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 Une histoire de circonstances - jour 2

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Gallions : 3509
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 28 Aoû - 18:56

Une histoire de circonstances

Les yeux toujours fermés, Ludovic tentait tant bien que mal d'ignorer les picotement qui lui brulaient la peau au niveau de sa morsure. Il aurait presque put parier pouvoir compter le nombre de dents qui lui étaient rentrées dans la chaire s'il n'avait pas eut bien d'autres choses auxquelles penser. Les doigts crispés sur la paume de la jeune femme, il s'étonna presque de ne pas lui avoir encore broyé la main alors qu'une chaleur douce commençait à se diffuser le long de ses côtes. Penser à Lisbeth ! S'ordonna-t-il. Ou peut-être pas... Si ! Se serrant un peu plus contre les deux autres, il s'appliqua à visualiser le visage de la métamorphomage, songeant presque aussitôt au goût de ses baisers. D'accord, ce n'était peut-être pas une si bonne idée. A tous les coups, quelque part dans une poche, sa baguette devait bien rigoler.

Le français fronça les sourcils pour essayer une autre méthode. Il sentit bientôt une profonde angoisse le prendre à la gorge et déglutit tant bien que mal pour la contenir. Serrant si fort la main qu'il tenait  que ses doigts commençaient à manquer de sang, son bras puis ses épaules et ses jambes se mirent à trembler. Subitement, il lâcha un souffle profond lorsque la jeune femme chuchota une réplique. Ouvrant une seconde les yeux par réflexe, il reprit une respiration saccadée, mais plus régulière qui calma ses tremblements. Il n'y avait plus de raisons de s'inquiéter, il était dans les bonnes conditions.

— Ils sont partis non ?
murmura-t-il doucement au bout d'un instant.

Cela faisait quelques minutes maintenant que pas un bruit n'avait troublé le calme de la ruelle. Ouvrant les yeux et tournant la tête, l'ébouriffé vérifia qu'ils étaient bel et bien seuls. Merveilleux ! Il ne restait plus qu'à trouver un moyen d'interrompre le sort maintenant. Se détachant de la surveillante et du garçon, Ludovic baissa les yeux vers la place où il estimait avoir la main et détendit une à une les crampes à ses doigts pour lâcher la jeune femme, gardant tout de même la main à portée pour pouvoir la rattraper sans trop de mal si jamais elle restait invisible. Heureusement, il n'en eut pas besoin. Presque aussitôt les contours de la française réapparurent et elle ne tarda pas à retrouver toute son opacité sous les yeux soulagés du brun qui ne réalisa pas tout de suite que son propre corps avait reprit forme.

— Vous... vous... bredouilla Bartholomé qui tentait de reculer alors que le professeur le tenait encore. Vous êtes un sorcier !

Ludovic haussa un sourcil avant de lever les yeux au ciel.

— Pourquoi moi et pas elle ?
se plaignit-il en désignant Oswin. Elle fait de la magie elle aussi !

Le jeune garçon ne répondit pas et se tortilla comme une anguille pour échapper à la poigne du français qui le laissa filer avec un léger sifflement de douleur.

— Ne dis pas merci surtout, grommela-t-il en portant sa main meurtrie à la bouche pour apaiser sa morsure.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 29 Aoû - 23:19


Second Day in a New World

Oswin supporta tant bien que mal la force de poigne que l'enseignant exerçait sur sa main, alors qu'elle même serrait exagérément la paume de son partenaire. Ce n'était pas si compliqué après réflexion, non, ce qui était plus compliqué était de calmer le rythme effrénée de ses battements de coeur tandis qu'elle même ne le désirait pas. L'adrénaline était un luxe qu'elle avait du mal a trouver ces derniers temps, les missions se faisaient rares, et Poudlard ne lui offrait que de maigres défis à accomplir et de piètres dangers à surmonter, alors être aux côtés du Français semblait pouvoir lui offrir ce luxe qu'elle ne trouvait plus ailleurs, et devoir à chaque fois y renoncer était une épreuve dont elle se serait parfaitement passée.
Ludovic finit alors par se détendre suite à son petit commentaire, et cela se ressentit autant dans son souffle qui balayait sa nuque que dans sa main qui se decripsa, laissant un peu de repit à la surveillante qui ne l'avait pas lâché. À cette pensée, les levres d'Oswin s'étirèrent en un discret sourire, discret oui, mis clairement amusé. Alors comme ça, à présent, ses commentaires avaient le pouvoir de calmer le français? Bon à savoir, à croire qu'il avait fini par s'habituer à ses réflexions plus ou moins déplacées...! Mais encore une fois, la surveillante ne dit rien, trop occupée à tenter de ne pas se laisser lâchement tomber au sol alors que son épaule ne lâchait pas l'affaire, mais presque ironiquement, le fait que son collègue se détende finit par déteindre sur elle, et il ne lui fallut que quelques minutes avant de retrouver un rythme cardiaque des plus convenables.

Ludovic brisa alors le silence quelques instants plus tard, laissant paraître son inquiétude moyennement bien dissimulée jusque là à travers une question lourde de sens, et sûrement tout comme l'ébouriffé, la française ouvrit les yeux et parcourut la ruelle du regard vérifiant ainsi s'il y avait encore de quoi s'inquiéter. Heureusement pour eux, ce ne fut pas le cas, et l'homme sembla en arriver à la même conclusion car il ne tarda pas à lentement se détacher de la jeune femme, lui délivrant la main alors qu'elle se rendait compte que celle-ci était totalement ankylosée mais que, détail bien plus intéressant, elle reprenait lentement des couleurs. L'Auror ne pût retenir un léger soupir de soulagement alors qu'elle refermait et ouvrait lentement sa paume douloureuse pour retrouver progressivement l'usage de ses doigts. Son épaule ne tarda pas d'y passer aussi, et la brune lâcha un nouveau soupir, tout de même assez heureuse d'enfin retrouver sa liberté de mouvement.

Bartholomé prit alors la parole, attirant l'attention de la surveillante qui venait à peine de le lâcher, et ce juste avant qu'il ne les traite bien gentiment de Sorciers... Pas que c'était particulièrement faux, mais pour avoir vécu la majeure partie de sa vie comme une moldue, elle savait parfaitement l'importance de ces accusations qui lui firent d'ailleurs lever les yeux au ciel. Ce qui fut plus ou moins la réaction de Ludovic à ses côtés, mais qui lui, ne se contenta pas de se taire et alla de son petit commentaire indigné qui arracha un sourire en coin à la jeune femme. Néanmoins, elle n'eût pas le temps d'en rajouter que déjà, le jeune garçon s'était enfui, sûrement trop effrayé par ces deux inconnus qui venaient de le prendre à part, l'emmenant contre son bon vouloir dans une aventure loin d'être de tout repos. Apparemment, le courage semblait faire défaut  à l'enfant, mais après tout,  c'était bien pour cela qu'ils l'avaient choisit non? Et puis au moins, ils étaient assurés qu'il n'irait pas crier sur tous les toits avoir parlé des meurtres à deux inconnus, peut-être qu'il dirait  bien avoir vu des Sorciers mais qui irait le croire dans une époque comme celle-ci?

L'Auror tourna la tête vers son comparse de mésaventure, l'observant quelques secondes se soulager la main, plongée dans ses pensées, avant de s'approcher de ce dernier, d'un pas lent et loin d'être aussi impressionnant que d'habitude. Lentement, elle se saisit de l'avant-bras de l'homme comme pour regarder la "blessure" qu'elle lui avait fait :

-Ah, la jeunesse... Ils ne savent plus ce que sont les politesses n'est-ce pas? lâcha la jeune femme en retournant doucement la main tout en la tenant assez fermement pour ne pas qu'elle lui échappe, sans toutefois prêter réellement prêter attention à ce qu'elle disait. Je vous ai fais mal peut-être? Ça ne me semble pas si grave, vous devez vraiment être douillet pour que cela vous ai fait aussi mal...!


La brune se tut un instant, ne levant même pas les yeux vers le visage de l'homme sans pour autant lâcher sa main, la tournant une nouvelle fois pour en observer le dos alors qu'elle reprenait la parole.

-Enfin tant mieux, ainsi vous serez plus concentré sur la douleur de ce que je vais vous donner...!

Et sans ménagement et soudainement, la jeune femme mit un violet coup de poing qui alla atterrir contre la joue gauche du français, tandis que le visage de l'Auror se referma, devenant plus sévère alors qu'elle reprit la parole:

-Vous avez voulu... Vous auriez pût l'abandonner! Un enfant, seul face à des Gardes prêts à l'agresser! Et ce, alors que je venais de lui promettre que nous... que nous le protegerions!

Le ton de Linda n'était pas en colère, pas ce même ton qu'elle avait déjà utilisé de nombreuses fois face au professeur de sortileges, non, cette fois il y avait quelque chose de différent. Peut-être de l'incompréhension, de la peur, voir même de l'impuissance, mais quoi qu'il en fut, ce n'était certainement pas uniquement de la colère qui se lisait sur son visage presque éploré.

-Est-ce donc ainsi que vous fonctionnez? Vous... Vous êtes prêts à abandonner un enfant pour sauver votre peau? Il m'a fallut insister pour que vous le preniez! Vous...

Sa voix se tut alors que ses prunelles brunes parcoururent le vide, ne trouvant plus quoi dire tellement cette idée lui semblait absurde. Elle tenta à plusieurs reprises de reprendre la parole, mais à chaque fois ne pût trouver les bons mots, tellement qu'elle finit par lâcher un soupir et leva un regard à la fois plein d'incompréhension et de dureté envers l'enseignant :

-Comment avez-vous pût faire cela...?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Dim 30 Aoû - 2:12

Une histoire de circonstances

Machinalement, Ludovic venait de retirer sa main de sa bouche pour examiner les petites marques roses dans sa peau lorsqu'une poigne lui fit baisser le bras. Haussant aussitôt des sourcils surpris il tourna la tête vers la surveillante qui venait de lui capturer la paume, lui adressant un regard digne de celui à qui l'on vient de demande de caresser un porc-épique. Baissant les yeux tantôt sur ses malheureux doigts qu'il s'attendait à chaque seconde à ne plus revoir et tantôt vers le visage visiblement... tendrement concentré de la surveillante, l'ébouriffé ne savait plus très bien ce qu'il aurait dut penser. Etait-elle malade ? Est-ce qu'elle voulait le tuer d'une façon quelconque à laquelle il ne s'était pas préparé ? Tout cela en avait bien l'air. Reculant un peu le buste, il tira légèrement son bras vers lui pour essayer d'échapper à cette prise, mais renonça bien vite pour se laisser faire sans broncher.

— Est-ce que... commença-t-il sans même prêter attention au fait qu'on venait de le traiter de douillet. Pourquoi est-ce que vous... avez...

Ne sachant pas comment terminer sa phrase de façon à peu près correcte, le français la laissa en suspends, pour hausser un peu plus haut un sourcil à la suite des paroles de la jeune femme. Douleur de ? Ludovic eut tout juste le temps de reculer un peu la tête et écarquiller les yeux qu'un violent coup de poing alla percuter sa mâchoire de plein fouet. Le choc lui fit faire un pas de côté et il plaqua la main contre sa joue en gémissant.

— Ah ah... grommela-t-il, plié en deux. Aidez les gens !

Le brun s'écarta encore de quelques pas et pivota pour faire face à la jeune femme, lui adressant un regard noir sous ses sourcils froncés alors qu'elle commençait à l'incendier de paroles. Elle ne trouvait pas qu'il avait eut son compte en hématomes ? Ah ça non bien sûr, il fallait en rajouter ! Ce serait un miracle s'il se sortait de là entier. Mais bon, d'un autre côté, c'était déjà une réaction un peu plus prévisible de la part d'Oswin.

— Oui j'aurais pût, répliqua-t-il d'un ton dur. Et je ne l'ai pas fait, vous ne croyez pas que ça fait une différence ? Il se massa un instant la joue, jetant un coup d'oeil aux alentours pour vérifier que personne n'écoutait avant de poursuivre d'un ton tranchant. Maintenant, excusez-moi d'avoir préféré vous sauver la vie en premier, mais si vous croyez que je ne pensais qu'à ma peau comme vous dites, n'oubliez pas que si j'avais vraiment voulu, je vous aurais laissé toute seule avec votre gosse et j'aurais profité que les gardes vous tombent dessus pour filer. Il s'apprêtait à remettre sa main mordue contre sa joue lorsqu'il préféra en ajouter encore un peu. D'ailleurs j'aurais probablement mieux fait, vous ne croyez pas ? Je pense que ça m'aurait évité tout un tas d'ennuis. Ah ! Les femmes ! Il pivota en direction de l'extrémité de la rue pour retourner vers la foule à grands pas, peinant une seconde à se tenir droit sans pour autant marquer d'arrêt. Bon alors vous venez ? On a un village à sauver.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 1 Sep - 22:22


Second Day in a New World
L'hésitation et la surprise du français étaient tout à fait compréhensibles, mais à vrai dire, Oswin ne s'en préoccupa pas le moins du monde, continuant sa besogne sans problèmes. Néanmoins, il était certain que la situation se devait d'être étrange. Une Auror, pas n'importe laquelle qui plus est, s'occupant docilement de sa main comme s'inquiétant de son état. Il aurait été plus naturel qu'elle ne le laisse ainsi ou encore qu'elle prévoit de le frapper dans la minute qui suit.. Ce qui, finalement, fut exactement ce qui arriva. Et pourtant...
Puis, tout s'emballa, et en à peine quelques minutes, l'homme avait débité d'un ton tranchant les arguments qui l'avaient fait réagir ainsi, avant d'enfin terminer, laissant derrière lui une Oswin qui ne savait que trop penser de tout cela.

***

Et les voilà sur la scène de crime, en plein milieu de la lande qui bordait la falaise près de la mer, un silence de mort flottant autour d'eux tandis qu'Oswin, observant l'horizon qui s'étendait étrangement, s'était renfermée sur elle même, pensive et quelque peu perdue. Les paroles de l'enseignant résonnaient encore à ses oreilles, et son regard moins assuré depuis peu semblait clairement énoncer tout haut ce qu'elle pensait tout bas. La jeune femme était partagée entre diverses pensées, à la fois inquiète et perturbée, le français qui lui servait de collègue l'avait évité, elle et toute discussions, et en un point, cela semblait tout à fait naturel, et des plus bienvenues. Parler en ce moment paraissait être une idée des plus complexes, et pour une fois, c'était quelques chose que les deux comparses semblaient partager.

La brune fixa encore quelques instants la mer aller et venir contre la roche au loin, avant de jeter un regard en coin celui qui, derrière elle, était déjà en pleine recherche. Bientôt viendra son tour, c'était certain, mais pour le moment elle préférait ne pas tenter pendant que quelqu'un -et pas n'importe qui- s'occupait déjà du domaine qu'elle considérait sien. L'Auror prit ensuite une profonde respiration avant de se retourner, s'approchant de Ludovic lentement et clairement bien moins assurée que d'habitude.

-Alors, vous avez trouvé quelque chose? finit-elle par demander après quelques secondes d'hésitation. Vous êtes sûr que c'est bien ici au moins?

Après tout, ne sait-on jamais, il y avait toujours quelques chances que cela ne soit pas le bon endroit... Il était si simple de se tromper.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Dim 6 Sep - 22:39

Une histoire de circonstances

Concentré sur la pelouse au point qu'il semblait s'assurer que chaque brin d'herbe était d'une hauteur égale, un oeil fermé, l'autre dirigé droit sur le passage sous le dolmen en face de lui, Ludovic vérifiait une théorie. Laissant filer un léger soupir, le français se redressa, se mettant accroupis devant la zone presque invisible où l'herbe avait été aplatie. Sa théorie ne collait pas, une de plus, il lui en restait encore quelques unes, mais il craignait de rapidement devoir faire une croix dessus. En soit, les choses n'étaient pas si compliquées, c'était comme toutes ces fois où il avait dut enquêter pour l'Ordre. Une mission de routine pratiquement. Observer, chercher et récupérer des preuves pour tout rapporter au quartier général pour déterminer leur utilité. La seule différence et non des moindres, c'était que le terrain n'existait pas. Comment savoir ce qui devait être considéré comme normal dans un livre ? Tout pouvait avoir été modifié, de la plus primordiale des lois de la physique à la couleur même du sol qu'il avait sous les pieds. Partit de ce principe, il fallait prendre en doute tout ce qu'il pouvait voir, sentir et toucher, même la femme derrière lui aurait pu être considérée comme une illusion s'il n'avait pas eut la certitude qu'elle était bien réelle. Du moins, c'était ce qu'il espérait, mais il lui suffisait de repenser, entre autres, à son tout ressent coup de poing pour chasser aussitôt cette probabilité.

L'esprit ailleurs, l'ébouriffé tendit la main devant lui avant de se redresser pour se déplacer de quelques pas, à moitié accroupis. Il s'arrêta à quelques mètres plus loin et tourna le dos au dolmen pour s'accroupir de nouveau et pencher la tête de côté en apercevant un éclat brillant parmi les herbes. C'était là quelque chose qu'il ne se souvenait pas d'avoir lu. Le brun leva soudain les yeux alors qu'Oswin venait de l'interrompre. Il ne lui fallut pas longtemps pour froncer les sourcils et designer l'énorme rocher derrière lui d'un geste du pouce.

— A moins que ceci ne soit une crotte de chèvre géante je pense que nous sommes au bon endroit.

N'allant pas plus loin dans le sarcasme, l'ébouriffé se redressa, cherchant encore une seconde ses poches manquantes avant de plonger distraitement la main dans le revers de son pourpoint. Il adressa un regard mécontent à sa chemise, songeant qu'il aurait dut prendre sa baguette avant de sortir, et laissa ses vêtements tranquille en reprenant la parole sur un ton des plus professionnels.

— Ceci mis à part, je n'ai rien trouvé de particulier. Il y a des traces là où la pelouse à été aplatie, mais seulement en cercle ici, fit-il en désignant l'espace devant lui. Je pense que vue la forme le corps devait se trouver là. Il reste un peu de sang dans l'herbe, mais le reste à dut être absorbé par la sol. Pas d'autres traces en dehors de celle-ci donc si quelque chose a attaqué ce devait être une bête extrêmement légère ou bien un sortilège. Récita-t-il avant de se gratter la joue. Il n'y a aucune des traces particulières qui aurait put rester après un usage de magie ; Vibrations résiduelle ou chaleur... mais je pense que le dolmen peut aussi brouiller la piste, il aurait fallut essayer quelques sorts pour vérifier. En tous cas, à première vue, soit c'est une créature magique volante ou immatérielle, soit le sortilège est trop élaboré pour laisser des marques. Peut-être qu'avec une description de la bête ou de ses cris, j'aurais pu me souvenir d'un sortilège en rapport ou bien on aurait pu chercher dans le bestiaire que vous lisiez hier, mais là je ne vois pas trop. Ah si ! s'exclama-t-il soudain en s'accroupissant de nouveau afin d'écarter un peu les herbes autour de son objet brillant, un bouton ou bien une bague. Vous avez un mouchoir ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 7 Sep - 23:15


   

   

   
Second day in a new World

   

La brune s'approcha un peu plus de l'homme qui, accroupit dans l'herbe, jouait le détective. Et contrairement à ce que plus d'un pensait, ce fut une belle réussite. Quelque part, Oswin s'y était attendue, elle même aurait trouvé ces quelques détails si elle s'y était mise, mais cela faisait déjà suffisamment de temps qu'elle côtoyait l'enseignant pour savoir qu'il était parfaitement capable de rivaliser avec une Auror du ministère. Calmement, dans un silence presque religieux, la jeune femme s'était accroupie auprès de son partenaire de misère, observant le sol comme elle en avait l'habitude en mission, bien que cette fois, son regard et ses gestes semblaient bien plus lents, comme dénués de sens, dénués d'intérêt... Cette énergie qui faisait habituellement partie intégrante de la jeune femme semblait l'avoir abandonnée, partie on ne sait où pour laisser place à un calme indomptable, peut-être lié à une certaine... une certaine inquiétude.

Lorsque l'enseignant répondit à sa question par du sarcasme, Oswin ne répondit pas, se contentant de couler un regard vers son interlocuteur, ne disant mot, attendant tout simplement que l'homme eut terminé son explication. Plus ce dernier avançait dans ses explications, plus la surveillante paraissait s'assombrir, le regard fixant peu à peu le vide alors qu'elle se plongeait dans ses pensées. Quelque chose tel un sort, ou encore une bête, si féroce ou si dangereuse qu'elle ne laisserait pas la moindre trace. Quelque chose qui tuait régulièrement, faisait couler le sang, sans que personne ne se doute de rien, redoutable sans aucuns doutes, et qu'ils devaient arrêter... Comment? Hein? Avec quoi? Leurs mains et leur ingéniosité? Ah...! La bonne blague! Avec toute la bonne volonté du monde, ils seraient tout bonnement incapables de s'en sortir, sans baguettes, sans armes, sans... sans rien.
Revenant soudainement à la réalité, la jeune femme s'humecta nerveusement les lèvres tout en se passant une main au visage, se frottant les yeux comme pour tenter de chasser cette idée de son esprit... Pensée idiote, pensée idiote, pensée idiote...

Mais comment pouvaient-ils seulement faire?

La dernière question du français sortit l'Auror de ses pensées, et elle le regarda quelques secondes, une légère grimace aux lèvres, avant de sortir son habituel mouchoir en tissus d'un endroit... Des plus pratiques, mais très certainement loin d'être des plus élégants. La brune le tendit ensuite à son interlocuteur, un sourire légèrement crispé aux lèvres, à la fois amusée et gênée que ce simple objet ne revienne aussi souvent entre les mains de l'enseignant.

-Encore le même, à croire qu'il ne fait qu'aller et venir entre nous deux... Cela va finir par devenir une habitude. tenta la jeune femme, un peu plus légère que précédemment.

Sa main se resserra imperceptiblement sur le tissus, son visage plus doux qu'il ne l'avait été depuis quelques heures et les yeux dans le vide laissant présager qu'elle était bien plus loin que ces verdoyantes prairies, plus loin que ces dolmens immuables derrière eux, plus loin que ces pages dans lesquels ils étaient enfermés... Oh oui, bien plus loin qu'ils ne l'étaient à présent.


   

   



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 8 Sep - 0:58

Une histoire de circonstances

La main tendue et les yeux rivés sur l'objet de sa curiosité, Ludovic ne tourna la tête qu'une fois sentit le contact doux du tissu sur sa paume, mais, pour ceux que cela intéresse, ce n'était pas tant le fait qu'une femme puisse sortir un mouchoir de nul part en n'importe qu'elle situation qui avait suffisamment piqué son intérêt pour lui faire lever les yeux. Affichant un léger sourire à la remarque de la française, l'ébouriffé laissa un moment à la jeune femme avant de tirer légèrement pour récupérer le mouchoir et retourner à sa première occupation.

— Promis, répondit-il sur le même ton. Un jour j'en aurais un à vous donner.

Pliant le bout d'étoffe en deux, le brun écarta les herbes d'un geste et récupéra délicatement le rond de métal à ses pieds pour le lever à hauteur de vue. C'était une bague, plutôt une chevalière en réalité, ornée d'un sceau en fer luisant. Ludovic inclina sa trouvaille pour essayer d'identifier le dessin qui y était gravé. Il aurait opté pour un dragon à en juger par la taille des griffes, mais aucune aile n'ornait le dos de la bête.

— Je penses que nous avons mieux qu'une description non ? lança-t-il avant de tapoter le métal de la pulpe du doigt aussi rapidement que si le fer était chauffé à blanc.

Il frôla encore une ou deux fois la bague de cette façon avant de la faire glisser du mouchoir à sa paume. Laissant le métal glacer un instant sa peau avant de décréter pour lui-même que l'objet n'était pas ensorcelée il essaya de le glisser à son doigt. Il se retrouva coincé à la moitié de son annulaire et n'alla guère plus loin sur l'auriculaire. Retirant l'anneau non sans un peu de difficulté, le français le contempla une seconde avant de tourner la tête et de prendre doucement l'une des mains de sa voisine de manière à lui étendre les doigts.

— Il vaudrait mieux la garder comme ça,
expliqua-t-il alors qu'il glissait la chevalière à l'annulaire de la surveillante, s'appliquant à ne pas lui tordre une phalange par mégarde. Les vêtements que vous avez récupéré manquent cruellement de poches et on risquerait de la perdre aussi facilement que son ancien propriétaire en la mettant ailleurs. L'anneau stoppa enfin près de la paume de la surveillante et Ludovic lui leva la main du bout des doigts pour observer son travail. Pas si mal, plaisanta-t-il en levant les yeux sur Oswin. Un peu juste, mais on trouvera peut-être quelqu'un pour la mettre à votre taille. Désolé d'avance si ça coince lorsque vous l'enlèverez.

Silencieusement, le français baissa de nouveau les yeux sur la chevalière, essayant de l'ajuster du bout du pouce. Il était peut-être temps de libérer la main de sa collègue. Au lieu de ça, il la serra un peu plus et reprit la parole sur un ton beaucoup plus doux et calme que depuis le début de leurs mésaventures entre ces pages.

— Vous savez, il y a beaucoup de choses qu'on peut faire sans magie. Que ce soit les plus petites ou les plus grandes. Avoir une baguette c'est un peu comme utiliser de la dynamite pour faire sauter un rocher sur la route, c'est plus rapide et, d'un certain point de vue, plus efficace, mais il y a toujours mille autres façons de dégager le chemin. Des méthodes plus lentes et plus propres, quelque soit la taille de l'obstacle. Je sais que je ne suis absolument pas la personne la mieux placée pour dire ça, mais si on prend le temps d'élaborer un bon plan pour agir peu importe qu'on ait une baguette ou non. Après tout, je ne vois pas quel genre de créature serait assez inconsciente pour se mettre en travers de votre passage quand vous décidez de me mettre un coup de poing. Il n'y a pas de raisons qu'à nous deux on ne parvienne pas à se sortir de ce genre de traquenard. Vous ne croyez pas ? Il caressa le dos de la main de la jeune femme avant de la retourner pour lui glisser son mouchoir au creux de la paume. Maintenant, reprit-il en se relevant à vous de jouer. D'un geste il désigna la scène de crime tout en prenant quelques distances pour aller s'appuyer contre l'un des pieds du dolmen afin de laisser le champ libre à l'Auror. Que voyez-vous ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 9 Sep - 23:40


   

   

   
Second day in a new World

   

Lorsque Ludovic rentra dans son jeu, semblant lui aussi trouver la situation quelque peu amusante puisqu'il répondit sur la même optique, la surveillante lui adressa un léger sourire. Ce ne fut peut-être pas grand chose, mais cette simple phrase sembla rassurer la jeune femme, comme réconfortée dans sa "confusion". Après tout, ce mouchoir avait été au centre de leur attention lors de leur première rencontre, de leur première "véritable" dispute, et à présent, dans ce livre où rien ne semblait réel. Peut-être était-ce une chance, quelque part, cette irréalité? Un moyen de leur permettre des choses qu'ils n'auraient put en temps normal? Oui, c'est cela, comme se poser... Lâcher le masque.
Lorsque le brun ramassa quelque chose à travers les herbes, la brune se pencha légèrement en avant, un intérêt muet ravivés par les manières dont usait l'enseignant, et tendant la tête pour apercevoir quelque chose, elle tenta tant bien que mal de jeter un oeil à ce que son collègue avait dégoté. Son regard ne se leva du mouchoir que lorsque ce dernier s'autorisa une remarque sur sa trouvaille, mais bien vite, ses yeux noisettes se posèrent à nouveau sur l'accessoire, cette fois bien à plat dans la paume du français. La brune profita donc de ce court instant pour inspecter le plus vite possible le bijoux, imprimant les informations à une vitesse surprenante bien que son esprit embué ne semblait pas vouloir lui laisser ces dites informations à portée de main. Mais elles étaient là, quelque part... Et si, par hasard, elle en aurait besoin, elle n'aurait qu'à... Avoir un joli petit coup de stress.

Ludovic tenta alors d'enfiler la chevalière à ses doigts, une réaction bien téméraire aurait sans doute pensé Oswin si elle avait été dans son état normal, mais là, elle n'intervint pas, se contentant d'observer la scène, son regard dérivant lentement des mains fines et nerveuses de l'enseignant à son visage creusé et aux cernes profondes. Son regard vif contrastait étonnamment avec son apparence banale voir fatiguée, et sans ces sourires et ce dit regard, il n'y aurait chez cet homme décidément rien d'extraordinaire. Une touche de vie dans un tableau certes bien fait, mais loin d'être magnifique bien que non dénué d'intérêt. Que pouvait-il se passer derrière ces yeux et derrière cet air si concentré ? Derrière ces prunelles qui au final en cachaient bien plus qu'elles n'en dévoilaient ? Bien entendu, elle ne le saurait jamais, mais quelque chose rendait ce paysage si commun si unique, et c'était probablement ce petit quelque chose qui intriguait et passionnait tant la jeune femme.
Elle ne revint à la réalité que lorsqu'elle sentit la main de l'homme rentrer en contact avec la sienne, lui étendre les doigts avec une délicatesse qui surprit Oswin. Le regard rond, clairement surprise, le visage de la brune resta pourtant étonnamment calme, simplement interloquée par ce qu'était en train de faire l'ébouriffé, observant en silence ses grandes mains lui enfiler la bague dans une lenteur presque irréelle. La voix de Ludovic résonnait à ses oreilles comme si elle était lointaine, étrange, et intérieurement, le coeur de la jeune femme n'était bercé par la moindre émotion. Mais elle écoutait, elle était là, présente à ses côtés, et lorsque le brun eut enfin terminé, y allant par ailleurs de son petit commentaire alors qu'il observait le résultat, ce fut tout naturellement qu'elle leva son regard pour le plonger dans le sien, un faible sourire étirant ses lèvres rosées.

-C'est vrai qu'elle est pas mal. répondit calmement Oswin bien que son ton laissait paraître sa légèreté. Mais ne vous en faites pas, je suis certaine que je m'en sortirais.

Puis le français reprit alors la parole, sur un tout autre sujet cette fois sans pour autant lâcher sa main, et le regard de l'Auror qui s'était déjà abaissé sur la bague désormais à son auriculaire se releva vers le visage de son interlocuteur, l'observant en silence alors qu'au fond, un mélange d'apaisement, de crainte et de curiosité agitait son cœur. Une nouvelle fois, Ludovic répondait presque trop bien à ses agitations silencieuses, une nouvelle fois il avait trouvé les bons mots pour réussir à la rassurer pour... l'aider? Comme s'il la connaissait, comme s'il lisait en elle, comme si... Mais ce n'était pas réaliste, d'elle-même, la sorcière aurait naturellement pensé au terme "impossible", mais cela faisait trop longtemps qu'elle était à Poudlard pour savoir qu'au final, rien ou presque était impossible. Néanmoins, ces mots, ces phrases, ce regard, tout était trop parfait, trop bien orchestré, et l'instinct d'Auror de la jeune femme lui criait, non, lui hurlait, que ce n'était... "Pas réaliste".

Pourtant, comme un voyageur perdu dans le plus grand des déserts, elle but ses paroles comme elle aurait but cette gourde imaginaire, se laissant porter par celles-ci sans même protester. Elle esquissa même un rictus amusé lorsque l'autre affirma ne connaître une créature suffisamment inconsciente pour se mettre en travers de son chemin lorsqu'elle voulait... Disons se défouler quelque peu. Ainsi était donc son image, celle d'une femme forte et déterminée qui aurait put briser moult règles et interdictions uniquement pour aller coller son poing contre la joue de quelqu'un ? A vrai dire, ce n'était pas pour lui déplaire, au contraire, mais quelle image était-elle donc en train de donner à ce moment même ? De quoi briser le mythe comme certains disaient...!

-Vous avez certainement raison.

Puis l'enseignant lui lâcha finalement la main, non sans lui rendre son mouchoir en une dernière caresse, avant de la charger de la tâche dont il venait de s'occuper. Instinctivement, l'Auror referma la main, caressant le tissus du bout des doigts avant de serrer le poing et de "ranger son mouchoir", après quelques secondes de silence. Elle leva alors un regard déjà plus affirmé vers celui qui venait de se lever, sa fierté et son amusement refaisant surface au fond de ses prunelles.

-Et bien, c'est parti...!

Sans se relever, la brune fit parcourir son regard sur la lande, s'arrêtant sur la ville qui se dessinait au loin et les autres détails intéressants du paysage... Une forêt plus à l'Est, la maison de Tibérius trop au Nord pour l'apercevoir d'ici, rien aux environs... Les dolmens? Qu'en penser? Même dans leur monde ce genre de constructions restaient un mystère, alors ce n'était très certainement pas ici que la réponse à un édifice millénaire allait se trouver.

-Je pense que la plupart des preuves se sont déjà dissipées, donc côté preuves et indices, vous en avez globalement fait le tour. Il me faudrait plus de temps et de matériel pour... en savoir plus, mais à cette époque je pense que cela sera difficile d'en apprendre plus. Néanmoins, on peut en supposer beaucoup, sans jamais en être sûr. Cet endroit est... Loin de tout. Pas de maisons aux environs, la plupart sont en périphérie de la ville, pas de marché non plus et la forêt est bien trop loin du chemin direct avec la ville pour que la victime ait put faire ce parcours. Alors pourquoi ici? Pourquoi près de la falaise, en plein milieu de la lande? Pourquoi près des dolmens sans toutefois y être?

Oswin se tût un instant, réfléchissant vivement tandis qu'elle espérait ne pas se tromper sur ses suivantes suppositions:

-Elle était dehors très certainement, pour une raison que nous ignorons, mais j'y viendrais plus tard. Pourquoi ici donc? Il n'y a rien, n'est-ce pas? C'est donc parce qu'elle fuyait qu'elle s'est retrouvée ici. La victime fuyait ce qui l'a probablement tué, peut-être pensait-elle se trouver une cachette entre les dolmens, un bien piète espoir, mais là n'est pas l'intérêt. Si elle fuyait, c'est que c'était visible, et donc, nous pouvons supprimer l'hypothèse du sort, et si elle a put aller si loin, c'est que la... Chose qui l'a refroidie avançait à une vitesse certes rapide, mais loin d'être irréaliste. Je pense donc qu'on peut supposer que ce qui a commis ces horreurs... -elle déglutit, levant son regard sur Ludovic tandis qu'elle même se relevait- C'est une créature bien réelle.

La brune inspira profondément, plus pour tenter de faire le point dans sa tête que pour autre chose, puis, elle se pencha en avant, ramassant une brindille d'herbe en la frottant délicatement entre ses doigts : du sang séché.

-Je pense d'ailleurs que si nous cherchons aux alentours, il ne serait pas difficile de trouver quelques affaires abandonnées de la victime par mégarde, on a souvent la tête ailleurs lorsqu'on tente de sauver sa vie.

Elle observa encore un instant la gerbe verte qu'elle venait de cueuillir, visiblement plongée dans ses pensées bien qu'en réalité, c'était tout l'inverse. Oh, bien sûr, son esprit de chasseuse s'en donnait à coeur joie dans une telle affaire, mais tout cela était comme relayé au second plan, trop lointain pour qu'elle y prête grande attention.

-Mais ça, Monsieur le Professeur, reprit-elle alors en plongeant son regard dans celui de l'homme, vous n'auriez pas tardé à le découvrir sans moi, n'est-ce pas?


   

   



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 10 Sep - 16:20

Une histoire de circonstances

Les épaules alignées contre la roche dure du dolmen, le professeur profita du moment où la jeune femme lui tourna le dos pour glisser sa main sous son pourpoint et se tenir les côtes. Il se força à inspirer doucement alors qu'une brûlure vive lui traversait la cage thoracique à chaque inspiration. Appuyant sa tête contre la pierre derrière-lui, il retira discrètement son bras et le croisa avec l'autre sans trop appuyer sur son torse. Baissant les yeux sur la jeune femme qui commençait à prendre le tour des déductions, il l'écouta en silence d'un bout à l'autre, notant ses commentaires au fur et à mesure qu'ils lui venaient, mais la laissant aller jusqu'au bout de ses réflexions. Il se contenta de la suivre des yeux puis de jeter un coup d’œil aux environs, profitant de sa hauteur naturelle pour vérifier s'il apercevait les dites affaires perdues aux alentours. Rien à première vue, mais il commençait déjà à faire sombre.

— Si vous le dites, répondit-il ensuite à la fausse question de la jeune femme tout en lui adressant un sourire taquin, mais allez savoir combien de jours ça m'aurait prit. Prenant un inspiration sourde, il se détacha de son support et fit quelques pas sur la lande, plissant légèrement les yeux alors qu'il essayait d'estimer à quelle distance pouvait bien se trouver le village. Néanmoins, je ne suis pas d'accord avec vous pour la bête. Il y a des sorts qui permettent de créer des illusions plus vraies que nature et vous n'avez qu'à demander à MacGonagall, elle vous dira qu'on peut sans problèmes cacher un griffon dans une table. S'il s'agissait d'une véritable créature, cela nous aiderait bien car elles sont toujours plus difficiles à cacher. Il y a des bruits, il faut les garder quelque part et puis il y à la nourriture et l'eau qui pourraient nous mettre sur une piste. Mais il y a des sortilèges qui permettent de donner des sortes de consciences à des apparitions au point qu'on ne puisse plus voir la différence entre le faux et l'original. Si c'est uniquement un sort, il faudrait savoir qui ici à encore suffisamment accès à la magie pour le créer. Ou bien chercher des sources de magie puissante comme ce dolmen. Elles abritent parfois des sortilèges vieux de plusieurs siècles et sont toujours des sortes d'aimants à sortilèges.

Le français fit une pose pour retrouver sa salive et fronça les sourcils devant l'obscurité croissante.

— Nous devrions rentrer, proposa-t-il. La nuit arrive et on ne verra plus rien. Avec un peu de chance, Tibérius se souviendra de ce que faisait sa fille avant de mourir. Peut-être que quelqu'un à pu lui donner rendez-vous près du dolmen. Ce qui pourrait aussi expliquer ce qu'elle faisait si loin de tout. Vous n'aurez qu'à lui poser la question pendant que j'essaierai de trouver où ils ont entreposé les corps. J'aurais quelque chose à y vérifier.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 10 Sep - 21:54


   

   

   
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La brune posa son regard sur Ludovic une fois qu'elle eut terminé de parler, esquissant un discret sourire en coin tandis qu'il répondit à sa dernière question, laissant sous-entendre qu'il ne serait probablement pas arrivé à ces mêmes conclusions aussi vite qu'elle. En voilà tiens, une belle manière de se dévaloriser. Vu toutes les surprises que l'homme lui réservait il y avait forcément un détail ou une nouvelle étonnante qui lui permettrait de faire ces trouvailles à une vitesse dépassant les "quelques jours". Mais dans un sens, peut-être qu'elle même avait tendance à se dénigrer ces derniers temps, il fallait dire qu'avec les récents évènements elle avait quelque peu la tête ailleurs, plus vraiment elle-même. Peut-être était-ce passager, insensé très certainement, et franchement elle l'espérait. Cette femme qu'elle voyait à travers le regard des autres... Ce n'était pas tout à fait elle.

Oswin suivit l'homme du regard tandis qu'il se déplaçait sur la lande, lorsque ce dernier commença à énumérer la liste de ses commentaires, sur un ton certes très calme, mais qui resta imprimé dans la pensée de la jeune femme. Peut-être aurait-elle dut se défendre en disant qu'elle se doutait de tout cela, trouver une excuse comme beaucoup le faisaient, mais cela aurait été mentir. Car toutes ces choses, tous ces détails que lui citait le français, elle l'ignorait totalement jusqu'à présent. Cela faisait là partie des choses que de nombreuses personnes considéraient comme évidentes mais qu'elle n'avait eut la chance de connaître, et qu'elle n'apprendrait que trop lentement, vivant avec ceux que l'on nommait sorciers.
Alors, elle se contenta d'un hochement de tête, son sourire s'étant effacé de son visage tandis qu'elle lâchait la brindille d'herbe, redressant la tête et le dos droit dans une froideur étonnante. Ce qui n'empêcha néanmoins pas l'Auror de froncer les sourcils lorsqu'elle comprit où voulait en venir son partenaire de misère, se tournant vers lui l'air déjà plus sérieuse qu'auparavant.

-Pardon? Vous voulez que l'on se sépare?

Les sourcils de Linda se froncèrent un peu plus, avant qu'elle ne fut prise d'un léger rire, son visage se détendant clairement alors qu'elle s'avançait vers l'homme, jusqu'à se trouver à moins d'un pas de lui.

-Vous le pensez sérieusement? demanda-t-elle en observant à son tour la mer avant que son regard ne se fixe à nouveau sur l'enseignant. Dans votre état? Je ne compte même plus vos blessures, et puis, si je ne suis pas là qui gardera un oeil sur vous pour éviter que les choses ne dégénèrent ? Mmmh?

Un léger sourire étira les lèvres de la brune tandis qu'elle se radoucie légèrement, voyant bien que cette idée aussi stupide que téméraire n'aurait pas le moindre avenir si elle était contre, il n'y avait franchement pas à s'en faire.

-Voyons, vous devez vous en douter. Je ne vous laisserai pas vagabonder ici sans la moindre précaution. On ne sait jamais, avec la chance que vous vous trainez, vous pourriez très bien tomber sur ce qui cause ici tant de problèmes...!


   

   



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 11 Sep - 1:35

Une histoire de circonstances

Le mot de la jeune femme avait eut quelque chose de sec et définitif. Bien entendu, c'était le bon mot pour désigner la chose, mais ce n'était pas exactement de cette façon que Ludovic avait vu sa proposition. Il aurait plutôt décrit les choses comme l'une des plus vieilles techniques militaires du monde ; Diviser pour mieux régner. C'était étrange d'ailleurs. Cette phrase elle-même était à double sens lorsqu'on ne la connaissait pas. Car il y avait bien deux façons au moins de diviser des forces pour remporter une victoire. Soit les siennes pour couvrir plusieurs fronts à la fois, soit celles de l'adversaire pour faire s'écrouler ses défenses. L'art de la guerre résidait peut-être dans le talent qu'il y avait à assurer la première en évitant l'autre de son propre côté, mais c'était là quelque chose auquel le français n'entendait rien. Pour lui, il n'y avait ni guerre ni camp, juste des journées à passer. Alors que la femme jeune femme avançait vers lui, le tirant de ses pensées, Ludovic fit un pas en arrière. Mauvaise stratégie, lorsqu'on tente une offensive mieux valait rester solidement campé sur ses positions. C'était là une chose facile à dire, mais qu'il avait encore à beaucoup améliorer.

La femme avait raison sous bien des aspects. Il était blessé, ne tenait debout que par un quelconque miracle de passage et finirait sans doute à deux doigts de l'asphyxie s'il lui prenait envie de se lancer dans un marathon jusqu'à la ville, mais il avait bien prit en compte ce léger détail. Tout comme il avait songé au nombre de dangers qui auraient pu l'attendre dans le noir. La Bête, les gardes, un mélange des deux ou bien tout simplement l'épuisement qui aurait pu le faire repérer dans sa tentative de forcer la serrure de la morgue et, avec sa chance comme elle le disait, l'envoyer tout droit en cellule puis à la potence. Bien sûr qu'il le savait.

— Pourquoi pas ?
répliqua-t-il. A première vue je dirais plutôt que les choses tournent plus mal quand vous êtes là, alors, techniquement, si je m'éloigne j'ai encore toutes mes chances. Quand à mes blessures, je penses qu'elles se porteront mieux si je pouvais trouver une infirmerie le plus tôt possible. J'en connais une pas très loin, elle est juste de l'autre côté d'une reliure. Si nous voulons sortir d'ici il va falloir s'activer, je propose juste de répartir les tâches pour être plus efficace. Vous préféreriez sans doute faire le travail de terrain, bien sûr, mais... Tibérius vous connait un peu plus que moi. Sans oublier que pour lui, vous êtes presque comme une égale. Servante, pécheur... Il vous parlera plus facilement qu'à moi alors autant que je me rende utile ailleurs. Ne vous en faites pas pour moi, j'ai l'habitude des mauvais coups et j'ai l'habitude de faire avec. J'ai bien réussi à survivre jusqu'à maintenant, non ? Je ne vois pas pourquoi ça changerais. Je n'en aurait pas pour longtemps, j'ai juste un détail à vérifier. Vraiment. Ne vous inquiétez pas pour moi.

Il s'éloigna presque aussitôt, prenant la direction de la ville avant de s'arrêter et faire volte-face pour fixer un instant la jeune femme dans les yeux, lui laissant autant le temps de réagir qu'il en prit pour réfléchir. Lorsque l'un et l'autre eurent terminé, Ludovic lâcha un soupir en affichant une grimace à mi-chemin entre la contrariété et cet air qu'aurait pu avoir quelqu'un lorsqu'il cède devant un enfant demandant à ce qu'on adopte un chien.

— Vous ne changerez pas d'avis n'est-ce pas ? fit-il. Je savais que j'aurais mieux fait de ne pas vous prévenir. Mais je vous en prie, je vous promets que je ferais attention et qu'il ne m'arrivera rien. Vous n'aurez même pas le temps de remarquer mon absence. Je sais comment faire pour survivre. Je voudrais juste être seul pour cette fois et on serait plus efficace comme ça.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Dim 13 Sep - 15:36


   

   

   
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Plus Ludovic parlait, argumentant son point de vue comme pour la convaincre que son choix était le bon, plus le sourcil de la surveillante se froncèrent, l'autre se levant légèrement, ou du moins jusqu'à ce que le français n'en vienne au sujet "d'égale". Alors à présent, il se servait d'une étiquette qu'il lui avait lui-même collé sur le dos pour justifier son escapade en solitaire? Une étiquette qui ne voulais rien dire et qui était des plus injustes?
Le visage d'Oswin se rafermit soudain lorsque cette phrase franchit les lèvres du français, et elle croisa instinctivement les bras alors qu'elle redressait la tête, son regard plus dur continuant de fixer son interlocuteur des yeux.
Peut-être était-ce vrai qu'ensemble, ils avaient bien plus de problèmes que chacun de leur côté, mais dans l'état dans lequel le brun était, sans l'aide précieuse d'une Auror à ses côtés, il aurait tôt fait de se faire attraper dans une réelle sombre et on n'aurait plus entendu parler de lui. Cela, il devait bien se l'avouer. Elle voulait aussi bien croire que l'homme était habitué aux coups foireux et à tenter des choses... Que tout homme conscient et avec un minimum de sens des réalités ne tenterait pas. Mais quand bien même l'échêvelé lui aurait donné toutes les bonnes raisons du monde, il était tout simplement impensable qu'elle le laisse partir dans un tel état. Qu'importe.

-Mais oui bien sûr...! maugréa la jeune femme en levant les yeux au ciel, tandis qu'elle emboitait le pas à son compagnon.

Il ne fallut ensuite pas attendre longtemps avant que Ludovic ne se retourne soudainement, la fixant un instant avant de prendre un air clairement contrarié, mais bien plus intéressant aux yeux de la jeune femme, résigné. Un imperceptible rictus hautain s'afficha sur le visage de la brune, qui garda malgré tout la même expression que précédemment. Mais le français ne lâcha pas prise, et reprit sa supplication là où il l'avait laissée, prenant cette fois un tout autre ton dans le but... d'appitoyer Oswin? Rien que l'idée était magnifiquement contradictoire, mais ils savaient parfaitement tous deux qu'ici, rien n'était ce qu'il semblait être.

-Peut-être que oui, effectivement... Mais vous devez savoir que si je reviens sans vous à Poudlard un jour, plusieurs personnes ne me le pardonneraient pas.

A commencer par elle. Il y avait eut trop de morts, un de plus et allez savoir comment elle s'est sortirait.

-Hors de question que vous y alliez sans moi. finit-elle par conclure, plus douce bien que son ton ferme laissait comprendre que sa décision ne changerait pas.


   

   



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 16 Sep - 23:57

Une histoire de circonstances

Ludovic cligna des paupières une deuxième fois. Le paysage ne semblait pas avoir changé, mais lui avait bougé. Il n'en était pas sûr, mais il le savait car la lande et le dolmen qui s'étaient trouvés devant lui quelques secondes plus tôt avaient laissés place à la cuisine presque surchauffée d'une petite cabane de pécheur. Le brun se trouvait dans l'entrée, la porte encore ouverte avec le froid mordant des bourrasques de bord de falaise qui lui martelait le dos. Il tourna la tête, d'un côté puis de l'autre, avant de froncer les sourcils et lever les yeux sur la table et Oswin qui se trouvait déjà à l'intérieur. Il avait dut lui tenir la porte, peut-être même lui dire un mot. En tous cas, il était presque sûr que quelqu'un venait de lui parler, mais entre le moment où la surveillante avait sous-entendu qu'il manquerait à plusieurs personnes, lui faisant hausser des sourcils stupéfiés et celui où il avait cligné des paupières ; Il n'y avait rien.

Lâchant la poignée, se rendant soudain compte qu'il la tenait, le français regarda un instant la porte avant d'avancer de quelques pas dans la pièce, les yeux fixés sur le bout de paysage nocturne dans le rectangle de l'entrée derrière lui. Il tendit le bras pour attraper le bord de la table et ne regarda où il mettait les pieds qu'une fois que ses doigts eurent heurté le bois. Haussant un sourcil soucieux alors que ses méninges s'activaient pour combler le vide dans son esprit, il vit Tibérius le frôler de prêt pour aller fermer derrière lui d'un air furieux. L'ébouriffé se laissa lentement tomber sur un siège près de la table, se frottant distraitement la nuque. Il lui semblait avoir vu une maison en chemin, avoir parlé et même peut-être tenté de crocheter une serrure, mais il aurait été bien incapable de dire si toutes ces choses étaient réellement arrivées ou s'il ne s'agissait de que de souvenirs pris au hasard pour donner un peu de cohérence à son trou noir. C'était une sensation curieuse qu'il ne connaissait que trop bien hélas. Comme chercher encore et encore à mettre le doigt sur un mot ou une idée qui vous échappe. Mais ce qu'il ne comprenait pas surtout, c'était ce qui avait bien pu provoquer cette situation. Il n'avait pas eut l'impression d'être différent de d'habitude et il avait bien réussi à ouvrir la porte seul. S'il avait eut une sorte d'absence, Oswin l'aurait sans doute remarqué et ne l'aurait pas laissé à la traine. Du moins c'était ce qu'il supposait, à défaut de pouvoir faire mieux.

— Hum ? marmonna-t-il, reprenant soudain un peu conscience du monde réel.

Il lui semblait avoir entendu son nom, le vrai, et au ton ce ne devait pas être la première fois qu'on l'appelait. Ludovic haussa un peu plus les sourcils et prit une inspiration pour chasser son air soucieux avant de tourner la tête vers la brune le plus naturellement du monde.

— Excusez-moi. Vous disiez quelque chose ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 17 Sep - 22:20


   

   

   
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Finalement, ils y étaient allé, malgré les grognements et protestations de l'enseignant, Oswin le suivit comme elle l'avait prédit. Mais finalement ils n'eurent pour une fois que peu de problèmes sur le chemin et de l'aller et du retour. Une fois sur place, à cette morgue que l'homme désirait tant visiter, ils ne furent pas tant surpris que cela de trouver un garde à l'entrée, campant droitement devant la porte, empêchant toute personne de passer... Ou du moins, la surveillante ne fut pas surprise, pour ce qui était de son partenaire, elle n'en n'avait pas la moindre idée. Ce dernier s'était d'ailleurs senti obligé de faire son petit numéro et de négocier avec le dit garde, sous le regard amusé de la surveillante qui n'intervint pas. Mais comme elle s'y attendait, cela n'aboutit à rien et s'en suivit alors une sorte de chasse au trésors à la recherche d'un nouveau passage pour rentrer dans la morgue si désirée, en vain.
Ils finirent donc par rentrer, discutant plus ou moins même si le silence et la nuit tombant tout juste accompagnait leur chemin, ils ne tardèrent pas à arriver au petit hameau.

Ludovic tint la porte à la jeune femme qui le remercia machinalement d'un imperceptible sourire en coin, avant de pénétrer dans la demeure. Déjà, Tiberius y était, allant et venant dans la pièce avec hâte tantôt jetant un oeil à la soupe qui bouillait, puis dehors avant d'enfin remarquer la présence de ses deux réfugiés. Son regard se posa un instant sur eux, et son visage sembla alors voilé de fatigue tandis qu'il lâcha quelques mots:

-Ah, vous voilà... J'ai crains que vous ne vous fassiez rattraper par la nuit.

Il lâcha un soupir quelque peu soulagé, avant de jeter un coup d'œil à l'extérieur et de terminer :

-Je dois vous laisser seuls ce soir, la pêche n'a pas été bonne et certains filets ont été emporté, alors je dois tenter de... Enfin qu'importe. Vous aurez donc tout le loisir ce soir de vous... De vous occuper.

Le vieux pêcheur esquissa un léger sourire avant de se retourner, prenant sses affaires pour se préparer à s'en aller tandis que derrière lui, il avait laissé une Oswin à la fois surprise et perplexe de cette idée absurde mais pourtant... Peut-être que cela aurait pût être une bonne expérience.
Sa poitrine fut secouée d'un léger pouffement lorsque cette idée traversa son esprit, et ce, même si son visage toujours teinté de cette même sorte de neutralité un peu triste. Mais au moins, ce fut bien une lueur qui brilla à ce moment au fond de son regard, même si elle disparut bien vite. La brune se dirigea alors vers la table lu étaient déjà posées les assiettes empilées au centre avec les cuillères, et instinctivement, elle mit le tout en place avant de s'assoir, jouant machinalement avec sa cuillère, s'ennuyant visiblement à moins qu'elle ne fut plongée dans ses pensées. Ludovic sembla alors enfin lâcher la porte, et s'assoir non loin d'elle tandis que Tiberius s'en allait après une rapide salutation, laissant les deux Sorciers seuls chez lui. Puis, machinalement, sans vraiment s'en rendre compte et sans même lever le regard vers lui, la surveillante prit la parole, commentant alors leurs précédentes expériences :

-Vous savez, tout cela commence à faire bien trop de coïncidences à mon goût. La... Bague, les meurtres, la magie alors que nous ne sommes même pas... Chez nous. De plus, le garde devant la porte de la morgue... Pourquoi un garde surveillerait un tel établissement? En quoi toutes ces affaires concernent le "roi" ou "dirigeant" de cet endroit? Bon, après tout ils peuvent très certainement avoir simplement des lois telles que cela, ou des habitudes, nous ne sommes plus chez nous mais...

Oswin ne pût terminer sa phrase, lâchant un soupir avant de laisser tomber sa cuillère contre le bois, s'affalant sur sa chaise en faisant mollement pendre sa tête en arrière, lui decrispant ainsi l'épaule dans une agréable douleur sourde.

-J'ai un mauvais pressentiment.

L'Auror prit une profonde inspiration, se frottant les yeux comme pour se détendre, mais malgré cela, ce simple geste n'aida pas énormément, sans compter que Ludovic comme se réveillant enfin après ces longues minutes, se décida enfin à lui adresser la parole, ne l'ayant apparemment pas vraiment écouté -ce qui lui valut d'ailleurs un regard noir de la jeune femme, à la fois désespéré et n'ayant pas la force de luter-.

-Oh, c'est sans importance. répondit la brune en se penchant cette fois contre la table, mettant les coudes sur cette dernière afin de mieux pouvoir caresser les courbes du bois du bout des doigts. Longue journée, et tout cela sent mauvais... Qui sait si nous reviendrons? Enfin qu'importe, s'attarder sur cela ne sera pas très utile...

Oswin fit une courte pause, soupirant à nouveau en levant le regard sur la petite fenêtre qui lui faisait face. La mer, bien que lointaine, s'entendait presque de l'intérieur de la petite bicoque, et la fraîcheur de la nuit conjuguée a celle de l'air marin la mettait dans un état de calme étrange, comme si elle ne... réalisait pas la gravité de la situation. Comment un tel calme pouvait cacher ... Un tel cauchemar?

-Alors? Qu'en pensez vous?


   

   



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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 17 Sep - 23:49

Une histoire de circonstances

La surveillante continua à parler sous les yeux totalement déboussolés du français. Visiblement elle ne l'avait pas appelé, c'était déjà ça, mais au regard noir qu'elle lui lança, Ludovic n'eut pas beaucoup de mal à comprendre qu'il aurait mieux fait d'écouter. Comme toujours d'ailleurs, n'était-ce pas une des règles de base ? Mais, cette fois plus que jamais, il aurait sans doute mieux fait d'être attentif. Son égarement s'en alla une minute, dans un froncement de sourcil assuré, alors que la jeune femme se demandait s'ils arriveraient à sortir de ce piège. Cela lui semblait évident, il n'y avait aucune raison qu'ils ne trouvent pas et même s'il ne devait exister aucune sortie il trouverait bien le moyen d'en inventer une. Après tout, ce n'était qu'un livre. Pourtant, cette certitude sembla comme s'envoler lorsque la jeune femme eut la charmante et terrible idée de lui demander son point de vue, lui faisant hausser les sourcils avant de chercher des yeux une échappatoire à la question.

— Euh, je... fit-il après quelques instant de mutisme la bouche ouverte. Je crois que vous avez raison ? hasarda-t-il en regrettant aussitôt ses mots.

Il n'y avait pas pire comme situation, dire amen à une chose sans savoir de quoi il s'agissait. Beaucoup étaient mort pour moins que ça. Lui-même d'ailleurs, avait déjà dut frôler quelques situations dramatiques à cause d'un "oui" lâché trop vite. Et une claque ou deux... Oui, cela il s'en souvenait bien.

— Mais, reprit-il d'un ton plus assuré en fixant intensément les nœuds dans le bois de la table pour ne pas perdre le fil de son idée. Je penses, non, je suis certain que nous allons trouver un moyen de sortir. Peut-être même que l'on pourrait le faire dès demain. Il suffit peut-être de retrouver le livre qui nous a emmené ici. Nous sommes bien arrivés dans une bibliothèque non ? Donc on devrait pouvoir trouver le livre dans lequel nous sommes et, avec un peu de chance, il suffira de comprendre comment il fonctionne pour pouvoir repartir et même si ça devait ne pas marcher, nous pourrions au moins l'avoir pour connaitre la suite de l'histoire. Ce serait tricher vous allez me dire, mais je ne trouve pas que ça ait grande importance dans ce genre de cas.

Machinalement, il attrapa le bol déposé à son intention et en fixa le fond. Il aurait fallut le remplir, encore avec de la soupe de poisson. Lâchant le récipient avec un soupir, le français croisa les bras sur la table et ferma les paupières pour vérifier l'état de ses migraines.

— Désolé, fit-il en se frottant les yeux, je suis un peu fatigué, je vais monter me coucher.

Sans laisser à la jeune femme une occasion de protester, il se redressa et fit le tour de la table, ne s'arrêtant qu'une seconde pour souhaiter un bon appétit à sa collègue. Il récupéra la corde suspendue au plafond et fit descendre l'escalier dans un grincement sourd. Grimpant les marches quatre à quatre avant qu'elles soient tout à fait à leur place. Elles remontèrent à sa suite, plongeant le bref couloir sous les combles dans une profonde obscurité tout juste troublée par les lumières du feu qui perçaient entre les lattes du plancher. Avançant jusqu'à la porte, Ludovic se cala contre le mur pour s'accorder un instant. Il y avait mille raisons pour lesquelles ils n'auraient pas pu sortir. Il n'y avait pas besoin d'être un génie pour le savoir. Ils pouvaient mourir, tout simplement, ou manquer un détail, une de ces petites choses cruciales sans lesquelles la magie ne ferait pas effet. Ils pouvaient tomber dans un trou, être attaqués par la bête ou encore avoir cessé d'être eux à la seconde où ils étaient apparus dans l'histoire. Ils pouvaient n'être que des personnages, piégés à jamais maintenant qu'ils étaient entrés et peut-être qu'en la lisant le lendemain, ils apprendraient que l'histoire se conclurait sur leur mort.

L'ébouriffé vida à fond l'air de ses poumons avant de les remplir de même et ouvrit la porte pour entrer dans la chambre. Il eut une légère hésitation alors que l'obscurité déformait la pièce, mais reconnu bien vite leurs affaires abandonnées qui lui confirmèrent qu'il ne s’était pas trompé. Avançant jusqu'à la commode dans le coin, le brun chercha de quoi s'éclairer. Il trouva une petite bougie à moitié entamée et un briquet curieux dont il n'arriva pas à comprendre le fonctionnement. Laissant tomber l'affaire, il partit récupérer sa baguette abandonnée sur le lit et dut s'y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à lancer un lumos. La pâle et douce lueur bleue qui irradia du bout de bois découpa des ombres fantomatiques autour de lui. Hélas, il eut tout juste le temps de récupérer les vêtements trop grands de Tibérius que la lueur se mit à clignoter, se coupant sans qu'il ne puisse rien y faire.

Laissant là la magie, Ludovic se changea dans le noir et ne tarda pas à s'allonger sur le lit, tout contre le mur, les yeux rivés sur la forme indistincte du plafond.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 19 Sep - 1:45


 

 

 
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L'idiotie de la première et spontanée réponse du français -peut-être un peu trop spontanée d'ailleurs- n'eut d'égal que le soupir que lâcha Oswin moins d'une seconde plus tard, son visage se couvrant de désespoir et d'abandon face à cette réaction trop instinctive et irréfléchie à son goût. Sa tête se laissa retomber en avant, ses longues mèches brunes caressant à peine le bois de la table tandis qu'elle se massait lentement le bas de la nuque, tentant à sa manière de se détendre quelque peu. Heureusement pour elle, l'enseignant finit assez rapidement par reprendre la parole, d'un ton beaucoup plus affirmé qui fit lever la tête à la jeune femme. Elle l'écouta attentivement, silencieusement, le visage aussi neutre que précédemment bien que quelque chose semblait différent, comme une petite lueur, discrète, ou même invisible, mais bien présente car l'ambiance lourde s'était allégée et ce de manière clairement perceptible. Lorsque l'homme eut terminé sa petite explication, la brune se redressa totalement, croisant les bras sous sa poitrine comme par gêne, réfléchissant à ces paroles un sourire crispé aux lèvres, pas même joyeux.
Et une nouvelle fois, la même question lui revint à l'esprit, partagée entre le réalisme et le désir de croire aux dires de son collègue : comment diable allait se finir cette histoire?

La dernière phrase de Ludovic avant qu'il ne monte à l'étage tira la jeune brune de ses pensées, et celle-ci fronça les sourcils en lâchant un bref "A tout de suite." tout en suivant l'autre du regard. Ce ne fut qu'une fois que la trappe fut refermée sur la forme longiligne que l'Auror ne se décida à faire quelque chose, se levant lentement son bol à la main afin de se servir de la soupe du vieux pêcheur. Les bouts de poissons tombèrent mollement dans son assiette légèrement incurvée, éclaboussant de gras les alentours face à une Oswin qui grognait déjà face au probable mal qu'elle aurait à enlever les deux minuscules tâches sur sa poitrine. Fixant les bouts de viande grisâtre dépasser du liquide sombre, elle revint machinalement vers la table où elle s'assit avant de prendre sa cuillère et de lentement porter le bouillon à ses lèvres. Immédiatement, le goût salé du potage envahit la bouche de la jeune femme, lui arrachant une discrète grimace bien qu'elle ne s'y attarda pas, portant finalement assez rapidement bien que sans grand enthousiasme une nouvelle cuillère à sa bouche.
Le regard dans le vide, les pensées vagabondant lentement sans même qu'elle ne s'en rende compte, Oswin resta ainsi quelques minutes avant d'abandonner son repas, laissant la cuillère sur le bord tandis qu'elle ne pouvait plus avaler quoi que ce soit. La brune lâcha alors un rapide soupir, se levant une nouvelle fois pour cette fois déposer les couverts dans ce qui pouvait le plus s'apparenter à  un évier. Une nouvelle fois, son regard passa sur la fenêtre, ainsi que sur la nature qui, dehors, grondait passivement, d'une voix qui n'existait sans doute même pas.
Soupir, puis, après s'être saisit de la lampe à huile qui brillait agréablement, illuminant le rez-de-chaussée de sa douche lumière chaude, la surveillante tira la trappe menant à l'étage supérieur dans le but de rejoindre la chambre qui lui avait été attribuée la veille.

Et à vrai dire, lorsqu'en poussant la porte qui menait à la dite chambre, elle fut quelque peu surprise de trouver une pièce totalement dans le noir où l'on pouvait à peine distinguer là où l'on marchait. Instinctivement, sa première pensée fut que Ludovic lui avait menti, une nouvelle fois, préférant s'en aller que de se coucher gentil homme qu'il était, mais en passant la lampe dans la petite salle, elle ne mit pas longtemps avant de voir les contours de son collègue se dessiner au fond du lit, lui arrachant par ailleurs un discret sourire en coin :

-Et bien Descremps, vous êtes bien seul ainsi dans le noir? le taquina la jeune femme, s'avançant dans la chambre en déposant la lampe sur la table, près du livre.

Comme par habitude, le regard de l'Auror parcourut l'endroit, de long en large, vérifiant que rien ne différait de lorsqu'ils étaient partis le matin même. Si quelqu'un était venu, il aurait été plus pratique de savoir qui, mais malgré ses compétences, ce ne fut pas pour cela qu'elle remarqua l'absence d'un détail... Quelque peu dérangeant.
C'est donc pour cela que la brune s'approcha du lit, s'asseyant au bord, dos à son partenaire de misère, chassant ses cheveux sur les côtés pour laisser son dos libre de toutes mèches rebelles :

-Pourriez-vous m'aider à défaire le lacet?

Il se passa ensuite un instant de silence durant lequel la brune se plongea dans ses pensées, le regard fixant le vide à quelques centimètres d'elle, elle ne tarda cependant pas à reprendre la parole, brisant le silence de quelques mots :

- Vous semblez bien préoccupé. Que nous vaut cette pensivité?


 

 



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Dernière édition par Linda Oswin le Sam 19 Sep - 14:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 19 Sep - 14:23

Une histoire de circonstances

Ludovic tourna la tête au petit grincement que fit la porte sur ses gonds. Un flot de lumière douce filtra dans la pièce, dessinant d'abord une fine ligne tordue sur le sol puis un rectangle difforme avant que la jeune femme ne passe le seuil, une petite lampe à huile dans une main. A sa réplique, le brun lui adressa un fin sourire las et leva de nouveau les yeux au plafond, s'assurant du bout des doigts que le mur était toujours là.

— Je ne suis plus si seul maintenant que vous êtes là, répondit-il du tac au tac sur le même ton. Et j'ai de la chance, votre présence suffit à illuminer la pièce, ajouta-t-il en tournant de nouveau les yeux vers la brune.

Il la suivit du regard alors qu'elle déposait la petite lanterne sur la table et, une fois encore, tourna la tête, en cherchant une position un peu plus confortable sur son oreiller, pour fixer le couvercle de la pièce. Maintenant que la lumière était, le bois se découpait bien nettement à la verticale, décoré d'une telle nuance qu'il aurait presque pu sembler sur le point de prendre feu, mais une légère pression au coin du lit détourna une nouvelle fois l'ébouriffé de ses contemplations et il se tordit le cou pour apercevoir l'étrange oiseau qui venait de se poser au coin du matelas. Comme pour ne pas risquer de le faire s'envoler, le brun fit en sorte de respirer le moins possible, parfaitement immobile, jusqu'à ce qu'Oswin lui demande un peu d'aide, le faisant presque aussitôt se redresser et glisser, à demi-assis, sur les couvertures jusqu'à ce qu'il se trouve en face du dos de la jeune femme.

— Comment avez-vous fait pour la mettre ce matin ? demanda-t-il avec un froncement de sourcil, alors qu'il venait de jeter un coup d’œil au nœud qui fermait la robe.

Il démêla les brins d'un geste expert et entreprit de desserrer les pans de tissu aussi loin qu'il le pu, ralentissant au fur et à mesure que la peau douce de la femme se découvrait. Il avait terminé depuis une brève poignée de secondes lorsque la surveillante reprit la parole, lui faisant soudain, mais en douceur, glisser les doigts entre l’omoplate de l'Auror et l'un des bords de sa robe pour lui dégager à demi une épaule.

— Si je dis que je pensais à vous, j'aurais le droit à un sourire ou un froncement de sourcil ? répliqua-t-il à mi-voix.

Il s'assit sur le rebords, à côté de la jeune femme, prenant appuis sur le matelas pour se relever et se diriger droit vers la table, la lampe et le livre.

— Je me demande quelle taille fait cette bête, lança-t-il alors qu'il récupérait l'ouvrage pour le mettre en face d'une chaise.

Il s'assit et ouvrit la couverture sans beaucoup de soin, commençant à feuilleter les pages une à une, ne s'arrêtant entre chaque que le temps de jeter un regard aux créatures peintes à l'aquarelle.

— Il y a une bonne distance entre le dolmen et la ville, si nous pouvions trouver l'heure à laquelle la fille est morte, on pourrait avoir une petite idée d'où la bête aurait pu venir... Enfin... il fit une pause, laissant le livre tranquille alors qu'il réfléchissait. Il faudrait savoir comment la bête s'est rendue sur le lieu du crime. Soit elle est trop petite pour être repérée de nuit et à pu rester cachée sur place ou passer pour un chien ou je ne sais quoi. Dans ce cas il aurait fallut qu'elle traverse la lande de son point de départ jusqu'au dolmen, sans se faire voir. A grande vitesse peut-être. marmonna Ludovic en reprenant ses recherches. Soit elle n'est apparue qu'au moment du meurtre. Par magie ou par un passage quelconque. J'avais pensé au dolmen en lui-même qui aurait pu servir de portail, c'est une des légendes qui courent dans les campagnes anglaises, mais si les choses sont différentes ici il pourrait tout aussi bien s'agir d'une trappe dissimulée. Les sourcils froncés, le brun corna le coin d'une page tout en poursuivant son raisonnement. Si la bête est petite, elle sera facile à transporter pour être dissimulée jusqu'à ce qu'elle attaque, elle sera aussi plus facile à entretenir au quotidien. N'importe qui pourrait la garder dans une cave ou une cour. Si la bête est grande en revanche, il faudra beaucoup d'organisation pour la cacher, beaucoup de nourriture si elle ne mange pas les corps. D'ailleurs, pourquoi laisser les corps sur place ? Une bête seule aurait plutôt tendance à tuer et mettre sa proie à l'abri pour la dévorer plus tard, mais s'il y a une morgue c'est qu'il y a des cadavres. Alors pourquoi les abandonner sur place ? C'est quelque chose de curieux vous ne trouvez pas ? fit-il soudain en se tournant vers la surveillante.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Dim 20 Sep - 0:07


 

 

 
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La répartie de l'enseignant arracha, il fallait l'avouer, un sourire en coin à la fois amusé et reflétant la fierté de la jeune femme à se refuser de montrer que cette réplique idiote l'avait déridée, mais aussi un léger levé de sourcils du style à demander silencieusement s'il se trouvait si drôle que cela. Mais elle devait se le dire, c'était joliment trouvé, et même si elle n'avait pas l'habitude de ce genre de répliques venant de l'ébouriffé, la brune mit cela sur le compte de la fatigue. La veille, cela avait été le même spectacle, une sorte de... Détachement qui faisait comme si elle n'était plus Oswin, la surveillante de Poudlard qui se plaisait à pointer une arme sur son défouloir favoris, mais juste... La femme qu'elle était, avec ses problèmes et ses hormones en éveil.
Est-ce que l'on pouvait parler de sincérité? Allez savoir, elle ne lisait pas non plus dans les pensées...!

Lorsque cette dernière idée traversa son esprit, la jeune femme sembla se refroidir quelque peu, comme si elle descendait lentement de son petit nuage, se rapellant cruellement que ce n'était pas des réactions en fonction d'elle, mais plutôt en fonction de l'heure tardive. Une longue journée, encore une fois, et vu tous les malheurs du français, ce n'était pas surprenant qu'il soit aussi fatigué malgré son tempérament intempestif. Mais après tout, ce n'était pas si important, pas si grave. Ce n'étaient pas des réactions qui lui étaient réservées, oui, et alors? Tant pis, comme on disait...
L'Auror s'était donc ensuite dirigée vers le lit après avoir posé la lampe sur la petite table de la chambre, s'asseyant au bord du matelas avant de demander quelque aide au professeur de sortilèges. Celui-ci ne tarda d'ailleurs pas à réagir, lui demandant tout naturellement comment elle avait fait pour l'enfiler le matin même, ce qui fit lever les yeux au ciel de Linda, un imperceptible sourire aux lèvres. Depuis quand n'avait-il pas vécu avec une femme...? Des mois? Des années? Auquel cas, il aurait dut savoir qu'une femme pouvait faire de nombreuses choses le matin même, mais que le soir... Toutes excuses étaient bonnes pour attirer un peu d'attention.
Mais elle ne lui en tint pas rigueur, et tout comme Ludovic le déduit quelques instants plus tard, lorsque ce dernier lui "avoua" penser à elle avant qu'elle n'arrive, la brune lui lança un regard en coin, les sourcils froncés alors qu'un rictus à mi-chemin entre l'incompréhension et l'incrédulité, bien que dans son regard, une légère lueur semblait avoir refait surface.
Peut-être était-ce le ton qu'il utilisa, ou bien son regard, ou encore ses gestes presque trop doux qui frolaient sa peau, les paroles et les mots qu'il venait d'utiliser, mais quelque chose dans tout cela semblait tout de même trop... Étrange. Ce n'était pas particulièrement dérangeant à vrai dire, mais l'attitude de son partenaire de misère laissait tout de même la surveillante clairement perplexe.

Lorsque l'homme se leva, Oswin leva presque sans remarquer sa main vers son épaule tout juste dénudée par ce dernier, passant sa paume sur sa propre peau quelques secondes, les yeux dans le vague, avant de se saisir du pan de tissus et de se diriger derrière le paravent d'un pas lent tandis que le brun reprenait la parole, donnant cette fois son avis sur la "bête" qu'ils devaient apparemment... Apparemment quoi? Traquer? Attraper? Ils ne savaient même pas que faire de tout leur savoir, ils se contentaient tous deux de continuer à avancer en espérant récolter un jour suffisamment d'informations pour y voir clair. Cette dernière pensée arracha un soupir muet à la jeune femme avant qu'elle ne commence à se dévêtir, faisant lentement glisser le tissus rouge sur sa peau bronzée par le soleil. Impressionnant d'ailleurs, car malgré son travail désormais enfermé en intérieur, sans cesse dans des couloirs interminables ou sous une tonne de papiers, elle réussissait malgré tout à garder un bronzage qu'un nombre inattendu de femmes lui enviaient, alors qu'elle, pourtant, s'en fichait depuis belle lurette.

D'une oreille distraite, Linda écouta l'homme déblatérer de l'autre côté de la pièce, prêtant tout de même une attention suffisante pour que son esprit fatigué réussisse à tenir la route, notant sans même s'en rendre compte la plupart des informations que lui donnait l'enseignant.

-Peut-être que ce n'est pas totalement une bête. tenta l'Auror sans prêter grande attention à ses propres paroles, continuant d'enlever lentement les jupons de sous sa robe. Je veux dire... Peut-être qu'elle tue, mais lorsque l'acte est fait, elle est prise de sortes de remords ou de peur et s'enfuit. Dans ce cas là, l'appel du sang est plus fort qu'une possible conscience, et il sera plus compliqué de trouver une telle chose. Et encore plus de la punir si elle regrette ses actes.

Enfin, à partir d'ici, ce n'était qu'une question de point de vue. Les actes, les raisons... Tiens, n'était-ce pas là le discours que lui tenait régulièrement l'enseignant?

-Autrement, c'est que l'on l'en empêche. D'une quelconque manière, volontaire ou non, quelque chose l'empêche d'aller plus loin. Mais pour contenir une créature pareille, il faut de sacrés moyens.

Après, peut-être était-elle vieux jeu, après tout elle n'avait pas tant de connaissances sur la magie que son collègue, mais aux yeux de la brune, la créature qu'ils recherchaient devait tout de même avoir une taille conséquente, et il y avait donc peu de chances que cela soit "petit", comme l'eut supposé Ludovic un peu plus tôt.
Mais l'Auror dut bien vite se détourner de la conversation, car sa robe étant enfin tombée au sol avec tous les... inconvénients qui s'en suivaient, quelque chose manquait derrière ce paravent. Sans même savoir quoi, la brune fronça les sourcils, sa main se plaçant instinctivement là où pendait habituellement le pendentif contenant la dernière photo de sa famille, au creux de ses seins, mais qui, depuis peu, ne s'y trouvait plus.

-Descremps... commença alors la brune, sur un ton beaucoup plus réveillé, regardant toujours autour d'elle qu'aucune robe ne s'y trouvait. N'auriez-vous pas en vue ma... Disons ma "robe de chambre"?

Après une courte hésitation, la brune releva la tête avant de sortir de derrière le paravent, se tournant face à Ludovic, plongeant son regard noisette dans le sien, uniquement vêtue de ses sous-vêtements mais gardant pourtant, même en cette tenue certes indécente, toute son assurance et ne perdant rien de son attitude habituelle. Attitude d'ailleurs tout juste retrouvée pour compenser le manque de tissus, se couvrant de sa fierté à défaut de tissus.

-Je crains autrement que nous aurons un petit imprévu.


 

 



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 21 Sep - 0:00

Une histoire de circonstances

De l'autre côté du paravent, il ne fallut pas longtemps pour que la surveillante poursuive le flot des réflexions du français, ajoutant sa vision personnelle que l'ébouriffé écouta d'une oreille plus ou moins attentive alors que son esprit était tourné tout entier sur les images dans le livre. Éliminant de la liste les créatures ailées, à bec, écailleuses et toutes celles qui ne correspondaient pas à l'image qu'il avait vu sur la bague. Laquelle image lui semblait de plus en plus flou et confuse à mesure que les animaux fantastiques se succédaient sous ses yeux. Si, dans les cent premières pages, seules trois ou quatre étaient cornées, il commençait à en ajouter de plus en plus à mesure qu'il approchait du dos de couverture.

— Une bête avec des remords ? marmonna le brun peu convaincu. Je crois que c'est contraire à la définition. Un homme transformé en bête par contre ça pourrait coller. Peut-être que nous sommes dans une histoire de loup-garous ou n'importe quel autre idiotie du même genre... mais je ne crois pas, conclut-il en secouant la tête et cornant une nouvelle page. Je ne crois pas me souvenir que l'histoire était aussi compliquée que ça. Il scruta avec attention le dessin sombre d'une sorte de manticore, se demandant si la silhouette sur le seau avait des sabots fendus ou non. Je serais plus pour votre deuxième version. Si c'est une bête, quelqu'un la dirige et s'il y a un humain derrière tout cela on devrait pouvoir trouver une logique dans le choix des victimes. Ne serais-ce que d'un point de vue géographique. Il faudrait interroger d'autres personnes pour savoir où les autres corps ont été retrouvés. Je ne crois pas qu'ils soient tous morts du côté du dolmen, l'auteur était du genre à aimer décrire les landes désertes donc il a dut couvrir plus de terrain avec ses scènes de crime, même si c'est juste une supposition. Ludovic fit une brève pause avant de reprendre son souffle pour continuer, interrompu soudain par la voix d'Oswin qui lui posait une bien surprenante question qui lui fit hausser un sourcil et lever la tête en direction du paravent. Il se laissa quelques secondes pour analyser la demande et jeta un coup d'oeil perplexe au tas de vêtements qu'il avait laissé en vrac au pied du lit puis au plancher autour de lui.

— Euh, non... je ne crois pas,
répondit-il enfin alors qu'un mouvement attirait son regard vers l'autre bout de la pièce.

Lentement, avec un port de tête digne d'une tragédienne grecque, Oswin apparut de derrière le paravent dans une tenue on ne pouvait plus légère tandis que Ludovic haussait un peu plus les sourcils. Il resta ainsi le temps de rater un battement de cœur avant que son sourire ne s'étire jusqu'à ses oreilles. Sentant aussitôt qu'il devait avoir l'air parfaitement idiot, il détourna la tête pour étouffer un rire nerveux et parvint à articuler de brèves excuses à l'intention de la surveillante.

— Woa, lâcha-t-il, bien incapable de dire autre chose. Désolé, s'empressa-t-il d'ajouter en se frottant les yeux pour essayer de retrouver un peu de sérieux.

Peine perdue, un tenace petit sourire resta accroché à ses lèvres alors qu'il abandonnait son livre pour se tourner tout entier vers la jeune femme. Il eut beau essayer de ravaler son air enjoué, ses sourcils prenaient le relais, se dressant de façon bien trop amusée pour être honnête.

— Personnellement, articula-t-il soigneusement sur un ton taquin, je ne trouve pas que ce soit un imprévu si désagréable à regarder, mais oui, c'est sûr, ajouta-t-il en se levant pour s'appuyer contre la table histoire d'être debout sans que son pantalon ne décide de tomber jusqu'à ses chevilles. Vous allez sans doute prendre froid.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 22 Sep - 1:32


 

 

 
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Ludovic avait continué ses théories sur la bete, répondant à celles lancées quelques instants auparavant par la surveillante qui elle, tentait envers et contre tout de retrouver une robe inexistante. Alors en soit, dormir à moitié nue ne la dérangeait pas. Bon, cela allait à l'encontre des bonnes manières, et il fallait avoir qu'elle préférait avoir quelques... Beaux tissus sur le dos avant d'aller se coucher, d'autant plus lorsqu'elle devait dormir dans un siège dont elle ignorait la provenance. Mais se présenter ainsi sans réel but, ni de séduction, ni de passage à l'acte, était alors une tâche beaucoup moins attirante. Néanmoins, ce fut tout de même uniquement vêtue de ses sous-vêtements et de la bague que lui avait offert quelques heures plus tôt le français qu'elle se présenta devant le français, la tête haute, les épaules droites, un imperceptible sourire fier aux lèvres tout simplement dans le but de reprendre de la contenance, la seule encore capable de lui assurer un minimum de crédibilité. Oh bien sûr, elle aurait pût remettre la même robe qu'elle venait d'enlever à l'instant, mais elle avait une excuse pour se pavaner un peu, alors pourquoi ne pas en profiter? Et puis, allez savoir pourquoi, mais cette dernière idée semblait bien moins attirante à la jeune femme que celle de faire face à une nouvelle situation abracadabrante en compagnie de l'enseignant.

Oswin se présenta donc ainsi, dans la tenue la plus simple et la plus osée qu'avait dut voir l'homme depuis des lustres -du moins elle le pensait-, et il fallut avouer que la réaction pour les moins... Inattendues de son collègue ne la laissèrent pas de glace. En effet, dés que les fossettes de l'homme se creusèrent dangereusement tandis qu'il esquissait le plus long sourire qu'elle n'eût jamais vu, la brune fronca légèrement les sourcils, esquissant une franche grimace à la fois vexée, amusée et bonne enfant lorsque l'autre explosa de rire. Oui, tout bonnement.
Il détourna la tête, avant de lâcher un rire qui résonna dans la petite bicoque, ce qui lui valut d'ailleurs bien vite une assez brutale mais pas  méchantes tape derrière la tête de la part de l'Auror qui s'était approchée à grands pas, réussissant à prononcer quelques Mots qui devaient sans doute être quelques excuses à son égard, bien que son large sourire laissait deviner que pour cela, il était loin d'être désolé. Et comme si cela ne suffisait pas, l'enseignant jugea alors bon d'y aller de son petit commentaire, prenant un malin plaisir à faire remarquer à Oswin que de son côté, cela ne le dérangeait pas le moins du monde,  ce qui arracha presque à la jeune femme une exclamation muette de surprise, avant qu'elle ne referme vivement la bouche en une moue presque vexée bien que clairement amusée.

-Parlez parlez tant que vous le pouvez, vil flatteur...! lança alors la brune en croisant les bras sous sa poitrine, un drôle de sourire aux lèvres, s'appuyant sur le lit un instant.

Puis, elle eut la bonne idée de jouer... À un jeu, et elle se releva afin de mieux s'approcher de lui. Après tout, ne venait-il pas de dire que cela ne le gênait pas?
Une fois arrivée à son hauteur, elle était si proche qu'elle aurait presque pût sentir la chaleur de la peau du brun sur la sienne, dénudée, et comme prédisant une possible fuite, l'Auror se pencha légèrement en avant, encadrant son interlocuteur de ses mains fermement posées sur le table.
- Au lieu de fanfaronner, que diriez-vous de trouver une solution a tout cela avant que l'un de nous deux ne finisse à l'hopital? Ou plutôt, a ce qui s'y apparenté par ici... finit-elle donc sur un ton beaucoup plus... Bas, tandis qu'elle plongeait ses iris noisettes dans ceux de son interlocuteur, un fin sourire aux lèvres.

Non, parce que vu l'époque, s'il leur arrivait quoi quelque chose il serait difficile de faire quoi que ce soit. Et comme il arrivait toujours quelque chose lorsqu'ils étaient dans les parages... Mieux valait tenter que ce ne soit pas avec une Oswin à moitié nue sur les bras.


 

 



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Dernière édition par Linda Oswin le Mar 22 Sep - 8:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 22 Sep - 3:11

Une histoire de circonstances

La claque eut beau lui secouer les neurones au point que ses oreilles bourdonnent quelques secondes, le sourire du français ne s'en alla pas. Il ne fit même que s'accentuer lorsqu'il vit le visage estomaqué de la jeune femme après son dernier "compliment". Ludovic parvint malgré tout à se retenir d'éclater de rire à gorge déployée, mais il dut bien se passer une main sur le visage pour essuyer les larmes qui commençaient à lui monter aux yeux. Il fallait dire que passer d'une surveillantes en corsets et talons hauts à la même pratiquement dévêtue avait quelque chose que son cerveau ne trouvait pas crédible. Le premier choc passé, Ludovic perdit un peu de ses couleurs en voyant la jeune femme croiser les bras sous sa poitrine, rehaussant un peu ses seins sans avoir l'air de s'en rendre compte et il recula carrément lorsqu'il la vit avancer vers lui avec l'air d'avoir trouvé une mauvaise idée. Sa brève tentative de fuite fut vite interrompue alors que ses jambes cognaient contre la lourde table et il faillit bien se retrouver allongé dessus alors qu'il se pencha en arrière, aussi loin que possible de l'Auror presque collée à lui. Se retenant contre le bord de la table, le français tenta de garder le peu de consistance qu'il lui restait alors que le visage de la jeune femme semblait avoir remplis tout son champ de vision.

Ses yeux quittèrent ceux de la surveillante pour glisser leur regard jusqu'aux lèvres qui venaient de lui lancer quelques mots. Des idées pour arranger les choses ? Il ferma un peu plus la bouche et leva un sourcil en même temps qu'il fixa de nouveau les iris marrons d'Oswin. Oui, bien entendu, il en avait. Plusieurs même. Mais de là à parler de solution, il en était bien loin.

— Probablement... bafouilla-t-il avant d'être saisit d'un éclair de génie. Oui, en fait oui, j'en ai une, lança-t-il soudain en commençant à déboutonner sa chemise.

Il la défit aussi vite qu'il le put pour se mettre torse nu. Il secoua presque aussitôt le vêtement pour lui redonner un peu de forme, manquant de le lâcher dans sa précipitation et finit par le présenter ouvert à la jeune femme, attendant qu'elle se tourne pour pouvoir le lui passer.

— Ce n'est pas vraiment... mais elle est longue, ça couvre un peu et je pourrais toujours remettre celle que j'avais en arrivant. expliqua-t-il.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 22 Sep - 21:09


 

 

 
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La réaction de fuite du français ravit la jeune femme, assez fière de son petit effet. Oh oui, il pouvait bien se moquer autant qu'il voulait et tant qu'il pouvait, elle continuait clairement à lui faire de l'effet, et ce simple détail aurait suffit à faire passer toute crédibilité inexistante au second plan. Ce fut donc avec toute l'Oswinitude dont elle était capable qu'elle s'approcha tout près de sa victime, un sourire presque carnassier aux lèvres alors qu'elle se réjouissait d'avance des réactions de son collègue.
Elle s'était ensuite légèrement penchée vers lui, remarquant avec plaisir son regard dériver avant de se reconcentrer vers elle, un sourcil haussé, marmonnant une réponse assez claire signalant ainsi qu'il n'avait que plus ou moins une vague idée pour "améliorer la situation". Pas de quoi mettre en joie la jeune femme, néanmoins, lorsqu'un éclair de génie passa furtivement dans le regard de Ludovic, ce fut à l'Auror d'hausser un sourcil interrogé, avant que dans ses pupilles ne naisse une petite lueur visiblement intéressée par ce qu'avait entreprit le brun. Jetant une oeillade un peu trop basse pour fixer le "beau visage" de son interlocuteur, Oswin ne se gêna pas pour profiter de la scène qui s'offrait à elle. Bon, ce n'était très certainement pas l'un des plus intéressants spectacles qu'elle ait déjà vu, mais elle n'allait très certainement pas dire non à une opportunité telle qu'elle. Néanmoins, lorsque ses yeux se posèrent sur une cicatrice loin d'être discrète, son sourire perdit là de son intérêt, et bien qu'elle fit en sorte qu'il ne quitte pas trop brutalement ses lèvres, on put clairement percevoir la disparition de cette lumière dans son rictus.
Encore un détail qui la ramenait à la dure réalité, lui rappelant soudainement qu'elle ne savait dans les faits que peu de choses sur cet homme qui était en ce moment même en train de... Mmh oui, il se déshabillait juste devant elle, alors peut-être que pour une fois, elle pouvait faire exception et passer outre ces petits problèmes. Enfin, une fois de plus.

Ludovic finit par lui tendre la chemise, bien ouverte, comme un gentleman aurait tendu un manteau à une jeune femme pour l'aider à s'en vêtir. Jetant un oeil un instant au dit vêtement, la surveillante leva ensuite le regard vers le visage à peine caché derrière le tissus, levant un sourcil un peu plus haut avant d'abandonner, et de lâcher un soupir résolut même si un léger sourire refusait tout bonnement de quitter ses lèvres. Se retournant donc suite à ce discret soupir, Oswin enfila aisément le vêtement que lui passait le français, et après avoir jeté un oeil aux ajustements qu'elle aurait à faire, notamment au niveau des manches, elle rajusta le col pour qu'il remonte tout de même, et se tourna une nouvelle fois pour finir face à son "gentleman en herbe" alors qu'elle boutonnait le grand minimum de boutons.
Des manches trop longues, le tissus cachant à peine ses longues jambes bien qu'elle se terminait assez bas pour cacher ses fesses, la redoutée Auror ressemblait en ce moment même à une fragile jeune fille dans la chemise trop grande de son amant d'un soir. Une vision bien étrange, contrastant par ailleurs étonnamment avec ce que l'on avait l'habitude de s'imaginer lorsque l'on parlait de la forte et robuste Linda Oswin.
Relevant enfin ses grands yeux sur le français désormais torse nu, la brune se passa une main dans les cheveux dans l'idée de leur donner un peu de volume, avant d'à nouveau retrouver ce petit sourire qui faisait son charme.

-Et bien... Quel chevalier servant faites vous Descremps! De sacrifier votre magnifique habit pour habiller une pauvre servante, c'est si altruiste de votre part...!

La brune croisa les bras, de même manière que précédemment, avant de se diriger d'un pas bien moins assuré et plus léger vers la chaise près de la table, croisant ensuite les jambes -ce qui fit discrètement glisser la chemise au point de laisser entrevoir ses dessous-, tout en fixant l'homme un instant. Même si dans les faits, cela ne dura pas longtemps puisque quelques secondes plus tard, Oswin leva les yeux au ciel, lâchant un léger soupir amusé ainsi que quelques mots sur un ton plus bas que précédemment alors que son regard en biais restait scotché sur le visage de l'ébouriffé, en quête d'une réaction:

-Ah... Moi, presque nue et uniquement vêtue de la chemise d'un homme, ce dit homme dans la même pièce m'offrant une vision des plus agréables... La situation parfaite... Pourquoi donc fallait-il que cela soit... ainsi?



 

 



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 23 Sep - 2:15

Une histoire de circonstances

On sous-estime toujours le tranchant d'un coin de table. Autant la dangerosité d'une porte avait pu être longtemps démontrée et reconnue, autant le petit mobilier recelait encore des dangers insoupçonnés. Ludovic venait d'en avoir une nouvelle preuve, incapable de reculer davantage sans être obligé de s'asseoir sous la table. Il l'était presque d'ailleurs, plié en arrière comme il l'était, mais il se redressa sans perdre un instant lorsqu'il vit la surveillante pivoter pour le laisser lui mettre son vêtement. Lâchant un muet soupir soulagé, le brun entrepris donc de guider la chemise le long des bras de la jeune femme. Ses mains agissant par habitude plus que par sa propre volonté, il les laissa ajuster le tissu sur les épaules de l'Auror et lui dégager les cheveux tandis que son regard se perdait sur la longue courbe du dos de la jeune femme qui venait de disparaitre sous une bonne épaisseur de laine blanche. Il releva les yeux avant même que la brune n’entame son demi-tour, fixant son visage avec un léger sourire crispé et glissa son bras gauche dans son dos, s'en servant pour s'appuyer de nouveau contre la table alors qu'il reculait le buste, tandis que son autre main récupérait la ceinture de son pantalon. Maintenant que le problème de robe de chambre d'Oswin était réglé, il n'aurait pas fallut que ce soit à son tour de finir en sous-vêtements.

Rapidement, la jeune femme referma les boutons de la chemise, pas assez à son goût, mais juste ce qu'il fallait pour cacher les balafres d'Auror qu'elle avait sur le ventre. Ludovic ne put s'empêcher d'y jeter un regard, mais leva de nouveau la tête pour fixer la surveillante droit dans les yeux alors qu'elle se moquait de sa réaction.

— Chevalier je ne sais pas, répondit-il, mais servant on va finir par le croire. D'abord je vous aide à enlever votre robe, puis je vous habille. La prochaine fois il faudra penser à inverser les rôles, ça sera plus crédible.

Il n'eut pas l'occasion de se dire que cette proposition aurait pu porter à confusion que la jeune femme s'écarta pour gagner une chaise, le faisant aussitôt s'éloigner de la table et pivoter pour toujours rester en face d'elle. Une fois encore, le regard du brun descendit alors que la française venait de croiser les jambes et sa main gauche ne tarda pas à prendre le relais ceinture, le bras assortis toujours caché dans son dos alors qu'il leva l'autre furtivement comme pour s'en habiller le torse. Se grattant le cou histoire de donner à tout cela un côté un peu plus naturel.

— Ainsi comment ? demanda-t-il par réflexe alors qu'il faisait un pas en arrière. Enfin, il ne faudrait pas que cela devienne une habitude, se corrigea-t-il d'un ton peu assuré tandis que sa tête jetait un coup d'oeil par dessus son épaule pour voir où pouvait bien trainer son autre chemise. J'aurais besoin de votre main... euh, bague, doigt, bague. bafouilla-t-il alors que ses yeux passaient des records de vitesse en courant des mains de l'Auror à son visage. De la bague que j'ai mis a votre doigt pour euh... vérifier dans le livre. Continuer ce que j'ai commencé. J'ai l'air idiot pas vrai ?

Il fronça un peu les sourcils à sa question et tourna une nouvelle fois la tête vers le sol, retrouvant enfin ce qu'il cherchait. S'accroupissant aussitôt pour la récupérer, il se débâtit quelques secondes avec le morceau de tissu pour le remettre dans le bon sens et finit par s'asseoir pour l'enfiler, fermant les boutons plus vite qu'il ne l'avait jamais fait. Il ralentit à la moitié, levant la tête vers la jeune femme tandis qu'il retrouvait avec plaisir la forme familière d'une chemise bien a lui.

— J'ai commencé à éliminer les descriptions trop éloignées, expliqua-t-il d'une voix si calme et professionnelle tout à coup qu'elle en semblait presque surnaturelle. Vous pouvez regarder si vous voulez, j'ai corné les pages là où j'avais des doutes, avec la bague on devrait pouvoir en écarter encore quelques unes, mais j'ai peur que cela ne donne pas grand chose au final. Sa chemise entièrement fermée, le brun lâcha un soupir, fixant un point devant lui qu'il était le seul à voir. Il faudrait plus de données et lire plus en détail les descriptions. Cela risque de prendre trop de temps. Peut-être que si j'avais regardé un peu mieux... marmonna-t-il avant de soudain se rappeler que la surveillante se trouvait encore dans la pièce.

Avec une grimace, il s'appuya contre le bord du lit pour se relever et alla à pas mesuré s'asseoir en face de l'Auror pour récupérer le livre.

— Autant ne pas perdre une minute de plus.

***

Allongé sur un matelas beaucoup trop dur à son goût, Ludovic dormait d'un sommeil profond. La tête tournée en direction du mur, les mains serrés sur un malheureux grimoire aux centaines de pages cornées, décornées et même arrachées. Tout autour de lui, sur le sol et la table, des dizaine de feuilles volantes couvertes d'aquarelles jonchaient la pièce aux bons soins d'Oswin qui aurait dut les examiner, mais peut-être dormait-elle aussi, depuis que le français avait marmonnés quelques mots sans queue ni tête pour assurer qu'il ne voulait pas aller se coucher. Cela n'avait servit à rien, une fois encore, il avait été happé dans l'obscurité de ses paupières closes, toutes peintes des couleurs fantomatiques de ses songes.

Il se trouvait dans une grande salle couverte de hauts meubles qui lui rappelaient beaucoup une vaste bibliothéque. Chaque rayon était vide, chaque étagère couverte de poussière. Il n'y avait ni sol ni plafond, juste des milliers de lueurs dans le ciel qui semblait comme parcouru d'étoiles et les dalles par terre étaient si lisses et noires qu'elles ressemblaient à un grand lac sans frontières. L'ébouriffé marchait, d'un pas léger qui ne touchait aucune surface, comme toujours lorsqu'on se déplace dans ce genre de rêves. Il allait et venait d'un rayon vide à un autre, cherchant quelque chose sans qu'il ait pu dire quoi. L'air était frais, le paysage calme.

Alors qu'il tournait pour la deuxième ou millième fois peut-être, une silhouette pâle apparut au détour d'un rayon, soigneusement assise sur une grande chaise de cuivre et de fer. Ludovic fit un pas pour s'en approcher lorsqu'une brise glacée lui mordit la nuque, soufflant les chandelles invisibles qui, jusqu'ici, lui avaient éclairé le passage. Aussitôt, le brun se figea, levant par instinct les yeux vers les étoiles, mais celles-ci n'avaient plus rien de commun avec les pointes blanches trouant la voute céleste. Elles semblaient comme onduler, s'embraser et s'élargir, descendre des hauteurs pour se jeter sur lui dans un bruissement qui fut une seconde couvert par un profond craquement. Ludovic baissa la tête, le sol devenu instable s'était fissuré comme un miroir. Les fentes s'étirèrent de tous côtés, se multipliant à une vitesse folle alors qu'un brasier étouffant se rependait du ciel. Il sentit bientôt la morsure des flammes lui lécher la peau et tenta de les éviter à la seconde où le sol se mit à céder. Se retenant de justesse au bord du précipice, le brun sentit des mains griffues essayer de le saisir par les jambes pour le tirer vers le fond sous le regard impassible de la silhouette figée. Ludovic l'appela, hurlant de toutes ses forces jusqu'à ce que sa voix fende le silence de la cabane d'un pécheur, tandis que dans son rêve aucun son ne sortit en dehors d'une étourdissante vague de bruits ronflant au centre des flammes.

En une seconde, le français s'était retrouvé dans un enfer grondant, glissant dans les fissures du miroir qui se refermèrent sur lui semblable à un tombeau de glace. Il cria encore, se débattant pour étouffer les flammes qui semblaient naitre des profondeurs de sa chaire maintenant qu'il se trouvait sous terre, mais plus il tentait de s'échapper plus les murs l'enserraient, lui compressant la poitrine au point de lui briser tous les os dans des grincement de givre. Haletant, l'ébouriffé laissa échapper une longue plainte enrouée alors que ses ongles essayaient en vain d'écarter le brasier qui collait à ses vêtements, prêt à s'arracher la peau si nécessaire, alors que des centaines de cris lui perçaient le crâne, hurlant encore et toujours le même nom strident.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 24 Sep - 1:34


 

 

 
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Lorsque Ludovic répondit à la petite pique de la jeune femme, se disant finalement peut-être un peu servant au vue de ses aides du jour, il termina en proposant d'échanger les rôles la prochaine fois pour une soit disant question de "crédibilité". Peut-être que les pensées de l'enseignant lorsqu'il prononça cette phrase furent les plus pures qui soient, mais ce ne fut pas la même innocence qui ressortit aux yeux de la brune, qui elle, voyait là une toute autre information.
Levant un sourcil bien haut, un sourire en coin trop accentué pour être tout à fait innocent, la surveillante reprit alors la paroles, sur un ton qui laissait clairement transparaître le fond de sa pensée:

-Pourquoi? C'est plutôt les femmes qui vous déshabillent? Oh, remarquez, après réflexion... Cela ne me semble pas si étonnant que cela, mais j'aurais tout de même pensé que vous seriez plus passionné que ces dames en général ... Mais écoutez, chacun son style comme on dit n'est-ce pas?

Bon. À croire qu'elle l'eût vexé, car étrangement, l'homme ne répondit pas à la fois à sa question quelque peu osée mais même pas à sa semi provocation. Bien dommage me direz vous, mais au contraire ce mutisme sembla souder ce sourire presque arrogant bien que toujours sage au visage de l'Auror.
Au lieu de cela, l'homme demanda assez naturellement ce qu'elle voulait dire de par sa dernière phrase des plus énigmatiques, mais ce que cette fois amusa la brunette, ce dut bien le babillage de son partenaire de misère, sur sa bague, et plus précisément, sur  ... Sa main.
Son sourire s'élargissant une fois encore, Linda ne fit tout d'abord aucuns commentaires, préférant observer si l'homme s'enfonçait encore plus le clou ou bien encore s'en sortait brillamment. Néanmoins, il réussit tout de même à sortir la tête de haut, tenant tout de même à demander à la fin s'il passait pour un idiot. Ce a quoi elle répondit en haussant les épaules :

-Un peu, mais c'est ce qui fait votre charme je suppose.  Elle jeta un coup d'œil en biais au jeune homme, lui souriant une nouvelle fois avant de s'appuyer sur la table ou etait posé le livre, penchée en avant, et de terminer : Mais quoi que cela ne soit, si vous commenciez par demander gentiment, peut-être que cela vous sera accordé qui sait?

Fière de sa petite réplique, Oswin se cala une nouvelle fois confortablement -ou du mieux qu'elle put- dans ce siège dans lequel elle était assise, écoutant avec un fin sourire aux lèvres bien que son regard s'était fait plus calme l'homme théoriser sur ce qu'ils cherchaient.
Et oui... Ils avaient du boulot, et visiblement très peu de temps devant eux pour accomplir un long travail...!

***

La brune fut réveillée dans la nuit par quelques gémissements qui résonnaient dans la petite salle en bois. Encore peu réveillée, et bien qu'elle était l'une des meilleures Auror du ministère, la brune se passa une main dans les cheveux puis sur les yeux pour tenter dans l'ordre de tout d'abord réinventer en trente secondes sa coupe de cheveux, dans un vain espoir que celle ci ressemble toujours à quelque chose, puis sur ses yeux pour cette fois se les frotter, afin de bien se réveiller dans cet air trop matinal a son goût. Pas qu'elle n'avait pas l'habitude, au contraire, le matin était même le moment de la journée durant lequel elle préférait se lever, mais il fallait avouer que le dépaysement bouleversait quelque peu ses bonnes vieilles habitudes. Et cela, ce n'était pas si bienvenue que ça.
Elle resta ainsi un moment, silencieuse alors que son regard parcourait l'obscurité, son menton tenu dans sa paume tandis qu'elle s'appuyait sur la table. Le silence total, le calme le plus parfait, un calme qui ne signifiait rien de bon. Mais cela, c'était déjà son instinct d'Auror qui lui hurlait dessus que tout cela ne finirait pas en "happy end".
Puis, soudainement, un nouveau gémissement se fit entendre tandis que dans le grand lit, commençait à s'agiter le corps jusqu'ici inanimé du français. Fronçant tout d'abord les sourcils, Oswin crut tout d'abord avoir rêvé, mais lorsque la voix se fit plus forte et le combat invisible plus violent, la brune fut bien obligée à de lever. Lentement... Du moins... Jusqu'à ce qu'un hurlement ne vint fendre le lourd silence, un hurlement de douleur et que l'enseignant semblait comme possédé par le diable.
Soudainement totalement réveillée, la brune fondit sur le corps violent de son collègue, jetant d'une main ses mèches tombantes en arrière alors qu'elle même secouait fortement l'homme dans le but qu'il de réveille, criant son nom encore plus fort comme pour le sortir d'une grande dangereuse.

-Ludovic! Ludovic!

Sans effets. L'enseignant continua à se débattre, donnant presque un coup à l'Auror qui dut se reculer prestement pour ne pas finir avec la joue rouge, elle même le souffle court, craignant d'ores et déjà ne pas pouvoir aider celui qui semblait tant souffrir. Regardant autour d'elle avec une vitesse qui trahissait sa panique, elle ne trouva néanmoins rien qui ne pouvait l'aider dans sa tâche de réveiller l'homme. Ni eau, ni alcool, ni liquide... À croire que Tiberius avait eut la mauvaise idée de faire le ménage par ici!
Se reconcentrant sur le pauvre homme, Oswin se passa les mains dans les cheveux, ses neurones tout à fait réveillés malgré leurs états depuis qu'ils avaient pénétré ce monde. Que faire? Pour le réveiller? Elle n'avait rien a disposition! Et alors quoi? Elle devrait attendre?
Ah! Hors de question.

En deux grands pas précipités, Linda se retrouva à nouveau aux côtés du "fou" qui était plus à plaindre qu'autre chose, et son regard le parcourant de haut en bas, elle se saisit vivement de la main du français, la serrant d'une forte poigne entre ses deux mains, et se penchant légèrement vers l'oreille du possédé, elle murmura sur un ton si bas que les cris de l'homme le couvraient parfaitement, un ton bas oui, mais qui laissait néanmoins percevoir la crainte qui lui nouait le ventre :

-Ludovic... Réveillez vous, tout va bien, je suis la...!


 

 



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 24 Sep - 3:02

Une histoire de circonstances

Prit dans son étau de cristal, il ne restait plus grand chose du corps du français. De toute part sa peau avait commencé à rougir et se boursouffler brûlant de tâches noires aux bords cramoisis alors que des craquements sourds retentissaient toujours. Il était sûr que s'il baissait les yeux sur ses mains il les verraient couvertes de sang avec les os à nus, que s'il regardait ses jambes, il les verraient tordues dans des angles improbables et que sa tête imploserait bientôt, que cela soit à cause des hurlements dans sa tête ou des grondements du ciel embrasé, très loin de lui, à a surface. Personne n'aurait put dire si ce fut grâce aux mains de la surveillante serrant la sienne, à l'effleurement doux de ses lèvres contre son oreille, ou juste parce que son seuil de tolérance à l'atrocité venait de crever le plafond, mais Ludovic ouvrit enfin les paupières. Sortant du sommeil avec une brusque et vitale inspiration.

Haletant, tout en sueurs, d'un souffle bruissant, le brun fixa les ténèbres, éblouis par l'obscurité alors que quelques secondes plus tôt tout semblait encore baigné dans une intense lumière de brasier. Presque aussitôt, il braqua les yeux sur la forme plus dense et proche au-dessus de son visage, affichant un regard terrifié alors que les douleurs fantômes dans ses os l'empêchèrent de bouger.

Mort, siffla-t-il en reconnaissant Oswin. Mort... C'était pas ma faute, je ne voulais pas...

L'ébouriffé recula de son mieux pour se redresser, s'adossant à la tête de lit aussi loin qu'il le pouvait. Il garda les yeux braqués sur la jeune femme quelques secondes de plus, s'attendant presque à la voir disparaitre, elle aussi, comme un songe, avant de baisser la tête sur ses jambes. D'un geste vif, il passa sa main libre sous sa chemise pour vérifier une à une l'état de son ventre et de toutes les articulations qu'il put trouver avant de lever sa paume ouverte devant son visage, la tournant d'un côté puis de l'autre, à peine rassuré de la voire couverte de chaire pâle bien vivante. Sa cage thoracique se soulevait à un rythme alarmant, ses côtes fendues et son crâne fêlé lui faisaient souffrir le martyr et la douce chaleur des mains d'Oswin enveloppait ses doigts dans une étreinte paisible. Il ne rêvait plus, c'était presque certain.

— Qu'est-ce que j'ai dit ? vociféra-t-il, les yeux écarquillés de terreur alors qu'il se penchait vers la jeune femme. Qu'est-ce que j'ai dit pendant que je dormais ?

Il attendit à peine la réponse pour se dégager de la poigne d'Oswin et se propulser hors du matelas, laissant la gravité lui retirer son pantalon alors qu'il récupérait celui qu'il portait à son arrivé, désormais entièrement crotté. Il l'enfila en trombe et se rua vers la coiffeuse au coin de la pièce, agrippant le tiroir qu'il arracha presque pour fouiller à l'intérieur d'un geste furieux. Rien, pas même une paire de ciseaux. Il referma le tiroir dans un claquement, s'apprêtant à mettre à sac le reste de la pièce pour trouver ce qu'il cherchait lorsqu'il réalisa que toute son agitation avait fait tomber le fin tissu qui recouvrait la grande surface lisse attachée au mur. Un frisson glacé naquit à la base de sa nuque, le traversant sur toute sa hauteur dans une impression de dégoût alors que ses deux mains s'agrippèrent au meuble par réflexe. Devant le reflet beaucoup trop éclairé par rapport à la pièce, Ludovic se figea tout entier, sentant une profonde nausée le prendre à la gorge et ses muscles se mettrent à trembler. Un élan d'instinct de survie ne lui fit pas attendre la suite et il s’empara du cadre, l'arrachant de son clou pour le projeter de toutes ses forces contre le mur voisin.

Le miroir s'y brisa en une bonne vingtaine de morceaux, retombant au sol pareil à une pluie de pièces. Des restes cadres roulaient encore que le brun s'était accroupis pour fouiller à l'aveugle dans les débris. Ses doigts s’arrêtèrent sur un morceau particulièrement gros et tranchant qu'il cala dans sa paume avant de se précipiter hors de la pièce, son arme au poing. Il manqua de heurter Tibérius dans le couloir, mais ne prit même pas la peine d'y faire attention, se ruant à toutes jambes hors de la maison.

Il ne fallut pas longtemps, à son rythme endiablé, pour qu'il contourne la cabane et s'éloigne à travers la lande. Longeant la bordure de la falaise sur le chemin, il attendit que le bruit sec des vagues s'abîmant sur les rochers soit le dernier qui reste pour bifurquer subitement et s'arrêter à moins de quelques centimètres du précipice. Rugissant contre le ciel de toute la force de ses poumons.

Pourquoi ? Hein ? Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi tu m'en veux à ce point ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? Tu ne peux pas en finir une fois pour toute ? Bien sûr que non ça serait trop beau ! Trop facile ! Pas assez drôle ! Mais j'en ai marre ! Putain ! Raz-le-bol ! Tu comprends ça ? Avec ta maudite vie et tes maudits rêve ! Je les donnerais même pas à un chien ! Fout-moi la paix ! gueula-t-il d'une voix si déformée qu'il s'en serait déchirer la gorge. Achève moi qu'on en finisse ! Et si tu ne le fait pas pour moi fait le par pitié parce que je n'en connais pas un seul qui mériterais un sort pareil ! Tu veux ma mort ? Alors donne la moi ! Vas-y ! Je t'attends ! Tu veux me tuer ? Fais-le bien ! Propre et définitif ! fit-il en écartant les bras. Vas-y ! Sers-toi ! Il pointa un index accusateur sur la lune. Arrête ton petit jeu et va jusqu'au bout pour une fois, que je puisse enfin souffler ! Tu veux me tuer, vas-y ! Fais moi tomber, balance moi la foudre ou fais moi bouffer par le monstre qu'attends là dehors. Mutilé, désossé, incinéré, écrasé, empalé, vidé de mon sang, explosé en mille morceaux dans un nuage de poussière... Tout ce que tu veux ! N'importe quoi ! Je m'en fout ! Je veux juste que ça s'arrête ! Que ça s'arrête ! Alors ? Qu'est-ce que t'attends ? T'as la trouille ? Tu veux que je le fasse moi-même peut-être ? Tu veux que je te donne un exemple ? Que je vienne te chercher en personne ?

Il balança son couteau de fortune vers les étoiles aussi loin que possible, continuant d'aller et venir au bord de la falaise en déclinant toutes les variations du mot catin jusqu'à être à court de vocabulaire. Le morceau de miroir étincela à la lueur de la lune, fendant l'air en silence jusqu'à percer les vagues qui l'abattirent contre les pieds de la falaise, prêtes à le réduire en sable. Ludovic lâcha un profond sanglot, plaquant ses mains contre son front et se laissa tomber par terre, attendant assis que le sol se fissure et l'entraine une nouvelle fois au plus profond des abysses.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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