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 Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3

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Gallions : 3509
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 10 Nov - 11:40


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Ludovic lâcha dans un bref rire jaune au lieu d'un sanglot. Il avait complétement oublié le sac qui pendait à son côté, le faisant pencher doucement, mais sûrement, vers le sol. Cela semblait un détail de très peu d'importance dans ce genre situation et la petite pique de la jeune femme sonnait si vaine que tout cela en devenait amèrement comique. Néanmoins, il ne fit pas de remarque et ne résista pas longtemps avant de laisser l'Auror le délester de sa charge, sentant presque aussitôt le soulagement dans son épaule endolorie.Si seulement... laissons cela.

L'ébouriffé détacha les yeux du corps pour glisser sa main propre au creux de celle de l'Auror, enlaçant ses doigts des siens et la caressant du bout du pouce. Elle venait de lui proposer d'aller déjeuner en tête à tête, cela aurait mérité une petite taquinerie de mauvais goût. Au lieu de ça, le français leva la tête, plongeant son regard dans un point à quelques millimètres de ses prunelles noisettes, le temps de souffler un seul mot doux.

Merci.

Il serra encore une seconde la paume de la brune avant de la lâcher et de s'en aller à grands pas pour retrouver l'air pur de l'extérieur, loin de la putréfaction, du sang, du vide et de tout le reste, frottant sa main contre sa veste comme pour en retirer la sensation.

De retour dans l'allée, le professeur attendit que la jeune femme le rejoigne pour choisir leur nouvelle destination. Se rappelant vaguement d'une taverne à quelques maisons de celle qu'il avait pillé ce matin-là. Il entraina la surveillante à travers la ville, perdant un peu de temps lorsque ses pas le conduisirent dans une impasse imprévue et restant silencieux sur à peu près toute la durée du trajet. Ils arrivèrent enfin au bâtiment, bondé, vu l'heure, et l'ébouriffé entraina sa collègue jusqu'à une table un peu en retrait, s'asseyant de manière à faire face au reste de la salle.

— Je ne suis pas sûr d'avoir d'argent dans le sac, vous avez une idée au cas où les choses tourneraient mal ?


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 10 Nov - 23:30


 

 

 
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L'air totalement absent de l'enseignant était mettait tout de même assez mal à l'aise Oswin qui s'en faisait pour l'état effrayant de son collègue. Vu la tête qu'il tirait, il semblait évidement que la suite n'allait pas se dérouler extrêmement bien. Alors quoi ? Il perdrait connaissance ? Son enthousiasme s'en irait ?
Déglutissant difficilement, la brune s'était tournée vers la sortie et ne fixait que du coin de l'oeil le français blême comme un linge... Mais ce qui suivit ensuite rien ne l'y aurait préparé.
Avec une infinie douceur et une lenteur presque irréelle, le brun s'était saisit de la main de la surveillante, sous son regard totalement incrédule. La chaleur de sa paume, ses doigts s'insinuant entre les siens, tout cela était tellement inattendu
que Linda ne pût tout simplement pas réaliser sur le moment. Le regard de jusqu'ici fixé sur la poigne délicate que lui offrait Ludovic, elle finit cependant par le relever, les sourcils légèrement froncés par la surprise alors que sa bouche entrouverte semblait vouloir prononcer quelques mots qui ne voulaient pas sortir. Des mots importants, qui auraient pût aider, des mots presque miraculeux. Mais elle n'eût pas le temps de trouver ces quelques mots, et le français eut même le temps de la devancer, par un simple mot en français qui la fit frémir, la fixant de ces yeux... Ces yeux si brun qu'elle ne croisait que trop rarement mais à chaque fois, lourds de sens.
Merci.
À peine Oswin réalisa ce qu'il venait de lui dire qu'il relâcha sa main après une dernière étreinte, s'en allant par la suite immédiatement de cet endroit laissant une Auror confuse derrière lui.

Fort heureusement, cette dernière ne tarda pas à suivre ses pas, non sans avoir remis le linge du dernier corps par dessus ce dernier, sortant encore pensive de la morbide salle. Tout cela pour quoi au final...? Découvrir une lune ? Et que c'était une énorme bête qui était contrôlée ? Oui, des informations importantes, sans doutes même, et son esprit d'Auror ne la trompait pas sur ce point, mais cette victoire avait un arrière goût de défaite... Mais pourquoi ? Allez savoir. Pourtant rien ne semblait assombrir le tableau, au contraire même... Alors quoi ?
Sans même qu'elle ne se rende compte du chemin pris, Ludovic fini par s'arrêter, tournant dans une direction qu'elle suivit sans attendre, accélérant le pas pour ne pas se laisser distancer jusqu'à arriver à la table déjà dressée, à laquelle son comparse de mésaventure s'était bien vite assis. Mais elle au contraire hésita un instant, louchant régulièrement sur une fontaine non loin tout en hésitant à s'assoir ou pas, se rappelant sans cesse de l'immonde poisseur de ses mains... Mais d'ailleurs, elles l'étaient tout autant quelques minutes auparavant lorsque le français lui avait prit la main... Oh... L'horreur.
Déglutissant, quelque peu gênée par ce détail, son attention lui fit pourtant ravie au bout de quelques instants par le principal concerné qui lui demandait si elle avait une quelconque idée de comment s'en sortir dans le pire des cas... Et bien évidemment, la solution la plus simple lui vint en tête, mais elle s'y refusa, préférant quelque chose d'un peu plus subtil qu'elle gardera pour plus tard.
Affichant un léger sourire satisfait, la brune répondit simplement :

-Je pense oui, vous verrez bien...

Prenant une profonde inspiration, la jeune femme s'étira sans complexe, observant les allées et venues des serveurs d'un oeil las, elle fini néanmoins par revenir encore et toujours sur la fontaine, se mordant légèrement les levres avant de reprendre un peu plus légère :

-Dites moi, vous ne pensez pas que l'on devrait disons... Se rincer quelque peu ? Disons qu'avant manger c'est plus hygiénique, non ?


 

 



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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
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Linda Oswin
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Gallions : 3509
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 11 Nov - 0:28


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Observant sa collègue d'un oeil méfiant, le brun haussa un sourcil entendu. Quoi que soit l'idée qui venait de germer dans le crâne de la surveillante, quelque chose lui disait qu'il risquait bien de regretter de lui avoir posé la question. Heureusement - quoique -, son attention fut bien vite détournée du sujet lorsque la jeune femme suggéra qu'ils auraient mieux fait de se nettoyer un peu avant de passer à table. Suivant des yeux la direction que la française regardait, Ludovic vit d'abord un mur puis une fontaine qui illumina soudain son visage. Comment avait-il put passer à côté ?

— Oui, vous avez raison, approuva-t-il en se levant comme piqué par une guêpe.

Il eut tôt fait de rebrousser chemin, quittant l'auberge pour foncer en ligne droite jusqu'à la fontaine et glisser ses mains sous la cascade d'eau clair qui retombait en cercle après avoir été craché par un tuyau. Le liquide glacé, sans doute le fruit de quelque source gelée, lui brula pratiquement les mains en coulant le long de ses doigts et il crut même apercevoir de la buée se former là où la chaleur s'était enfuie de sa chair. Grimaçant sous le coup de la surprise, il garda tout de même les mains sous l'eau, commençant à les frotter l'une contre l'autre jusqu'à ce qu'elles changent de couleur. Tournant brièvement la tête en croyant apercevoir les mouvements de la surveillante à côté de lui, Ludovic revint bientôt à sa tâche, s'appliquant à nettoyer méticuleusement chaque parcelle de sa peau, grattant assez pour se l'arracher tandis que ses nerfs engourdis commençaient à trouver l'eau chaude.

— Ce serait mieux avec une brosse, marmonna-t-il tant pour lui-même que pour Oswin.

Frottant toujours ses mains sous l'eau, l'ébouriffé jeta un coup d'oeil à son pourpoint sur lequel il s'était essuyé quelques instants plus tôt, ayant l'impression d'y voir une légère trace qui le fit hésiter une seconde. Il n'avait aucune idée du temps que prenaient ce genre de choses à sécher, mais avec un peu de chance ils pourraient trouver une table plus proche d'un feu lorsqu'ils retourneraient à l'auberge. Agitant les doigts pour en chasser un peu d'eau, l'homme retira sa veste qu'il fourra dans la fontaine, la frottant entre ses mains et la pierre du rebord pour bien en ôter toute la crasse. Il réalisa soudain à quel point l'air était froid dans ce pays, le sentant s'engouffrer le long de ses côtes dans un délicieux picotement. Sortant un bras de l'eau, Ludovic s'étira la nuque et écarta un peu plus le col de sa chemise, se retenant de l'enlever à son tour en se rappelant qu'il avait glissé des choses dessous. Néanmoins, elle était assez légère pour qu'il puisse sentir le vent froid de Décembre, plus mordant encore sur ses paumes mouillées. Fermant les yeux, l'ébouriffé commença à se mouiller la nuque puis le visage, récupérant de l'eau qu'il fit couler sur ses épaules et aussi loin qu'il le put le long de son dos et de ses côtes douloureuses, vraiment délicieux. Pour un peu, il se serait bien volonté jeté dans la fontaine pour y passer le reste de la journée, mais l'idée que la poisse des cadavres qu'il venait de retirer devait encore se trouver dans l'eau lui en coupa l'envie. Rouvrant les paupières, il sortit sa veste détrempée du bassin et commença à l'essorer, coulant un regard en direction de sa collègue, le visage dégoulinant et l'air bien plus en forme que depuis leur arrivée.

— Vous n'auriez pas du savon par hasard ? demanda-t-il sans s'attendre à ce qu'elle lui en donne.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 11 Nov - 2:40

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Les deux voyageurs ne tarderent pas, suite à l'idée de la jeune femme, à se rendre à la fontaine non loin. Il fallait dire que cette sensation n'était pas des plus agréables et la proposition de la surveillante était déjà plus intéressante que la perspective de rester avec de telle crasse sur les mains. Ainsi, au bout de quelques secondes à peine voilà les deux comparses dans l'eau jusqu'au coude, se decrassant là où ils le pouvaient.
Se frottant vigoureusement les mains avec des gestes presque habitués, Oswin ne pretta au départ que peu d'attention à l'homme à ses côtés même si elle ne pouvait s'empêcher de garder un oeil sur lui. Ce regard vide qu'il avait eut précédemment restait marqué dans son esprit, comme résonnant à celui qu'il avait eut lors de cette dernière nuit, un regard qui en avait vu bien plus qu'il n'en laissait paraître. Mais il lui mentait. Et cette autre idée ne cessait de la hanter. Elle s'en était doutée, depuis le début, depuis la toute première fois, mais plus d'une fois elle avait désiré croire en ses paroles. Croire en la sincérité, croire en somme à ceux qui l'entouraient. Mais les hommes étaient cruels, et à chaque fois que Ludovic était venu, tentant de la raisonner ou de l'appaiser, la brune ne pouvait s'empecher d'y repenser. Comment distinguer le vrai du faux ? Et bien... En se voilant la face. C'est pour cela que naturellement, elle était partie du principe que ces quelques rares moments étaient des plus sincères, quitte à se tromper. Il parait d'ailleurs que l'on appelle ça l'auto-préservation... Ou l'instinct de survie, aussi.
Sans même s'en rendre compte, la surveillante s'était mise à fixer assez intensément son comparse, mais lorsqu'il jeta un coup d'œil dans sa direction, semblant tout juste remarquer sa présence, elle détourna presque instinctivement le regard, fixant vaguement ses mains se nettoyant des quelques saletés restantes. Le fait était qu'elle ne savait plus réellement qui était la personne avec qui elle partageait ses journées, et ce même si elle n'avait jamais connu en réalité le français. Car l'idée qu'il n'avait fait que lui mentir lui semblait inconcevable, mais une chose était sûre : plus le temps passait, plus les questions s'accumulaient, et plus l'Auror sentait le besoin d'y apporter des réponses. En temps normal, peut-être cela aurait pût être vivable, mais en temps normal, elle ne passait pas exactement la totalité de son temps avec lui.

Puis, évidemment, comme cela faisait longtemps -trop apparement - qu'un silence planait entre eux, Ludovic se sentit bien obligé de meubler même si la question qui arriva fut plutôt déconcertante. Fronçant les sourcils, un sourire au coin des lèvres, la française se tourna vers son interlocuteur une lueur amusée dans le regard tandis qu'elle sortit ses mains de l'eau afin de remonter une nouvelle fois ses manches.

-Est-ce que j'ai l'air d'avoir du savon ?

Elle le taquinait, oui, mais même si son ton semblait léger, on pouvait ressentir avec un peu de bon sens qu'elle était bien moins a l'aise que d'habitude. Mais bon... À qui la faute ?
Reprenant son travail là où elle l'avait laissé, elle semblait néanmoins toujours présente pour son interlocuteur qui avait trouvé plus ou moins glorieusement un sujet. Et bien... À elle de reprendre dans ce cas.

-Vous savez, cette petite ... Escapade me rappelles quelques souvenirs. Au ministère nous ne faisons pas que des interventions dites directes, des infiltrations il y en a énormément. Il n'y a qu'à me voir... Enfin, chaque Auror à plus ou moins de facilités, et des infiltrations j'ai dut en faire pas mal. Serveuse, étudiante, directrice de mode... J'en ai eu des métiers, tiens, même enseignante ! Je vous promet, je suis incollable sur les plantes équatoriales aux propriétés magiques, une mission assez enrichissante je l'avoue, même si les sujets tournaient vite courts. Mais servante... Je ne sais pas, cela sonne faux. Peut-être parce que je suis "votre" -son ton s'était fait plus appuyé sur ce dernier mot, comme sous-entendant quelque chose- ou car ma fierté à son mot à redire, mais j'ai bien plus de mal à m'y faire qu'à mes précédentes étiquettes.

Sortant ses mains de l'eau, Oswin sentit immédiatement la morsure de l'air froid lui parcourir sa peau nue, essuyant ensuite machinalement ses mains sur son tablier, reprenant après avoir rapidement déglutit :

-Alors je pense que les mensonges... Même si je porte cela en horreur nous nous en servons tous. Néanmoins... Je me refuse. Pas volontairement, pas si je peux faire sans, on peut toujours faire sans...

Nouveau silence. Comment terminer ? Que dire encore ? S'excuser ? Hors de question ! Alors quoi ?
Prenant une nouvelle inspiration, l'Auror se retourna en s'appuyant sur le bord de la fontaine, fixant le vide au niveau de la terrasse en face d'elle.

-Je savais que vous mentiez. Du moins... Je m'en doutais. Mais j'espérais que... J'aimerais un jour être sûre de pouvoir parler avec quelqu'un ne serait-ce que dix minutes sans avoir a me demander si chaque compliment ou chaque aveux est bercé d'hypocrisie.

Et elle fit une pause, se mordant légèrement la lèvre avant de baisser la tête, un rire loin d'être joyeux secouant sa poitrine enfermée :

-C'est idiot pas vrai ? Avouez le, vous le pensez..! Même les gamins Poudlard savent pertinemment que cet espoir est totalement vain...


 

 



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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 11 Nov - 4:34


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Un sourire entendu fendit le visage du français à la réponse de la jeune femme, il la voyait bien dire la même chose avec la face couverte de terre. Ce n'était pas grand chose, mais qu'elle fasse l'effort de répliquer suffisait à embellir la demi-heure.

— Pourquoi pas ? Je ne sais pas ce que vous cachez sur vous, taquina le brun en détaillant lentement du regard sa collègue de la tête au pied.

Détournant la tête pour défroisser sa veste, Ludovic la fit passer sous le jet d'eau, rinçant le tissu avec application en écoutant d'une oreille d'abord distraite les paroles de l'Auror. Les affaires du ministère, cela n'avait jamais été son fort. Il haussa tout de même un sourcil vaguement intrigué lorsqu'elle déclara avoir été enseignante, se demandant quel genre de matière elle avait put enseigner. Auto-défense ? Boxe expérimentale ? Rien de tout cela. Les plantes équatoriales ? Voilà qui était intéressant. Malheureusement, la surveillante ne s'y attarda pas, se plaignant bientôt de son sort actuel, tirant un nouveau sourire narquois au professeur. Alors ainsi elle avait quelques problèmes à être à lui ?

— Hum hum, répliqua-t-il, je vois. Vous voulez qu'on discute de vos gages c'est ça ? Je vous préviens, j'ai un budget serré et si vous voulez être payée il va falloir commencer à travailler.

Le ton commençait à être plus léger, un peu trop même en vue des circonstances, mais la situation changea bien vite lorsque la jeune femme changea de sujet. Le brun vit très vite où elle voulait en venir. C'était à cause de ce qu'il avait dit. Voilà ce que l'on récoltait avec la sincérité ; toujours plus de questions, de justifications à donner, de conseils plus ou moins bien avisés à écouter, comme s'il n'avait pas eut sa dose pour tout cela, comme s'il ne passait pas le plus clair de son temps à se faire les mêmes réflexions. Ralentissant peu à peu ses gestes, le français posa bientôt sa veste contre le rebord de pierre, s'y appuyant à son tour pour réfléchir à ce qu'il devait répondre maintenant que sa voisine avait fini. Il n'avait pas envie de répondre à cela, quoi qu'il puisse dire, elle lui aurait posé d'autres questions, puis d'autres et encore d'autres, jusqu'à ce qu'il n'ait plus aucune réponse à lui donner et qu'elle décide de passer à autre chose.

— J'essaie d'être honnête avec vous, commença-t-il. Vous ne me laissez pas toujours le choix à vrai dire, mais il y a des choses que je préfère ne pas dire parce que je sais que ça ne ferait qu'empirer le reste. Il y a des choses que les gens n'ont pas besoin de savoir parce que c'est mieux ainsi, plus facile... et pas seulement pour moi.

L'échevelé fit une pause, lissant le tissu mouillé sous ses doigts, pour y traquer les fils hors du rang.

— Imaginez qu'un jour, vous essayez de bien faire, d'être honnête, et vous venez me voir, par exemple, pour me raconter votre plus noir secret. Comment je réagirais selon vous ? J'ai déjà du mal à garder du recul quand je me parle à moi-même alors vous imaginez ce que ça donnerait. Mais admettons que je m'en sorte pour une fois et que je vous dises que je comprends et que je vous pardonne. Est-ce que ce serait vrai ? Est-ce que je serais vraiment capable de l'accepter ? Est-ce que je ne vais pas y repenser chaque fois que je vous verrais en me disant que durant des mois j'aurais cru quelque chose de faux et que la vérité est pire que ce que je croyais. Pourtant ça ne serait pas faute de vouloir être sincère, je suis sûr que je vous aurais fait tout un tas de discours avec beaucoup de bonne volonté. Mais qu'est-ce que je peux faire contre mon subconscient ? Il y a des choses que certaines personnes ne peuvent pas accepter parce que cela ne fait pas partie de ce qu'ils sont, mais ça ne veut pas dire qu'ils vous mentent volontairement. Combien de choses est-ce que je vous ait avouées ? Combien d'entre-elles ont changé votre point de vue sur moi ? Parfois même sans que vous vous en rendiez compte. Parce qu'il y a beaucoup, des centaines et des milliers de personnes qui ne s'en rendent jamais compte et qui vont vous juger sur du passé, vous rappeler vos erreurs, soigner leurs manières ou mentir chaque jour à partir de ce moment parce qu'elles sont assez idiotes pour tenir à vous et croire que faire comme si c'est toujours mieux que faire sans vous. Sauf que ça ne sera jamais de leur faute, seulement celle de leur esprit et du votre qui croit que tout ça et l'hypocrisie c'est du pareil au même. Qui à raison dans tout ça ? Personne. Voilà ce qui se passe quand on dit la vérité ; on provoque les mensonges.

Levant la tête, le brun jeta un regard calme à la jeune femme.

— Maintenant que je vous ait dit tout cela, avec toute la sincérité dont je suis capable, votre point de vue va encore changer. Et il changera encore et encore, à chaque fois que l'on se verra, jusqu'à ce qu'au final vous vous rendiez compte que l'on aurait jamais dut se trouver sur la même route et qu'au mensonge ou à la vérité de trop l'un de nous décide qu'il est temps de terminer la promenade. Et à ce moment là je me demande, si vous regretterez l'époque où je vous mentais, parce que de mon côté, si les choses devaient finir comme ça, je penses que je préférerais encore croire que la vérité ce n'est pas pour moi.

Ludovic glissa une main sous l'eau du bassin en observant la façon dont ses doigts se troublaient avec leur reflet. Un objet, une incidence. Une réponse, mille conséquences.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 11 Nov - 12:58


 

 

 
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Suite à la réponse toute aussi joueuse de l'enseignant, sur le sujet du savon, Oswin ne tarda pas à réagir et après un sourire retenu, elle ne se gêna pas pour lâcher une légère tape sur l'arrière du crâne, trop faible pour lui faire mal même dans son état mais bien assez forte pour le secouer quelque peu. "On lève les yeux, soldat!" Mais se plaindre d'être reluquée... Non, ce n'était pas son style, au contraire, cela était même un plaisir qu'elle ne se refusait jamais.
Néanmoins, bien vite, la conversation dériva vers un sujet quelque plus sérieux. Et le sourire de la jeune femme disparut pour laisser place à une certaine anxiété. La sincérité, l'hypocrisie... Voilà des sujets qui revenaient souvent la hanter. Petite déjà, elle se souvenait avoir eut un sens de la justice des plus présents, combien de fois elle avait combattus les enfants du village pour sauver un chat des griffes de ces cruels malfaiteurs ? Ou encore combien de fois s'était-elle mise a jouer les accrobates pour récupérer un ballon perdu d'un enfant éploré ? À la mort de ses parents ces quelques certitudes avaient été chamboulées, et suite à une période de trouble, elle s'était vue obligée d'employer des techniques toutes plus illégales les unes que les autres. Peut-être qu'en recherchant cette vérité elle cherchait ainsi à marquer la différence avec cette époque révolue ? À retrouver la gentille fille courageuse qu'elle fut il y a longtemps ?
C'était en somme ce qu'elle essayait de faire depuis des années, mais elle savait pertinemment qu'aujourd'hui la sincérité qu'elle recherchait n'existait plus depuis bien longtemps. Alors elle se contentait d'aller de "fleurs en fleurs", de connaissances en connaissances, ne restant que peu de temps ou trop " occupée" pour avoir le temps d'espérer que quelques paroles touchantes soient réelles ou non.
Mais Poudlard l'avait forcée à rester, et à présent, il était trop tard pour faire marche arrière. Et quand bien même elle le pourrait, le ferait-elle vraiment ?

-Je ne fuis pas...
-Vous commencez.
 


Prenant une profonde inspiration tout en se passant une main sur le visage, la brune tentait de calmer sa respiration qui s'accélérait, lentement mais sûrement.

-Je sais...

Oui, elle savait tout cela. C'était la raison même du mensonge. Pourquoi les enfants finissaient par mentir en dépit même de leur éducation ? Par facilité, par honte, par crainte... Chacun se murrait entre ses mensonges, derrière son masque, et plus le temps passait plus Oswin perdait l'espoir qu'elle pourrait un jour laisser son masque trop lourd pour elle.
Mais ça, quoi qu'il en soit, elle n'aurait plus à le porter très longtemps. Que ce soit pour quelqu'un ou... Pour quelque chose.

-Vous savez, commença la jeune femme en relevant la tête, plus légère d'un coup, si vous deviez me payer en fonction de mes services, je me demandes combien vous me devriez pour vous sauver la peau trois fois par jour et vous servir de mule... Peut-être devrais-je songer à une augmentation vous pensez pas ?

Après tout... Pour le moment, elle ne pouvait rien pour régler son problème. Alors autant continuer à porter son masque encore un peu.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 11 Nov - 14:00


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Son petit discours terminé, Ludovic commença à attendre la réponse de la surveillante, tournant bientôt la tête vers elle pour l'observer avec attention tandis qu'elle semblait perdue dans ses pensées. Le silence s'étira, devenant de plus en plus puissant aux oreilles du français et faisant naitre une angoisse profonde qui le poussa à esquisser un pas vers la jeune femme avant qu'il ne se force à tourner la tête. Fronçant les sourcils pour essayer de chasser les pensées de son esprit. Il attrapa sa veste pour la passer encore une fois sous l'eau, puis ses mains, beaucoup ses mains, les raclant de ses ongles en allant traquer des souvenirs dans les recoins de sa mémoire, y trouvant bientôt le visage changeant d'une métamorphomage.

Depuis combien de temps n'avait-il pas pensé à Lisbeth ? Beaucoup trop pour être honnête. Ce n'était pas vraiment digne d'un petit ami, mais les problèmes s'étaient enchainés, l'obligeant à courir d'une solution de secours à une autre sans lui laisser le temps de penser. Comme toujours en somme, il oubliait le plus important. Les gestes de l'ébouriffé ralentir alors qu'il songeait à son dernier rendez-vous avec la jeune femme, assez différent des autres, pas seulement parce qu'il avait choisit le programme. Perdu dans ses pensées, un fin sourire aux lèvres, Ludovic entendit à peine la réponse de la surveillante qui le tira doucement de ses bons moments avant qu'il ne hausse un sourcil à sa nouvelle moquerie.

— Oh non, par Merlin, rétorqua-t-il. Si je devais vous augmenter je devrais hypothéquer des choses qui ne sont pas à moi ! Des remerciements ça ne vous suffirait pas ? demanda-t-il avant de s'approcher de sa collègue, baissant la tête vers elle jusqu'à n'être plus qu'à un souffle de son visage. Mais c'est vrai, je sous-estime un peu votre mérite, je vous revaudrait ça un jour. Dommage que je sois fauché.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 11 Nov - 23:29


 

 

 
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Ludovic semblait plongé dans ses pensées lorsque la brune l'en avait tiré, se répliquant à retardement à la pique qu'il lui avait lancé plus tôt. Mais pourtant sa réaction ne se fit pas attendre, et après un impressionnant soulèvement de sourcil comme il savait si bien le faire, il s'approcha de la brune, si proche que cette dernière sentait sans mal son souffle lui caresser la peau, profilant quelques bancales excuses mais qui au vue de la jeune femme sonnaient toute autre... Levant légèrement la tête pour fixer son interlocuteur dans les yeux, le regard ayant retrouvé de son humeur habituelle, même si les doutes des dernières minutes n'avaient pas totalement disparu :

-Mmh... C'est vrai que c'est très malpoli de ne pas récompenser quelques services. Je vous aurais bien proposé de payer le déjeuner mais il me semble bien que vous soyez sans le sou.

Baissant les yeux, lentement sur le corps de l'enseignant, Oswin esquissa un sourire en coin clairement satisfait, profitant un peu de cette nouvelle proximité assez bienvenue, et aussi et surtout de la jolie vue à laquelle elle avait droit pour une fois, sur le torse à peine dénudé de son collègue. Puis, elle posa sa main sur le corps du français, ramenant ensuite l'autre auprès d'elle avant de caresser lentement son torse par dessus la chemise, remontant peu à peu dans une lenteur presque sensuelle, jusqu'à arriver au col qu'elle remit droit machinalement, levant le regard sur son comparse toujours son sourire au lèvres, bien que peut-être un peu plus accentué que précédemment.

-En attendant, reprit alors la surveillante, tout en boutonnant avec cette même lenteur la chemise de Ludovic, cette fois presque en un murmure, si jamais vous voulez éviter d'avoir de mauvaises surprises, vous devriez arrêter de me provoquer ainsi. Pas que cela me déplaise ou... Que cela me dérange, au contraire, mais c'est pour vous. Si vous voulez... Éviter de vous faire des films.

S'éloignant légèrement du visage de son interlocuteur dont elle s'était approchée précédemment pour que ses paroles soient entendues, la francaise esquissa un nouveau sourire avant de tenter de remettre correctement la chemise pour terminer son travail, non sans avoir laissé un bouton ouvert pour permettre à l'autre de respirer malgré tout. Une petite attention, c'est vrai, mais elle même qui ne supportait pas d'être enfermée dans des cols trop serrés savait à quel point cela pouvait être désagréable. Que ce soit Descremps ou un autre ne changeait rien... Elle aussi pouvait se montrer civilisée avec "ses hommes".
Son sourire se faisant plus doux, Oswin tapota une dernière fois le buste de l'échevelé avant de s'étirer, jetant un oeil à la table qu'ils venaient de laisser et de reprendre :

-Et puis... Même si vous avez eut la bonne idée de rapporter le petit déjeuner, ce dont je vous remercie, nous trouverons bien quelque chose pour vous si jamais mes tâches s'accumulent. Disons que pour le moment, le service de ce matin me suffira, d'accord ?

Ses pupilles noisettes fixèrent encore quelques secondes, la table abandonnée avant qu'elle ne revienne à l'enseignant, lui proposant plus légèrement cette fois :

-Alors, cela vous dirait se manger un bout, monsieur John Smith ?


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Jeu 12 Nov - 1:25


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Haussant un peu plus haut son sourcil, Ludovic afficha un léger sourire, espérant que son petit numéro suffise à changer les idées de la jeune femme. Cela sembla faire effet, un peu trop même, il n'avait pas réfléchit et, une fois encore, cela risquait bien de lui retomber dessus, mais pour l'instant au moins, la brune avait quelque peu laissé de côté son air soucieux pour un répit bienvenu.

— Je pourrais peut-être essayer de vous monnayer, rétorqua-t-il, levant les yeux au ciel d'un air songeur. Je me demande combien de gigots on me donnerait contre vous. Trois ou quatre peut-être...

Sentant bientôt les mains baladeuses de la française se réveiller, l'ébouriffé baissa le regard, se retenant tant bien que mal de reculer alors que la jeune femme le tirait un peu plus près d'elle. Se laissant faire avec un léger frisson. Pourquoi est-ce qu'il faisait cela déjà ? Ah oui. Le coin de son sourire s'effaça une seconde tandis que la surveillante faisait remonter sa paume le long de son torse, mais revint sans trop de peine lorsque l'ébouriffé afficha un visage tout à fait innocent à l'Auror dont les doigts venaient de lui effleurer la nuque et qui lui susurra quelques paroles. Ludovic esquissa une légère moue, presque déçu ou embarrassé, avant de se pencher vers la jeune femme qui s'était un peu écartée, l'air de vouloir la poursuivre pour lui chuchoter quelques mots.

— Je n'ai vu qu'un seul film dans ma vie, avoua-t-il, entourant doucement de ses doigts la sangle du sac et approchant encore un peu plus ses lèvres de l'oreille de sa collègue. Et croyez-moi, il valait mieux que vous ne soyez pas dedans.

Dérobant sur ce la charge de la surveillante, Ludovic fit passer la lanière par-dessus sa tête sans se soucier de bousculer la française en court de route. Il essaya de l'ajuster au mieux sur son propre dos, mais se retrouva assez vite avec le poids pesant de la sacoche contre ses côtes et la lanière qui lui cisaillait l'épaule opposée. En soit, cela valait mieux, pencher des deux côtés le ferait peut-être tenir droit. Lorsque la charge fut à peu près équilibrée, l'ébouriffé lâcha un "bien madame" pratiquement militaire à la proposition de l'Auror de se partager les taches. Puis il alla récupérer sa veste détrempée, la secouant une seconde avant de rejoindre la jeune femme qui semblait impatiente d'aller se sustenter.

— Je vous suis, petit sucre, lança-t-il en accentuant bien ces deux derniers mots et devançant la française pour retourner chercher une table.

Retrouvant assez rapidement une place au chaud près d'une petite cheminée, Ludovic suspendit son pourpoint et le sac à sa chaise, la faisant reculer vers le foyer pour que le tissu sèche plus vite. Distraitement, il sortit quelques feuilles vierges du sac, et ouvrit un ou deux boutons que la jeune femme avait refermé pour fouiller dans sa chemise à la recherche du papier qu'il y avait glissé. Sans attendre de voir si l'Auror était toujours bien avec lui, il s'assit et entreprit de déplier le parchemin froissé, pour mettre à plat son schéma rapide de la ville.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 14 Nov - 3:31


 

 

 
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La monayer, la monayer... C'est dingue comme il en avait des bonnes idées parfois !
Prenant soudainement un air légèrement vexé, soit bouche entrouverte et yeux grands ouverts, la brune se retint de donner une claque à son collègue qui se disait gentleman, se contentant d'une nouvelle petite tape, cette fois sur le bras. L'échanger contre de la nourriture...! Se rendait-il compte que son idée était tout bonnement terriblement vexante ? Se crispant légèrement, le sourire qu'elle affichait ne quitta pas pour autant ses lèvres, et bien vite, la brune changea d'intérêt, s'en prenant alors à l'homme en face d'elle qui semblait être devenu son jouet favoris.
S'en suivit un bien étrange manège qui pourtant ravissait Oswin, c'était la un petit plaisir avec les hommes dont elle ne se privait que rarement, pas immoral pour deux sous. Et encore heureux ! Ainsi, elle commença lentement à reboutonner la chemise sale de son comparse, non sans avoir précédemment un peu profité de cette proximité bienvenue par quelques caresses, sentant parfaitement que sous ses mains, Ludovic était tout aussi crispé qu'elle l'avait imaginé. Néanmoins, peu après, son jouet géant se pencha légèrement vers elle, lui murmurant a l'oreille quelques mots qui lui firent hausser les sourcils. Un seul film ? C'était tout ce qu'il avait vu comme film lors de sa longue expérience, pour ne pas dire vie ? Il est vrai que l'idée paraissait étrange à l'Auror qui après tout avait vécu la majeur partie de sa vie comme moldue et qui, encore aujourd'hui, continuait à en avoir les habitudes, mais après tout, c'etait fort probable pour un sorcier de pure souche, ou presque. Néanmoins, la petite phrase qui suivit réveilla tout autant son intérêt que la première, cette fois car elle se demandait quel film pouvait être si terrible pour qu'elle aurait mieux fait de ne pas y jouer. Mais malgré sa culture toute relative, rien ne lui vint à l'esprit, ce qui bien sûr lui donna encore plus envie de découvrir de quoi il parlait.
Néanmoins, elle n'eût pas le temps de s'interroger plus que cela qu'un lourd poids disparu de ses épaules, et le temps qu'elle ne se rende compte que l'autre lui avait subtilisé son bien, elle ne l'avait déjà plus et il était déjà loin.
Lâchant un long soupir, à la fois totalement exaspérée et clairement amusée, la brune ne pût s'empecher de songer que jamais ils n'arriveraient a trouver un accord, tout comme jamais ils n'arriveraient à s'entendre comme deux personnes civilisées. Ils auraient beau faire tous les efforts du monde, il semblait évident à Oswin que ce qu'ils cherchaient l'un chez l'autre, ce n'etait clairement pas des civilités.
Ainsi, après avoir pris le temps de foudroyer du regard le brun qui s'en allait après avoir lui aussi joué de son petit surnom, elle le suivit finalement à grands pas, rentrant à son tour dans l'auberge bruyante.

Rejoignant Ludovic a la table qu'il avait d'ores et déjà choisie, elle s'installa lentement en observant autour d'eux un bon moment, le regard assez calme malgré tout, puis, ses prunelles brunes fixèrent les pages que griffonnait a nouveau son comparse, ne pouvant s'empecher de penser à ses dernières esquisses et au talent qu'il avait montré. Ce genre de dons la fascinaient, autant que la magie au moins, car la précision du geste et la délicatesse de la plume, l'imagination servant de toute encre pour un dessinateur aguerri, derrière ces yeux concentrés se dessinaient quelque chose de précis déjà, chaque détail, chaque illusion, dans cet esprit passionné l'esquisse prenait vie et devenait époustouflante, et tout cela, retranscris sur un simple bout de papier...

-Vous dessinez vraiment bien... C'est remarquable. lâcha la surveillante sans quitter la feuille dur regard.

Évidemment, en ce moment même, elle ne songeait pas au plan qu'il traçait, mais à feu son Maître qui était revenu plus tôt.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 14 Nov - 12:31


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Assis à sa table, pratiquement plié en deux sur son morceau de papier, Ludovic suivait les lignes du plan du bout de son crayon à papier, tentant de repérer le chemin le plus court depuis la mairie jusqu'à la petite croix perdue dans les ruelles. Serpentant, en angle droit, par un détour de plusieurs kilomètres... toutes les routes semblaient mener à ce petit morceau de quartier à première vue identique aux autres et, bien vite, la question de savoir comment couvrir toutes les issues à deux lui sauta aux yeux. Il comptait déjà les deux sorties en fin de route d'un bout à l'autre de la croix, chacune donnant sur deux direction possibles et chacune de ces directions, en dehors d'une ou deux, donnait sur un carrefour d'au moins trois embranchements.

Il traça quelques itinéraires dans ce véritable dédale sans repères et ajouta une correction là où il avait vu l'impasse avant que la remarque de la jeune femme ne le tire subitement de sa concentration. Jetant un coup d’œil à la surveillante puis à ses lignes tordues et légèrement baveuses, le brun fronça un sourcil et haussa l'autre, mettant quelques secondes avant de réaliser de quoi sa collègue voulait parler.

— Merci, répondit-il d'un ton méfiant tandis qu'il essayait encore de se persuader que ce n'était pas de son plan chiffonné dont il parlait. J'ai commencé très jeune, avant même de savoir écrire à vrai dire. - Et beaucoup auraient dit que cela se voyait.

L'ébouriffé glissa le bout de son crayon dans sa tignasse pour se gratter la tête, embarrassé. Il griffonna à la va vite un oiseau en trois traits au coin de sa page pour donner une excuse au compliment et agita les doigts de sa main libre avant de les glisser à leur tour dans ses cheveux pour soulager la démangeaison qui venait de le reprendre au niveau de sa coupure.

— C'est... ma grand-mère qui m'a appris, reprit-il d'une voix un peu plus avenante et beaucoup plus hésitante. Enfin l'une d'elle, une grand-tante en fait, mais je l'ai toujours vu comme une grand-mère. Elle faisait des tableaux magnifiques vous voyez, enfin, un tableau surtout, avec tout un tas de créatures improbables, un peu comme ces tableaux où vous avez des montres qui fondent en format monument, mais elle elle travaillait beaucoup sur les textures, le relief, les motifs des outils et les matière ce qui fait que de près comme de loin vous aviez l'impression de voir les monstres respirer alors qu'ils n'étaient même pas animés. Tout un amas de tissu, de bois, de pierre, de métal et de choses que vous ne pourriez même pas identifier et quand vous vous approchiez ce n'était plus que des milliers de couleurs serrées les unes aux autres. Posant son crayon devant lui, le maigrichon leva une main pour se masser l'oreille, essayant de conserver un ton plus assuré. Elle avait... un grand atelier, remplis de cadres et de croquis qui n'était qu'à quelques heures de Paris alors quand j'allais la voir elle me mettait dans un coin, me donnait un crayon et du papier, elle me posait une sorte de modèle bizarre sous les yeux fit le français en mimant une forme vague devant lui et elle me disait "Dessine, dessine", ajouta-t-il en prenant une voix aiguë et un peu nasillarde qui, il l'espérait, tirerait un sourire à Oswin. Je crois que je ne l'ai pratiquement jamais entendu parler sans quelle me dise au moins une fois "dessine, dessine". "Dessine tous les jours, toutes les nuits quand tu es réveillé, toutes les minutes de ta vie et tu auras le droit de faire mon portrait." reprit-il avec son imitation. Elle me sortait par les yeux avec ses leçons quand j'étais petit... et au final je suis pitoyable avec un pinceau dans les mains. Mais en peinture magique, vous voyez, il est interdit de représenter une personne vivante excepté dans quelques cas, il faut attendre que votre modèle ne soit plus avant d'animer le portrait. Je ne comprenais pas quand j'étais petit, mais quand elle me disait ça c'était... je ne sais pas... qu'elle avait confiance en moi. Qu'elle se disait qu'un jour je pourrais faire si bien qu'elle n'aurait plus besoin d'être là. C'était une sorte... d'amour en somme. marmonna-t-il avant de tourner les yeux vers la jeune femme d'un air moqueur. La sorte qui file des crampes.

Reprenant son crayon après quelques secondes, l'échevelé le fit tourner entre ses doigts pour reprendre le fil de ses itinéraires. Trois impasses et six embranchements dont un menant sur la place. C'était bien loin d'être gagné.

— Je pourrais faire votre portrait un jour si vous voulez... inanimé bien sûr, je ne vais pas attendre que vous mourriez.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 15 Nov - 14:27


 

 

 
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Ludovic semblait plongé dans un ardu travail, aussi bien de mémoire que de retranscription, concentré sur sa feuille tandis que sa plume griffonnait avec acharnement un plan qui semblait aussi naturel que totalement irréaliste. Des rues trop semblables, des croisements et embranchements presques copiés puis collés d'un endroit à l'autre, même forme ou même taille à seulement quelques mètres du premier, dans un autre sens certes mais toujours semblable. Et cela, l'esprit à l'affût de la surveillante l'avait bien évidemment remarqué, rangeant néanmoins cette informations bien au coin de la tête de la jeune femme qui elle, était totalement plongée dans ses pensées ou encore obnubilée par les trajets noirs de l'encre sur le papier.
Alors lorsque le brun leva la tête suite à sa petite remarque, semblant surpris un bon instant avant de se décider à répondre, ce fut presque en ne sachant plus de quoi il était question qu'elle reprit le fil de la  conversation, tandis que l'autre se mit bien vite à relater quelques anecdotes bienvenues sur son propre passé, qui attirèrent d'ailleurs l'attention de la jeune femme.
Relevant le regard sur le brun qui s'était mis à parler, un imperceptible sourire aux lèvres, Oswin écouta attentivement les quelques souvenirs de son interlocuteur en y trouvant une naïveté presque touchante. Presque oui, car même si ce moment etait tout à fait unique, ne comptez pas sur elle pour venir fondre aux pieds de son collègue. Rien que par fierté, il en était hors de question  ! Néanmoins, il fallait bien avouer que l'imitation quelque peu ridicule de la "grand-mère mais grande-tante en réalité" venant du français lui tira un sourire plus franc, et même un léger rire qu'elle retint sans trop de mal, même si sa poitrine trahit sans pitié ce dit pouffement. Faire le clown... C'était ridicule, mais bon, cela détendait à l'occasion, et puis ça semblait plutôt bien réussir à Ludovic, alors pourquoi pas ?
La brune fut toute aussi attentive à la suite qu'elle l'avait été au départ, fixant sans ménagement celui qui avait prit la parole et parlait sans sembler pouvoir s'arrêter, lui offrant par ailleurs une vision nouvelle d'une "enfance" d'un sorcier, ainsi que des informations très intéressantes à ses yeux. Il est vrai que sur les tableaux animés... Elle n'était pas la plus informée, et même si elle avait entendu parler des techniques utilisées, l'éthique qui allait avec lui était totalement inconnue. Ainsi, lorsque le français mis fin à sa petite nostalgie, lui proposant après quelques secondes de faire un jour son portrait, il fallut bien quelques secondes à l'Auror avant de se rendre compte qu'il lui parlait bien à elle, d'ores et déjà plongée dans ses pensées qui une fois de plus tournaient autour de son comparse. Relevant la tête qu'elle venait d'abaisser, un sourcil froncé et un sourire incrédule aux lèvres, il lui fallut un instant avant de prendre bien conscience de la chose et que son visage n'affiche au final qu'une douce surprise.

-Mon portrait ...? Et bien... Pourquoi pas ?

Un nouveau sourire aux lèvres, cette fois semblant bien plus touché, bien plus sincère que ce qu'elle avait l'habitude de porter, la brune se remit droite sur sa chaise, les coudes croisés sur la table avant qu'elle ne reprenne la parole :

-Enfin... Je ne sais pas si je fais un bon modèle, ni même si je puisse être disons... Agréable à dépeindre, mais passer sous votre crayon serait... Un honneur.

En voilà une étrange proposition, et à vrai dire, personne ne lui en avait jamais fait de pareilles, mais ce n'était pas vraiment pour lui déplaire car quelque part, c'était ça qu'elle appréciait aussi chez Descremps.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 15 Nov - 18:07


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Parler sous le regard intensément concentré d'Oswin était un exercice aussi compliqué que désagréable pour le français. Quoique non, désagréable n'était peut-être pas le mot exact, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas repenser à ces moments lointains de sa vie, presque normaux quand on les comparait à toutes les années écoulées depuis, mais il y avait dans tout cela comme un fond de tristesse, de regret, et il lui avait fallut plusieurs fois se retenir de tout envoyer paitre pour reprendre son éternel air renfrogné. Il y avait mieux à faire que ressasser, mais après le mauvais tour qu'il avait joué à la jeune femme dans la bibliothèque et après toutes ces journées passées en sa compagnie trop intensive depuis leur arrivé, elle avait bien droit à un peu de contre-partie.

Discourant donc, aussi longtemps qu'il le put, Ludovic termina avec un air légèrement soucieux, plongeant dans son plan pour accentuer les lignes noirs des rues. Il ne releva la tête, esquissant un sourire, que lorsque la jeune femme répondit à sa proposition par un peu de coquetterie toute féminine et un compliment qui, une fois encore, n'eut aucun mal à faire mouche dans l'énorme égo de l'échevelé.

— Ne vous sous-estimez pas, répondit-il, posant son crayon avant de reculer contre le dossier de sa chaise pour observer la jeune femme, un sourcil froncé. C'est juste ici, fit-il au bout d'un moment en se penchant vers sa collègue pour, du bout des doigts, saisir délicatement l'angle de son menton et lui faire doucement pivoter la tête de trois-quart. Là, avec la bonne lumière je peux voir votre caractère. poursuivit-il avec un large sourire. Tout est dans les lignes vous voyez ? ajouta-t-il plus sérieux. Chaque personne à un certain nombre de traits qu'on ne peut pas rater sans rater le portrait complet. Ici par exemple, ajouta-t-il encore en faisant glisser le dos de son index le long du sourcil de la jeune femme. Ou là, son doigt et son ton descendirent un peu pour effleurer la pommette de la surveillante. Si je manque ça on ne pourrait plus vous reconnaitre.

Traquant sur le visage de la surveillante les zones d'ombre et de lumière, Ludovic oublia d'ajouter quelque chose ou de rabaisser sa main qui alla doucement repousser les mèches brunes de la française. Il était en train d'assembler dans son esprit les couleurs et les peintures pour peindre ce portrait. Un marron sombre et du noir pour les yeux, un de café et de fauve pour les cheveux. L'échevelé brossa les traits de la jeune femme du regard, choisissant de l'ocre pour le fond du visage, puis des teintes plus chaudes et profondes, assez diffuses pour faire le velouté de sa peau. Une touche de gris et une de sable avant de progressivement poser les volumes. Terminant par une nuance de rose pour les lèvres... ou framboise... ou vermeil.

— J'ai juste peur, souffla-t-il, essayant encore quelques secondes de se décider pour la couleur de sa bouche avant de reporter son attention sur ses yeux, que votre regard transperce le papier.

Réalisant soudain qu'il n'avait toujours pas lâché le visage de l'Auror, le maigrichon prit une grande inspiration pour renouveler l'air bloqué dans ses poumons, haussant des sourcils embarrassés avant de tourner la tête et ramener sa main sous son coude à la vitesse de l'éclair. Il s'ajusta sur sa chaise quelques secondes, semblant la trouver très inconfortable, avant de glisser nerveusement ses doigts sur sa nuque comme pour se cacher derrière son avant-bras.

— Désolé je... enfin, bafouilla-t-il en se raclant la gorge. Il ne faudra pas non plus vous attendre à des miracles, n'est-ce pas ? Je ne suis pas très doué pour la peinture. Un nouveau raclement de gorge et il récupéra son crayon pour retourner à son plan. Et euh... pour ce soir donc il va falloir commencer à prévoir et passer commande peut-être. Pour manger. Enfin, manger maintenant et euh... enfin vous avez compris.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 15 Nov - 23:54


 

 

 
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Apparemment, la petite réaction de a jeune femme parut amuser le français car ce dernier releva la tête, un sourire aux lèvres et le regard clairement amusé, qui attisèrent cette fois un peu plus la curiosité qu'eut Oswin à ce moment. Que lui préparait-il encore cette fois ?
Et cette fois au moins, elle n'eut pas à attendre longtemps avant d'obtenir sa réponse, car après un vif compliment qui pourtant ne manqua pas de la toucher, elle dans sa fierté, Ludovic se leva de sa chaise, se pliant sur la table afin de s'approcher un peu plus d'elle, lui prenant alors le menton avec une douceur telle qu'elle ne l'en crut pas capable, surprenante donc, mais pas des plus désagréables. Ses doigts n'exercèrent même pas de pression en soit sur la peau de la jeune femme, c'était comme... Comme lorsque l'on manipulait un objet si précieux qu'on ne se voyait pas avoir le droit de le toucher, trop fragile, trop frêle, trop éphémère.
Mais être considérée comme un objet était après tout quelque chose de très plaisant dans les faits.
Lançant une légère pique qui tira un plissement de nez enfantin à la surveillante, l'enseignant ne tarda pas pourtant à reprendre du sérieux et d'un oeil expert de décrire ce qui, chez elle, faisait sa particularité. L'angle de sa machoire, son arcade sourcilière, ou encore sa pommette qu'il mit tant de temps à délimiter, en une douce caresse qu'il ne semblait même pas contrôler.
Plissant légèrement les yeux, Oswin ne dit pas un mot tandis que son regard à la fois doux et amusée restait fixé sur le visage de son interlocuteur, glissant sur lui tandis que celui de l'autre glissait sur le sien, alors que ses lèvres quelque peu entrouvertes s'étiraient en un sourire en coin vaguement moqueur. Mais malgré cela, ce n'était pas ainsi qu'elle paraissait car ses prunelles noisettes elles, remplies d'un sentiment trop complexe pour être décrit en un mot comme en mille, s'étaient plongées dans celles du brun, tentant d'y décrire ou de comprendre ce qui pouvait les animer d'une si belle lueur. De la passion ? De la folie ? Allez savoir... Mais pour revoir cela, elle était certaine de pouvoir donner beaucoup.
Naturellement, sans même qu'elle ne s'en rende compte, Ludovic avait continué son voyage sur son propre profil, dérivant lentement jusqu'à en arriver à remettre quelques mèches derrière l'oreille de la brune toujours avec cette tendresse qu'elle ne lui connaissait pas, un geste qui s'était étonnamment répété ces derniers temps mais qui n'en perdait pas pour autant de sa valeur.
Plongée dans ses pensées, dans ce monde étrange qui les entourait, la voix à peine assez forte pour se faire entendre de son collègue sortit doucement Oswin de sa propre tête qui lui semblait soudain bien vide, vidée de toutes ses questions pour un instant qui ne leur laissait pas la place, et la crainte de l'homme coupa presque le souffle de la jeune femme qui ne le reprit que lorsque la fin de la phrase tomba, une fin qui lui fit imperceptiblement froncer les sourcils face au sérieux et à la sincérité intense dont faisait preuve le français.
Comme si un artiste comme lui pouvait ne pas réussir à esquisser son regard...!
Néanmoins, malgré cela, ce que sous-entendais ce problème apparemment épineux plut à la surveillante, et bien que la raison de ce dernier demeura obscure, une nouvelle lueur naquit au fond de ses prunelles, cette fois, toute différente de ce qu'elle avait l'habitude de montrer. Mais cette lueur reprit bien vite une teinte plus taquine, plus amusée face à la soudaine prise de conscience de son interlocuteur. C'était prévisible, dans un sens, cela ne pouvait pas durer et il s'était laissé emporter. Ce fut donc tout naturellement que le léger sourire qu'elle avait affiché jusque là s'étira au fur et à mesure des balbutiements de l'enseignant, et lorsqu'enfin il semblait avoir lâché l'affaire, couvert de honte qu'il était, elle ne put bien évidemment pas s'empêcher d'en rajouter une dernière couche... Pour le plaisir.

-Allons Descremps, reprit-elle en s'accoudant elle aussi à la table, le menton dans la paume, et la tête haute fixant le français, il y a d’innombrable façons de dire qu'une femme a de beaux yeux, mais vous avez réussi de la plus admirable des façons. Il n'y a pas de honte à avoir...!

Oswin attendit quelques secondes, observant, taquine, les réactions du pauvre bougre. Elle jouait la légèreté, mais en réalité, ses paroles étaient sincères, et quelque part, dans sa voix ou dans son attitude on pouvait le ressentir.
Prenant une grande inspiration, étonnamment bien, la surveillante se câla une nouvelle fois dans sa chaise, bien droite, reprenant la parole mais cette fois plus sérieuse, sans pour autant en devenir froide, au contraire même :

-En tous cas, j'ai toute confiance en votre trait, et je suis certaine que vous dessinerez brillamment, vous n'avez pas à vous en faire. Ah, et bien sûr, je serais sincèrement très honorée de vous servir de modèle.

Son regard couvrit Ludovic encore quelques secondes avant qu'elle ne prenne une nouvelle inspiration, plus détendue cette fois-ci, et elle observa quelques secondes autour d'eux. Tout était comme au départ, tout était toujours comme toujours, l'un qui riait, l'autre qui pleurait, la grande comédie de la vie en somme. C'était ironique en soit, surtout quand l'on voyait sa vie qui avait plus des airs de tragédie.

-J'ai toujours admiré les gens qui dessinent. Quand j'étais jeune j'ai connu une femme qui m'a... prise sous son aile si je puis dire. Elle aimait les arts, mais surtout l'aquarelle. Sa maison en était remplie, et elle possédait des recueils entiers que je me plaisait de feuilleter. Je n'ai jamais sut maîtriser cela, mais bien des fois je me suis dit que tellement de choses mériteraient un bon coup d'oeil, un peu de couleur, un peu de... De poésie.

Marquant une pause, la brune eut un léger rictus, les yeux dans le vague, et après quelques secondes, elle se tourna entièrement vers l'enseignant, fixant à nouveau le petit dessin qu'avait esquissé le français tout en reprenant la parole :

-Je trouve ça... Génial que vous puissiez faire cela. Vous avez de la chance, et plus que cela, du talent.

Et à présent, voila qu'elle avait hâte de voir ce que Ludovic allait faire de son portrait... Et bien, elle n'était pas sortie de l'auberge !
Relevant lentement le regard, la brune pencha légèrement sa tête sur le côté, examinant une dernière fois son collègue avant de prendre un ton un peu moins solennel, et de continuer plus légèrement :

-Mais vous avez raison, nous devrions manger un bout. Hey ! Serveur ! appela-t-elle en haussant le ton, Vous pouvez venir un instant je vous prie ...? Merci ! Puis revenant sur son comparse, Oswin termina en se moquant gentiment : En espérant que cela soit meilleur que chez notre très cher Tibérius n'est-ce pas ?



 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 16 Nov - 1:37


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La petite remarque de la jeune femme tira un grimace crispée à l'ébouriffé. Tournant les yeux à la recherche d'un quelconque moyen de se tirer de son embarras, il leva de nouveau la main pour triturer le lobe de son oreille puis son pavillon. A vrai dire, ce n'était pas tant d'avoir faire un compliment qui le mettait dans cet état, mais il ne fallait pas être voyant pour s'en rendre compte. Se mordillant la langue pour ne pas ajouter quelques mots qui n'auraient fait que l'enfoncer d'avantage, le brun se racla une nouvelle fois la gorge, sur un bruit de reproches cette fois, essayant de faire comprendre à sa voisine que la taquinerie avait marché, mais qu'il était plus que temps d'arrêter désormais.

Décrispant ses doigts de son oreille pour les reposer sur sa feuille, Ludovic dut faire un énorme effort de volonté pour ne pas recommencer avec son petit tic gêné lorsque la jeune femme renchérit sur le fait qu'elle serait ravie de poser pour lui. Merveilleux...

— Ce serait un honneur partagé, répondit-il d'un ton détaché, mais néanmoins sincère. Une bonne activité à faire quand on sera sortis d'ici, et cette partie avait déjà un petit goût d'urgence dans sa voix.

Regardant ailleurs, l'échevelé glissa tout juste un coup d’œil en direction de la surveillante lorsque cette dernière soupira avant de l'observer plus franchement lorsqu'elle reprit la parole. Se mordant un peu plus franchement la langue une fois qu'elle eut terminé pour ne pas continuer sur son sujet qui lui fit pourtant hausser un sourcil intrigué. Au lieu de cela, il se contenta d'un "merci" manquant un peu de vigueur et ne se détendit qu'une fois que l'Auror eut appelé un serveur.

— Ma fois, ajouta-t-il alors avec un sourire moqueur tandis que la brune lançait une pique sur la nourriture de leur logeur, ce sera à vous de juger.

Reculant de nouveau contre le dossier de sa chaise, le français attendit qu'un homme vienne prendre leur commande. Le choix était assez limité d'ailleurs, il n'avait à leur proposé qu'un seul plat, voir deux si l'on aimait le poisson salé. Ludovic opta donc pour deux assiettes de ragoût, espérant que la viande soit assez identifiable pour être comestible et l'homme repartit, laissant un silence derrière lui.

Au bout d'un moment qui sembla une éternité, l'échevelé récupéra son plan qu'il fit tourner sous ses doigts pour le présenter dans le bon sens à la surveillante. Leurs assiettes arrivant peu après.

— Donc, fit-il lorsqu'ils furent de nouveau relativement seuls. Nous risquons d'avoir un programme chargé. Récupérant son crayon, il en posa la pointe sur l'une des deux croix et le promena sur le papier à mesure qu'il parlait. Si je ne me trompe pas, la bête devrait surgir ici, environ une ou deux heures après la tombée de la nuit. Il faut donc que l'on trouve un moyen pour être sûrs de pouvoir la suivre quelque soit la direction où elle partira. Je suppose qu'elle court vite, donc le mieux serait encore de trouver un raccourcis voir de se séparer pour couvrir plus de distance, mais je ne penses pas que cette dernière option soit la meilleure que nous ayons.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 16 Nov - 22:37




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Adressant un dernier sourire à l'homme suite à sa réponse toute aussi affirmative que la sorte de remerciement qu'elle lui avait dressé plus tôt, Oswin se recula ensuite, se câlant un peu plus dans sa chaise en regardant tout autour d'eux. Peu après, Ludovic prit la commande lorsque le serveur arriva enfin, et il ne fallut que quelques instants avant que le plat peu ragoutant n'arrive sous leurs yeux.
Tout de même, elle devait bien l'avouer, leur relation était des plus étranges, toute une manière de se saluer, par pique, par grognement, par taquinerie, l'autre répondait ensuite par une répartie toute relative, ou encore par inquiétude ou un autre grognement. S'en suivait ensuite une dispute, un évènement, ou un... Moment privilégié si l'on pouvait dire, mais à chaque fois, cela amenait du piquant bienvenue. Ensuite, se suivait d'un moment calme, ennuyeux, ou encore tendu, dans lequel l'un des deux... Ne prêtait plus attention à l'autre. Puis, cela recommençait, encore et encore et encore... C'était un jeu, en somme, le jeu du chat et de la souris qu'ils se plaisaient à recommencer, car tout finissait bien. Tout finissait toujours bien. Mais que se passerait-il si un jour, leur étrange manège ne relevait plus du jeu ? Que se passerait-il si un jour les choses dégénéraient à tel point que ni l'un ni l'autre ne pouvait faire demi-tour, ne pouvait ignorer ce qu'il s'était passé ? Et qu'au final... Ils devaient payer les conséquences de leurs "jeux d'enfants"?
Ils se berçaient d'ignorance, se refusaient de voir que cela pouvait mal finir, mais c'était comme si ils cherchaient justement à travers cela de faire comme si, quelques temps, quelques instants, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus.

Son visage s'étant légèrement assombri, Oswin prit une profonde inspiration avant d'esquisser un léger sourire clairement faux, juste avant que l'enseignant ne prenne la parole en leur exposant leur maigre plan. Suivant ainsi du regard ses doigts parcourant les quelques parchemins, la brune enregistra du mieux qu'elle put les informations que lui partageait son interlocuteur. Ainsi, la poursuite s'avérait difficile, surtout si l'ennemi courait vite en effet. Dans ce cas là, connaître les raccourcis était une bonne idée, mais cela ne servait à rien s'ils ne savaient pas où se dirigeait la bête par la suite. Courir, voilà ce à quoi de résumait le plan que lui proposait Ludovic, et pour être tout à fait sincère, cela ne rassurait pas vraiment la jeune femme. Un plan B, et C, des plans de rechanges, de secours, et des idées de derniers recours. Mais elle ne savait rien, ne savait pas comment la bête choisissait ses victimes, et ce même si le symbole du clair de lune pouvait grandement les aider... Alors quoi ? Ils allaient écumer toute la ville à la recherche de la pauvre prochaine victime qui allait y perdre la vie ? Et que faire s'ils n'y arrivaient pas ? Ils auraient donc arraché la vie à une personne sans même d'avantages !

Lâchant un long soupir, la brune se frotta les yeux un instants avant de croiser ses bras sur la table, posant sa tête sur ceux-ci un instant tout en répondant enfin aux propositions de son comparse :

-Et bien... Qu'en dîtes-vous ? Vous avez des idées ? Elle fit une courte pause, reprenant peu après : On pourrait en rester là, mais je ne pense pas que cela soit bien efficace. On pourrait chercher la victime de ce soir pour s'en servir comme appât mais allez savoir si cela sera... Utile. Vous ne savez pas par hasard où elle se rendra ? Je pense qu'autrement nous pourrons poser des pièges, de quoi la ralentir dans certaines rues, ce serait probablement déjà plus sûr que de se jeter à corps perdu dans la bataille.

Ses yeux scrutant toujours les moindres ruelles à l'encre noire tracées par l'enseignant ces dernières minutes, Oswin se tût une nouvelle fois, se redressant totalement sans pour autant détacher ses prunelles du bout de papier, réfléchissant ardamment à l'issue de tout cela.

-Nous ne savons pas comment cela finira... Autant prendre le plus de précautions possibles.







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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 17 Nov - 2:55


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Plongé dans le flot embrouillé de ses pensées, Ludovic avait la tête posée contre sa paume, le bout de ses doigts appuyés tout au long de la coupure à sa tempe. Il tenta tant bien que mal de suivre le fil des mots d'Oswin, mais son regard se perdit bientôt sur le reste de la salle, beaucoup trop peuplée à son goût. Fronçant les sourcils, il se concentra de nouveau sur son morceau de parchemin, essayant tant bien que mal d'organiser les idées qui découlaient en cascade des quelques questions de la jeunes femmes. Des pièges oui, mais combien et où ? Comment et avec quoi ? Ils n'avaient pas vraiment d'argent ni les moyens de recruter des mercenaires ou quoi que ce soit du genre... quoique.

— Vous avez raison, fit-il. Nous avons besoin de plus d'organisation. Peut-être qu'avec des pièges on pourrait bloquer une rue ou deux. Celle-ci et celle-là par exemple, fit-il en hachurant deux passages sur son plan. Je crois qu'elles ne reviennent pas dans le reste de l'histoire, il n'y aurait pas de risques à les condamner ou les piéger. Nous pouvons aussi essayer de dévier son chemin pour l'emmener sur une route que l'on aura déterminé, mais il faudrait trouver un moyen de la contraindre sans l'empêcher de rejoindre son repaire. A moins que l'on trouve un moyen de la pister... un sort n'aurait pas été de trop, mais on peut le remplacer avec de la peinture ou de la poix, quelque chose qui permettrait d'avoir des empreintes. En espérant que cela soit suffisant et que notre monstre ne sache pas voler.

Le brun lâcha un soupir, essayant de prévoir toutes les possibilités, mais son attention fut bien vite distraite par d'autres préoccupations. Accentuant un peu son froncement de sourcils, le brun se tapota la tête du bout des ongles, essayant de chasser l'un après l'autre les problèmes qui lui revinrent en tête. Il fallait déjà s'occuper de sauver leurs vies, il verrait plus tard pour le reste.

— Nous pourrions demander de l'aide à d'autres personnes d'ici, proposa-t-il enfin. Mais je ne suis pas vraiment pour l'idée. Je ne sais pas combien de personnes digne de confiance on pourrait trouver et il y a trop de risque que l'un de ceux à qui l'ont demande décide d'aller nous dénoncer aux soldats qui nous sont tombés dessus dans la ruelle l'autre jour. Le reste pourrait refuser de nous aider et même s'ils ne le faisaient pas ce serait courir le risque d'avoir des dommages collatéraux. Tibérius pourrait peut-être nous aider. Il n'a rien à perdre, il acceptera peut-être de couvrir une sortie, mais le temps de le prévenir... et lui aussi risquerait de mourir. Ludovic se passa une main sur le visage, pesant encore le pour et le contre avant de tourner la tête vers la surveillante et de sortir de son sac un autre bout de papier. Comment comptez-vous faire pour les pièges ? demanda-t-il. Je ne sais pas si nous aurons le temps de faire beaucoup de bricolage et il nous en faudrait des très efficaces pour prendre une grosse bête. Des fosses peut-être, quelque chose avec de quoi la blesser... mais si nous la blessons trop elle ne pourra peut-être plus nous conduire à son maitre. Sans oublier qu'on ne sait pas de quoi elle serait capable pour se défendre.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Jeu 19 Nov - 21:13




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Il ne fallut pas longtemps au Français avant qu'il ne confirme ses dires, les renchérissant par la suite par de judicieuses idées, enfin, toutes plus ou moins.
L'écoutant attentivement, Oswin gardait les yeux rivés sur le plan, voyant lentement la scène se derouler sous ses yeux au fur et à mesure des paroles de l'enseignant. L'amener dans un endroit précis nécessitait une contrainte, ou au contraire une récompense pour la Bête, mais avaient-ils l'un ou l'autre ? Il y avait trop de possibilités, surtout si en plus la Bête pouvait voler ou sauter assez haut pour se servir des toits. Et dans ce cas, comment faire ? Dresser des barricades sur les toits ? Ah... La bonne blague !
Grinçant légèrement des dents tandis qu'elle continuait y réfléchir, y incluant cette fois les propositions de son collègue, neanmoins, les dernières paroles de sa première réplique laissèrent la surveillante quelque peu perplexe.
Il pensait vraiment pouvoir la suivre ainsi ? Une telle créature ? Et pire encore, il comptait l'épargner et gentiment la suivre pour la voir tuer sa prochaine victime ?  
Mais les manières quelque peu trop douces aux yeux de la jeune femme n'y restèrent pas tant que cela. Bien qu'elle n'était pas partante pour tant de manières, elle comprenait tout à fait que l'on veuille y mettre les formes, ne pas foncer dans le tas et comprendre le pourquoi du comment. Elle même aurait réagit ainsi si le temps ne commençait pas à lui peser. Un mystère, de l'action, le coeur battant et une atmosphère calme malgré son principal compagnon, tout semblait parfait mais pourtant quelque chose lui pesait. Quoi donc ? Allez savoir, mais même si elle savait que ces instants allaient rester gravés dans sa mémoire, Oswin se sentait l'envie d'en finir avec ce problème.

Réfléchissant toujours sur le problème épineux qui s'était présenté à eux et qui la démangeait tant, les yeux rivés sur le parchemin, son regard se leva soudainement sur son interlocuteur lorsque la jeune femme entendit exactement ce à quoi elle avait pensé plus tôt. Mais cette fois, ses prunelles s'étaient faites plus sombre, plus menaçante, car le dire à voix haute n'avait fait que la renforcer sur ses positions.
Sacrifier quelqu'un ? Pour leur petit intérêt personnel ?
Jamais plus.

-Il est hors de question d'emmener qui que ce soit servir de chaire à canons, et encore moins Tibérius que n'importe qui d'autre. Cette ville a assez souffert et je refuse qu'il y ai plus de sang sur ces pavés par notre faute.

Quant à elle, elle avait déjà suffisamment de sang sur les mains, ce n'était donc pas la peine à ses yeux d'en rajouter.
Fixant durement quelques secondes encore les yeux de Ludovic, la jeune femme fini par baisser les yeux sur la carte de fortune, prenant une inspiration plus profonde tandis qu'elle cherchait à nouveau une solution pour avoir ce qu'ils voulaient sans ne plus faire de victimes. Mais malgré tout ses efforts, aucunes solutions ne s'imposa à ses yeux, à moins que bien sûr...
Son regard déviant sur sa main, elle la retourna un instant, paume vers le ciel, l'observant étrangement un instant avant de serrer le poing, et d'enfin répondre à la question de l'autre  sur un ton si neutre qu'il paraissait presque crispé... Ou même fatigué.

-Je ne pense que nous ayons les moyens, mais quelque chose d'efficace serait de tendre des armes  l'aide de cordes ou de tuteurs dans une petite ruelle. Ainsi, nous l'empêcheront d'avancer trop vite si le travail est bien fait et qui sait si elle saignera ?

Marquant une courte pause, Oswin gratta quelques secondes les noeuds du bois dans la table, avant de se concentrer à nouveau sur la carte en continuant là où elle s'était arrêtée :

-Ca m'est arrivé... Une fois. J'ai utilisé ce stratagème contre un vampire qui trainait aux abords d'un village. Il était jeune et j'ai eut de la chance, mais je savais où mettre les pieds pour ne pas me faire découper en morceaux, et lui, pressé de "jouer" avec moi.

C'était dingue à quel point on pouvait quelques fois berner un monstre redoutable avec quelques idées inattendues... Comme quoi, surhomme ou pas, l'esprit de compétition menait toujours à la perte. Et elle était plutôt bien placée pour le savoir.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 20 Nov - 1:32


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La réaction de la jeune femme fut, pour ainsi dire, sans appel lorsqu'elle l'entendit parler de recrutement et si Ludovic n'avait pas été trop emporté dans son sujet il se serait peut-être empressé d'en changer. Au lieu de cela, il prit à peine le temps de considérer son regard noir avant de lever une main apaisante qu'il posa bientôt à plat sur la table.

— Je n'ai jamais dit que c'était la meilleure idée que nous ayons, mais il serait plus simple pour nous d'agir avec un peu d'aide. Ce qui se passe dans cette ville n'est pas de notre faute. Au mieux on pourrait accuser l'auteur, mais jusqu'à ce que l'on arrive il y avait déjà des morts et il y en aura encore une fois que l'on sera partie. C'est une histoire. Tibérius ne craint pas plus la mort que Robin des Bois ou Peter Pan. Je ne compte pas non plus le mettre en première ligne, simplement qu'il se poste à l'entrée d'une ruelle pour nous signaler si la bête passe et par où elle partirait dans ce cas. C'est tout. D'ailleurs le mieux serait d'avoir le plus de monde possible pour couvrir un maximum de rues et avec assez d'organisation on pourrait réussir à remonter jusqu'au maitre de la bête en très peu de temps. Il fit une légère pause et essaya de prendre un ton encore plus rassurant, naturellement, même ainsi tout pouvait échouer. Je comprends que cette idée vous rebute et il y aura toujours du risque pour tous ceux qui participeront, autant qu'il peut y en avoir pour des mots sur du papier, mais ce sera toujours plus sûr que de tenter de s'occuper de ça à deux. Enfin... ajouta-t-il à contre-coeur en baissant les yeux vers le plan. Plutôt un que deux.

Car il ne se faisait pas d'illusion, vu son état cela aurait été un miracle qu'il parvienne à courir sur plus de cinq mètres avant de s'écrouler dans la poussière, mais hors de question de le reconnaitre plus que cela, Oswin aurait put se mettre en tête de le laisser derrière sous prétexte qu'il ne lui serait d'aucune utilité. De toute façon, la jeune femme aborda un autre problème et si jamais elle avait dans l'idée de lui rappeler qu'il valait mieux qu'il reste au repos il se ferait un plaisir de protester.

— Et comment sommes-nous censés échapper à vos armes si on va dans la même direction que la cible ? demanda-t-il alors que la brune faisait une pause dans ses explications. Je ne sais pas esquiver les balles.

D'ailleurs il n'était même pas sûr que les armes à feu existe déjà. En revanche, les lames en tout genre devaient courir dans les maisons, il en avait eut la preuve. Mais quelle certitude que tout cela soit efficace contre un monstre surgit de nul part ? Il suffisait que la créature sache se rendre immatérielle ou que sa peau soit assez dure et tout ce qu'ils réussiraient à faire serait de l'énerver. Néanmoins, l'Auror ne tarda pas à apporter quelques précisions, parlant d'un vampire malchanceux qui fit dresser un sourcil au français. Il ne s'y attarda pas cependant et revint bien vite à leur problème principal.

— Admettons, fit-il. Si l'on parvient à trouver votre bonheur, il faudra encore installer des... cordes ou des trappes en espérant qu'elles fonctionnent et que le monstre tombe dedans, mais si une corde lâche elle pourrait très bien nous envoyer un poignard dans l'oeil. Les moyens ici sont un peu limités, qu'est-ce qui vous dit que cela suffira à ce que vos pièges soient possibles ? Et si jamais cela marchait, on risque tout aussi bien de tuer la bête et de ne jamais savoir qui était derrière tout ça ou, pire, qu'une autre bête prenne sa place nous laissant sans piste avec un monstre sans doute lancé à nos trousses dans la nature.

Il fixa le regard une seconde en direction de celui d'Oswin, le temps que son annonce s'imprime dans l'esprit de la jeune femme avant de secouer vaguement la tête, le sourcil toujours dressé.

— Nous aurions plutôt intérêt à être très discret, parce que si cette créature enrage à cause de l'un de vos couteaux et fait un massacre, là vous pourrez dire que c'est de notre faute.

Il se tut encore un instant, réfléchissant à d'autres solutions possibles, bien que celle de regrouper de l'aide lui semblait encore la moins risquée.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 22 Nov - 21:53




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A peine eut-elle formulé son refus d'utiliser de telles méthodes, de sacrifier en soit des vies innocentes, que Ludovic s'empressa de renchérir, comme tentant de la convaincre que cette proposition était la bonne. Mais plus que de la convaincre, ses propos semblèrent d'autant plus dégoûter la jeune femme, et comme agressée par ces mots qu'il prononçait pourtant avec tant d'assurance, elle se reculait peu à peu, d'autant plus soudainement lorsqu'il avança sur la table une main qui se voulait réconfortante mais qui n'eut d'autres effets que de l'éloigner un peu plus. Pensait-il réellement que ces quelques paroles allaient suffire à la convaincre de sacrifier d'autres personnes en son nom ? Que le fait que tout ce qui les entourait n'était qu'encre sur papier enlevait de leur importance ? Pour eux, pour les gens de cette ville, chacune des personnes arpentant ces rues était quelqu'un de réel, avec une vie, une famille, une histoire... Et cela suffisait à faire d'eux des êtres vivants aux yeux de l'Auror. Et puis, qu'en savaient-ils ? Peut-être qu'eux même n'étaient en somme qu'une vive et frêle histoire qui, une fois écrite, serait oubliée sur le coin d'une étagère ? Mais qu'importe, avec des "si" et des "mais" on réécrirait le monde, l'important était que pour eux, tout cela semblait réel, tout ce qui les entourait était réel, alors qu'importe ce qui était au dessus d'eux, l'important était bien que tout le monde s'en sorte vivant. Ou du moins, même si cela lui faisait mal de l'admettre... Qu'à présent, ils fassent tous deux de leur mieux pour limiter les dégâts.
Mais malgré ces bonnes pensées, l'idée tout simplement impensable de l'enseignant rebuta la jeune femme dont le visage se ferma d'autant plus, son regard se faisant plus dur tandis qu'elle attendait patiemment que l'autre eut fini, habitée par une colère froide que ne semblait voir le français.
Une fois que sa voix nasillarde eut finit de retentir aux oreilles de la brune, Oswin se pencha lentement et légèrement en avant, un sourire faux aux lèvres tandis que son regard se faisait plus menaçant qu'autre chose et enfin elle commença à parler articulant bien le moindre de ses mots :

-Que cela soit bien clair : si vous voulez que je participe à votre "petit jeu", il est tout bonnement hors de question d'impliquer des civils. Oui, je sais, tout n'est "qu'encre sur papier", mais je m'en contre-fiche ! Compris ? Nous nous débrouillerons, seuls, et si je peux y aller sans vous ce n'en serait que plus bénéfique. Je me fiche de votre avis, je me fiche de ce qui est le plus utile, le plus efficace, et croyez-moi, je ne suis pas du genre à parler ainsi sans bonnes raisons, mais je refuse que notre arrivée ici ne cause plus de morts qu'il y en a eut et qu'il y en aura ! Ils ont une conscience, une parole, un esprit, ils ont une famille, une vie, des amis... Dîtes-moi, qu'est-ce qui les différencie de nous ? Est-ce qu'à vos yeux donner la mort à quelqu'un d'ici serait plus insignifiant que d'assassiner un de vos élèves ?

Ses lèvres légèrement relevées en un rictus presque dégouté, la brune se cala une nouvelle fois dans son siège, fixant toujours Ludovic d'un regard qui en disait long sur ce qui se déroulait dans sa tête. Néanmoins, elle ne tint pas longtemps avant de reprendre en grognant :

-Je veux la même chose que vous, Decremps : vous et moi, vivants et de retour à Poudalrd. Et je suis prête à tout pour cela, mais mettre en danger des innocents par simple égoïsme... Ce n'est pas dans mes principes.

Et pour une fois, elle pouvait dire que cela n'y avait jamais été.
Peu après son petit discours, le brun s'empressa de changer de sujet, revenant ainsi sur le piège qu'elle venait de proposer, mais cela n'améliora pas l'humeur de la brune qui s'était mis en tête de ne pas répondre à de telles questions. Mais même si elle voulut sincèrement ne pas lui répondre, le voir faire ainsi fausse route lui tira, il fallut l'avouer, un long soupir las, presque agacée, et elle secoua légèrement la tête avant de se saisir sans plus de cérémonies d'un bout de papier vierge et de la plume et de tracer sans grande patience deux traits parallèle, avant d'ajouter entre ceux-ci divers traits, comme des fils tirés, et d'esquisser divers armes blanches soit tendues, soit plantées dans le sol, sans pendant d'un peu partout. Une fois son oeuvre sommaire terminée, Oswin retourna la feuille et glissa celle-ci sans douceur quelconque vers son comparse sur lequel son regard ne s'arrêta même pas.

-Je sais que cela ne vous vaut pas, mais cela doit assez bien résumer mon idée.

Se taisant quelques secondes, déglutissant tandis que sa poitrine enfermée se soulevait lentement au rythme de ses profondes inspirations, Linda se plongea quelques secondes de plus dans ses réflexions avant de reprendre la parole, le regard dans le vide mais la voix toujours ferme.

-Imaginer faire un tel piège avec des armes modernes est tout bonnement idiot. C'est ici que nous aurons le plus de chances de trouver ce dont nous avons besoin. Il suffira ensuite de se montrer ... Convainquants. De plus, j'ai déjà monté ce genre de pièges, vous n'aurez donc ni à vous souciez de sa solidité ni même de savoir où mettre les pieds puisque pour une fois, Dieu merci, nous sommes d'accord sur un point : vous ne m'accompagnez pas. Vous êtes bien trop amoché pour vous risquer à ce genre de choses, et de plus, si ainsi la chose devait tourner au vinaigre le plus qualifié de nous deux pour sortir d'ici aurait encore ses chances.

Nouveau silence. Oui, il fallait avouer que ce n'était pas là la plus joyeuse des perspectives qu'ils avaient, mais il ne fallait pas l'exclure, et prévoir comment se dérouleraient les choses si l'un d'entre eux venaient à manquer était un détail qu'il ne fallait certainement pas négliger.








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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 22 Nov - 23:32


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
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Naturellement, il aurait fallut être aveugle ou idiot pour ne pas remarquer la colère froide qui commençait à consumer la française de l'intérieur, mais Ludovic - qui pour une fois ne semblait être ni l'un ni l'autre - poursuivit malgré tout, décidé à exposer la totalité de son idée. Lorsqu'il eut fini et qu'il releva la tête, la surveillante avait bien dut s'écarter de lui d'au moins un mètre et ce qu'elle lui répondit ne manqua pas de le faire reculer tout en grinçant des dents. Bien sûr, il ne connaissait pas son sujet, cela semblait une évidence. Qu'en savait après tout ? Le brun tourna la tête et fit de son mieux pour arrêter d'écouter. Il aurait put lui donner toute une série d'exemple et de raisons pour poursuivre dans son plan ou même, simplement, répondre à ses questions, mais il n'en fit rien. C'était perdu d'avance et il n'allait pas lui faire le plaisir de se justifier d'avantage.

Les yeux solidement plantés sur le mur en face de lui, Ludovic s'efforça à rester sourd, incapable de s'empêcher de serrer le poing lorsqu'Oswin se mit à l'insulter un peu plus directement. Égoïste donc ? C'était ainsi qu'elle le voyait ? A ajouter à la longue liste n'est-ce pas ? Gamin immature, idiot, inconscient... ajoutez-en n'hésitez pas, j'en oublie sûrement. Ludovic soupira et leva les yeux au ciel, changeant de sujet pour éviter d'en rajouter. Cette deuxième partie se passa visiblement un peu mieux puisque tout ce qu'il provoqua cette fois fut une vague d'agacement et d'impatience à laquelle il oublia de prêter attention lorsqu'il sentit son crayon lui échapper des doigts. Haussant un sourcil et fronçant l'autre, il observa d'un regard noir la jeune femme griffonner à la hâte un plan de son piège sur un parchemin, la fixant encore quelques secondes après qu'elle lui ait pratiquement jeter son œuvre à la manière de restes lancés à un chien. Répondant d'un bas grognement, l'échevelé récupéra le crayon qu'il glissa à l'intérieur de sa chemise avant de ramasser le schéma qu'il considéra d'un vague coup d’œil. Toutes ces armes étaient bien loin d'être à son goût. Haussant un peu plus le sourcil, il abandonna le plan sur le premier avant de croiser les mains et s'appuyer des avant-bras contre la table, écoutant l'Auror qui reprenait. Il ouvrit aussitôt la bouche pour répliquer lorsqu'elle commença à dire qu'il devrait rester à la niche, mais fut couper dans son élan par la suite des paroles de la femme qui lui arrachèrent un rictus moqueur.

— Qualifié ? s'étrangla-t-il une seconde avant de se remettre à grogner, le regard planté dans celui d'Oswin. Il y a beaucoup d'adjectifs pour me décrire, mais si vous estimez la survie de toutes les personnes que vous connaissez au nombre de leurs diplômes ou de leurs compétences je préfère m'achever tout de suite. Décroisant les mains il pivota vers la jeune femme pour se pencher un peu vers elle, sourcils froncés. Et il est absolument hors de question que je vous laisse partir seule à la chasse aux monstres. Je ne suis peut-être pas capable de porter une masse d'armes ou de régler leur compte à une armée de marchands ivres à mains nues, mais je n'ai pas l'intention de vous laisser prendre des risques inutiles. Je viens avec vous que vous le vouliez ou non et si vous avez dans l'idée de m'assommer ou de m'enfermer pour que je reste à l'écart sachez que je viendrais même si ça devait être en rampant. Faisant une courte pause pour s'humecter les lèvres, le brun passa le regard d'une prunelle à l'autre de la jeune femme avant de reprendre sur le même ton catégorique. Je veux être sûr que vous n'essaierez pas de sauver le monde en vous jetant dans une mâchoire pleine de crocs. Si votre plan est trop dangereux pour moi, même amoché comme vous dites, alors il est hors de question que je vous laisse l'exécuter seule. Parce que si cette histoire est comme je le penses, le plus qualifié pour y survivre ça ne sera pas moi. Il fixa encore quelques secondes l'Auror avant de se redresser sur sa chaise, sourcils froncés. Je suis désolé pour ce que j'ai dit à propos des personnes dans ce livre. Personne ne mérite de mourir.

Après tout, si elle préférait encore croire que le monde autour d'eux était réel que pouvait-il y faire sinon essayer de limiter la casse.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 23 Nov - 1:47




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Peut-être fut-ce un soulagement que le soudain manque de répartie de Ludovic, ou peut-être qu'à l'inverse ce fut d'autant plus inquiétant, mais quoi qu'il en fut, ce soudain mutisme de la part de l'enseignant ne laissa pas la surveillante indifférente. Car au dela de sa propre amertume, cette étrange réaction laissait un arrière goût étrange à celle-ci. Que signifiait ce soudain silence ? Du regret ? Autant rêver... De la soumission ? Oui ! Et puis quoi encore ?
Non, il n'y avait qu'une seule solution et possibilité, mais autant dire qu'elle était loin de plaire à la brune qui ne fut que d'autant plus enfoncée dans sa mauvaise humeur naissante. Fatigue ou manque d'intérêt, ce n'était en somme deux expressions différentes pour dire une même chose, d'une façon plus ou moins diplomatique, mais ce qui était certain, c'était que la française ne portait pas des talons de douze centimètres et des décoletés vertigineux pour passer inaperçue. Je vous laisserait ainsi l'honneur d'imaginer la lueur qui naquit à ce moment dans son regard, mélange indescriptible de surprise, de colère froide et de quelque chose d'autre, presque plus chaud, plus... Agréable, mais tout aussi dérangeant.

Mais qu'importe ce regard ou toutes les émotions qui pouvaient déferler dans l'esprit de l'Auror, elle savait faire face et ce fut pourquoi elle continua presque immédiatement après, expliquant sommairement ses quelques idées à son interlocuteur, idées qui semblèrent à son tour le faire réagir. Mais cette fois, Oswin ne fut pas surprise, ou plutôt si... Sa réaction était prévisible, gentil chevalier altruiste qu'il était il ne voulait pas avoir sa mort sur la conscience, et c'était tout aussi louable que condamnable, mais ne venait-il pas de dire qu'elle devrait se débrouiller seule ? Changeait-il donc réellement donc aussi vite d'idées selon la formulation qu'on y apportait ?
Et malgré le sérieux dont faisait preuve Ludovic, et celui dont faisait tout autant preuve la jeune femme, cette dernière ne put un empêcher un discret sourire d'étirer ses lèvres, sourire qu'elle réussit tout de même à crisper pour qu'il ne ressemble qu'à un léger rictus moqueur, après tout, on pouvait dire ce qu'on voulait, mais rien que l'idée de voir le professeur de sortilèges se trainer en rampant dans la poussière, poursuivant de toutes ses dernières forces une brune déjà loin... C'était mine de rien plutôt comique. Et puis, cela mis à part, la détermination qu'elle avait appris à connaître et reconnaître chez cet homme, c'était franchement quelque chose. Sans oublier le nombre de fois où il lui avait déjà répété ces mêmes propos...
Alors oui, tandis que Ludovic la foudroyait du regard, lui forçant la main ou plutôt sans lui laisser le choix de le prendre avec lui ou non, Linda avait esquissé un sourire en coin, léger et discret, mais présent, tandis que dans son regard ces mêmes agacement et lointain dégoût persistaient encore et toujours, même si cette fois accompagné de résignation.

-Vous savez, je suis une grande fille sérieuse et responsable... Ce sont des qualités rares mais je crois pouvoir m'en vanter.

Une pique ? Oui, en quelque sorte. Après tout, plus d'un ne s'en serait pas gêné face à cet esprit presque surprotecteur qu'était l'enseignant, mais cela, elle n'allait certainement pas s'en plaindre. Sans oublier que même s'il restait toujours un risque, elle savait tout de même s'y prendre avec les bêtes sauvages, ce n'était pas comme si cela constituait une partie de son travail après tout...
Levant les yeux au ciel tandis qu'elle reprenait une attitude plus froide, plus semblable aux précédentes, reprenant par la même occasion la parole :

-Vous ne serez qu'un boulet, un poids...

Soupir.

-Je me disais aussi que ce serait surprenant que vous me laissiez faire mon travail seule...

Cela pouvait paraitre étrange, mais malgré le ton clairement désagréable de la brune, sa dernière phrase ne sonnait franchement pas comme une critique.
Néanmoins, ce fut ce que finit par dire tout aussi froidement le brun, en continuation de ses premières paroles qui refroidirent une nouvelle fois Oswin, qui leva un regard dur sur l'homme, fermement planté dans ses yeux à la quête de cette vérité à laquelle elle tenait tant. Après quelques dernières secondes de silence, les yeux scrutant ceux de son interlocuteur sans relâche, la jeune femme fini par soupire à nouveau, se frottant les yeux quelques secondes, mais lorsqu'elle recroisa ses bras, son expression dure et froide n'avait pas quitté son visage, quoi qu'un peu moins présente.

-Quand je dis ne vouloir impliquer aucuns civils... Cela vous concerne aussi. Mais je sais d'avance qu'il me faudrait vous menotter à Azkaban pour espérer que vous ne me suiviez pas, alors... Ne vous faites pas tuer. Je ne veux pas de morts, et cela aussi vous concerne.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 24 Nov - 1:05


 

 

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Si Ludovic ne réagit pas à la première réponse de la jeune femme, se faire traiter de boulet ne manqua pas de lui faire hausser les sourcils. Charmant. Il se retint de répliquer qu'il la considérait de la même façon en permanence, du moins juste assez pour se faire voler la parole après le soupir de la brune. Cette dernière semblait s'être souvenue qu'il était inutile de négocier avec cette tête de mule échevelée qui eut un léger sourire en coin bien avant que la surveillante accepte de le laisser venir. Distraitement, le brun se frotta l'épaule, comme pour se réchauffer, à l'évocation de la prisions pour sorciers, mais ne réagit pas plus que cela, ne prenant pas même la peine de répondre durant une poignée de secondes.

— Très bien, je ferais de mon mieux. Il récupéra le papier du piège qu'il considéra avec la même sorte de mépris que la première fois, marmonnant sans adresser un coup d'oeil à sa collègue. Donc nous avons besoin d'armes et de fil c'est ça ? Peut-être que l'on devrait commencer à chercher maintenant pour que tout ça soit prêt d'ici la nuit, sauf si vous voyez autre chose auquel nous n'avons pas pensé. Et puis le problème reste le même, comment attirer la bête dans votre piège ? J'espère que vous ne comptiez pas servir d'appât parce que si c'est le cas c'est une très mauvaise idée. Rien ne dit qu'on pourra courir plus vite que cette chose. Elle a bien réussi à rattraper la fille de Tibérius. Si on lui passe sous les yeux je penses qu'on aura même pas le temps de faire cinq mètres avant de servir d'apéritif. Donc il faut l'attirer autrement. On pourrait... essayer de trouver une chèvre. C'est rapide et elles ont de quoi attirer une bête assoiffée de sang. Avec un pieu et une longue corde... sauf si vous les rangez dans la même catégorie que les civils.

En tous cas lui ne le faisait pas, c'était assez clair, ou alors les civils auraient eut du soucis à se faire.

— Bien entendu, si la bête est dirigée par quelqu'un il y a un risque qu'une chèvre ou n'importe quel appât ne l'intéresse pas. Dans ce cas... des explosions peut-être ou bien en essayant de l'aveugler avec de la lumière pour l'empêcher d'aller à certains endroits, comme pour les troupeaux de bêtes. Ou alors dresser plusieurs pièges, mais avec la nuit on risque d'en oublier quelques uns ou simplement de se tromper de route. Et naturellement ce serait une mauvaise idée d'en poser de tous côtés si l'on veut que la bête vienne et reparte. D'ailleurs qu'est-ce qui vous dit que la bête ne risque pas d'arriver du côté de votre piège et de se méfier par la suite ? Elle pourrait nous bloquer ou passer entre les lames et, une fois encore, il ne faudrait pas risquer de la tuer.

Poursuivant la longue liste des scénarios catastrophe dans sa tête, Ludovic récupéra son plan de la ville, sourcils froncés par la concentration. Des armes, vraiment, une mauvaise idée.

— On devrait payer et récupérer ce dont on a besoin, ajouta-t-il alors que son ragout intact commençait à refroidir.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 25 Nov - 17:26




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Le brun finit par accepter ses conditions, affirmant qu'il ferait de son mieux pour s'en sortir plus pour conclure la conversation que plutôt pour lui promettre réellement de faire attention à lui même. Lâchant un nouveau soupir muet cette fois, Oswin ne répliqua pourtant pas, sachant bien que sur ce point il serait difficile pour ne pas dire impossible de faire changer d'avis le français.  C'est pourquoi elle se tût, écoutant l'autre reprendre la parole en faisant en somme le point de leur petite discussion tandis que la jeune femme arborait un visage des plus neutres, voir même dur.
Comment attirer la bête ? Il était vrai que c'était une question dont les réponses possibles ne plairaient à personne, mais pourtant elles s'imposaient d'elles-même. Courir, ça, elle savait faire, elle avait couru toute sa jeunesse, et courir encore un peu ne lui posait pas tant de problèmes que cela. Chaque jour était dans les faits une aventure, une chance de mourir, une chance de survivre, une petite course poursuite n'y changeait pas grand chose. Mais elle devait voir les choses en face, elle aurait beau être armée de toute la détermination et de tout le courage du monde, face à une créature dont elle ne savait rien se lancer ainsi dans la bataille ne servirait pas à grand chose. Mais rester passive, attendre en espérant que tout se passe correctement et comme prévu.. Ca non plus ce n'était pas dans ses habitudes.
Alors que faire ?
Ludovic ne tarda pas à apporter une réponse quelque peu exotique à cette question silencieuse, proposant de se servir de chèvres afin d'attirer la bête même si là encore ils n'avaient aucunes assurances de réussir, et cela, ce n'était pas que pour le problème de la chèvre. Toute cette affaire semblait plongée dans le noir, il leur manquait des informations, trop d'informations, et tenter de baser leurs plans sur tant de "si" et de "mais" relevait tout bonnement de l'inconscience... Mais avaient-ils le choix ?

Lançant un regard noir à son interlocuteur lorsqu'il osa comparer ses chèvres aux civils qu'elle voulait saufs, la jeune femme ne s'y attarda pourtant pas et répondit finalement aux propositions et suppositions du français :

-Il y aura toujours des risques, des inconnues, des zones d'ombres que nous ne pourrons résoudre. Nous, nous essayons simplement de les réduire au maximum, mais des "et si", avec si peu d'informations il y en aura toujours. Alors contentons nous de faire un choix, même si si vous voulez mon avis, les explosions ne nous apporteront que l'attention des gens, et les mauvaises critiques. Agir en ayant la lumière des projecteurs sur soi n'est pas des plus pratiques, d'ailleurs en parlant de lumière, se reposer sur ça serait dangereux. On se sert des suppositions, oui, mais là il suffirait qu'un oiseau passe pour nous bousiller notre effet. On pourrait parler ainsi pendant des heures, mais parler sans agir ça c'est le travail des politiques. Et je ne suis pas vraiment dans le domaine si vous voulez tout savoir.

Sans plus d'expressions, la brune prit une grande inspiration, haussant légèrement un sourcil lorsque Ludovic proposa de s'en aller sans avoir même touché à l'assiette qui gisait misérablement devant lui. Comme s'il n'était pas suffisamment amoché comme ça, il voulait en plus s'affamer avant de se jeter en pâture à une créature dont ils ne savaient rien... Mais bien sûr !
Reprenant un peu de constance, la surveillante releva légèrement la tête et avec plus d'entrain elle reprit :

-Hors de question de s'en aller. Finissez votre assiette, pas question de payer pour rien et puis si vous voulez rester en vie comme vous me l'avez assuré, il vaut mieux commencer par cela.

Quelques secondes de silence suivirent les paroles de la brune, mais elles ne paraissaient ni graves ni dures, et Oswin leva les yeux de la pauvre assiette pour fixer l'homme, déjà moins froide, puis elle se saisit de son propre repas, et joignant le geste à la parole, elle le leva avant de le mener à sa bouche :

-Bon appétit, Descremps.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Jeu 26 Nov - 3:24


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
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Ludovic commençait déjà à se lever avec la souplesse d'une poutre, semblant oublier derrière lui à la fois sa veste et son sac - voir Oswin allez savoir - lorsque la jeune femme répondit. Malgré tout, ses commentaires semblèrent assez lointains au français qui se contenta de chercher dans sa mémoire s'il avait déjà vu des oiseaux dans les rues. Avec l'hiver et de nuit il n'était pas certain que cela serait un véritable problème. Les chauve-souris en revanche... Distraitement, le français se rassit, haussant un sourcil en songeant aux inconvénients des explosions. Attirer l'attention et se mettre la population à dos ne constituait pas vraiment un problème pour lui, au contraire, où aurait été le plaisir sans cela ? Cependant, le brun sortit soudain de ses pensées à la suite des paroles de la française, tournant la tête pour lui adresser un regard à la fois surpris et septique.

— Réellement ?

L'ébouriffé jeta un coup d'oeil au ragout puis à sa voisine, s'attendant presque à ce qu'elle lui dise à chaque seconde qu'il s'agissait d'une blague. Mais il eut beau scruter son visage, elle semblait tout de même assez sérieuse en dépit des circonstances, lui souhaitant même bon appétit avant de récupérer son propre plat comme pour éviter ses protestations.

— Ça va être froid, répliqua-t-il enfin ajoutant un léger sarcasme à la hâte. Maman.

L'échevelé fixa encore une seconde la jeune femme avant de récupérer son bol d'une main vaguement concernée. Il examina le ragout encore un peu fumant, se rappelant sans trop de problèmes de bonnes raisons pour lui couper la faim. Coulant un regard digne d'un enfant devant des choux de Bruxelles à sa voisine, Ludovic lâcha un soupir et se força à avaler autant de viande qu'il le put avant de reposer le bol.

— Contente maintenant ? lança-t-il après avoir déglutit pour éviter de tout recracher. Alors, comment comptez-vous payer ?



***

Accroupis devant un long fil tendu en travers d'une ruelle, le sorcier s'appliquait à nouer une énième dague au piège de l'Auror. Dire que Ludovic se débrouillait en matière de nœuds aurait été assez loin de la vérité. Il en connaissait en fait très peu, mais de longues années de pratiques avaient fini par le rendre incollable sur ses maigres connaissances. Toutefois, ce devait bien être l'une des premières fois qu'il attachait des armes quelques part et, si cela lui avait semblé d'une facilité déconcertante à première vue, il avait pu se rendre compte au fil de leurs longues heures de travail que ce genre de bricolage n'était pas vraiment pour lui. Il avait beau tenter d'estimer au mieux le poids des lames, une force supérieur indépendante de sa volonté semblait s'obstiner à ce que ses attaches soient toujours trop lâches, faisant trainer les tranchants dans la poussière lorsqu'elles ne se décrochaient pas tout bonnement. Pour ne rien arranger, devoir tantôt s'étirer ou s'accroupir pour atteindre la bonne hauteur commençait à fatiguer ses côtes et il ne lui avait pas fallut attendre le crépuscule - déjà très avancé - pour qu'il s'exaspère d'être aussi lent et maladroit.

— Vous voulez bien m'en raconter une autre ? demanda le brun tandis qu'il réalisait un affreux tas de fil boursoufflé autour du manche d'une faucille. Avec des poissons si vous avez.

Il parlait d'une énigme bien sûr. Cela faisait au moins six fois qu'il en quémandait à la surveillante après qu'il se soit lassé de lui faire répéter celle qu'elle avait donné au tavernier. C'était toujours mieux que se plaindre de la piètre qualité de son travail et il fallait reconnaitre que ce nouveau talent de la jeune femme n'avait pas manqué d'éveiller sa curiosité. Il ne l'aurait pas cru du genre à privilégier un jeu d'esprit à un coup de poing, tout comme il ne s'était pas attendu à ce qu'elle ait possédé des casse-têtes lorsqu'il était allé la voir en Octobre. Une surprise pour le moins bienvenue qui lui avait un peu fait réviser son point de vue sur les boulets. Cela en faisait déjà un de moins parmi eux.

— Je vais t'avoir cette fois, marmonna le français à l'arme qu'il continuait d'attacher.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   

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Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3
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