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 Dés l'arrivée, le départ se profile

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Gallions : 1762
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MessageSujet: Dés l'arrivée, le départ se profile   Ven 29 Mai - 21:10


Dés l'arrivée, le départ se profile
Oswin avait fini par quitter le bal, purement et simplement.
Cela lui était apparu comme une évidence même, alors même que son partenaire du soir était en train de lui parler, elle l'avait simplement interrompu, s'excusant poliment avant de sortir de la salle sans un mot de plus. C'était une sortie des plus calme, très calme, trop calme. Pas de cris, par de course folle, seulement le regard vide animé par une unique lueur triste et un sourire tout aussi fade et discret qui étirait ses lèvres, méandre de sa danse avec un certain professeur de sortilèges.
Ignorant totalement la foule autour d'elle, la musique qui lui semblait si lointaine, la tête baissée fixant les pavés sur lesquels elle marchait -peut-être un réflex inconscient pour ne pas croiser le regard de son frère?-, elle s'était dirigée vers le couloir qui menait à sa chambre... Encore une chance que celle-ci soit au rez-de-chausser, elle n'aurait ainsi aucun mal à la regagner tout en croisant le moins de monde possible.
Sans même s'en rendre compte, elle avait traversé ce dit couloir, elle avait inséré sa clef dans la serrure, tourné la poignée puis pénétré sa chambre. Et ce ne fut qu'une fois à l'intérieur, la lumière s'allumant lentement en détectant sa présence, qu'elle revint à elle, se sentant étrangement désemparée.
Pourquoi était-elle venue? Avait-elle cru qu'ici, les choses seront différentes? Non... Évidemment, c'était la même chose, qu'avait-elle cru?
Déambulant dans la petite pièce comme une âme en peine, elle poussa légèrement la porte derrière elle sans se préoccuper si elle s'était refermée entièrement, puis elle se dirigea sur son lit, et là, s'y assit quelques secondes en se prenant la tête entre les mains. Trop de pensées se bousculaient dans sa tête... Lui. Lui. Lui. Lui. Lui...
Pourquoi était-il revenu? Comment? Pourquoi ne se souvenait-il pas d'elle? Pourquoi l'oublier, reconstruire sa vie comme si de rien n'était? Pourquoi l'avoir laissé grandir dans une telle ignorance? Dans un tel état d'esprit?
Ses mains se crispèrent lors de ces dernières pensées, se serrant fermement avant que la surveillante ne donne un violent coup à son matelas tout en lâchant un cri de rage, tombant ensuite à la renverse comme pour se laisser aller à ses émotions alors que sa poitrine commençait à se soulever à un rythme bien plus irrégulier.
Au final, le moment privilégié en compagnie de son collègue français avait fini par s'évaporer, mais pas sans avoir apporté son petit bénéfice: désormais, la douleur qui saisissait le coeur de Linda était sourde, diffuse, oppressante, contrairement à la veille où elle était bien plus puissante, bien plus hurlante, quelque chose qui n'aurait pas tardé à détruire mentalement la jeune femme. Bien évidemment, celle-ci pouvait se montrer tout autant mortel, et quitte à choisir, notre surveillante aurait sûrement choisi la manière courte et expéditive.

Retenant un nouveau cri après quelques sanglots de rage, la jeune femme prit une grande inspiration, et se redressa vivement avant de se lever, faisant un tour dans sa chambre telle une bête enfermée qui rongerait son frein, puis le visage déformé par la colère et la douleur, elle tira une grosse malle à elle dans un boucan de tous les diables qui pourtant ne devait pas atteindre le bal, l'ouvrant d'un geste brusque avant de sortir sa baguette de de pointer la malle pleine de sac inutiles en tous genres:

-Leviosa.

Un crépitement, une étincelle, mais rien ne se produit.
Cette fois, toute la douleur sembla abandonner le visage de la jeune femme, laissant place à de la surprise non dissimulée alors que la colère elle, était bien restée: cela ne fonctionnait pas.
Brillante déduction me diriez vous, mais là n'était pas l'importance, car, cela ne fonctionnait vraiment pas!

-Le... Leviosa...!

Toujours rien, et cette fois, le crépitement fut encore moins puissant, donnant presque un air pathétique au pauvre objet qui auparavant aurait put tuer sans la moindre hésitation. Oswin crispa la machoire, sa main se serrant un peu plus contre le manche de sa baguette qu'elle fit nerveusement tourner dans sa paume, son regard déterminé fixant le bout de bois alors qu'une voix au fond d'elle ne cessait de lui répéter qu'il était trop tard: elle ne lui obéirait plus.
Mais elle refusait de la croire... C'était impossible.

-Leviosa! Leviosa! Leviosa! Leviosa!

Elle répéta le non du sort jusqu'à ne plus avoir de souffle, son regard se colorant peu à peu d'une réelle terreur, une crainte qu'elle savait réelle et contre quoi elle ne pouvait rien.
Quelque chose à qui on ne pouvait pas poser une arme contre la tempe.

-Non... Ce n'est pas... Non... balbutia la jeune femme, totalement essoufflée.

La surveillante approcha sa baguette d'elle, observant si elle n'était pas brisée ou fêlée, ne réussissant tout simplement pas à admettre qu'elle aussi l'avait abandonnée... Puis brutalement, elle se tourna vers le miroir, s'approchant d'un pas rageur avant de pointer son reflet dans la glace, déterminée, et de murmurer fermement mais sur un ton si faible que son murmure semblait imperceptible:

-Doloris.

Cette fois, l'objet émit un crépitement bien plus fort, et un éclair bleuté s'en échappa avant de s'évaporer aussi vite qu'il était apparut. Et la réaction d'Oswin, elle, ne se fit pas entendre.
D'un geste rageur, elle lança la baguette blanche à travers la pièce, ne vérifiant même pas où elle était retombée avant de se retourner, tournant le dos à la glace et de donner un violent coup de pied dans le lit de bois qui meublait la chambre. Elle s'affala une nouvelle fois sur son lit, se passant en même temps une main dans les cheveux alors que ses yeux fermés à s'en faire mal tentaient de retenir les larmes qui montaient lentement à eux. Cependant, telle une bête sauvage enfermée en cage, elle ne resta que peu dans cette position et se leva bien vite, renversant difficilement la lourde malle pour l'en vider de son contenu avant de se ruer vers son armoire et de jeter la moindre de ses affaires dans ce qui lui servirait de valise pour son départ qui lui semblait désormais si évident.
Elle ne pouvait pas rester. Elle ne pouvait plus rester. La situation ne le permettait plus. Mais pour aller où...?
N'importe où. Quelque part où il ne serait pas là, quelque part où le vacarme incessant de ses questions cesserait de l'harceler.
Ces mêmes questions qui ne lui firent pas entendre les quelques coups à sa porte, quelques coups qui venaient pour elle.


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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Sam 30 Mai - 0:14

Dès l'arrivée, le départ se profile

Ah Halloween ! Les farces, les costumes, l'un des jours où tous les rôles s'échangent et où se faire peur pouvait vous rendre heureux. Ludovic l'était, heureux. Il avait encore dans les yeux la vieille lueur d'antan du garçon survitaminé à qui on dit "Vas-y, aujourd'hui tous les coups sont permis". C'était il y a bien longtemps, c'était il y a une heure à peine, mais le frisson était resté le même. Cela lui faisait le même effet que s'il avait volé à toute allure à travers les nuages, gouter la bruine au plus haut du ciel et retomber en piquer pour savoir ce que c'était qu'être un aigle. C'était le bon temps, ce n'était peut-être pas le sien, peut-être avait-il volé ce souvenir à quelqu'un, mais ça n'avait aucune importance. D'aucuns ne tarderaient pas à parler de ce moment là comme du calme avant la tempête, mais calme était-il le bon mot ? Il n'y avait pas vraiment de calme en lui, plutôt de l'enthousiasme, assez pour retourner fêter une nouvelle fois la Toussaint. De qu'elle façon importait peu, tant qu'elle était grandiose.

— C'était bien, mais ça ne vaut pas celui de ma quatrième année ici, commenta-t-il d'une voix surexcitée. Vous n'y étiez pas, c'est dommage, mais quel merveilleux moment c'était ! Lumières, animations... il ne manquait rien c'était super.

— Oui, je n'en doute pas, cela fait trois fois que vous me le dites, répondit patiemment McGonagall.

— Rho ! lança-t-il s'agitant au rythme de ses paroles. Ne soyez pas rabat-joie Kit-kat, si vous l'aviez vu vous penseriez comme moi. Au fait, je vous ai dit que j'adorais vos cheveux ? C'est osé franchement, venant de vous surtout. J'approuve totalement. Un peu de lâcher prise ça fait du bien non ? C'était ce qui vous manquait je crois le petit brin de folie extérieur.

— Oui, vous me l'avez dit et je crois que vous avez un peu trop bu.

Ludovic leva les yeux au ciel. Bien sûr que non, il n'avait pas bu, enfin peut-être un peu. C'est vrai qu'il avait trouvé un goût délicieux à tout et qu'il avait dut prendre plus d'un ou deux verres pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, mais il était bien loin d'atteindre l'un des états d'ivresses qu'il avait connu du temps de sa jeunesse. Non, s'il était aussi euphorique c'était sans doute plus grâce à Halloween que quoique ce soit d'autre. En dehors de Lisbeth peut-être.

— N'importe quoi. Je n'ai pas bu tant que ça. J'en connais une par contre qui ne s'est pas gênée. J'ai entendu dire que vous aviez trinqué avec un charmant invité. fit-il, esquissant un mouvement pour passer le bras sur les épaules de Minerva avant de changer d'idée de justesse. Inutile de nier, je sais tout. poursuivit-il indiquant de l'index les yeux de la sorcière.

— Et moi ce que je sais c'est que vous feriez mieux d'aller vous coucher pendant que vous vous souvenez à quel étage est votre salle de classe.

Pour toute réponse, le français leva une nouvelle fois les yeux au ciel et imita un feulement de chat.

— Ecoutez, j'ai d'autres choses à faire que m'occuper de cela pour l'instant.

— Bien sûr, McGonagall sauve le monde.

— Pouvez-vous me jurer que je ne vous retrouverais pas assoupit dans le couloir demain matin ?


— Oui M'Dame, répondit-il en la saluant avant de pivoter et filer d'un pas léger vers le couloir. N'hésitez pas si vous avez besoin de moi pour quoi que ce soit.

— Assurer vos cours sera déjà bien suffisant.

Ludovic fit halte en arrivant devant le couloir et se tourna vers l'animagus pour lui lancer un "Cinquième étage c'est ça ?" qui lui valut un regard las. Tout sourire, le professeur s'engagea sur sa route, quittant la grande salle et le hall bruyant pour les corridors du rez-de-chaussée. Non, il n'était pas ivre contrairement à ce qu'on aurait pu penser. Même s'il avait bu un peu peut-être, ce n'était pas assez. Fredonnant une mélodie pour lui seul, Ludovic glissa ses mains dans ses poches et continua à marcher. Il n'avait pas envie que la soirée se termine, pas plus qu'il n'avait envie d'être au lendemain, même si l'heure était assez tardive pour qu'ils aient déjà changé de mois. Heureusement, il n'avait pas à se préoccuper de ça tant que la douce caresse des lèvres de Lisbeth restait en ombre sur les siennes. La soirée n'avait pas eut que des bons côtés, comme toujours hélas dans les soirées. Mais le plus l'emportait sur le moins, assez pour que l'optimisme reste.

Les yeux fixés sur ses pieds, Ludovic fredonna plus fort alors qu'il arrivait presque au bout du couloir. Il n'avait pas prit le chemin le plus court, pour faire durer les dernières heures de tranquillité. Lorsqu'un bruit étouffé retentit devant lui, il s'arrêta aussitôt et leva la tête. Silencieux et attentif. Peut-être avait-il rêvé. Il resta un instant à écouter le feu crépiter au sommet des colonnes qui s'étaient allumées sur son passage. Ce n'était surement rien, juste un craquement ou un fantôme. Pourtant il attendit encore, préférant être certain qu'il avait entendu quelque chose que supposer qu'il n'en était rien. Et le bruit revint.

Ce n'était pas tout à fait le même, il n'avait pas la même sonorité, mais il était aussi étouffé que le premier. Si bien qu'il n'aurait pas sut dire d'où il venait. Décidant d'en avoir le cœur net, le français sortit ses mains de ses poches et avança encore, arrivant bientôt à une porte qu'il commençait à bien connaitre pour en avoir forcé le verrou une ou deux fois. S'arrêtant devant la chambre d'Oswin, il tendit l'oreille, la collant presque contre le bois et attendit encore. Il lui sembla entendre un bruit de meuble qu'on retourne et il recula aussi vite que si une décharge l'avait secoué. D'instinct, sa main saisit la poignée, mais il s'arrêta encore, sans la tourner. Ce n'était peut-être rien. La surveillante avait put cogner dans une chaise. Ludovic se surprit à se retracer mentalement les plans de la chambre pour essayer de localiser le bruit, puis à repenser au bal et à sa danse avec la brune.

Ses doigts lâchèrent ce qu'il tenait et il fit un pas un arrière. Ce n'était sans doute rien. Un faux mouvement, une malle ou un placard qui se ferme. S'il y avait eut quelque chose il aurait entendu bien plus de vacarme. Mais alors comment expliquer ce qu'il avait entendu dans le couloir ? Ludovic s'était décidé à reprendre sa route lorsqu'il repensa à ce que lui avait dit Jon. Aussitôt ses sourcils se froncèrent, son regard se fit songeur et il grinça des dents. Il fallait qu'il en ait le cœur net, mais s'il se trompait il ne ferait que passer pour un idiot et recevrait encore sa part de sarcasmes. Il n'était pas d'humeur pour ce jeu là. Il se gratta l'épaule et sentit sous ses doigts l'idée qu'il lui fallait. Détachant les cartouchières qui se croisaient encore sur son buste, il les enroula dans sa main et les fourra dans sa poche avant de retourner à la porte pour y frapper quelques coups. Prenant une inspiration pour parler, il s'interrompit. Il avait faillit utiliser le prénom qu'il avait trouvé dans ses pensées.

— Je peux entrer ? demanda-t-il assez fort pour qu'on l'entende de l'autre côté.

Il hésita encore un instant. Après tout, la surveillante avait peut-être de la compagnie, Opie même, et, si tel était le cas, il aurait sans doute préféré ne pas le savoir. Rien que d'imaginer la barrique de saumon torse-nue aurait été capable de lui couper l'appétit pour les trois siècles à venir alors le voir comme ça ou pire... Ludovic aurait sans doute mieux fait de repartir. Mais il avait frappé et s'était même annoncé, reculer à ce niveau là aurait été encore plus idiot que le reste. Aussi finit-il par tourner la poignée, prenant soin d'entre-ouvrir la porte et d'attendre une seconde au cas où. N'ayant pas l'impression d'avoir interrompu quelque chose, il se décida à ouvrir plus franchement, restant tout de même derrière la porte en prévision d'un mauvais sort. Il ne tarda pas à voir voler des vêtements à travers la pièce et jeta un coup d'oeil de l'autre côté de son bouclier de bois, découvrant une Oswin à première vue furieuse occupée à saccager son armoire. Oswin, linge volant, malle. Le calcul était vite fait.

— Vous partez ? demanda-t-il bêtement.

D'accord, ce n'était sans doute pas la meilleure chose à dire et elle ne manquerait sûrement pas de le faire remarquer, mais c'était un réflexe normal, il n'y pouvait pas grand chose. Se glissant sur le côté pour entrer, Ludovic referma la porte derrière lui et alla s'appuyer contre une table à côté, presque au même endroit que là où il s'était tenu plus tôt, lorsqu'il était venu lui demander de lui dessiner des croix dans le cou.

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Dernière édition par Ludovic Descremps le Sam 30 Mai - 20:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Sam 30 Mai - 15:24


Dés l'arrivée, le départ se profile
Oswin ne remarqua pas la présence de quelqu'un derrière sa porte. Tout comme elle n'entendit pas les quelques coups contre le bois et la petite voix qui s'était élevée. Une petite voix qui tentait de percer au coeur d'un blizzard d'émotions, et elle n'avait décidément pas la moindre chance.
Comment percer? Comment se faire entendre? Elle n'aurait sûrement pas put, et ce quelle que soit la façon. La française était lancée, et tel une tempête dévastatrice, elle ne pourrait pas être arrêtée. Ou du moins, pas si aisément.
Et ce fut probablement pour cette raison qu'elle ne remarqua toujours pas l'entrée de l'homme dans son espace privilégié, continuant son rangement de gestes vifs et étonnement peu précis comparé à ses habituelles manies. Ce ne fut que lorsqu'elle se retourna pour retourner chercher quelques affaires que son regard croisa celui de l'enseignant, et à ce moment précis, ses traits qui exprimaient toute la rage et la douleur qui l'habitaient se figea, comme si le temps s'était arrêté pendant quelques secondes, une simple lueur étonnée au fond de ses pupilles qui finit par disparaître lorsque Oswin détourna rageusement la tête suite à la question du français, retournant à ses affaires d'un pas bien plus rapide que précédemment:

-Qu'est-ce que vous faites encore ici? Vous n'aviez pas une fête à terminer? Des femmes caquetantes à combler? Halloween, la danse, la musique... Pourquoi vous n'y êtes pas?

Se saisissant de quelques couches de vêtements à la va vite et les jetant brutalement dans la malle, la mâchoire crispée à lui faire grincer des dents, continuant ainsi pendant quelques secondes avant de s'arrêter, de foudroyer l'homme du regard et de s'approcher dangereusement de lui d'un pas décidé, jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de son visage:

-Hein? Pourquoi vous êtes là? Vous vous ennuyez? Je pensais pourtant que pour vous cette soirée était votre... Votre Graal! Mais non, vous préférez venir me voir, comme si cela ne suffisait pas! Que voulez-vous ? Me rire au nez? Compatir? Tenter de me "remettre dans le droit chemin"? Ah! Laissez moi rire!

Une grimace de dégoût déforma le visage de la jeune femme, une sorte de sourire informe aux lèvres avant qu'elle ne se retourne brutalement, retournant près de son armoire alors qu'elle se passait une main dans les cheveux pour défaire sa coupe... Trop tirée, trop rangée...
Non, ce n'était décidément pas elle.
Au moment d'arriver au niveau de son lit, elle s'arrêta soudainement, la tête baissée et dos à l'autre, Linda se passa une main sur le visage en s'appuyant de son autre main sur le bois de son lit.
Comment est-ce qu'elle allait s'en sortir...?
Elle prit une longue inspiration discrète, avant de retourner à son "rangement", semblant cette fois bien plus mal que colérique. Les yeux dans le vague, sans cesse en mouvement, ses cheveux bruns encadrant son visage d'une manière certes peu ordonnée, elle reprit soudainement la parole sans ralentir son manège.

-Est-ce que je pars... Est-ce que je pars... Est-ce que je pars d'après vous? Hein? Pourquoi je partirai de toute façon! Ah! C'est vrai, je n'ai aucunes raisons, du moins apparente, alors pourquoi je voudrai m'en aller? De toute façon, qu'est-ce que cela vous ferait? Ces couloirs ne vous sembleront que bien moins divertissants, voila tout, et excusez moi, mais vos divertissements n'ont que peu d'importance à ce moment, vous voyez?

Elle lâcha un énième tas de vêtement dans la malle, et alors que certains roulèrent sur le côté, elle donna un violent coup de pied dans la lourde malle, faisant tinter ses fermoirs de métal tout en lâchant une injure que je ne retranscrirai pas.
La jeune femme lâcha une longue expiration tremblante en se collant aux portes de bois de l'armoire derrière elle, se prenant une nouvelle fois le visage dans les mains alors que le silence se fit dans la petite pièce, un silence lourd et pesant où la moindre étincelle aurait put raviver la colère de la surveillante dés la première seconde. Oswin laissa alors retomber ses mains le long de son corps, elle était brutale, violente désagréable. Encore. Ce n'était pas en soi un réel problème, mais elle ne pouvait s'empêcher de repenser à cet instant privilégié qu'ils avaient eut plus tôt. La musique guidant leurs pas, la proximité des corps, ses mains sur son corps puis leur baiser enflammé... Comment pouvait-elle seulement faire abstraction de cela? Mais il lui semblait encore plus irréaliste de réussir à mettre de côté sa propre rage... Observant quelques secondes le plafond au dessus de sa tête, comme si la musique de leur danse résonnait encore dans son esprit, elle finit par lâcher lascivement mais avec une fermeté qui ne laissait pas douter de la colère qui continuait de bouillir en elle:

-Oui, je m'en vais. Et qu'est-ce que vous comptez faire?

Elle tourna la tête, le fixant droit dans les yeux, et avec une froideur effrayante, elle prononça quelques mots qui exprimèrent aisément toutes les émotions contradictoires qui se livraient à une guerre semblant sans espoir:

-"Vous êtes désolé"?


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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Sam 30 Mai - 20:06

Dès l'arrivée, le départ se profile

La surveillante ne l'avait pas vu entrer, ou, du moins, si elle faisait semblant de l'ignorer elle s'y prenait très bien. Ludovic ne dit rien, il aurait peut-être dut se racler la gorge, signaler sa présence voir repartir tant qu'il en avait l'occasion, mais il lui semblait qu'il regretterait beaucoup ce moment d'invisibilité une fois qu'elle l'aurait remarqué. Ce qui, hélas, avec sa chance habituelle, ne tarda pas à arriver.

L'instant de flottement durant lequel l'atmosphère semblait si tendu qu'on aurait presque put le toucher, voilà ce qu'on pouvait appeler un calme avant la tempête. Un terrible calme qui n'augurait absolument rien de bon et ne manqua pas de faire regretter au français d'être venu. Il s'efforça pourtant de paraitre détaché et grimaça un sourire amical, histoire qu'elle ne le prenne pas pour un intrus à abattre comme elle l'avait fait environ un mois plus tôt.

— Salut... marmonna-t-il, avalant le mot dans une tentative désespérée de remonter le temps.

Encore une chose à ne pas dire, encore une mauvaise habitude. Heureusement, - enfin, si on peut dire - ce fut plutôt la question qui fit réagir la jeune femme et le français ne mit pas longtemps avant de regretter encore une fois d'être venu. Qu'elle idée avait-on d'avoir l'ouïe fine ? On se le demande. Oswin commença à parler, d'un ton dur, mais assez égal à première vue. Les idiots auraient dit que c'était bon signe, avec un peu de chance ce n'était pas grave si elle ne criait pas, mais Ludovic avait connu assez de femmes dans sa vie pour savoir qu'une colère froide dans ce genre de situation est bien pire qu'un grand cri. Aussi baissa-t-il les yeux, trépignant sur place comme pour essayer de se fondre avec le mur. Il aurait bien voulu répondre, dans le court silence, pour au moins défendre ces dites femmes qui n'avait rien de caquetant, mais quelque chose lui disait qu'il valait mieux éviter.

Alors qu'il se mordillait la langue pour garder ses commentaires pour lui, un frottement lui fit lever la tête, juste assez vite pour voir Oswin foncer sur lui et s'arrêter à quelques centimètres. Il voulut reculer, mais l'arrière de son crâne eut tôt fait de cogner contre la pierre derrière lui. Bloqué par la furie française, Ludovic n'eut pas d'autre choix que de l'écouter sans bouger. Il aurait très bien pu s'esquiver du côté de la porte, mais il préféra rester où il était. Pétrifié par la peur si vous voulez, même si vous auriez été bien loin de la vérité.

Le brun déglutit. Cherchant vainement une réponse qui ait été capable de calmer le jeu. Après tout, elle avait raison. Il n'avait aucun intérêt à être ici. Les fêtes pouvaient durer aussi longtemps qu'on le voulait, mais c'était toujours différent les deuxièmes parties de soirées, quand l'enthousiasme général était retombé et qu'il ne restait plus que quelques groupes éparses qui essayaient tant bien que mal de rallonger ce qui aurait mieux fait de se terminer. Certains y arrivaient bien sûr, au moins un peu, avant qu'ils soient trop saouls pour réaliser qu'il n'y avait plus rien de drôle. Mais ce qu'il faisait là n'avait pas beaucoup d'importance. Alors plus tôt que se chercher des excuses, il préféra plonger le regard dans celui de la jeune femme. Sans provocation, mais avec un calme brulant.

Par chance, la jeune femme s'écarta avant qu'il ne commence à ciller et ses yeux retournèrent aussitôt à la contemplation de ses chaussures. Il aurait sans doute mieux fait de partir. Il approuva doucement du chef et releva la tête pour contempler le reste du mur, où des journaux en lambeaux avaient laissés quelques morceaux. Ludovic accrocha le bord de la table du bout des doigts et tourna encore la tête, pour fixer Oswin qui lui tournait le dos. Il aurait sans doute mieux fait de partir oui, c'était un malaise bien différent qui le lui disait, mais il ne se décida toujours pas. Après tout, il n'avait encore rien dit de particulier, à quoi est-ce que cela aurait servit d'entrer si cela avait été pour sortir moins d'une minute plus tard ? Cela aurait été dommage de manquer le reste de l’engueulade.

La surveillante fourra encore une autre pile de vêtements dans sa malle avant d'y donner un coup de pied dans un juron sous le regard attentif du professeur toujours muet. Il ne pouvait quand même pas se laisser accuser de tout et n'importe quoi sans réagir, mais il n'aurait pas fallut qu'il envenime la situation. Après tout, elle lui avait bien rappelé quelques heures plus tôt qu'il n'y avait pas plus doué que lui pour mettre les pieds dans le plat.

— Je ne trouve pas... commença-t-il.

Trouver quoi ? Que tout était un divertissement ? Il aurait eut le droit de le dire, mais le croirait-elle seulement ?

— Je ne viens pas vous voir pour me divertir, reprit-il d'un ton doux.

C'était sans doute un peu court, il aurait pu dire bien d'autres choses, mais rien ne venait et le silence commença à s'étirer alors qu'il se faisait la conversation tout seul. Jugeant le pour et le contre de chaque pensée qui traversait son esprit tandis que ses doigts pianotaient un rythme lent sur la table. Elle pourrait peut-être se venter de lui avoir fait commencer Novembre en avance.

Lorsque la voix de la jeune femme s'éleva de nouveau, Ludovic fut à peine surpris. Il s'était bien attendu à ce qu'elle parle encore, après tout, c'était plutôt lui le muet, mais son ton fit s'immobiliser ses doigts. Un sourire jaune haussa le coin des lèvres du français lorsqu'elle eut fini. Touché. Il aurait peut-être dut l'applaudir d'avoir réussi à viser juste.

— Non, répondit-il du même ton calme et détaché. Je ne suis pas désolé. Il faudrait que j'ai quelque chose à me reprocher pour ça. Il lâcha la table et reposa les yeux sur la jeune femme, poursuivant sans une once de reproche. Mais je ne crois pas avoir pu faire quoi que ce soit pour vous mettre dans cet état. Je ne compte pas assez pour vous blesser. Celui qui l'a fait par contre... Il tourna la tête et caressa le bois de la paume. Je suis presque sûr qu'il ne le mérite pas. Après tout, quand on y réfléchit, je ne connais pas grand monde qui vaudrait le coup de tout laisser tomber quand on peut trouver d'autres solutions. Mais oui, c'est vrai, je sais. Fit-il encore relevant la tête avec le même regard perçant. Je ne suis là que pour le divertissement.

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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Sam 30 Mai - 22:38


Dés l'arrivée, le départ se profile
Oswin crut que son coeur rata un battement lorsque l'autre dit ne pas venir la voir pour "se divertir", et elle fixa l'homme quelques secondes, les sourcils froncés, et son regard dévoilant toute l'incompréhension qui venait de la traverser.
Il mentait, ce devait être cela. Sinon, pourquoi viendrait-il?
Ses beaux yeux? Son regard révolver et ses cils meurtriers? Leurs beaux débats prenant qui les faisaient tenir jusqu'à l'aube du jour suivant?
Non, elle n'était pas éloquente, elle n'était pas intéressante, ni douce, ni gentille, elle n'était pas une bonne confidente et il semblait évident que son physique n'intéressait pas le français plus que cela. Elle était loin d'être parfaite, et à vrai dire, si elle même se croisait dans la rue, elle était certaine de ne pas réussir à se supporter. Alors pourquoi? Et comment? Comment pouvait-il seulement réussir à rester ici, immobile, sur place, encaissant les coups et les piques qu'elle lui lançait? N'avait-il pas d'autre choses à faire? Des choses bien plus importantes, comme retrouver le secret d'un quelconque sortilège perdu par exemple...?
Bien évidemment, il y avait là une raison, l'une de ces raisons les plus logiques qui soient mais que l'esprit de la jeune femme ne pouvait tout simplement pas concevoir. Et peut-être était-ce là la source de tous ses problèmes, l'impossibilité de s'imaginer et de concevoir certaines choses...
Mais cette courte pause ne fut qu'un maigre répit, car l'esprit de l'infortunée chassa bien vite cet obstacle de ses pensées pour enchainer sur la suite de ses plaintes. Que cherchait-elle réellement à faire à travers ces nouvelles paroles désagréables? Allez savoir... Se défouler sur lui? Lui faire payer des choses qui n'avaient aucuns rapports? Le faire fuir, pour qu'il la laisse seule? Peut-être qu'il y avait de tout, à vrai dire, elle même ne savait pas trop ce qu'elle désirait. La seule chose à quoi elle pensait pour le moment, c'était que ce jeu devait s'arrêter.
Elle avait perdu.

Alors lorsque suite à sa dernière réplique, Ludovic reprit la parole, la jeune femme ne put s'empêcher de laisser retomber sa tête en arrière, cognant contre le bois dur alors que ses yeux se fermèrent, les sourcils froncés comme si elle tentait d'ignorer les paroles de celui qui était à ses côtés.
Il était trop calme... Trop neutre, trop... Non, non...
Elle ne voulait pas être calme, elle ne pouvait pas être calme! Alors il n'avait pas intérêt à l'être, pas de cette façon, il ne pouvait pas continuer ainsi... Ne se rendait-il donc pas compte du mal qu'il lui faisait?

-Arrêtez ça... souffla Oswin tellement bas qu'elle même ne put s'entendre.

Ignorant totalement l'enseignant qui la fixait, elle-même tentait de ne pas s'affaler au sol, ses jambes soudainement faibles ne réussissant plus à soutenir son poids, mais surtout le poids de ses préoccupations. Non, il ne pouvait pas parler, pas ainsi, pas de cette façon! Il y avait déjà trop de questions et trop de voix dans sa tête pour qu'il ne vienne en rajouter une couche ! Mais non, il continua, froidement, sans s'arrêter, malgré les faibles demandes de la jeune femmes qui ne passèrent même pas ses lèvres.

-Arrêtez, stop, cela suffit...!

Mais non, il continua. Sa voix devait être trop faible pour porter plus loin que ses propres oreilles, mais l'autre fini enfin son discours.
Une libération?
Si seulement...
Lorsque Descremps se tût, lorsque sa voix ne retentit plus aux oreilles de la surveillante, cette dernière crispait la machoire et serrait les poings si forts que ses ongles s'enfoncèrent douloureusement dans ses paumes engourdies. Elle retenait difficilement quelques perles brillantes qui, suspendues à ses yeux, cherchaient à tomber et ce par tous les moyens.

-Vous...

Il pensait ne pas compter assez pour la faire souffrir? Oui, c'était certain, il ne comptais pas autant, mais il pouvait aisément lui faire mal, et ce avec quelques mots, car quelque part... Non, c'était faux, la raison était uniquement qu'il était intelligent, très brilliant, voila tout. Peut-être que quelque part elle le voyait effectivement d'une manière un peu... Différente. Mais non, c'était impossible. Elle ne pouvait pas, elle n'avait pas le droit, et puis, c'était impossible. Tout simplement impossible. Pas en si peu de temps. Elle avait vécu des années seules et... la danse n'était qu'une danse. Oui, peut-être, mais ils avaient parlé, il l'avait touché, il l'avait regardé, et il l'avait vue.

-Cessez cela, ne dîtes pas cela... Ne dîtes plus rien!

Toujours les yeux plissés à s'en faire mal, la jeune femme se détacha difficilement du mur, les épaules basses et la tête ballante. Ah! Elle était belle l'Auror redoutable qu'elle avait été autrefois!

-Ca n'a pas de sens... Ca n'a aucun sens! murmura-t-elle en secouant lentement la tête.

Un divertissement... Non, c'était faux. Le monde n'était qu'un spectacle, un jeu dont les règles n'avaient jamais été décidées. Les amis, les relations, les amours et les haines... Ce n'étaient que des cartes! Des illusions, des idées idiotes qui ne pouvaient exister!
Mais un divertissement... Lui? Mais pourtant, elle ne pouvait trouver un autre mot. Un compère? Un collègue? Une connaissance? Non, non et encore non! Qui était-il? Vraiment?
Pourquoi s'était-il mis à parler de son frère lors de la danse? Il en savait plus que ce qu'il avouait, il devait sûrement avoir fait des recherches, la voir comme un sujet d'étude, un moyen de passer le temps autre qu'en correction que de toute façon il perdait sans arrêt! Cependant, il venait de l'avouer, ce n'était pas ainsi qu'il la voyait... Si seulement il ne mentait pas! Mais si c'était le cas... Comment pouvait-il donc bien la voir?

-C'est faux.

De quoi donc? Allez savoir, qui sait ce à quoi pouvait penser l'esprit déboussolé de la jeune femme?
Alors qu'elle titubait lentement, son pied se prit sur un recoin de l'épaisse malle, entrainant alors un déséquilibre qui l'emmena cogner le mur contre lequel était auparavant appuyé l'objet, lui arrachant un gémissement étouffé alors qu'elle se laissa glisser au sol, les yeux toujours clos alors qu'un nouveau silence s'imposa dans la pièce.
Le visage d'Oswin se détendit lentement, bien moins torturé bien que ses sourcils froncés et sa main qui massait sa tempe donnaient l'impression qu'elle était prise d'une violente migraine.
Par tous les Dieux... Qu'est-ce qui n'allait pas chez elle?!

-Si vous ne me mentez pas... Si vous dîtes vrai et que vous ne me cotoyez pas uniquement pour passer le temps... Pourquoi alors?

Linda se passa une nouvelle fois la main sur le visage, serrant le poing avant de donner un coup au mur de pierres derrière elle, semblant plus brisée qu'elle ne l'avait jamais été. Et cela l'agaçait à un point...! Comme si cela ne suffisait pas ! Son frère, Descremps, les retours, les peines, les émotions, les échecs et mat...! Il fallait en rajouter toujours plus!

-Pourquoi vous ne vous en allez pas? Comme tous les autres, comme tous ceux qui me regardent de travers, qui se retournent à mon passage et parlent dans mon dos! Non! Vous n'êtes pas comme tous les autres, c'est vrai!

La jeune femme ramena alors ses jambes à elle, s'appuyant sur le lit à sa gauche pour enfouir son visage dans ses bras croisés pendant qu'elle tentait de faire taire la douleur qu'elle ressentait alors que celle-ci lui semblait à nouveau lointaine.

-Vous ne devriez pas être là. On aura besoin de vous demain... Ou tout à l'heure, je n'en sais rien... Allez-vous en. Ils finissent tous par abandonner de toute façon... Vous devriez faire de même tant qu'il en est encore temps.

Mais n'était-il pas déjà trop tard?


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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Dim 31 Mai - 0:41

Dès l'arrivée, le départ se profile

Ludovic contempla sans broncher la surveillante qui semblait se décomposer au fur et à mesure qu'il parlait. Il n'y avait là rien dont il aurait pu se venter plus tard. Aucune fierté à avoir de profiter d'un moment de faiblesse pour lancer des demi-vérités qui finissaient par faire plus de mal que de bien. Mais c'était comme tout, juste un mauvais moment à passer. Cela ne l'empêcha de tourner la tête peu après avoir terminé, s'intéressant à une écharde invisible qui dépassait du coin de la table. Il pouvait se taire bien sûr, de toute façon il avait le temps. Avoir la patience dans ces cas là était bien le minimum qu'il pouvait faire, surtout quand il comptait le nombre de fois où il ne l'avait pas eut pour ceux qui s'étaient trouvés à sa place alors qu'il était à celle d'Oswin. Jouer les voix de la raison était tout de même un rôle plus paisible lorsqu'on arrivait à laisser un peu de côté la culpabilité. Ce qui était tout de même bien plus facile à dire qu'à faire.

— Je sais... marmonna-t-il soudain en réponse.

Non, les choses n'avaient aucun sens ou parfois beaucoup trop selon la façon dont vous les regardiez. C'était à rendre fou d'essayer de prévoir les possibilités et c'était friser l'inconscience de faire comme si de rien n'était. Les choses étaient ce qu'elles étaient, parfois il ne fallait pas chercher plus loin, mais il aurait mieux fait d'arrêter de ressasser des idées qu'il connaissait déjà et qu'il n'avait jamais prit la peine d'appliquer. Une chose facile à dire là encore.

Ludovic pivota soudain lorsqu'un raffut le fit sursauter. Son apparente tranquillité balayée par de la peur pure. Il se calma un peu, à peine, lorsqu'il parvint à identifier la source du bruit, mais se propulsa d'un pas en avant lorsqu'il vit qu'Oswin venait de percuter le mur. Il s'arrêta presque aussitôt dans son élan alors qu'un crépitement étouffé parvint à ses oreilles. Sa main se glissa d'instinct le long de la poche où il avait rangé sa baguette et il recula pour regagner sa place, passant des yeux la surveillante au crible pour vérifier qu'elle n'avait rien de grave. Il n'aurait pas fallut qu'il la tue à cause d'un mot de trop.

S’ensuivit un silence lourd au cours duquel le bout de bois dans sa poche commençait à devenir aussi froid que de la pierre. Le français s'efforça à ne pas y faire attention. Il savait ce qu'il faisait, il n'y avait pas de doutes à avoir, c'était la meilleure solution et juste un mauvais moment à passer. Voilà ce qu'il se répétait alors que d'un côté tout lui disait d'aller aider la jeune femme par terre tandis que l'autre lui énonçait toutes les raisons qu'il avait de ne pas le faire. Que faire alors ? Au diable la raison ? Hors de question.

Sa peau commençait à le picoter de froid lorsque Oswin reprit la parole, chassant soudain la légère graine de doute lorsqu'il reprit ses esprits pour réfléchir à une réponse. Pourquoi, excellente question. N'importe qui de censé aurait tourné les talons depuis longtemps pour éviter de récupérer une balle perdue ou simplement par fatigue des sarcasmes. Alors pourquoi ?

— Je ne sais pas,
répondit-il.

Ou peut-être qu'il savait trop bien, qu'il avait trop d'idées pour trouver laquelle était la bonne. Ou bien c'était simplement le fait de ne pas connaitre l'exact pourquoi qui justement le faisait rester avec elle. La curiosité, plus forte que toute forme de prudence. Comment refuser un épineux problème à résoudre ? Mais déjà la surveillante reprenait pour lui conseiller de partir. Une excellente idée sans doute. De toute évidence elle n'aurait pas voulu qu'on la voit comme ça.

— J'ai le temps,
reprit-il du même ton égal. Je n'ai rien de plus important à faire et ils pourront bien se passer de moi une journée. Il laissa échapper un bref souffle amusé. Ce n'est pas comme si je faisais autant de dégâts qu'un troupeau de manticores, n'est-ce pas ? Il resta une seconde silencieux pour que la pointe d'ironie qu'il avait eut s'en aille. J'ai le temps. Même si vous ne voulez rien dire ou continuer à essayer de me faire partir. J'ai tout mon temps.

Et pour appuyer ses paroles, il se cala un peu plus confortablement contre son mur sans quitter des yeux la jeune femme, préférant rester où il était plutôt que s'asseoir.

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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Dim 31 Mai - 17:01



Dés l'arrivée, le départ se profile
Je ne sais pas... Je ne sais pas...!
Ah! La bonne excuse!
Il était tellement plus simple de prononcer ces quelques mots plutôt que de réfléchir à la question, au problème! La fuite! Voila ce qui pouvait caractériser Ludovic! Un lâche quelque part, qui refusait de se voir dans un miroir! Qui ne se voyait pas en face et qui détournait le regard lorsque l'on lui montrait qui il était en réalité, et ce, même dans le cas de quelques compliments! Oui, lâche, là était le mot...
Oswin se renfrogna observant le coin de l'armoire à sa droite depuis un entrebâillement entre ses bras croisés qui abritaient sa tête, ignorant l'homme dans la pièce comme s'il n'existait pas.
C'était le cas, elle le savait. Il n'était pas courageux, c'était un lâche. Elle se répéta cette phrase plus d'une fois dans sa tête, la tournant dans tous les sens pour en comprendre la moindre nuance, tentant de cette façon de répondre à cette même question qui n'avait finalement pas trouvé de réponses: s'il était lâche, pourquoi rester?
Compassion? Altruisme? Idiotie? Ah! Que de belles valeurs!
Elle ne voulait pas de sa compassion, il avait bien d'autres chats à fouetter qu'une femme comme elle dont il ne savait rien. Et son altruisme? N'était-ce pas là un autre mot pour désigner les simples d'esprits? Or, il n'était pas simple d'esprit, il n'était pas non plus altruiste. Bien élevé, mais de là à le qualifier de la sorte... Il fallait aller très loin!

-"Je ne sais pas"... souffla Oswin, semblant comme plongée dans le tourbillon de ses pensées qui s'était enfin calmé un minimum.

Tournant lentement la tête, elle finit par observer l'enseignant en face d'elle, son regard noir posé sur ce dernier alors qu'elle semblait se battre contre sa fierté qui lui disait de... De tenter quelque chose. Quelque chose pour qu'il ne la voit pas ainsi, pour qu'il cesse d'être aussi calme, ce calme horrible qui lui donnait envie de lui tordre le cou...

-Allez vous faire voir... grogna-t-elle après un long silence dans un relent de fierté.

La surveillante se renfrogna encore un peu alors qu'un lourd silence s'imposa à nouveau dans la petite pièce, pendant qu'Oswin elle, tentait de calmer ses nerfs à vifs par tous les moyens.
Elle repensa à la danse, la musique qui tintait à ses oreilles, comme lointaine, ses pas machinaux, instinctifs puis ses mains parcourant sa taille comme voulant la garder un peu plus auprès de lui... Mais en levant les yeux sur son interlocuteur, ce n'est pas cet homme qu'elle voyait, la fixant droitement sans le moindre cillement, fermemant, attendant sûrement qu'elle s'exprime. Ce n'était pas le même homme, pas le même Descremps.
Ce n'était pas le français maladroit, brillant et inconscient qu'elle avait vu maintes et maintes fois. Celui là était... différent. Trop différent, et se confier à cet homme qu'elle ne connaissait pas était bien plus frustrant que de ne pouvoir gêner un instant le Professeur qu'elle cotoyait, de savoir que ses tiques glisseraient sur lui comme l'eau sur les roches.
Ou peut-être qu'au contraire, était-ce là exactement le même homme, et que ce n'était qu'elle qui, jusqu'à présent, se refusait à le voir ainsi?
Un soupir s'échappa de la gorge de la jeune femme, alors qu'elle pencha à nouveau la tête en arrière pour qu'elle vienne cogner contre les pierres dures derrière elle.

-Mais cessez donc de me regarder comme ça. C'est tout simplement insportable...!

Il semblait la juger, droit de cette façon... Il ne pouvait la juger, il ne savait rien d'elle. Et quelque part, elle avait l'impression de se voir elle-même dans le miroir. Ce regard dur, franc, qui fixait irrémédiablement et que l'on ne pouvait fuir. C'était son truc bon sang...!

Oswin finit par se relever, en silence, s'appuyant sur le lit avant de fixer son regard sur la malle où les vêtements s'entassaient sans rangement aucuns. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire désormais? Il ne comptait pas partir, et comme il venait de le spécifier, il avait "tout son temps". Se confier alors? Bien, et après? Il allait gentiment s'en aller? La laissait finir de préparer ses affaires en l'abandonnant dans un tel état? Il l'avait fait hurler, il avait réveillé ses tourments et leur avait offert de nouvelles questions auxquelles elle ne pouvait répondre.
Alors comment pouvait-elle donc bien réagir?

Son regard se porta vers le mur ou etaient autrefois accrochés des dizaines d'articles en tout genre, fruit d'années de recherches pour retrouver la trace de ceux qu'elle pensait meurtriers. Des années qui s'étaient envolées, des années d'efforts et tout cela en vain. La surveillante déglutit, baissant la tête alors qu'elle fixait le vide au niveau du miroir, semblant comme... Absente.

-C'était mon frère. Tous ces articles qui étaient la, ils concernaient mon frère.

Sa voix se tut, pour une courte pause durant laquelle un faible sourire triste etira ses lèvres, probablement suite à quelques souvenirs bienheureux qui lui étaient revenus en mémoire, alors que ses yeux, eux, semblaient plus vides que jamais.

-Nous étions proches, très proches, et du jour au lendemain... Il est "mort".

"Du jour au lendemain, je perdi tout ce qui me tint a coeur", voilà ce qu'aurait aimé dire la jeune femme, mais devant cet homme qu'elle ne reconnaissait pas, cet homme qui de toute façon n'était qu'un inconnu, elle ne pouvait se résoudre à parler ainsi de son passé douloureux.

-J'ai passé des années à le... Le chercher, lui, ou bien ses assassins, une trace, une piste. Et même si je savais pertinemment qu'il ne reviendrait pas, cette obsession me donnait un objectif à atteindre.

Nouvelle pause durant laquelle, cette fois, elle se passa les mains sur le visage en se tournant vers l'armoire, rouvrant les portes grinçantes en observant les vêtements encore rangés a l'intérieur.

-J'ai toujours pensé qu'il était mort. Mort sans un adieu, sans un au revoir, sans scepulture et oublié de tous comme un insecte que l'on écrase machinalement. Mais hier... Il est revenu. Enfin, pour être plus exact, j'ai découvert que c'était lui. Mais il s'est construit une nouvelle vie, il ne sait même pas qui je suis, il me regarde comme... Comme n'importe qui.

Oswin baissa la tête, serrant les poings alors que la colère montait à nouveau en elle, accélérant sa respiration à vue d'oeil. Vu ce qu'elle venait de dire, il pourrait parfaitement deviner qui était ce dit frère disparu. Il n'était pas idiot, seulement un peu naïf. Puis, bien vite, Oswin se saisit d'une nouvelle pile de vêtements avant de la lâcher dans la malle, recommençant son manège alors qu'elle termina:

-Et cela m'est tout simplement insupportable.




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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Lun 1 Juin - 0:31

Dès l'arrivée, le départ se profile

Ludovic haussa distraitement les épaules alors que la jeune femme répétait sa courte phrase. Non, il ne savait pas et non, ce n'était sûrement pas ce qu'elle aurait voulu qu'il réponde. Mais savoir pour quelle raison il était là importait peu dans le fond. Ce qui comptait plutôt c'était les résultats. A quoi bon avoir les meilleures raisons du monde si c'était pour ne pas réussir à l'aider ? Au moins pouvait-il essayer et avec assez de succès à en croire l'insulte brève qu'elle lui servit. Aller se faire voir, oui, il avait déjà entendu pire et n'en avait pas dit moins.

— J'irais, répondit-il par automatisme.

Après tout, depuis le temps qu'on lui disait il faudrait bien qu'il pense à le faire. Mais s'il riait de l'insulte cette fois, ce n'était qu'intérieurement et surement pas dans le but de provoquer qui que ce soit. Il avait bien le droit de savourer une victoire tout de même. Ce n'était pas tous les jours que l'on faisait perdre ses arguments à quelqu'un.

Puis le temps passa avec une lenteur affolante dans un tableau figé qu'aucun collectionneur n'aurait voulu pour sa galerie. Avec d'un côté la jeune femme prostrée au pied de son lit le visage encore rougit de colère et de l'autre une espèce d'allumette humaine qui la fixait sans presque cligner des paupières et rien qu'un long et palpable silence entre eux deux qui couvrait les murs les tables, l'armoire et la valise vomissant des vêtements en pagaille. Jusqu'à ce que d'un mouvement de tête la surveillante déchire la toile pour lancer un nouvel ordre. Surpris, les yeux de l'ébouriffé cillèrent avant que son regard ne coule vers le sol, presque gêné d'avoir eut l'audace de défier quelqu'un. Mais il reporta bien vite son attention sur la femme lorsqu'il la vit bouger du coin de l'oeil. Elle le fixa un instant avant de regarder quelque chose à côté et le sorcier tourna aussitôt la tête pour voir de quoi il s'agissait, contemplant de nouveau les restes de journaux.

Ludovic enregistra avec application ce qu'elle lui dit par la suite, restant tout à fait impassible en dehors de l'ongle de son index qui se mit à gratter le boit du bureau nerveusement une fois ou deux. Lorsqu'elle eut fini, le français baissa la tête et croisa les bras. Vérifiant d'une pression des épaules qu'il avait toujours un mur dans le dos. Il trouvait soudain la pièce étouffante. Lentement, il prit une profonde inspiration et ferma les yeux avant de laisser filer l'air de ses poumons en un long souffle. Essayant de canaliser ses souvenirs. Puis il resta un long moment pensif, tout à fait immobile, alors qu'il cherchait ce qu'il aurait put dire ou, plutôt, les sujets qu'il fallait absolument éviter. Lorsqu'il eut fini, il se frotta les paupières et releva la tête, affichant un sourire un peu las.

— Le monde n'est qu'une vaste place de coïncidences n'est-ce pas ?  reprit-il d'un ton un peu plus léger que celui qu'il avait eut précédemment avant de laisser s'écouler quelques instant supplémentaires de silence. Je crois que vous n'aimeriez pas que je vous demande de qui il s'agit exactement, ni que vous me croiriez si je vous disais que je vois ce que c'est, mais je le vois. Peut-être pas exactement tous les détails. Après tout, il eut un bref rictus. Je ne suis pas dans votre tête. Mais j'en sais bien assez pour comprendre l'essentiel je pense.

Il se tut encore un moment pour considérer la malle et s'écarta du mur dans un bref élan, décroisant les bras au passage pour glisser ses mains dans ses poches. Il fixa encore le tas de linges, conscient qu'en bien d'autres circonstances elle lui aurait sans doute arraché les yeux pour avoir ainsi espionné sa garde robe et cette stupide pensée le fit sourire. Mais il fallait encore qu'il garde son sérieux. Aussi pivota-t-il vers la jeune femme, se répétant encore et encore ce qu'il voulait lui dire jusqu'à ce qu'il ait assez de courage pour le répéter à voix haute.

— Je n'ai jamais eut de frère, mais je sais ce que ça fait de perdre ce en quoi on avait confiance. Bon ou mauvais. Je sais aussi que fuir ce n'est pas une solution. Parce que quand on commence à courir... Il jeta un coup d'oeil à la malle avant de fixer de nouveau la surveillante dans les yeux. Ça deviens très dur de s'arrêter.

Il resta ainsi un instant, histoire d'être certain que le message était bien passé. Puis il détourna la tête et pivota sur lui même pour contempler la pièce comme s'il la voyait pour la première fois. Le mur nu, les tables, le lit, l'armoire et, moins d'une seconde, la malle.

— Vous avez mis un sacré désordre, lança-t-il, faisant comme si ce qu'il venait de dire n'avait jamais existé. Je dois dire que j'aime assez.

Ses yeux se posèrent une seconde sur la surveillante avant de retourner en direction de l'armoire, puis du lit, puis des tables, dans une espèce de jeu de hasard pour déterminer sur quoi ils devaient se poser. Après quelques aller-retour, ils tombèrent sur la fenêtre et leur propriétaire s'y dirigea en quelques pas, s'éloignant au maximum de la surveillante. Il s'adossa au rebords, non sans passer une main sur sa nuque en réalisant qu'il ne se trouvait pas loin de l'endroit où elle l'avait menacé avec ses satanés armes.

— Il n'empêche que ça ne va pas, reprit-il, croisant les bras et les chevilles. Tout ce désordre ça ne vous correspond pas. Fit-il encore en grimaçant. Vous êtes plus rangée que ça.

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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Mar 2 Juin - 0:02


Petite musique d'ambiance sympa qui va bien avec en attendant que je trouve le moyen de l'incruster  

https://www.youtube.com/watch?v=UcaLgtJFP90


Dés l'arrivée, le départ se profile
Ludovic resta silencieux tout du long du petit récital de la jeune femme. Une sorte de respect apprécié de la part de la surveillante bien que cet étrange mutisme sonnait... Comme faux. Beaucoup trop, même si ce n'était pas la première fois. Bien évidemment, il n'aurait certainement pas fallut que l'autre se mette à se moquer à la moindre de ses paroles, se riant d'elle, sur ses faiblesses, sur le peu de sentiments qui lui restaient et qui dominaient à présent l'entièreté de son âme.
Car s'en suivit un long silence, encore un, elle aurait dût s'habituer depuis le temps, mais à vrai dire, ce n'était décidément pas le genre de silence gêné ou vexé qu'elle avait appris à apprécier. Qu'il parle! Lui qui ne faisait d'habitude que cela! Qu'il commente au lieu de se taire, lâche une bombe, où l'une de ces paroles dont il avait le secret et qui malgré la situation, tombait soit incroyablement juste, soit totalement faux.

Et enfin... Il se mit à parler. Arrachant presque d'Oswin un soupir soulagé.

Cependant, les paroles de ce dernier n'eurent pas forcément l'effet escompté, et elle était prête à parier que lui-même se savait en train de jouer avec le feu. Il savait qu'elle le prendrait mal, mais de cette honnêteté naïve et presque indécente, il ne put s'empêcher de dire ce qu'il pensait... Ce qui lui ressemblait déjà bien plus.
Oh, bien sûr, cela l'agaçait, au plus haut point même, cela jouait avec ses nerfs et il ne tenait qu'à elle de subitement décider de faire payer le prix de ses paroles à cet inconscient qu'était Descremps... Mais le fait que l'idiot ait pleinement conscience de ses actes était là le plus horrible, car ce simple fait l'empêchait de se faire violence, et voila  le résultat était qu'elle serrait les poings à s'en faire saigner les paumes, les ongles enfoncés dans sa propre chair, les yeux plissés comme si fermer les yeux sur cette réalité qui l'entourait lui aurait permit de ne rien entendre, de ne pas être présente, de ne plus être là...

Il savait ce qu'elle vivait? Hein? Non... Non, il n'avait pas dit cela, au contraire, il ne s'en était pas vanté, et croyait comprendre l'essentiel de son problème... Là était toute la différence, une petite politesse peut-être, une tournure de phrase sûrement, mais ce simple fait suffisait pour rendre sa petite supposition bien plus douce que ce qu'à ce qu'elle avait l'habitude d'entendre.
Mais est-ce que, comme il le prétendais, il pouvait comprendre ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'elle vivait ?

La tête baissée, la française se força à garder le silence, non seulement pour voir si l'enseignant comptait continuer son petit discours, mais aussi et surtout car elle ne savait tout simplement pas quoi répondre à cela. Il avait tout dit, il savait comment elle le prenait, répéter des choses inutiles ne servait à rien... Alors que faire si ce n'est de se taire?

-Les coïncidences... N'existent pas.

Piètre répartie je vous l'accorde, mais c'est tout ce que l'esprit confus de la jeune femme réussit à assembler.
Heureusement pour elle, peu de temps après, Ludovic reprit la parole après un rapide rictus qui se ressenti dans sa voix, un simple rictus qui détendit légèrement la jeune femme, laissant alors quelque répit à ses paumes endolories.
Oswin l'écouta attentivement, le visage plus détendu et le regard fixant le vide à quelques centimètres de l'armoire, alors que son coeur lui, commençait à peine à calmer la tempête d'émotions qui avaient déferlé sur elle quelques temps auparavant. Avec lenteur, la brune leva enfin la tête, fixant le français dans les yeux d'un regard atrocement vide, avant que ses sourcils ne se froncent légèrement, comme perplexe, mais à la fois désolée, quelques émotions tout de même bien faibles dans ce regard semblant plus épuisé que jamais.
Pourquoi lui disait-il tout cela? Qu'en savait-il? Oh! Il le savait, cela se voyait... Au fond de son regard, quelque chose, quelque chose qu'elle avait déjà entraperçu de nombreuses fois auparavant, mais qui cette fois ressortait bien plus qu'autrefois. Mais qu'avait-il bien put vivre pour réussir à tenir de tels propos avec une assurance pareille...?

-La fuite...

Etait-ce donc ce qu'elle était en train de faire? Fuir? Ventre à terre, telle une lâche, telle une bête? Mais elle ne cherchait qu'à trouver quelque répit, faire taire ces remords et ces regrets, et cette haine qui l'assaillaient nuit et jour depuis des années, et qu'elle ne pouvait aujourd'hui tout simplement plus supporter.

-Je ne fuis pas.

Bien sûr que si.

Oswin observa le français quelques instants, après avoir à nouveau baissé le regard comme honteuse de ses propres actes, elle l'entendit commenter le désordre... Une remarque tellement absurde dans un tel contexte qu'elle arracha un discret rire jaune à la surveillante. Oui, le désordre... Un peu comme son esprit il fallait l'avouer.

-Tiens donc... Pourquoi cela ne me surprend pas...? railla la jeune femme en détournant le regard.

Elle suivit des yeux Ludovic lorsqu'il se dirigea vers la fenêtre, laissant alors passer un temps de silence avant de terminer sur quelques simples mots, des mots qui pourtant trouvaient ici tout son sens. Nouveau sourire amer alors qu'elle se tournait vers l'homme, faisant le tour du lit pour s'y assoir, tout en restant au plus près de son interlocuteur. Elle aurait aimé dire quelque chose, une simple remarque pour répliquer au français, lui montrer qu'elle était toujours là... Mais elle préféra ne pas creuser plus loin, prendre le "conseil" tel qu'il était: il s'inquiétait.
Peut-être qu'il avait raison, qu'elle n'était pas ainsi, mais peut-être aussi que celle qu'il croyait connaître n'était qu'une façade, un masque...

-Pourquoi dîtes-vous cela? demanda alors soudainement la française, sur l'un de ces tons à la fois inquiet mais aussi réellement intéressé, tout en restant dans une neutralité perturbante. La fuite. Avez-vous déjà "fuis"?

Elle ne lui forçait pas la main. Elle ne le voulait pas de toute façon, et elle savait que même s'il répondait, il ne répondrait pas de manière claire et précise, mais plutôt "à la Ludovic", d'une manière vague, presque philosophique. Tiens, pourquoi pas "Ne fuyons-nous tous pas dans un sens?" ?
Non, peut-être qu'à travers cette question, elle cherchait seulement à ce qu'il laisse passer l'un de ces temps, avant de hausser les épaules et de faire ces grimaces dont il avait le secret pour sortir l'une de ces idioties qui avaient le don d'agacer la jeune femme.
Ou peut-être encore, cherchait-elle de son côté à comprendre tout simplement celui qui ne la fuyait pas.
Après tout, l'esprit a ses raisons que la raison ignore.



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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Mer 3 Juin - 20:43

Ma musique à moi à eut le temps de changer entre le début et la fin de ce post, mais à la fin c'était ça ^^
Dès l'arrivée, le départ se profile

D'un vague mouvement d'épaules, Ludovic balaya la réponse. Il n'était pas tout à fait d'accord. Pour lui, l'univers n'était qu'un grand lieu de coïncidences qu'il fallait ordonner. Car chaque chose arrivait par toute une suite de causes à effet dont il suffisait de définir le point d'origine pour tout expliquer, ou presque. Si les coïncidences n'avaient pas existé, bien des choses n'auraient jamais pu être créées. Car c'était en commençant à chercher un lien entre deux choses, à priori sans rapport, entrées en collision qu'on finissait par découvrir ce à quoi on ne s'attendait pas. Alors non, au final les coïncidences n'existaient pas, mais sans elles, ont aurait jamais sut pourquoi.

Mais bien entendu, pas le moindre mot ne s'échappa de ses lèvres. Après tout, la surveillante ne semblait pas être en état de débattre sur la question plus que ça et il ne voulait pas prendre le risque de la vexer et de perdre le calme qui commençait à venir. Et, sans distance, il aurait sans doute tourné les talons depuis longtemps. Fuyard oui, tout le monde le savait. Reconnaitre ses semblables était bien le minimum.

— Vous commencez, répondit-il donc avec un léger train de retard le temps de se souvenir de son français.

Elle le savait sans doute, mais l'entendre faisait toujours du bien d'une certaine façon. Ludovic eut un sourire en coin à la raillerie de la surveillante. C'était bon signe. Appuyé contre la fenêtre, il l'évalua des pieds à la tête d'un air amusé, mais presque las. Ce n'était pas qu'il manquait de sujets en soit, juste qu'aucun ne semblait assez important pour le commencer. La petite ombre partie bientôt et le français, avec le visage tranquille, fourra les mains dans ses poches sentant les cartouches sous ses doigts.

Sa tête s'était relevée en moins de deux lorsque la jeune femme avait reprit la parole. Ludovic s’apprêtait à lui demander de quoi elle parlait lorsqu'elle poursuivit. Il ne parut pas surpris, mais il sourit un peu plus et se mit à contempler le plancher avant de hausser les épaules et se décoller de la fenêtre.

— Ce n'est pas la question, répondit-il d'un ton léger, traversant la chambre comme s'il s'était trouvé sur un sentier de forêt. Maintenant, plus tard, jamais. Il s'arrêta devant la malle et adressa un regard faussement contrarié à la jeune femme. Ça n'a pas d'importance. Ce qui compte en revanche, ajouta-t-il en agitant la tête et s'accroupissant, c'est savoir ce que vous comptez faire de tout ça maintenant. Il attrapa un bout de tissu et l'enroula autour de ses doigts pour le respirer distraitement. Cela ressemblait à une chemise, en plus léger que les siennes. Qu'en pensez-vous ? demanda-t-il, lâchant ce qu'il tenait pour s'appuyer sur le rebord de la valise et regarder la surveillante. On remet tout à sa place ou vous préférez en faire don à une association ?

Ludovic laissa échapper un léger souffle amusé avant de tourner à nouveau la tête, le sourire retombé et le regard perdu en direction de l'armoire. Cela allait peut-être tout gâcher, mais il fallait qu'il lui dise.

— Je sais que ça ne sert à rien, si vous voulez partir, je pourrais dire n'importe quoi, vous partirez quand même. Mais je voudrais juste... Que vous réfléchissiez. Peut-être qu'il y a un moyen pour que les choses s'arrangent avec votre frère et qu'il suffit de trouver lequel. Peut-être que je me trompe bien sûr, mais même si c'était le cas vous pourriez trouver d'autres raisons de rester d'ici-là. C'est un bel endroit ce château, il y a plein de choses à voir et c'est un endroit sûr... Sans doute plus quand on est pas là vous et moi et quelques autres d'accord, mais quand même. Il tiens toujours debout non ? Et puis il y a beaucoup d'autres raisons de rester j'en suis sûr. Il y a... les euh... La bibliothèque, le parc, la cuisine n'est pas mauvaise et c'est plutôt bien chauffé. Il y a les élèves aussi, bon d'accord on dit toujours qu'ils sont terribles, mais certains valent le détour et c'est pareil pour les adultes. Tenez, il y a aussi le professeur d'astronomie qui devrait vous plaire, il est complétement malade à première vue, mais j'ai entendu dire que McGonagall elle-même s'amuse bien quand il est là. Et puis vous pourriez en profiter pour suivre les cours que vous avez manqué plus jeune. Je ne vous conseil pas la Défense contre les forces du mal, mais d'autres se défendent bien. Et puis il y a... il y a... Il y a la salle sur demandes ! Certains disent que c'est une légende, mais je suis persuadé qu'elle existe. Pendant vos rondes vous pourriez la trouver qui sait. On dit que derrière il y a toujours ce dont vous avez besoin et peut-être plus encore.

Ludovic s'interrompit, coupant net l'étrange enthousiasme qui n'avait fait qu'augmenter au fil de ses idées. Devenant de plus en plus pressé, voir presque vital. Il chercha encore une minute ce qui aurait été capable de retenir quelqu'un comme Oswin au château avant de laisser tomber. Il pouvait inventer tout et n'importe quoi avec un peu de temps, mais ce n'était pas pour ça qu'il avait commencé à parler et puis, il l'avait dit lui-même, qu'aurait-il bien pu dire qui soit capable de la faire changer d'avis ?

— Je n'ai pas envie que vous partiez. Pas maintenant et pas comme ça, ce serait juste... Il secoua la tête. Aucune idée de ce que ce serait. Je ne dis pas non plus qu'il faudrait que vous partiez plus tard, mais sûrement pas maintenant. Attendez s'il vous plait. Juste quelques jours, un mois, réfléchissez et ne partez pas.

Il lui fallut moins d'une minute pour se redresser et traverser la chambre dans l'autre sens, se rendant jusqu'au bureau avant de pivoter presque aussitôt pour retrouver son rebord de fenêtre. Il sortit les cartouchières de sa poche et les posa sur la table à côté.

— Je vous ait rapporté ça, si vous voulez le récupérer, mais je peux le garder si vous voulez faire du rangement.

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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Jeu 4 Juin - 21:10




Dés l'arrivée, le départ se profile

Le fait que l'enseignant renchérisse de plus belle, lui exposant la réalité en face en lui assurant qu'elle commençait, cela fit comme un coup de poignard dans la poitrine de la jeune femme qui serra un peu plus les poings en grinçant des dents. Oui, elle commençait, c'était évident, il n'avait pas besoin de le lui rappeler! Par ailleurs, cette idée lui était insupportable, fuir était pour les lâches, et elle était en train d'en devenir une... Contrairement à ce que tout ce qu'elle s'était promis bien des années auparavant.
Ne jamais fuir, ne jamais détourner le regard, affronter tout ce qu'il se présentait les yeux dans les yeux, la tête haute, le dos droit...
Ah, elle était loin la promesse d'une enfant décidée!
Oswin lâcha un soupir alors qu'elle tenta de chasser cette idée de son esprit, esquissant une grimace crispée tandis qu'elle redressait la tête. Tout ça... Elle ne devait pas l'ignorer, ses propres promesses, car c'était bien à cause de ses précédentes erreurs qu'elle avait perdu tout ce en quoi elle tenait, alors recommencer n'allait-il pas lui faire perdre une nouvelle fois le peu qu'il lui restait ?

Puis l'autre "répondit" à sa question, d'une manière toute aussi vague qu'habituellement, bien que plus léger que précédemment, il se déplaça à travers la chambre sous le regard étrangement vide de la surveillante, assurant que là n'était pas la question, mais que la vraie question était de savoir ce qu'elle allait faire par la suite, non sans renifler l'une de ses chemises. Un petit geste étrange qui fit froncer les sourcils de la surveillante, qui se demandait d'ailleurs réellement ce que l'enseignant pouvait bien faire là sans pour autant faire le moindre commentaire, se contentant d'un petit rictus amer, avant de secouer lentement la tête et d'enchainer après avoir pris une courte respiration:

-Vous êtes impossible...!

Oswin redressa la tête, fixant l'homme avec un sourire fade bien que ses yeux reflétaient encore le doute qui l'habitait. Partir ou ne pas partir... Là était sûrement la question, mais elle même n'avait-elle pas le droit de s'interroger sur celui qui ne cessait de le faire? Il esquivait les questions, encore et toujours, il ne cessait de le faire, mais ce n'était certainement pas le moment pour revenir sur ce sujet. Ludovic avait toujours été quelqu'un d'intriguant, quelque part, si cela changeait, cela n'enlèverait-il pas de l'intérêt?

Puis l'homme reprit la parole, commençant des le départ à avouer qu'il savait pertinamment que tout ce qu'il dirai n'aurait sûrement pas le moindre effet sur elle, et que si elle voulait réellement partir, ce ne serait pas lui qui la ferait changer d'avis... Mais qui sait? Les temps changent, et il n'était pas sans ignorer que ces dernières heures, elle n'était plus vraiment elle même.
Mais Oswin se rembrunit lorsque ce dernier parla à nouveau de son frère et d'une quelconque solution pour résoudre leur problème... Si c'était vraiment le cas, ne l'aurait-elle pas trouvée plus tôt? Le problème n'était pas qu'il ne se souvenait pas d'elle, non, mais qu'il ne voulait pas. Il s'était reconstruit une vie, avait quelqu'un avec qui la partager et un travail dont il était fier, alors qu'elle... Qu'avait-elle? Un collier, des armes a feu et un bout de bois qui faisait la forte tête? Elle n'avait même pas de vie... Elle se contentait d'aller au fil des missions, creusant, cherchant, jugeant, tout cela depuis des années dans un but qui s'était vu vain... Comment trouver une solution à des années de mensonges, jetées aux orties?
La brune laissa échapper un sifflement agacé, se passant une main dans les cheveux alors que la dentelle granuleuse de sa robe lui frôla le front. Ce fut d'ailleurs à ce moment qu'elle se rendit compte que celle-ci l'étouffait, et tenta de se laisser quelque place pour respirer un peu plus librement.
Un sourire fade mais amusé étira ses lèvres lorsque Descremps s'emporta dans ses raisons, citant ses proches et ses propres passions... Certes, c'était sans grand effet sur elle, mais l'intention y était, et quelque part, cela la touchait. Mais quand il arriva au sujet des cours, la surveillante baissa la tête, se pinçant légèrement la lèvre inférieure, presque honteuse que l'autre ne se rappelle encore d'un tel détail malgré le temps. Oui, les cours...
Une petite lueur s'alluma au fond des yeux noisettes de la jeune femme, et ce, malgré la douleur. Une lueur qu'elle n'avait pas eut depuis longtemps, cette lueur qui laissait transparaitre toute la curiosité et la soif d'apprendre qui autrefois faisait partie de son quotidien. Elle n'avait jamais participé à quelques cours qui soient, et les seuls qui l'avaient fait rêver étaient ceux que son frère lui contait lors de ses rares vacances...

-Et bien... reprit alors Oswin en levant le regard sur l'enseignant qui s'attelait à la faire rester, et ce par tous les moyens possibles. Je vois qu'il y a de quoi faire... Mais croyiez vous vraiment que je je l' ignorais?

Un sourire étrangement doux habitait son visage, alors que son regard semblant à la fois désolé et toujours souffrant s'était fixé droit dans les yeux de son interlocuteur. Toutes ces raisons... Elle les connaissait, pour la plupart, et quitter cet endroit qui l'avait tant fait rêver était là des arguments majeurs et qui la faisait le plus souffrir. A moins que finalement, elle ne se soit attachée à ces vieilles pierres et à ses habitants...?
Ludovic ne tarda pas à reprendre la parole, étant cette fois bien plus direct que précédemment, expliquant clairement qu'il voulait qu'elle reste.
Ici.
A Poudlard.
Elle.

Elle n'eut pas le temps de répondre, ou plutôt de savoir quoi répondre à cela, que le brun sortit de sa poche quelques objets qui ne lui étaient pas inconnus, lâchant finalement qu'elle pouvait les reprendre ou les lui laisser si elle se décidait à partir.
Oui... Partir, que dire à présent devant cet homme qu'elle voyait comme un enfant? Un enfant sensible qui n'aimait pas que l'on chamboule son petit monde si bien organisé.
Et bien... avec elle dans ses connaissances, il n'allait pas cesser de se faire du soucis! Car son monde, elle n'allait pas arrêter de le faire bouger, le Professeur dans sa bulle.

Se passa un court instant de silence, puis, un soupir de la jeune femme brisa ce lourd mutisme avant qu'elle ne lâche, comme une conclusion presque trop irréaliste pour être croyable:

-Vous voulez donc que je reste?

Un léger rire monta dans la gorge de la jeune femme tandis qu'elle secouait lentement la tête, fixant ensuite l'autre, semblant soudainement épuisée:

-Faites attention Descremps, vous allez finir par vous attacher...!



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MessageSujet: Re: Dés l'arrivée, le départ se profile   Mar 16 Juin - 1:26

Dès l'arrivée, le départ se profile

Ludovic secoua légèrement la tête, bien sûr que non il n'avait jamais pensé qu'elle ignorait ce qu'on pouvait trouver à Poudlard. Enfin, peut-être un peu. C'était cela aussi la magie du lieu, ignorer tout ce qui pouvait se cacher dans les couloirs, découvrir des murs et des passages qui n'auraient même pas pu exister dans nos rêves les plus fous. Quoi que vous puissiez imaginer, tout serait toujours en dessous de la réalité. Dragons, centaures, gargouilles parlantes, de la magie où que se pose le regard, de la magie dans tous les lieux que vous visiterez une fois posé le premier pas sur le chemin des sorciers. Lui qui avait toujours vécu avec, n'avait aucune idée de ce que cela faisait de découvrir pour la première fois la magie, mais il en avait certains souvenirs. Émerveillement, inquiétude, excitation, terreur sans nom. Les bougies qui volent, les fantômes, les livres... il faudrait qu'il regarde, un jour, ce que cela avait fait à celle qui se trouvait devant lui, mais ce ne serait pas pour cette fois.

— Moi ? fit-il, ne sachant plus sur quel pied danser alors que la surveillante l'accusait de s'attacher. Quoi ? Moi ? Non ! Attaché ? Oui, non, peut-être. Non. Oui. Le français prit une seconde pour réfléchir à ce qu'il bafouillait, se massant une oreille. Qu'est-ce que vous voulez que je dises pour que vous restiez ?

Ludovic poussa un soupir et leva les yeux vers le plafond. Fort curieux, il n'avait encore jamais pris la peine de le regarder. Si ? Peut-être. Détails. Le sorcier baissa la tête avec un sourire en coin.

— Je suis stupide, marmonna-t-il avant de hausser le ton. Pas toujours, mais bien assez. Faites comme si vous n'aviez rien entendu.

Le français se détacha de son recoin au fond de la pièce et regagna la porte en quelques grandes enjambées. Du même élan, il ouvrit le battant et fit une halte, face au couloir, avant de se tourner vers la surveillante. Il fallait peut-être dire au revoir, mais ce n'étaient pas de bons mots. Comme s'il y avait quoi que ce soit de bon dans un au revoir.

— Je préférerai... Ses ongles tambourinèrent une seconde à la porte. Je préférerai être sûr que vous ne partirez pas, mais je ne suis pas très doué pour ce genre de choses. Je pourrai vous le faire promettre, mais ce n'est peut-être pas le bon moment. Attendez juste. D'accord ? S'il vous plait. Demain est un autre jour. Parfois il faut juste attendre.

Il resta encore un instant pour attendre une réponse de la jeune femme. Qu'il y en ait une ou non, et retourna dans le couloir, refermant derrière lui. L'odeur de poussière dans les tapis, les colonnes aux feus magiques, les vieilles pierres ; Ludovic ferma les yeux pour essayer de se souvenir de ça. Il laissa échapper un souffle et lâcha la poignée, reprenant sa marche. Souhaitant que, pour une fois, demain n'arrive jamais. Il devrait peut-être retourner à la fête tout compte fait, après tout, il devait bien rester un peu de monde. Jon peut-être, Rian, si elle avait fini par discuter avec Salem. Il restait encore plusieurs heures avant que les masques tombent à la fin d'Halloween et que chacun reprenne sa place comme les pions quittent l'échiquier.

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