La carte du Maraudeur

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 Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3

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Gallions : 1763
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 27 Nov - 0:42




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Même si Ludovic ne sembla pas prendre très au sérieux son conseil, ou plutôt son ordre camouflé, les faits étaient là et il ne tarda pas à presque finir son assiette. Pour être tout à fait franche, elle n'en attendit pas tant, et même si dans les faits il en restait beaucoup au fond de son bol, peu était déjà mieux que rien. Ensuite, tout s'enchaina assez vite, et la brune ne se gêna pas pour proposer une sorte de marché au gérant de la taverne, lui posant ainsi une colle qu'elle prit plaisir à faire durer. Peu de temps plus tard, les deux comparses s'étaient décidés à s'armer pour la nuit qui approchait, et avec plus ou moins de facilités, ils s'étaient procurés de quoi défendre leurs arrières, suivant ainsi le plan premier de la jeune femme.
Ce fut donc ainsi, les bras chargés de lame en tous genres, que les deux sorciers arrivèrent dans une ruelle durement choisie, à l'endroit même où ils comptaient poser leur piège, et tout du long du chemin, la surveillante fut bien harcelée de toutes part des questions de son collègue, semblant à la fois passionné et curieux face à cette nouvelle facette de sa personnalité qu'il semblait découvrir. Et d'ailleurs, le fait de le voir si... Enfantin oui, à quémander énigmes et devinettes les unes après les autres sur un ton presque suppliant, comme un enfant ayant soif de savoir lui semblait vraiment étrange. Comme si cela sonnait faux tout en restant étonnamment logique... Et quelque part, ces réactions lui semblaient si familières qu'il lui paraissait que même si elle l'avait désiré, elle aurait été totalement incapable de lui refuser ses demandes.
C'est pourquoi lorsqu'il lui demanda pour au moins la quinzième fois de lui raconter quelque chose de nouveau, tandis que leur travail avançait lentement mais sûrement, Oswin esquissa un léger sourire en coin, finissant de tendre sa corde à hauteur des yeux sur la largeur de la ruelle avant de répondre :

-Une avec des poissons ...? Vous m'en demandez beaucoup ! Mais je crois en avoir une, qui en évoque rapidement, mais plutôt agréable.

Serrant un peu plus le noeud qu'elle venait d'installer, la jeune femme se frotta ensuite les mains sur le tablier qui ornait sa taille, prenant une profonde inspiration en ordonnant ses idées avant de se lancer dans une nouvelle énonciation :

-J'aide ceux dans le besoin, mais pourtant, je possède des forêts où l'on ne peut rentrer, des mers sur lesquelles on ne peut naviguer et des rivières dans lesquelles aucuns poissons ne peuvent nager. J'ai des villes dont nul ne peut fouler les pavés, et des palais si uniques que tous me les envieraient, mais où quiconque ne peut vivre.

Oswin fit une légère pause, souriant un peu plus tout en jetant un regard en coin à l'homme qui se tortuerai probablement l'esprit pour en trouver la solution, puis elle lâcha la phrase finale, tant attendue :

-Qui suis-je ?

Bon, la rime était un peu vieille, et les années avaient déformé ces phrases qu'elle connaissait jadis sur le bout des doigts, mais l'esprit restait là et elle trouvait toujours cette énigme des plus intéressantes. Il y en avait bien que tous connaissaient, brillantes certes, mais devenues ennuyeuses, tandis que d'autres se redécouvraient à chaque fois, et procuraient ainsi un plaisir particulier à les raconter comme à les résoudre. Mais les raconter là, à cet instant précis, à quelqu'un qui les écoutait avec attention, c'était quelque chose qu'elle n'avait fait depuis longtemps, trop occupée à courir après les contrats et l'argent, arrivée trop vite dans le monde des grands qui ne prenaient pas la peine d'écouter les autres, le nez plongé dans leurs papiers. Mais ici ils avaient le temps, au moins un peu, quelques minutes pour ne pas songer aux horaires, aux élèves, aux réunions... Juste parler un peu, échanger... Puis après tenter de sauver leurs peaux et potentiellement le monde. Ou du moins celui-ci.
Ca va...! Ils étaient bien, tout allait bien !
Lâchant un léger rire en secouant lentement la tête, Oswin détourna son regard de l'enseignant, se saisissant d'une épée bâtarde qu'elle jaugea quelques instants -vieille habitude-, avant de la lever et de l'enrouler à travers la corde qu'elle venait de tendre, d'un geste net et précis qui laissait deviner ses qualifications. Encore une fois, elle en revenait à la même conclusion : que cette réalité était bien trop irréaliste pour être plausible. Et même si elle devait avouer que ce n'était pas tant pour lui déplaire, quelque chose en elle refusait d'y croire, et ne voulait changer d'avis.
Mais qui sait ? Peut-être qu'à force de se la répéter, elle finirait elle-même par y croire ?






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 27 Nov - 1:44


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Oreilles aux aguets, Ludovic n'attendit même pas que l'Auror lui pose la question pour se jeter sur l'énigme. La traduisant et répétant pour lui-même pour retenir chaque détail. Aider les pauvres, forêts, rivières, palais... C'était presque trop d'informations pour être honnête. L'échevelé continua à nouer ses fils, manquant d'attacher ses doigts avec la faucille tant il était distrait. Cela pouvait être un livre. Du moins c'était dans des livres que l'on trouvait toutes ces forêts et villes, mais ils avaient tous deux la preuve que des personnes pouvaient y vivre. Quoi d'autre alors ? De l'air ? Il connaissait une énigme comme ça et on pouvait dire que cela aidait bien les gens dans le besoin, mais l'air ne possédait rien.

— C'est un objet ou idée ? demanda le français en proie à sa profonde réflexion. Non ne me dites pas ! se corrigea-t-il presque aussitôt. J'aide ceux dans le besoin... répéta-t-il aussitôt en fermant les yeux et fronçant les sourcils. J'aide ceux dans le besoin... Rah, mais ne me dites pas je vous ait dit ! gronda le français en se donnant une légère tape contre la tempe. Chut.

Il réfléchit encore, finissant son nœud qu'il attacha sans regarder. C'était une chose hideuse pour laquelle il avait dut utiliser l’équivalent d'une forêt d'herbe mise en corde. Rouvrant les paupières, Ludovic haussa un sourcil et lâcha la lame qui, comme les autres s'affaissa de dix centimètres de son attache d'origine avant de glisser tout à fait pour heurter le sol dans un bruit mat. Décidément, ce n'était pas sa soirée...

Une carte ! s'exclama soudain Ludovic avec son visage des grandes idées. C'est une carte c'est ça ? Je suis sûr que c'est ça. Il n'y a rien de plus utile quand on est perdu quelque part et il y a toutes les forêts et les rivières que vous voulez dessus. Ouais... marmonna-t-il en songeant à sa propre carte sur laquelle on aurait presque put voir les moindres détails des montagnes sans qu'aucun être vivant ne semble les occuper. Je suis sûr que c'est ça. C'est ça ?

Il tourna la tête vers la jeune femme, guettant attentivement la confirmation de sa réponse avant de, difficilement, se mettre à genoux pour s'asseoir sur ses talons, espérant ainsi soulager un peu son dos. Il récupéra la faucille et jeta un coup d’œil soucieux à son nœud raté qu'il ne lui restait plus qu'à défaire et recommencer.

—Je suis sûr que vous avez mal tendue cette corde, grommela-t-il sans vraiment faire de reproches à la jeune femme. Il n'y a rien qui tiens là-dessus !


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 27 Nov - 2:41




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A peine eut-elle prononcé l'énoncé que déjà le français s'employait à réfléchir ardamment à cette problématique qui semblait le tracasser. Les sourcils froncés, les lèvres crispées et le regard dans le vague... Tout montrait chez lui une intense réflexion, réflexion qui d'ailleurs tirait sans problèmes un sourire déjà plus franc à la jeune femme. Le voir ainsi, si concentré, si obsédé était tout bonnement un délice, un vrai régal presque comique, surtout lorsqu'il se mit à chercher la réponse en tournant en rond, se répétant plusieurs fois en interrompant tantôt ses marmonnements pour demander un indice, tantôt pour refuser ce dernier et clamer qu'il y arriverait seul... Comme un grand garçon oui...!

Esquissant un nouveau sourire en relevant légèrement a tête, Oswin détacha son regard de l'homme non sans réticence, se retournant pour s'occuper d'une nouvelle arme qu'elle câla cette fois dans un angle du mur, s'assurant ensuite qu'elle tenait bien tout en gardant un oeil sur le brun qui décortiquait en long et en large l'énigme qu'elle lui avait offerte. Et étonnamment, il ne mit pas tant de temps avant de trouver la solution, arrachant un sourire retenu mais presque fier de la surveillante. Haussant un sourcil tout en relevant la tête, Linda laissa volontairement planer un silence avant de délivrer sa réponse, prenant le temps d'observer les réactions de son compagnon de mésaventure avec un amusement à peine dissimulé :

-Tout juste, une carte. Vous savez, si vous résolvez toutes mes énigmes aussi vite je serais vite à court, je ne pourrais rien alors !

Souriant une dernière fois, la brune relâcha la lame qu'elle tenait  jusqu'alors entre ses mains, s'étirant un instant avant de se diriger vers le pauvre bougre qui se plaignait déjà, lui prenant la faucille des mains tandis que de l'autre main elle tenait la corde tendue.

-Roh je vous jure... Il faut tout faire à votre place vraiment !

Se dirigeant vers la base de la corde, elle défit le noeud d'un geste professionnel avant de le tirer un peu plus de sorte à ne laisser aucuns mous sur cette pauvre corde maltraitée. Il ne fallut ensuite que quelques secondes avant que la lame ne finisse à son tour dangeureusement pendante dans le passage, stratégiquement pensées pour recréer la formation exacte donc Oswin avait l'habitude. Dix centimètres de plus ou de moins, et ses habitudes lui causeraient la mort, et c'était une chance que malgré ses noeuds quelque peu douteux, le français avait respecté les quelques instructions qu'elle lui avait donné.
Observant quelques secondes la prison de lames qu'ils avaient peu à peu assemblé, la brune prit une profonde inspiration avant de revenir sur son collègue, reprenant dans un même temps la parole :

-Vous êtes doués pour ça. Enfin, pour les énigmes, pas pour construire des pièges, ça c'est autre chose, même si j'espère au moins que celui ci fonctionnera comme prévu, et qu'en plus de cela il nous sera utile.

Il valait mieux qu'il fonctionne pour s'en sortir vivant après tout... N'est-ce pas ?






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 27 Nov - 4:02


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Comme il le pensait, il ne s'était pas trompé. Soit l'on trouvait la parfaite pièce capable d'assembler le puzzle soit il fallait cherche encore. Une fois la bonne solution trouvée les énigmes semblaient toujours si évidentes qu'il devenait impossible de faire une erreur. Intéressant en soit comment la réponse, si difficile à trouver, pouvait simplifier même les phrases les plus alambiquées. Ludovic eut un sourire quelque peu taquin pour la jeune femme qui l'avait fait languir avant de lui accorder cette nouvelle victoire, il ne s'était pas laissé berné par le bluff, mais c'était la façon qu'elle avait eut de le considérer qui l'avait fait sourire. Elle se moquait de lui non ? Il se laissait encore emballer par sa dévorante curiosité.

— Bah, si jamais ce devait être le cas on pourra toujours essayer d'en inventer quelques unes, répondit-il, avec l'arrogance réservée aux vainqueurs.

Mais ce petit moment de gloire passa bien vite lorsque son noeud le laissa tomber et l'ébouriffé se retrouva bientôt avec un visage soucieux et des sourcils vexés. Les objets pouvaient parfois manquer vraiment de bonne volonté. Il leva les yeux vers la jeune femme qui vint de nouveau corriger son travail, enchainant les gestes avec précision et vitesse sous le regard attentif de son collègue. Décidément non, il ne voyait pas ce qu'elle faisait de plus que lui pour que cela marche. Etait-il en présence d'un de ces fameux mythes voulant que les femmes soient plus habiles que les hommes dans les domaines délicats ? Non, sûrement pas !

Il ouvrit la bouche pour se défendre une nouvelle fois avant de se raviser. A quoi bon protester, de toute façon, à en croire les directives de la surveillante, ils avaient terminé. Cette dernière reculait déjà pour contempler leur oeuvre, fronçant légèrement les sourcils tandis qu'elle semblait chercher les faiblesses du filet. Lentement et avec un léger soupir assortit d'une grimace, le français se redressa, époussetant la crasse sur ses jambes, pour reculer à son tour et venir se poster à un ou deux mètres d'Oswin qui venait de faire un nouveau commentaire

— C'est moi ou vous m'avez fait beaucoup de compliments aujourd'hui ? rétorqua-t-il d'un ton quelque peu provocant. Je vais finir par croire que vous voulez me flatter ou que vous vous ramollissez. Il la gratifia d'un autre rictus moqueur avant de reprendre son sérieux et observer le piège d'un oeil soucieux. Je continue à penser que c'est une mauvaise idée. Vous êtes sûre que ça ne risquera pas de la tuer ? Il faut vraiment qu'on puisse la suivre. Ludovic leva les yeux au ciel, déjà noir et moucheté de quelques étoiles. De toute façon ils n'avaient plus le temps de changer de plan. Je crois qu'il ne va pas tarder à être l'heure, on devrait aller se mettre à l'abri.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 27 Nov - 16:30




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Inventer des énigmes ...? Et bien oui, bien sûr, pourquoi pas après tout ? A eux deux ils devraient bien avoir assez d'imagination pour faire quelques devinettes intéressantes non ?
Levant les yeux au ciel, Oswin retenu un nouveau sourire à cette idée, un peu naïve mais pas idiote, mais s'ils devaient sérieusement entreprendre toutes les idées qu'ils proposaient, ils n'en n'auraient pas fini avant des siècles ! Sans oublier qu'en leur présence, les choses ne se déroulaient que rarement comme prévu, alors si en partant sur une soirée pour peindre ils finissaient par devoir remettre un dragon dans sa cage... Il y aurait là quelques problèmes sur le long terme vous ne pensez pas ? De plus, le ton que venait d'utiliser l'enseignant n'était pas tout à fait enclin à faire plier la fierté dominante de la jeune femme : chercher des énigmes, pourquoi pas ? Mais qu'il s'en serve pour se vanter, ça c'était déjà un peu moins attirant. Et ce, même si elle devait avouer que ce genre de comportement apportait une note rafraichissante dans leurs conversations...

Oswin s'était ensuite dirigée vers le pauvre fil qui souffrait le martyr sous les mains inexpérimentées du français, tendant ce dernier correctement avant d'y apporter les dernières retouches. Au final, leur construction bien que précaire semblait tout de même assez solide et dangereuse pour leur permettre d'attraper ce qui terrorisait les habitants de cette ville, et cette forêt de lame était, avouons le, tout à fait aux goûts de la brune qui ne pouvait retenir un air satisfait. Le travail d'Auror avait bien des avantages, c'était vrai, mais à ses yeux n'importe quelle magie ne pouvait égaler les bonnes vieilles techniques, certes pas au niveau de l'efficacité, mais au niveau du frisson... Des sensations.
Ce fut à ce moment que Ludovic répondit à son nouveau "compliment" d'après ses dires, la taquinant en lui disant qu'elle se ramollissait... ou qu'elle voulait le flatter. Mais... Qui sait ?
Haussant légèrement un sourcil tout en jetant un regard en coin à son interlocuteur, ce fut toute drapée dans sa fierté que l'Auror répondit sur le même ton à celui qui se croyait malin à la provoquer ainsi :

-Attention Descremps, je pourrais toujours décider de changer d'attitude et cela m'étonnerai que vous riiez autant...!

Ses lèvres s'étirant légèrement plus après cette courte réplique, Oswin se retourna alors, s'abaissant pour ne pas se faire couper la tête prématurément dans l'idée de retourner vers l'abri de misère qu'ils avaient trouvés plus tôt.

-Vous savez, je ne suis pas si avare de compliments que vous semblez le penser... C'est seulement que l'on doit les mériter, mais après cela, dire .. Ce que je pense ne me gène pas.

Arrivée de l'autre côté, elle lâcha un soupir satisfait, le visage soudain plus doux tandis que son regard parcourait l'objet de torture de long en large. Elle ne put d'ailleurs s'empêcher de lâcher un "Ne vous coupez pas un membre surtout." envers Ludovic qui s'apprêtait apparemment à la suivre. Se retournant lentement en direction de leur planque, la brune avança lentement dans la petite ruelle, levant les yeux au ciel, prise d'un étrange sentiment de vide en elle, mais qui pourtant n'effaça pas ce sourire qui accrochait ses lèvres.

-Personne n'a réussit à approcher cette bête sans être tué, tout ce que nous savons d'elle ne sont que des... Des bruits qui courent, des rumeurs... murmura-t-elle en un souffle. Si seulement nous avons la chance de l'attraper ici ce serait une chance, alors ne vous inquiétez pas pour la survie de votre bestiole.

Arrachant enfin son regard du firmament, Oswin prit une profonde inspiration avant de lâcher un bref soupir, grimpant sur une caisse de bois afin d'atteindre un balcon abandonné où les cafards y devaient avoir élu domicile bien plus que la personne qui vivait ici. Retenant un gémissement lorsqu'elle dut une nouvelle fois pousser sur son épaule, la montée se fit pourtant sans grandes difficultés, et une fois arrivée elle observa le français, lui tendant la main dans l'idée de faciliter sa montée :

-C'est idiot... J'ai mon cœur qui bat la chamade alors que j'ai dut en voir des pires... Vous pensez que votre bête arrivera bientôt ?

Oui, elle avait le coeur battant... Et si elle n'avait pas changé de sujet, elle aurait probablement terminé par se comparer à une adolescente qui attendait pour un rendez-vus galant... Vous parlez d'une Auror confirmée !






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 27 Nov - 21:20


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Ludovic fit moins le fier à la demi-menace de l a jeune femme, tournant la tête en vitesse pour regarder ailleurs. C'était une plaisanterie certes, mais mieux valait éviter de prendre des risques. Il se souvenait encore très bien de son petit jeu avec le couteau et de son récent coup de poing qui lui avait de nouveau coloré la mâchoire en violacé ; plus qu'il n'en fallait pour que cela l'encourage à faire profil bas au moins pour cette fois. Mais à peine la brune reprenait-elle qu'il afficha un large sourire et reprit un air taquin.

— Oh oh, se moqua-t-il avec un petit appel de sourcils, qu'est-ce que je viens d'entendre ? Il se dirigea au plus près de la surveillante qui se trouvait déjà de l'autre côté du piège. Seulement les gens qui le méritent ? Oh... Oswin jubila-t-il encore en savourant le nom qui lui glissait sur la langue. Est-ce que je dois comprendre que j'ai finalement réussi à vous faire bonne impression ?

Que cette petite phrase malheureuse de la part de l'Auror ait été dite expressément ou par mégarde, on pouvait dire qu'elle avait réussi à lui regonfler l'égo bien plus facilement que n'importe quel compliment. L'ébouriffé lui adressa encore un instant son large sourire narquois avant de se pencher pour passer sous les fils, ne prenant pas le temps de répondre au petit avertissement de sa collègue, occupé qu'il l'était à veiller qu'effectivement il puisse sortir de là entier. Une fois de retour du bon côté de la rue, le français suivit l'Auror en silence, gardant un léger retrait. Il était bien moins emballé que la jeune femme à l'idée de cette "chasse". Des milliers de choses pouvaient mal tourner, à commencer par leur tendance à provoquer le chaos dès qu'ils passaient plus de cinq minutes ensemble. C'était déjà miraculeux qu'ils aient réussi à coopérer sur le piège, l'échevelé sentait venir le moment où les choses finiraient par mal tourner.

Chassant cette idée de son esprit, le brun coula un regard discret à la surveillante avant de lever les yeux vers le ciel à son tour. Passant d'une étoile à une autre tandis que son esprit en cherchait instinctivement les noms. Alkaid, Alcor, Alioth, Dubhe, Muscida... quelle était la suite déjà ? Jon l'aurait probablement sut. Le professeur baissa de nouveau la tête lorsque la jeune femme reprit la parole, l'écoutant à demi avant de froncer les sourcils et se concentrer sur la route devant lui, ralentissant un peu pour creuser l'écart entre eux.

— C'est plutôt ce que vous pourriez faire pour forcer la chance qui m'inquiète, marmonna-t-il plus pour lui-même tandis que la brune arrivait à leur abri.

Il la vit monter assez rapidement malgré un peu de difficulté et s'apprêtait à protester qu'elle le laisse en bas lorsqu'elle lui tendit la main. Grimpant sur la caisse sans mots dire, le français afficha de nouveau un sourire aux paroles de la brune.

— C'est une proposition ? taquina-t-il avant de saisir solidement l'avant-bras de la surveillante et de poser le pieds sur un appuis. Vous savez, "ô Auror, céleste Auror" récita-t-il du même ton moqueur sans tout à fait se souvenir de la réplique. "Qui rayonne en cette nuit tel un ange devançant les nuées" ; Vous pouvez simplement me le dire si je vous fait de l'effet.

Arrêtant de gaspiller son souffle pour la partie plus compliqué, Ludovic prit au maximum appuis sur ses jambes pour se hisser jusqu'au balcon. Malgré ses efforts, il ne parvint toujours pas à grimper sans s'appuyer contre le rebord de pierre, sentant ses côtes souffrir le martyr lorsqu'elles s'écrasèrent contre la moulure. Arrimant son bras libre par-dessus la corniche, l'ébouriffé eut beau tenter d'être un peu galant il se retrouva à peser assez lourdement sur le bras de la jeune femme et ce ne fut qu'après avoir laissé échapper un piètre gémissement de douleur qu'il parvint à se tirer assez pour se mettre debout du mauvais côté du balcon. Dressé en équilibre sur la pointe de ses pieds, glissés sur les motifs de la balustrade, Ludovic affirma un peu plus sa prise sur le poignet de sa collègue et sur la pierre du rebord, tachant de reprendre une respiration normale avant d'essayer de passer du bon côté.

— Je crois, reprit-il toujours en équilibre, que je ferais un piètre Roméo.  


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 28 Nov - 2:01




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Si seulement elle avait eut le temps, l'occasion, le courage et potentiellement aucun mur de lames entre elle et l'enseignant qui ne se gênait pas pour la taquiner, elle aurait volontiers fait disparaître ce sourire qui lui tapait tant sur les nerf de ce visage qui prenait tout autant son pied. Mais si seulement elle avait put, de quelque façon qu'il soit, juste un instant lui... Enfin non, oubliez ça. Disons pour faire simple que tous les mots du monde n'auraient put traduire l'état d'esprit dans lequel les jubilations du français avaient mis Oswin. Car plus que le sens de ses paroles, plus que les faits et la raison, c'était justement cette satisfaction étrange qui agaçait la brune au plus haut point, le fait qu'il ne rit d'elle, ouvertement et sans gêne, qu'il pense l'avoir coincée, piégée, attrapée et battue à son propre jeu... Mais même si elle était bonne joueuse, il y avait certaines parties qu'elle ne supportait pas de perdre.
Serrant les dents, un sourire clairement crispé aux lèvres, et un regard qui foudroyait si fort le français qu'il aurait put tuer un rongeur, ses yeux étaient pourtant habité d'une lueur étrange, mélange de colère et de soif de vengeance, sanns pour autant en être agressif il semblait presque autant amusé que... Exaspéré par l'attitude de l'autre, du genre à lever les yeux au ciel en lâchant un soupir amusé. Et c'est d'ailleurs ce qu'elle fit, secouant légèrement la tête tandis qu'elle tentait de prononcer quelques mots sans qu'aucuns sons ne sortent, finissant tout de même par réussir à lâcher une maigre expression qui, elle le savait, allait d'autant plus ravir Ludovic :

-Roh, fermez là un peu !

Se retournant alors, elle n'avait pas tardé à grimper à la balustrade, finissant sur le balcon non sans efforts avant de tendre la main à son comparse, dans un élan d'altruisme spontané. Craindre ses propres actions plus que le hasard... Oui, quelque part il avait raison, car contrairement à lui, elle n'avait pas le moins du monde l'envie de laisser ce monstre en vie. Et pourtant elle comprenait l'utilité de garder quelqu'un ou... Quelque chose en vie, mais pas là, elle n'en voyait ni l'intérêt ni le but, mais peut-être que si le brun avait eut la bonne idée de lui expliquer pourquoi, elle aurait compris son point de vue ? Accepter la situation ?
Que se passerait-il si elle tuait de ses mains le meurtrier de ces pauvres gens ? De ceux qu'elle avait vu étendus comme des porcs sur des tables crasseuses ? Que le héros ne le fasse pas ? De changer l'histoire ? Pff... quelle plaie !

Ludovic avait à peine commencé à grimper que déjà, il réagit sur la petite remarque de sa compagne de misère, et que déjà, Oswin regretta amèrement ses quelques paroles. Levant les yeux au ciel, elle haussa les sourcils tout en se retenant de le lâcher sur le moment, faisant ainsi appel à sa bonne conscience et à son sens de la survie... Tuer la seule personne qui lui permettrait peut-être de sortir de ce cauchemar n'était pas vraiment la meilleure façon de justement en sortir si vous voyez cce que je veux dire. Et lorsqu'enfin il arriva à se hisser sur le balcon, bien que ce fut du mauvais côté, la surveillante affichait un large sourire clairement faux, mais qui ne laissait rien présager de bon, et quand l'autre jugea très utile d'en remettre une couche, Linda se prit au jeu... Mais allez savoir si c'était une bonne chose ou non.

-"Oh Roméo mon beau Roméo, un mot de toi..." Et la chute sera dure.

Lui plaire... Bien sûr ! Et puis quoi encore ! Comme si un insupportable petit insolent et imprudent comme lui pouvait ne serait-ce que... lui plaire ! En plus, il suffisait de le regarder, même si c'était le cas comment diable vivre avec lui ? Une bousculade et le voila avec une côte en moins ! Comment aurait-elle put seulement cohabiter avec lui ?
Prise d'un léger rire, la brune secoua la tête, donnant une vive tape dans la nuque de l'autre avant de  le passer de l'autre côté comme on aurait soulevé un enfant, par les aisselles, le laissant presque retomber durement sur les pierres du balcon, vengeance puérile certes, mais tout de même, cela faisait du bien.
Regardant de haut l'homme qui lui faisait face, sans nuls doutes tiraillé par ses côtes lancinantes, elle ne tarda cependant pas avant de s'abaisser, presque à genoux sur le sol froid, et négligemment, elle joua du bout du doigt avec la poussière le regard rivé sur la rue principale :

-Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, d'accord ? Ah et, un autre point mon joli, ne prenez pas vos rêves pour des réalités... De toute façon, vous n'êtes absolument pas mon genre.

Détournant prestement le regard, comme gênée, Oswin n'en rajouta pas plus alors qu'elle s'était mise à fixer l'entrée de la ruelle non loin près de laquelle les chèvres qui avaient tant tenu à coeur du français bêlaient plus ou moins bruyamment, probablement en manque d'action ou de nourriture ou de tout autre besoin primaire dont l'Auror se fichait totalement. Cela n'allait pas fonctionner, elle le sentait gros comme une maison. Pourquoi la bête viendrait par ici ? Pourquoi dans une ruelle lambda sans aucunes raisons ? Et pourquoi une créature si terrible et probablement contrôlée se laisserait distraire par ces quelques brouteurs à cornes ?
Son attention revenant sur l'enseignant toujours à terre, Linda esquissa un léger sourire alors que son visage était redevenu plus sérieux, fixant le sac, plongée dans ses pensées. Quelques pensées traversaient son esprit, des sujets de conversations, des idées, des variantes... Mais elle savait aussi pertinamment que si jamais elles avaient l'audace de passer ses lèvres, Ludovic se donnerait à coeur joie pour le lui faire regretter. Il était peut-être suicidaire à toujours la provoquer, mais il fallait avouer qu'en ce moment elle y mettait aussi une couche à toujours lui tendre des perches.

-Bon, reprit-elle avec un peu plus d'aplomb, vous pourriez me passer la dague ? J'espère ne pas en avoir besoin mais ne sait-on jamais, ce qu'il peut arriver...

Ses lèvres s'étirèrent légèrement, puis elle s'assit plus confortablement prêt du mur d'en face, préparée pour attendre avec une bonne vue sur le seul point d'entrée du cul-de-sac. Puis, n'y tenant plus, ce fut tut à fait naturellement qu'elle se remit à parler, abordant cette fois les sujets qui lui trottaient dans l'esprit :

-Cela fait des lustres que je n'ai pas été en planque. Des années il me semble, ils ont bien vite dut comprendre que je n'étais pas vraiment faite pour ce genre de missions... D'ailleurs je les refusais presque tout le temps, généralement à cause des partenaires que l'on m'assignait. Même vous valez mieux que ces taupes à deux de tension, vous imaginez ?

Et voila, une façon détournée et sans trop de compliments envers le brun de lui dire qu'il était le meilleur partenaire qu'elle avait depuis bien longtemps. Enfin, elle, elle ne l'aurait certainement pas formulé de cette même manière.







Tenue d'Oswin:
 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 28 Nov - 4:34


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Ses petites piques semblaient rester en travers des oreilles de la surveillante dont l’exaspération se lisait sur le visage. C'était un spectacle des plus divertissants qui ne manqua pas de plaire énormément au français. Son petit jeu tout juste interrompu par une brève frayeur lorsqu'il sentit la poigne d'Oswin se relâcher un peu, mais la réplique qu'elle lui servit suffit à ce qu'il reste assez solidement ancré sur ses pieds.

— Vous auriez pu dire sweet, reprit-il, penchant légèrement la tête avec un doux sourire en coin, la chute aurait semblé encore plus rude.

Il jouait avec le feu oui, bien entendu, mais son ton s'était fait beaucoup moins narquois pour une pique un peu plus légère. Redressant la tête à la tape de la femme avec un air amusé et son sourire un peu moins discret bien que toujours plus petit que le premier, le brun haussa un sourcil surpris lorsqu'il sentit l'Auror commencer à le ramener par dessus la balustrade, marquant, semblait-il, la fin de cette petite récréation. Ludovic se hâta de grimper pour ne pas se faire emporter par les gestes un peu brusques de la française, se retrouvant bien vite sur le balcon qu'il traversa de quelques pas, poussé par son élan. Une fois remis à peu près droit, il s'appliqua à épousseter sa veste, évitant de retoucher à ses côtes et ne s'arrêtant que lorsqu'il aperçu l'Auror s'accroupir au sol. Il lui adressa un coup d’œil légèrement inquiet avant de se rassurer à sa remarque. Il avait dut la vexer ou quelque chose du même genre, mais il n'allait pas s'excuser pour autant. Cela aurait été absurde de le faire pour quelqu'un qui passait bien plus de temps que lui à détourner ses propos.

— Vous n'êtes pas le mien non plus, répondit-il le plus naturellement du monde avant de rebaisser les yeux sur sa veste le temps d'en fermer quelques boutons. Mais je crois que nous devons avoir des goûts très simples dans leur complexité. Pas vous ?

Laissant ses vêtements comme ils l'étaient, Ludovic prit une légère inspiration, goutant l'air frais du soir pour adoucir encore un peu l'élancement dans son buste. D'un pas long mais lent, l'ébouriffé s'approcha du rebord opposé, passant juste à côté de la jeune femme avant de s'accouder contre la corniche.

— Je penses que l'on aura une belle nuit ce soir, fit-il en levant de nouveau la tête pour guetter les astres. Pas trop de nuages et une lune assez pleine pour que l'on puisse voir où l'on va. Avec un peu de chance il fera peut-être même assez clair pour qu'on soit capable de lire. Plutôt bon pour nos projets.

Il n'en ajouta pas plus, les yeux perdus dans les étoiles. C'était le genre de nuit que l'on ne pouvait voir que dans les régions un peu désertes, d'un noir plus sombre que du charbon drapé d'une poussière d'argent plus claire que la neige, avec l'odeur piquante de l'hiver en approche. L'échevelé ferma les paupières, inspirant et soufflant en douceur pour savourer le calme dans l'un de ces rares moments où il parvenait à rester parfaitement immobile. Une seconde, encore une autre, deux ou dix... quelle importance.

Ce fut la demande d'Oswin qui lui tira un profond soupir et le ramena à un monde un peu plus réel. Rouvrant ses prunelles qu'il tourna vers la brune sans dire un mot, mais en fronçant légèrement les sourcils. Lentement, l'échevelé s'écarta du bord, détachant sa ceinture qu'il enroula autour de sa main pour tenir au creux de sa paume le poignard qui y était attaché. Toujours sans se précipiter, l'homme alla se poster à un pas de la surveillante, la surplombant de sa maigre et haute taille tandis qu'il la toisait assez durement. Baissant les yeux, songeur, les doigts de sa main libre s'attardèrent sur le pommeau de l'arme comme s'il avait voulu en mémoriser le contact. Ce n'était pas une bonne idée de la lui donner, mais il ne pouvait pas vraiment refuser. En soit, il lui avait déjà offert cette chose et avait déjà longtemps débattu des pour et des contre avant de la dérober. D'une certaine façon, c'était trop tard. Ce que cette lame pourrait faire à l'avenir, il en serait le seul responsable.

— Faites attention, d'accord ? finit-il par lâcher. Je sais que vous allez encore vous moquer et me dire que vous le ferrez, mais... il laissa échapper un soupir et s'assit à côté de la jeune femme. Soyez prudente.

Il lui tendit la dague, sans quitter la lame des yeux jusqu'à ce que la surveillante l'ait récupérée et laissa sa tête aller vers l'arrière pour se caler contre le mur. Voilà qui était fait, les bons moments semblaient bel et bien terminé. Grinçant un peu des dents, Ludovic redressa le cou en entendant sa voisine reprendre la conversation, évoquant ses planques comme elle le disait.

— C'est un plaisir partagé, répliqua-t-il en réponse à la petite comparaison dont elle venait de le gratifier. Je vois, enfin, j'imagine ce que ce doit être de rester à ne rien faire durant des heures à la même place, mais attendre peut aussi avoir du bon dans certaines situations. Le brun se tut une seconde avant de reprendre en fronçant les sourcils. Le vampire dont vous parliez à la taverne ce midi, celui sur lequel vous avez essayé votre piège. C'était après une planque aussi ? Encore une pause. À quoi est-ce qu'il ressemblait ?


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 28 Nov - 16:50




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Il avait de lui même massacré les textes si connus et reconnus de Shakespeare, et le voila qui se permettait de lui faire une petite réflexion sur sa propre version. Bon, après tout, il était vrai que cela faisait longtemps qu'elle n'avait ni vu ni plongé le nez dans ces pièces, mais elle ne jugeait pas l'autre en droit de lui faire la morale. Mais ce qui fit plus qu'autre chose lever un sourcil presque désabusé à Oswin, plus que la critique, ce fut le ton qu'employa l'enseignant, son sourire désarmant et son regard, tout un ensemble de choses trop... Trop étrange aux yeux de la brune. C'est pourquoi dans son regard il n'y avait aucun agacement, aucune colère, juste une certaine confusion et une curiosité à peine dissimulée. Néanmoins, elle n'eut pas le temps de réellement s'y attarder que déjà l'homme passait la balustrade, mettant ainsi fin à cette scène romantico-tragique qu'il s'était plut à imaginer.
Ensuite, l''Auror sétait abaissée, afin d'avoir une meilleure vue et être mieux camouflée de la rue principale, grognant que dans tous les cas le brun qui l'accompagnait n'était franchement pas son genre, ce à qui ce dernier répliqua... Par la même phrase.
Grognant encore un peu plus, la jeune femme serra les dents en foudroyant une pauvre et innocente pierre du regard. Elle avait beau dire que lui n'était pas à son goût, entendre de quelqu'un qu'elle n'était pas à son goût c'était déjà autre chose. Après tous les efforts qu'elle faisait, son assurance, sa garde-robe... Elle attendait au moins que sur son passage les hommes louchent un minimum sur elle. Enfin... Tous n'avaient pas les mêmes préférences, et c'était sans doute mieux ainsi. Lâchant un soupir tout en arrivant à cette conclusion, la suite de la phrase de Ludovic lui fit cependant lever le regard vers ce dernier, les sourcils froncés tandis qu'il lui semblait ne pas tout lui dire. Cette phrase sonnait étrange, comme s'il sous-entendait quelque chose. Des goûts simples hein ? Simples mais complexes... Oui, peut-être, sûrement, mais pourquoi ?

-Qu'est-ce que vous voulez dire, Descremps ?

Malheureusement, ses questions ne trouvèrent pas de réponses, du moins, pas pour le moment, car peu après, l'homme lui remit la dague qu'il lui avait offert le matin même, non sans appréhension, après un rapide commentaire sur la météo clémente qu'elle s'était fait elle même plus tôt. Être prudente, faire attention... Une nouvelle fois, le français lui faisait part de ses appréhensions, craignant qu'il ne lui arrive quelque chose, le ton de sa voix étant des plus sincères. Il s'inquiétait oui, et une nouvelle fois, la brune sentit sur ses épaules le poids de sa confiance, ou du moins, de quelque chose y ressemblant, tiraillé entre cet étrange sentiment et ses convictions... Prendre garde...
Pesant lentement la dague dans sa main, plongée dans ses pensées, Oswin se mordit légèrement la lèvre inférieure, lâchant finalement un soupir avant de reconcentrer son attention sur l'homme.

-Je le serais, ou du moins je ferais de mon mieux.

Ludovic s'était ensuite installé à ses côtés, ainsi serrés dans le faible espace, la chaleur de l'homme près d'elle lui faisait presque oublier le froid qui régnait autour d'eux, un froid qui ne cessait d'ailleurs de la harceler, surtout avec la légère tenue qu'elle portait ces derniers jours. Mais cette journée lui avait semblé plus douce, sûrement car elle avait l'esprit trop occupé par leurs fabulations et leurs plans en tous genres.
La réponse du français ramena Oswin à la réalité, ce dernier avouant à son tour que c'était "un plaisir" d'être ici, arrachant un léger froncement de sourcils de la part de son auditrice, avant qu'il ne dérive sur la question du vampire. Et lorsque celle-ci passa ses lèvres, l'Auror se referma quelque peu. Parler de son passé était quelque chose qu'elle n'appréciait pas particulièrement, surtout de son temps à travers les campagnes de France, et à nouveau, une question qu'elle s'était déjà posé par le passé refit surface, avec tous les problèmes et interrogation qui allaient avec : est-ce qu'elle devait lui faire confiance ?
Simplement répondre à sa question lui aurait permit de remonter jusqu'à ses origines, et qui sait jusqu'où il aurait put aller ? Mais il lui avait posé la question, et elle ne voulait pas mentir, alors... Est-ce que cela en valait le coup ? Pouvait-elle croire qu'il n'utiliserai pas, un jour, ses réponses contre elle ?
Finissant par lâcher un soupir, Oswin esquissa un léger sourire à l'intention de son comparse, fixant la rue au loin tout en répondant sans réelle intonation :

-Ce n'était pas en planque non, ni même en mission. Je passais simplement dans un village, pas même un sorcier, et un vampire venait de naître... Ou mourir, allez savoir ce que l'on dit pour ces monstres. Quoi qu'il en fut, il terrorisait ces pauvres gens et personne ne savait que faire. Alors... Ah, j'étais naïve à l'époque, et bien je me suis faite un devoir de les aider. En tous cas, j'ai réussit, et il est bel et bien mort depuis des années désormais.

Marquant une courte pause, la brune finit tout de même par reprendre la parole, sans pour autant quitter la rue des yeux :

-Pourquoi ? Cela vous intéresse à présent mes exploits de jeunesse ?






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 28 Nov - 23:10


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La jeune femme demanda assez vite quelques précisions que le français hésita à lui donner.

— Et bien, fit-il pourtant du même ton égal, semblant expliquer à l'une de ses élèves pourquoi les sorts ne s'échappaient pas par le pommeau d'une baguette. Je vais sembler "naïvement" sentimental, mais même en étant assez exigeant dans le domaine je penses que... il marqua une pause, cherchant la meilleure façon de dire cela. Qu'au final tout ce qui compte c'est de se retrouver en bonne compagnie et qu'avec un peu de chance s'en soit une qui supporte autant vos bons que vos mauvais côtés. Il glissa un coup d'oeil à la brune, s'attendant à se recevoir un sarcasme par derrière, avant de reprendre d'un ton plus moqueur. Donc vous voyez, c'est une objectif assez simple, mais extrêmement compliqué à réaliser. Du moins, pour lui cela l'était.

Ayant rejoint la brune, il s'était installé à quelques centimètres d'elle, croisant les bras sur ses genoux sans vraiment chercher à guetter le monstre par dessus la corniche. Quelque chose lui disait que lorsque la bête se déciderait à sortir, ils n'auraient aucun mal à s'en apercevoir. Le fait que l'Auror lui ait promis de prendre garde le rassurait à peine. Comme il l'avait dit lui-même, il s'attendait bien à ce qu'elle lui répondre cela. Elle n'allait pas lui promettre de se jeter tête la première dans un puits alors autant dire qu'il ne croyait pas vraiment en ses paroles. Rien de personnel, juste qu'il savait très bien qu'être prudent pour soi impliquait parfois de l'être moins pour d'autres. Il garda néanmoins ses réflexions pour lui et saisit le sujet de conversation à la volée, scrutant le regard de la brune tandis qu'elle lui répondait rapidement. Lorsqu'elle eut fini et relança le sujet, le brun s'agita légèrement sur place, levant la tête comme s'il voulait une nouvelle fois se faire oublier.

— Je me demandais juste, fit-il un peu hâtivement. Pour parler. Il marqua une courte pause avant de s'expliquer.  Je suis allé en Transylvanie une fois, j'y ai rencontré quelques vampires. Je me suis dis que ça pouvait être l'un d'entre eux. J'étais dans une sorte de manoir familial. Je ne suis pas particulièrement... un grand admirateur de ces gens là, mais ils avaient été assez aimable. Enfin, ils nous ont laissé partir sans nous dévorer, je penses que c'est le plus haut niveau de leur hospitalité.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 1:41




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Levant un sourcil suite à la réponse trop hésitante de l'enseignant, le visage ni dur ni sévère, et encore moins en colère, elle semblait plutôt à la fois intriguée et respectueuse de cet aveux qu'il lui faisait. Oui, trouver quelqu'un dont la compagnie nous était agréable était toujours de quelque chose de particulièrement important. Mais après, que faire de cette tonne d'autres critères qui importait la majorité du commun des mortels ? La confiance ? L'humour ? La force ? La protection ? N'était-ce pas là des points importants que se devait avoir un homme ?
Mais après, l'on disait souvent qu'en amour, on faisait souvent bien des sacrifices, et peut-être qu'en réalité, la majorité de ces critères n'étaient que des futilités dont elle pouvait se passer mais qui sait ? Elle n'avait jamais aimé après tout, ou du moins elle préférait voir les choses ainsi.
Néanmoins, malgré son ton qui semblait sincère et son regard qui l'était tout autant, il sembla à Oswin que la réponse de son interlocuteur n'était pas complète et qu'il manquait en soit un petit détail, une raison de plus à ses réactions précédentes.
Mais quelques fois, il ne valait mieux pas chercher plus loin, et simplement se laisser porter. Le romantisme devait probablement faire partie de ces choses là.
Finissant par baisser la tête, un léger sourire aux lèvres, la brune ne tarda pas à relever le regard, tenant fièrement à sa surveillance même si elle se laissait quelque peu distraire par le bavard à ses côtés.

-Vous avez raison, c'est sûrement tout ce qui compte.

Se rasseyant un peu plus correctement, Oswin s'était alors reconcentrée sur son principal objectif, attendant avec la patience d'un sage que n'apparaisse la bête, ou un quelconque indice de sa présence, ou encore... Quelque chose d'autre. Et pendant ce temps, l'autre lui répondait qu'il avait passé un certain temps en compagnie de vampires, en Transylvanie... Bon, elle s'était toujours douté qu'il avait un petit côté suicidaire, mais là, ça relevait carrément de l'inconscience !
Sa poitrine se soulevant légèrement au rythme d'un poufement, la surveillante secoua légèrement la tête, amusée par le ton usé par son fou de partenaire, qui semblait trouver cela si normal et naturel de cotoyer ainsi ces monstres à peine vivants et aux crocs asserrés.

-Vous dites cela comme s'il s'agissait d'une balade de santé... Non, ces créatures sont des monstres, j'ai vu des dizaines de familles détruites par leur faute, des personnes changées, la folie dans leurs regards, la soif, le besoin... Vous avez eut une chance phénoménale de vous en être sortis vivant. Après, je suis peut-être vieux jeux, mais je ne suis pas particulièrement pour laisser ces choses en vie.

Une légère grimace déformant ses lèvres à la pensée de ces monstres, Oswin ne s'y attarda pourtant pas et ce fut avec un certain calme qu'elle retourna à sa contemplation des pavés au loin. Toutes ces personnes se dépéchant de rentrer chez elles, les retardataires en somme, le visage blême, la peur dans les yeux, couverts du mieux possible pour se protéger de ce froid mordant... Et il y en avait d'autres qui vacquaient tranquillement, inconcsients ou incrédules face au danger qui guettait, mais la graine du doute était plantée depuis longtemps déjà et un simple coup de vent les faisait se retourner en un sursaut mémorable. Chaque personne ici pouvait être la victime, et chaque personne ici pouvait avoir...

-Le croissant de lune...!

Ses mots ne furent qu'un souffle entre ses lèvres, et pourtant, ils semblèrent résonner dans la nuit comme le funeste son d'une cloche. Immédiatement, Oswin fronça les sourcils et poussa sur ses jambes pour s'approcher de la balustrade, tentant de mieux voir de l'autre côté mais, n'y faisait rien, l'Auror finit totalement debout, appuyée sur le rebord et penchée dans le vide comme pour mieux voir quelque chose qui semblait l'avoir perturbé.

-Vous l'avez vu ? demanda-t-elle alors, s'adressant presque en une panique sourde à Ludovic. Le croissant de lune, j'ai vu quelqu'un qui l'avait sur la main ; j'ai vu la victime !







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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 3:45


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

À peine le français avait-il terminé son anecdote que sa collègue émit un rire étouffé, lui faisant lever yeux et sourcils au ciel et ouvrir la bouche d'un air désésperé.

— Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit encore ? protesta-t-il. Pourquoi est-ce que vous riez ?

Il eut bientôt sa réponse et adressa un regard étrange à la jeune femme alors qu'elle lui donnait le fond de sa pensée. Mélange curieux d'une intense méfiance et de compréhension et d'autres choses trop complexes et lointaines pour être décrites sans que l'on en perde le sens. Le genre de regard qu'il n'avait pas eut depuis bien des années et qu'il ne réservait d'habitude qu'à une seule personne. Il garda le silence un instant aux derniers mots de la sorcière, cherchant par quel bout commencer sa réponse, essayant d'éviter les "c'est vrai" et "je suis d'accord".

— Je ne les aimes pas, déclara-t-il d'une voix très calme et étrangement sourde, et je me serais bien passé d'en rencontrer, mais tous n'ont pas choisit d'être ce qu'ils sont et tous ne sont pas mauvais. Ce sont des exceptions très rares, mais elles existent. Je préfère penser à ceux-là plutôt qu'aux autres. C'est ce qui m'empêche de leur planter des pieux dans le cœur. Le brun fit une pause, fixant la rue et les étoiles en prenant une profonde inspiration pour arborer un ton un peu plus agréable. Je suis allé les voir car j'ai été invité pour mon ancien travail. Nous étions d'accord avant même que j'arrive qu'ils ne devraient pas nous mordre. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eut quelques... moments un peu tendus, surtout à la tombée de la nuit,  mais la conversation était plutôt intéressante. Beaucoup de choses utiles. Fixant le vide devant lui, l'échevelé fit distraitement glisser ses doigts le long de son poignet gauche, levant la tête avec un air quelque peu snob. Mais je suis d'accord, certains feraient mieux de ne pas être en vie. Il baissa les yeux sur sa manche puis ses pieds. Aussi morts soient-ils.

L'ébouriffé garda le silence, cherchant vaguement de quoi reprendre la conversation. Il venait tout juste de mettre le doigt sur un sujet que la surveillante lâcha soudain une exclamation qui lui fit tourner la tête vers la rue. Ludovic posa une main à terre, prêt à y prendre appuis, mais la surveillante le devança, se propulsant à toute allure jusqu'à la balustrade. Le temps que son esprit assimile ce qui venait de se passer, elle s'était dressée sur le rebord, se penchant dangereusement vers le vide. Sautant à son tour sur ses jambes, le brun alla aussitôt la rejoindre, saisissant la jeune femme par la taille pour l'empêcher de tomber et se calant juste à côté d'elle avant de se pencher un peu à son tour pour essayer de trouver la direction qu'elle regardait. Retirant une de ses main des hanches de l'Auror pour lui saisir un bras, il scruta les passants de plus en plus rare qui défilaient en contre-bas, mais il eut beau plisser les yeux et froncer les sourcils, impossible de trouver la marque dont parlait la jeune femme.

— Où ? demanda-t-il, soufflant à l'oreille de la brune, Où est-ce que vous l'avez-vu ?


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 4:26




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Guettant l'obscurité, les yeux plissés à s'en faire mal, la brune épiait les moindres gestes des moindres personnes, à la recherche qu'elle avait vu passer quelques instants plus tôt, un net symbole noir sur le dos de la main. Elle l'avait vu, elle en était certaine...! Une longue robe beige, en toile, et un ruban attachant de longs cheveux bruns... Se grattant le bras nerveusement... Mais pourtant, rien.
Une lente colère commença à monter en elle, ne supportant pas l'idée d'avoir rêvé ou, de pire, avoir perdu leur porte de sortie et la seule personne à pouvoir les aider actuellement. Mais plus que cela encore, c'était le fait que ce soit celle qui allait mourir cette nuit qui la gênait. Elle était passé la, juste devant elle, foulant ces pavés qu'elle avait elle même foulés plus tôt, et elle n'avait pût rien faire pour l'empêcher de continuer, de courir à sa mort... Mais quelle idiote !

-La, juste en bas, elle est passé tout prêt de nous ! Ne
l'avez-vous pas vue ?


Jetant un regard presque noir à son comparse, Oswin serra les dents, observant une dernière fois l'obscurité de long en large, uniquement éclairée par la lumière blanche de la lune ou celle bien plus ocre des torches agonisantes. Puis, lâchant un long soupir relaxant, elle ferma les yeux, prit une grande inspiration, et se tourna vers le français, sans même prendre garde à ces mains qui l'auraient habituellement désarmées ou au contraire amusées, des mains qu'elle connaissait mais qui, aujourd'hui ne passaient qu'au second plan.

-C'était une jeune femme, blanche, enfin... Bronzée, et elle portait la marque sur la main... Je l'ai vue ! Je n'ai pas rêvé quand même ? Elle était la, juste... Ici. Et elle va mourir...!

Déglutissant un instant, la brune respira profondément, tentant de calmer sa respiration soudain emballée, avant de tout bonnement se retourner, et d'un saur habile, passer de l'autre côté de la rambarde avant de se lâcher sur les caisses en contre bas, caisses desquelles elle descendit ensuite, avant d'immediatement pousser ces dernières sur le côté afin que l'on ne puisse plus y accéder et depuis le balcon, et à l'inverse, puis, d'un ton dur et sans appels, l'Auror leva la tête vers le pauvre enseignant coincé l'autre côté et lâcha tout simplement :

-Je suis désolée Descremps, mais je ne peux pas la laisser se faire tuer en pleine ville sans rien faire. Quant à vous, je vous veux vivant, alors vous resterez la.

Et après une courte pause et un regard que certains qualifieraient de rempli de regrets, Oswin s'élança vers le piège, passant avec une vitesse et une aisance impressionnante entre les mailles du filer de lames, débouchant dans la grande rue principale, son regard hâtif cherchant tout autour. Personne.
Quoi faire alors ? Droite ? Gauche ? Droite gauche ? Droite, c'était ici ou, d'après ses souvenirs que la pauvre jeune femme avait tourné, et courant à nouveau dans le silence naissant de la nuit, elle finit à son grand soulagement par apercevoir c'elle qu'elle cherchait : elle était toujours en vie.
Se hatant d'arriver à son niveau, la française ne prit cependant pas la peine d'y aller d'en douceur, et lui saisissait soudainement le poignet à faire peur a n'importe quel esprit peu sur ses gardes, et lorsque l'inconnue tourna son jeune visage totalement surpris et apeurés envers elle, ce ne fut pourtant que du soulagement que l'Auror ressentait, loin au delà du froid, loin au delà de la honte.

-Excusez moi, mais vous avez un très très gros problème...






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 5:49


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Ludovic eut beau scruter les ténèbres la fameuse marque demeura invisible. C'était à se demander comment la jeune femme avait pu voir quelque chose en étant assise à l'autre bout du balcon. Tentant encore de trouver ce qu'il cherchait, le brun ne reporta son attention sur la surveillante que lorsque cette dernière recula du bord pour lui faire une brève description de celle qu'il avait manqué. À peine les notes prises, l'échevelé tourna de nouveau la tête vers la ruelle, seulement une seconde avant de pivoter encore vers la brune, la lâchant sans s'en rendre compte.

— Calmez-vous, rétorqua-t-il un peu séchement, dites-moi plutôt de quel côté elle est partie.

Hélas, il semblait ne jamais devoir connaitre la réponse, car sa phrase à peine terminée, l'Auror passa par dessus la corniche pour sauter dans le vide. La totale incrédulité qui passa alors sur le visage du français aurait eut de quoi mériter une peinture et il lui fallut une petite seconde pour que son cerveau se remette du choc et son cœur à battre avant qu'il n'essaye, trop tard, de la rattraper. Se penchant au-dessus du vide sans plus se soucier de ses côtes, Ludovic sentit ses doigts se refermer sur le vide alors que la sorcière avait déjà touché le sol. Quoi ?

Oswin putain, qu'est-ce que vous faites ? s'étrangla-t-il d'une voix aiguë, totalement paniqué alors qu'on lui retirait son seul moyen de descendre.

Elle venait de l'enfermer sur un balcon ? Comme ça ? Sans raison ? Pourquoi ? Quoi ?! Les sourcils de l’ébouriffé, jusqu'alors dressé à s'en détacher se froncèrent aussitôt lorsqu'il obtint un semblant d'explication.

— C'est hors de question ! s'exclama-t-il encore. Remettez-moi ces caisses en place maintenant ! ordonna-t-il, fulminant.

Peine perdue, l'Auror ne tarda pas à s'élancer dans la ruelle, le laissant bêtement bloqué à s'époumoner pour qu'elle revienne. Il l'appela de toutes ses forces jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champ de vision et ravala furieux l'insulte cinglante qu'il s'apprêtait à cracher. Se détachant de la corniche, il lâcha une flopée de jurons, se pinçant les yeux alors qu'il faisait rapidement les quatre cent pas. Mais quelle idiote ! Quelle totale idiote !

— Merde ! conclut-il en mettant une douloureuse claque au mur.

S'efforçant de se calmer, le brun pivota sur lui-même pour se mettre face au vide. Il n'allait pas rester là c'était certain, plus il perdait du temps sur cette maudite plateforme plus l'autre prenait de la distance, fonçant tête baissée en direction du monstre. Il lui avait bien dit qu'il suivrait quitte à devoir ramper, alors il n'y avait plus qu'à tenir parole. Approchant du bord, il s'appuya contre la balustrade pour estimer la hauteur. Un ? Deux étages ? Il avait déjà vu pire. Après, sauter sans magie pour le rattraper... c'était une autre histoire.

Ludovic passa une jambe après l'autre au-dessus de la rambarde et essaya de descendre aussi bas qu'il le put. Et s'il essayait la désescalade plutôt ? C'était facile et sans danger, oui, mais beaucoup trop long. L'homme prit une profonde inspiration, quel était le mot de Jon déjà ? Geronimo ?

La chute fut courte et l'échevelé se ramassa sur sa jambe droite avant de s'étaler de tout son long dans la poussière, produisant un vague bruit de sac. Par chance, il n'était pas tombé sur sa moitié blessée, mais ses côtes reconnurent sans trop de mal la forme des pavés qui chassèrent en bonne partie l'air de ses poumons. Entier et vivant, mais un peu à bout de souffle, Ludovic fit de son mieux pour se redresser, retenant une plainte douloureuse entre ses dents. Qu'est-ce qu'il avait bien put faire, par Merlin et toutes les divinités de l'univers, pour rencontrer une stupide bonne femme pareil ? Se motivant avec les délicieuses insultes qui défilèrent dans son esprit, l'ébouriffé parvint enfin à se redresser, sentant son corps peser plus lourd sur la jambe qui avait amortis sa chute. Lâchant un grognement, il tenta de l'avancer, se retrouvant à boiter d'une façon tout à fait pitoyable qui lui arracha un nouveau juron étouffé. Clopin-clopant, le maigrichon se dirigea vers le filet. Oswin aurait plutôt intérêt à prier pour que ça ne soit que passager ou il trouverait un moyen de le lui faire payer.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 16:08




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-Qui êtes-vous ? Que me voulez vous ?!

La jeune inconnue se détacha vivement, regardant l'Auror de haut en bas, partagée entre la crainte et la colère tandis qu'on sentait clairement à son attitude qu'elle ne désirait qu'une chose : s'en aller d'ici. Et face à cela, à ces questions bien justifiées, Oswin ne pût retenir un soupir las et tremblant, tentant de se calmer afin de répondre au mieux et au plus vite à la pauvre fille.
Qui elle était... Qu'est-ce qu'elle lui voulait... Avait-elle une tête à avoir le temps à ce genre de sotises ?
Néanmoins, elle fut bien obligée de lui répondre, et prenant un ton plus doux, comme si elle voulait rassurer une bête furieuse, elle s'approcha de la jeune fille lentement, les mains paumes vers le ciel nocturne.

-Je sais ce que vous pensez, mais je vous promet que je ne vous veux aucun mal... Au contraire ! Je suis là pour vous aider, et qu'importe mon identité, il ne vous reste que peu de temps.

-Pardon ? répondit la marquée, sourcils froncés et semblant ne pas comprendre ou elle voulait en venir. Mais de quoi vous parlez ?

Se retenant de soupirer à nouveau, l'Auror déglutit difficilement, avant de regarder autour d'eux et de prudemment montrer la marque noire sur la main de la pauvre fille, reprenant la parole par la même occasion.

-Cette marque que vous avez sur la main... Où l'avez vous eut ? Elle est apparue il y a longtemps ?

S'empressant de cacher son bras derrière elle, la plus jeune sembla à la fois totalement confuse et effrayée par cette femme qui venait à elle, lui assurant qu'elle était mourante et lui posant des questions sans queues ni têtes, et face à ce geste, cette dite femme jura intérieurement, maudissant cette fichue censure instaurée et qui baignait tout le monde dans un banc de terreur contrôlée. Le silence ou la mort, voici leur choix. Et pourtant, le silence se concluait la encore bien souvent par cette même mort...

-Quelle marque ? De quoi parlez-vous ?

-Oh je vous en prie ! s'emporta alors Oswin, secouant la tête tandis qu'elle levait les yeux au ciel. Vous savez très bien de quoi je parle ! Cette marque que vous avez sur la main... C'est le signe qu'elle viendra vous cherchez... Vous savez de qui je parle, et vous ne passerez pas la nuit si vous ne me suivez pas, alors je vous en prie... Faites moi confiance. Au moins le temps de vous mettre en sécurité.

Et bien que le ton de la surveillante s'était fait plus fort au départ, il fallut bien avouer que sur la fin, c'était tout autre chose qu'on pouvait entendre. Du regret ? De la supplication ? De la douceur ou du désir ? Quoi qu'il en fut, cela ne sembla pas convaincre la plus jeune qui commença même à se reculer, lentement, titubant quelque peu alors que son regard effrayé ne pouvait se détacher de cette diablesse en rouge qui l'avait interpelée, murmurant quelques faibles "Vous êtes folle... Totalement folle... Je ne vais pas mourir..." qui semblaient plus être dans le but de la convaincre elle même que de vexer la sorcière.
Et, allez savoir pourquoi, appelez cela une vision, de l'intuition féminine, ou je ne sais quoi d'autre, à ce moment, Oswin fronça légèrement les sourcils, se retournant lentement pour apercevoir un Ludovic en piètre état avancer furieux vers elle. Et à ce moment, les seuls mots qui passèrent ses lèvres furent ceux-ci :

-... Mais quel idiot !

Partagée entre le désir de rattraper la jeune femme et celui d'aller "s'expliquer" avec le pauvre bougre qui lui servait de collègue, la brune finit tout de même par revenir vers la jeune fille, en deux grandes enjambées elle se saisit du bras de cette dernière, et la fixant dans les yeux, elle lui dit sévèrement :

-Je suis sincèrement désolée, mais tu viens avec moi.

En attendant, elle avait d'autres chats à fouetter... Comme le français qui derrière elle, elle en était persuadée, maugreait milles et unes insultes à son attention... Et bien... Cela s'annoncait intéressant.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 16:54


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
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Passer sous le piège ne fut, par chance, pas des plus compliqué. Se relever, en revanche, nécessita une bonne demi-douzaine de pas au français qui faillit bien perdre l'équilibre. Pas le temps de tomber, il avait une folle furieuse à incendier. Par où était-elle partie d'ailleurs ? Gauche ou droite ? Ludovic boita jusqu'au croisement sans avoir la réponse. Mais quelle garce ! Optant pour la chance, le brun s'engagea dans la ruelle de gauche avant qu'une mauvaise intuition lui conseil de faire demi-tour. La place était vers la droite non ? Et la victime devait venir de la place. Rebroussant chemin, le professeur se mit à fulminer dans sa barbe, tenant débat avec lui-même pour essayer de déterminer à quel point son insupportable collègue était fêlée. Sans doute moins que lui d'accord, il était assez hors catégorie, mais elle en tenait une bonne couche.

De son insupportablement lente démarche, le maigrichon parvint enfin à la rue principal. La brune apparut enfin au débouché de sa ruelle et le français pressa le pas, s'estimant heureux que la colère l'empêche de sentir la douleur. Oh oui, il allait l'engueuler c'était certain.

— Oswin ! rugit-il alors qu'elle se retournait. Je vais vous tuer ! il avança encore, boitant à toute allure dans l'espoir qu'elle n'ait pas le temps de s’enfuir. Vous êtes malade ou quoi ? Je peux savoir ce qui vous est passé par la tête ? Et restez où vous êtes ! beugla-t-il encore en voyant la jeune femme trotter après une inconnue.

Il n'aurait plus manqué qu'elles prennent le large et ils seraient rentrés dans l'histoire pour la course poursuite la plus pathétique avec un boiteux.

— Je n'arrive pas à croire que vous ayez pensé sérieusement, ne serait-ce qu'une seconde, que j'allais rester sur votre saleté de balcon pendant que vous filiez à l'anglaise ! Vous êtes tarée c'est pas possible ! Retirer les caisses ?! Non mais ça va pas là-dedans ! fit-il en se martelant la tempe de l'index. C'était quoi le but ? Que je me brise la nuque ? On avait un plan je vous signal ! Se cacher et attendre ! Vous pouvez me dire ce que j'aurais fait si vous vous faites bouffer ? J'aurais dut gentiment crever de faim en espérant qu'on m’envoie une échelle ? Warbô bôreuse d'troyes ! Il s'interrompit le temps de reprendre son souffle et poursuivit de plus belle. Et ne venez pas me dire que je ne peux m'en prendre qu'à moi-même ou une connerie du genre parce que je suis franchement pas d'humeur ! Alors maintenant vous lâchez votre gourde enrubannée et vous retournez au plan c'est clair ? Et vous avez intérêt à ce que votre petit coup de sang héroïque merdique ait pas tout fait foirer !

A peine avait-il dit cela que ses rugissements furent couvert par d'autres, beaucoup plus puissants. Sursautant et tournant la tête une seconde, l'échevelé recommença bientôt à fixer la brune dans un regard de fureur pure.

— Contente maintenant ? grinça-t-il.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 21:30




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Étonnamment, il ne fallut pas longtemps au professeur avant de la rejoindre, semblant soudain prit d'une force nouvelle... La colère ? L'adrénaline ? Il y avait le choix, mais si Oswin n'était pas si occupée à s'inquiéter pour la pauvre fille, elle aurait probablement trouvé son bougre de collègue des plus comiques.
Rugissant son nom dans le lourd silence de la nuit, la brune ne pût retenir une grimace, yeux fermés, sourire cripsé, sourcils froncés... Un peu comme si on venait de la prendre en flagrant délit de quelque chose dont elle avait honte. Sauf que cette fois, ce n'était pas exactement pour avoir piqué des biscuits dans la réserve commune. Ne lâchant toujours pas la future victime qui pourtant tentait de s'arracher à la prise de son ravisseur, la surveillante se retourna une nouvelle fois, observant l'autre arriver difficilement à elle, partagée entre agacement et le désespoir, presque pas en colère bien qu'au fond, celle-ci ne pouvait ne pas être présente.
Lorsqu'enfin Ludovic arriva à son niveau, les menaces, critiques et injures ne tardèrent pas à tomber, et l'homme s'en donna apparemment à coeur joie sous le regard aussi interloqué que grondeur de son auditrice, la bouche légèrement entrouverte comme si elle voulait protester mais qu'elle n'en trouvait pas le temps. Il fallait bien avouer que le brun parlait à une allure impressionnante, ne manquant clairement pas d'arguments face à cette femme qui lui en avait tant fait baver, mais était-ce réellement de sa faute ?
Levant les yeux au ciel lorsqu'il prétendit qu'elle voulait lui briser la nuque, voir même le voir mourir de faim -étrange idée d'ailleurs...-, son regard de fut néanmoins plus dur lorsqu'il traita la victime désignée comme un vulgaire boulet inutile, et il ne fallait pas être voyant pour deviner que le dit boulet l'avait aussi mal pris.

-Pardon ? La lâcher ? Qu'est-ce que je vous ai dit ? J'étais partante à condition de ne mettre en danger le moins de personnes possibles. Vous avez vu les corps ! Vous avez vu dans quels états ils sont, vous êtes devenu blême face à eux, qu'est-ce qui vous fait penser qu'elle s'en sortira mieux qu'eux ? Personne n'a survécu, et excusez moi, mais cela m'étonnerai que vos quelques chèvres détourneront son attention de quelqu'un qu'on a choisit pour elle. Et si votre esprit pratique crie au blasphème, dites vous qu'elle avec nous, nous aurons plus de chances de l'appâter la où l'on veut !

-Mais qu'est-ce que vous...

-La ferme !

Elle avait presque aboyé cet ordre qui sembla pourtant impressionner la jeune fille, et Oswin se mordit légèrement la lèvre suite à cet acte impulsif. Si elle continuait ainsi, elle allait retomber dans ses mauvais travers...
Mais elle n'eût pas le temps de s'apitoyer, qu'elle se retourna une nouvelle fois vers Ludovic, son visage semblant cette fois bien plus... Suppliant. Presque désolé, comme si ce conflit qui les agitait causait en elle plus de mal qu'autre chose, mais dans son regard, malgré son expression, on pouvait encore y lire une lueur d'incompréhension mêlée à une colère certaine.

-Et pourquoi vous m'avez suivie ? Je serais revenue... Il était tout simplement impensable que je vous laisse ainsi sans un mot !

Ces quelques phrases presque suppliantes furent alors interrompues par un grondement inconnu, mais qu'elle n'eût aucun mal à reconnaître, et alors, ses instincts reprenant le dessus, elle se mit face à son ennemi, la voyant apparaître dans son champ de vision puis s'avancer vers elle à une vitesse folle, et immédiatement, une peur indescriptible l'envahit en même temps qu'une excitation incroyable. Et un sourire etira ses lèvres tandis qu'une lueur un peu folle naquit dans ses prunelles.

-Courez !

Sans plus attendre, elle suivit son propre conseil, revenant comme à la réalité tandis que le brouhaha créé par la course du monstre se faisait entendre de partout, les cris des pauvre villageois qui voyaient leur maison detruite par ces muscles si puissants, et saisissant le français de sa main libre, elle le propulsa presque en avant, et ce de toutes ses forces. Il devait s'en sortir, et blessé, il n'avait pas la moindre chance de s'en sortir...
Mais quel idiot !






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 29 Nov - 21:34


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Le fait que la jeune femme évoque les autres cadavres n'arrangea pas le moins du monde l'humeur massacrante du français. Bien au contraire, il n'en fut sur plus à cran si cela était possible et la seule chose sur laquelle il fut d'accord avec la brune ce fut lorsqu'elle ordonna de se taire à la pauvre fille qui n'avait rien demandé.

— Je m'en fout qu'elle survive ou pas ! rugit le brun. Elle n'existe pas putain ! Vous croyez quoi ? Qu'on peut sauver le monde juste parce qu'on a pas envie que les pauvres gens meurent ? Qu'est-ce que vous en avez à faire par Merlin ? Ils s'en foutent tous de nous, de vous. Vous croyez quoi ? Que si vous les sauvez ils seront en paix et heureux comme dans une saleté de conte de fée ? Que vous pourrez être satisfaite du devoir accomplis ? Non ! Rien à faire ! Soit ils vous déclenchent une guerre dans six semaines soient ils recommencent à se faire exterminer par cette bête parce qu'ils sont enfermés dans une putain d'histoire, dans un putain de bouquin, dans une putain de bibliothèque et que c'est tout ce qu'ils ont à faire Il avait ralentis un peu le rythme sur cette dernière phrase pour que ses mots rentrent bien dans le crâne de la brune et reprit un peu de souffle avant de continuer, mû uniquement par la colère. Vous n'y pouvez rien s'ils sont morts et vous n'y pouvez rien si d'autres doivent encore suivre. À la limite vous pourriez loger une balle dans la tête de l'auteur comme vous êtes tellement douée pour ça, je ne suis même pas sûr que ça leur changerait la vie pour autant. Vous voulez sauver des gens ? Commencez par survivre assez longtemps pour pouvoir le faire dans le monde réel. Là où c'est vraiment important.

La réponse de la jeune femme sembla étrangement faible à ses oreilles, mais loin de la prendre en pitié le français continua à la foudroyer du regard, prêt à répliquer. Elle serait revenue ? Pourquoi ? Elle était déjà partie deux fois sans prévenir. Et comment aurait-elle voulu faire demi-tour avec des crocs en travers du corps ou la gorge ouverte ? Il aurait bien aimé voir ça. Hélas, il n'eut pas le temps de renchérir que la bête fit son entrée, fonçant droit sur eux en démolissant les façades au passage. Ludovic esquissa un mouvement de recul avant de se tourner vers la future victime qui semblait totalement paniquée. Le temps d'adresser un regard dur à l'inconnue et il sentit Oswin le saisir par la main pour l'entrainer à sa suite dans une course perdue d'avance.

Sautillant sur sa jambe valide plus que courant réellement, l'ébouriffé tenta tant bien que mal de suivre le rythme imposé par l'Auror, largement à la traine. Entendant le souffle rauque de la créature les talonner de plus en plus près, Ludovic activa ses cellules grises, cherchant un moyen de s'en sortir. Il ralentit bientôt, essayant d'échapper à la poigne qui le retenait et finit, non sans une grimace, par tordre les doigts de la surveillante avec sa main libre pour s'échapper.

— Continuez ! ordonna-t-il, n'ayant pas assez de souffle pour s'expliquer beaucoup plus. Faites-ce que je dis, insista-t-il avant d'aller au plus vite en direction des façades, droit vers un montant de porte en pierre.

Il se jeta contre le bois, se plaquant de son mieux dans son abri, face contre la porte. Un peu avant que le corps lourd du monstre percute la façade, projetant une pluie de débris sur son passage avant de continuer à traquer les deux jeune femme. L'ébouriffé ne s'accorda pas le temps de savourer sa survie qu'il traversa la ruelle jusqu'à la maison d'en-face, prenant tout juste le temps de ramasser une pierre pour la fracasser le carreau de la fenêtre.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 30 Nov - 0:19




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Réel ou pas réel...
C'était là une discussion qu'ils avaient eut plusieurs fois depuis leur arrivée en ces lieux, et la brune avait tout de même fini par comprendre que le français n'était pas exactement du même avis qu'elle. Mais des paroles dures qu'il lui adressa, étrangement, ce ne fut qu'une seule conclusion que Oswin en retint. Et vous savez laquelle ?
Qu'il lui avait effectivement menti. "Je suis désolé pour ce que j'ai dit à propos des personnes dans ce livre. Personne ne mérite de mourir."
Mais le plus drôle dans toute cette affaire, et qui d'ailleurs lui tira un rictus à peine surpris, c'est qu'elle s'y attendait. Même en le désirant du plus profond de son âme, il lui semblait que changer l'opinion du professeur de sortilèges relevait tout simplement de l'impossible. Il était trop buté, trop braqué... D'autant plus sur ce genres de choses. Mais elle pouvait dire la même chose pour elle. Là où elle voyait la vie, il ne voyait qu'un mensonge, qu'une vulgaire illusion à laquelle il ne voulait même pas croire. Un simple décor de théâtre dont il était le personnage principal avec un égocentrisme propre à certains.
Mais tout cela, elle le savait depuis longtemps, et une nouvelle fois, l'idée fugace et malheureuse de "Pourquoi continuer à le croire ?" lui traversa l'esprit.
Et puis, si seul leur monde qu'il qualifiait de "réel" était important, que faisaient-ils encore là ? Pourquoi se casser la tête à préparer de tels actes, à essayer de survivre ? S'ils mourraient ici, là et maintenant, personne ne les regretterai, et peut-être les choses seraient mieux ainsi ?
Néanmoins, on aurait bien dut offrir une médaille à la brune dont la seule réaction fut de serrer poings et dents, notamment lorsqu'il lui dit avec toute la diplomatie dont il savait faire preuve qu'elle n'était bonne qu'à mettre des balles dans les crânes, et bien qu'elle regretta -avouons le- de ne pas avoir ces dites armes sur elle, le poignard qu'elle avait migré dans son autre paume frétilla à l'idée de goûter à de la chaire cette nuit... Car si elle faisait tous ces efforts, ce n'était certainement pas pour qu'on vienne lui cracher au visage qu'elle "n'était bonne qu'à".
Prise d'une colère froide, son regard plus dur que jamais posé sur celui qui l'insultait ouvertement, elle songea même à cet instant précis que de le laisser là mourir et agoniser sur les pavés n'aurait au final rien de bien dramatique. A qui manquerait-il ? A son chien fidèle d'astronome ? Ah, il serait remit un jour ou l'autre. Ses copines à droite à gauche ? Pour ce qu'elle en pensait de ces dites copines...

Heureusement pour eux, bien que cela ne soit que d'un certain point de vue, la créature qu'ils attendaient si impatiemment finit par arriver, dans un tonnerre de hurlement et un grondement à en secouer les cieux. La terre tremblait, des gens criaient, tous les sens de l'Auror s'éveillèrent à ce moment et immédiatement, son coeur s'emballait sous cette impulsion bien connue nommée adrénaline. Mais plus que cela, la peur était cette fois de la partie.
Forçant sur ses jambes pour ne pas se laisser approcher, tirant par la même occasion celle que cherchait la bête, Oswin se dirigeait vers sa forêt de lames le plus rapidement possible, mais bien vite, un détail important manquait au tableau. Descremps.
Se retournant soudainement, cherchant des yeux autour d'elle le français malchanceux, sa voix s'éleva alors à travers les hurlements, et suivant la direction du son, le regard toujours aussi dur de la brune se posa sur ce dernier, à peine parcourut d'inquiétude ou de crainte, simplement dur tandis que certaines pensées inavouables traversèrent ses pensées. Il ne lui fallut donc pas longtemps avant de reprendre sa course, se baissant bien vite afin de ne pas se prendre d'éclats de roche qui volaient partout autour d'eux.
Autour d'elle, plus rien n'existait. La main qu'elle serrait ne semblait même plus lui peser alors que seuls les grondements du monstre qui se rapprochait dangereusement et les sifflements des roches l'isolaient dans une bulle étrange, un monde où tout n'était qu'instinct, intuition, habitudes et réflexes... Un monde cruel où la moindre erreur lui couterai la vie, et où sa vie, et uniquement la sienne, dépendait de cette course.

-Oswin !

Cette voix qu'elle reconnaitrait entre mille l'appelait... Et immédiatement, la brune s'arrêta, poussant celle qu'elle trainait à continuer sans elle tandis qu'elle parcourait du regard les alentours à la recherche de l'autre,  avec une panique propre à l'adrénaline... Encore.

-Oswin ! Bon sang !

Et elle le trouva. Il était à terre, un fin filet rouge lui coulant sur la joue, les jambes bloquées sous quelques gravats, probablement surpris par ceux-ci. Ludovic était à terre, et l'appelait à l'aide, tandis que la bête à quelques mètres de lui s'approchait dangereusement. Et son regard... Son regard terrorisé, qui la suppliait tout bonnement tandis qu'il allait se faire au mieux écrasé sous les pattes de la créature, ce genre de regard qui pouvait hanter n'importe qui... Ne lui fit absolument rien.
Bien au contraire.
La française plissa légèrement les yeux, la tête pendant mollement sur le côté alors qu'un sourire amer étira ses lèvres, dépourvu de toute joie, il semblait au contraire exprimer un dégoût tel qu'il pourrait en effrayer plus d'un. Il voulait son aide ? Il voulait qu'elle lui tende la main, pour qu'il sorte de ce cauchemar ? Pour survivre à la créature qui allait dans quelques secondes lui briser la colonne vertébrale ? Et bien... Il avait déjà plusieurs côtes brisées, cela finirait ainsi le travail. Et puis tout ce qui était dans ce monde n'avait pas d'importance, il venait de le dire lui-même quelques instants plus tôt, alors à quoi bon le sauver ? Surtout si elle "n'était bonne qu'à" tirer des balles à tors et à travers... Pas vrai ?
Et le sourire de la brune ne fit que s'élargir, encore et encore.
Peut-être que cet instant ne dura qu'une seconde, une maigre seconde qui dura pourtant à ses yeux plusieurs délicieuses minutes, mais lorsque la patte massive de la créature s'abattit sur le dos du pauvre homme dans un craquement sinistre, à à peine cinq mètres d'elle, ce ne fut qu'un morbide plaisir qui la fit frissonner.
Un morbide plaisir oui, juste avant de retourner à la dure réalité, et comme si elle s'était pris une brutale gifle, le visage d'Oswin se dévêtit de tous sourires, et sans plus attendre, une expression de choc intense étira ses traits. Elle voulut hurler, mais aucuns sons n'en sortit, comme si quelque chose en elle refusait, comme si cela n'en valait pas la peine, et à la place de cela, sa respiration en fut à peine tremblante.
Qu'est-ce qu'elle venait de faire ?
C'est alors que tout se passa comme au ralentit. Ses jambes l'abandonnant sous son poids, l'Auror se laissa tomber contre un mur derrière elle alors que la bête toute proche continuait encore à s'avancer si bien qu'à présent elle sentait même sa chaleur, si proche, toute proche... Mais à ce moment là, quelque chose la saisit par le bras, la tirant sur le côté tandis que l'endroit où elle se trouvait quelques secondes auparavant explosa sous la patte meurtrière de la créature, la sauvant ainsi d'une mort certaine en la mettant à l'abri pour un court instant. Un court répit durant lequel l'esprit troublé de la jeune femme ne put rien faire d'autre que de se repasser ces dernières images en boucle... Il était mort, par sa faute.

-Allez ! Réveillez vous ! La créature, elle est encore là !

Mais ces maigres paroles parurent bien lointaines aux oreilles d'Oswin qui ne réagit pas immédiatement, à peine perturbée par les grognements sourds de la bête non loin qui paraissait s'être calmée, cherchant probablement sa cible cachée derrière un reste de mur. Il venait de mourir sous ses yeux, et elle y avait même prit du plaisir...
Et voila. Elle recommençait, elle se laissait emporter par ses émotions à défaut de sa raison, idiote qu'elle était... Bonne qu'à tirer dans le tas, comme il disait. Mais pour le moment, elle avait deux vies encore qu'elle pouvait sauver, et ça, cela ne tenait qu'à elle.
Levant un regard plus dur bien que dénué de toutes expressions vers la jeune fille qu'elle avait emporté malgré elle dans tout cela, elle lui saisit la main et souffla ces uniques mots :

-Allons-y.

Forçant sur ses jambes, la brune se propulsa dans la rue principale, trainant à nouveau la plus jeune derrière elle avant d'enfin s'engouffrer dans la ruelle où ils avaient élu "domicile" plus tôt, le monstre à leurs talons, esquivant tant bien que mal les armes tendues de partout sans oublier qu'elle avait à présent un paquet quelque peu... Encombrant.

Mais les résultats furent là, et il ne fallut pas longtemps avant que la créature, aveuglée par la chasse, ne fonce dans le piège, bien vide bloquée dans ce dernier tandis qu'une longue plainte s'en échappait. Mais à quoi bon ? Que faire à présent avec ce monstre qui avait causé tant de dégâts ? L'épargner ? Le refroidir ? Dans quel intérêt ? Et ces grands yeux qui regardaient Oswin, pleins de rage, de colère, animés par la seule envie de lui faire la peau... Presque comme les siens en fait, à la différence qu'elle a présent respirait d'une nouvelle colère froide, dure, et qu'intérieurement, elle se retenait tout bonnement de s'effondrer sur le sol, oubliant totalement la présence d'une autre personne derrière elle.

-Salut, toi... Je t'avoue que je ne sais pas encore ce que je vais faire de toi, mais crois moi... Lorsque j'aurais décidé, je m'en donnerai à coeur joie.

Et un rugissement puissant répondit à sa voix presque tremblante alors que son regard dur ne fléchit pas d'un pouce, tandis qu'elle ignorait encore que celui qu'elle croyait mort ne l'était pas du tout.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 30 Nov - 2:38


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Poussant les éclats restant de la vitre à l'intérieur de la maison, Ludovic passa par dessus le montant pour s'engouffrer dans les pièces sombres. Le boucan de la bête raisonnait encore, mais comme lointain, étouffé par les murs de pierre, tout de même suffisant pour qu'il se rappelle qu'il fallait s'activer. Scrutant les ténèbres pour essayer de deviner les contours des meubles et des salles, le brun s'élança à travers les lieux, mettant ses mains en avant pour éviter les plus gros chocs avec les tables et les chaises. Sourcils froncés il avança boitant et à taton jusqu'à ce qu'une douce lumière envahisse la maison. L'échevelé tourna la tête vers la fenêtre opposée, voyant la lune percer à travers le carreau. La sortie était juste à côté.

Le français s'immobilisa soudain, une ombre venait de se glisser au coin de son oeil. Retenant son souffle, le brun s'efforça de conserver son calme, entendant un autre rugissement du monstre dehors. Il était dans la lumière, les habitants des lieux sans aucun doute réveillés voir terrés dans un coin sombre à prier que la bête n'entre pas, peut-être l'un d'entre eux l'avait-il vu, peut-être l'avait-il prit pour un envoyé de la bête et qu'il recevrait bientôt le choc douloureux d'un coup dans son dos. Mais quelque chose lui disait bien que ce n'était pas cela et ce ne fut qu'une douce caresse qui lui effleura l'épaule en le faisant frisonner.

La femme tourna lentement autour de lui, sa peau glaciale contre la sienne et à la seconde ou son visage passa dans le rayon de la lune Ludovic sentit son oxygène l'abandonner et un sanglot s'échapper du plus profond de ses poumons. Non, pas elle... Le français ouvrit la bouche, essayant de prononcer un mot qui resta bloqué dans sa gorge tandis qu'avec douceur, Hesper glissa une main le long de sa nuque alors qu'elle chassa de l'autre les quelques mèches rebelles qui lui tombaient sur le front. Le regard infiniment triste et cruellement éteint. Ludovic sanglota encore, secouant la tête, incapable d'y croire. Elle était morte. Morte ! Elle ne pouvait pas être là. Pourtant, il sentait l'infime pression de ses doigts sur lui, la forme si anciennement familière de son corps contre le sien et même un souffle froid qui semblait lui voler le sien. Impossible, juste impossible.

Il posa sa paume contre le visage de l'anglaise, lui caressant la joue alors qu'elle pencha légèrement la tête à son contact, se hissant sur la pointe des pieds pour se mettre à sa hauteur, ses bras noués autour de lui alors qu'elle semblait sur le point de l'embrasser. Le brun ne la quittait pas des yeux tandis qu'elle glissait ses doigts dans ses cheveux, la trouvant aussi belle que dans ses souvenirs tout en se répétant que tout cela ne pouvait pas être réel, bien que beaucoup plus doux qu'un rêve.

Ludovic se laissa prendre au piège, oubliant de tendre l'oreille pour guetter l'avancée du monstre. C'était trop soudain, incompréhensible... Il devait y aller, il devait retrouver Oswin, l'empêcher de faire un massacre, mais il n'arrivait pas se détacher de son fantôme dont les lèvres étaient plus proches des siennes de seconde en seconde. Une décharge soudaine dans son crâne le ramena à lui, suivit d'une brûlure intense à la hanche et de million d'épines dans ses côtes. Le temps qu'il vacille sous la douleur et le songe parfait s'était retransformé en cauchemars. Lorsqu'il releva la tête, le visage blafard auréolé d'argent de la jeune femme était couvert de sang, un sang épais, chaud et pourpre qui lui dégoulina sur les mains. Le maigrichon recula aussitôt alors que l'apparition s'affaissait sur le sol. Le temps qu'il fonce vers la sortit et la lune éclairait une large flaque vermeil sur le plancher. Sans se retourner, le brun jeta son coude contre la fenêtre, ne prenant même pas la peine de dégager d'avantage le passage avant de se ruer hors de la pièce.

Trébuchant dans sa hâte, il s'étala par terre sur le sol d'une ruelle, entendant une longue plainte animale lui vriller les tympans. Levant la tête, le français la vit là, allongé comme lui, empêtrée dans le piège, la bête, si vulnérable malgré ses crocs encore féroces. Sentant un reste de colère bouillir dans ses veines, l'homme tendit le bras pour s'emparer d'un épais éclat de bois à portée de lui avant de se redresser et foncer droit devant lui.

Espèce d'enfoirée ! beugla-t-il, arrivant à hauteur de sa victime en lui donnant un violent coup dans les reins. T'aime ça non ? poursuivit-il, agrémentant ses insultes de coup de planche sur la masse musculeuse de la bête. Espèce de clébard miteux ! Descente de lit ! Peau de rat ! Pourcia dméy-cougni ! T'aime ça pas vrai ?

Il matraqua encore une dizaine de fois la créature qui se contorsionna en gémissant sous les impacts avant de réaliser ce qu'il était en train de faire. Reculant aussitôt, le brun s'essuya le visage, chassant rageusement les larmes bloquées au coin de ses yeux. Il balança la planche défoncée et s'accroupit pour récupérer l'une des poignards du filet, justement un de ceux qu'il avait mal attaché. Il céda facilement et dès que le français l'eut en main il s'employa à couper les attaches qui maintenaient le monstre à terre.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 30 Nov - 16:56




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Le regard presque glacial ne flancha pas, même sous le rugissement de la bête, et au contraire son visage éteint comme si elle était autre part s'illumina d'un bien étrange sourire, léger, à peine présent, et pourtant clairement perceptible. Un sourire qui avait là encore rien de bien joyeux.
Fixant droit dans les yeux la créature qui, à ses yeux, venait de tuer sa seule porte de sortie, mais bien plus qu'un simple moyen d'échapper à ce cauchemar, c'était un être vivant, qu'elle connaissait, cotoyait, et appréciait. Et en ce moment, elle pouvait se dire elle-même égoïste, car derrière ces pupilles noires remplies d'une colère bestiale, la seule chose qu'elle voyait c'était le meurtrier de Descremps.
Faisant lentement tourner le pommeau de la dague dans sa paume, l'Auror rongeait son frein, prenant tout le temps qu'il lui fallait pour trouver la meilleure idée possible de comment se débarrasser de ce monstre qui lui faisait face, totalement isolée dans son monde silencieux. Mais allez savoir pourquoi, un bruit de verre brisé la sorti de ses pensées, et lâchant un long soupir résigné, la jeune femme se retourna avec lenteur, son cœur ratant un battement lorsqu'elle entrevit la cause de ce soudain brisement...
Là, devant elle, bien vivant bien que sévèrement amoché, se "tenait" l'enseignant dont elle venait de voir sa vie quitter le corps. Et il fallut bien avouer que sa surprise fut-elle qu'elle en eut le souffle coupé, titubant un instant vers le mur le plus éloigné de l'homme, non pas parce qu'elle tentait de l'éviter, mais tout simplement car ses jambes ne purent la porter plus longtemps. Elle avait déjà eut sa dose de fantômes pour le mois, ou du moins, c'est ce qu'elle avait espéré... Mais à croire que le destin en avait décidé autrement.
Glissant lamentablement contre le mur, la brune se laissa tomber au sol tout en suivant du regard l'enseignant à seulement quelques mètres d'elle qui pourtant semblait si réel s'approcher de la bête en hurlant, en français, d'un air totalement perdu... Et pourtant, cela ne la marqua pas, un peu comme si elle regardait un film qui se déroulait devant elle, que ce qu'elle voyait n'était pas réel mais juste une sorte de... Oui, de film, une ancienne photographie d'un fantôme revenu la hanter. Que disait-il ? Oh... Et quelle importance ? Ce n'était probablement même pas lui, juste une mauvaise illusion de son pauvre esprit déboussolé... Mais il paraissait si vrai. Peut-être, qui sait ? Peut-être qu'au final elle avait de nouveau droit à une seconde chance... Mais si seulement c'était le cas, elle devait s'assurer de ne pas la gâcher.

S'appuyant sur le mur derrière elle pour se relever, Oswin se redressa lentement, marchant avec cette même vitesse vers celui qu'elle avait vu mourir quelques instants plus tôt, pas même pour l'empêcher de maltraiter cette horrible créature, mais plus pour se convaincre elle-même qu'il n'était qu'un rêve. Et pourtant lorsqu'il se retourna pour aller chercher une arme, sans même lui prêter la moindre attention, elle croisa son regard, et quelque chose en elle sut immédiatement qu'il était bien là, et non mort dans ce souvenir qu'elle préférait mieux oublier...

-Ludo...

Mais le son ne passa pas ses lèvres.
Baissant la tête, comme honteuse, le regard trahissant une profonde réflexion, la brune referma sa bouche légèrement entrouverte par le choc jusqu'à présent, respirant précautionneusement afin de réussir à contrôler sa voix encore tremblante. Afin de réussir à se rassurer, et à se calmer.
Oui, il était là. Bien vivant, et elle aussi. La victime n'était pas morte et le monstre était piégé dans leurs fil... Leurs filets qu'était en train de couper cet inconscient d'enseignant.
Reprenant soudain conscience des réalités, Oswin regarda vivement autour d'eux, cherchant des yeux la jeune fille qu'elle avait enlevée, apparemment planquée contre le mur du fond, trop effrayée pour bouger, puis son attention revint bien vite sur l'homme dont elle n'attendit pas avant d'en saisir le poignet d'une main et la lame de l'autre, serrant le poignet afin de l'empêcher de récidiver tandis que son regard qu'elle tentait de faire colérique malgré son net soulagement de retrouver le brun foudroya l'autre du regard, d'une expression assez peu crédible. Comme si quelque chose sonnait faux, comme si elle était beaucoup de choses, mais certainement pas en colère.
Pas étonnant, puis qu'après tout elle ne l'était pas le moins du monde.

-Qu'est-ce que... Raté, sa voix s’éteignit avant même qu'elle n'eut terminé sa phrase. Reprenant une profonde inspiration en espérant cette fois qu'elle réussirait à lui tenir un peu plus tête, l'Auror ne tarda pas à continuer : Qu'est-ce que vous comptez faire, au juste ? gronda-t-elle en semblant pourtant plus craintive qu'iritée. Après tout ce que vous... Tout ce que nous avons fait, vous vous mettez à la battre avant de vouloir la libérer ? Comme ça ? Sans même avoir prit de précautions et avec sa proie juste derrière nous ? Vous avez totalement perdu la tête ou quoi ?

Mais elle le savait, même si elle ne le remarquait pas, une infime partie de son être avait remarqué que quelque chose n'allait pas. Mais quoi ? Comment pouvait-elle le savoir ? Et puis, il était rare qu'une "infime partie" d'inconscient permette à quelqu'un de se rendre de choses qu'il aurait mieux valut qu'il sache.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 30 Nov - 18:42


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Réagissant au quart de tour à son vieux surnom, Ludovic tourna une seconde la tête en direction de la surveillante sans la voir, le regard complétement brouillé par la colère. S'activant à toute allure, ses mains s’agrippaient aux cordes plus tendues que des câbles par les contorsions qu'effectuait le monstre pour se libérer. Une à une, à un rythme affolant, il trancha les liens, attendant à peine de les entendre rompre pour passer au suivant. Une corde, un coup de couteau, une corde, un coup de couteau... Il avait déjà fait un beau trou dans le filet lorsque son poignet se trouva ralentit par une prise non identifiée qui essaya de lui arracher son arme. Le maigrichon serra les dents et tira de toutes ses forces pour rapprocher encore la lame du piège alors que la voix d'Oswin tentait en vain de se glisser dans ses oreilles. Une corde, le couteau...

Est-ce qu'il avait perdu la tête ? Probablement. Ce qu'il faisait, il n'en avait aucune idée, il se souvenait juste vaguement que c'était ce qu'il devait faire. Rien d'autre. Ah si ! Il se souvenait aussi qu'il n'aurait pas été contre planter un objet tranchant quelconque dans le cœur de ce monstre. Cette chose sans nom qui s'était amusée à sortir des cadavres de leur tombes pour jouer avec leurs restes. Oui, cela lui revenait maintenant, mais il valait mieux oublier. Ses cheveux, son visage, sa peau et le contact gelé ; oublier, oublier... Usant de toutes ses forces, le français parvint encore à couper une autre corde malgré la résistance sur son bras avant qu'il ne se retrouve obligé de lâcher son arme. Aucune importance, il y en avait tout un tas à portée et il avait deux mains.

— Je dois la suivre ! s'égosilla-t-il en réponse tandis qu'il tâtonnait à la recherche d'une lame et d'une corde. Je dois la suivre ! insista-t-il en variant le ton comme si ces sons qui sortaient de sa gorge voulaient dire quelque chose.

Il devait bien y avoir une certaine logique dans tout ça bien que son cerveau lui répétait en boucle que ce n'était pas le cas. Ce n'était pas réel, ça ne pouvait pas l'être, c'était impossible. Ce qu'il faisait était stupide. Ludovic mit enfin la main sur une autre arme, mais n'eut pas le temps de s'en servir que dans un bruit sinistre le reste des attaches se mit à céder. Corde ? Couper ? L'ébouriffé adressa un regard ahuris à la masse énorme en train de se dresser pour se libérer totalement. Les cordes lâchaient les unes après les autres sans qu'il n'ait plus besoin d'agir et il en laissa tomber sa lame de stupeur. Qu'est-ce qu'il avait fait ? Qu'est-ce qu'il avait fait ? Qu'est-ce qu'il devait faire ?

— Courez ! hurla-t-il à la jeune fille encore cachée alors que le long rugissement que lâcha la bête lui fit l'effet d'une décharge électrique. Entrez dans la maison !

Sans même lui laisser le temps de vérifier qu'elle obéissait bien, l'instinct de survie du français le fit pivoter pour plaquer Oswin à terre, tirant un morceau de filet tranchant par dessus son dos alors qu'il couvrait la tête de la femme sous ses bras. Il cacha son propre visage contre le sol et le reste du filet tomba sur ses jambes alors que la créature se libérait enfin, renâclant et secouant son corps massif dans des projections sanglantes. Elle resta sur place un instant, le temps de chercher sa proie peut-être, avant de foncer à toute allure hors de l'impasse. Le cœur battant la chamade, Ludovic compta les secondes jusqu'à ce que le capharnaüm du monstre s'éloigne. Il resta immobile encore quelques instant, se moquant totalement de ce que pouvait bien faire la surveillante du moment qu'il parvenait à la maintenir immobile, et finit par se relever pour se débarrasser du filet, empêtré dedans jusqu'à la taille.

— Je dois la suivre ! répéta-t-il encore en se débarrassant des lames.

Les mots n'avaient toujours pas de sens pour lui mais ses jambes saisirent l'ordre et il se mit à courir après le monstre de son rythme boiteux sans même adresser un coup d’œil à la brune.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 30 Nov - 21:40




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Le regard un peu fou ... Non, le regard totalement fou de l'homme ne manqua pas de marquer la brune qui en fut un peu plus perturbée, mais qui n'en perdit pas pour autant ce peu de calme qu'elle venait de retrouver, bien qu'au fond de ses yeux la lueur fébrile de crainte se remit à briller faiblement, cette même lueur qui lui faisait penser que Ludovic était un homme dangereux dont elle ignorait tout, et que nombres de détails montraient chez lui qu'il n'était pas... Comme tout le monde.
Sans oublier qu'il y avait certains regards qu'elle connaissait et reconnaissait pour les avoir porté bien des fois, les avoir surpris dans le coin d'un miroir, et que ces dits regards, elle les avait quelques fois entrevu au fond de ces prunelles ambres qu'étaient celles de l'enseignant.
Mais là, cela relevait plutôt de l'obsession, une obsession dévorante qui le faisait devenir franchement effrayant, mais elle se refusait tout bonnement de croire qu'il n'y avait pas anguille sous roche. Elle ne voulait pas avoir retrouvé le français pour le perdre dans les tréfonds de la folie... Elle ne se l'aurait jamais pardonné.

-Descremps, vous ne...

A peine eut-elle commencé sa phrase qu'un grincement horrible la coupa, puis ce fut un craquement sinistre et avant qu'elle ait eut le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, elle se retrouvait au sol, plaquée sur le dos par l'autre qui la protégeait de son corps. Déboussolée et perturbée par cette situation nouvelle, en voyant la bête se libérer de son piège et toutes les lames s'effondrer sur le corps déjà bien endommagé de son bienfaiteur, Oswin tenta de repousser ce dernier de toutes ses forces, mais c'était que quand il voulait, il tenait bien le bougre ! A la fois surprise par cette ardeur surhumaine et craignant que la créature ne se jette sur eux, son souffle se coupa quelques secondes tandis qu'elle observait cette dernière, n'esquissant pas le moindre message, flairant tout auteur d'eux avant de s'élancer dans la rue principale, dans la direction opposée même à celle de son arrivée. Et à cet acte-ci, les sourcils de la surveillante se froncèrent légèrement alors qu'elle recommençait tout juste à respirer convenablement.
Quelque chose clochait.
Pourquoi les avoir épargnés ? Oui, ils n'étaient pas marqués, certes, mais pourquoi les avoir même ignorés ? Controlée ou pas, elle en restait une bête de chaire et de sang, avec un fichu caractère à s'en arracher les cheveux, alors pourquoi les avoir laissés saufs ?
Activant d'ores et déjà ses méninges afin de trouver la solution à cette vulgaire énigme, cette dernière ne tarda pas à s'imposer d'elle même, mais ce fut malheureusement pile au moment où Ludovic décida de reprendre ses déblatérations un peu folles, sortant par la même occasion la jeune femme de ses pensées alors qu'il se jetait déjà à la poursuite de la créature, ou, comme le pensait plutôt Oswin, face à une mort certaine.

-Descremps !

Son hurlement surplomba tous ceux des pauvres habitants paniqués de la ville, comme une flèche de lumière, comme la seule pensée persistante et logique dans le brouhaha d'une foule décervelée, mais évidemment, elle ne s'arrêta pas à là.
Se relevant à une vitesse phénoménale, l'Auror se lança à son tour à la poursuite de quelqu'un sauf qu'elle, c'était pour lui sauver la peau. Une énième fois. Et quand bien même dans son esprit persistait le doute d'une nouvelle illusion, ou que ce n'était qu'un fantôme revenu la hanter, son coeur lui disait que non, et que dans le pire des cas, peut-être et je dis bien peut-être cela lui permettrait de se faire pardonner.
De quoi ? Par qui ?
D'avoir laissé la seule personne qui lui avait montré un quelconque intérêt depuis bien longtemps mourir devant ses yeux et d'y avoir prit du plaisir. Et pardonner par qui... Cela, je vous laisse la liberté d'en déduire vous même.

-Ludovic !

Poussant une dernière fois sur ses jambes avec les forces qu'il lui restait, Oswin se propulsa en avant, sautant sur l'enseignant qui la devançait de peu tandis qu'ils finirent tous deux par tomber au sol, roulant sur plusieurs mètres et que la brune faisait de son mieux pour réussir à épargner le pauvre homme qui ne pourrait probablement plus marcher après cette dure soirée...
Finissant à cheval sur le bassin de l'homme et penchée vers lui, haletante à quelques centimètres uniquement du visage de l'autre, la sorcière se redressa un instant en secouant la tête, ses cheveux tombant en cascade désordonnée autour de son visage presque suppliant mais qui était aussi et surtout déterminé. Et lorsqu'elle prit la parole, toutes ses émotions de la plus forte à la plus discrète purent se ressentir. Car en ce moment, elle n'en n'avait que faire de garder le masque, car le plus important était de raisonner cet homme qui l'avait déjà fait tant de fois pour elle. Et jamais encore elle n'avait eut réellement l'occasion de lui rendre la pareille.

-Bon sang, Descremps, regardez vous ! s'indigna la brune tandis que le désespoir perçait dans sa voix aussi sûrement que le soleil perçait les nuages. Vous délirez, vous ne savez pas ce que vous dites, vous êtes comme... Comme possédé ! Descremps, je vous en prie !

Oswin fit une courte pause, s'humectant les lèvres en soupirant discrètement avant de reprendre en ralentissant le rythme et appuyant un peu plus les mots, comme pour calmer le jeu sans pour autant en enlever de sa sincérité.

-La suivre ne servira à rien. Elle nous a épargné ! Elle n'avait strictement aucunes raisons, alors pourquoi ? Hein ? Réfléchissez une seconde, allumez vos neurones, ne vous laissez pas à aller à je ne sais quoi alors que votre matière grise est votre plus grand atout ! Elle voulait que l'on la suive, c'est pour ça que vous en avez envie, parce qu'elle désirait que l'on... La suive. Mais le problème est que si elle joue à domicile, sur son propre terrain... Nous n'aurons aucunes chances. Surtout avec vous dans un tel état. Alors ... pour l'amour de dieu, Descremps, réveillez vous !

Cette dernière phrase s'était faite plus forte, comme si elle s'emportait, mais loin de s'arrêter à là la surveillante pris une courte inspiration, et se pencha en avant, appuyant ses coudes des deux côtés de la tête de l'homme tandis que son visage était si proche de celui du fou qu'elle sentait sans problèmes son souffle sur ses lèvres, et elle reprit la parole, en un souffle en un murmure, les yeux fermés dans cette intimité que créait ses cheveux, tombant en pagaille tout autour d'eux.

-Je sais... Non, excusez moi, je ne sais pas ce que cette bête vous a fait, je suis totalement ignorante à ce sujet mais... mais je sais que ça a dut être horrible. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que ce qu'elle a fait... Rien n'était réel, ce n'était que des mensonges, des illusions comme ... Comme tout ce qui nous entoure. Vous l'avez affirmé, vous même ! Ces gens ne sont pas réels, ni ces maisons, ni ce monstre qui vous est tombé dessus. Ce que vous avez vu... Elle se sert de vous, de vos souvenirs, de ce que vous ressentez pour vous poussez à faire ce qu'elle veut, pour vous faire du mal. Vous pousser à faire des choses loin d'être réelles. Elle ouvrit les yeux, déglutissant discrètement avant de reprendre, avec plus de douceur encore alors que sa voix s'était remise à trembler. Si vous devez vous concentrer sur quelque chose, si vous avez besoin de... De croire en quelque chose... prenez moi.

Pause. La brune chercha ses mots un instants, tentant plusieurs fois de s'avancer avant de se raviser et de ne rien dire. Mais il fallait bien continuer, elle ne pouvait s'arrêter ainsi, et de toute façon, elle n'avait pas terminé de parler.
Le silence était retombé, et le froid de la nuit commençait à peine à se faire ressentir chez la surveillante qui commença à trembler légèrement, ses poumons embrasés par l'air glacial qui se rappelait à eux elle continua tout de même sur sa lancée, ne voulant tout simplement pas laisser à l'autre le temps de l'interrompre, de retomber dans sa folie.

-Je suis là, devant vous et bien vivante. Je viens du même endroit que vous, je suis... Je suis tout à fait réelle. Tout va bien, elle est partie, ça va aller... Laissez vos cauchemars, je suis là pour vous aider, et je ne vous abandonnerai sous aucuns prétextes, et croyez moi ! Mais je vous en supplie, Ludovic, revenez moi...

Et laissant échapper un dernier souffle tremblant, Oswin ferma à nouveau les yeux alors qu'elle laissait tomber son front contre celui de l'homme, fronçant les sourcils à s'en faire mal pour s'empêcher d'en dire plus, d'en montrer plus, tentant de contenir à la fois la crainte et le soulagement qu'elle avait eut de le retrouver et qui à présent tentaient de remonter. Elle aurait beau ressentir toute la joie ou la tristesse du monde, Ludovic n'allait pas bien, et ce n'était donc certainement pas à elle de se montrer faible.






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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 1 Déc - 1:20




Pour que le chasseur devienne la proie
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Ludovic fonçait à corps perdu entre les façades sombre, le souffle rauque, l'air d'être sur le point de s'évanouir, mais il fallait tenir, il fallait voir où la créature partait, trouver son repaire et trouver son maitre. Le brun accéléra un peu plus, au fur et à mesure qu'il avançait l'adrénaline commençait à retomber et ses blessures se rappelaient à lui dans une vague déferlante de douleurs. Les côtes d'abord, puis sa jambe et le crâne qui commençait à entrer dans la partie. Il avait l'impression d'avoir des clous plantés dans les poumons et de marcher dans un brasier consumant tout de sa cheville à sa hanche droite. Il n'arrêta pas pour autant, s'efforçant de laisser son corps au second plan alors que le sang martelait ses oreilles et qu'un voile rouge commençait à lui troubler la vue. Tenir encore, tenir. Il entendait la bête devant lui, plus qu'un lointain écho, peut-être même uniquement le fruit de son imagination, mais il était certain qu'en tournant à la prochaine rue il parviendrait à voir par où elle partait. Certain oui, autant que les trois premières fois où il avait tourné.

Sur le point de s'écrouler, la loque humaine s'arrêta en entendant son prénom - les merveilles du conditionnement - comme un signal de secours pour stopper les machines. Il bascula légèrement la tête en arrière pour aspirer plus d'air, toussant sans quitter des yeux la ruelle. Juste une pause, juste une pause... Elle fut hélas de très courte durée avant qu'il ne se fasse une nouvelle fois faucher par une masse non identifiée, roulant durement dans la poussière. Le peu d'air sec qu'il avait encore lui échappa complétement et il eut l'impression de se faire aplatir par la patte d'un dragon en colère. Les fameux pavés s’enfoncèrent cette fois dans son ventre, taquinant ses côtes flottantes au passage, il n'eut pas l'occasion de sentir l'emplacement de tous les impactes que l'élan lui fit faire un autre roulé-boulé qui se termina par un violent choc dans l'omoplate. Tiens, c'était nouveau ça.

Ludovic lâcha un gémissement étranglé, sa respiration saccadée lui soulevait le buste en panique essayant de remplir ses poumons trop vides. Les pupilles totalement dilatée, encore en état de choc, son regard se perdit dans le vide à la recherche des étoiles qui demeuraient cachées par une vague lueur difforme. Est-ce qu'il allait mourir ? Il ne voyait plus rien et ne sentait plus qu'un vaste bourdonnement dans son corps. Fermant les paupières aussi fort qu'il le put, le brun prit une profonde inspiration qui ressemblait plus à une complainte levant les mains dans l'idée de se débarrasser de ce qui le bloquait sur le sol. Il n'eut même pas la force de bouger autre chose que ses coudes et finit par laisser tomber alors que la voix d'Oswin commençait à percer dans le brouillard et la lumière qui dansait sous ses paupières. Elle résonna si fort dans son crâne que l'échevelé lâcha un autre gémissement, incapable d'articuler ses pensées. Bien sûr qu'il se rendait compte qu'il délirait, il aurait fallut être stupide pour ne pas le voir, mais qu'est-ce qu'il y pouvait ? Il était fou c'était comme ça. Depuis toutes ces années ça devait bien finir par lui revenir dessus un jour ou l'autre et, au moins, cette fois, cela tombait assez bien pour qu'il n'ait pas à s'occuper de ce qu'il venait de voir.

Laissant retomber l'arrière de son crâne sur les pavés, l'ébouriffé se força à respirer, sentant un poids sur son bassin et des cheveux lui caresser le visage au rythme de ses inspirations. Son rythme cardiaque commençait à ralentir, le feu dans ses veines chassé par un grand froid de fatigue. Il se tordit le cou pour essayer d'apercevoir les ruelles loin au-dessus de lui, écoutant à demi la voix douce de la femme. Ne cherchant même plus à comprendre ce qu'elle lui disait. Quelle importance ? Il n'avait, encore une fois, servit qu'à faire empirer les choses. Lentement, ses muscles se relâchèrent, la douleur dans sa jambes s'estompant, et son souffle retrouva un peu d'ordre. Il sentit vaguement la chaleur des bras de la jeune femme lui encadrer le visage, bougea les yeux millimètre par millimètre pour essayer de la regarder, tellement épuisé à l'idée de courir qu'il aurait été prêt à geler ici jusqu'à ce qu'il ne puisse définitivement plus bouger, comme un pavé parmi les autres.

Mais soudain, deux mots dans les paroles de la brune le firent tiquer, lui faisant rouvrir un peu les paupière et rallumant un éclat dans ses yeux. Son souffle se fit plus ténu, comme en attente de nouvelles consignes alors que la brune s'était tut. Il la fixa sans mot dire toujours gelé et épuisé, les bras levés, appuyés sur ses coudes, ne pouvant pas vraiment les replier à cause du corps de la surveillante qui limitait ses mouvement. Attendant, de moins en moins patient et toujours très peu concentré, qu'elle termine ce qu'elle avait à dire, si jamais elle avait envie de terminer.

Alors qu'il s’aplatissait un peu plus contre le sol, juste au cas où, la jeune femme reprit bel et bien, murmurant de douces promesses avant de soupirer et faire quelque chose qui fit tressaillir le français. Les yeux écarquillés, le maigrichon déglutit, s'agitant comme s'il voulait s'échapper. Il ferma aussitôt les yeux, essayant de ne pas reperdre son calme. Elle n'avait pas le droit de faire ça, c'était son truc ! Son habitude. Son pacte... Ludovic déglutit encore, se repassant en boucle ce qu'elle lui avait dit. Pas tout, mais le plus important pour lui, la prendre comme point de repère. Avec une infinie lenteur, le brun posa sa main à demi-fermée contre le dos de la française, comme hésitant à vraiment la toucher. La fatigue le rendait cotonneux, mais il parvint tout de même à faire aller et venir ses doigts d'un geste mal-habile le long du tissu rouge de la robe d'Oswin. C'était réel, elle devait l'être. Il ouvrit la paume au creux de ses reins, joignant son autre main dans son dos, glissant sa tête contre celle de la brune à mesure qu'il la serrait dans ses bras pour la rapprocher un tout petit peu plus près. Juste assez pour être en mesure de prendre les lèvres de la jeune femme entre les siennes.




Rappel camouflage:
 

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Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 2 Déc - 18:12




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Elle l'avait touché. Ses paroles avaient eut l'effet escompté, et elle avait réussit en un sens à le raisonner. Mais pour être tout à fait juste, ces quelques réussites n'eurent pas plus d'importance aux yeux de la brune que si le vent soufflait à l'est où à l'ouest. Car en ce moment, l'esprit de la surveillante était totalement vide de toutes pensées, et il n'existait autour d'elle plus de ces cris désormais lointain, ces maisons, ces monstres... Il n'y avait plus qu'elle et lui, et elle était prête à dire ou faire n'importe quoi uniquement pour le ramener auprès d'elle.
Alors lorsqu'elle sentit le brun réagir, avec une lenteur impressionnante, commençant à caresser le tissus rêche de sa robe de gestes hésitants, Oswin ne fut même pas surprise, et la fatigue qui était alors retombée sur elle ne la firent qu'à peine réagir. Mais pourtant, elle la sentit, cette caresse qui en disant autant qu'elle en cachait, et son souffle parut même s'accorder en rythme avec ses allées et venues tandis qu'elle sembla même se plier sous celles-ci, comme pour en profiter que d'avantage. Lente, douce, légère, sa respiration frôlait la peau de l'homme alors qu'elle sentait une nouvelle pression sur son dos, mais loin de s'en gêner, l'Auror qui semblait à ce moment plus réceptive et fragile que jamais s'y fait bien vite, et lorsqu'elle sentit le chaud contact des lèvres pourtant gelées de l'homme sur les siennes, dire qu'elle s'y était faite bien vite serait un heureux euphémisme.
Accueillant celles-ci avec une douceur impressionnante, la jeune femme y répondit avec des gestes si lents, si tendres, si différents des fois précédentes que l'on aurait bien du mal à croire que cette femme était la même que l'on pouvait croiser dans les couloirs de Poudlard avec une sacré malchance. Car cette femme là n'était pas exactement celle que l'on connaissait sous le nom d'Oswin, la femme forte capable de vous envoyer droit à Sainte-Mangouste si vous alliez un peu trop loin, mais c'était bien Linda qui rendait aujourd'hui avec une telle tendresse les gestes langoureux de Ludovic, comme dépendante de ceux-ci. Comme dépendante de lui.
C'est pourquoi elle ne le brusqua pas, profitant de l'instant jusqu'à ce qu'il ne se dérobe, laissant une Oswin encore embrumée derrière lui, ne sachant elle-même que trop penser de tout cela alors que son regard laissait clairement paraître ce qu'elle avait pensé de ces quelques échanges. Peu à peu, son esprit se remit en marche et le monde autour d'elle lui revint quelque peu, mais alors que le coup de fatigue et de résignation s'envolait lentement, un nouveau détail lui sauta aux yeux, et cette fois, quelque chose qui la ramena pleinement à elle.

-Ludovic ...?

Fronçant légèrement les sourcils, la brune se rassit dans une position quelque peu plus confortable alors qu'une main alla remettre une mèche de cheveux derrière son oreille, et que l'autre se saisissait du menton du français pour tourner son visage à elle. Et au moment même où elle vit ses yeux clos et son visage neutre à en faire peur, son coeur fit un bon dans sa poitrine tandis que son regard se teignit d'une peur clairement justifiée et que sa respiration s'accéléra soudainement.

-Non non non non... Ludovic !

Que s'était-il passé ? Il était tombé dans les pommes ? Il avait succombé à ses blessures ? Oh non... Elle n'avait même pas prit la peine de vérifier s'il allait bien avant de se comporter en une vulgaire enfant capricieuse... Et peut-être même cela lui avait coûté la vie ! Elle l'avait perdu une première fois, et elle s'était vu offert une seconde chance, ce n'était sûrement pas pour la gaspiller en gamineries !
Se passant hâtivement une main dans les cheveux pour essayer de se calmer, Oswin tenta alors que prendre son pouls, se dépêchant de dégager cet idiot de pourpoint trop long pour pouvoir tenter quelque chose.

-Non, Ludovic non, vous restez avec moi !

Mais dans sa panique elle ne sentit pas le moins du monde le coeur de l'homme qui bâtait encore faiblement.

***

Serrant un peu plus le nouveau bandage, Oswin termina son tour avant d'en découper l'extrémité à l'aide de la dague offerte le matin même par celui qui a présent dormais d'un profond sommeil dans ce lit de fortune. Accorchant la bande restante, la jeune femme esquissa un léger sourire suite à son travail terminé, et observa quelques secondes en silence l'homme totalement épuisé. Elle n'avait pas eut grand mal à lui enlever ses habits, que ce soit en haut pour lui bander le torse ou plus bas pour tenir en place sa jambe. Cet exercice là fut d'ailleurs plus complexe, mais l'important était qu'elle y était parvenue sans trop de difficultés. Peut-être que toutes les blessures n'étaient pas prises en compte, après tout la technique du palpage n'était pas fiable à cent pourcents, néanmoins elle restait persuadée que la plupart étaient passées sous son regard avisé, et il fallait avouer que bien qu'elle s'attendait à avoir une quantité impressionnante de sequels, elle ne pensait pas en trouver autant.
Levant au bout de quelques minutes son regard du corps semblant si paisible de l'enseignant, Oswin prit une profonde inspiration afin de se faire craquer la nuque, comme pour s'étirer, avant de faire rouler son épaule meurtrie qui avait connu des jours meilleurs. Se trimballer un corps à longueur de journée, pourquoi pas ? Mais quand il fallait le faire plusieurs jours d'affilée, elle avait beau être entraînée et préparée à cela c'était tout de même quelque peu éprouvant ! Enfin... Pour ce qu'elle en pensait, ce n'était pas très important, après il y avait plus malchanceux qu'elle, et le meilleur exemple était sans doute celui qui, auprès d'elle, dormait à poings fermés. Fixant son visage quelques secondes encore, dans la faible lumière d'une lampe à huile en fin de vie, la brune esquissa un discret sourire à mi-chemin avec la grimace, se rappelant une nouvelle fois ce regard, ce Descremps imaginaire qu'elle avait fait tué, si réel, si présent... Puis lui vint à l'esprit son réveil précipité de cette nuit, ses cris, et encore une fois, le regard qu'il avait eut envers elle.
Détournant la tête, la jeune femme lâcha un soupir tandis que les derniers avant qu'il ne tombe dans le sommeil lui revinrent en mémoire, comme lointain, brumeux, mais toujours aussi terriblement agréables. Mais bon sang qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Irresponsable qu'elle était, même pas penser à regarder l'État de santé d'un civil avant de s'en occuper... Vous parlez d'une Auror, elle n'était bonne au final qu'à faire de beaux discours et à ... Tirer dans le crâne des gens.
Cette réplique amère lui arracha un imperceptible sourire jaune tandis que le matin même lui semblait déjà si loin, mais chassant ses pensées sombres en passant ses mains dans sa chevelure, la brune finit par se lever avec une profonde inspiration, et se saisissant du crayon qu'avait jusqu'à présent gardé l'enseignant sur lui, elle se servit d'une feuille vierge pour marquer en évidence :

"J'aimerai que vous ne réveilliez pas, mais je sais que ce ne sera pas le cas. J'aimerai ensuite que vous vous rendormiez mais je sais que cela n'arrivera pas. Alors quite à rester debout, Tiberius m'a parlé d'une source chaude, à dix minutes au Nord, allez-y. Cela vous fera du bien.
Oswin"


Relisant une dernière fois le petit mot, elle reposa ensuite ce dernier bien en évidence sur la table, se munissant ensuite de la lampe à huile qui illuminait faiblement avant de sortir de la chambre d'un pas lent, plongeant alors cette dernière dans le noir le plus total, uniquement perturbé par la discrète lueur d'une petite bougie.
La surveillante descendit ensuite au rez-de-chausser où le silence absolu régnait en maître. Le vieux pêcheur qui leur servait d'hôte dormait depuis longtemps, et à présent, il lui semblait être là la seule âme vivante en ces lieux. Ouvrant un à un les différents pots qui ornaient les lieux, elle arrêta son inspection lorsqu'elle trouva du pain, s'en arrachant un bout avant de se le fourrer dans la bouche, refermant ensuite le récipient dans ce calme presque irréel. Il était totalement dingue de penser qu'à peine une heure plus tôt, ils étaient, avec Ludovic, à la poursuite d'une Bête féroce qui au final les avait attrapé à leur propre piège. Une situation assez rageant du point de vue de l'Auror d'ailleurs, mais pour le moment, ses pensées étaient ailleurs, bien ailleurs.
Plongée dans ses pensées, la jeune femme ne revint réellement au monde réel que lorsque son regard croisa son reflet dans une sorte de tasse en métal. Teint sale, cheveux gras, et quelques égratignures sur le visage, il fallait avouer qu'elle était déjà parue sous des jours meilleurs, et même si son regard critique aggravait bien des détails, les miettes de pain sur ses lèvres n'arrangeaient pas ses affaires. Machinalement, sans réel but, Oswin commença à rassembler sa chevelure, tentant de lui donner une apparence un peu plus présentable alors qu'il lui venait tout simplement à l'esprit d'employer les grands moyens.
Il y avait une source non loin d'ici, pas vrai ? Et pour autant qu'elle sache, il n'y avait pas que les français suicidaires qui avaient le droit d'y aller ! Et encore peut-être que cette description lui aurait plus correspondu que ce qu'elle pensait...

Suite à cela, il ne lui fallut pas longtemps avant d'y arriver, serviettes ou couvertures de fortunes sous le bras alors qu'elle songeait même qu'il aurait mieux valu ne rien prendre. Mais ne sait-on jamais ce qu'il aurait pût arriver, peut-être qu'un génie du mal apparaîtrait, lui demandant une serviette ou la mort ? Allez savoir !
Déposant son paquet près de l'eau, Oswin observa un instant la source presque lumineuse dans cette nuit noire, éclairée par l'unique blancheur de la l'une qui pourtant révélait sa clarté improbable. Ce devait être une source établie ici il y a longtemps, d'origine souterraine très probablement, car elle ne voyait d'ici aucuns cours d'eau ne la ravitaillant. Le forêt bordait son contour et de la d'où elle venait, il y avait tout un coin obstrué par les branches, probablement presque magique une fois que l'on y était, mais passant plutôt inaperçu de l'extérieur. L'herbe s'arrêtait tout juste à quelques mètres de l'eau, la ou les roches semblables à de l'ardoise prenaient le relais, créant ainsi un bassin d'une forme unique, presque en entonnoir, qui devenait peu à peu de plus en plus profond.

Prise alors d'un doux enthousiasme, la sorcière esquissa un sourire en coin avant qu'elle ne commence à enlever sa robe, sans la moindre pudeur, laissant tomber l'épais tissus à ses pieds tandis qu'elle s'attaquait alors aux jupons et à ses sous-vêtements. Ces derniers subirent le même sort que la robe, et se munissant uniquement d'un petit sac en toile, la jeune femme pénétra l'eau avec une lenteur presque cérémoniale. Sa peau bronzée presque illuminée par cette source -qui était sans doute la preuve la plus concrète que ce monde n'était pas réel-, une faible lumière bleuté redessinait ses traits, tandis ses cheveux tombaient en cascade dans son dos jusqu'à venir caresser le bas de ses reins, un bon peintre ou un amateur d'art aurait pût trouver dans cette scène irréelle quelque poésie, ou tout simplement, une belle image à dépeindre, mais des peintres ici, il n'y en avait pas. Et le seul à des lieux à la ronde sombrait profondément dans un sommeil sans songes.

S'immergeant totalement dans l'eau étonnamment chaude, la jeune femme caressa ses cheveux avec plaisir lorsqu'elle en sorti, un sourire franc et sincère aux lèvres alors qu'elle retrouvait un plaisir qui lui avait cruellement manqué. Profitant encore un peu de cet élément qui lui était si précieux, Oswin finit tout de même par se diriger vers l'un des bords, déposant le petit sac jusque là inutilisé sur la pierre avant l'ouvrir, y plongeant la main pour en sortir une franche poignée de cendre récoltée dans l'âtre de la bicoque de Tiberius, puis de s'en étaler sur les cheveux. Cela pouvait étrange, mais elle connaissait depuis longtemps nombre de manière d'en faire beaucoup avec très peu, et croyez le ou non, la cendré était autrefois utilisée en guise de savon, les premiers d'entre eux étaient d'ailleurs fait à base de cendres, et depuis bien des années maintenant elle savait que cette vieille astuce portait effectivement ses fruits.
Se massant le cuir chevelu quelques minutes, la jeune femme ne tarda pas cependant à se replonger dans l'eau, lavant ainsi sa tignasse de la mélasse grise dont elle était à présent remplie. Elle recommença ainsi le même manège, deux ou trois fois, tantôt pour ses cheveux, tantôt pour sa peau, mais au final, ce n'était la qu'un prétexte pour profiter un peu plus de cette source inespérée, et de la vue qu'offrait la falaise toute proche.

Malheureusement pour elle, elle ne pouvait rester éternellement, et elle le savait. C'est pourquoi au bout de quelques longues minutes, elle fini tout de même par sortir de cette eau qui semblait la retenir, retournant au froid mordant de l'air tandis qu'elle s'habillait à nouveau, observant distraitement la lune au dessus d'elle. Et ses pensées dérivèrent lentement, retombant inévitablement sur Descremps qui, dans la maison, devait probablement encore dormir. Lorsqu'il se réveillerait, nuls doutes que l'adrénaline partie il allait sentir venir les douleurs de cette journée mouvementées... Il lui aurait fallut une herbe pour lui faire passer tout cela...
Lorgnant sans vraiment s'en rendre compte sur la forêt toute proche, il ne fallut pas longtemps avant qu'une idée naisse au fond de son esprit, remontant peu à peu alors qu'elle songeait à aller chercher ou au moins voir si quelque chose pouvait aider le pauvre bougre. Elle connaissait les plantes, et savait se retrouver... Alors autant tenter le coup non ?
Et s'engouffrant dans la forêt après avoir correctement rajusté sa robe, et couvertures sur les épaules.

Elle n'en sortit que bien plus tard, une heure plus tard, voir même peut-être deux, ayant trouvé au final de quoi soulager les douleurs du français. Une nouvelle fois plongée dans ses pensées, elle faillit bien s'en aller sans même accorder un regard à la source, mais c'était sans compter sur ses instincts qui lui firent lever la tête, surprenant alors en plein délit le français qui dormait à nouveau. Tout d'abord quelque peu surprise de l'y voir déjà, elle s'employa tout de même à ne pas faire de bruit, s'approchant en marchant dans l'herbe lentement jusqu'à arriver auprès de lui, s'asseyant toujours en silence tandis qu'elle scrutait le ciel, jetant tout de même un rapide regard en biais à l'enseignant avant de briser le silence d'une voix calme :

-Bel endroit n'est-ce pas ?






Tenue d'Oswin:
 

___

“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
Linda Oswin
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Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3
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