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 Une histoire de circonstances - jour 2

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Gallions : 3509
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MessageSujet: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 11 Mai - 1:29

Une histoire de circonstances

Ludovic ouvrit les yeux. Un bras posé en travers d'un matelas, il se trouvait allongé, le dos contre un mur, la tête tournée vers un plafond bas qui laissait filtrer le soleil à travers ses jointures. Le français fixa la pénombre, ses paupières battant à rythme régulier à mesure qu'il se rappelait de ce qui s'était passé. Un instant, il lui sembla qu'il avait rêvé. Il se trouvait là, dans une chambre qui n'était pas la sienne avec pourtant un sentiment de déjà vu, comme s'il était revenu un mois en arrière piégé dans la tour de son confrère astronome. Un battement de paupière. Le matelas sous sa main était froid, une douleur sourde lui parcourait le côté gauche et les épaules et sa tête l'élançait. Un battement de paupières, il agita les doigts. Qu'il ait rêvé ou non, il fallait se lever.

Le français bascula sur le côté pour se redresser, coupant son élan à mi-parcourt, prit par une soudaine migraine. Lentement, il s'assit au bord du lit et se frotta les yeux. Une onde de douleur lui parcourut le corps, s'étouffant bientôt pour ne laisser plus qu'une crampe en travers de son dos. Étrangement, il avait assez bien dormit. Visité par un seul mauvais songe au cours duquel il avait vu défiler une longue foule sans visages venu lui mettre des coups de pieds dans les côtes jusqu'à le laisser en miettes sur un trottoir. Il n'y avait là rien de joyeux, autrement ce n'aurait pas été un cauchemars, mais il avait déjà vu pire et avait été trop fatigué pour résister. De toute façon, les images s'effaçaient déjà et dans peu de temps il ne s'en souviendrait plus, l'affaire était donc classée.

Ludovic souleva sa chemise et plissa le nez en sentant son odeur. Sans prendre la peine de la déboutonner plus qu'elle ne l'était déjà, il la retira en la faisant passer par dessus sa tête. Glissant une main dans ses cheveux pour leur redonner leur bouffant d'origine, il tendit le bras vers la chemise qu'on lui avait déposé la veille, abandonnant la sienne sur la pile de linge qui trainait au pied du paravent. Il grimaça encore, examinant le long bout de tissu épais sans aucune envie de l'enfiler. Toujours torse nu, il se redressa pour faire quelques pas vers la porte, histoire de tester son vertige. A peine debout, son pantalon trop large glissa sur ses hanches et il dut enrouler un coin autour de son poing pour ne pas le perdre. Il fixait ses pieds, suivant sans encombre une ligne imaginaire, lorsqu'un mouvement furtif passa au coin de son œil. Le brun leva la tête, faisant face à une sorte de cadre accolé au mur, recouvert d'une chemise sur plus de la moitié. C'était un fragment de son reflet qu'il avait vu passer.

Le marcheur esquissa un pas pour se rapprocher du miroir, mais s'arrêta. Il leva le bras, faisant apparaitre une main dans le coin dégagé alors qu'il posait ses doigts sur sa peau, là où les hématomes avaient prit une teinte légèrement plus pâle. Presque aussitôt, un frisson de malaise le parcourut de la plante des pieds au sommet du crâne et ce fut tout juste s'il n'arracha pas la porte de ses gongs lorsqu'il l'ouvrit et la claqua en trombe pour rejoindre le couloir. Il marqua une halte pour reprendre son calme et fit descendre l'escalier du pied, retournant prudemment au rez-de-chaussée, presque assit sur les marches. Il se figea à mi-parcourt, entendant un bruit de casserole et jeta un coup d’œil à son buste dénudé avant d'enfiler à la hâte sa "nouvelle" chemise. Comme le pantalon, elle était au moins deux fois trop large et il eut l'impression d'avoir enfilé une tunique bouffante dont il aurait put se faire un parachute. Raffermissant sa prise sur son pantalon, il descendit tout à fait, débouchant dans une cuisine déserte.

La table, les tonneaux, le feu de cheminée, rien n'avait changé depuis la veille si ce n'était l'épaisse miche de pain un peu trop brulée à son goût qui avait été abandonnée sur la table. Ludovic regarda à droite à gauche, vérifiant qu'il était bien seul et se gratta la tempe. Il sentit un bout de tissu lui entourer le front. Il entreprit de le défaire alors qu'il approchait d'une chaise pour examiner les couverts abandonner à son attention. Le brun coinça son bandage défait entre ses dents et entreprit de fouiller les lieux pour trouver de quoi manger. Il évita les tonneaux remplis de sel, s’intéressa à peine à la marmite encore suspendue dans l'âtre et fini par trouver son bonheur en dénichant des rangées de bocaux dans un coin. Il était en train de les passer en revue avec l'aide de son flaire lorsqu'un bruit de porte lui fit faire volte-face, découvrant l'homme qui l'avait hébergé.

— Bonjour, hasarda le français, après avoir reposé ce qu'il tenait et retiré la bande de tissu d'entre ses dents.

— Vous cherchez quelques chose ?

Ludovic se redressa pour faire face à l'autre homme, mal à l'aise à l'idée de se trouver à peine vêtu face à un colosse. Pourtant il n'eut aucun mal à prendre un air dégagé.

— A vrai dire c'est le cas. Auriez vous... un oeuf, des noix ou n'importe quoi avec une coquille ?

L'homme haussa à peine un sourcil et passa devant lui pour récupérer un bocal. Ludovic fit un pas de côté pour conserver une distance de sécurité et se retrouva bientôt avec une sorte de vase clos dans la main. Sans ajouter un mot, son hôte se dirigea vers la marmite pour y verser le seau d'eau qu'il portait. Le français cala la boite sous son bras, l'ouvrant tant bien que mal d'une main et découvrit à l'intérieur un monceau de petits coquillages. Après une légère grimace, il posa le bocal sur la table, alla récupérer un couteau et s'assit aussi loin que possible du pécheur.

La main fermement serrée sur le couteau, Ludovic commença à faire bailler les coquillages pour en avaler le contenu d'une traite. Il déglutit et grimaça, on avait vu mieux comme petit déjeuner. Il décida de s'arrêter à dix pour ne pas risquer de vomir et observa les va et viens de l'homme silencieux.

— Vous n'avez pas vu Glinda ?

— Non. Elle est sortit.

Ludovic soupira.

— Bien sûr... Et vous ne savez pas non plus quand elle reviendra.

— Non.

— Bien sûr...

Ludovic essuya la lame de son couteau sur la partie tranchée du pain, sans pour autant en couper un morceau. Au lieu de ça, il remit la miche à sa place et posa la pointe de l'arme contre le bois, ajustant distraitement sa prise sur le manche avant de la poser à plat devant lui. Il croisa alors les bras et réfléchit. Cela ne lui prit pas longtemps pour décider que la meilleure chose qu'il avait a faire était de partir, mais il avait laissé sa baguette dans sa veste qui se trouvait dans la chambre, avec le miroir.

Le brun soupira et commença à jouer avec son vieux bandage avant de refermer son poing dessus. Il se releva, récupérant la ceinture de son pantalon avant qu'il ne tombe et se dirigea vers l'escalier pour le faire redescendre.

— Si vous la voyez, dites lui que je ne l'ai pas attendu.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 11 Mai - 2:34


Second Day un a New World

Oswin s'était levée de bonne heure ce jour la, ou du moins, tout autant de d'habitude. Une vieille habitude qu'elle avait pris: se lever tôt, faire quelques exercices, un bon petit déjeuner et elle était partie pour une journée plus ou moins éprouvante.
Cette fois, cependant, cela se révéla quelque peu différent de sa routine habituelle.
Premièrement, lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle ne se trouvait pas dans sa chambre, si dans un quelconque endroit qui lui était familier. Oh, bien sur, elle s'était déjà réveillée plusieurs fois dans des hôtels sans souvenirs de comment elle y était arrivée, mais cette fois, elle s'en souvenait. Plus ou moins, seulement, c'était plutôt... Étrange de se réveiller ici. Peut-être parce que la chose la plus évidente qu'elle remarqua ensuite, ce fut la présence d'un corps à ses côtés. Un homme, et quel homme! Ludovic Descremps!
La chaleur de ce dernier la reprenant alors, désormais tous deux tout à fait couchés dans le lit, la surveillante leva son regard vers ce dernier en l'observant quelques instants, tentant de discerner ses traits dans l'obscurité qui les entouraient. La soirée de la veille lui revint alors en mémoire, et même s'il ne s'agissait là que de quelques courtes minutes, bien trop courtes à son goût, elles avaient été tout simplement mémorables.
Se passa ainsi quelques instants pendant lesquels la brune ne bougea pas, observant l'autre qui dormait toujours, avant qu'elle ne se redressa lentement en entrainant les grincements du bois -plancher ou sommier... Elle n'en n'avait pas la moindre idee- sous son poids qui se mouvait, et une fois assise sur le bord du lit, elle s'étira sans retenue puis se leva dans le plus parfait des silences.
Il fallait avouer que cette nuit lui avait fait du bien, surtout si on la comparait à ce qu'elle avait été lors de la fin de journée de la veille: inexpressive, sombre, renfermée ... C'était à se demander comment le français avait fait pour la supporter!
Sûrement par habitude.

S'en était suivis ses exercices réguliers, que ce soit pompes ou abdominaux, tous ses muscles y passèrent, et une fois son petit rituel terminé, elle s'occupa un peu d'elle en cherchant partout autour d'elle si quelques vêtements de la fille du pêcheur s'y trouvaient. Heureusement pour Oswin, ce fut le cas, et elle ressortit de la chambre en robe bleue claire, baguettes dans une botte, dague dans l'autre et arme à feu accrochée à la cuisse.
Prudente? Non...!  Parano? Tréponses.

Mangeant sur le pouce, elle n'emporta qu'un simple bout de pain un peu trop grillé avant de sortir, mais pas sans avoir passé un presque interrogatoire avec le maitre des lieux qui, comme par hasard, partait d'ores et déjà à la pêche pour commencer sa journée. Ou allait-elle, pourquoi y allait-elle, et pourquoi abandonnait-elle son "Maitre" -elle avait par ailleurs esquissé une légère grimace à l'écoute de ce mot-, tout y passa. Et ce qui fut étrange, c'est que l'autre posa ses questions de manière totalement désintéressée, et très brèvement, gardant ainsi toujours cette image de froid sceptique qu'il se plaisait à porter.
Mais Oswin ne lui dit que peu de choses, quelques infirmations de base dont il n'aurait eut besoin de son aide pour trouver les réponses.
Alors enfin à l'extérieur, l'Auror se dirigea instinctivement vers les larges murailles de leur ville de départ, ayant une idée plus ou moins claire de ce qu'elle était venue y chercher.
Des habits. Pas grand chose, des gueunilles, de quoi se mettre sur la dos quelque chose à sa taille, et une fois qu'elle eut trouvé "son bonheur", il ne lui fallut que quelques minutes pour rouler le vendeur dans la farine, ou plutôt, en l'arnaquant ouvertement.
Un gros sac à farine sur le dos, et un autre dans sa main,, ce fut avec ces quelques accessoires de paysane qu'Oswin revint à la maison de son hôte. Une fois rentrée, le pêcheur la prévint presque immédiatement du message que lui avait laissé l'enseignant avant qu'elle n'arrive, et elle lâcha un long soupir avant de remercier Tiberius, et de cette fois remonter avec un seul sac sur les deux qu'il restait en direction de la chambre.

En rentrant dans la chambre, elle trouva Ludovic fouillant dans sa veste, ce qui lui fit un discret penchement au coeur lorsqu'elle comprit de quoi il s'agissait, mais elle n'attendit pas plus longtemps avant de déposer le sac au pied du lit, et de commencer tout simplement le salutations.

-Bonjour Descremps, vous avez finis votre petite sieste?

Son regard bien plus vif que la veille se fixa sur ce dernier alors qu'elle commençait déjà à sortir le butin de sa chasse bien à plat sur le lit, en profitant par ailleurs pour sortir la baguette noire de l'enseignant et de la déposer au milieu des habits.

-Alors voilà.. Je me disais que vous auriez préféré quelque chose de plus décent, et qui soit non seulement à votre taille, mais qui en plus sierai au rôle que vous vous êtes donné...

Le se tut un instant, le regard dans le vide alors que ses pensées divaguaient d'ores et déjà. Il est vrai que pour elle, elle ne s'était pas pris quelque chose de très reluisant, mais il fallait avouer que certains avantages qu'elle avait n'étaient pas des plus pratique pour s'acheter des vêtements.

-Allez-y, servez vous monsieur John Smith ...!



 

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Dernière édition par Linda Oswin le Mar 12 Mai - 0:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 11 Mai - 20:46

Une histoire de circonstances

Accroupis par terre, Ludovic venait de plonger la main dans sa veste pour la quatrième fois au moins. Autour de lui, le pauvre tas de ses vêtements crasseux était éparpillé en pagailles, toutes les poches retournées. Hélas, sa baguette demeurait introuvable. Même si le français gardait son calme, ses gestes commençaient à devenir plus fébriles. Il n'avait pas encore passé en revue toute la pièce, il y avait encore des chances de retrouver le bout de bois noueux quelque part, il n'était pas la peine de s'affoler. Il faudrait juste qu'il passe en revu tous les endroits où il était allé, voir s'il ne l'avait pas laissé tomber, en espérant que sa chance n'ait pas transformé le précieux outil en petit bois pour le feu d'un inconnu.

Un grincement lui fit tourner la tête, Oswin venait de rentrer. Il lui adressa un sombre regard perplexe, dans l'idée de ne pas lui accorder plus d'un dixième de seconde d'attention, mais fut stoppé par la vision d'une robe bleue sur les épaules de la jeune femme. Avait-elle teint sa robe de chambre ? Ludovic jeta un coup d'oeil critique à la tenue de la surveillante, sans s'adoucir pour autant, puis retourna à ses fouilles en grommelant.

— Vous êtes revenue plus vite que je ne pensais,
commenta-t-il avant de baisser d'un ton et ajouter pour lui-même ; A moins que j'ai dormit une semaine...

Il ne se retourna pas alors que la brune s'affairait dans son dos, passant ses doigts le long des coutures de sa veste pour vérifier que rien n'aurait pu passer dans la doublure. C'était peu probable, mais c'était toujours une possibilité d'éliminée. Ce ne fut qu'en entendant son pseudonyme que "John Smith" se décida enfin à se relever. Attrapant toujours son pantalon qui avait déjà glissé jusqu'à mi-cuisse. Il alla rejoindre la surveillante et s'arrêta à un mètre d'elle pour examiner ce qu'elle avait poser sur le matelas. Il avait à peine tourné la tête qu'une forme noire lui avait sauté aux yeux. Sourcils froncés, Ludovic dévisagea Oswin sans une once de sympathie. Il était prêt à parier que c'était elle qui venait de laisser la baguette parmi le linge, et si elle l'avait déposée, c'était qu'elle la lui avait sans doute volée. Il eut toute fois le bon sens de ne pas l'accuser sans preuves, il lui était déjà arrivé de perdre bien des choses sur un matelas.

— Il est hors de question que je porte ça,
lâcha-t-il, se penchant pour récupérer son bien sans quitter l'Auror des yeux.

Il n'ajouta rien de plus et retourna à son tas de linge, s'accroupissant de nouveau en récupérant sa chemise. Il posa la pointe de sa baguette sur le tissu et essaya sans rien dire de lancer un sort de nettoyage. Voyant que cela n'avait pas l'air de marcher, il insista, marmonnant la formule dans sa barbe.

— J'ai eut une conversation fort intéressante avec notre ami Tibérius ce matin et je me suis rappelé que je ne vous avais pas demandé si vous aviez eut le bon sens de ne tuer personne hier.

Il essaya une nouvelle fois la formule et fini par lancer la chemise vers le mur comme on l'aurait fait d'un trognon de pomme. Il se redressa, retourna du côté du lit et y lâcha la baguette nonchalamment. Son manège terminé, il prit enfin la peine de regarder les vêtements étalés sur le matelas.

— Vous devriez peut-être enfin me dire ce que vous avez fait et dit de votre côté. Je suis presque sûr que notre hôte le prendra mal si je lui raconte quelque chose qui ne correspond pas à ce que vous lui avez fait croire. Il tourna la tête vers Oswin une seconde avant d'apercevoir quelque chose dépasser de sous un oreiller. Ces meurtres par exemple. Il plongea la main dessous et en sortit le livre qu'il avait à peine pu lire la veille. Est-ce que vous savez ce qui est arrivé à sa fille ? demanda-t-il encore en se dirigeant vers une chaise. Je ne sais même pas de quoi il parle lorsqu'il m'en demande d'en savoir plus. Il lâcha l'ouvrage sur la table et s'assit devant, l'ouvrant sans grand ménagement. Je crois que nous avons le temps non ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 12 Mai - 22:56


Second Day un a New World

Trouver Ludovic totalement accroupi au sol à son arrivée n'avait pas surpris la surveillante qui venait alors tout juste d'entrer dans la pièce. Après tout, elle en avait vu des pires avec lui, et ce n'était certainement pas le fait d'être accroupis, et surtout le Professeur de Sortilèges qui allait lui faire de l'effet !
Encore, s'il était accroupi sur quelque chose de particulier, dans une tenue toute aussi particulière, elle n'aurait pas dit... Mais là, cela n'avait clairement rien de marquant.
Alors elle ne fut tout simplement pas surprise par cette nouvelle manie que lui fit découvrir l'enseignant, le tout accompagné d'un délicieux regard noir tout à son attention.
Le regard observateur de ce dernier sur sa propre tenue cependant ne lui échappa pas. Un détail futile me diriez-vous? Peut-être, mais je vous rappelle tout de même que pour Oswin, tout se passait par le regard. Et un coup d'oeil furtif qui vous scrutait en cachette n'était pas s'en se faire remarquer auprès de ce genre de personnes -oui, je sais, elle était Auror, j'aurais aussi pût choisir cela! Mais faut choisir hein, faut choisir!-. Seulement cette fois, elle n'émit pas le pondre commentaire, se contentant de froncer légèrement les sourcils avant de tenter de bloquer une quelconque tentative de comprendre l'esprit bien trop complexe de son collègue.

-Je me suis levée bien avant vous. répondit alors la jeune femme à la remarque de son collègue. Et je vous ai laissé dormir, vous me sembliez bien trop épuise pour faire quoi que ce soit!

L'autre ne sembla pas réagir, toujours auprès de sa veste, du moins jusqu'à ce que retentisse le nom qu'il s'était choisi. À ce moment, il se releva, avant de sans doute retrouver sa baguette au milieu des tas de tissus d'un simple coup d'oeil, le propre de quelqu'un attaché à cette extension de soi que certains appelaient baguette. Il lui adressa alors l'un de ces regard des plus noirs qui sonnaient telle une menace, mais cette fois encore, la française ne s'y attarda pas, continuant simplement de bien disposer les habits sur le matelas pendant que l'autre prenait sa baguette tout en lâchant une courte remarque qui voulait pourtant tout dire.
Oswin ne retint pas le soupir qui lui gonfla la cage thoracique, se contentant de lancer un regard en biais à l'homme qui avait immédiatement refusé sa petite proposition.
Ses lèvres s'étirèrent alors en un fin rictus, alors qu'elle répliqua à son tour:

-Oui, bien sur... Enfin, c'est comme vous préférez, soit vous gardez ces guenilles et vous vous baladez avec... Une main en moins, et le risque que vos jambes soient découvertes à tous moments, soit vous endossez ces vêtements ci et passer aisément pour le maitre pour lequel vous vous faîtes passer.

La surveillante se redressa, mettant ses mains sur ses hanches alors qu'elle observait du coin de l'oeil les réactions de l'enseignant à ses côtés. Celle-ci se retourna d'ailleurs, s'appuyant sur la tête de lit afin de pouvoir scruter confortablement Ludovic, les bras croisés et les yeux plissés, comme si elle se l'imaginait autrement.

-Après, il ne faudra simplement pas vous plaindre que j'en profite... Cela pourrait toujours se révéler intéressant après tout.

Un nouveau sourire un peu terne etira à nouveau les lèvres de la jeune femme pour qui une lueur d'amusement brillait d'ores et déjà dans ses iris noisettes qui fixaient toujours le professeur. Ce dernier revint d'ailleurs vers son propre tas de linge une fois muni de sa baguette, s'accroupissant à nouveau avant de marmonner quelques paroles à voix basse, sûrement une formule. Elle avait déjà remarqué la veille que sa baguette ne semblait pas fonctionner -lorsqu'elle avait voulut l'allumer pour un simple Lumos-, mais elle avait alors supposé que celle-ci lui faisait encore "la tête", et refusait tout simplement de lui obéir.
Mais si Descremps aussi s'y essayait et avec le même résultat... Il y aurait des points qu'elle avait à revoir.

Une fois que l'autre eut finit de parler de sa discussion " très intéressante", Linda n'attendit pas plus et s'approcha tout simplement de l'homme avant de ramasser nonchalement la chemise qu'il venait de jeter, la tendant devant elle, comme si elle l'observait sous toutes les coutures.

-Et bien demandez le moi.

Il eut une courte pause pendant laquelle elle plissa un peu plus les yeux, puis elle reprit presque immediatement:

- A vrai dire, je ne lui ai pas dit grand chose.

Son regard se décolla alors de l'habit qui finit plié sous son bras, et elle se saisit vivement de son bas de la veille, un simple pantalon noir, avant de se diriger derrière le paravent après une courte seconde d'hésitation: elle n'aurait eut aucuns problèmes à se changer devant lui, mais il était d'une pudeur presque gênante qu'il valait mieux ne pas toucher!
Une fois hors de vue de son colocataire du moment, elle défit lentement les quelques boutons qui tenaient la robe -un peu trop serrée d'ailleurs-, lâchant un soupir de contentement lorsque sa poitrin quelque peu libérée de cette pression pût enfin prendre une grande inspiration.

-En vérité, hier, après que vous êtes tombé dans les pommes, je vous ai récupéré le plus vite possible commença-t-elle en enlevant la robe en la faisant tomber au sol dans un doux bruissement, et après cela... et bien j'ai tenté de partir dans un coin plus reculé histoire de vérifier que vo... Nous n'avions rien de grave, mais une fois assez reculée, quelqu'un est arrivé...

Sa voix se tut alors qu'au dessus du paravent, on pouvait apercevoir des mains dépasser alors qu'elle endossait la chemise ouverte de Ludovic, qu'elle avait mis simplement par pure curiosité.

-C'était notre bon Tiberius. Il m'a touché l'épaule -elle passa sous silence le fait qu'il avait faillit y passer par cette simple erreur- et m'a simplement demandé ce que je savais sur ces meurtres. Alors je lui ai répondu que ce serait trop long à expliquer et qu'il vous fallait du repos avant tout s'il voulait discuter. Je l'ai vu flanché, et j'ai ajouté que s'il s'intéressait à ces meurtres, nous pouvions l'aider. Voilà tout.

Il se passa alors plusieurs secondes de silence pendant lesquelles la surveillante referma les boutons de la chemise. Celle-ci était d'ailleurs un peu longue, après tout l'enseignant était plus grand qu'elle, même si bien plus fin, et cela se ressentait dans ses vêtements.

-Je vous avoue que ça m'a surpris qu'il n'ait rien dit de plus, reprit-elle alors qu'elle enfilait sin bas, peut-être le livre qui a ses limites... Allez savoir!

Un grognement se fit alors entendre de derrière le paravent, puis la voix de la surveillante monta à nouveau dans la chambre, cette fois teintée d'un léger ton agacé:

-C'est incroyable a quel point vous êtes fin! Habituellement je n'ai aucuns problèmes à rentrer dans les chemises masculines, mais vous... Par contre c'est de la bonne qualité, joli choix. Une femme vous habille peut-être?

Bah quoi?
Elle s'ennuyait, et si elle n'avait pas le droit de toucher à Descremps ni aux personnes de ce monde, on pouvait lui expliquer ce qu'elle pouvait faire?


 
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 13 Mai - 2:43

Une histoire de circonstances

Un bref haussement agita les épaules du français à la remarque de la jeune femme. Elle l'avait laissé dormir, soit, fatigué, il ne pouvait pas la contredire. Il n'allait sans doute pas la remercier pour cela, de toute façon il avait bien mieux à faire. Sa traque à la baguette demeurant sans succès jusqu'à la découverte de la probable tromperie de la jeune femme, Ludovic passa de l'inattention à la rancœur en un dixième de seconde. Il n'allait sans doute pas prendre des gants après un coup pareil et le soupir que poussa la surveillante en entendant son refus ne fut qu'une minuscule satisfaction en comparaison de sa mauvaise humeur.

Oswin n'en resta pas là, essayant à première vue de le convaincre de s'habiller. Cela aussi avait un petit air de déjà vu, même si les autres fois il s'était trouvé bien moins vêtu et qu'il avait s'agit de bien d'autres personnes. Il n'y fit pas plus attention que cela et se contenta de répondre par un bref faux rire grinçant. Ce ne fut qu'au sous-entendu de la surveillante que l'échevelé daigna marquer un temps d'arrêt, tournant la tête, un sourcil haussé, sans se défaire de son regard noir.

— Alors là, même pas en rêve.

Il secoua la tête de désapprobation et reporta son attention sur ses vêtements, s'arrêtant à peine une seconde quand l'Auror esquiva sa question au sujet des possibles morts qu'elle avait pu provoquer. Le dos tourné, il jeta un coup d'œil en biais à la jeune femme trop discret pour qu'il puisse la voir et réciproquement. Curieusement, cette simple réponse le laissait songeur.

— Je viens de le faire, répondit-il. Mais puisque vous n'avez pas l'air d'avoir saisit... Il fit ne pause qui s'étira un peu plus qu'il ne l'aurait voulu avant qu'il ne termine. Sur qui avez vous tiré hier ?

Un seul mot, même un mensonge assez convaincant pour qu'il n'y ait pas de honte à faire comme cela était vrai, aurait suffit à le décrisper quelque peu. Plus d'un et il serait probablement resté morose jusqu'à la fin de la journée. Heureusement, il avait le livre pour penser à autre chose et il se mit bientôt à sa lecture, parcourant les lignes pour retrouver celle où il s'était arrêté. Il la trouva bien vite à mi-parcours et se plongea dans les descriptions de créatures avant qu'un craquement ténu dans son dos ne lui fasse tourner la tête. Oswin venait de disparaître derrière le paravent. Ludovic regarda un instant le faux mur qui cachait la jeune femme, affichant un léger sourire lorsqu'il lui sembla entendre un soupir et le bruit d'une robe qui s'affaisse sur le sol. Le français reporta son attention sur les pages et écouta le bref récit de la surveillante. Elle était allé le chercher rapidement donc ? Cela voulait dire qu'elle ne laissait pas les connaissances se faire piétiner dans la boue, c'était plutôt bon à savoir. A la brusque interruption de la française, le brun faillit bien finir par se retourner, mais elle reprit avant qu'il en ait eut le temps. Aussi reprit-il le fil des mots sans rien voir de ce qui se passait dans son dos.

Ludovic tourna une page, tendant l'oreille pour retenir les détails qui auraient pu lui être utile. Se contentant d'un bref acquiescement du chef lorsque sa collègue eut terminé. Bien, jusqu'ici il n'avait pas manqué grand chose, même si tout ce qu'on venait de lui dire lui faisait plutôt l'effet d'une histoire qu'une réelle aide pour combler son trou de mémoire. Il fronça un sourcil à ce qu'ajouta la jeune femme, sans prendre la peine de détourner les yeux de ce qu'il lisait.

— Quel livre ? demanda-t-il.

Il s'apprêtait à ajouter quelque chose, mais tourna la tête en entendant un grognement, levant un sourcil perplexe. Il se retourna presque complétement, s'appuyant sur le dossier de sa chaise et essaya en vain de deviner ce qui se passait de l'autre côté du paravent. Ce qui ne fut pas plus rassurant lorsqu'il entendit le commentaire d'Oswin.

— Qu'est-ce que vous faites là derrière bon sang ? lança-t-il sans répondre à la remarque sur ses choix vestimentaires.

Au lieu de ça, il chercha des yeux sa chemise, ne se rappelant plus exactement où il l'avait laissé. Il n'avait pas fait attention. Il se redressa pour fouiller un peu du pieds dans le tas de vêtements éparpillé, restant à une distance raisonnable du paravent.

— Vous m'avez volé ma chemise ? se récria-t-il. Sérieusement ? Vous n'avez que ça à faire ? J'espère que vous n'avez pas dans l'idée de la garder ou de sortir avec !

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 15 Mai - 0:49


Second Day un a New World

Lorsque l'enseignant lui affirma qu'il ne mettrait ces habits "même pas en rêves", Oswin ne pût retenir une léger rictus alors qu'elle repensait aux chances que l'homme avait de ne pas endosser ce costume.
Ils n'étaient sûrement pas dans un rêve, ça, elle l'avait bien senti et ressenti, mais ils n'étaient pas non plus j'ai la réalité. Alors, techniquement, elle avait encore toutes ses chances de le voir revêtir le vêtement, même si pour cela, elle devrait le forcer un peu...!
Et puis, soyons sérieux un instant, mais même s'il ne le voulait pas, le contexte l'imposait. Et la française espérait simplement qu'il ait assez de bon sens et pas si tête de mule pour comprendre cela.
...
Réflexion faite, cela allait être plus compliqué que prévu.

L'enseignant renchérit alors sur sa question, après quelques secondes d'un étrange silence pesant, en la reformulant d'une façon toute autre qui arrêta la jeune femme dans son mouvement. Elle resta ainsi immobile et silencieuse quelques longues secondes, avant de plisser le nez et d'esquisser un rictus presque dégouté.

-Tirer?

Tirer sur quelqu'un? Maintenant? Il la surestimait! Il aurait pour cela déjà fallut qu'elle puisse toucher une arme a feux sans ressentir cet insupportable serrement au coeur et cette boule au ventre. Elle reliait deux choses sans le moindre rapport par un événement des plus absurde, mais c'était les armes qui lui avaient permises d'arriver jusqu'ici. Elles qui l'avaient rassurées quand elle n'avait personne, c'était quelque part son phare dans sa nuit noire, seulement ce phare l'avait guidé durant la nuit vers une île trompeuse, alors même si le soleil semblait briller au dessus de sa tête, elle n'avait jamais pensé trouver de telles choses sur cette "île".

-Non, je n'ai tiré sur personne.

Il se passa de nouveau quelques secondes de silence avant qu'elle ne reprenne ses gestes là où ils s'étaient arrêtés, déjà plongée dans ses pensées. Heureusement pour elle et pour lui, cela ne dura pas longtemps même si son ton s'était fait tout de même un peu moins enjoué qu'au départ, si on considérait un temps soit peu le ton de départ comme enjoué.
Ainsi, elle continua ou plutôt commença son récit, continuant de s'habiller comme elle l'aurait fait avec n'importe quel autre vêtement, racontant ses quelques temps passés sans la présence -consciente du moins- de l'homme. Pour tout dire, elle avait connu des personnes mortes pour moins que cela, des accidents plus ou moins idiots, des bagarres de ce type et une mauvaise chute, quelques fois même, morts pour elle. Il devait bien y en avoir quelques uns, qu'elle l'ait orchestré ou non. Dire qu'elle ne s'était pas inquiétée aurait été faux, mais dans ce cas là, elle aurait montré de l'inquiétude pour n'importe quel civil qui se serait retrouvé ainsi. Elle avait peut-être du sang sur les mains, et avait peut-être fais quelques actions peu morales, mais à présent, l'idée seule de toucher à des civils lui paraissait tellement absurde qu'elle était inenvisageable.
Alors en laisser un mourir sans rien faire... C'était tout simplement impensable.

Puis l'autre lui demanda de quel livre elle parlait lorsqu'elle imagina que le manque d'éloquence de Tiberius était dut au "livre", et cette fois, elle attendit de finir son geste avant de simplement répondre:

-Le livre où nous sommes, si cette théorie est juste. Vous savez... Si cet homme existe, c'est qu'il doit y être décris, mais peut-être pas assez pour que ses réponses ne puissent être trop élaborées.

Il se passa alors un court instant de silence dans lequel Oswin out aisément entendre l'enseignant derrière elle se mouvoir d'une quelconque façon, puis il lui demanda alors ce qu'elle faisait donc derrière le paravent, lui arrachant par la même occasion un sourire amusé.
Ce qu'elle faisait?
Un peu de patience voyons! Il allait bientôt le découvrir !
Puis un cri aiguë de Descremps attisa un peu plus l'amusement de la française alors qu'elle se mordait légèrement la lèvre pour contenir une légère moquerie qui la tentait étrangement, d'autant plus lorsqu'il s'indigna qu'elle lui ait pris sa chemise. Sauf que la... Et bien c'était tout simplement trop, et comble de la provocation, elle sortit de derrière le paravent avec un parfait air innocent, et rajusta la chemise de sorte à ce qu'elle lui sied un peu mieux -mettant d'ailleurs totalement par hasard sa poitrine en valeur-.

-Vous en pensez quoi? Mmmh? J'ai pas pût fermer jusqu'au bout mais je trouve tout de même la pièce plutôt agréable à porter.

Elle leva alors son regard vers l'autre, sans pour autant redresser la tête, scrutant son torse avec attention avant de croiser les bras et de lâcher d'un ton critique :

-Ce qui est sur, c'est qu'elle vous va bien mieux qu'à moi, et surtout bien bien que... Cela. Mais de toute façon tout vous irait lieux que... "Ça", même le costume que je vous ai gentiment apporté de bonne heure.

Elle avait appuyé les derniers mots de sa phrase, une lueur amusée dans le regard alors que ses yeux plissés et son assurance lui donnaient ce petit air de prédateur assez troublant qu'elle se plaisait à revêtir. Oswin s'approcha alors de l'échêvelé avec lenteur, juste histoire de s'amuser un peu, caressant de sa main le dos de celle qui tenait le large pantalon que leur avait généreusement offert leur hôte, avant de lever son visage vers celui de son interlocuteur, toute proche, alors que cette fois elle était bien plus petite que lui sans ses talons habituels.

-Et vous, vous allez sortir dehors ainsi? Ttt-ttt-ttt... Quel manque de classe! Moi qui croyait que les Serdaigle avaient un minimum de fierté ..! Je suis déçue...!

Elle? Se moquer de lui?
A peine!


 
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 15 Mai - 2:28

Une histoire de circonstances

Le fait que la surveillante réagisse à son dernier mot aurait sans doute dut mettre la puce à l'oreille du français, mais il fut plus agacé par le temps que mettait la jeune femme à répondre. Il avait dit "tirer" oui, c'était l'expression après tout. Il était toujours plus rapide de dire "tirer" qu'"ensorceler" et elle avait de quoi faire les deux. Il aurait bien rétorqué tout cela à voix haute, après tout, il en avait bien l'humeur, mais il était plus préoccupé par sa baguette disparue, aussi préféra-t-il éviter de se lancer dans un débat sans fin sur l'usage du vocabulaire anglais. Heureusement, assez vite, ce léger détail ne l'inquiéta plus. Oswin n'avait tiré sur personne, de fortes chances pour que personne ne soit mort durant la bagarre en ce cas. C'était déjà une bonne nouvelle. Certes, il en aurait fallut encore beaucoup pour qu'il se trouve aussi optimiste qu'un certain vieux Poufsouffle, mais il parvint déjà à se détendre un peu. Il n'y avait plus qu'à passer au reste.

— Le livre où nous sommes...
reprit-il plus que sceptique. Mais bien sûr. Vous croyez que nous sommes dans un livre. Bien sûr, c'est évident. Et lequel je vous prie ? Vous êtes aussi clair que Tibérius et lui au moins il a le bon sens d'économiser ses mots quand il parle. Il fronça les sourcils une seconde penché sur l'almanach. Oh, mais j'y suis ! fit-il, prenant un ton encore plus cassant si c'était possible. Vous croyez que nous sommes dans le livre dont je vous parlais c'est ça ? Avec les meurtres et compagnie ? Il eut un bref rire moqueur. C'est juste un livre, je l'ai lu quand j'avais douze ans même pas et je vous garantit que je ne suis pas rentré dedans. Franchement, qu'elles sont les chances pour qu'il y en ait eut un exemplaire à Poudlard ? Rentrer dans un livre... Je veux bien que cet endroit y ressemble, peut-être que l'auteur s'est inspiré de la région pour l'écrire ou que j'ai confondu avec un autre livre voir même que j'ai eut de la chance pour avoir deviné pour la bagarre. - si on peut dire - Mais entrer dans un livre, il faudrait vraiment le faire exprès.

Le brun retourna à son livre, agitant les doigts contre sa tempe, avec la désagréable impression d'être allé un peu vite en déductions. Il avait raison de toutes façons, qu'elles chances y avait-il pour qu'un livre se soit trouvé à la fois chez son père et dans la bibliothèque du château ? Certes, il en avait trouvé plusieurs dans les réserves, mais pas des romans. Il n'y avait rien de plus attractif pour un enfant qu'un roman, en garder un potentiellement dangereux dans une école aurait été de la pure inconscience en plus de n'avoir aucune utilité pour l'enseignement. Et il s'y connaissait en la matière.

Pourtant, là encore, il eut bien d'autres choses auxquelles pensées. A croire qu'un problème à peine résolu un autre survenait aussitôt pour le remplacer. Oswin ne tarda à sortir de derrière le paravent, la chemise du français sur le dos, et Ludovic lui adressa un regard désapprobateur assortit d'une mine renfrognée. Ce qui ne l'empêcha pas, une fois encore, d'examiner la tenue de la surveillante de la tête aux pieds.

— J'en pense que si vous n'avez rien en-dessous vous pouvez la garder, grommela-t-il.

La suite ne fut pas pour lui faire plaisir. Il fallait bien reconnaitre que même en comparaison de la surveillante il devait avoir l'air de s'être habillé avec des sacs, mais c'était une question de principes. Il n'allait pas porter des vêtements probablement volés sur une corde à linge. Avec sa chance, ils lui seraient allé encore moins bien que ses fripes et puis, même sans cela, Oswin aurait été tout à fait capable de lui dénicher la tenue la plus ridicule au monde.

Il s'apprêtait à répondre un non catégorique, lorsque la jeune femme se rapprocha, fidèle à ses mauvaise habitudes et lui frôla la main. Ludovic se déroba aussitôt, pivotant légèrement le buste pour mettre son poignet encombré hors de portée en même temps qu'il glissait sa main libre dans l'une de ses vastes poches. Il n'eut pas le temps d'en faire plus que la française se retrouvait juste sous son nez et il recula légèrement la tête sans pour autant lui faire le plaisir de céder ne serait-ce qu'un demi-centimètre de terrain. Ludovic encaissa la moquerie sans broncher, se contentant de fusiller du regard la surveillante, les dents serrées. Il tint ainsi une bonne poignée de secondes, voir même une ou deux bonnes minutes, avant de souffler par le nez son agacement au visage de sa collègue.

— D'accord, lâcha-t-il. Mais vous n'avez pas intérêt à sortir comme ça. C'est ma chemise.

Sûr ce il s'esquiva en direction du lit, frôlant de près l'Auror dans la claire intention de la bousculer. Il aurait aimé pouvoir attraper les vêtements qu'elle lui avait apporté à la volée et disparaitre derrière le paravent pour se changer au plus vite, histoire d'en finir, mais il fut bien obligé de s'arrêter pour passer en revue ce qui se trouvait sur le matelas. Qu'est-ce qui faisait partie de la tenue ou pas ? Il avait sous les yeux un peu trop de tissu à son goût, parmi lesquels beaucoup de pièces dont il ne voyait absolument pas l'utilité. La chemise de rechange ne posa pas de problèmes, pas plus que les sortes de bas, même si l'idée de devoir les mettre ne lui disait vraiment rien qui vaille, mais pour le reste... D'un côté il lui sembla reconnaitre une sorte de pantalon, mais il lui semblait un peu trop court pour être honnête et de l'autre il n'y avait plus qu'un tas de chiffons à première vue inutile.

— Hum... marmonna-t-il. Je comprends pourquoi ils avaient besoin de serviteurs...

Hésitant encore une seconde, il finit par sortir sa main de sa poche et piocha plus ou moins au hasard ce qui lui semblait faire partie du costume, glissant le tout sous un bras avant de l'emporter tant bien que mal jusqu'au paravent. A peine glissé derrière, il lâcha sa ceinture et son pantalon n'en attendit pas plus pour s'affaler au sol, lui entravant les pieds. Il s'en débarrassa en deux temps trois mouvements et le suspendit au sommet du panneau, avant de retirer sa chemise trop longue qui ne tarda pas à rejoindre le bas. Il esquissa un cercle d'une épaule, savourant l'air frais sur sa peau et baissa les yeux sur la masse de tissus. Il faudrait peut-être commencer par chercher le haut.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 15 Mai - 3:52


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Et le revoilà.
Le Descremps grognon qu'elle avait déjà bien trop vu à son goût, critiquant, grognant, dans son monde à part, avec sa logique qui, bien que brillante, n'était pas infaillible. Le revoilà, en train d'envoyer valser une théorie qu'il avait pourtant lui même supposé, une théorie certes bancale, mais qui était surtout la seule qu'ils avaient pour le moment. Mais non, évidemment, c'était impossible, trop de coïncidences, trop de... D'incohérences apparemment, des arguments sûrement bien justes, mais pour l'instant qui ne sonnaient que comme du brouhaha lointain aux oreilles de la française.
Elle même eut d'ailleurs un rictus moqueur lorsque l'homme utilisa le terme "chance" pour désigner le fait d'avoir "deviné la bagarre"... Et bien...! Si c'était cela qu'il appelait de la chance, se faire piétiner dans une dizaine d'hommes en rut, elle comprenait mieux pourquoi la poisse le suivait tout le temps: pour lui, cela ressemblait à de la chance, c'est cela?
Quoi qu'il en soit, à la fin de la tirade de l'enseignant, Oswin se contenta d'un soupir en se passant une main dans ses cheveux, nullement vexée par ses propos quelques peu brutaux, mais plutôt comme si elle s'y était attendue.
Quelles étaient les chances pour qu'un livre qu'il avait lut à douze ans se retrouve à Poudlard?
Oui... Evidemment, la chance...! Quelles avaient été les chances à ce qu'ils descendent tous deux à la même heure manger aux cuisines? Tous deux français? Quelles étaient ensuite les chances pour que l'un des fours explosent sans réelle possibilité de réparations? Quelles avaient été les chances encore plus tard qu'elle débarque elle pendant sa passion de déranger la bibliothèque de Poudlard et que tous les enfants se mettent à disparaître étrangement? Et encore! Ce n'était pas finis! Sa chambre! Combien avait-il eut de chance de la voir rentrer pile à ce moment? Que lors de son anniversaire, il ait été présent à la même auberge qu'elle? Qu'il lui offre alors la meilleure chose qu'il aurait put lui offrir à l'époque? Que le même soir, la veille de la fête d'Halloween, sa soirée ait put être rythmée par un agréable moment et un pire cauchemar, chacun pas forcément provoqué par ceux que l'on pensait?
Non.
La chance n'avait tout simplement plus rien à voir là-dedans, la malchance aurait été déjà plus juste, mais la chance... Laissez moi rire!

Ainsi, Oswin se contenta d'un long soupir en secouant la tête, esquissant un sourire fade avant de reprendre ses gestes là où elle les avait arrêtés, soufflant si bas qu'elle même avait du mal à s'entendre quelques mots qui passèrent inaperçus: "Ah Descremps... Vous ne changerez donc jamais?".

Lorsqu'elle sortit de derrière le paravent, le regard noir que lui lança l'homme ne passa évidemment pas inaperçu. Toujours aussi renfermé, il ne détourna pourtant pas immédiatement ses yeux d'elle, l'observant de haut en bas un instant avant de lâcher un commentaire des plus clairs. Ce dernier fit d'ailleurs briller à nouveau les yeux de la française d'une légère lueur amusée avant qu'elle ne réponde en s'avançant vers lui:

-Oh... Quel dommage, moi qui aurait tant aimé garder un souvenir de vous... Si seulement j'avais sut!

Le fait qu'il l'ait observé un peu plus tôt n'avait été, là aussi, pas sans effets. Ce n'était qu'un détail, certes, un détail auquel elle aurait d'ailleurs dût s'habituer à force, mais elle n'y pouvait rien: cela flattait toujours son égo et sa fierté. Si beaucoup de choses semblaient l'avoir déçues ces derniers temps, hommes comme symboles, apparemment, ses formes elles lui semblaient toujours fidèles. En même temps, comment faire autrement?

Face à lui, son souffle caressant sa nuque dans une chaleur tout à fait agréable, sa peau toujours un peu chaude qu'elle effleura elle même du bout des doigts... L'autre s'en sortit admirablement bien.
Ludovic avait reculé légèrement la tête, encore, elle allait finir par y être habitué! Mais pas une seconde, il ne se recula de lui même pour laisser à la surveillante l'impression d'avoir gagné cette partie.
Mine de rien, il étai compétiteur le Descremps! Remarquez, suite au duel quelques semaines plus tôt elle en avait eut là aussi un bon exemple, plutôt intéressant d'ailleurs... Pourrait-elle un jour le revoir avec cette lueur folle dans le regard?
Cette idée étira les lèvres de la jeune femme en un fin sourire des plus inquiétants, presque fou, mais elle n'en dit rien, se contentant d'observer l’échevelé qui après quelques secondes lui accorda son souhait, allant se changer à condition qu'elle ne sorte pas vêtue de sa chemise, non sans la bousculer au passage d'ailleurs.
Cette réaction quelque peu précipitée dans la façon qu'il avait de l'exécuter amusa évidemment d'avantage la brune qui ne prit pas cela au sérieux, se contentant de se retourner au passage du français avant de s'appuyer sur la table en jouant avec le col de "sa" chemise pour observer l'autre, le sourire expressif -bien que moins que d'habitude- toujours collé aux lèvres.

-Et pourquoi donc? Auriez-vous peur que l'on croit que j'ai ... passé la nuit avec vous tant bien que je me serait permise de vous emprunter vos vêtements? demanda alors Oswin d'un ton faussement surpris mais clairement taquin. Voyons! Moi? Jamais!

L'enseignant s'éclipsa alors pour se diriger vers le paravent, au même endroit où elle même s'était tenue quelques instants plus tôt. Sa robe devait toujours y être d'ailleurs... Enfin qu'importe, ce ne devait pas être important, elle voyait mal le professeur être ce genre d'homme pervers aux penchants des plus étranges de toute façon.

-Bon, reprit-elle alors plus sérieusement en se retournant, s'appuyant les coudes sur la table alors qu'elle feuilletait à son tour le livre ouvert, quel est le programme? Vous avez une idée? Ou bien vous préférez plaindre votre chemise toute la journée?

D'ailleurs, remarque à part, elle devait sûrement se sentir bien mieux valorisée sur elle que sur lui.
Enfin je dis ça j'dis rien...

-Vous savez ce que je pense? Oh, évidemment, cela ne vous intéresse pas mais laissez au moins une chance à la théorie du livre! Par exemple, il y a bien des héros dans un livre non? Si vous vous souvenez où ils pourraient se trouver en ce moment même nous pourrions aller vérifier, et s'ils ne s'y trouvent pas, voir même si personne ne s'y trouve, je promet d'arrêter avec cette idée! Je ne suis pas idiote, simplement que je réclame des preuves quand mon instinct ne suffit pas.

Et tant pis s'il pensait le contraire, il n'avait qu'à croire ce qu'il désirait, et faire ce qu'elle lui disait de faire, et cela, cela suffirait amplement!


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 15 Mai - 11:09

Une histoire de circonstances

La chance oui, débat intéressant s'il en est, mais quand on en manquait autant il fallait bien voir le côté positif des choses. Il avait eut de la chance d'avoir raison, même s'il aurait sans aucun doutes eut plus de chance s'il avait deviné qu'une nuée de papillons sauvages passeraient en villes ou bien trouvé, par hasard, au détour d'une ruelle, la recette secrète pour se débarrasser des surveillantes un peu trop collantes à son goût. Hélas, il n'avait pas ce genre de chance, aussi fallait-il bien s'en contenter, mais cela est un tout autre débat qui l'effleura à peine une seconde lorsque, effectivement, il songea que se faire aplatir sur des pavés n'était pas une si grande chance que ça.

Ludovic ne réalisa pas tout de suite ce que voulait dire la réplique moqueuse de la surveillante et cela valut sans doute mieux. Allez savoir ce qu'il aurait pu répondre ou de qu'elle façon il aurait réagit sinon. Au lieu de ça, il se contenta de froncer un peu plus un de ses sourcils lui donnant un air légèrement interrogateur en plus d'être renfrogné. Décidément, il y avait des problèmes de compréhension ce jour là, mais puisqu'il n'avait pas saisit l'allusion et qu'il avait mieux à faire que se pencher sur une idée saugrenue, il ne s'en préoccupa pas plus et passa à autre chose. Dans le doute, surtout avec Oswin, mieux valait faire comme si on n'avait rien entendu. Un précieux conseil qu'il oublia à peine quelques minutes plus tard à la nouvelle moquerie.

— Que je quoi ? s'exclama-t-il tandis que le reste de sa phrase se perdait dans un étranglement à mi-chemin entre le gargouillis étrange et le rire nerveux. N'importe quoi ! Ҫa n'a absolument aucun rapport. Comme si le fait qu'il puisse croire une telle chose avait été possible... C'est simplement une question de principes. Vous n'avez jamais entendu dire qu'il ne fallait pas prendre les affaires des autres sans leur demander leur accord ? Oui, c'était lui qui disait cela, vous pensiez encore qu'il suivait ses propres principes ? Adorable que vous êtes !

Derrière le paravent, Ludovic secoua la tête. Dire que la surveillante avait pu sous-entendre une chose pareille il n'en revenait toujours pas, c'était complétement idiot. Heureusement, il avait sous les yeux un casse-tête digne de lui changer les idées. Il tira de sa pile de linge la nouvelle chemise qu'il passa sans problème et s'arrêta une minute pour évaluer ce qu'il devait prendre en suite. Le bas, cela semblait évident, mais fallait-il commencer par les bas ou bien l'étrange pantalon raccourcis ? Il décida de partir sur la première possibilité et parvint assez bien à s'en sortir, réalisant qu'il n'avait à priori rien oublié. Pourtant, il lui manquait bien des pièces pour être parfaitement fondu dans le décor, mais il aurait fallut être un amateur d'histoire Moyenâgeuse pour le remarquer.

Avant d'enfiler la veste, il se pencha de l'autre côté du paravent, restant à moitié derrière, pour récupérer le vieux bandage qui avait un temps orné sa tête, adressant au passage un coup d'oeil interrogateur à la française. Le programme. Quel programme ?

— Ne me tentez pas, grommela-t-il alors qu'elle lui proposait de se plaindre encore pour son ancienne chemise.

Il disparut de nouveau derrière la panneau et releva sa manche pour enrouler son avant-bras gauche dans la bande de tissu. Il était déjà délicat d'expliquer le pourquoi de son tatouage à Poudlard, s'il y avait une chance pour qu'ils se soient retrouvés à l'époque médiévale, il préférait éviter d'être condamné pour sorcellerie ou sous prétexte de s'être acoquiné avec le diable à cause d'une négligence pour un détail mal vu.

— Théorie du livre, marmonna-t-il en levant les yeux au ciel. N'importe quoi...

Tout en nouant consciencieusement le tissu de manière à ce qu'il ne se détache pas et que les nœuds ne soient pas trop visible à travers sa chemise, Ludovic réfléchit à ce que venait de proposer la surveillante. Trouver le héros. Il aurait préféré qu'elle ait opté pour chercher une sortie. Ce qu'il trouvait c'était que l'idée était absurde, mais cela valait peut-être la peine d'essayer. Au point où ils en étaient - c'est-à-dire dire nul part - tout valait mieux que rester enfermés dans une chambre à se regarder en chien de faïences prêts à s'entre-tuer.

— Le héros... marmonna-t-il en resserrant ses manches. C'est que ça fait longtemps que je l'ai lu ce livre, je ne sais pas où il devrait être. Il récupéra une étrange veste qui n'avait sans doute pas ce nom là et l'enfila comme s'il en avait porté toute sa vie. Voyons... Au début il y avait une sorte de bibliothèque ou de manoir. Ensuite il y avait la bagarre au marché et après... Il ferma les yeux pour se remémorer ces lointains souvenirs de longs été passés enfermés parmi des piles de vieux livres. Une sorte d'hôtel. Pas un hôtel comme une auberge, plus un hôtel de ville ou quelque chose comme ça. Il y avait un bureau, avec le héros, donc, et deux autres personnes. Le bureau du maire je crois, enfin l'équivalent. Je ne me souviens plus de ce qu'ils disaient, mais on pouvait voir la place depuis la fenêtre, donc ce doit être quelque part aux environs. Il termina de fermer quelques boutons, n'allant pas jusqu'en haut pour éviter d'être serré dans un carcan et ajusta ses manches en poursuivant. Mais même si j'ai raison ça ne voudras pas dire que votre "théorie du livre" est vraie. Il peut y avoir des milliers d'explications à ce qu'on fait là et je préférerais partir d'ici plutôt qu'essayer de trouver la bonne.

Enfin habillé, Ludovic essaya de constater le résultat, se contorsionnant au mieux pour apercevoir à quoi il ressemblait. C'était dans des moments comme ceux-là qu'il regrettait de ne pas pouvoir se regarder dans un miroir, mais rien que d'y penser il préférait oublier. Après un instant d'hésitation et un "Bon, vous n'avez pas intérêt à vous moquer." lancé à l'attention d'Oswin, il finit par se décider à sortir de derrière sa cachette, triturant tantôt son col, tantôt le bout de ses manches pour les arranger encore et encore bien que tout soit déjà parfaitement ajusté.

— Qu'est-ce que vous en pensez ? demanda-t-il sans la moindre parcelle d'agressivité ni dans la voix ni sur le visage. C'est ridicule ou ça passe ?

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SHAZAM *Oui j'ose*
Shazam pour après histoire de pas avoir à chercher:
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 15 Mai - 16:54


Second Day in a New World
Oswin eut un nouveau rictus lorsque le professeur s'indigna de sa "supposition", répliquant vite -bien trop vite pour être sincère, du moins à ses yeux- que cela n'avait absolument rien à voir. Mais si c'était vraiment le cas, pourquoi s'inquiétait-il?
Il ne lui fallut pas attendre longtemps avant que l'autre ne se justifie, continuant de parler avec cet étrange ton à la fois pathétique et très divertissant, ce qui ne manqua pas d'intéresser un peu plus la jeune femme, du moins jusqu'à ce qu'il ne finisse sa justification par une réprimande qui lui fit surtout hausser un sourcil surpris.

-Pardon? C'est vous qui dîtes cela?

La surveillante ne retint pas un léger pouffement avant de se passer une nouvelle fois une main dans les cheveux avant de croiser à nouveau les bras, observant du regard l'autre se déplacer dans la pièce.
Il était bien placé pour parler tiens, lui qui lui avait volé dans sa chambre le pendentif qui contenait la dernière image de son véritable frère, lui qui ne se gênait pas pour lui dérober habillement sa baguette pour un simple soucis "d'égalité". Remarquez, elle non plus n'était pas un exemple à suivre, mais elle ne se permettait cependant pas de donner ce genre de conseils... Ou disons plutôt qu'elle évitait, simple question de morale.

-Laissez moi rire...!

Puis elle s'était tût, observant un instant Descremps disparaître derrière le paravent en se l'imaginant en train de se changer pendant quelques secondes avant de se retourner et d'observer le livre qu'elle avait commencé la veille.
Tournant les pages dans un silence presque parfait de courte durée, la jeune femme s'était plongée dans ses pensées quelques instants avant de demander quel était le programme de la journée, en espérant simplement que l'autre n'allait pas se plaindre pour sa chemise tout du long. Et à peine eut-elle prononcé ces quelques mots, l'homme apparut de derrière le maigre abri en grognant qu'il valait mieux qu'elle ne le tente pas. La française eut un nouveau rictus moqueur, et ce fut à ce moment qu'elle enchaina avec sa proposition qui, évidemment, ne sembla pas plaire à son "partenaire".
Il se permit un nouveau grognement à propos de la théorie, tête de mule le Descremps!, avant une courte pause et d'enchainer d'une façon déjà bien plus objective en récitant ses maigres souvenirs à propos du livre dans lequel ils auraient put être.

Silencieusement, sans le moindre commentaire, ses yeux parcourant les fins écritures sur les pages jaunies du livre sans réellement les lire, Oswin écouta celui qui se changeait parler de ses souvenirs,  mémorisant le moindre détail -non parce que vu la volonté dont il faisait preuve, il risquait facilement "d'oublier" l'un des détails qu'il venait de citer-, tentant de mettre tout cela dans un ordre et un contexte plausible.
Un bibliothèque? Comme celle dans laquelle ils étaient apparus au départ? Peut-être pouvait-il y avoir là un lien qui reliait la réalité et cette... Dimension hors du temps.

-On ne peut pas partir "d'ici" si on ne sait même pas où se trouve cet "ici". Il faut déjà trouver où l'on se trouve, puis après on pourra trouver le moyen de sortir. Et après si vous voulez vous pourrez faire votre petit discours triomphant et me sortir votre "Je vous l'avais bien dit!", d'accord?

Sur ces quelques paroles prononcées bien plus froidement que les précédentes d'ailleurs, la française se retourna en s'appuyant à nouveau sur la table, se redressant de tout son long en fixant le paravent derrière lequel se trouvait l'enseignant. Lorsque ce dernier lui demanda en quelque sorte de ne pas se moquer, elle eut un nouveau rictus en lâchant un simple : "Je n'oserai pas...!".
Puis il sortit, le si attendu Professeur Descremps, dans son tout nouveau costume!
Lui même semblait gêné, normal quelque part, il ne devait pas avoir l'habitude de ce genre de vêtements autre qu'en costume pour Haloween, et encore! Mais elle, elle avait l'habitude, et à part un fin sourire qui étira ses lèvres et ses iris qui reflétèrent son amusement, elle ne fit tout d'abord aucuns commentaires même s'il pouvait sembler à certains qu'elle riait doucement de l'échevelé.
Ce dernier lui demanda d'ailleurs son avis, et après l'avoir scruté de haut en bas, elle le fit droit dans les yeux, semblant étrangement calme malgré tout, et dit simplement:

-Disons que cela rend mieux que ce que je m'étais imaginée...! Et ce n'est pas pour me déplaire.

Oh évidemment, il n'y avait pas de quoi reluquer dans cette tenue, elle aurait été la première à le faire remarquer, mais la façon dont il la portait lui donnait un petit air étrange tout à fait délicieux.
S'approchant à son tour du lit, elle ramassa la robe rouge bien plus adaptée à la situation, puis se dirigea alors vers l'homme en tirant légèrement sa veste vers le bas et remettant le col en place, à nouveau très proche de lui alors qu'elle le fixait droit dans les yeux:

-Ne vous en faites pas, vous ressemblez à un parfait petit bourgeois excentrique!

Et sur ces sages paroles, elle fila derrière le paravent qui finalement s'était révélé un compagnon très utile, et se changea à nouveau, cette fois pour endosser sa propre tenue.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Dim 24 Mai - 4:43

Une histoire de circonstances

— Pourquoi tout le monde dit ça quand je dis ça ? soupira Ludovic en levant les yeux au ciel avant de les rebraquer presque aussitôt vers la jeune femme. Ne répondez pas.

Bien entendu, il savait pertinemment pourquoi. Après tout, même si récupérer les objets délaissés était pour lui une chose tout à fait naturelle, d'autres avaient bien fini par lui faire comprendre qu'il devait probablement y avoir une loi contre cette manie. Il n'était donc certainement pas le mieux placé pour jouer les voix de la raison, mais cela ne voulait pas dire qu'il avait tord. S'il avait fallut que tous ceux qui donnaient des conseils les appliquent à la lettre pour qu'ils soient suivis, cela aurait fait des siècles que plus une seule règle n'aurait servit et si tout le monde pensait comme Oswin, il ne fallait pas s'étonner que les voleurs courent les rues. Enfin, ce n'était pas son problème... tant qu'elle lui rendait sa chemise.

— Je suis prêt à parier que nous nous trouvons dans une maison au bord d'une falaise. Si vous voulez partir il y a une porte derrière vous, ensuite c'est tout droit jusqu'aux récifs. railla le sorcier à la nouvelle réplique de la française. Et puis ; qu'est-ce que j'aurais eut à vous dire ? Comme si j'allais me fatiguer à ça. Si nous sortons d'ici, comme vous le dites, je sens que vous allez encore me dire que c'est à cause d'un livre. Alors merci bien, mais sans commentaire.

Peut-être aurait-il mieux fait de se montrer un peu moins cassant avec la seule personne qu'il connaissait sur plusieurs kilomètres à la ronde, mais si nous commencions à faire la liste de tout ce qu'"il aurait mieux fait" cela prendrait bien plus de pages qu'il n'y en avait dans l'almanach sur la table. Elle commençait à l'agacer avec ses théories. Prisonniers d'un livre, c'était totalement absurde. Mais même persuadé d'avoir raison, il ne put s'empêcher de regretter un minimum ses paroles rêches lorsque le moment de se montrer fut venu. Il n'aurait plus manqué qu'il l'ait vexée et qu'elle cherche à se venger.

Ludovic scrutait attentivement le visage de la jeune femme, attendant sa réaction qui ne tarda pas. Elle se moquait de lui, pas beaucoup, mais bien assez pour qu'il lâche un soupir et tourne la tête pour lever les yeux vers la porte puis le plafond.

— Je le savais,
se lamenta-t-il. C'est ridicule. Regardez ça... il leva le bras et joua une seconde avec l'une des fausses encoches qui recouvraient son pourpoint - voilà ! C'était un pourpoint ! - On dirait que je me suis fait attaquer par une rappe à fromage géante ! Je suis sûr que vous l'avait fait exprès. Hein ? Avouez.

Il secoua la tête. Si c'était mieux que ce qu'elle avait imaginé, il n'osait pas songer à ce que cela aurait dut être si elle avait vu juste. Tandis que la surveillante allait récupérer sa robe sur le lit, Ludovic continua à jouer avec ses manches, réfléchissant à un moyen d'arranger un peu les choses sans utiliser de sortilèges - ce qui, pour lui, s’avérait assez complexe. Il avait déjà reléguée sa collègue aux bords de son intérêt lorsqu'elle s’approcha de lui, lui faisant lever la tête dans un léger sursaut. Le brun coula un regard vers la porte alors que la jeune femme remettait sa tenue en ordre. Il ne reporta les yeux sur elle que pour relever sa plaisanterie, affichant un air entendu. Heureusement, elle ne resta pas plus longtemps, et, sans lui laisser l'occasion de répondre une bêtise, disparut de nouveau derrière le paravent. Chacun son tour.

— Vous savez qu'il y a une différence entre un marchand et un bourgeois ? Mais je comprends, on préfère être une servante de haut rang.

Ludovic se dirigea vers la table, essayant de mettre ses mains dans ses poches avant de réaliser qu'il n'en avait pas. Comme s'il avait put avoir des poches. Qu'allait-il pouvoir faire sans ? Il s'entêta encore une petite seconde avant de croiser les bras, s'appuyant contre la table pour faire face au panneau qui le séparait de la surveillante. C'était affreusement inconfortable. L'échevelé se tortilla d'un côté puis de l'autre pour essayer de trouver une position qui lui fasse oublier l'impression d'avoir enfermées ses jambes dans de la cire. Il décroisa les bras, les recroisa, se gratta, recroisa les bras... Cela passerait avec le temps, mais d'ici là, il n'avait qu'une envie, c'était que l'Auror se dépêche avant qu'il ne décide de retirer ce qu'il avait sur le dos pour remettre la chemise trop longue ou ses vêtements crasseux.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 26 Mai - 23:27


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Alors que l'autre se plaignait que tout le monde lui dise la même chose lorsqu'il donnait ce conseil, il est vrai que la surveillante s'était apprêtée à répliquer, le sourire aux lèvres comme à son habitude, mais la brusque reprise de l'enseignant lui intima de ne rien de dire de plus, et elle se contenta alors de hausser sourcils et épaules, lâchant simplement un simple : "Comme il vous plaira...!".
Il n'y avait pas de mal à laisser ses proies souffler un peu, s'applatir un instant devant un "ordre" d'une telle importance ne changerait pas grand chose à la situation, alors autant laisser un arrière goût de victoire au français non?

Ce dernier railla d'ailleurs une nouvelle fois lorsque Linda affirma qu'ils ne pouvaient sortir d'un endroit dont ils ignoraient tout, tentant de prouver par A plus B qu'en réalité, il savait très bien où il se trouvait. Enfin... Il fallait tout de même avouer que le résultat était peu concluant puisqu'il termina sur une manière plus distinguée de lui dire "d'aller se tuer", avant d'enchainer sur le fait que de toute façon, qu'ils sortent ou pas de ce cauchemar, elle ne se gênerait tout de même aucunement pour lui lancer une nouvelle raillerie au visage.
A vrai dire, la jeune femme expira longuement, inspirant tout aussi longuement alors que son visage s'était fait un peu plus froid, plus neutre, mais aussi, laissait à nouveau transparaître toute la fatigue qu'elle contenait tant bien que mal. Cependant, cela ne dura pas longtemps, car il ne lui fallut que quelques secondes de silence et de calme dans son esprit avant qu'elle ne se rappelle tout simplement qu'elle n'était pas la seule qui avait eut des problèmes, et que malgré les apparences, si elle n'était là pour donner un coup de boost à Ludovic qui persistait à voir le monde en noir, qui le ferait? Elle n'avait certainement pas envie de passer le restant de ses jours cloitrée dans un monde imaginaire même si la réalité ne lui semblait tout aussi désagréable, voir même plus.
Alors elle devrait continuer à se montrer forte, ferme, voir même brutale et désagréable sans la moindre hésitation si la situation l'y forçait. Descremps pouvait bien grogner sur la moindre des choses vivantes à sa portée, ce n'est pas cela qui lui ferait lâcher prise.
Ainsi donc, elle prit ensuite une grande inspiration avant que le français ne se dévoile à ses yeux, sortant de derrière le paravent sous le regard attentif de sa compagne de sort.
Ce dernier sembla prendre mal la remarque qu'elle lui fit, en même temps, vu ses antécédents, il y avait de quoi penser qu'elle était des plus péjoratives. Mais pourtant, c'était loin d'être le cas, et elle trouvait franchement que le costume qu'elle avait choisi pour l'enseignant lui allait bien mieux que dans son imagination. Mais cela ne l'empêcha pas d'esquisser un faible sourire amusé lorsque le brun l'accusa de l'avoir fait exprès, prétextant avoir l'air de s'être fait attaqué par une rappe à fromage, relevant son regard vers lui avec un calme ou une douceur étrange dans les yeux malgré son sourire qui affichait son expression favorite:

-Cessez donc de voir le mal partout! Si j'avais voulu vous ridiculiser je ne me serai pas donnée la peine de vous dégoter un costume digne de ce nom, et je me serais servie du sac à patates du rez-de-chaussée!

Oswin lui sourit, comme pour clore la discussion avant de se diriger à nouveau derrière le paravent, ses propres habits sous le bras avant qu'elle ne commence à nouveau à faire glisser la chemise blanche sur sa peau dans un doux bruissement dont elle ne se lassait décidément pas. Ses autres vêtements ne tardèrent pas à retrouver la chemise au sol avant qu'elle ne s'observe en silence pendant un court instant. A vrai dire, ce ne fut que la remarque de l'enseignant qui la relança dans ses gestes, se saisissant alors de la robe rouge en l'enfilant vivement, lâchant par la même occasion un long soupir quelque peu amusé.

-Oh fermez là un peu...!

La française se passa une main dans les cheveux avant de sortir assez rapidement de derrière son abri, une sorte de tablier entre les mains qu'elle ne tarda pas à nouer autour de sa taille.

-Vous devriez être content vous et votre fierté de ne pas ressembler à un mendiant, j'aurai parfaitement put vous prendre tout autre chose! Alors cessez donc de vous plaindre, d'accord?

Elle releva le regard vers l'autre sans pour autant dresser la tête, époussetant quelques secondes le jupon de sa robe pour en chasser quelques bribes de poussière, avant de se lever plus droite, et de demander à l'enseignant, le regard planté dans celui du brun et un sourire en coin aux lèvres:

-Et vous alors? Qu'en pensez-vous?


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 27 Mai - 0:58

Une histoire de circonstances

Ludovic aurait put grogner encore, se renfrogner ou prendre très mal la réplique d'Oswin, réagir comme d'habitude en somme, mais il n'en fit rien. Il se contenta de réprimer un sourire qui voulait lui étirer le coin des lèvres et leva les yeux au ciel une nouvelle fois. Un sac à patates ? Charmante idée. Étrangement, cela lui rappelait quelque chose, mais il devait se tromper. Il se retourna une seconde alors que la surveillante avait disparue depuis un moment derrière le panneau et se dirigea vers la table avant de bifurquer pour prendre en direction du mur du fond. Les yeux rivés vers le sol, il vagabondait sur le plancher au rythme de ses pensées, ne s'arrêtant qu'une fois à hauteur de l'almanach pour y jeter un regard vague, le sourire de nouveau discrètement tracé sur son visage. Il leva une main, tourna une page, son geste s'interrompit à mi-chemin et le sourire s'effaça. De toute façon à quoi pouvait bien servir tout cela ?

L'air morose, Ludovic détacha les yeux du livre et poussa un soupir. Il trouvait que la française mettait bien du temps à se changer. Reprenant sa marche où il l'avait laissé, il se rendit au pied du lit puis traversa la chambre en moins de trois pas jusqu'à la porte. Demi-tour. Il retourna plus vite vers le lit, longea le mur et s'arrêta en apercevant le miroir caché. Il fit volte-face et retourna jusqu'au matelas, attrapant des bottes pour les enfiler de son mieux, levant tout juste la tête à la réponse presque trop brève pour être honnête de sa collègue. A peine chaussé, il se relevait déjà pour gagner la table et recommencer à jouer avec ses manches lorsque la jeune femme sortit enfin, le faisant freiner et se tourner vers elle. Cette fois-ci, il n'eut même pas le temps de cacher son sourire et fixa le mur dans le vain espoir de ne pas avoir l'air de se moquer. Il resta ainsi un instant, le temps de retrouver un peu de contenance, mais il avait toujours l'air terriblement railleur lorsqu'il releva les yeux vers sa très chère "servante".

— D'accord, répondit-il, bien incapable d'en articuler davantage.

Le français prit une inspiration, essayant une nouvelle fois de glisser ses mains dans ses poches avant de les croiser sur son torse. Cela lui prit quelques secondes de plus, mais il parvint à retrouver son sérieux, voir même un peu trop. Ce n'était pas que la tenue de la française était ridicule, au contraire, elle lui allait sans doute mieux qu'à d'autres, c'était juste... l'effet de surprise. Il ne s'était pas demandé à quoi la jeune femme pourrait ressembler habillée comme une servante, mais il fallait reconnaitre qu'elle collait assez bien au rôle. Sans doute plus que lui en tant que seigneur. Pourtant, lorsqu'elle lui demanda ce qu'il en pensait, ce fut avec un grand calme qu'il l'observa de la tête aux pieds durant de longues secondes de silence avant de répondre d'un ton presque grave.

— Très jolie, le rouge vous va bien. Il prit une brève inspiration et pivota vers la porte, mais ne vous étonnez pas si quelqu'un vous demande d'aller attraper un cochon. Décroisant les bras, Ludovic mit la main sur la poignée et se tourna vers la française. Alors ? L'hôtel de ville c'est ça ? Il ouvrit la porte et désigna l'ouverture. Allons prouver votre fameuse théorie chère Glinda, ironisa-t-il.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 28 Mai - 21:35


Second Day in a New World
Malgré l'attente, la surveillante fini tout de même par sortir de derrière son abri. Mais ne disait-on pas qu'une femme savait se faire désirer? Certes, si elle se faisait désirer, ce n'était certainement dans le sens dans lequel l'entendaient la plupart des femmes de ce monde, mais au moins elle ne passait pas inaperçu. Il ne manquerait plus que cela, qu'elle passe aussi inaperçu que n'importe quelle personne dans la rue...!
Le regard fuyant et le sourire à peine contenu de l'enseignant n'échappèrent pas à la jeune femme qui se contenta de lever les yeux au ciel, secouant lentement la tête alors qu'un sourire légèrement amusé étira ses lèvres, cependant toujours avec cet arrière goût fade, comme si toutes les émotions qu'exposait son visage n'étaient qu'une façade.
Enfin... Bien plus que d'habitude.
Il y avait milles et unes façons de porter un masque, et habituellement, elle portait le sien à la perfection, épousant ainsi parfaitement les lignes de son visage, laissant apparaître certaines parcelles de sa peau alors que d'autres étaient soigneusement cachées derrière une couche de peinture plus épaisse, mais depuis quelques jours, vous n'êtes pas s'en savoir que le masque c'était fissuré et tombait peu à peu en morceaux, détruisant tout simplement la femme derrière ce dernier qui le portait avec de plus en plus de difficultés.
Alors elle essayait de reconstituer le masque, de recoller les morceaux tant bien que mal, ne parvenant tout de même pas à retrouver la même prestance que précédemment. Mais c'était impossible, elle le savait. Elle aurait beau faire semblant, ce n'est pas aussi simplement qu'elle allait régler la révélation qui avait fait bouleverser toute sa vie en quelques minutes seulement.

-D'accord... D'accord... reprit Linda lorsque l'autre acquiesça à sa demande. Mais encore? Vous n'allez tout de même pas vous en arrêtez à là?

Et effectivement, le Français ne se contenta pas de cela, et lorsqu'elle lui demanda son avis sur sa tenue, il ne se gêna pas pour lâcher un rapide compliment, rapide, mais un compliment tout de même. Et bien qu'il enchaina presque immédiatement avec une autre remarque bien moins reluisante, un doux sourire avait pris place sur les lèvres de la surveillante.

-Oh, vous savez, je m'occupe d'adolescents en pleine puberté, de vrais bouillons d'hormones qui ne pensent qu'à sortir se jeter sous les crocs d'un loup-garou. Alors des cochons... C'est dur de dire lesquels sont les pires...!

Et ce fut donc un sourire espiègle aux lèvres qu'elle franchit le pas de la porte, elle-même tenue par ce gentleman de Descremps bien que le rappel de son nom la laissa dans un étrange mutisme.
La française attendit quelques secondes en haut de l'escalier, le temps que Ludovic ne ferme la porte et ne la suive avant de descendre l'escalier, ne trouvant en bas aucun Tiberius qui ne se serait pas gêné pour quelques questions indiscrètes.
Tant mieux, elle n'aurait pas put trouver mieux.
Poussant la porte qui donnait sur l'extérieur, la brune attendit que son compagnon ne la suive avant de la refermer, gardant tout de même un oeil attentif sur ce dernier, juste au cas où si, subitement, ses jambes ne pouvaient plus supporter son poids. Mais apparemment, il semblait se débrouiller, alors tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

-Pourquoi avoir choisis ce prénom pour me désigner? "Glinda" je veux dire. Pourquoi lui et pas un autre? demanda-t-elle alors, le regard soudain bien plus franc et direct qu'auparavant.

Son ton s'était fait plus froid, plus sérieux, presque menaçant si l'on creusait un peu. Mais ce n'était pas l'un des sujets que l'on pouvait évoquer facilement avec la jeune femme. Si aujourd'hui elle n'utilisait plus son prénom, c'est qu'il y avait bien des raisons à cela, et si quelqu'un en avait retrouvé la trace... C'était un danger certain pour elle qu'elle ne pouvait ignorer.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 16 Juin - 2:29

Une histoire de circonstances

Ludovic agita vaguement la tête. Il fallait reconnaitre que la surveillante marquait un point pour les adolescents, même s'il se demanda soudain, au ton de la jeune femme, s'il devait s'inclure dans le lot. Lui non, Jon... peut-être. Le professeur ferma la porte et suivit sa nouvelle servante sans broncher. Traversant la cuisine sans grande attention. Il essaya tout de même de récupérer un peu de pain au passage avant de se rappeler qu'il n'avait pas de poches et laissa retomber ce qu'il tenait sur la table. Tant pis, il trouverait bien de quoi manger sur le chemin.

Quelle heure était-il ? Dehors le temps était clair, frais, balayé par les vents comme une photo dans un livre. Mouvante, mais plus inerte que ce qu'elle aurait dut être. En regardant bien, on aurait peut-être pu voir que les vagues qui léchaient la falaise en contre-bas répétaient toujours les mêmes allées et venues. Le genre de choses auxquelles Ludovic ne prêta pas la moindre attention lorsqu'il emplit ses poumons d'une bonne bouffée salée qui lui provoqua un bourdonnement engourdis dans le crâne. La porte à peine ouverte, il s'était dépêché de passer devant la surveillante et de s'éloigner d'au moins cinq bons mètres histoire de pouvoir grogner d'impatience tout son saoul si elle se décidait à trainer. Il n'en prit pas la peine pour autant. Perché au sommet de la pente, face à un horizon presque sans limite suffisait à ce qu'il ne se préoccupe pas de sa mauvaise humeur et encore moins de sa migraine qui le fit légèrement osciller sur lui-même. Pas assez pour que cela soit vraiment dangereux pour son équilibre, mais assez pour qu'il ait un vertige en tournant la tête un peu trop brusquement vers la surveillante.

Son regard ne resta pas longtemps fixé sur elle et retourna bientôt vagabonder au-dessus des mers alors que le français haussait les épaules avec une nonchalance plus que naturelle.

— Aucune idée, c'est venu comme ça. Vous avez une tête à vous appeler Glinda. répondit-il comme si on venait de lui demander de quelle couleur étaient les dragées surprises au bacon. Pourquoi ? enchaina-t-il retrouvant subitement son ton cassant. Vous n'aimez pas ? Il pivota et se rapprocha de la jeune femme avec un air qui n'avait rien d'amical. J'espère bien que vous n'aimez pas, je m'en voudrais que vous vous attachiez. Il laissa les mots toquer au crâne dur de la française et tourna les talons avec un rictus suffisant. Personnellement j'aime assez, je trouve que ça se retient bien. Hum ? Glinda. Grinça-t-il encore, s'avançant totalement au hasard sur la route.

Par chance, il n'y avait qu'un chemin, pour l'instant, il serait assez difficile pour lui de se perdre. Hélas, au-delà de la cinquième pierre en forme de tête de troll il n'était pas certain de reconnaitre le paysage. Combien de virages avait-il prit sans s'en rendre compte à l'aller alors qu'il comatait ? Peut-être fallait-il couper à travers champs pour retrouver la ville ou n'importe quel raccourcis du même genre, mais il aurait bien le temps d'improviser. Tant qu'il s'éloignait de la maison du vieux pécheur, il ne pouvait pas se tromper.

— De toute façon ce n'est qu'un nom. Quelle importance ? Vous ne voulez pas qu'on vous appelle ? C'est idiot. Plaignez-vous donc si vous voulez. J'aurais pu vous appeler Pupuce, ça aurait été bien plus drôle. Maintenant si ça ne vous dérange pas je préférerais que l'on parte d'ici au lieu de s'occuper de votre petite personne.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 18 Juin - 0:02


Second Day in a New World
Comme ça? Une simple inspiration? Elle avait donc "une tête à s'appeler Glinda"? Magnifique argumentation... Théorie convaincante, exemples illustrant très bien la situation et...
Non mais sérieusement, pour qui il la prenait?
Le regard droit et dur de la jeune femme ne cilla pas d'un poil lorsque Ludovic prononça ce verdict, continuant calmement -voir trop- à suivre les mouvements du blessé sans émettra le moindre son ou laisser paraître la moindre expression. L'homme se tourna d'ailleurs en lui demandant expressément pourquoi cette question, ou tout simplement "Pourquoi?" d'ailleurs. Question à double tranchant, elle venait d'en user, à lui de poser cette même carte.
Classique.
Froidement, presque autant qu'elle à la différence que lui semblait presque agressif alors qu'elle était plus inexpressive, il s'approcha d'elle de son habituelle démarche hâtive, lui crâchant presque au visage que si cela ne lui plaisait pas, c'était tant mieux, utilisant alors presque à l'identique les mots qu'elle même avait utilisé ce soir d'Halloween qui avait été pourtant tellement irréel...
Dire que cette fois Oswin ne flancha pas aurait été mentir. Elle flancha, cela put se voir au fond de son regard et par son léger déglutissement alors qu'elle prenait une respiration plus profonde que précédemment, ne détournant cependant pas son regard franc des yeux bruns de son interlocuteur. Puis, ce dernier se retourna à nouveau, s'en allant comme il était arrivé alors qu'il commentait une nouvelle fois le prénom qu'il avait choisi pour sa compagne d'un temps. Glinda... Quelle horreur!

-Un homme intelligent peut toujours se faire passer pour un idiot, mais un idiot ne pourra jamais faire croire qu'il est intelligent. murmura-t-elle simplement, se contre-fichant que l'autre l'entende ou non.

S'il avait choisit ce prénom, il devait bien y avoir une raison, et elle se refusait à penser le contraire. Le hasard hein, les coïncidences, n'était-il pas celui qui lui avait prôné le monde de coïncidences qui les entourait quelques jours plus tôt? Ne lui avait-elle pas rétorqué que ces dîtes coïncidences n'existaient pas? Non, ce ne pouvait pas être cela, la véritable raison était des plus simples: il lui mentait.
À cette pensée, le regard de la jeune femme s'assombrit légèrement même si elle n'en laissa rien paraître. Mentir, elle avait l'habitude de ce genre de pratiques, tout le monde mentait, même elle, malgré tous ses efforts, mais quelque part, que ce soit lui, dans cette situation...

-Que ce soit clair, je n'aime pas ce nom. Après, si vous l'avez choisi dans le seul espoir de me contrarier, cela n'ira pas jusque là, mais vous avez choisi là un prénom des plus désagréables.

Glinda... Le G, consonne dure, suivie d'un D brusque qui appuyait presque surnaturelle sur la voyelle de fin, qui ici, n'avait rien de chantant. Un nom violent, qui sonnait mal, qui laissait voir tant de brutalité et dont les dernières lettres plus douces n'y pouvaient rien. Une douceur étouffée sous trop de violence en quelque sorte.
Quel horrible nom...!

Oswin continua de suivre des yeux le téméraire professeur, plongée dans ses pensées, mais lorsqu'elle en termina avec cette appellation qui lui était si désagréable, elle croisa les bras sous sa poitrine, comme pour se protéger du froid mordant de la lande avant de suivre l'autre, faisant tout de même attention à ce qu'il ne s'égare pas entre quelques rochers ou ne tombe par accident en bas de la falaise. Entre temps, le brun recommença à parler, débattant cette fois sur l'utilité d'un synonyme avant d'avouer qu'il aurait aussi bien put l'appeler "Pupuce" que cela n'aurait rien changé... Qu'il essaie donc! Et il aurait bien vu que ses blessures n'auraient pas été que des "accidents"!

-Un pseudonyme en dit beaucoup. Certains vous attirent la compassion, l'attraction, d'autres font que les hommes se montrent distants et craintifs, c'est idiot, mais c'est des faits.

Son regard presque vide fixa la mer sans réellement la voir alors qu'Oswin recommença à s'isoler dans son monde de pensées et de regrets.
Il trouvait qu'ils s'occupaient trop de sa petite personne? Vraiment? Et lui se permettait de dire cela?
La jeune femme plissa le nez en esquissant une grimace presque de dégoût, grimace qui disparut assez rapidement d'ailleurs alors qu'elle relevait son regard devant elle, observant lascivement l'homme se diriger tant bien que mal devant elle.

-Vous savez où vous allez Monsieur le Grincheux ou bien votre fierté refuse d'admettre que je vous suit nécessaire pour retrouver le chemin de la ville? lâcha-t-elle mollement, serrant un peu plus sa prise autour de son buste comme pour se réchauffer.

En vain.




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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 19 Juin - 23:11

Une histoire de circonstances

La minute de faiblesse de la jeune femme ne passa pas inaperçue. C'était inutile bien sûr, il n'y avait aucun intérêt à s'acharner ainsi sur la surveillante, à lui rappeler qu'il avait une dent contre elle et qu'elle pourrait faire ce qu'elle voudrait cela risquait bien de ne jamais changer, mais cela faisait un bien fou au français. Enfin... du bien... tant pis, c'était toujours mieux que rien.

— Et je suis l'idiot c'est ça ?
grommela Ludovic en tournant le dos. Gardez vos réflexions pour vous.

Il se retint d'ajouter qu'elle aurait mieux fait de ne même pas les garder pour elle. Qu'elle croit en ce qu'elle voulait, il avait d'autres affaires à régler pour l'instant. Il repensa à Lisbeth, Jon, Rian... Ne pouvaient-ils donc pas sortir de sa tête ? Il fallait trouver une solution pour quitter cet endroit au plus vite. Retourner à Poudlard, retourner aux visites. Ludovic soupira, cherchant à se rappeler pourquoi il avait tant voulu qu'Oswin revienne au château.

Il haussa de nouveau les épaules tandis que la jeune femme se plaignait encore de son nom. Comme si ce genre de mise en garde avait pu l'arrêter dans sa lancée.

— Rien à faire, répliqua-t-il.

Concentré sur la route et sur le fait de ne pas sembler trop perdu, Ludovic aurait pu se contenter de passer à autre chose, mais sa chère servante n'en avait pas terminé. Il jetait des coups d’œils discrets aux environs, tantôt à la recherche d'un sentier qu'il aurait pu manquer, tantôt au bord de la falaise pour ne pas dévier du chemin, lorsque la jeune femme reprit la parole, se lançant une fois de plus dans une de ses théories.

— Oh je vois, ricana le brun sans pitié. Et c'est pour ça que vous vous faites appeler Oswin, vous croyez que c'est plus impressionnant de ne pas avoir de prénom. Et Oswin ça vous évoque quoi ? Parce que j'aimerais bien savoir ce que ça signifie, dans votre petite théorie, quand un nom de famille devient un pseudonyme.

La réponse ne l'intéressait pas vraiment, mais cela aurait toujours pu être bon à prendre, retourner et jeter avec sarcasme en pleine face de la surveillante. Ludovic ralentit un peu plus en voyant la route bifurquer lentement vers le centre des terres, avant de s'arrêter tout à fait lorsque la jeune femme reprit. Il s'apprêtait à renchérir, mais s'interrompit juste à temps, du moins assez pour se dire qu'il aurait mieux fait de ne pas dire à voix haute ce qu'il grinça pourtant.

— Si je devais avoir besoin d'une seule personne sur Terre ce ne serait certainement pas vous.

Peut-être qu'en le répétant assez il arriverait à s'en persuader, mais il fallait reconnaitre que la surveillante avait raison. Il ne pouvait pas se passer d'elle pour l'instant. Le français leva les yeux au ciel. N'importe quoi, comme s'il avait eut besoin de qui que ce soit pour savoir quel chemin prendre. Il poursuivit donc, s'engageant sur le chemin d'un pas plus assuré qu'il ne l'était. Il n'y avait qu'une route de toute façon, aucun carrefour à l'horizon et même alors il saurait probablement inventer un moyen de trouver sa route. Après tout, c'était bien de cette façon qu'il avait voyagé durant toutes ces années.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 22 Juin - 0:08


Second Day in a New World
Linda aurait pût lâcher un soupir, secouer la tête comme elle en avait l'habitude et prendre tout cela à la légère avant de lancer une remarque critique et ironique qui lui étaient si familières, mais le contexte ne s'y prêtait pas. Pas après tout ce qui s'était passé, pas après ce que elle avait fait, pas après ce que lui avait fait.
Il y avait des choses que l'on ne pouvait changer, et des choses qui ne cessent de changer. Le caractère de cette homme qu'elle accompagnait ou qui l'accompagnait était plus variable que n'importe quelle girouette au sommet d'une église, mais sa rancune envers elle, serait immuable.
Une fois toute cette histoire terminée, elle s'en irait, comme si de rien n'était. Il ne voulait plus lui parler? Plus la voir et plus la supporter? Et bien qu'il en soit ainsi, elle ne le verrai plus. Connaître l'emploi du temps des enseignants n'était qu'une banalité pour tout surveillant, l'éviter n'en serait que plus simple, elle aurait put le faire bien avant mais jusque là, aucune raison ne la poussait à éviter de croiser ces pupilles brunes et cette touffe difforme au détour d'un couloir.
Tant pis.

-Puisque vous semblez vouloir tout prendre mal... dit simplement la jeune femme sur un ton des plus neutres possibles.

Elle détourna le regard pour fixer la mer sans le moindre intérêt, ses yeux glissant sur la ligne floue de l'horizon qui se dessinait au loin, dans ce ciel matinal.
Elle avait crut, en partant quelques jours plus tôt, en quittant ce château qui jusque là avait été l'endroit le plus accueillant qu'elle ait connu, qu'elle laisserai ses problèmes derrière elle et réussirait à faire un choix pour ce qui était de ce qu'elle allait faire ensuite. Mais en revenant ici, ce ne fut pas sur de nouvelles bases qu'elle était repartie, et ce même si la douleur de ce frère si traître avait fini par disparaître pour ne laisser place qu'à un profond vide.
Car c'était exactement ce que cette petite escapade lui avait apporté: ni réconfort, ni apaisement, seulement un horrible vide qui semblait la dévorer de l'intérieur.

La brune leva à peine le regard lorsque l'autre railla sur son choix de nom: "Oswin"... Ca sonnait comme une mauvaise blague, ou comme un jeu. Oui, encore un, un jeu auquel elle jouait avec quiconque voulait bien l'entendre, mais dans lequel, elle était au final la seule participante. Mais cela avait été ainsi, cela avait été un choix d'endosser ce nom, une seule partie de son nom complet, une seule moitié. Car c'était ce qu'elle avait été depuis tout ce temps, une unique moitié.
Mais elle ne répondit pas sur le moment, continuant de s'avancer alors que ses pensées vagabondaient sans même s'attarder sur le moindre sujet, préférant faire comme s'il n'avait rien alors que ce n'était sûrement pas le cas.
Ludovic continua de mener leur petit groupe, d'un pas plus ou moins assuré, et pour cela, l'Auror n'avait même pas besoin de lever les yeux pour le remarquer. Il hésitait, c'était bien naturel, avec ce qu'il s'était pris la veille, comment avoir les idées claires? Elle avait l'habitude, c'était donc bien différent, mais lui n'était qu'un civil.
Il ralentit le rythme, peut-être même qu'il s'arrêta, elle n'y fit pas attention, puis après une dernière remarque qui était sûrement de la pure contradiction qu'une vérité générale, le français reprit sa route semblant plus assuré que précédemment. Mais sembler n'était certainement pas être, et pour ça, elle était bien placée pour le savoir.

Oswin le suivit en silence quelques minutes, puis elle s'arrêta, aussi simplement que cela. Debout sur la lande de roche, une femme à l'air frigorifiée, les cheveux au vent, observant un homme s'éloigner sans esquisser le moindre geste. Un bon peintre aurait put faire un tableau de ce paysage si mélancolique mais si magnifique à la fois. Mais là n'était pas la préoccupation de Linda qui s'assit même sur une roche quelques secondes, suivant du regard son partenaire d'aventure continuer sa route. Ses hésitations, ses ralentissements, ses grognements ou ses gestes plus ou moins saccadés à cause de ses bleus et blessures: l'observation. Voici donc un passe-temps auquel elle ne s'était pas livrée depuis longtemps.
Puis aussi soudainement qu'elle avait cessé d'avancer, la brune reprit sa marche, d'un pas plus rapide pour retrouver Ludovic et enfin arriver à son niveau.

-Pour la même raison que vous.
dit-elle simplement, enfin aux côtés de l'homme alors que ses yeux fixaient le vide en face d'elle sans la moindre expression.

Elle étira son cou en le faisant craquer, puis tourna la tête pour fixer l’échevelé dans les yeux, son visage semblant plus figé que jamais.

-Je me fais appeler par mon nom, pour la même raison que vous refusez de parler français.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 23 Juin - 3:42

Une histoire de circonstances

Ludovic s'apprêtait à répliquer, mais préférait se taire. Il ne voyait pas tout en noir, du moins pas tout le temps. Comme tout le monde et toujours. Et quand bien même, ce n'était pas les affaires de la jeune femme. Le professeur poursuivit sa route, plongé dans ses pensées, affichant un sourire morose en n'entendant venir aucune réponse de la part de la surveillante. Aurait-il touché juste ? Bien sûr, cela semblait évident. Ou alors il l'avait vexé avec sa mauvaise humeur. Pour une fois le silence était le bienvenue. Seulement brisé par le bruit des vagues et le souffle du vent, cela avait quelque chose d'apaisant. Ludovic s'était enfoncé plus loin encore dans ses pensées lorsqu'il lui sembla tout à coup que le silence s'éternisait. Il leva la tête et jeta un coup d'oeil par dessus son épaule. A quelques pas derrière, Oswin s'était arrêtée.

Il ne fallut pas longtemps pour que l'ébouriffé fasse de même, adressant un regard interrogateur à la jeune femme avant de froncer un sourcil et hésiter une seconde. Encore une seconde et finalement lança une bonne vieille question simple en s'efforçant de ne pas avoir l'air trop préoccupé.

— Ça va ?

Il attendit la réponse sans bouger, même lorsque la surveillante reprit sa marche pour se rapprocher. Il ne fallut que le temps de traduire ce que l'Auror venait de dire pour que la petite éclaircit s'en aille et le français se renfrogna bientôt, laissant la jeune femme le dépasser de quelques mètres avant de continuer sur le chemin.

— Ça n'a absolument rien à voir. Ne parlez pas de choses que vous ne comprenez pas.

Ludovic accéléra le rythme. Il lui semblait apercevoir un village au loin, à moins que ce ne soit son imagination qui lui jouait des tours. Il n'avait pas l'impression d'avoir marché assez longtemps pour être déjà arrivé dans une autre ville et il n'était plus très sûr de l'endroit où se trouvait la falaise ni à quelle distance. Pourtant il lui aurait suffit de regarder en arrière pour voir de nouveau la mer et les rochers. Une curiosité qui, parmi tant d'autres, aurait eut de quoi mettre la puce à l'oreille d'un observateur attentif. Mais il était plus que clair que le sorcier ne l'était pas.

— Je ne refuse pas de parler français,
reprit l'ébouriffé après une profonde inspiration, mais pas avec vous. J'ai essayé quand on s'est rencontré, mais... Parler une autre langue, correctement, c'est penser différemment. Avec d'autres mots. Je n'ai pas besoin de parler français à Poudlard parce que ceux qui le comprennent sont plus rares que ceux qui ne le comprennent pas. Je n'ai pas eut besoin de parler français durant longtemps, alors j'ai pris l'habitude de penser en anglais. C'est plus facile de réfléchir et parler dans la même langue. C'est comme cela qu'on devient bilingue. Si je devais passer mon temps à traduire de l'un à l'autre je perdrais des minutes entières dans toutes mes conversations. Je ne parle pas anglais parce que c'est plus facile... enfin je veux dire... vous avez compris.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 23 Juin - 13:49


Second Day in a New World

La faible question presque désintéressée de Ludovic n'atteint malheureusement pas l'Auror, pour qui ces quelques mots ne furent que quelques mouvements de lèvres trop vagues et trop lointains pour qu'elle y accorde quelque attention.
Mais qu'y aurait-il pût se passer si seulement elle l'avait entendue? Allez savoir, peut-être n'aurait-elle rien répondu, ou bien se serait-elle renfermée en grognant? Ou encore aurait-elle peut-être lâché un rire amère avec l'une de ces piques habituelles: "C'est quoi encore cette question? Une mode?". Après tout, ce n'était pas la première fois que l'on lui demandait si cela allait ces derniers temps. Il lui semblait même que l'enseignait devait bien détenir le premier prix...

Ainsi, elle s'était avancée vers l'homme, arrivant à son niveau avant de lâcher sa maigre information alors qu'il la laissait, cette fois, prendre de l'avance. Quelque part, ce devait bien être à cela qu'ils pouvaient résumer leur relation. Jamais au même niveau, il y en avait toujours un des deux qui finissaient par reprendre le dessus. Elle, lui, lui, elle... Toujours la même chose, le même schéma qui se répétait encore et toujours.
Puis, Ludovic répliqua, rétorquant que ce n'était absolument pas la même chose qu'elle, qu'elle ne comprenait pas.
Sûrement. Après tout, il en savait bien plus sur elle qu'elle n'en savait de lui. Et elle n'était pas à se place, et bien que son instinct et sa facilité à identifier les personnes qui l'entouraient l'aidaient, elle ne savait rien du passé du français. Alors ainsi il continua, se défendant des "accusations" d'Oswin.
Il fallut tout de même avouer que la première information qu'il lui donna surpris la jeune femme qui fronça légèrement les sourcils. Pas avec elle?
Heureusement, il développa sa pensée par la suite, expliquant alors qu'il privilégiait le côté pratique et que cela n'avait rien à voir avec être plus "facile". Son dernier balbutiement arracha un faible sourire en coin à la brune qui baissa la tête alors qu'il la rejoignait.
Solution de facilité n'est-ce pas?  C'était donc ainsi qu'il voyait sa décision de n'avoir gardé que son nom? C'était aussi de cette accusation qu'il se sentait accusé?
Après tout, pourquoi pas? C'était une façon comme une autre de voir les choses, et ce, même si cela contrastait ironiquement avec les principes qu'elle s'était elle-même fixé. L'avait-elle fait pour plus de facilité ? Bonne question...
Non, c'était uniquement pour tourner la page, changer de monde et changer de vie. Du moins, c'était ce qu'elle s'était toujours affirmée.
La brune lâcha un discret rire fatigué alors qu'elle secouait la tête, la relevant pour fixer l'autre désormais à ses côtés.

-Oui, j'ai compris. dit-elle simplement, cette fois beaucoup moins froide que précédemment.

Évidemment, elle ne croyait pas que 'était là la seule raison, il devait y en avoir des t'as d'autres plus ou moins importantes, mais elle n'allait pas le forcer à les lui fournir. Et de toute façon, elle ne serait sûrement pas en état de gagner une quelconque confrontation, alors si cela devait tourner au drame, elle n'aurait sans doute pas fait long feu.

-Qu'allez vous faire après que nous soyons sortis d'ici, évidemment si c'est possible? M'éviter? Faire comme si je n'existais plus ? M'ignorer?

Oswin avait prononcé ces dernières paroles sur un ton calme, sans expression mais loin d'être froid comme précédemment. Comme si tout cela... Ne la touchait pas, le regard dans le vide face à elle. C'était étrange, cette situation, comme irréelle... La veille encore de son départ, Ludovic lui avait semblé être l'homme conciliant qu'il pouvait être parfois. Inquiet, attentionné, qui pouvait se montrer brutal oui, mais qui faisait en sorte qu'elle aille bien. Ensuite, elle avait entendu dire qu'il avait eut quelques problèmes, et le jour de son retour il lui criait déjà dessus pour la critiquer sur sur choix, alors que l'on pouvait clairement lire dans son regard toute la colère qui l'habitait, mais aussi et surtout, qu'il s'était encore une fois inquiété.
Et aujourd'hui, il lui en voulait, d'avoir fait ce choix si dur, un choix qu'elle avait pris pour se permettre un temps de repos, une pause pour s'éclaircir les idées. Un temps qui lui avait permit de trouver le courage de revenir, et d'affronter cette fois son passé qui lui revenait dessus tel un boomerang que l'on aurait exilé si loin que l'on l'aurait oublié.
Mais un boomerang revient toujours.

Silencieusement, l'Auror détacha son regard du ciel grisâtre pour le poser sur l'homme auprès d'elle, une seule et unique question taraudant son esprit alors qu'elle tentait de démêler les differentes informations afin de faire le point sur ce qui lui arrivait.

-Et si je disais que j'étais désolée?


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 24 Juin - 0:26

Une histoire de circonstances

Le français fronça un sourcil sans ajouter un mot. Il n'était pas certain qu'elle avait vraiment compris ce qu'il avait voulu dire - d'ailleurs, il en était presque sûr - mais s'il se mit à ressasser son discours en cherchant par tous les moyens ce qu'il aurait pu ajouter pour le rendre plus clair et corriger la surveillante, pas une seule autre syllabe ne s'échappa de ses lèvres. Du moins pas avant que la jeune femme lui pose une nouvelle question, un peu moins cassante, mais toujours trop pleine de reproches à son goût. Ludovic se renfrogna encore un peu, avant de fermer les yeux une seconde et de répondre d'un ton égal et doux.

— Je ne sais pas. Je penses... peut-être, ça serait le plus raisonnable. On sait tous les deux comment ça se termine à chaque fois. Il vaudrait peut-être mieux rester chacun de son côté.

Il se tut pour ne pas ajouter une bêtise. Son interlocutrice n'était pas dans l'état d'esprit pour qu'il en dise plus et lui-même n'avait pas envie de s'y risquer. Il n'était pas certain, bien sûr, que même avec toute la volonté du monde il soit possible d'éviter pour de bon Oswin. Après tout, il s'y était essayé durant deux mois tout ça pour les résultats que l'on connaissait bien et, même alors, ce n'était sûrement pas ce jour-là qu'il aurait pu décider entre continuer à risquer sa santé ou ne plus jamais revoir la française.

— On verra quand on sera sortit d'ici, marmonna-t-il.

Et s'ils ne sortaient jamais ? La question venait tout juste de lui traverser l'esprit qu'il la balaya sans hésiter. Ils ne pouvaient pas rester coincés dans ce... pays. Pas en ce moment avec tout ce qu'il avait encore à faire. Vivre comme au moyen-âge ? Sans magie ? Bloqué dans le grenier d'une bicoque avec Oswin ? Impossible. Il trouverait un moyen de s'échapper de ce cauchemar, c'était certain. La voix de la brune à ses côtés le tira une nouvelle fois de ses pensées et il tourna la tête vers elle avant de détourner les yeux en voyant qu'elle le fixait. Qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire si elle décidait de s'excuser ?

— Je ne suis pas sûr que ça change grand chose vous voyez. répondit-il sur le même ton calme. Si vous le pensiez... Il secoua la tête à la négative. Aucune importance.

Ludovic leva la tête, le village était encore loin, mais les murs semblaient grandir à vue d’œil tandis qu'ils avançaient et ils ne tarderaient pas à croiser les premiers passants en route pour leurs commerces. L’ébouriffé coula un regard vers la surveillante. Ses cheveux lâchés dégringolant en une longue rivière brune sur sa robe à la teinte passée. Il se souvenait bien des autres rares fois où il l'avait vu en robe. C'était presque comme un mauvais présage ; la certitude que tôt où tard elle ferait quelque chose à quoi il ne se serait pas attendu. Lui tordre les bras, le menacer, l'embrasser ou pleurer. Le sorcier baissa les yeux.

— J'étais... commença-t-il, toujours de la même voix, sûr que vous resteriez. Encore pour une journée. Peut-être pas davantage, mais au moins pour une journée. Il ne m'en aurait pas fallut plus. J'aurais pu vous convaincre de rester en une journée. J'en était sûr, je le sais. J'aurais pu le faire. J'ai pensé à tout ce que j'aurais pu faire pour que vous restiez, presque tout peut-être. Ce que j'aurais dut dire, ce que j'aurais dut faire, ce que je n'aurais pas dut dire ni faire. C'était à devenir fou. J'ai pensé à ça pendant... il laissa échapper un souffle. Des heures au moins. Ludovic fit une pause, avant de lever les yeux au ciel. Sauf que vous êtes partie sans même me laisser une journée, sans un mot, sans un au revoir. Je me suis dit que cela valait mieux en un sens. Parce qu'il n'aurait pas fallut que vous me disiez au revoir, surtout pas. Je me suis dit que j'étais débarrassé de vous, que j'aurais dut être ravi et j'ai même souhaité que vous finissiez écrasée sous je ne sais quel rocher ou dans n'importe quel trou pour que je n'ai plus besoin de me préoccuper de vous. Je l'aurais vraiment voulu parfois, Il baissa de nouveau les yeux sur la route, gardant le même ton calme et apaisant. Mais je voulais... ma chance. Je voulais essayer de vous retenir et je ne pouvais pas le faire si vous étiez morte. Je me suis dit que les choses seraient peut-être différentes avec le temps ou bien... je ne sais pas... que je pourrais faire comme si de rien n'était si je vous retrouvais. Sauf que quand je vous ai vu hier, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que vous étiez partit sans même me laisser une chance d'arranger les choses. Alors non... je ne pense pas que des excuses suffisent. Mais si vous pouviez juste une minute regretter sincèrement, au moins autant que j'ai regretté de ne pas avoir essayé, peut-être que ça changerait quelque chose. Le français tourna à demi la tête, ses yeux passant sans attendre une seconde de ceux d'Oswin aux murs de la ville. Mais que valent les regrets dans le fond ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 24 Juin - 15:47


Second Day in a New World
Il arrive un temps, où l'on ne peut plus se mentir à soi-même. Un moment ou l'on est bien obligé de voir en face la vérité toute simple. Car un jour, on a beau mettre toutes les couvertures possibles pour cacher la misère, elle finit toujours par ressortir. Et c'est pour cela qu'à ce moment, Oswin ne pouvait pas ignorer que ce qu'elle avait fait avait été une décision qui ne l'avait pas affecté qu'elle. Mais autant, voir même plus, celui qui à ce moment, lui avoua le fond de sa pensée.
Elle avait tenté de passer outre ce détail, comme si tous deux le pouvaient, mais le français avait bien été le premier à céder et à lui prouver que cette possibilité était bien trop utopique pour pouvoir être réalisable. Et désormais, bien trop tard sûrement, elle s'en rendait compte. Sortant de son petit jeu de pacotille où elle avait été jusque là la seule à jouer, levant la tête, et se rendant enfin compte que quelqu'un avait rejoint la partie.

Mais quelle idiote...!

Alors il serait mentir que de dire que la première partie de la réponse de l'enseignant la laissa de marbre. Après tout, il avait raison, c'était plus logique, sûrement mieux, pour lui, pour elle. Mais était-ce, une fois de plus, réellement possible? N'était-ce pas là encore qu'une supposition incongrue qui ne tiendrait pas longtemps? Quelle coup du sort!
Ils parlaient cette fois d'une séparation, tel un vieux couple qui trouvait à présent la situation intenable, parlant avec douleur de ce choix difficile! Un vieux couple! Vraiment?
Cependant, il avait raison. Et sur ce point là, elle ne pouvait rien dire de plus. Mais tout ceci sonnait tellement faux... Oh, bien évidemment, il leur restait du temps avant d'être obligés d'en venir à ce choix, mais une fois toute cette histoire terminée, ils ne pouvaient tout de même pas décider ainsi de ne plus laisser la malchance conduire leurs pas? Tout arrêter sur une note qui sonnait tellement faux?

Heureusement pour elle, Ludovic sembla conclure cette question d'une manière qui lui correspondait bien, qui ne la surprenait même pas d'ailleurs : en remettant tout à plus tard. Est-ce qu'elle aurait put faire de même? Peut-être, peut-être pas, mais quoi qu'il en soit, elle ne l'aurait pas admis si facilement.
La surveillante baissa la tête, son regard vide fixant la terre cette fois alors qu'elle serrait toujours plus l'emprise de ses bras autour de son buste. Ses pensées vagabondèrent alors, une nouvelle fois, alors que cette fois, elle préférait se concentrer sur ce qu'il se serait passé si jamais ils ne pouvaient sortir de cet endroit. Quel était son avenir, dans ce cas? Vivre à cette époque qui l'avait toujours fascinée? Ou au creux de pages d'un lire de fiction que seuls certains enfants téméraires s'oseraient à feuilleter? N'était-elle même plus qu'encre sur papier? Mais survenait alors, un détail de taille: son frère.
Cette fois, Linda n'eut cependant pas le temps de s'attarder sur cette idée, la voix calme -trop calme-, du français à ses côtés déteignant sur la douce poésie des vagues en contrebas.
Elle avait tout d'abord posé un regard presque désolé sur son interlocuteur, mais lorsqu'il s'interrompit pour décréter que c'était "sans importance", elle ne put s'empêcher d'avoir un sourire crispé qui n'avait rien de joyeux. Dédicace à la joueuse qui m'a offert un moment inoubliable *keur*
Sans importance hein?
Elle s'apprêtait déjà à penser que c'était bien tout ce qu'elle aurait pour cette pauvre supposition: une pauvre réponse qui n'avait rien de réjouissant, levant son regard sur cette ville qui au loin, commençait à peine à se dessiner, du moins, jusqu'à ce que Ludovic ne reprenne sur le ton de la confidence.
Un ton grave malgré tout, étonnamment neutre comme si tout cela lui semblait trop lointain, mais elle était bien placée pour savoir que même si cela paraissait lointain, avec une expression pareille, les souvenirs ne devaient pas être loin derrière. Et c'est pour cela qu'elle ne fit pas la moindre remarque, l'écoutant respectueusement réciter son point de vue.

Lorsqu'il commença à décrire comment lui-même avait vécu toute cette affaire, un discret sourire triste étira les lèvres de la surveillante alors que l'homme qu'elle avait en face d'elle semblait redevenir cet enfant qu'elle avait déjà aperçu. Tout cela... Elle l'avait ignoré, ou du moins, partiellement. Il lui confiait là ses espoirs et ses craintes, comment il avait songé à la faire rester parmi eux, les choses à faire, mais surtout, à ne pas faire. Il y avait songé.
Et dans tout cela, une chose ne cessait de revenir, au fil de son explication, encore et toujours : pour elle.
Cela pouvait paraître narcissique aux yeux de certains, et quelque part, cela l'était sûrement, mais pour la jeune femme, il s'agissait plus là d'une réelle surprise, une véritable claque, que de se rendre compte aussi brutalement qu'elle ne jouais plus seule à ce jeux qu'elle s'était inventé.
Mais depuis quand était-il là? Depuis quand... était-il à ses côtés?

Oswin écouta la fin de sa petite tirade en déglutissant, fixant le sol sans même y prêter attention. Si elle était partie dés le lendemain, c'était justement car elle savait que borné comme il l'était, l'enseignant réussirait sûrement à la faire rester. Sûrement pas à long terme, mais il aurait ensuite recommencé, encore et encore jusqu'à ce que cette idée lui passe. Il était coriace, mine de rien, et quelque part, c'était sûrement cela aussi qui l'avait fait partir. Il ne la gênait pas, mais elle avait uniquement besoin d'y réfléchir au calme, et le calme et Descremps ... Cela ne faisait pas très bon ménage! Et est-ce qu'au moins, dans tout cela, elle en avait tiré quelque chose de positif? Peut-être, peut-être pas... Cela en avait-il réellement valu la peine?

Lentement, elle releva son regard sur Ludovic à ses côtés qui fixait à présent les murs de la ville qui les attendait au loin. Les excuses ne changeraient rien, telle était sa réponse finale. Mais ce n'était pas surprenant, et sa réaction avait été bien naturelle. Pardonner n'était pas chose facile, et cela, elle le savait parfaitement.

-Je...

Sa voix s'étouffa, sans même qu'elle n'ait put dire le moindre mot. Que dire à présent? "Je suis désolée"? Il venait de dire que cela ne servirait à rien. Alors quoi? S’aplatir au sol? Lui dire qu'elle regrettait?

-Je ne savais pas.

La brune déglutit une nouvelle fois, cela sonnait tellement pathétique, c'était ainsi qu'elle comptait régler la situation? Non, évidement, la situation semblait tellement inextricable qu'elle doutait pouvoir y faire quoi que ce soit.
Oswin frissonna légèrement, son regard déjà baissé observant du coin de l'oeil son interlocuteur sans qu'elle ne réussisse à ordonner ses pensées pour sortir quelque chose de cohérent.
Elle se souvenait parfaitement de cette entrevue après le bal, de son ton suppliant et de ses yeux qui ne lui demandaient que de rester, elle, et puis son paquet de malchance. Il le lui avait dit, qu'il voulait qu'elle reste, il avait été prêt à faire tout et n'importe quoi pour la convaincre de continuer d'occuper cette misérable chambre de pierre avec son coffre, ses bouts de papiers et tous ses gadgets en tous genres. Mais elle, n'en n'avait rien déduit. Elle qui se disait intelligente et instinctive n'avait fait... qu'ignorer tout ce qu'il lui avait dit.
Comment donc pourrait-elle justifier cela?

-Je vais être franche... Je ne regrette pas d'être partie de Poudlard. Vous connaissant, je me doutais que... Que vous réussiriez à me retenir, mais je n'avais aucunes idées de la manière dont vous vous y prendriez, et il me fallait sincèrement réfléchir à tout ça. Si j'étais restée... Elle esquissa une légère grimace alors qu'elle relevait la tête, son regard toujours désolé fixant le vide en face d'elle. Je ne sais pas. Mais bien que je ne regrette pas m'en être allée, je regrette de vous avoir laissé ainsi. Je... Je n'aurais sûrement pas dut, quoi que vous en pensiez, je n'avais pas la moindre idée que quelqu'un, suite à mon départ, réagirait... Ainsi. Cela fait des années que je vas et viens partout, et cela doit faire bien longtemps que je... Un sourire triste étira les lèvres de la jeune femme qui ramena sa main là où le pendentif que lui avait "offert" Ludovic pendant habituellement.
Alors peut-être qu'effectivement, ça ne fera pas la moindre différence, j'ai refusé de vous écouter ou plutôt non, je ne vous ai pas pris en compte, et voila comment nous en sommes arrivés là, mais si je dois bien dire quelque chose... Même si cela n'a plus ou pas d'intérêts, c'est que oui, je regrette, et suis sincèrement désolée.

Linda prit alors une profonde inspiration tremblotante, expirant un léger panache de buée avant de resserrer sa propre étreinte. Tout ce qu'elle venait de dire sonnait tellement creux, tellement faux, mais pourtant...

-Les excuses ne suffisent pas, et vu la situation, je comprends tout à fait mais... Elle fit une légère pause, semblant chercher ses mots avant de secouer la tête et de lâcher: Je suis vraiment, sincèrement désolée.

Après tout, il arrivait toujours un jour où il faut se regarder en face.
Un jour, où il faut cesser de fuir, et de se mentir, et assumer ses actes. Et avant qu'il ne soit trop tard, aujourd'hui, elle allait assumer ses actes, aussi regrettés soient-ils.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 25 Juin - 1:28

Une histoire de circonstances

Ludovic baissa les yeux et un frisson gelé lui parcouru le dos jusqu'à la nuque. Il n'avait pas prit conscience du froid qu'il faisait, trop habitué pour s'en rendre compte. Mais maintenant qu'il avait sentit la première morsure de l'air, il réalisa soudain à quel point son propre corps était gelé. Ses bras, ses jambes, sa gorge... il lui fallut un instant pour laisser ces sensations de côté tandis qu'il croisait les mains dans son dos pour les tenir au chaud. Un sourire amer s'afficha sur son visage en entendant les premiers mots de la surveillante, si faibles et étouffés comparés à d'habitude, comme soufflés à son oreille par l'écho.

Elle ne le savait pas. Bien sûr, elle le lui avait déjà dit non ? Peut-être pas, mais cela sonnait comme du déjà entendu. Ses doigts se serrèrent un peu plus les uns contre les autres alors que la surveillante gardait le silence. Ludovic garda les yeux perdus dans le vague, comme occupé à regarder la fine brume éphémère formée par son souffle. Le silence s'étira encore une seconde avant que le professeur se mette à crisper les mâchoires et il fallut encore un long instant avant qu'Oswin n'essaye de justifier ses actes, dans une sorte de tentative désespérée d'arranger les choses.

Il ne fallut pas longtemps, une seule phrase à vrai dire, pour que l'ébouriffé lâche un rire étouffé. "Être franche". Comment fallait-il le prendre ? Aurait-elle donc mentit depuis le début de leur conversation ? Mais le brun n'ajouta rien et se contenta d'écouter ce qu'on lui disait. Cela sonnait creux pour lui. Vide de sens. Juste des paroles en l'air pour  essayer de combler le silence. Pourtant il écouta jusqu'au bout sans rien dire ni en penser, sans lever les yeux des panaches de buée. Ses mains se délièrent lorsqu'elle eut fini, incroyablement froide après être restées trop longtemps l'une contre l'autre. Ludovic prit une profonde inspiration alors que l'Auror s'excusait encore, puis tourna la tête vers elle pour tendre le bras et la serrer contre lui.

— Je vous crois.

Il lui frictionna l'épaule pour la réchauffer un peu, juste le temps que son côté commence à tiédir en volant la chaleur de jeune femme, et la relâcha presque aussitôt. Reprenant sa distance d'origine, il croisa une nouvelle fois ses mains dans son dos, les yeux fixés sur la ville.

— J'ai toujours trouvé que les gens parlaient trop, lança-t-il d'un ton plus léger. Dès le moment où ils parlaient plus que moi en fait. Après tout, il y a des tas de choses dont on aurait pas besoin. Bonjour, au revoir... Il y aurait tellement mieux à dire que perdre son temps à parler du temps, mais c'est toujours si compliqué de trouver le bon sujet de conversation.

Le brun se tut pour se laisser le temps de rassembler son esprit. C'était toujours très étrange de se dire que n'importe quel sujet pouvait vous tenir en haleine des heures durant. Des choses auxquelles vous n'auriez peut-être jamais fait attention en temps normal, mais qui vous semblaient soudain d'une très haute importance lorsqu'il s'agissait d'en débattre avec quelqu'un. C'était si simple, une fois lancé, de suivre le fil, mais si difficile de savoir lequel choisir.

— Qu'est-ce que vous en pensez ? demanda le brun en regardant de nouveau sa voisine. Vous croyez qu'un jour on pourra trouver quelque chose à se dire sans que ça tourne au drame ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 29 Juin - 22:41


Second Day in a New World

Elle parlait parlait, et continuait de parler encore et encore, tentant malgré les difficultés d'exprimer le fond de sa pensée le plus clair possible, alors qu'elle même ne s'arrêtait pas sur ses propres paroles.
C'était ainsi qu'étaient sorties ces dernières phrases, comme un dernier appel à l'aide par un survivant solitaire, une dernière chance, un dernier espoir en qui finalement, personne ne croyait vraiment sans pour autant abandonner. Contrairement à beaucoup, elle n'avait pas l'art et la manière de manipuler les mots, par sur ce sujet là en tout cas car il y en avait bien d'autres sur lesquels elle savait parfaitement prévoir et réagir en conséquence mais là... C'était tout simplement au delà de ses forces. On ne change pas des années de silence en quelques instants après tout.
Heureusement -ou malheureusement?- pour elle, son auditeur sembla s'en rendre compte, peut-être eut-il pitié d'elle? Peut-être voulait-il la faire taire? Peut-être tenait-il simplement de l'aider? Mais quoi qu'il en fut, Ludovic se saisit de sa compagne de mésaventure, la serrant contre lui alors que trois simples mots retentirent aux oreilles de la jeune femme: je vous crois. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsque le brun à ses côtés passa le bras autour de ses épaules, la ramenant auprès de lui d'une manière des plus étrange. Les yeux écarquillés, le souffle momentanément coupé, la surveillante ne pût même pas réagir à ce geste imprévu à part une légère raideur qui disparut au bout de quelques secondes. Et puis quand bien même ce geste n'était pas uniquement pour la faire taire, rien que ses mots sonnaient faux aux oreilles de la jeune brune. "Je vous crois."... C'était trop simple! Trop bref! Comme une concession qui ne cherchait que son silence... Mais pourtant...
Son regard n'osant fixer celui de l'enseignant, Oswin finit par lâcher un long et discret soupir tout en se détendant peu à peu. Lâcher prise... Cesser de s'en faire, cesser de se tourmenter. Peut-être qu'elle devrait se laisser aller ainsi un peu plus souvent...
Elle ferma un instant les yeux, sa respiration se faisant plus profonde alors qu'elle se concentrait uniquement sur le bras, sur la chaleur qui lui procurait, sur le soulèvement de du torse de l'homme au gré de sa respiration... Un court instant qui se termina bien tôt.

Ludovic lui laissa à peine le temps de se rendre compte de sa nouvelle initiative que déjà, sa voix se fit entendre, plus calme, plus neutre. Plus habituelle. La surveillante inspira profondément tandis qu'elle levait lentement son regard vers son interlocuteur, l'écoutant en silence grogner contre les convenances .
Puis, l'enseignant se tut, son regard fixant le vide comme plongé dans ses pensée avant que ses yeux bruns ne se tournent vers l'Auror et qu'il ne lui demande son avis.

S'ils pouvaient un jour de parler sans que out ne dégénère... En voilà tiens, une bonne question!
Un léger rire secoua la jeune femme qui délia ses bras un instant pour s'étirer un peu. Une discussion cordiale, calme et censée entre eux deux? Et bien... C'était beau de rêver!
Et pourtant, elle ne répondit pas immédiatement, fixant successivement l'horizon et la ville au loin ainsi que le sol le ciel. Malgré toutes les mauvaises expériences, malgré toutes les erreurs les cris et les disputes, malgré tout cela, elle ne pouvait mettre de côté ces quelques jours durant lesquels leurs rencontres s'étaient déroulées plus ou moins agréablement... Comme cette colle si inoubliable ou la veille du bal, juste avant qu'elle n'apprenne qui était cet homme qu'elle "appréciait" tant.
Oswin eut un léger rictus amer tandis qu'une ombre traversa son regard, mais elle tenta de passer outre et de ne pas empirer la situation.
Le froid, la lande, et et... Lui. C'était là tout ce qui devait la préoccuper.

-Aucune idée. lâcha finalement la brune en un souffle, avant de tourner à son tour la tête vers l'autre. Quelques fois, cela ne se finit pas si mal que cela. Vous savez, cela peut-même être plutôt agréable mais...

Elle se tut, comme cherchant ses mots avant de laisser échapper un nouveau rire nerveux:

-Nous somme tous les deux... "Impossibles", chacun dans notre genre c'est vrai, mais je pense qu'à cause de ça, on ne saura jamais à l'avance comment tout cela se finira.

La brune se tut à nouveau, soupirant légèrement avant de relever ses pupilles noisettes vers les remparts de la ville qui se dessinaient au loin, terminant avec un léger sourire:

-Enfin, au moins, ça a le mérite de garder en haleine, n'est-ce pas?

Comme "une touche de piquant" dans la vie de tous les jours.

FICHE D'APOLLINA POUR LIBRE GRAPH

 


Tenue d'Oswin:
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 1 Juil - 21:48

Une histoire de circonstances

Un froid un peu plus vif mordit les côtes du français lorsqu'il s'écarta d'Oswin, mais déjà ses sensations semblèrent s'engourdir dans la fraicheur du bord de mer. Ce lieu avait finalement de quoi lui plaire. Une vue imprenable, un air glacial et une bibliothèque déserte. Peut-être aurait-il dut se trouver une maison et s'installer définitivement à l'abri de tout le reste. Une idée délicieuse, mais tellement irréalisable et pour tellement de raisons. Il suffisait de voir l'hygiène pour commencer. Impossible qu'il vive dans un endroit pareil. Sans parler de l'odeur ou de toutes les coutumes dont il n'avait pas idée et qui risquait bien de lui valoir une place au bucher comme avait eut l'air de le dire Tibérius. Et quand bien tous ces inconvénients n'aient jamais existé, il en resterait toujours un autre.

Un sourire naquit sur le visage de Ludovic en réponse à celui d'Oswin. Assez fade et étroit. Il ne s'étira un peu qu'en entendant les paroles de la surveillante alors que le français levait les yeux au ciel pour essayer de trouver dans sa mémoire s'il existait bien, pour lui, un de ces fameux moments agréables. Il n'eut pas le temps de trouver la réponse que déjà la femme reprenait et se mit à fixer le sol, se demandant, une fois encore, s'il n'y avait vraiment aucun moyen de prévoir ce qui arriverait et lâcha un bref rictus étouffé alors que la brune se taisait.

— Peut-être, lâcha-t-il.

La route se poursuivit en silence, du moins de la part de Ludovic qui, malgré quelques tentatives, ne trouva pas ce qui aurait pu être digne d'être dit. Il n'avait pas fallut attendre qu'ils arrivent au pieds de la ville pour que le français soit retourné dans sa sombre morosité et ce fut à peine s'il prit la peine de vérifier qu'Oswin le suivait lorsqu'il traversa la ville en longeant les devantures à la recherches d'une mairie. Si la petite théorie de la surveillante était fondée, le bâtiment aurait dut se trouver... exactement à l'endroit où il s'arrêta. Juste en face d'une potence peu accueillante se trouvait une sorte de grande demeure en pierre calée entre deux tavernes bancales. Exacte réplique de ce que le français croyait bien avoir lu des années plus tôt. Ludovic tourna la tête vers la surveillante. Il aurait peut-être fallut se rendre à l'évidence.

— Ce n'est pas parce que le bâtiment existe que votre histoire aussi, énonça-t-il. Toutes les villes ont une mairie. Le brun tourna de nouveau la tête vers le mur. Enfin, Allons-y.

Il s'élança aussitôt pour s'approcher du mur et se mit à le longer, une main posée contre la pierre, les yeux levés vers la fenêtre, à la recherche d'une prise pour débuter l'ascension.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   

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