieur le Professeur, je ne m'attendais pas à vous voir ici.

Oswin fit quelques pas et redressa le regard pour réussir à apercevoir quelques secondes le visage de l'enseignant, avant d'observer les deux autres collés et de lâcher un sifflement agacé en remarquant la Serpentard.
Bien... Il ne manquait plus que ça, Elladora Greengrass... Celle qui... Enfin, passons.
L'autre jeune sorcière, elle ne la connaissait pas, c'était une Gryffondor, et elle en avait entendu parler, une certaine Willhemina, le nom de famille lui échappait, mais le bruit qu'elle faisait lui, ne lui échappait pas du tout.

Oswin se frotta les yeux un instant, se rapelant que la Sous-directrice avait mentionné trois personnes à surveiller, or il n'y avait que deux élèves. Deux élèves et...
Elle se retourna alors vers le Français, plissant légèrement les yeux, une lueur amusée dans le regard alors qu'elle fit un pas en avant, se rapprochant toujours plus comme elle aimait le faire habituellement, attrapant alors le col de la veste comme pour réduire encore plus le peu de distance qui la séparait de sa victime désignée:

-Notre chère MacGonagall m'a parlé de trois personnes à surveiller, est-ce que par hasard vous feriez partie de ces trois personnes? Ce qui voudrait dire que vous êtes sous ma surveillance pour... Disons le temps qu'il faudra.

La surveillante fixa quelques instants Ludovic dans les yeux, s'humectant les lèvres lentement avant de finalement lâcher:

-Intéressant...!

L'ombre d'un sourire passa sur les lèvres de Linda qui se retourna lentement, laissant l'échevelé planté là ou il était pour s'approcher d'un bureau au hasard et de s'assoir sur le bord en croisant les jambes, son regard se faisant soudain plus acéré et plus provocateur.

-Une Serpentard, une Gryffondor, et un Enseignant... J'ai l'impression que cette colle ne sera pas la plus calme de celles que j'ai déjà surveillée.

Un sourire carnassier apparut dans le coin des lèvres d'Oswin qui s'étira en avisant un à un tous les participants de ce théâtre étrange, elle allait sûrement bien s'amuser au final.

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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Sam 29 Nov - 23:02



L'Art des Bonnes Manières


La journée avait bien débuté pour Wilhemina : un réveil tranquille, un petit déjeuné au calme, des cours sympathiques. Le rêve quoi ! Mais malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et la chose se gâtèrent pour la rousse lorsque vint l'heure du déjeuné.
La jeune femme était installée en bout de table, essayant d'être le plus à l'écart possible des autres, et surtout des maraudeurs qui étaient plutôt bruyant aujourd'hui.
Elle en était à son dessert lorsque des sixièmes année, qui avaient l'habitude de lui chercher des noises, vinrent s’asseoir en face d'elle, un sourire mauvais sur le visage.

- Alors O'Connor, tu t'es trouvé un cavalier pour le bal ?
- Ou une cavalière, hein ?
- Alors, tu répond pas ? T'as honte maintenant la lesbienne ?

Will avait superbement ignoré les deux jeune hommes dès qu'ils s'étaient installés devant elle, ne répondant pas à leurs questions mesquines. Mais l'insulte, elle ne pouvait pas la laisser passer.

- La lesbienne elle te dis mer** ! Et elle te dit aussi d'aller te faire encul** par un scrout à pétard et de lui fout** la paix !

Les deux Gryffondors cessèrent immédiatement de sourire, et leurs regards devinrent plus durs.

- T'es qu'une erreur de la nature !
- Peut être qu'il faut qu'on te montre ce que c'est un homme pour te remettre dans le droit chemin !

La rouquine lui laissa seulement le temps de finir sa phrase avant de se jeter sur lui, son poing droit en avant. Le craquement d'un os qui se brise se fit entendre dans toute la grande salle, qui devint soudainement silencieuse.
Will, sans se rendre compte que tous les regard convergeaient vers elle, continua sur sa lancée et balança son pied gauche dans l'estomac du second type, le pliant en deux. Le premier Gryffondor, celui qui s'était fait cassé le nez, agrippa les cheveux de Will et les tira vers lui, une grimace de haine déformant son visage. La jeune fille se retourna violemment, prête à lui redonner un coup en plein visage quand elle se fit immobiliser par un sort.
Minerva McGonagall s'avançait vers eux avec un air furieux, très furieux, et c'était elle qui avait immobilisé les trois Gryffondors qui se battaient. Elle les réprimanda sévèrement pendant de longues minutes, et leur donna à chacun une retenue. Les deux garçons partirent de leur côtés, tandis que McGonagall retenait Will, souhaitant avoir une petite discussion avec la rouquine au sujet de son problème de gestion de la colère.

C'est comme ça que la demoiselle se retrouva dans la salle de métamorphose, après les cours, pour faire son heure de colle. Elle était en compagnie d'une Serpentard, qu'elle ne connaissait que de vue, et sa directrice lui avait clairement fait comprendre que si elle se bagarrait pendant sa retenue, elle aurait le droit à un rendez-vous chez le directeur avec une convocation de ses parents.
Cela faisait dix minutes qu'elles étaient dans la salle quand une autre personne entra dans la salle : Le professeur Descremps. Mais d'après ce que disait la directrice des Gryffondors, ce n'était pas lui le surveillant, ce qui voulait dire qu'il était en colle avec eux ?

Wilhemina n'eu pas le temps d'y réfléchir plus, car une quatrième personne venait d'entrer dans la pièce. C'était une surveillante qu'elle avait vaguement croisée dans les couloirs, mais ne la connaissait pas plus que ça.
Celle-ci commença à agir bizarrement quand elle nota que le professeur Descremps faisait partit des personnes qu'elle devait surveiller. Will haussa un sourcil en voyant les manières un poil provocante de la surveillante.

- Une Serpentard, une Gryffondor, et un Enseignant... J'ai l'impression que cette colle ne sera pas la plus calme de celles que j'ai déjà surveillée.

Un petit sourire en coin se dessina sur le visage de la rouquine, elle ne pouvait qu'être d'accord avec la surveillante.



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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Dim 30 Nov - 0:34

L'art des bonnes manières

Lorsque la porte s'ouvrit et qu'Oswin apparut dans l'entrée, Ludovic sentit son visage se décomposer un quart de seconde. Non, c'était une blague. Il leva les yeux au ciel et pivota, l'air de chercher une sortie le temps qu'elle traverse la salle et passa à du simple agacement lorsqu'il la regarda s'accrocher à son col. Il arqua un sourcil et recula la tête quand Oswin s'approcha assez près pour qu'il puisse distinguer toutes les nuances de brun de ses iris alors qu'elle le fixait dans les yeux. Elle s'humecta les lèvres et le sourcil de Ludovic se dressa encore un peu.

— Vous savez que c'est juste bizarre ce que vous venez de faire ?

Cela ne l'empêcha pas de glisser un coup d'oeil à ses courbes quand elle tourna le dos. Quoi ? C'était un homme quand même. Il croisa les bras et s'appuya contre l'une des tables alors que la surveillante s'installait, lançant une petite phrase d'introduction. Un sourire moqueur apparut au coin des lèves du français. Il était prêt à parier qu'elle allait profiter de la situation pour jouer de son "pouvoir", mais ils pouvaient être nombreux à jouer. Dans le domaine des retenues il ne manquait de talents, surtout pour faire la tête de mule. A voir si la surveillante méritait l'effort.

— Et bien, Allons-y, répondit-il avant de se laisser tomber sur un banc derrière un bureau sur lequel il se vautra à moitié. Qu'avez-vous au programme Mademoiselle Oswin ? Des lignes ? Des exercices ? Des devoirs supplémentaire ? Une corvée vaisselle ? Un concours de poings ?

Il avait dut tout essayer dans le domaine. Après plus de quatre cents coups à son actif il aurait fallut chercher loin pour sortir du lot de ses centaines de punitions. Bien entendu, il savait pourquoi il était là et qu'il aurait dut faire profil bas, il culpabilisait déjà bien tout seul sans que ce soit officiel, mais c'était plus fort que lui. Difficile de rester sérieux durant une retenue.

— Surprenez-nous.

Un défi et un aveu dans la même phrase. "Nous", oui il était collé et presque fier de l'être. C'était comme ajouter une heure à son lot de médailles du cancre. Ce qui l'intéressait surtout c'était de voir ce qu'ils auraient de plus ou moins constructif à faire.

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Dim 30 Nov - 13:38


Bizarre?
Oh! Comme il y allait!
Oswin eut un sourire en coin presque retenu, mais qu'elle ne cacha pas de toute façon. Et lui alors? Se croyait-il "normal"? La bonne blague!
Il devait bien être le seul enseignant de l'histoire de Poudlard a avoir autant de rumeurs plus ou moins agréable courant à son sujet en si peu de temps, et surtout, le seul à réussir à se faire coller au bout d'un mois et quelque! C'était à se demander pourquoi il avait été engagé. Bon, d'accord, il était perspicace et inventif pour ne pas dire brillant, et était plutôt adroit en duel -pour l'avoir provoqué une fois, la jeune femme savait ce qu'il en retournait-, mais si l'école commençait à prendre des Professeur sur leur habilité au combat, combien l'école compterait-elle de Mangemorts?
Cette remarque fit tiquer la surveillante qui rangea cette pensée dans le dossier déjà bien remplis "Ludovic Descremps", en creusant un peu, elle avait eut quelques informations sur lui, mais rien de très intéressant... Rien qui répondait à ses questions.

Linda joua machinalement avec ses cheveux, ou plutôt avec les mèches de cheveux qui dépassaient de son chignon, les enroulant autour de son index. Chignon d'ailleurs étrangement coiffé pour une fois. Elle redressa légèrement la tête lorsque le Français dit quelques mots en français sans faire de remarque, le regard tout simplement clairement amusé par la façon dont il prenait cette heure de colle.
Ca changeait de d'habitude, étrange comme réaction, mais plutôt bienvenue. Etait-ce le fait d'être "en public" et en petit comité qui le faisait agir ainsi ou plutôt la situation? Collé avec la surveillante la moins recommandable de Poudlard, pas franchement agréable.

-Vous m'appelez Mademoiselle maintenant? fit-elle remarquer en haussant un sourcil, sur un ton à mi-chemin entre l'amusement et la séduction. Voyons Monsieur Descremps, que de cérémonies! Surprenant de votre part d'ailleurs, je pensais que nous en étions déjà plus à là vous et moi... !

Ses lèvres s'étirèrent en un fin sourire avant qu'elle ne prenne en compte la dernière remarque de l'enseignant.
Les surprendre?
Bien, après tout, pourquoi pas?
Oswin s'étira sans gène, bombant son torse qui révéla un peu plus sa poitrine déjà bien valorisée grâce à ses décolletés impressionants -aujourd'hui ce n'était qu'une simple chemise blanche ample, mais ai-je besoin de préciser que les trois premiers boutons étaient loin d'être fermés?-, lâchant par la même occasion un soupir presque... soulagé, non, ce n'était pas encore ça... Mais c'était sans doute ce qui s'en rapprochait.

-Vous surprendre? Vous m'en demandez beaucoup, il faut encore que ce soit possible de vous "surprendre"... Enfin, dans ce domaine là tout du moins.

Elle passa son regard sur la salle, Minerva lui avait conseillé de leur faire faire des lignes... Mais n'était-ce pas franchement ennuyeux? Non... Non! Il fallait quelque chose de plus piquant, de plus excitant!
Son regard noisette s'arrêta sur les quelques cages disposées un peu partout dans la salle, des créatures ronflants à l'intérieur, et elle redressa la tête pour finalement proposer:

-Oublions les lignes ou les devoirs, je trouve cela plus qu'assomant, que diriez-vous de vous occuper de ces jolies bestioles de de leurs lieu de vie, mmh? Evidemment, sans baguettes, c'est pourquoi je vous demanderai de me la remettre si jamais vous l'avez encore sur vous.

Joignant le geste à la parole, elle tapota le bureau à côté d'elle en passant son regard sur les personnes présentes unes par unes, indiquant de cette façon ou ils devaient déposer leur chère baguette.
Et personne ne dérogerait à cette règle, pas de favoritisme voyons!

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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Dim 30 Nov - 21:02

L’art des bonnes manières


La nuit. Ce calme, cette froideur, cette intimité. C’était un moment de la journée parfait, silencieux. On pouvait faire les pires choses la nuit, personne n’était là pour regarder et juger. C’était tellement plus intriguant que le jour ! Tous ces secrets, ces mystères ! Il n’y avait rien d’intéressant à la lumière du jour. Où tout le monde pouvait te voir. Où tout le monde a son masque, veulent bien paraître. Elladora était un oiseau de nuit. Elle dormait que très peu, souvent prise de cauchemars. Donc elle sortait la nuit. Elle allait se cacher dans une pièce, sortait dehors et s’installait au pied d’un arbre, allait rejoindre un ami, peu importe. Souvent, elle était seule. Elle en profitait donc pour pratiquer son don et changer de couleur de cheveux à sa guise. Elle s’était fait avertir plusieurs fois. Il fallait qu’elle retourne dans son dortoir, elle n’avait pas le droit d’être là et bla bla bla. Heureusement, elle avait des amis qui sont préfets  qui la sortaient souvent de ce genre de situation.
Pas de chance, une soirée, où elle avait décidé de s’installer dans les toilettes, pour mieux se voir et pratiquer, professeur McGonagall passait par là et l’avait vu. Cela faisait plusieurs fois que la verte et argent se faisait prendre, toujours pas le même professeur. Cette fois, s’en était trop pour la prof de métamorphose, et elle l’envoya en retenue. Le fait qu’Elladora protesta n’aida nullement sa cause.

Évidemment, la retenue ne se donnait pas sur le champ, mais Elladora dû retourner à son dortoir pour y finir la nuit. Ce n’était que plus tard dans la journée du lendemain que la serpentard de dernière année dû se rendre au local de métamorphose, accompagnée de la professeure elle-même. Elle était la première à arriver, personne d’autre n’était encore là. Peut-être serait-elle seule avec la professeure ? Ça serait bien, la métamorphe qu’elle était avait pleins de questions à poser à l’experte en métamorphose. Mais la professeure ressortit. Elle revint quelques instants plus tard avec une jeune Gryffondor. Ella roula des yeux et soupira. Elle savait qui cette jeune femme était, plus par réputation qu’autre chose. Lorsque la dame repartie et revint avec M.Descremps, un autre professeur, Elladora leva un sourcil. Elle était intriguée. Deux professeurs pour une retenue ? Ça ne faisait pas de sens, Elladora n’avait pas fait quelque chose de si grave et elle était persuadée que la Gryffondor non plus.

-Bonjour M.Descremps.

La politesse était de mise pour la Serpentard. Elle fut étonnée de voir que le professeur s’installa à un bureau. C’était étrange. Puis, Mme McGonagall partit et Linda entra. Elladora n’aimait pas Linda et ses questions indiscrètes. Et cela semblait réciproque. Bref, la verte et argent n’était pas trop heureuse que ce soit elle qui les surveille. Les remarques de cette dame lui firent comprendre que M.Descremps était lui aussi en retenue. Génial, les professeurs pouvaient être collés !

La jeune Greengrass ignora l’échange entre les deux adultes, tombant dans la lune un court instant. C’est avec un léger sursaut qu’elle en sortit, un air horrifié lui flottant sur le visage .

-Quoi ? Nettoyer des cages à la main ? Vous nous prenez pour qui ! C’est un travail de domestique ! Un travail de moldu ! Il n’en est pas question !

Elladora n’était pas du genre à s’insurger et à défier l’autorité, mais là, franchement, s’en était trop. Elle n’allait pas faire ce travail de sang-de-bourbe à la place de quelqu’un d’autre. Qu’elle lui donne des lignes à copier, des travaux à faire, des études, n’importe quoi, mais pas ça. Elle était certaine que McGonagall ne lui aurait jamais fait faire cela. C’était déjà mal partit entre Elladora et Mme Oswin, ça ne pouvait qu’empirer avec ce genre de travail et de remarques. Comme elle aurait voulu de ses amis en ce moment avec elle ! Et comme elle aurait voulu qu’Iso soit là ! Ou que sa petite sœur soit là ! Elles l’auraient appuyé. Elles n’auraient pas laissé la surveillante leur faire faire ça. Mais avec une Gryffondor et un professeur avec elle, la bataille était perdue d’avance.


lumos maxima

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A rose that won't bloom, winter's kept you .Don't waste your whole life trying to get back what was taken away. Though the marks on your dress had been neatly repressed, I knew that something was wrong and I should've spoke out and I'm so sorry now. I didn't know 'cause we were so young. Oh, clouds of time seem to rain on innocence left behind. It never goes away. Can you stay strong? Can you go on?

(c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Dim 30 Nov - 21:14



L'Art des Bonnes Manières


Wilhemina, qui était assise à une des nombreuse table de la salle, se tourna vers la surveillante et le professeur, posant un coude sur le bureau dans une attitude nonchalante. Elle les observa pendant qu'ils se jaugeaient et se disputaient légèrement, et se demanda quel genre de retenu cela allait être. Surement pas le type banal avec des lignes à copier. La jeune femme poussa un soupir ennuyé, elle aurait préféré se trouver dans son lit, avec un bon bouquin et une bougie parfumée à la pèche, plutôt que dans cette salle de classe avec une Serpy, un professeur loufoque et une surveillante bizarre.

C'est alors que Le professeur de Sortilèges commença à asticoter la surveillante, lui demandant de les surprendre avec la manière de leur faire passer la retenue. La rouquine grinça des dents, une furieuse envie de faire taire le professeur la démangeant. Ce n'était absolument pas une bonne idée de provoquer la personne qui les surveillez, car elle avait le pouvoir de rendre leur retenue tout à fait horrible. Et Will ne voulait absolument pas passer une heure dans des conditions effroyable.
Evidemment elle se retint d'étrangler son professeur, d'une part parce qu'elle l'aimait bien, et d'une autre part car sinon elle pouvait risquer l'expulsion pour agression sur un membre du corps professoral. Ce n'était décidément pas sa journée.

La jeune fille se passait en revue toute les punitions possibles et imaginables que Oswin pourrait leur faire subir quand celle-ci leur annonça ce qu'ils allaient faire pendant l'heure de colle :

- Oublions les lignes ou les devoirs, je trouve cela plus qu’assommant, que diriez-vous de vous occuper de ces jolies bestioles de de leurs lieu de vie, mmh? Evidemment, sans baguettes, c'est pourquoi je vous demanderai de me la remettre si jamais vous l'avez encore sur vous.

Wilhemina regard Oswin avec un regard mauvais, elle n'aimait pas l'idée de se séparer de sa baguette magique, mais elle était bien obligé de lui obéir, et cela l'agaçait fortement. Elle fit un petit son de mécontentement, mais se leva néanmoins pour poser sa baguette sur le bureau de la surveillante. Will recula de quelques pas et attendis de savoir de quel animal elle allait s'occuper, et en jetant un coup d'oeil aux cages elle espéra qu'elle tomberais sur la chouette.
C'est à ce moment là que la Serpentard sembla sortir de sa torpeur en s'écriant :

- Quoi ? Nettoyer des cages à la main ? Vous nous prenez pour qui ! C’est un travail de domestique ! Un travail de moldu ! Il n’en est pas question !

La rouquine se tourna vers elle, un sourire moqueur sur les lèvres, et lui lança en ricanant :

- Bouhhh .... Miss Je-vaux-mieux-que-ça à peur de s'abîmer ses jolis ongles manucurés c'est ça ?!

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Dim 30 Nov - 23:42

L'art des bonnes manières

— Vous préfèreriez que je vous appelle Madame peut-être ? répliqua Ludovic du tac au tac avec un sourire charmeur.

Il laissa la surveillante continuer avec ses sous-entendus. Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle le ferait tourner en bourrique ou quoi que ce soit du genre. Il se sentait de trop bonne humeur. Le beau temps sans doute. Les pluies sans fin pouvaient attaquer le moral de n'importe qui, surtout pour quelqu'un qui avait passé des années dans des pays où le soleil traversait le ciel du matin jusqu'au soir sans croiser la moindre impureté blanche dans la mer d'azur. Le brun garda les yeux sur la jeune femme, mais ses pensées étaient ailleurs. Dans un lagon, au bord d'une plage, dans un marché bondé ou une rue tortueuse à Naples. Il y avait dans sa mémoire des souvenirs dignes d'être contemplés, il faudrait qu'il pense à y jeter un oeil.

— Vous me surestimez là, répondit-il revenant à la réalité comme s'il ne l'avait jamais quittée. Je suis loin d'avoir tout vu dans quelque domaine que ce soit, on a toujours des choses à apprendre. Même des idiots... ou des surveillantes.

Il se recula un peu sur le banc pour appuyer son dos contre un bureau derrière lui, s’étirant un peu avant de se caler tandis qu'Oswin annonçait enfin le programme. Il ne fit pas attention alors qu'elle demandait les baguettes, de toute façon, il l'aurait eut il ne lui aurait sûrement pas confié. Passait encore que Minerva la lui confisque, mais cette fille, jamais. Le professeur jeta un coup d'oeil aux grandes cages grises autour de lui. Des travaux pratiques ? Bien, c'était plus amusant. Le nettoyage il s'y connaissait et la méthode sans maléfice était très en vogue dans le château. Rien de surprenant donc, mais c'était suffisamment sympathique pour qu'il ne fasse pas de remarque sarcastique.

Les deux élèves se réveillèrent soudain la première, la Serpentard, critiqua but en blanc ce qu'on lui demandait de faire. Étrangement, la Gryffondor réputée bagarreuse et forte tête se contenta d'obéir et posa sa baguette avant de répliquer à la remarque de la verte et argent. Ludovic se redressa et regarda les deux jeunes froidement.

— Hey, on se calme. Je vous conseil d'attendre au moins une demi-heure avant de vous tomber dessus.

Pourquoi ? Juste parce qu'il comptait se volatiliser le plus tôt possible et qu'il n'avait pas envie d'entendre des disputes entre temps, après si cela envenimait il pourrait toujours s'en servir comme diversion. Il se leva et se dirigea vers une grande cage argentée où paressait un long serpent vert émeraude à trois têtes.

— Runespoor, ça c'est une bête intéressante, marmonna-t-il se parlant à lui même. Une si étrange créature. Il ouvrit la cage et chercha une seconde à démêler l’entrelacs de cous sans toucher au reptile. Le plus difficile c'est de savoir qui est qui. L'animal glissa lentement sur lui-même et l'une des têtes siffla. Ah !

Sans hésiter, Ludovic plongea la main dans la cage et attrapa le cou de droite juste derrière la nuque. La tête se mit à cracher mais le reste de l'animal ne bougea pas. Le brun glissa les doigts sous les deux autres cous et, après un bref méli-mélo de têtes, enroula le serpent autour de son bras, puis de ses épaules. Il caressa la tête du centre du pouce, l'air aussi attendrit que s'il avait tenu un chaton.

— Salut rêveur.

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Lun 1 Déc - 19:16



La proposition de Ludovic eut pour réaction de faire plisser les yeux à la jeune femme qui pencha légèrement la tête sur le côté, comme intriguée parce que venait de dire l'enseignant.
Mais oui... "Madame", manquait plus que ça! Mais qu'il tente qu'il tente, il aurait bien vite vu sa réaction.

-Qui sait? Tentez, nous verrons bien ce qu'il advient de vous par la suite. Mais que ce soit clair, il y a peu de chances que je me contente d'une simple remarque...!

Un sourire carnassier sembla apparaître sur les lèvres d'Oswin, mais lorsqu'elle tourna la tête vers les deux élèves qui s'étaient réveillées de leur observation, plus aucune expression n’apparaissait sur son visage à par sa froideur habituelle qu'elle ne cessait d'afficher en présence de "gamins".
Alors qu'elle allait leur aboyer de se calmer, le français prit les devant en leur conseillant de se calmer -du moins pour le moment-, et après avoir jeté un rapide regard interrogateur à l'ancien Serdaigle, elle lança aux deux jeunes sorcières:

-Une fois n'est pas coutume, je suis d'accord avec notre cher Professeur Descremps. Je ne vous empêche pas de vous crêper le chignon autant que vous voulez une fois sorties de la salle, mais surtout, tentez de ne pas vous arracher les yeux ici. Ca ferait bien trop de boulot supplémentaires pour ceux qui font le ménage.

Elle se releva ensuite son regard sur le dit professeur qui s'éloignait déjà vers les créatures, le serpent a trois têtes pour être plus précis. Alors ainsi il se servait? Bien. Agréable. Oswin siffla légèrement, agacée, lâchant simplement quelques mots:

-Allez-y, servez vous Professeur, je ne vous dirait rien. Quoi que... Après réflexion, faites vous bien mordre. Ce sera l'occasion de faire une petite sortie entre nous a l'infirmerie.

Nouvelle phrase pleine de sous-entendus, mais elle ne s'y attarda pas, revenant sur les deux élèves avant de s'approcher de la Serpentard, le regard aussi dur et froid que d'habitude même si une lueur provocatrice continuait de danser au fond de ses pupilles.

-Greengrass, vous croyez vraiment que vos problèmes d'éthique ou de manucure m'intéressent? Oui, c'est un travail de "Moldus" comme vous le dîtes si bien, mais j'ai de bonnes raisons de croire que cela vous fera le plus très grand bien. Maintenant, je vous emprunte cela... -elle saisit vivement la baguette de la jeune fille, se retournant en la prenant bien en main, comme si elle allait en user- ... Et je vous prie d'aller gentiment prendre soin de... Tiens, pourquoi pas du triton? Il vous attends impatiemment j'en suis sûre.

Linda s'avança jusqu'à "sa table", posant près de la baguette de Willemina celle qu'elle venait de confisquer, un sourire etrange mais effrayant apparaissant aux coin de ses lèvres.

-O'Lonor, il vous reste donc cette chouette. Cela risque d'être moins amusant que pour vos camarades mais vous comprenez que tout le monde ne peut avoir les pièces intéressantes.

Surtout que certains semblaient déjà bien sûrs de ce qu'ils faisaient apparemment.
La surveillante grinça des dents en se retournant vers le seul français de la pièce, demandant sur le même ton qu'elle avait utilisé pour ses élèves:

-J'imagine, Monsieur Descremps, que si vous ne m'avez rien confié c'est que vous n'avez rien a me donner. J'ai juste ou bien je vais devoir vous fouiller entièrement?

Et quand elle disait cela, elle ne mâchait pas ses mots.
Fouiller entièrement...!

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Dim 7 Déc - 23:25



L'Art des Bonnes Manières


Wilhemina toisait la Serpentard, attendant qu'elle réponde à sa provocation, mais le professeur de Sortilège les remis sèchement à leur place. Will, qui appréciait ce prof et donc ne voulait pas se le mettre à dos, se détourna de la blonde en soupirant. Elle entendit vaguement la surveillante argumenter sur le fait qu'elle était d'accord avec Descremps mais Will ne s'en souciait pas, elle n'avait pas vraiment peur des surveillant.

La rousse observa son professeur pendant que celui-ci sortait le serpent tricéphale de sa cage et lui murmurait des des mots doux, un regard amusé faisant briller ses yeux. Il faut dire que l'étrangeté du professeur de Sortilèges était toujours amusante à observée.
La jeune fille se tourna vivement vers Oswin quand celle-ci l'interpella :

- O'Connor, il vous reste donc cette chouette. Cela risque d'être moins amusant que pour vos camarades mais vous comprenez que tout le monde ne peut avoir les pièces intéressantes.

Will haussa les épaules, une moue ennuyée se dessinant sur son visage tandis qu'elle s'avançait vers la cage de la chouette. Elle réprima un soupir de soulagement, ainsi qu'un petit rire en sachant que la Serpentard devait s'occuper du triton. Elle allait ouvrir la cage lorsque la discussion entre la surveillante et le professeur pris un tour des plus intéressant :

- J'imagine, Monsieur Descremps, que si vous ne m'avez rien confié c'est que vous n'avez rien a me donner. J'ai juste ou bien je vais devoir vous fouiller entièrement ? 

Wilhemina s'arrêta de bouger, et ne put s'empêcher de tourner la tête vers les deux adultes, prise d'une soudaine curiosité.
Non, elle n'avait pas des vu sur le professeur de Sortilèges, mais elle n'était qu'une ado en proie a toute une multitude de sensations dues aux hormones et à la puberté. Il était donc normal que sa curiosité s'éveille lorsqu'on parlait de fouille, surtout sur un homme tel que Descremps. Parce que c'est sur que ça aurait moins de charme avec un type lambda pourvu d'un grosse bedaine dues au trop nombreuse bières ingérées.

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Lun 8 Déc - 1:01

L'art des bonnes manières

Ludovic tourna la tête un charmant sourire aux lèvres alors qu'Oswin critiquait son initiative. Des petits problèmes d'autorités ? Qu'elle tristesse. Difficile de garder trois personnalités si opposées dans une même pièce, surtout en les éparpillant.

— Allons Oswin, on est jalouse d'un serpent ? fit-il en embrassant l'une des têtes écailleuses. Et puis ne vous en faite pas pour l'infirmerie, je trouverais le chemin tout seul si besoin.

Il retourna à son reptile et jeta un coup d’œil à la grande cage dont il l'avait sortit. Comme il s'y était attendu, elle était plutôt bien entretenu. Le contraire aurait été surprenant de la part de McGonagall. Le fond de la cage était plutôt propre, l'eau par contre aurait eut besoin d'être changée. Ludovic sentit le runespoor se serrer un peu plus autour de son cou. Il ne devait pas apprécier d'être maintenu par les têtes et interrompu dans sa sieste, mais le professeur de sortilèges ne pouvait pas prendre le risque que des petits crochets douloureux le mordent sans pitié. Il y avait certes plus dangereux, mais ça n'était pas une raison pour faire le malin. Il aurait eut besoin d'un seau ou de n'importe quel récipient pour laisser le serpent en attendant de s'occuper de la cage. Il cherchait des yeux de quoi faire son bonheur lorsque la surveillante lui fit une remarque on ne peut plus ambiguë.

Le brun aurait eut un rire si la première partie de la phrase l'avait un peu moins agacé. Elle était voyante ? Avait lu dans les feuilles de thé ? Il n'y avait aucune raison pour qu'elle se doute qu'on lui ait confisqué sa baguette, c'était déjà assez désagréable de se retrouver désarmé il aurait préféré laisser planer le doute autant que possible. Qui sait combien de moqueries la française aurait put lui servir. Quoi qu'il en soit, le problème n'était pas là. Il se tourna une nouvelle fois vers la surveillante, l'air franchement amusé par la proposition, après tout, il y avait de quoi.

— Une fouille ? s'exclama-t-il à moitié. Je serais curieux de voir ça, mais n'oubliez pas... je suis armé.

Il tendit les têtes des serpents vers la surveillante et s'appuya contre la cage.

— Mais au lieu de vous occuper de ce que vous pourriez nous prendre, je pense que vous devriez d'abord penser à ce que vous avez oublié de nous donner. Il n'y a rien pour nettoyer je vous signal. Vous êtes à court de brosses à dents ?

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Ven 12 Déc - 0:02


  Bonnes manières


-Pourquoi? Ça vous ferait plaisir Professeur? répondit la Surveillante au tac-au-tac, haussant un sourcil face a cette idée... Plus qu'étrange.

Idée étrange, oui, mais il fallait avouer que la situation aussi était inédite, Descremps et Oswin, l'un tournant autour de l'autre tel un vautour autour de sa proie, répondant aux questions de l'autre par une autre question... Un vrai jeu du chat et de la souris, sauf qu'on se demandait encore qui des deux pouvait bien être le chat, ou bien même la souris.

-Cependant, reprit-elle en faisant une légère grimace qui, étrangement, ne déformait pas son visage plus que cela, je ne pense pas que vos familiarités plaisent a cette brave bête vous savez?

Allez savoir si c'était du courage, de l'inconscience ou un goût inconsidéré pour le danger qui poussait l'enseignant a chouchouter la créature comme on gratterait le dessous du cou d'un chien fidèle, Oswin voterai plutôt pour la deuxième solution: totalement inconscient.
Cet homme était une sorte de fou qui vivait sa vie au jour le jour. Ce n'était pas un défaut, loin d'elle cette idée saugrenue! Après tout, elle même appliquait ce principe simple de vivre ce jour comme s'il s'aggissait du dernier, mais depuis quelques temps, avec ce... Ce travail, cette routine... Les occasions de prendre du bon temps se rarifiaient, peut-être était-ce là la raison de son comportement excessif lors de rencontres inattendues? Peut-être... Peut-être pas, peut-être le changement était-il bénéfique? Allez savoir, mais souvenez vous que Linda avait souvent un point de vue plutôt compliqué.

La surveillante détourna le regard du français quelques secondes, observant la jeune Gryffondor se diriger vers son animal attribué en trainant presque des pieds, mais tout comme cette dernière, des que Ludovic reprit la discussion au sujet de la "fouille", elle tourna sa tête vers lui, un regard clairement amusé et peut-être un peu curieux de voir la suite des événements qui commençaient enfin a devenir intéressants.

-Croyez moi, je suis tout aussi curieuse, mais pour bien d'autres raisons que les vôtres j'imagine. répondit-elle avec un sourire qui laissait deviner dans quel sens allait sa " curiosité ". Quant a ce qui est du serpent, cela m'étonne que vous n'y préférez pas votre jolie baguette. Aurais-je raison en pensant que MacGonagall vous a coupé les griffes en vous la confisquant? Intéressant...!

Nouveau sourire a en faire frissonner n'importe qui, car autrement dit, mis à part la créature qu'il chouchoutait avec douceur, il était totalement innofensif et surtout, sans défense. Une possibilité qui avait tout de même un côté des plus attirant...!

La jeune femme se leva de la table a laquelle elle était appuyée, jetant un oeil aux deux élèves dans la salle avant de s'approcher lentement de " sa victime":

-Et si vous inquiétez pour O'Connor et Greengrass, il me semble que cette activité sera bien plus divertissante que n'importe quel nettoyage de cage. Et puis, un petit cours de physionomie n'a jamais fais de mal a personne, surtout lorsqu'on a un modèle vivant pour réviser.

Oswin fit un pas en arrière en sortant sa baguette, jusque là soigneusement coincée dans sa ceinture, et elle pointa le serpent en murmurant un sort du bout des lèvres avant qu'il ne s'élève dans les airs, se déroulant lentement du cou de l'enseignant a cause de la force invisible qui le soulevait et le demelait, et reste en lévitation a deux mètres du sol.

-Certains professeurs vous feraient nettoyer ces cages avec votre propre langue, ainsi, j'aurais très bien pût vous le faire faire. Alors estimez vous heureux que je vous autorise a utiliser vos mains, et si vous avez un quelconque mouchoir, tant mieux pour vous.

La Française eut un discret sourire en coin alors que son visage se fit dur a nouveau pendant qu'elle disait cela, et elle finit par ranger a nouveau sa baguette, dans sa botte gauche cette fois, le serpent toujours suspendu dans les airs par des fils invisibles qui l'y retenaient.

-Mais avant cela, permettez moi de vérifier que vous n'avez rien d'interdit sur vous, après tout, vous venez de dire que vous étiez curieux de voir "ça" non? Très bien, alors tout est clair.

Ce fut donc avec une lueur joueuse dans les yeux que Linda commença a s'en prendre aux vêtements de l'enseignant, tout d'abord sa veste, la déboutonnant avec un doigté impressionant sans pour autant faire durer le moment, puis vint ensuite la chemise, blanche, simple, avec une cravate. Ah! Les cravates!
Oswin la saisit fermement, l'enroulant autour de sa main pour une meilleure "prise", tirant un bon coup comme si elle désirait rapprocher l'enseignant un peu plus d'elle, et elle planta son regard droit dans celui de Ludovic, et défit le noeud de cravate sans même y jeter un oeil, la faisant glisser en un bruissement souple de tissus plus qu'agréable à ses oreilles... Ce son si significatif, qui bien souvent se suivait d'un moment des plus divertissant, plus ou moins intéressant, mais toujours assez original pour se changer les idées.
Mais cette fois, elle n'irait pas si loin.
Elle avait tout de même un certain sens de l'honneur après tout.
Après une seconde qui parut lui durer une éternité, la jeune femme baissa le regard pour s'attaquer aux boutons de la chemise, de jolis boutons nacrés, discrets, bon choix.
A croire qu'il était habillé par une femme avec un bon goût certain -car l'idée seule qu'il choisissait lui-même ses tenues étaient tout à fait impensable, naturellement-. Peut-être la Professeur de Potions? Une petite amie?
Une lueur d'amusement brilla une nouvelle fois dans les prunelles brunes d'Oswin, lui? En couple? Non! Franchement...!

-Jolie chemise. fit remarquer la surveillante avec une pointe d'espièglerie non dissimulée.



   
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Jeu 16 Avr - 22:22



L'Art des Bonnes Manières


Wilhemina s'était donc approchée de la cage de la chouette, avec un certain soulagement de ne pas être tombée sur le triton, et une pointe d'amusement en voyant la tête de la Serpentard quand Oswin lui avait dit que c'était elle qui s'en occuperait. Will observa vaguement l'animal, elle était plus chat que chouette, et se demanda avec quoi nettoyer la cage. Celle-ci était plutôt propre, ce qui n'était pas surprenant vu que l'animal appartenait à McGonagall, mais le font de la cage méritait un coup d'éponge, et il fallait lui changer son eau et remettre de la nourriture.

L'attention de la jeune rousse fut néanmoins accaparée par le fait qu'Oswin foulait "fouiller" le professeur Descremps. La Gryffondor était d'une nature curieuse et espiègle, il va s'en dire qu'elle trouvait cette idée des plus amusante. Wilhemina s'adossa donc à la petite table sur laquelle était posée la cage et observa l'étrange scène qui se déroulait sous ses yeux.

Oswin s'approcha du professeur, et commença par déboutonner la veste, puis elle s'occupa de la cravate, le tout sous les yeux amusés de Will.

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HRP : Yep je sais, c'est nul et très court :/ Mais promis j'en fait un mieux la prochaine fois ^^°
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Ven 17 Avr - 21:47

L'art des bonnes manières

Le professeur haussa les épaules, laissant le reptile s'enrouler autour de son cou, il y avait là de quoi faire une écharpe original, dommage que les serpents ne supportent pas bien le froid. Ludovic s'efforça de rester impassible, carressant encore le serpent d'un geste distrait, alors qu'Oswin insistait pour savoir si oui ou non il avait encore sa baguette. Cela commençait à devenir agaçant. Il aurait put dire qu'il se contentait de prendre ce qu'il avait de plus proche sous la main, mais il n'allait pas se fatiguer pour si peu. Au lieu de ça, il la laissa s'approcher, lui adressant un sourire narquois. Elle n'irait quand même pas jusque là. Quoique, rien d'impossible concernant Oswin.

— Vous savez que la physionomie c'est pour le visage ou la comparaison ?

La suite par contre, il fallait être honnête, il ne s'y était pas attendu. Et il ne put que regarder le malheureux reptile sauter de ses épaules pour s'élever dans les airs. Pour le coup, cela commençait à être compliqué. Assez... oui. Compliqué. Alors que le runespoore commençait à se tortiller, visiblement agacé par tout ce qu'on lui faisait subir, la surveillante continuait à parler et se rapprocher. Ludovic haussa un sourcil. Il avait vraiment une tête à avoir des mouchoirs ? Il suivit furtivement des yeux la baguette blanche de la surveillante qui se glissait dans sa botte, assez content d'être revenu plus ou moins à égalité de ce côté là et recula le visage en la voyant s'approcher jusqu'à pratiquement se coller à lui. Super... enfin non, pas dans ce sens là.

Alors qu'elle commençait à le déshabiller, Ludovic lui adressa un sourire mi-moqueur mi-inquiet. Naturellement, il n'allait pas non plus se laisser faire, mais elle ne lui laissait pas vraiment le choix en l'agrippant comme elle le faisait. Cherchant à la tenir à distance, il posa la main sur le côté de la jeune femme, juste au-dessus de sa ceinture, la repoussant sans trop insister et dut se pencher pour ne pas se faire étrangler alors qu'elle le tirait vers elle. Il avança une jambe pour ne pas perdre l'équilibre et se retrouva à la frotter d'un peu trop près à celle de la surveillante. Esquissa une grimace, il recula de nouveau la tête, essayant de garder bonne figure. Ce qui ne l'empêcha pas d'avancer discrètement la main un peu plus au centre du dos de la surveillante tandis qu'elle lui retirait sa cravate. Il baissa les yeux sur sa chemise alors qu'elle commençait à la déboutonner. Perdant un peu de son sourire d'origine à mesure que l'ouverture s'élargissait.

— C'est peut-être assez là vous ne croyez pas ? fit-il d'un ton plutôt bien assuré en dépit des circonstances.

Il ne fit pourtant rien pour se dégager très efficacement, de toute façon cela n'aurait pas servit à grand chose. Elle était Aurore après tout et elle lui avait déjà prouvé qu'elle n'avait pas besoin de beaucoup d'effort pour le mettre en mauvaise posture. Il essaya donc plutôt de limiter la casse, se servant de sa main libre pour s'assurer, une fois de plus, qu'elle n'approchait pas de trop près. Le seul problème était de savoir où il pouvait poser cette fameuse main. Curieusement, il fut bien content que la surveillante fasse sa remarque sur sa chemise, l'empêchant de s'attarder sur ce léger problème d'emplacement et lui offrant une occasion inespérée d'essayer de détourner son attention.

— N'est-ce pas ? La votre n'est pas mal non plus, je préfère ça aux corsets. Non parce que tous ces lacets franchement...

Il leva sa main libre jusqu'au visage de la jeune femme frôlant une de ses mèches, et tourna les yeux vers le serpent toujours occupé à léviter. Il sentit une décharge lui parcourir l'index alors que le reptile faisait un bond spectaculaire vers le plafond dans une détonation qui ne manquerait pas de faire tourner la tête à toute l'assistance. Ludovic ne prit pas le temps d'esquisser une grimace qu'il assura sa prise sur la ceinture de la surveillante, la fit pivoter sur elle même et trébucher sur sa jambe. Il l'accompagna jusqu'au sol pour être certain qu'elle tombe et se pencha sur sa botte, tirant prestement la baguette de son fourreau avant de tout lâcher pour s'écarter en vitesse de trois bons mètres, l'air désolé pour Oswin.

— Je ne vous aurais pas deux fois pas vrai ?

L'effet de surprise avait déjà fait ses preuves à la bibliothèque. Sans oublier qu'après tout il était bien capable de forcer les serrures et qu'il était du devoir des cleptomanes - même allégés - que d'avoir les doigts agiles. Il remit un peu en place le col de sa chemise, tout en faisant tourner le morceau de bois sur ses phalanges. Sans attendre de riposte, il s'avança à grands pas jusqu'au bureau de McGonagall, sautant par-dessus. S'accroupissant alors que le serpent retombait par terre et détallait sur le sol, il ouvrit la trappe qui se trouvait dessous.

— Ce n'est pas contre-vous, mais j'ai horreur des tyrannies, lança-t-il alors qu'il s'engouffrait dans la chambre de la professeur de métamorphose. A une balayette près je crois qu'on viens de manquer un moment intéressant. fit-il encore, haussant la voix pour qu'on l'entende. Bon alors où est-il... Ah !

Refermant sa veste d'un ou deux boutons, il avança jusqu'à l'un des coins de la pièce pour récupérer un balai et un chiffon au fond d'un seau. Il accrocha le second au premier et mit le tout sur son épaule avant de remonter à la façon d'un ramoneur. Faisant retomber la trappe à sa place du bout du pied, il laissa tomber sa charge sur l'estrade et regarda la surveillante avec un sourire. Tout cela n'avait pas du prendre plus d'une ou deux minutes. Il était bien sûr tout à fait hors de question de rendre sa baguette à la jeune femme, cela aurait été un coup à ce qu'elle se venge. Aussi le professeur la posa-t-il, bien en évidence, devant lui sur le bureau, sans la lâcher.

— Je pense qu'on sera tous d'accord pour dire que vous n'avez pas non plus besoin de baguette pour faire régner l'ordre pendant cette colle. N'est-ce pas ? proposa-t-il sur un ton plus qu'ambiguë.

Il adressa un coup d'oeil à la Gryffondor et la Serpentard, l'air d'attendre une approbation, même si pour lui tout était déjà décidé. Autant qu'ils soient tous à égalité. Il ne doutait pas que la surveillante serait capable de lui casser un bras juste pour récupérer son bien, mais il estimait être encore assez habile à lancer des sorts pour la prendre de vitesse. Elle pourrait toujours, bien sûr, lui casser un bras par simple vengeance une fois la baguette abandonnée. Auquel cas il aurait été ravi de surveiller la surveillante lors d'une colle similaire à la sienne, si elle n'avait pas été renvoyée avant. Quoi qu'il en soit, il espérait qu'ils n'en arriveraient pas jusque là. Il estimait Oswin capable de prendre les bonnes décisions et ne manquerait pas de lui envoyer un stupefix en plein visage dans le cas contraire. Il espérait juste qu'elle se décide vite. Il avait un Runespoor à récupérer.

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Sam 18 Avr - 5:09


 Bonnes manières


Lorsque le Professeur se permit une petite remarque sur la définition exacte du mot "physionomie" qu'elle venait tout juste d'utiliser, Oswin leva les yeux pour l'observer sans relever la tête, un air légèrement désabusé flottant sur cette expression espiègle qu'elle prenait régulièrement lors de situations particulièrement ... "intéressantes".
Qu'il se taise un peu! Avec son petit air supérieur qui lui donnait ce côté assuré, si sexy aux yeux de la Française, qu'il cesse de ramener sa science avec ce sourire là, jouant sur ses propres faiblesses pour s'ériger plus haut qu'elle. Une nouvelle fois, cet air ... si fier de Serdaigle, presque aurait-il put babiller quelques mots excités que cela ne l'aurait pas surpris.
"Tu as vu? Je t'ai remise à ta place!"
Un vrai gamin!
Mais quelque part... n'était-ce pas par fierté que la surveillante se trouvait toutes ces raisons? N'était-ce pas qu'un jeu entre eux? Elle même se plaisait de temps en temps à trouver quelques répliques qui pouvaient clouer le bec à son collègue, alors était-elle aussi à plaindre que le Professeur de Sortilèges?
Allez savoir...!

Quoi qu'il en soit, ce n'était certainement pas parce qu'elle n'avait rien à répondre qu'elle lui laisserait ce plaisir de la voir se taire pour qu'il ait le dernier mot.
Il y avait toujours, de quoi dire.

-Oh, fermez là un peu...!

Pas très original, je vous l'accorde, mais l'idée était là. Au moins fallait-il ça, surtout pour ne pas laisser trop le plaisir à l'autre d'avoir fait taire Oswin, même s'il fallait avouer qu'il se douterait sûrement qu'elle n'avait pas trop sût quoi répondre.

Lorsqu'elle tenta de le déshabiller petit à petit, il faut avouer que le Français montra une certaine... réticence, même si au départ il semblait plutôt détendu, il ne lui fallut pas attendre lontemps avant qu'une main baladeuse ne parcours ses anches en quête d'un point d'accroche qui ne pouvais pas laisser place à la suggestion, ou du moins, trop de suggestion. De plus, à cause de ses gestes comme... hésitants, maladroits, alors qu'il tentait de rester le plus éloigné d'Oswin sans pour autant réussir à grand chose, il ressemblait bien plus à un dindon à être balloté ainsi de tous côtés, alors que ce soit pour sa pudeur ou sa fierté, ce n'était certainement pas gagné.

-Voyons Descremps, nous venons de commencer... Vous voulez déjà en finir? demanda la brune sur un ton des plus mielleux, chose plutôt étrange il fallait l'avouer.

Mais ce ne fut certainement pas la légère protestation de l'enseignant qui l'arrêta dans son initiative, et elle continua alors tranquillement son manège alors qu'il semblait peu à peu plus... agité, normal me direz-vous? Sûrement.
Quoi qu'il en soit, cette vilaine habitude que de dominer quelques fois ses "cibles" était un plaisir qu'elle ne savait se refuser, alors puisque, pour une fois, elle pouvait en profiter, elle n'allait sûrement pas laisser filer cette chance aussi facilement.
Certains pouvaient trouver cela étrange qu'une femme comme elle apprécie de trainer avec des homme comme Opie, si possessifs, mais il ne fallait pas sous-estimer le plaisir que pouvait procurer quelques fois de se faire surplomber, de lâcher les rênes pour simplement suivre le rythme et faire comme si on était impressionnée -et cela n'excluait pas de l'être réellement quelques fois aussi-. C'était amusant de voir les hommes faire, mener la danse comme on disait, ils prenaient alors une toute autre prestance, et cela en devenait tout à fait fascinant.

Alors comment diable dans cette situation aurait-elle put croire que cela tournerait exactement à l'inverse ?

Il avait suffit d'un seul compliment qui lui avait d'ailleurs premièrement fait plisser les sourcils, prenant note des goûts personnels de Descremps -ne sait-on jamais ?-, pas de corsets... Il avait un problème avec les lacets ? Peut-être un frein à ses réactions naturelles... ?
Mais là n'était pas la question, franchement, pourquoi parlons nous de cela ? La situation porte à confusion... La bonne excuse... ! Cependant, ce n'était certainement pas Madame la surveillante qui allait s'en plaindre.
Ainsi donc, un seul compliment dans le but de lui détourner l'attention avant une prise des plus classique pour lui faire perdre son équilibre, et ainsi permettre au Français de prendre l'avantage sur elle en moins de quelques secondes. Une prise classique...
Simple...
Evidente...
Et elle s'était faite avoir comme une bleue... !
Avec, en bonus, s'être fait perquisitionné sa baguette à son tour... À croire que c'était vraiment un miracle que toute l'école n'était pas encore au courant de la réelle raison qui la gardait ici si le premier venu réussissait à la maîtriser!
Lorsque l'autre la laissa tomber à quelques centimètres du sol, Oswin lâcha un léger souffle lorsque vint le choc avec la pierre dure et froide, avant de continuer avec un long soupir clairement amusé, entrecoupé de discrets pouffements, soupir qui avait d'ailleurs un léger air d'expiration profonde pour évacuer le stress, ou encore toute autre émotions plus ou moins désagréable.  Les yeux encore fermés, elle ne tarda pas à se relever, autant ne pas laisser un trop gros avantage à « l'ennemi » qui semblait déjà bien s'être débrouillé. Seul un large sourire crispé à mi-chemin entre l'amusement et
la vexation, ainsi qu'une lueur espiègle au fond de ses pupilles restèrent fixés à son visage, dans une moue étrangement adorable pour quelqu'un telle qu'elle.

Alors quand l'autre se permit en plus de la narguer en appuyant sur le fait qu'il l'avait eut, et en beauté de plus, autant dire que la brune prit une grande inspiration pour s'apprêter à  lui faire un long discours, mais les mots ne sortant tout simplement pas.
Elle referma la bouche. Clairement vexée. Et à son expression, on pouvait facilement deviner que le fait de devoir laisser le dernier mot à son adversaire direct la rongeait intérieurement autant que ce petit jeu l'amusait.

-Joli coup. Non, vraiment... ! Bravo, Monsieur le Professeur, mais soyons clair voulez-vous : il n'y a au-cunes chances que cela se reproduise!

Il allait sûrement en profiter, le bougre ! Il devait être tellement ravi intérieurement, voir même extérieurement, il n'avait pas besoin d'être voyant pour le deviner, sauter de joie...
Et elle allait sûrement devoir en baver pour un bon moment !
Ce dernier s'en alla d'ailleurs de sa place, toujours en possession de la baguette qu'il venait de dérober au nez et à la barbe de sa propriétaire, disparaissant derrière le bureau de la Sous-Directrice avant de revenir et de faire plusieurs allées et venues dans la salle en recherche d'une... serpillère apparemment, le tout en continuant encore et encore à parler.
Oh ! Il se vantait ! Il faisait le fier ! Il en profitait, et le tout avec un joli paquet de sous-entendus Qu'il attende un peu, il verrait bien si, une fois en possession de sa baguette, il ferait autant le malin devant Oswin !

Et voilà qu'il venait se planter devant elle, avec son grand sourire idiot, la baguette blanche posée à même la table, bien gardée par une main qui ne semblait pas vouloir s'en éloigner avant d'avoir obtenu un accord... Qui semblait déjà décidé pour elle.
Ce fut alors que Ludovic exposa sa... « proposition », rabaissant alors celle qui était censée le surveiller au même rang que lui-même et des deux élèves en leur compagnie...
Fantastique ! Non, vraiment, génial !
La française secoua lentement la tête de droite à gauche, prenant une grande inspiration alors qu'elle s'humecta les lèvres en se les mordant légèrement, semblant encore très... Surprise par ce retournement de situation des plus inattendu, et à présent le contexte plus qu'improbable.

Alors plutôt que de chercher ses mots pendant une bonne minute et d'accorder une nouvelle dose de plaisir au petit Descremps triomphant, elle allait plutôt y aller... " À sa manière ". Comme elle le faisait toujours donc.
Elle s'approcha alors du bureau ou se trouvait l'enseignant, posant ses mains à plat sur le bois glacé de la table tout en fixant l'autre droit dans les yeux, se penchant volontairement en avant pour laisser bailler son décolleté, ses lèvres toujours étirées en un éternel sourire en coin ; elle releva alors une main pour triturer les boutons de la chemise du français -alors que, je le rappelle, la cravate de l'homme était enroulée autour de ses doigts-, répondant alors sur un ton à peine plus haut qu'un murmure :

-Dommage... Le bref aperçu que j'ai eut m'a donné quelques envies d'en voir... Un peu plus... Enfin, comme on dit, tant pis...!

Soupir, puis Oswin reposa sa main sur le bois avant de plonger son regard une nouvelle fois dans les yeux bruns de son partenaire de jeu, et de lentement déclarer tout bas avec un large sourire, sur un ton cependant loin d'être menaçant, trois simples mots, trois mots courts...

-Je vous hais.

Trois petits mots qui laissaient toute la place à l'appréciation.
La surveillante accentua son sourire avant de pencher légèrement sa tête sur le côté, puis elle se tourna une nouvelle fois, s'appuyant sur le bureau avant de croiser les bras, clairement refroidie même si, il fallait l'avouer, la situation était bien plus amusante de son côté que ce que l'on pourrait croire.
Oswin qui se rendait... La magnifique vision ! Il allait en avoir des raisons d'être excité durant cette colle... Quelle plaie !

-Oh, excusez-moi, peut-être devrai-je aussi m'éloigner, car ma parole ne vous suffit sûrement pas ?

S'exécutant presque immédiatement, la française leva les mains comme pour prouver qu'elle n'emportait rien avec elle alors que sur son visage, ses sourcils aussi se relevèrent pendant qu'elle se dirigeait vers une autre table pour y reprendre sa position initiale, seulement cette fois, en gardant un œil attentif sur celui qui l'avait berné un peu plus tôt.
On ne la menait pas en bateau aussi facilement, et même si, il fallait le dire, le fait qu'il ait réussit aussi brillamment l'épatait quelque part, il allait vite apprendre qu'on ne jouait pas si facilement avec elle dés que l'on venait à... ce genre de techniques.



 
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Mer 1 Juil - 18:37

L'art des bonnes manières

Un sourire moqueur naquit au coin des lèvres du français. Il ne l'aurait plus de la même façon deux fois. Est-ce qu'il devait le prendre comme un défi ? Pour lui c'était bien entendu un oui, mais si l'envie de provoquer la jeune femme lui brulait les lèvres, il préféra garder ses réflexions pour lui. Après tout, c'était toujours Oswin avec les mêmes armes et techniques d'Auror. Même lui n'était pas fou au point de s'amuser à provoquer quelqu'un de ce genre là sous peine de recevoir une traitre vengeance. La vengeance d'ailleurs, il s'y attendait très bien. Il aurait plus qu'intérêt à ouvrir l'oeil et le bon désormais, mais pour l'air délicieusement surpris qu'avait eut la jeune femme lorsqu'elle avait perdu l'équilibre... Oh oui, rien que pour cela, ça en valait la peine.

Ludovic s'efforça de ne pas trop sourire alors qu'il savourait chaque seconde du spectacle d'une Oswin vautrée par terre comme une enfant essayant d'apprendre à marcher. Naturellement, ce n'était pas gagné pour garder l'air impassible, mais il parvint à rester à peu près naturel. Lorsque la jeune femme se releva enfin, les doigts du brun enserrèrent un peu plus le manche de la baguette d'ivoire. Il fit en sorte de garder le même visage moqueur, les yeux fixés droits dans ceux de la française, même lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques centimètres de lui et recommença à jouer avec sa chemise.

— Et oui dommage. Une autre fois peut-être, reprit-il sur le même ton que la brune.

Elle poussa un soupir et l’ébouriffé attendit qu'elle le regarde de nouveau dans les yeux pour agiter ses sourcils de haut en bas d'une façon assez évocatrice. Elle le haïssait ? Merveilleux ! Le professeur se pencha un peu plus en avant jusqu'à se trouver à un souffle des lèvres de la jeune femme et les considéra une seconde, sa propre bouche entre-ouverte tandis qu'il taquinait ses dents du bout de la langue. Il afficha un sourire plus large et releva les yeux pour plonger le regard dans les prunelles de la brune.

— Ravi de l'entendre, susurra-t-il.

Il garda le même sourire et regard narquois jusqu'à ce que la surveillante cède et décide de faire demi-tour. Lachant la baguette, Ludovic se redressa et croisa les bras, clairement amusé, alors que la jeune femme essayait de reprendre l'avantage. Il ne répondit rien à sa dernière réplique, se contentant de secouer légèrement la tête avant de reporter son attention sur la cage du serpent. Maintenant qu'il avait récupéré de quoi faire il aurait eut à la nettoyer. Sans oublier que le reptile rampait toujours. L'ébouriffé jeta un coup d'oeil aux environs, mais ne vit pas une seule écaille à l'horizon. L'animal avait pu aller se réfugier dans n'importe quel recoin chaud et sec ou chercher une sortie, mais étais-ce vraiment son problème ?

Négligemment, Ludovic remit le fauteuil de McGonagall devant le bureau et s'y laissa tomber, hissant ses pieds sur la table. Il y avait tellement mieux à faire que son travail durant une récréation.

— Allons Oswin, ce n'est pas parce que vous tombez des nues qu'il faut être mauvaise langue.

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Lun 6 Juil - 23:26


  Bonnes manières

La surveillante ne pût retenir un plissement de nez presque vexé lorsque Ludovic se contenta d'acquiescer ses premières parole. Son avis était déjà tranché et parfaitement clair: si elle voulait recommencer, ce n'était certainement pas maintenant et il ne jouerai certainement pas le jeu.
Quel casse bonbon! Pour une fois que la situation devenait quelque peu intéressante! Le voilà avec sa pudeur qui retournait la situation en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et lui confisquait ses atouts avant de se dandiner, fier comme un coq de son petit effet provoqué.
Il ne pouvait réellement pas s'en empêcher pas vrai?
Il ne pouvait ne pas répondre à la phrase suivante de la jeune femme, avec la même arrogance mêlée à de l'amusement... Ravi de l'entendre? Et bien! S'il lui refaisait ce même coup une seconde fois, il n'avait pas à s'inquiéter: il entendrait cette phrase de nombreuses fois encore.
Ce fut donc presque rageusement, bien que toujours amusée, qu'Oswin de dirigea vers une table quelconque alors que son "adversaire", lui, profitait pleinement du siège qu'il venait de s'attribuer, tout à fait à son aise à cette place qu'il semblait apprécier. Un enfant dans un costume trop grand de son père, voici qu'il rappelait à la surveillante qui ne perdait rien de la scène. Ludovic se plaisait à jouer le grand, celui qui avait réussi à surprendre une Auror, Oswin qui plus est! Mais sans nuls doutes que cela allait bientôt finir par lui revenir dessus...

-Ne vous vantez pas plus que c'est déjà le cas voulez-vous? répliqua Oswin à la suite de la dernière railleries du français.

Au risque de se répéter dans ses gestes, la brune se releva après quelques secondes, s'approchant à nouveau du bureau de la sous-directrice où l'enseignant s'était établi, avant d'enlever les jambes du plan d'un geste vif et assez ferme de la main, ayant d'ores et déjà repris quelque contenance et surtout, de son habituelle fierté. Elle s'appuya donc sur le bureau pour se pencher légèrement vers Ludovic, reprenant plus fermement cette fois bien qu'on était encore loin du tout tout à fait ferme et effrayant qu'elle utilisait quelques fois tant la légèreté de l'atmosphère l'avait touchée :

-Car bien que je sois sans baguette, je tiens à vous rappeler que je suis tout à fait apte à contrôler trois enfantssurexcités. Et ce, même si l'un d'entre eux se nomme Descremps.

Une provocation? De toute façon, il le prendrait sûrement tel quel, alors que cela en soit une ou non ne faisais pas grande différence. Enfin, s'il tentait de lui prouver que non... Elle allait devoir dés à présent sérieusement réfléchir à quelques manières de contrôler un Ludovic qui... Ne le désirait pas.

-Sans oublier que mon précédent ordre est toujours valable, la cage de ce joli serpent vous attend toujours. Mais il serait bien trop dangereux de laisser un animal tel que lui courir dans la pièce, alors allez-y, retrouvez le, pour nos chers élèves que nous aimons tant, votre serpillère vous servira plus tard.

Elle toisa l'homme quelques instants, avant d'esquisser un léger sourire en coin et d'enfin détacher son regard de celui de l'échêvelé pour s'étirer un bon coup -mettant par ailleurs une nouvelle fois en avant ses atouts -.
Bon, il fallait avouer que c'était bien moins intéressant que de jouer avec la chemise si bien choisie de sa victime préférée, mais il avait remis lui même les compteurs à zéro, alors ce n'était qu'à lui à qui il pouvait s'en prendre.



   
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Mar 14 Juil - 21:04

L'art des bonnes manières

Aussi confortablement installé que l'on pouvait l'être sur le fauteuil en chêne de McGonagall, Ludovic eut un sourire et, sans plus faire attention à la surveillante, commença à détailler le contenu du bureau à côté de lui. Tout y était très soigneusement rangé et organisé de la plus petite lame à tailler les plumes jusqu'à la pile impressionnante de copies délicatement corrigées. Il y avait tout le nécessaire que l'on pouvait attendre d'un bureau, mais chaque chose était si bien à sa place que ce dernier semblait presque vide. Du moins, comparé à celui du professeur de sorts, il l'était certainement. Pas de babioles rapportées des quatre coins du monde, pas d'objet magique dangereux prêt à exploser si une main baladeuse décidait de la ramasser un peu trop brusquement, pas de livre dérobé à la bibliothèque ni même l'une de ces petites choses bien plus précieuses cachées sous le reste qu'il n'aurait pas voulu que l'on vole. Ludovic tendit le bras et ramassa une fiole d'encre vide et impeccable. Il commençait à jouer avec le couvercle lorsqu'une ombre passa dans son champ de vision et qu'une main dégagea sans égard ses pieds de la table.

Il aurait put essayer de renchérir, mais cela ne lui disait rien. D'abord parce qu'il était passé à autre chose, puis parce qu'il n'avait pas envie de risquer une démonstration immédiate. Aussi le français se contenta-t-il de sourire et recommença à jouer avec sa nouvelle trouvaille.

— Vous devez avoir la fibre maternelle alors, railla-t-il lorsqu'elle eut terminé.

Il fit un instant comme s'il n'avait pas entendu le reste de ses paroles, lançant l'encrier en l'air pour le rattraper au vol. Il le fit tourner dans sa main, jetant un regard en coin à la jeune femme, et le reposa en vrac sur le bureau juste avant de se dresser sur pieds.

— Nettoyer donc ? lança-t-il. Bien madame. Il se tint au garde à vous devant la surveillance et lui adressa un faux salut militaire. Vous connaissez l'histoire de l'apprenti sorcier ?

Il claqua des doigts et le balai qu'il avait remonté de sous le plancher se mit à frétiller, s'élevant légèrement au-dessus du sol avant de commencer à astiquer le parquet. Le sorcier l'observa faire une seconde avant de tourner la tête vers la jeune femme.

— Assez pratique non ? Vous me laissez sortir en avance si j'ai fini plus tôt ?

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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Lun 10 Aoû - 23:56


  Bonnes manières


Voir le français se pavaner ainsi devant elle, bien confortablement assis en la narguant de ce petit air suffisant qu'elle se plaisait d'avoir habituellement était tout simplement insupportable. Une nouvelle fois, en compagnie de l'illustre professeur de sortilèges, elle perdait le contrôle de la situation, et cela lui était tout simplement horripilant. Alors imaginez tout simplement sa réaction lorsque l'autre joua sur les mots pour taquiner la "fibre maternelle" de la surveillante, continuant de jouer avec l'encrier toujours aussi provoquant. Et bien, le coup ne tarda pas à partir, et son visage passa en quelques secondes de la surprise à la vexation avant que ça main ne fende l'air pour donner une bonne tape ferme sur le côté du crâne du brun, ça ne pouvait peut-être être pas grand chose, venu d'une autre personne. Venu d'Oswin, c'était plus du genre à faire craquer votre mâchoire... Puis la nuque, puis bien quelques os dans cette zone là.
Mauvaise blague, l'enseignant avait choisit un sujet quelque peu sensible et cela se ressentait parfaitement sur le visage de la jeune femme bien qu'elle resta relativement ouverte comparé à certaines situations -comme lorsqu'elle était en lieu clos avec des élèves-. Cependant, il enchaîna avec ce qui était du ménage, ce qui eut pour effet de distraire légèrement la française bien qu'elle ne prit pas la peine de répondre à ses questions rethoriques. Mais lorsqu'il claqua des doigts dans le but de faire voler le balais dans les airs afin de faire là son travail, la surveillante fut bien obligée de serrer les dents pour ne pas laisser sa curiosité reprendre le dessus sur... Sur son expression actuelle. Ses yeux par contre suivaient attentivement les déplacements de l'objet, comme cherchant à comprendre de quelle façon Ludovic avait réussit un tel tour, lançant de temps en temps quelques regards en biais à ce dernier. Est-ce qu'il était le seul à savoir faire ça? Ou était-ce ce que les autres Sorciers nés savaient faire ? La baguette serait-elle alors qu'un moyen de... Faciliter la magie ? De la conditionner ? Nuls doutes que si elle avait eut un peu moins de fierté, elle n'aurait pas hésité à demander comment il avait pût faire cela, mais que voulez-vous ? La curiosité ne permet pas tout...

Plongée dans ses pensées, la brune ne réagit pas tout de suite à la dernière question de l'enseignant, continuant de réfléchir à cette nouvelle information, puis comme revenant soudainement à la réalité, elle se rappela de la dire question, et se tourna vers l'homme, haussant un sourcil et les bras toujours croisés, avant de lâcher simplement:

-Certainement pas.

Elle esquissa un sourire avant de se remettre dans sa position précédente, soit appuyée sur le bureau, tournée vers le balais qui continuait infatigablement son travail.

-Je devrais même vous garder plus longtemps selon toute logique. Après tout, votre faute est bien plus grave que celles de ces jeunes filles, très cher Professeur. N'êtes vous pas du même avis ?

Et elle jeta un regard en coin au concerné, un léger sourire étirant ses lèvres. Les nouvelles allaient vite dans Poudlard, et il était presque certains que leurs spectatrices profitaient elles aussi du spectacles que les deux membres du corps enseignant leurs offraient. Après tout, on pouvait dire ce qu'on voulait, mais mettez Descremps et Oswin dans la même cage, vous êtes assurés d'avoir droit à une très belle pièce de théâtre.


   
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MessageSujet: Re: L'art des bonnes manières   Mer 26 Aoû - 22:47

L'art des bonnes manières

Un petit son sec et sourd retentit quand la surveillante lui mit une claque sur la tête. Ludovic leva le coude un peu tard pour amortir le coup et ouvrit la bouche pour lâcher une plainte muette. Ce n'était pas qu'elle lui avait fait plus mal que cela, mais il y avait quand même eut assez de force pour que son crâne bourdonne. Se massant la tête pour la forme, - et pour calmer le début d'élancement, mais ça bien sûr, comptez dessus pour qu'il l'avoue - l'ébouriffé garda un instant son encrier avant de reprendre son brin de tri puis de se redresser vers la jeune femme comme nous l'avons déjà dis. Il afficha une légère moue déçue à la surveillante qui lui refusait la sortie. Dommage, il faudrait qu'il se débrouille pour s'occuper ou bien, retourner à l'air libre par ses propres moyens. La jeune femme parvint tout de même à faire perdre un peu de sa superbe à l'enseignant qui fronça un sourcil. Est-ce qu'elle lui faisait du chantage ? Il accentua un peu plus le froncement alors qu'il songeait de nouveau à la bibliothèque et sa bibliothécaire, mais prit une inspiration et tourna la tête en apercevant le regard en coin de la jeune femme. Il chercha quelque chose à répondre à ces accusations, mais peine perdue. A moins que...

Le français tourna les yeux puis la tête vers la jeune femme avant de se rapprocher d'un pas et de se pencher vers elle jusqu'à n'être qu'à un souffle de son visage.

— Très bien, fit-il. Alors que proposez-vous pour passer le temps ?

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