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 Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3

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Gallions : 1704
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Jeu 24 Déc - 17:51




Problem solving with hunting.
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Un léger soulèvement de poitrine trahit le rire silencieux qu'eut la brune lorsque son compagnon de misère affirma qu'elle tiendrait sans doutes plus longteps quand elle était detérminée... Sûrement oui, mais cette homme avait le don de sans cesse la remettre en question, quitte à ce que cela ne se retourne contre lui peu après. Elle tiendrait mieux, oui... Mais combien de poings ou de côtes brisées donnerait-elle avant qu'il ne s'en aille ? Bien évidemment, par sa faute de plus.. Vous parlez d'une cohabitation !
Secouant mollement la tête en se passant une main dans les cheveux, redressant la tête pour fixer l'horizon où s'était déjà dessiné la petite maison du pêcheur qui les hébergeait, ne désirant pas au fond d'elle que cette nouvelle journée se termine. Mine de rien, il connaissait à bien la connaître, déterminée hein ? Peuut-être, sûrement, mais était-ce réellement elle ou encore l'un de ces masques qu'elle se plaisait à porter ? Il fallait dire que ces derniers temps elle ne savait plus trop distinguer la vérité... Du mensonge. Un mensonge qu'elle avait elle même inventé et dont elle ne voyait pas même la sortie.

Le français reprit alors la parole, expliquant son point de vue sur cette activité dont il semblait faire un portrait peu reluisant. Mais, avouons le, même si Oswin s'en était toujours doutée, jamais encore elle n'avait considéré cela comme réel. C'était là un univers passionnant quoi que l'enseignant ne dise, mais qui lui avait toujours semblé incroyablement lointain. Alors qu'il en parle ainsi, devant elle, lui proposant naïvement de venir avec lui pour étudier un sujet aussi méconnu, cela lançait une toute autre lumière sur l'affaire. Mais plus il parlait, plus l'idée paraissait concrète à l'Auror, chaque travail avait en soit sa dose de routine, il fallait ensuite simplement apprendre à la dompter, et puis, quand bien même ! Habiter avec Ludovic et faire preuve de routine semblaient être deux idées tout simplement inconcevables ensembles, alors le quotidien ne semblait pas s'annoncer si répétitif que cela.
Affichant un sourire calme tandis qu'elle fixait du coin de l'œil l'homme qui continuait de parler, le regard d'Oswin s'illumina d'une douce lueur curieuse sans qu'elle ne dise pourtant un mot, attendant que l'autre ne termine avant de réagir suite à une courte pause :

-Oui, je crois comprendre ce que vous voulez dire... À vrai dire, je me retrouve souvent à la place de ces premières années, je pose des questions si évidentes que personne n'a jugé utile de m'expliquer, puis en creusant ce petit détail je découvre des choses que même la majorité des Sorciers ignorent. Enfin, ces derniers temps cela se fait plus rare, mais il n'empêche que j'apprécie ces moments là.

Puis, arriva le sujet des voyages, et un étrange sentiment de nostalgie sembla emplir les yeux du français à ses côtés. Il n'y avait pas de doutes quant au fait que ce soit ces dits voyages qui le ramenaient à des souvenirs divers. En parcourant des pays et des continents, elle était bien placée pour savoir que l'on voyait autant de bien que d'horribles choses, on vivait des expériences de toutes sortes qui vous changeaient un homme. Et ce regard là... Elle le connaissait parfaitement.
Il lui parla de ses découvertes, au sens propre du terme, de ses réactions, rêves et espoirs, une manière de voir les choses qui pour une fois lui était inconnue. Pas qu'elle n'avait jamais rêvé d'atteindre les étoiles, de s'évader et de découvrir chaque petite merveille de ce bas monde, mais elle s'était bien vite elle même contrainte à rester si terre à terre, si ferme, pour rester sur ses objectifs et atteindre au plus vite son but premier. Ce n'avait été qu'en somme qu'une course effrénée alors que l'homme à ses côtés s'y était pris d'une toute autre manière, la pas tranquille, les yeux tantôt levés vers le ciel tantôt baissés sur la terre, profitant du paysage, des détours, des chemins cachés... Et elle qu'avait-elle fait ? Courir tête baissée en éliminant un à un les problèmes qui lui barraient le passage. Que de poésie...

Un léger rictus gêné étirait ses lèvres lorsque l'homme eut finit de parler, lui demandant calmement si elle avait déjà voyagé autre part qu'en France et en Angleterre. Et à vrai dire, elle eut quelque mal à répondre à cette question assez clairement, car même si elle était passée dans plusieurs pays, et bien elle ne considérait pas que ce soit assez pour être de vrais voyages.

-Oui et non. répondit alors la brune avant d'enchainer. Je suis restée majoritairement en France, puis en Angleterre depuis... Une bonne décennie à vrai dire, mais je suis passée quelques fois dans quelques autres pays. L'Italie par exemple, quelques semaines tout au plus mais je suis bien vite revenue à notre belle France... J'y ai passé des années incroyables, et je me dis quelques fois que je connais certaines villes encore mieux que le Ministère où je travaille pourtant tous les jours. Enfin, je regrette tout de même De n'avoir jamais pût mettre le pied dans la capitale. Mais je ne désespère pas, peut-être un jour j'y arriverai hein, pourquoi ce ne serait pas le cas ?

Et relevant la tête, elle planta son regard à nouveau dans celui de son interlocuteur, un léger sourire aux lèvres tandis qu'elle haussant quelque peu les épaules.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 26 Déc - 5:19




Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Ludovic se massa l'oreille par réflexe sans même avoir eut besoin d'entendre le petit rire de la brune à côté de lui, affichant un sourire un peu crispé. Il rabaissa le bras et redressa la tête peu après, se raclant légèrement la gorge en veillant à avoir l'air détaché. Son sourire ne se détendit que lorsque la surveillante évoqua sa tendance à poser les fameuses questions sans réponse. Cela ne le surprenait pas vraiment, à vrai dire, même les idiots étaient capables de poser les bonnes questions de temps en temps. Quoique... n'était-ce pas là ce qui caractérisait l'idiot ? Il faudrait qu'il se renseigne la prochaine fois qu'il en verrait un.

La bicoque du pécheur arrivait en vue, mais le brun ralentit un peu l'allure tandis que sa collègue lui parlait en toute vitesse de ses propres voyages. Au moins avait-elle eut le bon sens de ne pas les considérer comme de vraies expéditions, mais plus comme de simples balades. Ils n'étaient pas rares les touristes qui pensaient connaitre un pays sans avoir fait ne serait-ce que le tour d'une ville. Même un natif ne pouvait pas vraiment se vanter de connaitre un endroit plus que les autres.

— Je... commença le brun avant de s'interrompre une seconde enchainant d'un rythme beaucoup plus entre-coupé. Enfin, je suis né à Paris et j'y ai passé pratiquement toute mon enfance alors je pourrais vous faire visiter un jour, si vous voulez. Vous n'aurez qu'à me dire où vous souhaitez aller, enfin... ce que vous avez envie de voir et je pourrais vous montrer. Si vous voulez venir pour quelques jours ou une semaine... enfin, aussi longtemps que vous arriverez à me supporter vous n'aurez qu'à demander. le français reprit sa respiration avant de continuer, l'air de vouloir changer de sujet. Enfin, pas tout de suite peut-être, parce qu'avec les cours à Poudlard ou votre métier ça risque d'être difficile de trouver du temps libre... Ludovic leva la tête vers la brune essayant à peine de croiser son regard avant de braquer les yeux sur la cabane au bout du chemin. À condition de sortir d'ici bien sûr, conclut-il sur un ton plus sérieux.

Le parisien reprit la route sans même s'être aperçu qu'il s'était arrêté pour parler et essaya d'accélérer jusqu'à ce que les muscles de sa hanche le tiraillent et qu'il se remette à boiter. Par chance, il arriva à la porte avant que cela soit trop marqué et ouvrit le chemin pour la jeune femme, tenant l'entrée ouverte jusqu'à ce qu'elle soit passée. Dans la cuisine, le feu commençait à baisser, rendant les lieux presque impénétrables et légèrement glacial. Le maigrichon traversa la salle à la suite de la jeune femme, s'avançant jusqu'à la table pour récupérer une lampe à huile. Il l'alluma avec un peu de magie, pinçant la mèche du bout des ongles. Dans la douce lueur orangée qui lui éclaira le visage, le sorcier esquissa un sourire. Quel que soit le sortilège qui provoquait le mauvais fonctionnement de leurs baguettes il semblait diminuer. Ce qui ne pouvait signifier qu'une seule chose.

— Honnêtement, chuchota l'échevelé pour ne pas risquer de réveiller Tibérius. Je n'aurais pas cru que vous étiez en Angleterre depuis dix ans. Le temps pouvait passer si vite parfois. Si on y penses, vous y êtes restée plus longtemps que moi.




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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 27 Déc - 20:44




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La gêne que ressentait le français ne mit pas longtemps à se faire percevoir du point de vue d'Oswin qui garda un oeil curieux sur l'homme à ses côtés qui 'e tarda pas ensuite à lui répondre, lâchant tant bien que mal une nouvelle proposition alléchante. Un rictus étirant toujours ses lèvres, la brune ne dit rien en attendant que l'autre ne termine, réfléchissant sur cette idée farfelue mais indéniablement tentante. Il était vrai que la capitale l'avait toujours attirée, mais que de par ses propres crimes elle s'était toujours retenue d'y mettre le pied. Cela aurait été comme... Se jeter dans la gueule du loup, permettre aux autres de la retrouver en quelques heures seulement, mais d'un autre côté, cela aurait sûrement été l'un des meilleurs moyens de se cacher de ceux qui la cherchaient. Néanmoins, elle n'avait jamais tenté, préférant de loin jouer la sécurité plutôt que de s'aventurer à tenter le diable, mais à présent, des années après, le champ était-il vraiment libre ? Certaines enquêtes duraient des années, et elle était bien placée pour le savoir, mais elle avait refait sa vie et même si ses vingt premières années semblaient totalement inexistantes, elle devrait pouvoir revenir officiellement dans ce pays qu'elle évitait...
Lâchant une longue expiration ressemblant plus à un soupir, l'Auror ne perdit pas son doux sourire pour autant, et lorsqu'elle rouvrit les yeux la lueur pétillante ne l'avait pas non plus quittée.

-Aussi longtemps que je puis vous supporter ? Et bien... Vous êtes bien entreprenant, face à quelqu'un d'autre cela aurait prit un tout autre sens...! Courte pause alors qu'elle coulait un regard en biais envers son interlocuteur, reprenant ensuite : Enfin, je n'oublierai pas cette proposition, avec vous pour guide cela s'avère d'ores et déjà passionnant !

Cris, poings, sorts dans tous les sens le tout entre coupé de quelques scènes étrangement mémorables... Oui, passionnant, c'était bien le mot !
Il ne fallut que quelques minutes de plus avant qu'ils ne parviennent à la petite bicoque du pêcheur qui les hébergeait, la jeune femme pénétrant en première bien vite suivie par son galant compagnon qui s'occupa de refermer après elle et d'apporter la lumière dans la sombre salle. Tournant lentement dans la salle à la recherche de quoi que ce soit qui aurait pût lui servir de miroir, Oswin se passa une main dans les cheveux, les sentant déjà avec soulagement plus propres et plus secs. Avec un peu de chance dans moins d'une heure ils auraient une brillance convenable, mais en attendant, elle espérait simplement qu'ils avaient ne serait-ce qu'une apparence convenable.
Un faible murmure perturba le lourd silence qui s'était installé, attirant l'attention de la jeune femme, d'abord surprise qui afficha pourtant bien vite un calme sourire, semblable à celui qu'affichait l'homme qui lui tournait pourtant le dos. Alors comme ça elle leurait encore des gens ?

-Ah ? Et combien d'années dans notre belle Île m'auriez vous donné ? Moins j'imagine, mon accent me trahis encore...

Il était certain que comparé a son collègue, son accent était bien plus percevable, l'habitude ou tout simplement... Le manque de pratique lorsqu'elle était enfant. Elle n'était pas sans savoir qu'une pratique régulière durant l'enfance aidait grandement ce genre apprentissage, elle avait eut de la chance de réussir à apprendre passé la majorité, mais de son accent elle savait qu'elle ne pourrait se défaire.

-Enfin, vous savez, en y réfléchissant je n'ai pas moi même l'impression d'être ici depuis bientôt une décennie. continua Linda en se saisissant de la trappe qui menait à l'étage, la tirant à elle avant de terminer : Il faut dire que j'ai été active et que, vous savez ce qu'on dit, le nez dans un bouquin on ne voit pas le temps passer.

Forçant une dernière fois, la jeune femme déposa en silence l'escalier au sol qui permettait d'accéder aux chambres, s'humectant les lèvres en se frottant les mains en lançant par curiosité :

-Et vous alors ? Depuis combien de temps foulez vous ce sol ? J'ai cru comprendre que vous veniez d'arriver, mais je doute qu'en quelques semaines à peine vous êtes devenu si proche avec ce... Lakenstridge, je me trompe ?






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 28 Déc - 3:47




Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La lampe à la main, Ludovic tourna la tête en direction de la brune qui venait de lui répondre. Il ne répondit pas tout de suite, mais s'assura que la flamme de la lanterne avait bien prise avant de se diriger vers la jeune femme qui s’apprêtait à tirer l'escalier.

— Je ne sais pas, avoua-t-il. Quelques années... trois ou quatre, voir quelques mois.

A vrai dire, il ne s'était pas posé la question. C'était le genre de détail auquel vous ne faisiez plus très attention lorsque votre durée de séjour dans la majorité des lieux où vous vous étiez rendu n’excédait pas la semaine. Un jour, un mois, un an... c'était presque du pareil au même. L'ébouriffé se trouvait à quelques pas de la surveillante lorsque celle-ci commença à ouvrir la trappe donnant à l'étage et ses paroles tandis qu'elle tirait provoquèrent un rictus et un haussement de sourcil peu convaincus de la part du français. Un livre ? Sérieusement ?

— Sans vouloir vous vexer, je ne penses pas que les études aient été votre plus grandes priorité ces dernières années. Le brun glissa un coup d'oeil en direction des marches, poursuivant à mi-mot dans une sorte de marmonnement pour lui-même. Et puis les livres ont plutôt tendance à allonger les secondes. Une nouvelle fois il tourna la tête vers sa collègue. Il suffit de voir depuis combien de temps celui-ci nous retiens.

Le bas des marches toucha le sol et les questions reprirent, tirant un sourire au maigrichon qui songea aussitôt à son bavard ami. N'importe qui aurait pu se vanter d'être une tête connue du Lakenstridge au bout d'une heure.

— C'est sans doute vrai, répondit le sorcier. Même si on ne peut pas dire qu'il soit compliqué d'être proche de lui. Il suffit d'engager la conversation et il la continue pour deux... ou dix. Il fit signe à la jeune femme de passer la première dans les escaliers, tout en poursuivant. Quand au sol... ça dépends lequel. J'ai été en Angleterre durant... cinq ans exactement. Un peu moins j'imagine étant donné que mes petites expéditions aux fils des années n'ont pas dut compenser mes nombreuses absences. Tandis qu'il parlait, il laissa la brune le devancer avant de la rejoindre à l'étage, marquant un arrêt une fois en haut le temps de remonter les escaliers. Cela faisait une éternité que je n'y avais pas remis les pieds, et, à vrai dire, en dehors de quelques endroits je ne dois rien en connaitre de plus que Poudlard. C'est dommage quand on y penses... songea-t-il alors qu'il se trouvait accroupis près de la trappe fermée. C'est un des premiers endroit qui m'a donné envie de voyager pour découvrir le monde et je n'ai jamais réussi à l'explorer. le brun se redressa et pivota vers la jeune femme, continuant toujours. Je suis resté en France pratiquement... il lâcha un souffle presque étonné devant la durée. Treize ou quatorze ans... non, quinze ou quelque chose comme cela. Quand au reste de ma vie, je l'ai répartie entre une semaine et un an à peu près partout dans le monde. Ses yeux qui s'étaient levés en direction de sa mémoire glissèrent leur regard sur les prunelles noisettes qui se découpaient dans la pâle lueur en face de lui. C'est un vaste sol sur lequel nous marchons. Long de plusieurs milliards de kilomètres et emplit de creux et de bosses. Une vie n'y suffit pas pour le traverser et pourtant j'ai l'impression qu'à chaque pas que nous y faisons il nous accord une éternité de plus pour passer, le brun s'appuya contre le mur, baissant encore la voix. Parfois même lorsqu'on ne bouge pas.

Il leva sa main libre sur la poignée et ouvrit la porte, jetant un coup d’œil en direction de la pièce sombre avant de se redresser et afficher un air on ne peu plus solennelle à la jeune femme.

— Maintenant, mademoiselle Oswin, fit-il. J'ai une question on ne peut plus cruciale pour vous. Il marqua un arrêt et approcha plus près de la surveillante, se penchant légèrement vers elle jusqu'à ce que son visage ne soit plus qu'à quelques centimètres du sien. Est-ce que, par Merlin, vous allez accepter de dormir sur un matelas au lieu d'un coin de table ? reprit-il d'un ton faussement désespéré. Parce que, sinon, avec le temps qu'il fait je vais me sentir obligé de vous enterrer sous une montagne de couverture avant de coucher par terre pour vous laisser la place.




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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 28 Déc - 17:13




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Haussant un sourcil lorsque l'homme remit en doute sa préoccupation pour les livres, Oswin esquissa un sourire en haussant cette fois les épaules. S'il ne la croyait pas elle n'allait pas argumenter, surtout que ses longues années à étudier pour rattraper son retard n'avait rien de passionnant, et puis, chacun devait avoir sa propre vision de quelques gribouillis sur une page. Certains détestaient les livres et mettaient ainsi des jours à en livre un seul, d'autre semblaient si épris qu'ils n'y passaient rarement plus de quelques heures, ainsi tout dépendait de la personne mais de son coté, en y repensant, la brune avait l'impression que toutes ces longues années enfermées dans cette grande maison, en tailleur sur son lit et les yeux brillants d'excitation bien que cernés comme pas deux... Tout cela était passé si vite. Et aujourd'hui celui qui lui avait tout apprit et qui lui avait offert une seconde chance n'était plus, et elle ne pouvait plus rien y faire...

-Et bien... Je pense que ce livre ci ne se fera pas oublier de si tôt...!

Souriant légèrement plus à l'homme qui était non loin. Ce dernier reprit bien vite la parole pour répondre à ses quelques questions qui n'en était pas vraiment, laissant la brune monter à l'étage alors qu'elle ne cessait de porter à son comparse de misère une oreille attentive qui parla d'abord de son meilleur ami avant d'habilement enchainer sur ses voyages qui ne semblaient pas durer longtemps.
Il était vrai que le Professeur d'Astronomie était du genre à parler beaucoup, elle s'en était aisément rendu compte, mais l'affection qu'il avait pour le français se ressentait clairement bien plus que pour beaucoup de choses. La raison ? Tout simplement que bien souvent, le jeune père en venait à parler de celui qu'il considérait comme son meilleur ami, en parlant d'une manière si étrange... A la fois comme un modèle et comme son protégé, à la fois quand un grand frère et un cadet... Mais en y repensant, Oswin ne trouvait pas manière plus juste de décrire le voyageur à ses côtés. C'était complexe et contradictoire, tout comme lui, irresponsable comme un enfant mais qui parlait des fois comme un homme plus vieux, tellement plus vieux... Finalement, c'était peut-être ainsi qu'on savait si on connaissait quelqu'un, en parler ainsi avec tant d'ardeur et si justement... Et pourtant malgré tous les beaux discours de l'ancien Poufsouffle, la surveillante semblait continuer à croire qu'il y avait en cet homme une part méconnue que même son "meilleur ami" ignorait totalement. Comme tout à chacun en somme, n'est-ce pas ?
Puis, vint le sujet des voyages, ce à quoi la brune ne dit rien de plus, écoutant tout aussi respectueusement les récits de son comparse. Cela pouvait être un sujet difficile à aborder, plus ou moins à chaque fois, car cela ramenait souvent les vagabonds à leur manque de racines, à leur vie aussi remplie de vaine, les mettant ainsi face à une réalité qu'ils ne réalisaient que trop rarement. Et cela sembla être le cas pour l'enseignant qui parla peu à peu plus pour lui même qu'en réponse à la jeune femme, mais lorsqu'enfin il sembla terminer sa petite explication, concluant d'une manière bien poétique sa petite escapade, Oswin se contenta de lui adresser un sourire léger mais sans pour autant être dénué de chaleur. C'était simple oui, mais étrangement, il semblait à la jeune femme que c'était sans doute là la chose la plus appropriée à faire dans ce genre de situation. Simplement... Apporter son soutien, discret, presque invisible, mais bien présent.

Puis, un bras se détacha de la pénombre, tout juste éclairé par la chaude lumière de la lampe à huile qui tranchait l'obscurité, allant se saisir de la poignée d'une porte qui s'ouvrit sur une nouvelle salle qu'ils commençaient tous deux à bien connaître tandis que du silence s'éleva à nouveau la voix de Ludovic, étrangement sérieuse et qui réveilla d'ailleurs chez la jeune femme son habituelle lueur curieuse et amusée qui habitait régulièrement son regard. Et pour cause !
Cette fois, elle  ne fut pas déçu, car autant dire que l'autre mit les formes à sa demande, demande qui d'ailleurs arracha un léger soubresaut de poitrine et un sourire clairement affirmé à la jeune femme alors qu'elle même haussait un sourcil : les revoilà à ce problème épineux... Et il ne semblait pas prêt à lâcher l'affaire cette fois ci !

-Et bien, Monsieur le Professeur, commença-t-elle en plantant son regard pétillant dans celui de son interlocuteur, son visage tout juste éclairé par la lumière de la bougie, ce qui donnait à la scène une certaine intimité, je pense que vu votre état vous comprendrez parfaitement que je vous réserve ce confort. C'est à peine si vous teniez debout, et même si votre état semble s'être amélioré on n'est jamais trop prudent. Alors à moins de dormir à deux dans ce nid... Je pense que l'un de nous deux ne sera pas totalement satisfait de la situation.

Et terminant toujours sur ce même ton léger, la brune poussa doucement et du plat de la main l'homme, le forçant à se décaler pour qu'elle puisse passer et rentrer dans la chambre.

-Alors si vous voulez que j'abandonne ce coin de table qui m'est pourtant si confortable, il faudra vous plier à mes exigences. Prêt à faire ce sacrifice ?






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 28 Déc - 19:38




Pour que le chasseur devienne la proie
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La petite flamme accrochée au bord de la lampe lançait sur les murs des ombres et lueurs chaudes, bien plus pâles que l'étrange luminescence des sources qu'ils venaient de quitter. L'échevelé  n'y prêtait pas attention, totalement tourné vers la jeune femme à laquelle il adressa un sourire, ravi de voir que son petit effet l'avait un minimum surprise. Mais il ne conserva pas longtemps cet air satisfait, le troquant contre un haussement de sourcil d'abord désapprobateur puis songeur. Elle n'avait pas l'intention de le laisser céder la place, bien sûr. Il cru un instant qu'il allait être obligé d'argumenter durant des heures pour la faire changer d'avis - pour ne pas dire de l'assommer étant donné qu'il n'en aurait probablement pas été capable sans quelques renforts de magie et une panne de moralité - mais la suite de ses paroles sonna bien moins catégorique. Le brun ne l'interrompit pas, se contentant de lâcher un fin soupir et de détourner les yeux de ceux de la française. Son regard glissant le long des traits de l'Auror à moitié assombris dans la lumière.

L'air songeur quand à lui, arriva au moment d'évaluer le compromis. Tandis que la jeune femme le repoussait sans qu'il s'en rende compte, Ludovic leva les yeux au ciel, essayant d'estimer si la situation ne commençait pas à devenir plus délicate qu'il ne l'aurait fallut. Il finit par grimacer et secouer légèrement la tête à la négative. Il n'y avait aucune raison pour que cela pose problèmes. Sortant de ses pensées, le brun se glissa dans la chambre à la suite de la surveillante, se dirigeant aussitôt vers la table pour y déposer la lampe et dérober - encore - une des pommes qu'il y avait abandonné le matin même... ou la veille ; affamé par l'heure tardive, la marche et la baignade.

— Personnellement, cela ne me dérangerait pas, fit-il en levant le fruit à sa bouche, même si tout dépendra de vos dites exigences. Il en croqua un morceau, prenant le temps de mâcher et d'avaler avant de reprendre. Je n'ai rien contre le fait de dormir avec vous, ce ne serait pas la première fois que cela m'arriverais. Le maigrichon marqua une pause, haussant un sourcil. Sauf si vous avez attendu que je tombe de sommeil pour aller vous installer sur votre chaise.

Il planta une nouvelle fois ses dents dans la pomme et en arracha un morceau avant de retirer sa chemise. Il la laissa tomber par terre et chercha des yeux les larges vêtements qui devaient le couvrir pour la nuit. Difficile de différencier le propre du sale dans son tas de tissu.

— Je préférerais vraiment que vous acceptiez, reprit-il, toujours en chuchotant. Vous avez beau faire semblant dormir sur du bois n'a jamais fait de bien à qui que ce soit et il vaudrait mieux que vous soyez au meilleur de votre forme demain. Si jamais cela vous pose un problème, vous n'aurez qu'à dormir entre les couvertures et moi entre deux. Comme ça tout le monde sera satisfait.




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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 29 Déc - 3:46




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Le brun sembla songeur tandis que son interlocutrice lui parlait, son regard glissant lentement sur ses traits alors qu'elle ne s'interrompait pas. Pourquoi faire remarquer ce point précis ? Tout simplement car, aux yeux de la surveillante, un simple regard valait bien plus que beaucoup de mots, mais un simple regard pouvait parfois cacher une infime complexité qu'il lui serait incapable de traduire. Et c'était exactement le cas ici. Elle aurait put supposer milles choses comme n'en déduire aucunes, tout n'était... Que fruit de son imagination. Elle cherchait la petite bête, et l'atmosphère quelque peu intime ne jouait pas en sa faveur, mais ce genre de regard avait le don, avouons le, de la faire trembler, de la faire faiblir, ces regards où l'on refusait de la regarder dans les yeux mais qu'on l'observait tout de même. Et pour une fois, non pas pour ses quelques atouts naturels ou pour ses tenues extravagantes, car il n'y avait aujourd'hui plus rien à regarder si ce n'est... Qu'elle. Et pourquoi regarder quelque chose si ce n'est pour l'apprécier d'avantage ? Pour le désirer ? Pour en profiter ?
Chassant ces pauvres idées de son esprit alors qu'elle savait pertinemment que l'homme ne faisait que fixer le vide, elle l'avait alors poussé de son chemin avant de se rendre dans la petite chambre, se passant une nouvelle fois la main dans les cheveux en espérant leur redonner tout de même un peu de volume, et plus généralement, les démêler quelque peu. Ludovic ne tarda pas à la rejoindre après quelques secondes d'égarement, se saisissant lui d'une pomme qu'il porta à sa bouche tout en reprenant la parole alors que la jeune femme ne l'avait pas quitté des yeux, lui adressant cette fois un discret mais certain regard en biais. Mais lorsque l'autre termina de parler, un demi-sourire jaune étira ses lèvres. Elle ? S'installer sur une chaise une fois qu'il était tombé dans le sommeil ? Non ! Ce n'était pas son genre !

-Et bien... Pour tout vous dire...

Elle ne termina pas sa phrase, laissant l'enseignant en déduire ce qu'il voulait de son ton sous-entendeur et de son regard pétillant. Puis, devenant plus sérieuse, Oswin baissa la tête en soupirant, déposant son petit sac rempli de cendre sur un coin libre de la table avant de se retourner vers l'homme tout en s'y appuyant, le fixant dans les yeux tandis qu'elle reprit la parole, d'un ton bien plus grave bien qu'elle semblait vouloir faire passer cela pour quelque chose de plus léger que cela ne l'était :

-J'ai la réputation de femme volage. Je coucherai soit disant avec n'importe qui et... Et c'est vrai. Enfin... Je ne peux plus me le permettre à présent, je ne peux plus faire comme si je n'avais pas de racine, comme si la vie ne passait pas, comme si... Je n'avais pas trente ans. Je dois me prendre en main et... Enfin, là n'est pas la question. Elle se râcla la gorge, s'humectant les lèvres rapidement avant de reprendre plus clairement : Dormir avec vous ne me pose aucuns problèmes !dit-elle alors sur le ton de l'évidence sans en perdre son calme. Je ne veux simplement pas que vous vous mettiez dans ce même panier. De mon point de vue ou du votre, cela m'importe peu, mais... Vous méritez mieux que de rejoindre cette longue liste de noms sans intérêts.

Ce fut quelques paroles étranges. Un ton trop calme pour des mots trop lourds de sens, un sourire paisible pour quelques formulations qu'elle seule pouvait comprendre, un regard doux pour un homme qu'elle ne voulait souiller. C'était idiot, elle le savait, tout était dans la tête puisqu'après tout rien n'allait se passer, mais bien des fois, plus jeune, cela n'était aussi que "partager un lit".
Secouant la tête en laissant échapper un court rire muet, le sourire de la brune s'accentua un peu avant qu'elle ne reprenne, plus légère bien que sa voix indiquait que bien des choses se bousculaient en elle :

-Laissez tomber, c'est bête et je le sais, et puis si vous me le proposez vous même...

Il désirait après tout simplement qu'elle se porte un peu mieux, qu'elle ne gèle pas durant la nuit pour affronter le lendemain les nouvelles épreuves qui se présenteraient à eux. Il n'y avait donc là aucuns rapports avec ce qu'elle avait put vivre d'une façon ou d'une autre, alors pourquoi s'en faire ? Pourquoi se torturer ? Pourquoi faire croire à des arguments qui ne cachaient en réalité que son égocentrisme et son désir de faire table rase du passé ?
La brune releva la tête, son regard glissant sur le torse bandé et couvert de cicatrices de son partenaire de misère tandis que ses yeux se couvraient d'un étrange sentiment et qu'elle ne se plonge dans ses pensées. Même si elle était égoiste, même si elle possédait tous les défauts du monde, même si elle se mentait à elle même, elle était sure d'une chose, c'était qu'il valait mieux que ça.

-Non, et puis vous êtes blessés. Vous imaginez si je me retourne par mégarde ? Déjà que vous êtes bien amoché, si en plus je dois en rajouter une couche...!






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 29 Déc - 6:03




Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Alors qu'il venait tout juste d'avaler son second morceau de pomme Ludovic tourna la tête vers la brune qui semblait vouloir dire quelque chose sans que la fin ne sorte. L'homme haussa un sourcil méfiant, préférant éviter de se lancer dans des affabulations sur ces quelques points de suspension, il s’apprêtait à répliquer, mais lorsque la jeune femme se fit soudain plus grave et avança vers lui, il préféra tenir sa langue. Bonne ou mauvaise idée, il n'aurait pas pu le dire, mais lorsqu'elle reprit, il ne trouva pas mieux à faire que détourner la tête et baisser les yeux pour fixer le plancher. Bien entendu, il s'en était douté, ne serait-ce qu'avec les talons hauts et décolletés plongeants, la façon dont elle l'avait accosté la première fois qu'ils s'étaient rencontrés ou simplement les regard hautains que lui lançait McGonagall lorsqu'elles se croisaient dans les couloirs. Cependant, comme toujours, c'était une chose de supposer une autre de l'entendre dire et, malheureusement pour lui, s'en était une de plus que de voir les choses telles qu'elles s'étaient passées.

Ludovic recula un peu, se frottant la nuque du bout des doigts tout en se répétant qu'il le savait déjà. Les mots ne passèrent pas ses lèvres mais ces dernières s'entre-ouvrirent à peine pour laisser filer un petit rire. Sans se décider à tourner les yeux sur la jeune femme, il afficha un sourire amer en l'entendant parler de ces fameux noms sans intérêt. Il trouvait que c'était déjà un peu tard pour cela et le bref regard qu'il lança à la brune n'en disait pas moins. C'était bien elle qui s'était amusée à l'embrasser simplement parce qu'il se trouvait au mauvais endroit juste au meilleur moment. Difficile après ça de dire qu'elle ne l'avait pas déjà jeté dans le même panier que les autres. C'était comme si tout était faussé d'avance, mais quelle importance ?

La jeune femme n'avait pas tout à fait terminé que l'échevelé abandonna sa pomme entamée sur la table et pivota pour retourner à son tas d'affaires sales. Il récupéra la chemise trop large et évalua une seconde la crasse sur son pantalon avant de décider de garder le bas quoi qu'il en soit et d'enfiler le haut. Les longs pans de tissus urticants recouvrirent son dos, les bleus sur ses côtes et le bandage et il lâcha un nouveau rire étouffé un peu plus franc que le premier à la tentative de la jeune femme pour alléger l'atmosphère.

— Rassurez-vous,fit-il en adressant à sa collègue un regard en coin amusé. Je pense que je m'en remettrais si vous me roulez dessus sans le vouloir. J'ai déjà été écrasé par beaucoup plus lourd que vous, Un centaure, un cheval, un dragon... une porte aussi. En fait vous n'avez que l'embarras du choix.

Et puis il était rodé avec Aidrian et sa peur bleue des orages. Même petite, l'alchimiste devait avoir bien plus de poigne que n'importe qu'elle Auror. Du moins, lorsqu'elle décidait de vous prendre comme peluche vous pouviez dire adieu à toutes vos cervicales. Le brun afficha un sourire plus vague et ajusta le col difforme de sa chemise puis ses manches. Tournant toujours le dos à la jeune femme.

— Je me suis aussi retrouvé sous une prostituée une fois. fit-il en martyrisant encore les bords de la chemise. Elle était d'une gentillesse inégalable, un cœur en or. Sans aucun intérêt pour qui je pouvais être ou bien d'où je pouvais venir. Elle me trouvait juste mignon et poli, c'était suffisant. J'ai passé pas mal de temps chez elle,poursuivit le brun, mais au final je ne suis même pas sûr de me souvenir de son vrai nom... L'échevelé marqua un arrêt avant de pivoter en direction de la jeune femme. Amusant comme vont les choses. Elle n'avait pas beaucoup de règles, vous voyez. L'une d'elle c'était de ne jamais appeler ses clients par leurs noms. Au lieu de ça elle leur avait trouvé tout un tas de surnoms bien plus convaincants ou gênants, selon ses têtes. À tout le monde d'ailleurs. Allez savoir quand l'un des passants auraient pu devenir un client et franchir la limite. Mais l'ennui avec les règles, c'est qu'on ne penses à les signaler aux autres qu'une fois qu'elles sont enfreintes. Lentement, le brun croisa les bras dans son dos et prit une brève inspiration avant de continuer, affichant un air bien plus détendu qu'il ne l'était réellement. J'ai déjà passer la nuit avec plusieurs femmes et certaines n'étaient même pas attirées par mon côté de la génétique. Pour certains non sorciers cela aurait suffit pour m'envoyer croupir dans un asile alors pour être honnête je n'en ai pas grand chose à faire de savoir si ça peut poser un problème moral de partager une couverture. Pour moi, il y a des choses bien plus intimes que cela. l'échevelé fit une pause avant de reprendre avec son bon vieux sourire arrogant. Maintenant, si vous avez peur de ne pas pouvoir vous retenir, je peux toujours vous ligoter et m'assommer, mais je préfère vous rappeler ô Auror, céleste Auror que, même si parfois ça ne se voit pas, je suis déjà avec quelqu'un.




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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 29 Déc - 7:35




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Peut-être que le français ne dit pas un mot sur les premières paroles d'Oswin, peut-être effectivement s'était-il tut devant les faits, respect, gène ou ironie ? Allez savoir, mais ce silence qu'il garda presque cérémonieusement voulait dire bien plus que tout ce qu'il aurait put dire. Et une nouvelle fois, la brune ne put échapper à son passé qui revenait tel un boomerang, lui rappeler douloureusement qu'elle ne pourrait jamais être totalement différente de celle qu'elle avait été. Mais cela, elle le savait déjà, et ce depuis longtemps, et avant même d'aborder le sujet elle savait que cela allait lui retomber dessus, néanmoins dire que voir l'enseignant lui porter un tel regard la laissait de marbre serait mentir, car ce fut loin d'être le cas. Serrant discrètement la table sur laquelle elle s'était appuyée, l'Auror se contenta pourtant de garder un visage le plus neutre possible, ce dont grâce à Dieu elle n'eut pas trop de mal, même si au fond de ses yeux il était aisé de voir une certaine... Angoisse pointer le bout de son nez.
Néanmoins, elle ne dit pas un mot, observant son comparse lui tourner le dos dans un mutisme presque effrayant, reprenant peu à peu la parole d'abord en un rire, comme surpris par la conclusion de la jeune femme, c'est sans doute pour cette raison qu'il répondit donc sur le même sujet mais sur un ton, avouons le, déjà beaucoup plus léger. Mais la suite, elle, fut bien plus dur à avaler pour Oswin qui avait déjà un semblant de gorge nouée. Dés la première phrase les réactions arrivèrent d'ailleurs, discrètes, mais présentes. Ses doigts se crispèrent sur le bois alors qu'elle déglutissait, levant un peu plus la tête comme pour tenter d'ignorer un terme qui autrefois la décrivait, écoutant malgré tout les récits du professeurs.
Lui ? Aller voir chez ce genre de services ? Et bien... Cela l'étonnait de lui. Comme quoi le gentil et excentrique français n'était pas si parfait que cela... Mais loin de ressentir un quelconque dégoût, ce fut presque de la compassion qu'elle ressenti envers lui. La manière dont il en parlait, plusieurs jours passés avec elle... Certaines langues pendues disaient que tout homme aussi bon soit-il allait ne serait-ce que le temps d'une soirée louer quelques femmes sur le trottoir, mais rares étaient ceux qui passaient autant de temps avec celles-ci. Pourquoi Diable serait-il resté avec elle si longtemps ?
Cependant il continua, ne s'attardant pas sur de tels détails -ce qui était compréhensible-, finissant par lâcher que si jamais elle ne savait pas se tenir il était prêt à mettre en oeuvre quelque stratagème pour que rien ne se passe, et que dans tous les cas pour lui il y avait bien plus intime que ce simple bout de bois qui leur servait de lit. Baissant alors le regard, plongée dans ses pensées, Oswin ouvrit légèrement la bouche pour s'apprêter à répondre ou plutôt à l'interrompre lorsque la dernière partie de la phrase lui parvint, la faisant alors soudainement redresser la tête tandis que son regard exprimait clairement une surprise non dissimulée et que ses sourcils eux appelaient plus à... A l'incompréhension.
Ludovic ? En couple ? Et depuis quand ?
Enfin, on ne défait pas une Auror de ses habitudes si facilement, d'autant plus s'il s'agit de Linda Oswin, c'est pourquoi il ne fallut pas plus d'une seconde à la française pour corriger cet air de franche surprise en quelque chose de plus... de plus elle. Plus teinté de curiosité, d'un léger amusement et de provocation. Mais il eut bien quelque chose qu'elle ne réussit pas à camoufler, son corps tout entier étrangement crispé accompagné d'un discret déglutissement.

-Vous ? En couple ? Oh mais voyons... Quelle surprise ! Et pour en être une, s'en était une, et ce même si le ton de la brune semblait bien moins léger qu'à son habitude. Etrange que je n'en ai pas entendu parlé, les rumeurs vont vite dans le chateau... Enfin, j'imagine que ce doit être une bonne chose, tout le monde n'apprécie pas voir ses moindres secrets déballés à tous.

Adressant un sourire crispé à son interlocuteur, elle s'étira alors afin de se détendre quelque peu, ce qui se suivit d'ailleurs bien vite d'un bâillement justifié ainsi que d'un sourire et d'un regard plus calme mais plus sincères.

-Tant mieux pour vous. C'est bien de... De se trouver quelqu'un, avec qui vivre ou ne serait-ce que passer du temps. C'est une chance... mais qu'elle soit rassurée, je sais parfaitement me contrôler, et je n'ai aucunes envies d'être de ses rivales.

Baissant la tête alors qu'elle triturait nerveusement du doigt une de ses mèches, elle ne resta pourtant pas longtemps à cette même place avant de bouger, lâchant un "Bon!" faussement enthousiaste et de se saisir de la chemise qui lui avait servit de robe de chambre la veille, s'exilant une nouvelle fois derrière le paravent pour cette fois y rester durablement. Car cachée derrière ce faible mur, elle put laisser paraître toute sa décontenance. Alors ainsi, il était en couple ? En soit, cela ne la gênait pas, à la différence qu'elle n'avait pas pour habitude de "taquiner" les hommes déjà épris. C'était tout bonnement immoral, mais le problème principal n'était pas là : pourquoi l'avoir embrassé de lui même s'il appartenait déjà à quelqu'un d'autre ? Pour se jouer d'elle ? Non, leur étreinte avait eut d'étranges senteurs mais très certainement pas celle-ci... Alors pourquoi ?
Se prenant la tête entre les mains, Linda tenta de calmer sa respiration rapide bien que silencieuse, prenant de plus grande bouffées d'air avant de se frotter le visage, chassant une nouvelle fois ses problèmes qui n'avaient lieu d'exister de ses pensées. Ce n'était pas le moment, pas l'endroit, et dans tous les cas, il ne se souvenait même pas de ce moment dont elle se souviendrait longtemps encore... Alors... Elle se contenterai de faire comme lorsqu'une "vieille connaissance" venait lui annoncer un nouvel enfant ou un mariage de prévu : sourire, et féliciter les jeune chanceux. Et elle de son côté resterait à sa vie qui n'avait plus de sens, mais c'était là un juste retour des choses.
Revenant alors à la réalité, il fallut quelques secondes à la française avant de se dépêcher de se changer avant que son silence ne devienne trop suspect, laissant tomber sa robe en hâte avant d'enfiler grossièrement la chemise de l'homme, de prendre une profonde inspiration et de ressortir de derrière le paravent avec un air semblable à celui qu'elle avait avant de s'y réfugier.

-Vous savez, commença alors la jeune femme en se laissant tomber sur le lit, se reculant pour finir assise sur le matelat et appuyée contre le mur de manière à être en face de l'enseignant, je ne l'aurais pas cru... Je pense que ça peut se deviner vu ma réaction de tout à l'heure ! Enfin... Qui est la chanceuse qui doit vous supporter des heures durant ? J'espère qu'elle ne vous fait pas trop souffrir, je m'en voudrais de lui voler la vedette sur ce point là !

Après tout, elle aussi tenait une belle place pour ce qui était d'attirer les ennuis à l'échêvelé, il n'y avait qu'à voir leur situation actuelle pour se rendre compte que tout ne tournait pas rond chez eux.

-Je vais devoir aussi faire attention à pas trop vous monopoliser non plus dans ce cas... Ah, les joies de la vie de couple... Que du bonheur !







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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 29 Déc - 17:29




Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La bombe à peine lâchée la réaction de la jeune femme ne se fit pas attendre. Pourtant, s'il se rendit compte sans peine du choc que sa "dernière nouvelle" provoqua, il manqua le visage stupéfié pour lequel il aurait pu payer très cher. Détournant une nouvelle fois la tête, le brun décroisa ses bras pour recommencer à triturer ses manches puis afficha un sourire, assez satisfait d'avoir pu garder cette relation privée aussi longtemps. C'était tout un sport, un véritable travail de titan longtemps mis en place durant sa scolarité pour réussir à gérer les racontars. Simple question d'extravagance. Proposez à une école le choix entre une rumeur de bibliothèques détruites et de professeur nudiste et ils se désintéresseront bien vite du fait que le dit responsable de ces "exploits" ait pu aussi avoir une relation normale. Les choses étaient, naturellement, plus compliquées, - comme s'il était possible de tout gérer - mais le résultat était encore fidèle au rendez-vous. Tout comme le fait de chasser une histoire désagréable par une petite vérité toute simple.

L'échevelé afficha un sourire un peu plus attristé tandis que la brune bafouillait, trouvant presque trop facile la façon qu'il avait eut d'éviter des questions embarrassantes ou une tentative de compassion mal placée. Il retrouva un peu plus d'entrain devant les promesses de ne pas s'interposer et glissa une nouvelle fois sa main dans sa nuque, répondant d'un ton un peu soucieux en grimaçant comme s'il venait de se prendre un meuble au coin de l'orteil.

— Je crois que c'est un peu tard pour la rivalité hélas. Elle vous a vu m'embrasser pendant le bal, fit-il avec une autre grimace de compassion. Je ne savais pas qu'elle était là, sinon je ne vous aurais pas invitée à danser. Surtout si j'avais su ce que vous comptiez faire. J'aurais dut vous prévenir, mais vous ne m'en avez pas vraiment laissé le temps...

La situation était pour le moins embarrassante et le français ne semblait pas le seul à la considérer comme tel. Oswin ne tarda pas à se volatiliser derrière le paravent sans plus sembler vouloir donner signe de vie, laissant son collègue seul entre la table et le lit. Ludovic retint un nouveau petit rire tandis qu'il continuait à se masser la nuque. Il ne s'était pas vraiment attendu à ce que la jeune femme réagisse autant face à ce simple fait et il aurait sans doute dut être vexé par le fait qu'elle ne l'ait pas cru capable de rencontrer une femme et de la garder s'il n'avait pas trouvé tout cela risible. Il tourna une seconde la tête en direction du paravent, affichant un sourire plus franc avant de relâcher ses bras et finalement troquer son bas pour le pantalon trop large du pécheur. Il n'y mit pas longtemps et s'allongea sur le matelas sans plus attendre, préférant rester sur les couvertures au cas où il lui faudrait menacer d'aller dormir sur le pallier. Il s'était installé depuis quelques interminables secondes lorsque le bruit des pas de la brune quitta l'abri du paravent. L'échevelé se redressa aussitôt, s'asseyant contre la tête de lit pour laisser la place à la jeune femme de s'asseoir à l'autre bout du matelas. Bon, au moins elle ne s'était pas arrêtée à la table, c'était déjà cela. Il attendit patiemment que la brune reprenne la parole, affichant un nouveau petit rictus en entendant ses mots avant de froncer un sourcil.

— Je ne cherche pas uniquement les femmes qui ont le coup de poing facile vous savez. Enfin, se reprit-il en levant les yeux au ciel, si on oublie le fait que c'était une batteuse de quidditch professionnelle, je suppose. Je dois avoir un problème... plaisanta-t-il en adressant un regard entendu à la française. Il laissa passer un temps avant de reprendre d'un ton un peu plus sérieux. Mais non, rassurez-vous, elle ne fait pas dans le même registre que vous. C'est plus... tranquille elle et moi, normal. Je sais faire aussi, assura-t-il avec un haussement de sourcil. J'essaie de la voir durant les week-ends et le soir parfois, avec les cours je ne peux pas vraiment faire mieux. Mais bon, au moins à petites doses c'est plus facile de me supporter, il afficha un autre sourire à la jeune femme avant de reprendre. Je ne sais pas si je dois vous dire comment elle s'appelle, la dernière fois que j'ai fait ça on m'a longtemps dit qu'elle n'était pas faite pour moi, entre autre mises en gardes plus ou moins agréables, et je préférerais éviter qu'on me refasse le même genre de discours. C'est quelqu'un de bien, extraordinaire même, le reste ça me concerne.

Le brun adressa un dernier sourire à sa collègue avant de se décaler pour se tasser d'un côté et laisser plus de place à la jeune femme.

— Aller venez, fit-il en soulevant les couvertures, vous avez l'air de dormir debout et ce n'est pas avec mes potins que vous allez vous réveiller.




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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 29 Déc - 19:13




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Apprendre que celle avec qui le brun était en couple s'était par hasard trouvée au bal d'Halloween, ce même bal où elle avait embrassé le français, ne fit à peine naître de remords chez la jeune femme qui se contenta de froncer légèrement plus un sourcil, cherchant dans sa mémoire qui pouvait donc remplir ce rôle si... encombrant. Pas une élève, elle s'en doutait, pas une enseignante sinon il n'en ferait pas tant de manière et il n'aurait pas été surpris de la voir au bal... Plongée dans ses pensées, elle finit par en sortir en plissant le nez, se maudissant intérieurement d'avoir eut la tête ailleurs et de n'avoir pensé à retenir quelque chose d'aussi élémentaire que les invités d'une petite fête. Et pourtant, la mémoire n'était pas ce qui lui faisait défaut, mais ces derniers temps elle laissait bien trop ses émotions surplomber sa conscience et sa raison, et il fallait à présent qu'elle se prenne sérieusement en main si elle ne voulait pas perdre la dernière chose qu'il lui restait et à laquelle elle tenait.
Lâchant un long soupir, il s'accompagna pourtant d'un sourire fade avant qu'elle n'aille s'éclipser pour se changer à son tour, endossant cette fois la légère chemise du français, Oswin n'en revint que quelques minutes plus tard, surprenant son comparse déjà couché sur le lit avant de l'y rejoindre, s'asseyant à l'autre bout tandis qu'ils se mettaient à présent tous deux face à face. Elle ne tarda alors pas à reprendre la parole, son ton étant un étrange mélange de lassitude, de fatigue, mais d'un calme bienveillant, sans émotions, et presque... Bienheureux. Et son visage alors plus éteint s'illumina quelques instants encore d'un rictus amusé lorsque l'autre lui avoua que celle qui lui avait dérobé son cœur était en réalité une batteuse de Quidditch, terminant ensuite sur la conclusion qu'il devait avoir un sacré problème... Peut-être, après tout ! Il avait beau la fuir, il semblait ne pouvoir ou ne vouloir la fuir assez vite pour ne pas passer de temps avec elle. Mais si les femmes fortes l'attiraient, alors pourquoi s'en priver ?
Puis, Ludovic lui brossa le portrait de leurs entrevues ainsi que celui de la jeune et mystérieuse femme qu'il voyait en cachette, sa voix légère berçant l'Auror qui écoutait en silence ses paroles et anecdotes. Enfin, lorsqu'il en arriva à dire qu'il hésitait à lui dire son nom de par ce que les autres pouvaient dire, son auditrice haussa un sourcil alors que l'autre se fronçait à nouveau. Du mystère ? Bien, elle appréciait. S'amusant toute seule de cette dernière idée, le sourire de la brune s'accentua quelque peu alors qu'elle ramenait ses jambes à elle pour s'assoir en tailleur, se frottant d'une main le visage sans pour autant cesser d'écouter l'homme qui semblait en avoir terminé. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il l'invita calmement à se coucher auprès de lui, ce qui lui valut d'ailleurs un sourire reconnaissant bien que le regard de l'Auror semblait toujours aussi éteint. Se déplaçant à genoux sur le matelas trop mou, Oswin ne tarda pas à prendre place tant bien que mal, ne se mettant néanmoins pas totalement à l'aise car même une fois sous la fine couverture, elle resta assise fixant à son tour l'homme avant de prendre elle aussi la parole :

-Peut-être que je vous semble dormir debout comme vous dites si bien, mais vu votre état, si vous ne profitez pas de cette merveilleuse et si moelleuse couverture je ne le ferais pas à votre place. Sourire. Allez, venez vous aussi, essayons de passer une bonne nuit tous deux pour une fois.

Son regard paisible mais lourd de sens plongé dans celui de son auditeur, la brune attendit ainsi qu'il ne se mette lui aussi à couvert avant de lâcher un soupir soulagé, s'allongeant enfin en fixant le plafond, ou plutôt, le vide au niveau du plafond.

-Vous savez, vos histoires ne me regardent pas. Vous avez donc le droit de garder le nom de cette chanceuse secret aussi longtemps que vous le désirez, et quand bien même vous me le diriez et que je le connaisse ce sont là vos choix et votre vie. Linda fit une courte pause, reprenant ensuite sur le même ton : Quelqu'un une fois m'a dit que au final, tout ce qui comptait c'était de se retrouver en bonne compagnie qui, au mieux, supporterait nos défauts comme nos qualités. Elle tourna la tête vers l'échêvelé, son sourire se crispant quelque peu même s'il semblait clairement sincère. Si vous vous sentez bien avec elle, il n'y a pas de questions à se poser. Et je suis sincèrement contente pour vous que quelqu'un puisse être à vos côtés, c'est quelque chose de magnifique et personne ne vous dira le contraire.

La surveillante fixa quelques secondes encore son auditeur, tournant ensuite la tête pour prendre une inspiration profonde tandis qu'elle sembla se détendre, baillant dans un même temps avant de reprendre, plus légère encore :

-Ah lala... La fatigue me ramollit, vous avez raison, dormir dans un lit ne me fera pas de mal Elle se passa une main dans les cheveux, baissant encore d'un ton alors qu'elle chuchotait déjà, lâchant en un souffle tout aussi soulagé, plus pour elle même d'ailleurs que pour celui qui se tenait à ses côtés : Et bien... J'ai l'impression que nos efforts ont fini par payer.

Certes, ce n'était pas la journée la plus parfaite qu'elle ait vécu, mais pour Ludovic qui avait parlé d'efforts, pour que tout se passe bien, pour que cela... Aille mieux... Cela semblait être réussi pour un premier jet, pas vrai ?
Et un discret sourire aux lèvres, elle finit par fermer les yeux, sans s'endormir encore mais pour attendre que la voix bien impertinente de l'enseignant ne réponde une dernière fois à ses quelques paroles.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 29 Déc - 22:19




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Par une bonne surprise, la surveillante ne protesta pas davantage et ne mit pas longtemps avant de venir s'installer près de lui. L'échevelé se tassa encore un peu plus le temps qu'elle prenne place et n'attendit pas qu'on lui demande pour se glisser à son tour sous la couverture, haussant un sourcil peu convaincu par la description de la douceur de la laine. Il trouvait plutôt que le tissu grattait comme une motte de laine de verre et sentait même vaguement le mouton mort, mais il n'en dit rien en remarquant le regard que lui adressait la jeune femme.

— Vous exagérez, reprit-il d'un ton taquin. Je trouve que la première fois n'était pas si mal.

Ludovic s'ajusta encore un peu aux côtés de la surveillante, hésitant un long moment avant de trouver une position assez confortable. À peine installé, il tourna la tête vers la brune tandis qu'elle fixait l'air droit devant elle. Sans rien dire, il lâcha un soupir et ne tarda pas à suivre du regard la même direction qu'elle lorsqu'elle reprit la parole. Ce n'était pas tellement qu'il souhaitait faire un secret de sa relation avec Lisbeth, mais pour avoir eut un bon exemple avec son astronome préféré, pourtant un modèle en matière de tolérance, il s'était vite rendu compte qu'il valait mieux éviter d'aborder le sujet avant d'en savoir assez. Question de bon sens. Cependant, sa compatriote poursuivit bientôt tirant un sourire à l'ébouriffé qui tourna une seconde les yeux vers elle.

— Normalement, reprit-il, il faut attendre un peu plus pour citer quelqu'un, histoire de laisser le temps aux gens d'oublier qui en est à l'origine.

Il ne la taquina pas plus, préférant détourner une nouvelle fois les yeux tandis qu'elle poursuivait, lui assurant qu'il n'y avait pas mieux pour lui. Bien entendu, il était tout à fait d'accord là-dessus, mais le même sage n'avait-il pas dit qu'il était de ceux qui s'amusaient à toujours faire le contraire de ce qu'il fallait ? L'échevelé afficha un air songeur, rassemblant dans ses pensées les souvenirs qu'il avait de l'anglaise et des moments qu'il avait passés avec elle, se rappelant encore une fois qu'il aurait dut y penser plus que cela. Il faudrait qu'il trouve un endroit magnifique où l'emmener la prochaine fois qu'ils se verraient. Dans le sud... ou le nord pour changer. Le français commençait à dériver d'une pensée à une autre lorsque le bâillement étouffée de sa voisine le ramena à la réalité, lui faisant une nouvelle fois couler un regard vers elle. Des efforts payants ? Pourquoi pas en effet, il n'avait eut envie de l'étrangler que deux fois dans la journée.

— Il s'agirait de recommencer demain, lâcha-t-il, s'en vraiment s'attendre à une réponse.

Peu à peu, le silence s'installa, tout juste brisé par leurs souffles respectifs puis par le frottement lent du voyageur qui se retourna vers la femme à côté de lui. Ludovic garda un instant les yeux posés sur le visage détendu en face de lui, songeant encore un peu à la façon dont la lumière découpait les ombres sur son visage. Il attendit, seconde après seconde jusqu'à ce que la patience lui fasse défaut et attendit encore que la respiration de la brune se fasse plus profonde et qu'elle s'endorme pour de bon avant de murmurer quelques mots.

— Bonne nuit, belle Auror.

Il resta immobile encore quelques secondes avant de tourner les yeux en direction de la lampe et de se concentrer de son mieux pour l'éteindre. Plongé dans le noir, il tourna une nouvelle fois sous les couvertures pour faire face au mur, soulageant ses côtes de son poids et garda les yeux ouverts pour ne pas s'endormir.

Heurté par une masse invisible, le brun eut soudain l'impression de tomber. La chute s'arrêta dans une mer d'obscurité bercée d'éclats diffus. Au lieu d'une image des bribes se succédèrent, composant dans le crâne fendu du français une longue guirlande sans queue ni tête. Des lumières, des éclats rouges tranchant une lune d'encre. L'échevelé n'en voyait pas la fin lorsqu'une soudaine angoisse le saisit et rappela les fragments de rêves à l'ordre. Il se trouvait dans un champ vide et surplombé d'un soleil si énorme qu'il semblait couvrir le ciel. Tout autour de lui se trouvait une forêt de braises et de flammes, mais c'était ce qui se trouvait par terre qui l'inquiétait le plus. Sous ses pieds, il entendait le sol murmurer et se mouvoir, rire même tandis que l'herbe semblait si jaune que même le feu autour de lui semblait pâle. Le maigrichon recula doucement, sans même se préoccuper du brasier qui ne semblait pas pouvoir s'approcher. Dans un sifflement sourd, une forme épaisse et plus noir que du goudron fendit le sol pour s'enrouler autour de sa cheville et remonter le long de sa jambe. Ludovic se figea, alors qu'une autre langue d'encre se glissait sous sa manche et autour de son cou. Son souffle se fit plus court alors que ses paupières déjà closes refusaient de se fermer. Il sentit remonter les serpents jusqu'à ce que leurs masses écailleuses plaquent ses membres contre lui, leur poids pesant bloquant son souffle. Le brun resta aussi immobile que possible tandis que deux fins crocs cherchaient le meilleur angle pour attaquer sa gorge. Soudain, il eut l'impression que son souffle se fit plus facile, comme si les masses rampantes sur son torse avaient desserrées leurs anneaux. Il se laissa gagner par l'étrange sensation de calme qui commençait à l'envahir et laissa derrière lui le champ et les arbres incandescents être noyés sous une chape noire qui recouvrit le soleil en dernier.




Rappel camouflage:
 

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Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 30 Déc - 2:31




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It's savage pleasure and we're born to it.



Les yeux de la jeune femme s'ouvrirent lentement sur le noir, sa respiration toujours aussi profonde ne s'accélérant à peine lorsqu'elle se réveilla. Fixant le vide ou bien même le plafond au dessus d'elle, ne discernant qu'à peine les rainures du bois, le regard vide d'expressions de la jeune femme parut pourtant bientôt se troubler, bien vite embué de larmes alors qu'elle même ne semblait pas triste. Fronçant les sourcils en essuyant vigoureusement ses yeux humides, Oswin en vint à se frotter lentement les joues, somnolent encore quelque peu malgré son réveil presque naturel. Elle s'y était fait à force, ces réveils tôt le matin à cause de ses rêves répétitifs. Souvent les mêmes, des relents de son passé, une punition en quelque sorte qu'elle avait accepté il y a longtemps déjà. Comme nombre disaient, on ne sort pas indemne de l'obscurité.
Silencieusement, sans même esquisser le moindre geste, la surveillante prit une profonde inspiration alors qu'elle sentait déjà ses songes lui échapper, brides par brides, des détails, des ordres, mais l'idée resta en elle. C'était une sensation étrange, comme si elle connaissait ce rêve par coeur mais que lorsqu'elle y pensait il lui échappait, un fardeau aussi présent que ses remords, mais aussi fébrile que la flamme d'une bougie.
Oswin ferma les yeux un instant, déglutissant bruyamment tout en expirant longuement, tentant de se rendormir tant qu'elle le pouvait, mais il ne lui fallut pas longtemps avant de se rendre compte que le coeur n'y était pas. Ce fut donc tout naturellement qu'elle revint à elle, fixant quelques instants encore le plafond qui l'enfermait en regrettant ses belles nuits à la belle étoile. Mais à croire que les choses étaient bien faites car un frisson la rappela à l'ordre, la faisant finalement bénir les quelques planches qui lui servaient de toit et la couverture de fortune qu'elle partageait tant bien que mal. Rajustant cette dernière afin de la couvrir un peu plus sans gêner l'autre français auprès d'elle, elle tourna d'ailleurs dans un même temps mollement la tête vers ce dernier, l'observant en silence dans la pénombre de la nuit. Son regard glissant lentement sur ses traits, elle passa à son tour quelques minutes à le détailler, la tête semblant vide de toutes pensées. Toutes ces rides qui parcouraient son visage, discrètes mais nombreuses, au coin de l'oeil ou encore au front, trahissant ainsi ses fâcheuses mimiques et habitudes sourcilières, elles donnaient tout de même un charme certain a un visage trop commun. Un visage trop commun, certes, mais qui pourtant semblait à présent percer et se démarquer dans la vie de la française.
Baissant le regard de ce spectacle immobile, la brune ne put s'empecher d'esquisser un sourire. Elle s'amusait à un jeu auquel Ludovic était sans doute bien meilleur, il avait l'œil plus affûté et une plus grande expérience qu'elle qui ne s'exerçait que par... Par ennui ? Ah...! À quoi bon ?
Ramenant sa main vers elle en la plaçant sous sa tête, comme un appui supplémentaire ou afin de remplacer un oreiller inexistant, la surveillante fixa quelques minutes encore l'homme à ses côtés, une expression paisible au visage bien qu'épuisée alors que ses paupières commençaient à devenir de plus en plus lourdes, la tirant lentement dans ce sommeil dont elle manquait cruellement.

Mais alors qu'elle sombrait peu à peu dans les bras de morphée, de nouveaux imprévus la tirèrent de sa somnolence, lui faisant rouvrir les yeux difficilement. Car dans ce silence lourd et pesant, de nouveaux gémissements vinrent la rappeler à la réalité, ceux d'un homme en enfer qui ne voulait qu'en sortir.
S'appuyant sur ses bras pour se redresser quelque peu, Oswin laissa échapper un faible souffle tremblant tandis que dans son regard naissait cette même lueur inquiète qu'elle avait eut la veille : cela recommençait. Serrant les dents, la tête haute, elle senti bien vite sa gorge se nouer alors que son esprit encore embué tentait de trouver une autre solution à un problème qui lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Pas encore, pas la même chose... La surveillante s'assit alors à genoux sur le matelas, portant une main à sa bouche alors qu'elle ne trouvait pas la moindre solution. Que faire alors ? Cela semblait moins terrible que la veille même si le spectacle auquel elle avait droit cette fois-ci n'était pas non plus des plus agréables. Peut-être cela pourrait-il... Passer ? Quelle idée idiote...
Presque instinctivement, la jeune femme se pencha légèrement vers Ludovic, déposant doucement le dos de sa main sur son front pour prendre sa température, et comme elle l'imaginait il fut bouillant. Nouveau deglutissement alors qu'elle tentait de retenir d'une poigne ferme mais loin d'être brutale l'épaule de l'homme qui continuait à s'agiter, lui caressant délicatement le visage de son autre main avec une lenteur qui ne voulait le perturber encore plus. Le calmer, l'appaiser, peut-être était-ce cette fois une meilleure stratégie ? Quelques mots doux plutôt que des gestes brusques, cela avait fonctionné quelques heures plus tôt tandis qu'il courait à sa perte derrière une bête qui aurait tôt fait de lui arracher la tête. Alors... Pourquoi ne pas tenter.

-Chhh... Chhh... Calmez vous... souffla-t-elle calmement, sur un ton des plus doux qui cachait son inquiétude alors que son regard presque las courrait lentement sur le bas du visage du pauvre homme.

L'enseignant se débattit quelques secondes encore, mais lorsque ses gestes se calmèrent, l'Auror à ses côtés esquissa un triste sourire avant de se coucher auprès du brun, toujours tournée vers ce dernier en l'observant quelques secondes avant de passer un bras autour du torse de l'autre, délicatement, prennant aussi garde à ne pas raviver les blessures de ces derniers jours. Mais à vrai dire, elle n'y songeait plus vraiment, tout cela n'était que gestes irréfléchis, machinaux, dans le but de ressentir sa chaleur et de le garder auprès d'elle, dans un monde qui n'était certes pas le leur mais déjà meilleur que celui où il semblait se plonger la nuit. Blotissant sa tête au creux de son cou, les yeux clos, la bouche entrouverte, les paroles qui passèrent ses lèvres furent si faibles qu'elles ne semblaient être qu'un murmure entre les arbres, et pourtant elles paraissèrent résonner dans cette petite chambre bien plus que le vent qui tambourinait dehors.

-Ce n'est qu'un rêve... Ludovic, tout ça n'est pas réel. Quand vous fermez les yeux, vous vous rendez sûrement dans un endroit dont j'ignore tout. Peut-être les tréfonds de vos souvenirs, les plus noires de vos aventures, ou encore... les plus sombres de vos cauchemars... Il se suivit un court silence durant lequel sa respiration se fit un peu plus tremblante bien qu'elle réussissait admirablement bien à garder un calme presque parfait. Mais vous savez pourquoi on appelle un rêve un "rêve" ? Parce qu'il n'est pas réel... Tout comme ce que vous avez vécu aujourd'hui, ça ne sera qu'un rêve oublié comme tant d'autres, mais je suis persuadée sur un point : on n'oublie jamais totalement ce qu'on a pût vivre, on a simplement du mal à s'en rappeler... C'est là, quelque part en vous, un souvenir enfoui pour une étrange raison...

Linda rouvrit les yeux, légèrement, ne levant pas même la tête car encore plongée dans ses pensées, mais malgré ce bref silence, sa voix reprit alors toujours sur ce même ton calme tandis qu'elle rapprochait d'elle son bras qui enlaçait l'autre, le faisant lentement glisser sur le tissus trop rêche de la chemise de fortune que portait le pauvre français qui se calmait néanmoins.

-Alors... souvenez vous de ce que je vous ai dit, je sais que vous le pouvez, je sais que... C'est encore en vous. Et c'est encore valable même si vous avez oublié. Je suis là et je le serais encore demain, et le jour d'après, et... Ainsi de suite, je suis là, ici pour vous, et même lorsque vous reveillerez je serais présente à vos côtés. Car je ne suis pas un rêve ni le fruit de votre imagination, et lorsqu'enfin vous sortirez de ce cauchemar vous pourrez... Souffler un peu.

Et elle parlait, calmement, presque avec tristesse, alors que l'homme ne l'entendrait probablement même pas. Et si par miracle il entendait sa voix, il ne s'en rappellerait alors pas au matin, ce qui était après réflexion sans doute mieux ainsi. Expirant profondément en caressant machinalement le torse de son auditeur endormi, Oswin se tut quelques minutes en se demandant pour elle même à quoi tout cela rimait. L'autre semblait déjà plus calme, ce qui était sans aucuns doutes une bonne chose, mais la voilà à parler toute seule plongée dans le noir. Pourquoi d'ailleurs ? Pourquoi l'aider ? Par charité ? Par pitié ? Pour s'aider elle même derrière cet acte de bienveillance ? Tss... Allez savoir.
Lâchant un soupir sans pour autant lâcher le buste de l'autre, fermant à nouveau les yeux avant de lâcher finalement :

-Enfin... La vie n'est qu'un rêve dont nous fuyons la fin... Essayons donc seulement de la passer de la meilleure façon qu'il soit avant de se réveiller...

Et de cette conversation à sens unique il ne resterait rien, comme un songe volage effacé au réveil.

-Mais je suis là pour vous y aider...






Tenue d'Oswin:
 

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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
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Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3
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