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 You can't run forever - jour 4

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Gallions : 3633
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MessageSujet: You can't run forever - jour 4   Mer 30 Déc - 17:23




You can't run forever
You can't run forever

Empêtré dans les couvertures, Ludovic dormait d'un sommeil paisible, plongé dans une de ces douces chaleurs qui vous font passer l'envie de vous lever. Il se trouvait allongé sur ses côtes douloureuses, aussi respirait-il profondément et par saccades, les sourcils froncés par la douleur perçante qui courrait le long de ses os, trop diffuse pour le tirer de son repos, mais bien assez vive pour qu'il la sente. Ce que la vie sans magie pouvait être compliquée. L'échevelé inspira encore, avalant le parfum ténu de la peau d'Oswin avant de relâcher son souffle. Il avait un bras passé par-dessus celui de la jeune femme, l'autre en appuis sous sa tête, son visage enfoui parmi les longs cheveux bruns de la surveillante. Le reste du corps bloqué par les plis du tissu, il essaya de remuer pour libérer ses jambes, s'éveillant soudain lorsque la manœuvre le fit peser encore un peu trop sur ses côtes.

Le brun ouvrit les yeux et dressa la tête, toujours trop égaré dans les limbes pour réussir à comprendre où il se trouvait. Il pivota pour se remettre sur le dos et se passa une main sur le visage, l'autre essayant de démêler la couverture dans laquelle il se trouvait enroulé. Il lâcha un bâillement se frottant encore les paupières puis commença à se défaire du couvre-lit, sentant avec plaisir l'air frais le tirer du sommeil. Cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas aussi bien dormis. Lorsqu'il fut un peu plus frais, il afficha un sourire et s'assit pour s'étirer un peu, s'interrompant par crainte de réveiller la jeune femme à ses côtés. Lentement, Ludovic se glissa hors du lit en veillant à ne pas la déranger et faillit oublier de retenir les bords de son pantalon trop large lorsqu'il s’étira pour de bon une fois sur le plancher. Son manège terminé, le brun se gratta la tête et jeta un coup d'oeil aux fentes dans la toiture. A en juger par la lumière crue qui y filtrait le jour devait déjà être levé. Le jeune homme hésita encore un instant avant de commencer à se changer sans prendre la peine d'aller se cacher derrière le paravent, mais prenant son temps pour ajuster son pourpoint et sa chemise. Mieux valait être présentable pour cette journée.

Distraitement, il passa sa main sur son visage pour en évaluer l'état, sentant le picotement de sa barbe qui commençait à prendre racine. Il ajusta une dernière fois sa chemise, hésita encore une seconde et alla s'accroupir à côté du lit pour être à hauteur de la tête de la surveillante. Il fronça légèrement les sourcils et se retint de chasser une des mèches brunes qui tombait sur le front de la jeune femme, préférant lui saisir délicatement l'épaule pour la réveiller en douceur tout en lui tenant le poignet de l'autre main - juste en cas de mauvais réflexe.

— Oswin ? fit-il, haussant un peu la voix au fur et à mesure. Oswin ? Oswin. Il fronça un peu plus les sourcils et lâcha l'épaule de la jeune femme, appuyant son avant-bras sur le matelas. Je descends voir Tibérius, prenez votre temps pour vous lever, je vous attends. Il resta silencieux un instant avant de se sentir obligé d'ajouter quelques mots d'un ton un peu plus directif. J'ai dit prenez votre temps. D'accord ? Je ne veux pas vous voir avant cinq minutes au moins.

Il scruta une seconde le visage de l'endormie avant de la lâcher et de se relever. Pivotant pour aller récupérer de quoi manger sur la table avant de quitter la chambre puis l'étage. Comme il l'avait cru, le jour semblait s'être levé depuis bien longtemps aussi trouva-t-il Tibérius attablé devant un bol de soupe après avoir vidé une bonne dizaine de poissons. Lâchant tout juste un bonjour, le français alla s'installer en face de lui pour déposer le pain, les fruits et les autres petites choses qu'il avait apporté.

— J'aurais besoin d'un manteau pas trop voyant mais assez soigné, commença l'échevelé d'un ton aimable après avoir avalé un bout de pain. Est-ce que vous auriez quelque chose comme ça dans vos tiroirs ?

Il se sentait d'excellente humeur, empressé à l'idée de la journée à venir. Si bien que son hôte n'eut même pas le temps d'aller chercher ce qu'on lui demandait que le sorcier avait commencé à lui poser une nuée de questions. Semblant plus enthousiaste à chaque réponse. Il ne fallut pas longtemps pour que Ludovic se retrouver penchés au-dessus des restes de poissons, occupé à essayer d'en déterminer l'espèce sous l'oeil attentif de son professeur et encore moins de temps pour qu'ils ne commencent à échanger, au grand péril de Tibérius, quelques recettes de cuisine.




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Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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Gallions : 1828
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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Jeu 31 Déc - 2:06


 

 

 
You can't run forever.

 



Malgré ses admirables efforts de discrétion, il fallut avouer que l'enseignant ne le fut pas assez pour ne pas sortir Oswin de son sommeil léger. Après tout, quand on cherchait a ne pas être retrouvé par la police ou autres services sociaux, il fallait mieux ne dormir que d'un oeil, et cette capacité qu'elle avait eut jeune déjà s'était installée et même avouée utile dans son travail d'Auror. Alors pensez bien qu'un français se débattant dans une couverture qu'elle était censée partager ne passa pas inaperçu, et que lentement mais sûrement, la brune sortit lentement de son sommeil le plus discrètement possible, ouvrant à peine les yeux pour scruter en silence l'homme qui se levait. Certains appelleraient ça du voyeurisme, et quelque part, c'était bien vrai, car bien que son visage était toujours endormi, son regard paisible brillait déjà d'une lointaine lueur espiègle. Fermant les yeux lorsque l'autre se tournait vers elle, la surveillante profita néanmoins gracieusement de la scène que lui offrît l'enseignant lorsqu'il se changea, ne se doutant pas que l'âme derrière lui n'était plus tout à fait en sommeil, mais lorsqu'il finit par mettre son pourpoint, s'habillant avec une lenteur inhabituelle, la brune jugea plus juste de refermer les yeux, profitant encore un peu de la modeste chaleur du lit.
Des matins comme ceux là il y en avait trop peu, des réveils calmes, une nuit des plus agréables, et une chaleur humaine à ses côtés... En général, elle ne pouvait avoir les trois à la fois, les amants d'un soir n'étaient que peu enclins aux matins prolongés ou aux nuits tranquilles, et quand elle avait droit à un peu de repos personne ne partageait son lit. Peut-être n'était-ce pas exactement la personne idéale ou la mieux placée, et encore moins celle avec qui l'Auror aurait imaginé passer une nuit, mais le sort nous réservait parfois de bien étranges situations, et quelques fois, il valait mieux les accepter telles qu'elles venaient. Surtout lorsqu'elles s'avéraient aussi... Agréables.  
Alors qu'un fin et étrange sourire s'était affiché sur le paisible visage endormi de la jeune femme, elle entendit le pas du français se rapprocher sur le parquet, puis il eut quelques courtes secondes de silence avant qu'elle ne sente le matelas se pencher, en déduisant bien vite que l'autre s'y était appuyé, tout près d'elle. Elle senti son souffle tandis qu'il lui prenant doucement l'épaule, soufflant son nom avant de monter peu à peu le ton, et pourtant malgré son attention, Oswin ne montra aucuns signes de son réveil, se contentant d'écouter la voix de l'enseignant alors qu'on avait l'impression qu'elle affichait un doux sourire mais qu'il n'en était en réalité rien. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit Ludovic s'éloigner à nouveau qu'elle osa rouvrir les yeux, le suivant du regard tandis qu'il sortait de la pièce. Elle entendit ses pas dans l'escalier, la trappe grincer alors qu'il la refermait, et sembla même saisir quelques bribes de conversations ensuite tant l'isolation était mauvaise, et ramenant ses bras sous sa tête, toujours tournée sur le côté, elle referma ses yeux en lâchant une longue expiration qui la détendit d'autant plus.
Depuis combien de temps déjà elle ne s'était permis de dormir un peu plus ? Se levant tranquillement et sans se presser, elle qui sautait toujours au pied du lit aux aurores pour s'entrainer et prendre de l'avance dans son travail. Mais ici, pas de travail, seulement leur propre vie qui était en jeu mais ce qui était en quelque sorte son parfait quotidien, et puis si Ludovic semblait penser qu'elle pouvait prendre son temps c'était bien qu'ils en avaient, du temps non ?
Profitant ainsi de quelques bénéfiques minutes de sommeil de plus, la surveillante ne fut levée que lorsque quelques rayons de soleils vinrent caresser ses paupières, la faisant se lever lentement mais avec le visage comme apaisé. Se mettant sur le dos, fixant quelques secondes le plafond au dessus d'elle, la brune se frotta quelques secondes les yeux pour se réveiller un peu plus, avant de lentement s'assoir sur le lit, s'appuyant sur le mur en regardant autour d'elle, la tête encore dans les nuages. Il lui fallut quelques nouvelles longues minutes avant qu'elle ne se lève, s'étirant, comme à son habitude, sans la moindre gêne, avant de machinalement reprendre la robe qu'elle avait subtilisé quelques jours auparavant dans l'idée de l'enfiler. Tout comme l'homme quelques minutes avant elle, elle ne prit pas la peine d'aller se cacher derrière le paravent dont elle se servait d'habitude, de changeant sans pudeur au milieu de la petite chambre avant de refaire correctement le lit dans lequel elle avait dormi et de se permettre de mettre un peu d'ordre dans cette chambre qu'ils avaient investi, elle même totalement plongée dans ses  pensées. Mais une fois cette petite besogne terminée, elle ne perda pas plus de temps et après avoir jeté un coup d'œil satisfait à cette salle désormais familière, elle la quitta pour se rendre au rez-de-chausser.

Lorsqu'elle arriva dans la cuisine, Ludovic sembla encore plongé lui dans une discussion passionnée entre lui même et le vieux pêcheur, et le voir ainsi aussi énergique et... Lui-même en fait, l'Auror ne pût s'empecher d'esquisser un sourire franc, sincère, se sentant elle même délivrée de bien des problèmes. Se dirigeant en silence vers la table ou étaient attablés les deux hommes, Oswin s'y assit ensuite et écouta les deux quelques instants, quelques brèves secondes, adressant un salut poli de la tête à leur hébergeur avant de tournera tête vers l'enseignant à sa droite, sa tête dans sa main alors que son coude était appuyé sur la table. Et lorsque la discussion sembla s'épuiser et que le français tourna lui aussi le regard vers elle, elle lui sourit calmement en lâchant simplement :

-Bonjour, Monsieur le Professeur... En pleine discussion je vois, je vous interrompt peut-être ?

En tous cas, il semblait déjà bien éveillé, et une telle énergie était très franchement rafraîchissante dans l'esprit trop sombre qu'était le sien.



 

 



Tenue d'Oswin:
 

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Dernière édition par Linda Oswin le Dim 3 Jan - 17:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 3 Jan - 4:11




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Lui adressant tout juste un coup d'oeil, Ludovic se désintéressa bien vite de la jeune femme qui venait de faire irruption au rez-de-chaussée. Les doigts appuyés contre ses tempes, il fixait avec attention le poisson au ventre ouvert en face de lui, avec la même intensité dont certains de ses camarades du temps de Poudlard pouvaient faire preuve lorsque venait le moment de faire parler les feuilles de thé. Mais ce n'était pas une prédiction qu'il recherchait dans le regard vide du poisson. Concentré sur les écailles argentées qu'il tentait d'identifier, il ne prit pas même la peine de tourner la tête lorsque la brune vint s'installer à côté. Deux ailerons, trois... quatre nageoires plus la queue, enfin, à supposé qu'il s'agisse bien de nageoires et une coupe effilée. Il était sûr d'avoir déjà vu cela chez un poissonnier.

— Alors vous dites que l'ont peut rouler des poissons dans des miettes de pains et que cela fait... du poisson de main ? poursuivit le pécheur tandis que la française les rejoignait.

— Du poisson pané, corrigea aussitôt le brun en tournant la tête vers son interlocuteur. Mais ce n'est pas tout à fait des miettes de pain, poursuivit-il en levant les yeux à ses sourcils. C'est de la chapelure. Il y a plus de gras dedans je crois et de la farine. En fait vous roulez les poissons dans la farine et ça suffit à en faire un pané. Vous ne savez pas faire ça ? s'étonna le français avant d'enchainer. J'ai un ami qui les assaisonne à la crème anglaise, c'est plutôt bon, il faut le reconnaitre, mais je préfère y mettre un oeuf et du bacon, tout est meilleur avec du bacon... et puis vous ajoutez un peu de persil, du citron des grains de moutarde et une cuillère de sucre. Le maigrichon haussa un sourcil et le coin de ses lèvres, se faisant saliver tout seul. Divin.

— Crème... anglaise ? répéta Tibérius avec un air totalement perdu.

— Mais oui, vous savez... le truc avec de la vanille. Un machin pâteux qu'on met avec les oeufs en neige et qui à la même couleur que de la crème brulée sans caramel. Il y a de la vanille dedans je crois et de l'oeuf il me semble... ou de la crème. Incroyable ce que les desserts ont avec les oeufs...


Le brun s'interrompit, scrutant une seconde le visage de son auditeur qui paraissait de plus en plus perdu, avant de froncer un sourcil. Peut-être s'était-il un peu avancé sur l'époque. Il allait reprendre la conversation lorsque la jeune femme l'interrompit, lui faisant enfin tourner la tête dans sa direction.

— Constamment, répondit-il, mais, la plupart du temps, c'est fait avec des arguments plus percutants. Il glissa sa main contre sa joue barbue du côté de son bleu à moitié caché et s'appuya un peu en direction de la jeune femme. Vous avez fait de beaux rêves ce matin ? Glinda ? reprit le professeur d'un ton mielleux lourd de sous-entendus et détachant bien les syllabes du prénom. J'esperait ne pas vous avoir réveillé, mais je suis ravi de voir que vous l'étiez assez pour me prêter un peu d'attention. Le brun afficha un large sourire. Cinq minutes c'est bien ça. Il attendit la réaction de sa collègue une seconde avant de reculer sur son siège. Tibérius me parlait de sa pèche. Enfin, de sa carpe. N'est-ce pas ? fit l'échevelé en se retournant vers leur hôte. C'est un jeu,
expliqua-t-il à sa voisine. On s'ennuyait en vous attendant et comme on avait fini le petit déjeuner je lui ai dit que ce n'était pas bien compliqué de différencier des poissons. L'ébouriffé afficha une grimace chuchotant la suite à Oswin assez fort pour que le pécheur l'entende. Il faut croire que ça l'a vexé. Il pivota une nouvelle fois pour reporter son attention sur l'homme avec un air solennel. C'est une carpe c'est bien ça ?

— Non, monsieur, répondit l'intéressé, c'est un loup.

— Quoi ? s'exclama l'échevelé sans plus se soucier d'être discret maintenant que la surveillante était réveillée. Ce n'est pas un loup, ça n'est pas un nom de poisson un loup ! C'est un loup un loup ! Ne me refaites pas le coup du poisson-roi, ordonna le maigrichon en pointant un index accusateur en direction du prétentieux.

— Je vous l'assure pourtant, monsieur. Les carpes se trouvent dans les rivières et ce poisson-ci vient de la mer.

— Nan... fit le français d'un ton moqueur. Je sais reconnaitre un poisson quand même. Les carpes c'est dans la mer.

— Non monsieur, les carpes ce sont les rivières et ce poisson c'est un loup.

— Je suis sûr qu'il triche ! lâcha l'orgueilleux blessé en tournant la tête vers sa voisine. Je suis sûr qu'il triche ! Il invente des noms juste pour que je ne puisses pas trouver ! Ce n'est pas loyal. Dites-lui qu'il triche.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 3 Jan - 18:43


 

 

 
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Ludovic ne porta pas grande attention à la jeune femme alors qu'elle le rejoignait au rez-de-chaussée, semblant préférer et de loin la passionnante discussion qu'il avait avec leur hôte. Mais Oswin ne lui en tenait pas rigueur, et comprenait parfaitement qu'on pouvait préférer un débat à une personne bien réelle, et puis, il semblait de bien bonne humeur, pourquoi alors l'empêcher de s'exprimer ?
Venant s'assoir à ses côtés avec un sourire en coin, la brune écouta d'une oreille distraite le français donner la recette du très apprécié poisson pané à quelqu'un qui ne comprendrait sûrement pas un tiers de ce qu'il lui expliquait, levant quelques fois les yeux au ciel face à l'assurance et à la persévérance de son collègue à continuer malgré la perplexité de son auditeur. Oui, la crème anglaise... Un gros mystère, surtout pour elle qui ne faisait pas dans les desserts, alors si en plus on situait la recette au Moyen-âge... Et bien cela s'avérait quelque plus compliqué. Oswin fronça aussi légèrement les sourcils lorsque l'homme parla d'une certaine recette de... Poisson pané crème anglaise ? Le tout accompagné d'un sourire qui avait des airs de grimace et d'un haussement de tête. Il fallait être très perché pour ne serait-ce que tenter ce genre de mélange, et puis rien que l'idée... Ah ! Non, mieux valait éviter d'y penser !
Lorsqu'enfin Ludovic sembla comprendre qu'il en menait à rien de parler de crèmes avec le vieux pêcheur, il marqua une discrète pause, trop courte pour réellement porter ce nom mais assez longue pour que l'Auror n'y voit sa chance et prenne enfin la parole, attirant cette fois l'attention du volage enseignant. Et ce fut bien sa fierté qui le fit répondre au départ alors que la brune levait les yeux au ciel pour toute réaction, secouant discrètement la tête par ailleurs. Néanmoins, elle ne manqua pas d'écouter la suite de ses paroles, serrant les dents en adressant un sourire ironique et crispé à son interlocuteur lorsqu'il prononça le nom qu'il lui avait donné à leur arrivée.

-Et bien... répondit-elle lorsque Ludovic lui en laissa le temps. De beaux rêves je ne sais pas, mais je dirais déjà que j'ai passée une meilleure nuit que bien d'autres ici.

Son ton s'était fait plus calme, plus sérieux, mais pourtant semblait toujours aussi léger, même si son regard comme associé et encore plongé dans celui de l'autre s'était emplis de bien des émotions : du soulagement, de la douceur, de l'inquiétude, de la reproche... Enfin, cela ne dura que quelques secondes à peine car la sorcière ne tarda pas à détourner le regard, se rappelant à elle même qu'elle devait oublier tous ces... Malheureux incidents pourtant bien trop présents.

-Et vous m'excuserez pour les cinq minutes, je me suis permise de souffler un peu plus... Enfin, je vois que vous ne vous êtes pas ennuyé, alors ma présence ne vous a certainement pas manqué.

Coulant un regard en coin à l'autre, un sourire calme étirant à nouveau ses traits, la brune se saisit à son tour d'un fruit ramené par son comparse, croquant elle aussi dedans tout en écoutant l'homme reprendre la parole, expliquant cette fois le petit jeu auxquels ils s'étaient livrés en son absence, amusant, avouons le, quelque peu Oswin.
Tandis que les deux bavards se livraient à un débat plus ou moins intéressant, la jeune femme, elle, s'était replongée dans ses pensées tumultueuses, fixant tout d'abord un point dans le vide près de la porte en dérivant lentement sur le français qui lui servait de voisin sans même s'en rendre compte. Alors lorsque ce dernier lui demanda son avis, la rappelant au monde réel par la même occasion, Oswin fut un instant perdue en ne sachant que trop répondre et, une fois ses pensées à nouveau organisées, elle finit sa bouchée avant d'esquisser un sourire amusé et que dans ses prunelles ne se rallume une lueur pétillante, répondant enfin au grand malheur de son collègue :

-Au risque de vous décevoir, Monsieur Smith, je pense que Monsieur connaît mieux son travail que vous, et il me semble que je me rappelle d'un poisson qui porte effectivement ce nom...

Adressant un regard complice à Tibérius, Oswin revint pourtant bien vite sur son pauvre blessé de guerre, reprenant cette fois sur un ton plus doux encore, presque trop même, car on pouvait sans trop de mal discerner au fond de sa voix l'ironie et l'amusement qui justifiait ses paroles :

-Allons allons... Vous vous en remettrez, on ne gagne pas à tous les coups! Elle baissa un peu la voix, comme sur le ton de la confidence même si sa voix se faisait plus espiègle cette fois. Et puis je suis sûre qu'il y a bien des sujets ou vous en savez plus que tout le monde ici... Vous ne pensez pas ?

Se reculant sans ôter son sourire de son visage, elle s'étira un instant avant de croquer à nouveau dans la pomme déjà bien entamée, ne tardant néanmoins pas à reprendre la parole pour profiter de ce cours laps de temps où son collègue ne parlait pas, de toute façon il ne tarderait pas d'à nouveau faire la discussion pour eux tous, et aussi bien cela pouvait être très fatiguant, qu'à présent c'était presque... Reposant, oui, ou rassurant. Disons pour faire simple que cela lui faisait du bien après l'avoir vu sous tant d'aspects dévastés ou dévastateurs, je le revoir ainsi, plein de vie et ne songeant pas à quelques possibles problèmes qu'il aurait put avoir par le passé.

-En tous cas, vous, vous me semblez de bien bonne humeur. Il y a une raison à tout cela ? Est-ce que ma présence à vos côtés sous les draps vous aurait revigoré ?

Et bien que son ton s'était fait clairement ironique, même si clairement amusé, le regard presque choqué du vieux pêcheur à leur côté aurait parfaitement put lui tirer un sourire plus grand encore. Une servante partager les draps de son Maître... Du jamais vu ! Mais ce qu'il ne savait pas, c'était qu'Oswin était loin d'être une servante, oh oui, très loin.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 10 Jan - 4:28




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Un léger haussement d'épaule répondit à la remarque de la française. Mal dormir semblait une notion bien lointaine pour le brun qui préférait attendre la nuit suivante pour y repenser. Aussi se contenta-t-il d'ignorer cette sorte de mise en garde. Néanmoins, un air bien plus doux apparut sur son visage alors que la surveillante détournait la tête. L'échevelé resta silencieux une petite seconde vite tiré de ses pensées par la reprise de sa collègue qui lui tira un sourire. Ce que cela pouvait être bénéfique de bien dormir.

— Ne vous excusez pas, ça aurait été que vous preniez moins de temps de ça qui m'aurait agacé et puis, ajouta-t-il d'un ton taquin, vous semblez tellement aimer me courir après que j'étais sûr que vous descendriez.

Le jeune homme tourna de nouveau son attention sur le poisson et reprit sa conversation avec Tibérius, lâchant son désespoir à grand éclats de voix lorsqu'il le pécheur lui annonça qu'il s'était trompé une fois encore. Cinq poissons et il n'avait pas réussi à en identifier un seul ? Vous parlez d'un expert. Malgré tout, l'obstination française resta solidement accrochée et le coq ne se décida pas à reconnaitre la défaite, même alors qu'Oswin semblait prendre le partie de leur hôte.

— Mais non, se plaignit le brun, même si un poisson devait s'appeler comme ça il serait dans une rivière pas au bord de mer. Il tourna la tête vers le pécheur avec un air mi-désespéré mi-assuré. Vous n'avez jamais vu de loup près de la mer si ? Non parce que c'est idiot... Pourquoi un poisson de mer porterait le nom d'un animal de forêt ? C'est... complétement idiot !

Hélas, le combat était perdu d'avance, si bien que le maigrichon fut obligé de céder. Il leva les yeux au ciel alors que la surveillante reprenait, lui disant de ne pas s'en faire et lui assurant qu'il connaissait bien d'autres sujets. Sans doutes, mais bon, l'orgueil que voulez-vous. Le français lâcha un grommellement et parvint à s'avouer vaincu une poignée de secondes avant de se draper dans sa dignité... enfin non, pardons, sa fierté.

— Il n'empêche que cet homme triche, assura-t-il d'un ton très snob.

L'ancien Serdaigle attrapa au hasard un morceau de pain qui trainait de l'autre côté du malheureux poisson et le porta à sa bouche pour  avoir l'air occupé. Il interrompit son geste à mis chemin, les sourcils haussés par un sujet rapide qui venait de lui traverser l'esprit. Il ouvrit la bouche pour le lancer, mais sa "servante" le prit de vitesse, lui figeant la mâchoire dans une grimace choquée. Parvenant à fermer la bouche, Ludovic abaissa son bras, tournant lentement la tête en direction de sa voisine avec des yeux écarquillés. Quoi ? Indépendante de sa volonté, sa bouche articula sa question dans le vide sans qu'il parvienne à émettre le moindre son. Elle n'avait tout de même pas sous-entendu ce qu'il venait d'entendre.

Le brun tourna la tête en direction de Tibérius qui paraissait encore plus choqué que son invité, puis de nouveau vers Oswin avant de reculer un peu sur son siège comme pour prendre ses distances avec la jeune femme, le teint légèrement livide. Il n'aurait plus manqué qu'ils se fassent jeter dehors à coup de pieds.

— En fait, fit le brun avec un raclement de gorge, Je... Je m'en sert comme bouillotte voyez-vous, poursuivit-il, se dirigeant vers le pécheur. Elle a une sorte de défaut génétique qui fait qu'on pourrait presque faire frire du poisson sur sa tête la nuit. C'est drôlement pratique en forêt et par cette saison, et pour la cuisine... sans détourner la tête de son auditeur, l'échevelé tendit discrètement la main vers sa collègue pour lui agripper le bras. Enfin, je dis ça mais elle finit toujours par tout faire bruler. D'un mouvement sec, Ludovic tira la française à lui pour lui glisser quelques mots relativement fermes à l'oreille, assez fort pour que l'autre homme l'entende. Vous êtes malade de dire des choses pareilles ?

Sans lâcher sa prise, mais serrant un peu plus fort pour intimer le silence à la jeune femme si jamais elle comptait répliquer, l'échevelé recula la tête et attendit une seconde que le pêcheur s'éloigne. Ce dernier semblait encore assez secoué par la nouvelle de la surveillante. Lorsque enfin l'homme ramassa le poisson abandonné sur la table pour le ranger avec les précédents dans un grand tonneau de sel, le maigrichon tourna de nouveau le visage en direction de sa "servante", adoptant un ton moins dur et plus bas.

— Il vaudrait mieux éviter de lancer des choses comme ça dans le coin, je ne m'y connais pas trop en histoire, mais je suis pratiquement sûr que ce n'est pas la bonne époque pour prendre ce genre de libertés. Ludovic baissa encore un peu le ton. Imaginez que nous restions bloqués là pour le restant de nos jours, vous pouvez me dire où on serait censé dormir si le seul homme qui veut bien nous apporter de l'aide nous met dehors ? Je ne crois pas que vous puissiez nous trouver un toit de la même façon que vous nous avez trouvé des vêtements. Il vaut parfois mieux rester prudent. Le maigrichon approcha de nouveau jusqu'à ce que ses lèvres se trouvent à un souffle de l'oreille de la brune. Bien sûr, le reste du temps si vous avez besoin de rêver à voix haute je ne vais pas vous en empêcher.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 17 Jan - 20:21


 

 

 
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Ce n'était pourtant pas grand chose, juste une petite remarque lancée ainsi pour se mettre dans le bain, et pourtant, l'enseignant ne se gêna pas de répondre à celle-ci avec un assurance si insupportablement provocatrice qu'elle lui en tira un nouveau sourire. Oui, lui courir après, quelque part c'etait bien ce a quoi elle passait ses journées du matin au soir ces derniers temps, néanmoins elle doutait franchement le faire par plaisir... Ce n'était après tout pas sa faute si le français semblait prendre un malin plaisir à se jeter tête la première dans les ennuis, un malin plaisir oui... À croire que c'était lui en réalité qui appréciait la course poursuite !
Malgré tout, elle ne répondit pas, se contentant de hausser un sourcil alors que son regard s'animait d'une impression défiante, comme si... Comme si l'autre venait de lui lancer un défi dont il ne la croyait pas capable. Malheureusement, lancer des défis à Linda Oswin n'était pas la meilleure façon de s'en sortir entier, que ça soit pour des bras ou des jambes que pour des tympans ou une fierté en mal. Enfin, pour le bien de tous, ce ne fut pas le cas et après cette courte petite parenthèse, le brun reprit sa contemplation du poisson avant d'apprendre avec douleur et désarroi qu'il venait bêtement de se tromper, et d'après la mine déconfite qu'il affichait, ce n'était très certainement pas la première fois. Il tenta d'argumenter une dernière fois, mais en vain, il fini par abandonner avant de lâcher d'un ton qui sonnait plus capricieux que snob aux oreilles de l'Auror, ce qui la fit doucement rire même si elle n'en laissa rien paraître.
Profitant d'un bref instant de silence, ce fut précisément à ce moment que la brune s'enquit de l'etat de son collègue, cherchant la raison de son apparente bonne humeur à travers quelques sous entendus espiègles qui firent particulièrement bien réagir le français. Ah oui, il avait effectivement bien dormi, sinon, à l'heure qu'il était il lui aurait déjà percé les tympans. Souriant un peu plus en redressant la tête, retrouvant de cet amusement fier qui la caractérisait si bien, elle observa sans un mot l'autre parler dans le vide avant qu'il ne prenne la parole, servant une histoire plus que burlesque à leur hôte et qui sembla tout aussi surprendre Oswin qui haussa un sourcil : non, vraiment ?
Malheureusement, les choses finirent vite par lui retomber dessus lorsqu'elle sentit la poigne ferme de l'enseignant lui saisir le bras alors que, pour une fois, gêner son collègue n'était pas le but recherché. Enfin... Pas trop. Enfin... Ce n'était pas le but premier dirons nous. Presque pas. S'approchant furtivement vers elle, il lui souffla quelques mots à l'auteur qui arrachèrent un soupir presque las de la jeune femme qui ne dit néanmoins rien, tentant simplement de se dégager en vain de l'emprise de Ludovic qui commençait avouons le a trop forcer. Lorsque le vieux pêcheur se leva, l'échêvelé sembla reprendre l'assaut, revenant vers elle en lui faisait remarquer que ce n'était pas la plus judicieuse de ses remarques. Oui, bien sûr, elle le savait, mais quand bien même elle doutait qu'un homme aussi rustre soit il ne puisse comprendre qu'un autre homme puisse apprécier la présence d'une compagne dans son lit. Après tout, lui aussi avait fait une fille, il pensait l'avoir eut comment ? En priant la fée bleue ?
Son visage un peu plus dur, Oswin baissa le regard sur la main de l'homme qui la tenait toujours et esquissa un geste brusque afin de se libérer, se frottant de la main l'endroit où l'autre l'avait saisie en reprenant à son tour la parole, répondant quelque part aux accusations de son comparse :

-Je m'en doute merci, mais j'avoue que j'étais simplement curieuse de savoir ce qui vous à valu une si bonne nuit... N'est-ce pas la une question innocente ?

Ses lèvres s'étirèrent quelque peu alors qu'elle ne levait toujours pas le regard de son bras qu'elle continuait de masser, et quelques secondes de silence plus tard elle se décida enfin à fixer l'autre dans les yeux reprenant cette fois sur un ton bien plus taquin :

-Enfin je suis flattée que vous pensiez déjà à une co-habitation avec moi pour le "restant de vos jours", même si je pense que vous ne seriez pas tout à fait la personne la plus adaptée pour me supporter d'ici là. Quoi que vous avez faut du bon travail ces derniers temps...

Souriant un peu plus, la brune se retourna cette fois pour faire face à la table, s'y appuyant alors que sa main ne quittait pas son avant-bras, jouant de ses doigts sur sa chaire mise à rude épreuve.

-Ah, et, Monsieur Smith, ne prenez pas vos rêves pour une réalité. Je ne fais qu'observer les faits, et si jamais ma plus grande espérance serait que ma seule présence vous apaise je pense que cela serait un souhait quelque peu irréalisable...!

Coulant un regard en coin à son interlocuteur, la brune eut un rictus tandis qu'elle se grattait machinalement le crâne, fixant ensuite le vide face à elle quelques secondes avant de lâcher un nouveau soupir et de se lever, finissant cette fois sur un ton bien plus affirmé tandis que son habituelle attitude presque provocatrice revenait à son tour :

-Enfin, je suis rassurée et soulagée que vous ayez pût dormir à votre aide, Monseigneur, peut-être ainsi pourrons nous tous deux terminer la journée sur nos deux jambes qu'en pensez - vous ? Pause. Alors, quel est le programme aujourd'hui ?


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Jeu 21 Jan - 20:49




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Il ne fallut pas longtemps pour que l'Auror échappe à sa poigne et Ludovic s'étonna presque qu'elle ne lui ait pas cassé les doigts pour se venger. Elle devait sans doute estimer qu'il avait eut assez d'os en miettes pour le restant de la semaine, à moins qu'il ne doive s'attendre à recevoir un autre coup de poing en traitre. Décidément, il commençait à penser bien étrangement depuis qu'il avait rencontré l'impossible surveillante, mais peu importait, régler ce problème serait pour une autre fois. La jeune femme ne tarda pas à renchérir une fois libre et l'échevelé se retint tout juste de répliquer alors que son sourcil ne se gênait pas pour prendre un pli entendu. Comme si cette femme était capable de poser une seule question innocente.

Cependant, la brune avait déjà détourné le regard pour contempler son bras qu'elle massait d'un geste un peu distrait. Ludovic suivit son regard, l'air soucieux, il n'avait tout de même pas serré si fort que ça. Bien sûr, il fallait savoir être bien accroché pour tenir la surveillante, mais il n'aurait sûrement pas pu lui faire mal. L'échevelé bougea la main en direction de sa voisine avant d'interrompre son geste. Pourquoi faire ? Il n'aurait pas pu y changer grand chose. Ses doigts se retrouvèrent bientôt à masser sa nuque – la sienne, pas celle de la voisine, évitons les ambiguïtés... – et il tentait de trouver le plus de raisons possibles pour ne pas s'excuser lorsque la française repris, chassant bien vite les tracas de ce petit faux pas.

— Je me contente d'envisager toutes les possibilités,
répondit-il avec un sourire, prenant soin de trouver le juste ton entre sérieux et moquerie. Bien sûr, si vous avez déjà reçu une meilleure proposition je ne vais pas vous retenir. J'ai bien vu comment vous regardiez le poissonnier sur le marché hier, renchérit-il, laissant peu à peu tomber le sérieux. Je ne sais pas si c'est le meilleur choix que vous pourriez faire, mais tant que vous venez nettoyer le sol et que vous me faites les courses ça ne me regarde pas. N'est-ce pas ? Quoique... enchaina-t-il soudain, glissant son menton dans sa paume en adoptant un faux air de réflexion. Je me demande jusqu'à quel point les maitres ont de l'influence sur leurs serviteurs. J'ai entendu dire qu'il existait des... eunuques, je crois que c'est le terme, alors tout doit être possible.

Sur ce, il détailla Oswin de haut en bas avec le même petit sourire léger, horriblement terrifiant, qu'il avait hérité de sa lointaine scolarité. Il n'abaissa le bras que lorsque la brune reprit, s'apprêtant à lever les yeux au ciel avant que ses paroles, pour le moins étranges, ne lui fassent hausser un sourcil. Apaiser ? Présence ? De quoi ? Il avait encore manqué un épisode ?

— Qu'est-ce que vous voulez dire ? marmonna-t-il fronçant un peu plus son autre sourcil.

Il regretta vite d'avoir parlé et recula un peu brusquement lorsque la jeune femme se redressa. Il n'aurait plus manqué qu'elle décide de lui expliquer. Le brun eut un léger raclement de gorge pour retrouver sa consistance tandis qu'Oswin continuait à parler. Plus ou moins dans son angle mort, elle reprit les petites piques sans lui laisser le temps de retrouver assez de présence d'esprit pour y répondre, et fini par lui demander la marche à suivre.

— Et bien, fit le brun en se glissant hors de son siège pour se redresser à son tour, pratiquement à l'autre bout de la table. Je penses que nous devrions aller voir le fameux héro de cette histoire. Je crois me rappeler qu'il résidait dans un manoir avec tout le gratin des environs. Il n'y a pas mieux après nos enquêtes de rue. Par contre, avoua-t-il, je ne suis pas sûr de connaitre l'endroit exacte où trouver la résidence. Je crois qu'il faut passer par la ville dans un sens ou dans l'autre, mais je ne sais pas lequel. C'est dommage, vraiment, enchaina le brun d'un ton un peu plus rapide. Ce sont le genre de choses qui ne figurent jamais dans les descriptions des livres. Il nous aurait fallut une carte ou quelque chose comme ça et encore, on a de la chance. Imaginez qu'on se soit retrouvés coincés dans un de ces livres pour enfants avec des mondes si grands qu'on ne sait plus quoi en faire. On aurait peut-être dut aller se promener à l'autre bout d'un continent ou que sais-je. Vous imaginez ? Se supporter pendant des kilomètres de marche à pieds ? Je ne veux même pas y penser... je me demande s'il y a des livres comme ça. Vous croyez que ça aurait pu servir de prison à une époque ? Il faudrait faire des recherches à la bibliothèque quand on sera rentré... enfin si on rentre.

Le brun ferma la bouche, cherchant une seconde ses poches tandis que son regard dériva vers la porte.

— Hum, fit-il en tournant la tête vers Oswin, on ferait mieux d'y aller, maintenant.

Il ne laissa pas une seule occasion à sa collègue de protester et s'esquiva à toute allure en direction de la sortie. De toute façon ils n'avaient que trop trainé. Cependant, la porte à peine refermée derrière lui, le français fit demi-tour et passa la tête dans la cuisine à la recherche de la jeune femme.

— Euh, vous croyez qu'on devrait prendre nos vêtements ? Les sales je veux dire. Au cas où on ne reviendrait pas d'ici ce soir et qu'on ne puisse pas garder ceux-là en rentrant.

Non pas que se promener nu dans le château lui ait déjà posé problème, mais il avait certains biens dans ses poches qu'il aurait préféré garder.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Ven 22 Jan - 1:23


 

 

 
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Elle aurait put s'attendre à beaucoup de choses venant de l'enseignant, après tout, elle en avait vu des choses, autant seule qu'accompagnée, et bien que dans son pragmatisme elle pensait toujours avoir fait le tour des possibilités, là voilà chaque fois plus surprise, étonnée ou passionnée par quelque chose à quoi elle ne s'attendait pas le moins du monde. Certaines personnes avaient heureusement encore le don de la surprendre, et apparemment Ludovic en faisait partie, mais avouons le, quelques fois elle se demandait franchement si elle préférait non avoir droit ou pas à ces petites diversions. Et cette fois, il fallut bien avouer que la petite histoire inventée sur le moment par ce cher enseignant pris de cours l'Auror qui s'étrangla presque, à mi-chemin entre l'étouffement et le pouffement, levant ensuite un regard surpris et incrédule une fois qu'elle eut reprit son souffle :

-Excusez moi ?

Ca ne ressemblait peut-être à rien mais son ton faisait tout. Secouant lentement la tête comme si elle cherchait ses mots, elle fini par abandonner en se frottant le visage quelques secondes, la poitrine secouée par un bref rire, elle même étonnée que par ces simples phrases le français avait réussit à lui faire passer de ce calme paisible et pensif à quelques rires simples mais francs, quelque chose qu'elle ne se permettait que trop rarement. Mais il fallait avouer qu'une telle idiotie n'était pas du genre à se faire entendre tous les jours.

-Je ne vais pas réfuter vos paroles, vous savez, vous avez sans doute raison. Néanmoins je crois que les eunuques ne sont que des hommes oui, alors à moins que vous vouliez que cela ne s'applique à vous... Enfin, après peut-être que vous voulez faire joujou avec moi de cette façon mais... Je pense que cela serait plus une perte pour vous que pour moi, vous ne pensez pas ?

Levant le regard vers son interlocuteur, un sourire aux lèvres et son habituel regard retrouvé, la brune s'appuya un peu plus sur la table bien que majoritairement tournée vers le brun, ses bras entourant sa poitrine pour un joli panorama tandis qu'elle reprit la parole sur un ton des plus mielleux :

-Après tout, ce n'est pas moi qui me regarde tout au long de la journée...

Haussant fugacement les sourcils, ce fut à ce moment là qu'elle reprit en changeant radicalement de sujet, se levant en parlant cette fois de la longue journée qui les attendait. Et apparemment, l'enseignant avait déjà quelques idées de leur nouvelle aventure dans ce monde pas même réel, et il semblait d'ailleurs qu'il avait un point de vue bien défini, sur ce dit monde. L'écoutant, sourcils froncés bien qu'elle ne se démenait pas de son rictus, elle ne préféra néanmoins pas répondre à cela en se contentant de lever les yeux au ciel, ce genre de discours lui rappelant vaguement quelques discussions qu'elle avait eut en salle des professeurs... Avec qui déjà ? Oh, quelle importance ?
A peine Oswin ouvrit-elle la bouche pour répondre à son interlocuteur que celui-ci se leva, attirant son attention tout juste à l'instant où ce dernier quitta la demeure, tirant un soupir de l'Auror avant qu'elle ne lui emboîte le pas. Enfin, c'était sans compter sans son petit retour inattendu qui tira un nouveau froncement de sourcils à la jeune femme.

-Je pense que cela suffira... Nous aurons tout le temps de repasser si jamais l'envie nous en prend.

Après cela, la jeune femme sortit de la pièce, à peine surprise par le froid extérieur au vue de l'isolation discutable de la maison, il fallait bien dire que ces derniers jours se plaindre du temps n'était plus très utile, et bien qu'elle frissonnait encore, il était clair qu'elle s'y était faite... enfin presque.
Apercevant Ludovic quelques mètres plus loin, la brune se hâta de le rejoindre en quelques pas avant de croiser les bras pour se réchauffer et d'esquisser un simple sourire en direction de son collègue, levant quelques

-Vous vous souvenez de quelque chose sur ce "héros" ? Comme... Son nom, ou je ne sais pas, son caractère ? Non car si l'on veut rendre visite à un Jack l'Eventreur du Moyen-Âge je préfère autant être au courant...!


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Sam 23 Jan - 21:35




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Le rire irrégulier de la jeune femme ne manqua pas d'allumer une lueur amusée dans le regard du français. Il sourit en retour, faisant de son mieux pour conserver le sérieux de circonstance. Elle méritait bien un petit fou rire pour avoir accepté de passer la nuit dans le même lit que lui. La tête toujours appuyée dans sa main, le français roula des yeux avec application alors que la jeune femme le corrigeait, ne songeant même pas à se méfier. Quoique... il lui avait offert un poignard non ? Ludovic haussa légèrement plus le sourcil, mais lâcha lui aussi un bref rire en entendant la suite. Cherchant un instant quoi répondre.

— Je ne crois pas... commença-t-il avant de s'interrompre.

La jeune femme venait de pivoter pour lui faire face et il recula un peu, haussant plus haut le sourcil alors qu'elle se penchait vers lui pour prendre une position plus avantageuse. L'échevelé tenta aussitôt de garder les yeux fixés sur ceux d'Oswin, mais son regard ne tarda pas à dériver le temps d'une seconde en direction du décolleté qu'on venait pratiquement de lui mettre sous le nez. Sans même avoir le temps de cligner des paupières, il redressa ses prunelles brune, aussi immobile que s'il se trouvait en présence d'une nichée de dragons.

— Je ne me regarde pas non plus, bafouilla-t-il à la va-vite.

Il fallut un moment pour que son cerveau réalise ce qu'il venait de dire et un autre pour qu'il se demande si cela avait été judicieux. Il n'eut pas l'occasion de connaitre la réponse que la jeune femme se levait, le faisant presque aussitôt déguerpir de l'autre côté, couvert par son flot de paroles. Il ne tarda pas à faire son aller-retour hors de la maison et s'arrêta sur le seuil pour attendre l'avis de l'enseignante. Celui ne le satisfit qu'à moitié. Il aurait suffit qu'il soit prit dans un de ces contre-temps dont ils avaient le secrets et ils pourraient dire adieu à leurs affaires. Néanmoins, il n'en fit pas la remarque et laissa l'Auror sortir la première avant de la suivre, retournant dehors une nouvelle fois.

Ils prirent la route presque par automatisme et se retrouvèrent bien vite sur le chemin familier qui menait à la ville. De là, il serait sans doute plus facile de trouver quelqu'un capable de leur indiquer la route du manoir, mais le brun ne pouvait s'empêcher de penser qu'il aurait mieux fait de demander leur chemin à Tibérius avant de partit. Enfin, ce n'était pas comme s'il avait besoin d'un guide pour se rendre quelque part. Doucement, mais sûrement, il commença à dériver le long du chemin, se rapprochant un peu de l'Auror, plongé dans ses pensées. Il n'en sortit que lorsqu'elle recommença à parler, lui faisant lever la tête et se rendre compte qu'il avait un peu dévié de son chemin.

— Je ne sais pas, avoua-t-il. C'était un livre très moyen je ne me rappelle pas de tous les détails. Il était assez énervant si je me rappelle bien, toujours à parader ou parler pour ne rien dire. C'était ennuyeux et il avait un nom sans fin ! Mais si ça peut vous rassurer, ajouta-t-il en tournant la tête vers la brune. Je ne crois pas qu'il ait l'âme d'un tueur en série.

Il resta silencieux une seconde, avant d'approcher un peu plus et hésita un instant à retirer sa veste pour la donner à sa collègue. Ce n'aurait été que repousser le problème, il aurait dut la récupérer en entrant dans la ville. Aussi préféra-t-il passer son bras autour de la jeune femme pour la tirer doucement contre lui, posant sa paume sur son avant-bras.

— Vous savez, fit-il presque à voix basse, vous auriez vraiment dut prendre un châle ou quelque chose comme ça, je ne vais pas non plus vous réchauffer à chaque fois.

Il lui adressa un fin sourire avant de tourner les yeux en direction de ses pieds, poursuivant sa route tout en frictionnant la peau nue de la française, la serrant un peu plus contre lui, comme pour apaiser en retard la douleur qu'il semblait lui avoir fait un instant plus tôt. Il resta silencieux un instant, écoutant juste les vagues heurter la falaise en contre-bas, cherchant un sujet de conversation avant de se décider à desceller la bouche.

— Comment s'appelait votre frère ? Son vrai prénom je veux dire. J'imagine que vous ne l'appeliez pas Luke avant. C'est un peu trop anglais.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Lun 25 Jan - 1:18


 

 

 
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Il fallait bien dire que ce chemin ou même cette scène avait un arrière goût de déjà vue, et aussi étrange que cela puisse paraître, cela en devenait presque rassurant aux yeux de la brune. Peut-être avait-elle trouvé là quelque chose qui ne changerait pas ? Une sorte de routine dont elle avait elle même besoin même si, soyons francs, elle n'appréciait pas non plus vivre des mois dans l'ennui le plus total. Mais ces derniers temps sa vie avait été des plus mouvementées, résultat ce peu de banalité semblait la rassurer et cette petite escapade l'aidait paradoxalement à faire la paix avec elle même. Lorsqu'elle reviendrait à Poudlard, si elle y revenait, serait-elle capable de parler à son frère en être civilisé ? Serait-elle prête à lui faire face et à cesser de jeter ses malheurs à qui veut bien l'entendre pour attirer l'attention ? Après tout c'est bien ce qu'elle faisait tout le temps avec le français qui lui servait de comparse... Mais lui même jouait bien son rôle, et commençait à trouver les points, ou plutôt non, les sujets qu'il fallait éviter et les points sensibles de la brune. Peut-être finalement n'était-il pas si terrible que cela, le maladroit gaffeur qui portait la poisse.
Au bout de quelques instants de marche la brune reprit la parole, relançant ainsi un sujet, curieuse de cette nouvelle journée qui s'annonçait tout aussi "bien" que les précédentes. Sortant tout juste de ses pensées, l'homme lui répondit néanmoins que même si ses souvenirs étaient vagues, il savait au moins que ce n'était certainement pas un tueur en série qu'ils allaient voir, et même si s'aventurer le coeur léger chez un inconnu n'était pas du genre d'Oswin, cette maigre information sembla la rassurer quelque peu. Elle ne comptait pas les livres ou le tueur était celui celui dont on se doutait le moins... Et puis ne sait-on jamais ce qu'il peut advenir.
L'Auror se contenta alors d'hocher la tête avant qu'un nouveau silence ne prenne place, mais bien loin d'être lourd il était au contraire calme et léger, et plongée dans ses pensées, elle eut presque un sursaut lorsque l'autre passa son bras autour d'elle, sans doute pour calmer quelques tremblements dont elle ne se rendait même plus compte. Un calme sourire etira ses lèvres suite à la petite remarque certainement très juste de son collègue, mais la encore elle ne répondit rien, tout simplement car il avait raison mais que quelque part, cela ne la gênait plus trop. Mais il y avait derrière ce geste quelque chose de plus que la simple envie de la réchauffer, elle ne sentait, et tentait de découvrir quoi sans toutefois y arriver. Quelque chose de simple, de bête, d'évident...
Et cette fois encore l'autre la sorti de ses pensées, lui arrachant alors une expression plus douce, presque nostalgique alors qu'il parlait de son frère. De son vrai frère. C'était dingue à quel point il semblait à ses yeux avoir deux hommes répondant pourtant à la même personne, Luke, et son defunt frère. L'un pouvait lui faire jeter les meubles par la fenêtre et l'autre la calmer radicalement en lui rappelant de bons souvenirs, ce qui fut d'ailleurs le cas cette fois là.

-Lionel. répondit la brune, le regard dans le vide. Lionel Oswin. Cela signifie Lion, c'est du latin. C'est un symbole de force et de courage...

Elle avait dit cela sur un ton calme, neutre, mais étrangement tout à fait transparent des sentiments qui lui venaient à ce moment : regret, nostalgie, le tout mêlé à une certaine distance que l'on prenait avec le temps, un certain calme inébranlable.

-Ça lui allait bien à vrai dire, courageux il l'était, je dirais même un peu trop mais bon... Cela remonte à loin ! Vous l'avez peut-être connu, il était à Beauxbatons quelques années. Après, de la que ça soit en même temps que vous j'en doute mais qu'est-ce que j'en sais ?

Levant la tête vers son interlocuteur, Linda lui sourit plus chaleureusement cette fois, revenue tout à faut danns le présent. Même si elle parlait de cela, elle doutait en elle même très franchement que l'enseignant n'ait serait-ce qu'entendu parler de son frère, la preuve en était qu'il n'avait jamais fait aucunes remarques à propos de son propre nom de famille même s'il fallait avouer que nombreuses étaient les personnes à porter le même sans se connaître. Expirant plus profondément en un souffle qui s'apparentait à un soupir, la jeune femme baissa à nouveau la tête en se caressant machinalement ses bras croisés pour se réchauffer, mettant à ce moment précis le doigt sur le point qui l'intriguait : en plus de la réchauffer, comme n'importe qui l'aurait fait, il semblait... Vouloir faire plus, la main sur l'endroit où, plus tôt, il l'avait saisie plus ou moins brutalement. Ainsi, il cherchait une manière de se faire pardonner, en quelque sorte, et cette nouvelle tira un souffle à la fois agréablement surpris et incrédule à la brune. Refermant la bouche avant de se passer la langue sur ses lèvres, Oswin tourna légèrement la tête vers l'homme sans pour autant cesser de fixer un point vers le sol, reprenant la parole sur un ton toujours aussi neutre même si les mots qu'elle formula semblèrent plus durs que ce qu'ils étaient :

-Vous ne m'avez pas tant fait mal que cela, vous savez. lâcha-t-elle paisiblement, un léger rictus aux lèvres. Je suis une grande fille solide jusqu'à preuve du contraire !

Après tout, c'était pas elle qui avait la moitié des côtés fêlées et le crâne brisé, n'est-ce pas ?

-Mais plus que la poigne, c'est le geste qui m'a fait mal. Enfin... Je sais que ce n'était pas bien grave, pas vrai ?

Et sur ces derniers mots, elle tourna la tête vers l'autre en souriant calmement. Non, sa main n'avait laissé de marque sur sa chair, mais oui, le geste l'avait surprise, oui, elle ne s'y attendait pas, et non, elle ne croyait pas capable Ludovic de faire preuve d'une brutalité telle quelle dans une situation si calme. Alors effectivement, elle n'avait pas apprécié sa façon de s'adresser à elle, mais elle savait pertinemment qu'il s'en voulait déjà, et c'était cela qui faisait qu'elle ne lui en voulait pas.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Lun 25 Jan - 2:46




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Ludovic écouta avec attention la réponse de la jeune femme, affichant un léger sourire en entendant le prénom. Il connaissait quelques Lionel, loin de ressembler à l'actuel Vaughan. Quoique, certains pouvaient avoir quelques ressemblances l'air de rien. Son sourire s'élargit un peu plus en entendant le petit résumé étymologique et il se détendit un peu plus, arrêtant de faire aller et venir sa paume sur le bras de la jeune femme.

— Je devrais probablement lui demander des leçons,
plaisanta-t-il.

Il fixa de nouveau la route, se demandant soudain quelle pouvait être l'origine de son propre prénom. Il n'en avait aucune idée, ce n'était pas le genre de choses qui l'avait intrigué. Tout ce qu'il en savait, c'était qu'il lui allait bien et que comme tout prénom bien ajusté il y répondait au doigt et à l'oeil. Peut-être que Luke réagissait de la même façon en entendant son ancien prénom. Il aurait dut tenter l'expérience si l'autre français lui pardonnait de s'être abimé le poing dans sa mâchoire. La brune reprit bientôt, reparlant d'une école qu'il n'avait pas revu depuis longtemps. L'échevelé haussa un sourcil, tentant de se souvenir d'un Lionel Oswin. Totalement impossible.

— Je ne sais pas, répondit-il. Il n'est pas si vieux que ça, c'est possible, mais il y avait tellement d'élèves... Il haussa un peu plus les sourcils et lâcha un léger souffle songeur. J'en connaissais tout juste une dizaine au plus. Plutôt des filles. Je ne crois pas que votre frère en faisait partie, mais j'ai... il se coupa une seconde avant de se reprendre. Enfin je n'ai pas vraiment gardé des souvenirs de ça.

Il préféra ne pas s'attarder là-dessus, chassant le nombre incalculable d'armoires qui portaient le nom de Beauxbâtons dans un recoin de son esprit. Il avança encore, baissant légèrement la tête vers sa voisine avant d'adopter une voix plus légère.

— Il y avait tout un tas de sorciers d'autres pays vous savez ? Italie, Espagne, Allemagne... C'est une sorte d'école internationale. A côté Poudlard fait l'équivalent d'une cour de récréation. C'est plutôt bien quand il y a autant de monde, c'est facile de disparaitre et c'est un très bel endroit. Mais je crois qu'au final très peu de ceux qui étudient là-bas se connaissent. Il marqua une pause. On ne peut pas tout avoir.

Ludovic avança encore, pressant le pas sans s'en rendre compte si perdu qu'il l'était dans le dédale de couloirs de l'école française. Il tourna finalement la tête en direction de la jeune femme, prenant un ton plus doux et prudent.

— Et votre prénom à vous ? demanda-t-il. Est-ce que j'aurais le droit de le connaitre un jour ?

Il espérait bien une réponse, même s'il la connaissait peut-être déjà, mais il fut un peu moins curieux lorsque, quelques pas plus loin, la brune reprit la parole pour commenter son geste et lui assurer qu'elle allait bien. Presque instantanément, le français se renferma un peu, se décollant de la brune sans pour autant la lâcher. Il hésita un instant, plus encore lorsque la jeune femme expliqua que c'était son geste plus que le résultat qui l'avait blessé, mais fini par reprendre sa position initiale, rapprochant de nouveau l'Auror de son côté.

— Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, fit-il, aussi taquin que le sérieux des choses le permettait. J'avais juste besoin d'une canne.

Il aurait probablement dut s'excuser ou quelque chose dans ce genre là, mais il n'y parvenait pas. Aussi se contenta-t-il de forcer encore l'allure sans ajouter un mot.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mer 27 Jan - 0:13


 

 

 
You can't run forever.

 


La brune esquissa un fin sourire en écoutant l'autre parler de ses années à Beauxbatons. C'était là un sujet dont elle avait trop peu droit, et même si elle ne s'en préoccupait pas plus que cela, elle devait avouer que tenir une discussion comme tout à chacun pouvait en avoir était plutôt agréable. Ainsi donc, elle n'allait pas cracher sur ce sujet, sans oublier qu'en savoir un peu plus sur cet homme qui lui restait si secret était toujours intéressant. Mais sans grandes surprises, ce prénom qui lui était si familier ne disait rien au Français, et elle se contenta de lever les yeux au ciel face à cette issue prévisible, même si l'effort et la tentative sans espoir de se rappeler un parfait inconnu la toucha malgré tout.

-Alors comme ça vous cotoyiez surtout des femmes ? demanda Oswin sans vraiment attendre de réponse, un sourire étirant ses lèvres et une lueur animant son regard. Et bien... Je pense que même aujourd'hui cela n'a pas trop changé ! Mais rien n'est jamais pareil n'est-ce pas ? On change tout le temps, pour le mieux ou pour le pire. J'espère pour vous que je suis l'une des pires au moins.

Détournant le regard de son interlocuteur, elle fixa à nouveau le chemin en se frottant plus vigoureusement les bras, reprenant un peu de consistance en redressant la tête. C'est alors que l'autre repris la parole, posant une question délicate sur un ton des plus doux, et pour cause ! Il devait être fou ou vraiment confiant pour le redemander ainsi en connaissant sa susceptibilité à ce sujet, car même si l'ambiance s'y prettait, l'étonnement que ressentit l'Auror ne passa pas inaperçu. Fronçant un sourcil tandis que l'autre se soulevait quelque peu, le visage de la brune ne se défit pas de sa légèreté bien qu'une sorte de curiosité sembla se dépeindre derrière son léger sourire. Oui, bien sûr, c'était logique. C'était là où il voulait en venir, en parlant de prénom. C'était pour cela qu'il avait abordé le sujet de son frère, et pour rien d'autre. C'était logique, et elle aurait dut s'en douter bien plus tôt, pourquoi ne pas l'avoir fait ? La fatigue, sans doutes, cette même raison qui la poussa à ne rien laisser paraître, d'encore une fois se voiler la face pour épargner à l'enseignant que son unique repère, semblant si important, ne dérive encore une fois et ne soit rien de plus qu'un simple poids. Se voiler la face, continuer de sourire, et encore se faire passer au second plan pour ce qu'on oserai appeler de l'altruisme.

-Mon prénom ? Peut-être oui, un jour... Tout vient à point à qui sait attendre non ?

Souriant un peu plus, la jeune brune lâcha un souffle comme pour tente d'évacuer la tension qui la faisait lentement se crisper sous les mains de Ludovic, sans grande réussite. Faire semblant elle savait bien, mais justifier de telles décisions qui ne trouvaient que peu de sens de son propre point de vue, cela, elle avait déjà plus de mal. Comment fuir une question que tous se posaient ? Nier encore et toujours sans ne donner la moindre réponse ? Sans oublier qu'il y avait à ses yeux beaucoup trop de coïncidences qui laissaient entendre que l'homme connaissait sans doute son prénom...

-Mais pourquoi maintenant ? demanda alors Oswin en tournant à nouveau la tête vers l'autre. Vous vous en étiez bien contenté jusqu'ici, vous devenez soudain curieux à mon égard ?

Après tout il était toujours bon de savoir par quels mensonges l'autre défendrait sa cause, car bien que le ton et la façade était parfaite, de son côté Oswin ne parvenait pas à cacher au fond de son regard la lueur de déception, lointaine mais présente.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Jeu 28 Jan - 9:47




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Ludovic afficha un petit sourire à sa compatriote. Bon, bien sûr il avait dans les dix ou onze ans, il fallait remettre les choses dans leur contexte. La plupart n'avaient pas encore atteint l'âge de la puberté et si ses ainées avaient eut un peu d'affection pour lui ce n'était certainement pas celle à laquelle vous auriez pu penser. Elles l'avaient fait tourner en bourrique ces femmes, des plus jeunes aux plus douces, mais comme n'importe quel beau mâle de son espèce il était toujours très satisfait et fier de ses conquêtes.

— Étrangement, répondit-il en essayant d'adopter un ton aussi respectueux que possible de la gente féminine. Je dirais que vous n'êtes pas encore la pire, mais celle qui détenait le titre ne s'est pas trop mal débrouillée pour passer en meilleur. Enfin, moins pire. Il s'interrompit une seconde le temps d'y réfléchir. Enfin, vous avez toutes votre côté pire. Je me demande comment vous faites. Mais sait-on jamais ! Comme vous dites il y a toujours moyen de s'améliorer.

Quant à lui la question ne se posait pas. L'amélioration aurait pu être tout simplement catastrophique. Le sujet revint bientôt sur les prénoms et, une fois encore, le brun n'obtint pas de réponse, mais une petite pirouette. "Il fallait attendre". Ce que ces mots pouvaient l'agacer parfois. Néanmoins, il n'en laissa rien paraitre, répondant avec la même douceur et une petite pointe de taquinerie.

— Hum, je vais encore être obligé de vous en inventer... Suzette ça vous irait ?

Il hésita à en ajouter, mais préféra ne pas trop pousser la plaisanterie au risque de la vexer. Aussi laissa-t-il une petite seconde à l'Auror pour réagir puis reprit un visage plus sérieux. Sentant la surveillante se crisper sous son bras, le jeune chevalier servant songeait à ne pas insister lorsque cette dernière renchérit ; s'étonnant de sa soudaine curiosité.

— Oh, mais je veux absolument tout savoir de vous, répondit le français d'un ton charmant. J'y ai simplement repensé quand vous m'avez dit le nom de votre frère. Pour une fois qu'on abordait le sujet, je me suis dis que connaitre votre prénom serait mieux que de vous appeler petit sucre ou Suzy. Mais si vous ne voulez pas me le dire j'attendrais. Vous avez le droit de garder votre nom secret, si vous pensez que cela fait partie de votre vie privée.

Il détourna la tête avec un sourire un peu morne au coin des lèvres. La vie privée pouvait lui sembler un détail si abstrait.

— J'attendrais et j'espère qu'un jour vous me le direz.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Ven 29 Jan - 0:38


 

 

 
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Toujours ce discret sourire aux lèvres, les mésaventures de son collègue amusèrent quelque peu la jeune femme qui ne fit néanmoins aucuns commentaires face à la galanterie surhumaine dont faisait preuve son collègue. Il était certain que quelque part, aucunes femmes ne valaient mieux qu'une autre, et elles étaient toutes plus insupportables les unes que les autres. Mais il y en avait certaines qui semblaient gentilles, douces, le genre soumises mais qui faisaient craquer tous les hommes de par leurs grands yeux, leur regard suppliant et leur air angélique. Ce n'était pas grand chose, mais face à ce genre de femmes, Oswin avait clairement du mal à rivaliser. Mais de là à ce que ce soit le genre de l'enseignant... Quoi qu'une force tranquille pouvait peut-être lui convenir, quelqu'un de calme, de posé qui saurait ne pas l'emporter dans plus de problèmes, d'aventures ou de livres dangereux. Peut-être qu'après reflexion cela lui conviendrait mieux, après tout, tout n'était qu'une question de cohésion.
Suite à cela, Ludovic lui demanda de but en blanc, bien que sa question fut enroulée de douceur afin qu'elle passe un peu mieux, quel était son prénom, et bien évidemment, la jeune femme eut quelques difficultés à y répondre directement, une mauvaise habitude bien sur, mais une habitude persistante, et qui se refusait à partir. Ainsi, elle évita une nouvelle fois la question, s'en voulant bien vite de céder ce pour quoi l'homme l'avait critiquée quelques jours plus tôt : de céder à la facilité, et de fuir aveuglément ce qui ne lui plaisait pas. Néanmoins, l'homme sembla plutôt bien le prendre, ce qui provoqua un net pincement de coeur chez la brune qui n'en laissa rien paraître. Suzette... Et puis quoi encore ?

-Encore ? Les trois derniers que vous m'avez inventé ne vous suffisaient pas peut-être ?

Un franc sourire aux lèvres, même si la plaisanterie déteignait un peu dans l'ambiance actuelle, Oswin lâcha un léger souffle amusé en baissant la tête. C'était idiot, elle même le voyait, une vaste comédie qui ne faisait plus rire personne et dans laquelle elle continuait pourtant à tenir son rôle avec médiocrité. Il aurait été plus simple de lui dire, de lui avouer ces quelques lettres qui cachaient son identité, mais non, elle s'entêtait, et la voila dans une situation qui n'en valait pas la peine...
Puis l'homme reprit la parole, commençant sa petite réponse par une phrase pas si banale que cela mais qui sonnait à ses oreilles comme une évidence. Évidence qui d'ailleurs fit hausser les sourcils à la jeune Auror, quelque peu désarmée face à ce genre de réponses. Comment le prendre ? A part comme une mauvaise blague elle ne voyait pas, surtout qu'elle savait pertinamment que si elle se mettait à croire à ce genre de belles paroles elle le regretterai peu après : rien n'était jamais si simple.
Attendant qu'il ait terminé, Oswin détourna à son tour le regard pour fixe le sol, étrangement silencieuse, et si on ne connaissait pas la grande Auror, on aurait put jurer qu'elle rougissait. Mais cela, c'était uniquement pour ceux qui ne la connaissaient pas... Et qui de plus avait de gros problèmes de vue.

-Croyez le ou non, mais je l'espère aussi.

Soupirant discrètement, la brune esquissa un sourire crispé avant de redresser la tête, tentant de reprendre un peu de contenance avant de revenir à la discussion :

-Enfin, si on pouvait éviter Suzette j'avoue que cela m'aiderait bien, sinon je vais commencer à avoir du mal à suivre je pense ! Et adressant un dernier sourire calme mais sincère à Ludovic, la jeune femme termina : Et si vous voulez vraiment... Et bien, "tout savoir de moi"... Il faudra que l'on se réserve une soirée un de ces jours, je pense que vous aussi aurez de quoi me dire je me trompe ?


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Ven 29 Jan - 15:10




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L'échevelé leva les yeux au ciel avec un petit sourire. Trouver d'autres noms n'était pas du tout un problème. Mais alors que sa seconde tentative d'obtenir un semblant de réponse venait une nouvelle fois de tomber à l'eau, la surveillante baissa le regard et lui répondit une petite phrase qui le rendit déjà plus optimiste sur la question. De quoi le motiver plus encore à attendre.

La jeune femme reprit bientôt, lui demandant de ne pas lui donner de nouveau surnom. Ludovic ouvrit la bouche en commençant un début de protestation, plus pour continuer la taquinerie que pour vraiment la faire changer d'avis, mais il s'interrompit assez vite et la brune poursuivit, lui proposant presque un rendez-vous. Une idée intéressante bien qu'il risquait de vite manquer de sujet.

— Vous seriez déçue peut-être, mais pourquoi pas, j'en prend note.

Il lui adressa un dernier sourire avant de lever la tête en direction de la ville dont ils commençaient à approcher, fronçant légèrement les sourcils. Il secoua imperceptiblement la tête comme pour en chasser une mauvaise idée et tâcha de poursuivre sa marche du même pas rapide. Mais lorsqu'ils approchèrent des remparts, Ludovic lâcha la jeune femme et s'écarta un peu, se grandissant autant que ses côtes le lui permettaient pour scruter les rues encore distantes, mais étrangement désertes.

— Vous ne trouvez pas que cela manque de monde ? marmonna-t-il.

Comparé aux autres jours, la ville paraissait étrangement calme, presque comme abandonnée. Les premières rues étaient vides et certaines boutiques n'avaient pas encore ouvert malgré l'heure avancée. Ludovic poursuivit, ralentissant le pas et faillit s'arrêter encore avant qu'ils n'arrivent au centre de la place. Une bonne centaine de personnes se trouvaient regroupées devant la mairie, leur tournant le dos et écoutant un homme en uniforme dressé à côté de la potence. Le brun ne se souvenait pas de cela. Alors qu'ils approchaient encore, ce qui devait être le chef de la garde locale termina son discours et fit signe à un de ses hommes d'approcher. Ce dernier tenait un garçon frisé par le bras.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Sam 30 Jan - 2:10


 

 

 
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Ainsi, l'enseignant sembla bien prendre ses petites propositions, se contentant d'un sourire et d'un bref avertissement envers la jeune femme avant que le silence ne s'installe à nouveau, laissant Oswin face à ses tracas personnels. Il fallait déjà y penser, de dire son nom, y croire, et se faire confiance. A lui, bien évidemment, c'était avant tout une question de simple confiance, mais aussi à elle. Elle n'était plus la même, ses vieilles affaires étaient oubliées depuis longtemps et puis, avouons le, son prénom n'était pas non plus la chose la plus recherchée au monde. Il suffisait de demander à ses supérieurs et voila, tous pouvaient le savoir... Alors pourquoi continuer à se braquer ? Pour pas grand chose, cela ne lui faisait que garder un pied dans le passé, et elle ne pouvait dans cette situation tourner la page afin de vivre normalement. ALors peut-être que cette idée serait après tout un bon début... Un bon moyen de tourner la page.
La chaleur qui entourait jusqu'alors le bras de la jeune femme sembla soudain disparaitre, la sortant de sa rêverie tandis que, les bras toujours croisés, elle s'approchait à nouveau de l'homme pour regarder par dessus son épaule. Il était vrai que les rues semblaient étranges, comme vides, mais à part un froncement de sourcil la brune ne s'en préoccupa pas tellement. Ne disant tout d'abord mot, elle se contenta de suivre Ludovic, le regard dans le vide, elle même plongée dans ses pensées. Mais ce fut alors que l'enseignant s'arrêta, Oswin se cognant quelque peu contre ce dernier en n'ayant pas remarqué qu'il avait cessé de marcher, fronçant les sourcils en remarquant enfin la foule qui l'entourait.

-Que se passe-t-il ? Il y a un prob...

Et à peinte eut-elle prononcé ces quelques mots que son regard glissa sur la foule, se remémorant chaque visage par habitude, chaque expression, chaque rire... Et bien évidemment, elle ne rata pas l'enfant qui, menotté et enchaîné, se trouvait aux côtés d'un boureau qui n'attendait que le bon moment pour fendre l'air de sa hâche.

-Bartholomé...

Son visage se teinta lentement d'une peur considérable ainsi que d'une panique qu'elle réussit à contenir tant bien que mal alors qu'elle jetait un regard des plus clairs à son collègue : il fallait faire quelque chose !
Retournant son attention vers le jeune garçon, Oswin, semblant soudain tout à fait réveillée, s'élança à travers la foule en jouant des pieds et des mains pour se frayer un chemin, hurlant de temps à autres le nom du garçon tout en cherchant à s'attirer son regard, à ce qu'il ne la voit. Ils devaient faire quelque chose ! Ils devaient agir ! Ils avaient promis !

-Bartholomé !

Puis, tout se passa comme au ralentit... Le principal intéressé tourna enfin la tête vers elle, semblant presque surpris de la revoir ici et maintenant alors qu'elle même était encore à une quinzaine de mètres de l'estrade. Et dans son regard, ce regard si jeune mais si lourd de sens, elle sentit clairement ce qu'elle avait vu maintes et maintes fois dans le regard de bien des gens, une expression froide, de dégoût et d'une tristesse sans nom qui la figea même sur place. Et dans un silence irréel que la brune s'était installé tout autour d'elle, alors que tous ici parlaient de l'évènement comme d'une festivité, l'homme encapuchonné força le jeune homme à s'agenouiller, à poser sa tête sur la potence avant d'enfin abattre sa hâche, tandis que le jeune Bartholomé murmura ses derniers mots à l'intention d'une surveillante stupéfiée, qui lut sur ses lèvres la mort dans l'âme.
Comme foudroyée sur place, Oswin ne sembla reprendre vie que lorsque la tête de l'enfant roula mollement sur le bois, sous les hurlements de la foule qui semblait ne pas exister autour d'elle. Elle avait échoué, encore. Elle avait fait une promesse qu'elle ne put tenir et qu'elle n'aurait finalement jamais tenue, et la voilà, debout, comme une idiote à observer le corps inerte se vider de son sang par grosses gerbes. Baissant lentement la tête, la brune leva lentement la main à elle, observant quelques traces rouges qui couvraient déjà ses doigts, la gorge soudainement nouée avant que ses yeux ne brillent d'une lueur bien plus physique que quelques sentiments. Et sans un mot de plus, le visage déformé par les émotions, la française fit demi-tour et fonça au hasard à travers la foule, cherchant uniquement à se sortir de ce monde entre rêve et cauchemar.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Sam 30 Jan - 14:30




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Un léger choc heurta son épaule, mais cela ne fut pas suffisant pour tirer Ludovic de l'horrible spectacle qui se mettait en place sous ses yeux. Interdit, le français resta figé, ne tournant pas même la tête alors que la surveillante commençait à parler. Il garda les yeux fixés sur le jeune garçon qui avançait, le contemplant avec l'air terrifié et désolé et commença à reculer sans se rendre compte que la surveillante s'était tournée vers lui. Un pas puis deux... Mais soudain, la silhouette rouge de la jeune femme passa comme une flèche dans son champ de vision, lui faisant l'effet d'un choc électrique.

— Oswin !

Ludovic s'élança à la suite de la française, fendant la foule avec moins d’aisance qu'elle. Il parvint tout de même à la rattraper alors qu'elle se trouvait à mi-chemin de la potence et à lui saisir le bras. Malheureusement, il n'eut même pas le temps d'affermir sa prise qu'elle lui échappa et il se trouva bloqué par deux hommes qui l’empêchèrent de reprendre sa poursuite. Le brun tendit le cou, cherchant un passage plus dégagé pour rejoindre la surveillante tandis que cette dernière fonçait toujours à toute allure vers le prisonnier et que tout s'arrêta au bruit de la hache.

Le français se raidit, alors qu'autour de lui la foule s'exclamait dans un capharnaüm assourdissant. Il tenta de s'échapper mais se heurta à deux murs humains de chaque côté de lui qui le ballotèrent dans une puanteur suante. Comme un écho lointain, l'échevelé sentit la douleur à ses côtes s'amplifier quand un coude lui rentra dedans sans qu'il cherche à l'esquiver. Sur l'estrade, le corps sans vie était parcouru de convulsions nerveuses alors que le bourreau brandissait la tête de sa victime comme un trophée. Ludovic expira, incapable de quitter des yeux le chef inerte qui fendait les airs, ses paupières se fermant à mesure qu'il se sentait partir dans l'inconscience. Il chancela sur place, restant debout et fixe comme une poupée de chiffon suspendue par des fils. Lentement il tourna la tête vers un mouvement contraire aux vagues de la foule, un éclair rouge qui écartait les badauds sans leur prêter aucune attention. Le pantin s'anima, avançant un pied puis l'autre avant que son corps ne se décide à se réveiller, le guidant plus que sa tête entre les sauvages regroupés. Il s'arrêta bientôt, plaquant ses mains contre ses tempes et inspira profondément après une éternité.

Le temps sembla enfin se remettre en marche et l'échevelé reprit sa respiration à un souffle saccadé. Il baissa les mains et leva la tête, cherchant l'auror des yeux, il fallait qu'il la rattrape avant qu'elle ne s'en aille à l'autre bout de la ville et qu'il soit incapable de la retrouver. Redémarrant les moteurs, Ludovic s'élança à travers la masse humaine, parvenant bientôt à en sortir. Il ne s'accorda pas une seconde pour en profiter qu'il s'élança derrière la jeune femme, sans parvenir à la rattraper.

— Oswin ! lança-t-il, haletant et courant comme un dératé après elle. Stop ! Il arriva enfin à sa hauteur et l'agrippa à l'épaule, la tirant vers lui de manière à lui faire face. Oswin, fit-il aussi rassurant que possible. C'est terminé, arrêtez.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 31 Jan - 3:14


 

 

 
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Ignorant totalement les acclamations de la foule autant que simplement le monde extérieur, Linda continuait de se frayer un chemin à travers la masse qui se rassemblait et se compactait d'autant plus vers son centre où se dressait l'estrade, n'entendant pas même ce qu'il se trouvait autour d'elle. Elle se doutait que l'homme l'avait prise en suite et était très probablement à ses talons, mais là, pour le moment, elle s'en fichait. Elle devait déjà partir d'ici, de cette place, de cette ville, ou bien même de ce monde, souffler un peu et simplement se calmer, car pour le moment, la rage qu'elle ressentait bien souvent envers elle même et si elle ne voulait pas la laisser exploser il lui fallait souffler. Oui, et vite... Car plus qu'une question de fierté, elle se doutait, non, savait que si l'enseignant arrivait auprès d'elle et la faisait parler, il lui échapperai alors quelques phrases qu'elle regretterai, quelque mots sur son passé qu'elle n'aurait jamais voulu dévoiler. Alors il lui fallait... Se calmer, ignorer ses larmes et prendre une nouvelle fois sur elle. Mais pour le moment, elle avait l'esprit vide de toutes ces préoccupations et se contentait de foncer tête baissée à travers les gens, les poings serrés et les sourcils froncés à s'en faire mal.
Puis, l'Auror sembla déboucher sur un coin de rue plus vaste, plus grand, et surtout moins rempli. Prenant une profonde inspiration comme si elle venait de sortir d'une longue phase d'apnée, la brune se laissa tituber quelques secondes sur ses jambes, ayant elle même du mal à se tenir debout tandis qu'elle tentait de reprendre sa course. Aller où ? là où le diable l'attendrait, qu'elle mente et cache un peu plus la vérité à la seule personne ici qui voulait l'aider.
Ce fut d'ailleurs à ce moment précis qu'elle senti une main la retourner souainement, son nom résonnant à ses oreilles comme lointain alors qu'elle allait déjà reprendre sa course... Ainsi donc, il était si près d'elle... Elle l'avait imaginé plus loin.
Levant un regard noir et pourtant humide sur l'homme qui la tenait, elle se défit d'un brusque mouvement d'épaule en esquissant une grimace lorsque la douleur se réveilla, gardant néanmoins son faux air dangereux alors qu'aux yeux de l'autre, sa faiblesse devait désormais aisément ressortir au grand jour.

-Lâchez moi ! grogna-t-elle en se délivrant. Moi aussi je peux courir après des choses qui n'existent pas vous savez ?

Après tout, l'espoir ou une bête de cauchemar... quelle réelle différence y avait-il là ? Tous deux étaient idiots de s'y attarder, elle plus que d'autres pour bien des raisons. Tous deux étaient insaisissables, et tous deux les mèneraient à leurs pertes, ainsi, deux idiots morts de plus ou de moins cela ne faisait aucunes différences.
Foudroyant encore un instant Ludovic du regard, la jeune femme tourna la tête vers l'arrière comme si elle songeait à reprendre sa course, avant d'à nouveau fixer l'autre bien que son visage cette fois semblait dénué de toute colère, de toute rage, mais seulement d'une incompréhension la plus totale et un chagrin net se reflétant à son air abattu.

-C'est... Vous l'avez vu ! Vous l'avez vu comme moi ! Il était là, et puis d'un coup... Et il m'a regardé ! Il m'a parlé, et j'ai... J'ai tenté de le sauver, j'avais promis et maintenant il est... Il est...

Sa voix trop rapide cherchait à aligner des mots pour en faire des phrases, mais l'esprit trop confus de la brune se mêlait les pinceaux et hésitait grandement tandis de le regard de la jeune femme passait nerveusement d'une de ses mains tachée de sang à une autre, avant qu'elle ne se passe une main dans les cheveux et ne se prenne le visage dans la main.

-J'avais promis... Et je n'ai rien put faire ! Ma parole, j'ai donné ma parole, et par mon imprudence un enfant est mort ! A quoi je peux me fier si je n'arrive pas moi même à tenir une si simple promesse ? J'ai menti... Je... Je l'ai tué.

Et reculant tout en titubant avec une lenteur hésitante, elle secoua sensiblement la tête avant que ses jambes ne la lâchent soudainement et qu'elle ne tombe dangereusement vers le sol, son regard noyé de larmes alors qu'elles ne coulaient encore.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 31 Jan - 15:59




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Une fois encore, l'auror n'eut aucun mal à se débarrasser de la prise de l'enseignant qui ne tenta pas de la retenir davantage. Elle semblait avoir arrêté de courir, ce n'était pas nécessaire, et il n'avait pas lui-même très envie de rester où ils étaient. Il encaissa sans broncher l'attaque de la jeune femme, ouvrant tout juste la bouche avec un sourcil d'incompréhension pour lui demander des explications. Cependant, il la referma bien vite en voyant le regard noir de la brune qui le foudroya une seconde avant de tourner la tête, ses cheveux volant par dessus son épaule en découvrant une ombre sur sa nuque.

Le visage du maigrichon se figea à l'exception d'un de ses sourcils qui prit une courbure plus marquée, un instant avant de se rabaisser pour afficher une façade neutre devant la surveillante qui s'était retournée. Elle commença à parler, à un rythme pressé et en français et Ludovic s'approcha, dressant les mains en un geste apaisant, essayant de saisir celle de la jeune femme qui reculait constamment.

Chut, soufflait-il d'un ton doux, je sais, je sais.

Il avança encore, mais elle reculait toujours et à mesure qu'elle parlait le brun sentit un vieux chagrin remonter. Il ne s'arrêta pas pour autant et combla l'espace entre eux d'un grand pas lorsqu'il la vit chanceler, la rattrapant avant qu'elle n'ait le temps de tomber. Il l’entoura de ses bras, attrapant ses poignets et la redressa pour la caler contre lui. La serrant contre son buste avant de lui saisir doucement la tête.

— Je sais, fit-il encore. Mais ce n'est pas votre faute. Ce n'est pas vous qui... sa voix s'étrangla dans sa gorge, l'obligeant à déglutir. Vous n'y êtes pour rien, reprit-il en glissant ses doigts dans les cheveux bruns. Je suis sûr que si vous aviez su ce qui allait arriver vous auriez pu vider cette ville de tous ses habitants pour le sauver. Vous auriez pu lui dire de quitter la région le temps que tout se calme, le faire s'évader ou même mettre KO des dizaines de garde, Lentement, il repoussa les cheveux de la jeune femme et glissa sa tête contre la sienne. Vous auriez pu faire beaucoup de choses, mais vous ne saviez pas, vous ne pouviez pas savoir. C'était une promesse impossible à tenir, vous auriez dut être sur son dos nuit et jour. fit-il avant de lâcher un léger rire. C'est comme si vous aviez promis de vous assurer que je ne me comporte plus comme un idiot ou comme si vous aviez juré d'empêcher le soleil de se lever. Il marqua une légère pause, baissant les yeux sur la nuque de la jeune femme avant de la serrer un peu plus contre lui. Il y avait trop... de variable pour que vous puissiez les gérer seule, ça ne veut pas dire que vous avez menti. Tout le monde meurt un jour ou l'autre. Il n'y a pas toujours moyen de l'empêcher. Mais si je vous promettais maintenant, de tout faire pour vous protéger, je serais aussi sincère que vous l'étiez. Il fit une nouvelle pause et s'écarta un peu de la jeune femme pour la regarder en face, posant la paume sur sa joue. Vous êtes forte, assura-t-il avant de baisser le bras. Horriblement exaspérante et beaucoup trop armée à mon goût, mais je penses que vous êtes quelqu'un sur qui on peut compter. Il baissa les yeux et lui saisit la main du bout des doigts. J'ai confiance en vous, ajouta-t-il en lui tournant la paume vers le ciel. Fiez-vous à ça.

Il commença à essuyer le sang qu'elle avait sur les mains du pouce, gardant les yeux rivés sur sa peau à mesure qu'il la massait. D'abord doucement, il se crispa en voyant que le rouge partait mal malgré ses efforts. Il lui aurait fallut un mouchoir. Un sourire jaune passa sur son visage et il tourna la tête en direction des rues désertes, essayant de repousser de son esprit la foule amassée autour du cadavre sanglant, la seconde où il avait entendu le vent siffler du bruit de la hache.

— Si je me souviens bien, vous lui aviez aussi promis de veiller sur sa famille. Il y a encore moyen pour vous de le faire. Je penses que cette histoire n'a que trop durée. termina-t-il, se décidant enfin à regarder la jeune femme en face. Allons régler son compte à cette bête.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 31 Jan - 21:23


 

 

 
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A peine eu-elle terminé de parler que déjà, la voix de l'homme se faisait entendre, tentant de la calmer dans une désagréable tentative qui semblait bien trop vaine aux yeux de la brune. Mais lorsque ses jambes cédèrent soudain sous son poids, l'enseignant, vif comme l'éclair, la rattrapa en vol avant de la plaquer contre lui bien contre son gré et ce malgré ses faibles gestes qui servaient sans doute à se débattre.
Qu'en savait-il ? Qu'avait-il a répéter ces mots ? Cela étant sans doute dans le but de la calmer, et croyait-il vraiment que cela suffirait ? Se montrer compréhensif dans une telle situation allait-il suffire à lui faire oublier que tout était de sa faute ? Non, pas vraiment non, et rien que l'idée qu'il tentait de l’apaiser par ces mots lui fit horreur.

-Non... Non... Lâchez moi...! protesta alors faiblement l'Auror alors que déjà, elle baissait la tête comme cherchant à s'enfouir entre les bras de l'autre.

D'abord crispée, il fallut bien avouée qu'Oswin esquissa quelques gestes pour se dégager de son emprise, mais cette fois, l'envie n'y était pas, et comme un chiot qui se débattait en vain, tentant de mordre alors qu'il ne possédait pas même de dents, la jeune femme resta finalement plaquée contre le français, sa respiration tremblante n'étant au final que le seul geste un peu brusque qu'elle avait envers lui.
Fronçant les sourcils tout en serrant les poings, elle écouta néanmoins attentivement l'autre lui parler d'une voix douce, calme, trop calme peut-être, mais avec ces mots qu'elle savait dangereux pour la simple bonne raison qu'elle avait tendance à les écouter, et qu'ils sonnaient dés lors étrangement justes à ses oreilles. Un frisson parcourut son échine lorsque Ludovic passa lentement une main dans ses cheveux alors qu'elle même se détendait peu à peu, et à vrai dire, la suite n'arrangea rien. Partagée entre sa fierté qui refusait de se laisser berner par pareille stratégie et l'effet indiscutable qu'avaient les paroles du français sur elle, la brune trembla encore quelque peu avant de se laisser un peu plus aller lorsqu'elle sentit la tête de l'autre s'approcher de la sienne dans une position qui la ramenait à une soirée bien mouvementée qui ne s’effacerait probablement pas de si tôt de sa mémoire. Il ne pouvait pas user de cela contre elle, pas ici, pas maintenant, alors que devant lui se trouvait une Oswin effondrée persuadée que la mort d'un enfant lui était due. Il ne pouvait pas agir aussi familièrement alors qu'il ne savait pas même pourquoi elle se disait coupable de cela, pas en pensant qu'il n'y avait que de cette mort dont elle s'accusait ! Et pourtant elle le laissa dire, continuer à parler tandis qu'il la serrait un peu plus contre lui, car même si ce qu'il pensait était faux, elle le savait au fond d'elle, elle avait sans aucuns doutes besoin de ces quelques phrases. Quand bien même elle savait qu'il n'aurait eut aucunes raisons de jurer de la protéger comme il semblait le dire, quand bien même il ignorait tout d'elle, il était resté près d'elle pour ne pas la perdre alors qu'elle même semblait s'être perdue dans ses émotions. Il ne l'avait pas fuie ni abandonnée, et semblait à présent prendre à coeur son état.
Puis, Ludovic s'éloigna légèrement, ne la quittant pas des yeux tandis qu'il levait vers elle une main apaisante, le regard vide et triste de la jeune femme se levant lentement pour le fixer à son tour, un discret sourire se dessinant sur son visage alors que l'homme faisait une petite description express de l'Auror qu'il avait en face de lui.
Se fier... A sa confiance ?
Fronçant à nouveau les sourcils jusqu'à fermer les yeux tout en baissant une nouvelle fois e regard, la brune secoua lentement la tête sans même regarder l'enseignant, perdue dans ses pensées qu'elle ne voulait partager. Pas plus tard que la veille, c'était elle qui avait assuré à son collègue qu'il pouvait se fier à elle, à sa présence, et voila qu'à son tour il lui accordait sa confiance... Mais sur quelle personne était basée cette confiance ? Sur son masque ? Elle même ? Il ignorait tout d'elle et ne savait même pas pourquoi cette mort l'avait tant bouleversée ! Il avait même oublié ce que la veille, il avait fait, un geste spontané, simple, presque... Oui, de confiance, même si elle même ne savait pas ce qui se cachait réellement derrière ce geste. Et à présent, sans même se souvenir de sa soirée de la veille, il renouvelait cette confiance en la lui affirmant de but en blanc...

-Vous ne savez pas ce que vous dites... souffla molement Linda en fixant sa main, perdue dans son esprit, sans chercher néanmoins à justifier plus sa pensée.

Le silence s'installa alors sans qu'aucuns des deux ne cherchent à le meubler. L'homme tentait d'enlever le rouge de sa paume tandis que la surveillante, bien qu'apaisée, ne disait le moindre mot. Puis, Ludovic fut le premier à reprendre la parole, revenant sur la promesse qu'elle avait faite plus tôt alors qu'elle ne semblait pas même écouter. Et pourtant ce fut le cas, même si elle ne réagit pas, elle écoutait encore et toujours les moindres mots qui sortaient de sa bouche, mais à ce moment, elle eut l'esprit ailleurs.

-Il aurait suffit que j'ai une arme sur moi... commença-t-elle à voix basse, tournant sa main levée comme si elle tenait l'un de ses pistolets. Une simple arme, un seul tire, et j'aurais put...

Pliant son index sur la fin de sa phrase, comme si elle appuyait sur la détente, Oswin finit par refermer totalement la main avant de soupirer longuement, fermant les yeux un instant avant de relever un regard plus calme sur son interlocuteur, prenant à son tour la parole sur un ton qui semblait s'être calé sur celui du français :

-Vous ne devriez pas faire cela. Vous ne devriez pas... Réagir de cette manière. Toute personne normale, plus que de s'occuper d'une personne qu'elle connait depuis deux mois, devrait être choquée face à une telle scène, vous ne devriez pas pouvoir porter assez bien le masque pour réussir à... A m'aider. Mais je sais qu'avec le temps, on apprend à garder la face en toutes situations si et quand il le faut, cela s'appelle l'habitude.

Marquant une courte pause, la respiration toujours aussi profonde bien que moins tremblante, la brune leva alors lentement les bras vers Ludovic en les passant autour de son cou, câlant du mieux qu'elle put sa tête dans sa nuque dans une étreinte sincère.

-Qu'est-ce que ces yeux ont bien put voir pour que vous en arriviez à là...? souffla-t-elle doucement sans même relever la tête.

Elle resta ainsi plusieurs secondes, sans bouger d'un pouce, les yeux fermés pour en profiter quelques instants encore alors que la différence de taille se faisait clairement sentir lorsqu'elle ne portait pas ses habituels talons. Malgré tout, elle se détacha finalement du cou du français, le regardant comme fatiguée tandis que son sourire crispé tentait de reprendre un peu de réalisme. A présent, il fallait continuer, car comme l'avait fait remarquer l'ancien Serdaigle quelques minutes plus tôt, elle avait encore une promesse à tenir du mieux qu'elle pouvait.

-Alors, où allons-nous Monsieur le Professeur ? Je vous suit, comme toujours.

Et rajoutant ensuite plus bas après une courte pause :

-Ah et au fait... Merci.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 31 Jan - 23:35




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La jeune femme résista un instant avant de se laisser aller, se débattant avec heureusement trop peu de vigueur pour aggraver l'état du professeur. Il la laissa faire sans chercher à l'en empêcher autrement qu'en la gardant contre lui, assez vite préoccupé par d'autres choses que ses coups amortis. Ses mots touchèrent sûrement le vide, mais Oswin se retrouva bientôt assez calme pour pouvoir respirer plus normalement et lui rétorquer qu'il ne savait pas ce qu'il disait. Il ne répondit pas, les paroles de la jeune femme ayant été trop faible pour qu'il puisse être certain d'en avoir bien saisit le sens, mais afficha un léger sourire en lui massant un peu plus la paume. Toutefois, lorsqu'elle reprit la parole, mimant une arme dans sa main, le français dressa la tête au quart de tour. Semblant soudain plus grave, lâcha sa poigne pour s'écarter, le regard aussi sombre que si la brune avait proféré un maléfice.

— Tuer quelqu'un de plus, compléta-t-il d'un ton cassant.

Comme s'il était possible de sauver qui que ce soit en tuant quelqu'un d'autre. Tout ce que la jeune femme aurait gagné aurait été une émeute et un bataillon de gardes jetés contre elle. Des hommes armés jusqu'au dents, soutenus par une foule inhumaine, au mieux, elle n'aurait pu que tuer plus de personnes avant de périr elle-même. Néanmoins, le brun s'adoucit un peu lorsqu'elle poursuivit, gardant le même air renfrogné, mais ne cherchant pas à s'écarter davantage. Il afficha une grimace de sourire et son regard partie en biais, fixant le sol au lieu de la surveillante. Cela faisait longtemps en effet qu'il n'en était plus à son premier mort violent. Il chercha un instant quoi répondre lorsque la brune combla la distance pour passer ses bras autour de son cou, lui faisant hausser les sourcils de surprise avant qu'elle ne pose sa tête sous sa gorge et ne lui murmure quelques mots de plus. Bien que les idées lui vinrent le brun ne répondit pas aussitôt, se contentant de glisser lentement les bras autour de la jeune femme.
Il se courba un peu pour être davantage à sa hauteur, posant le menton contre la tête de la surveillante, et leva une main pour lui caresser les cheveux en douceur.

— Plus que je ne voulais et moins que je ne voudrais, murmura-t-il en retour.

Fermant les yeux, l'échevelé sentit un frisson geler lui mordre la nuque jusqu'à l'os malgré les bras nouées de la surveillante. Il la serra un peu plus contre lui au niveau des épaules, lui maintenant la tête posée contre son cou pour pouvoir laisser son visage se tordre de colère et de chagrin sans risquer qu'elle ne se retourne. Il s'efforça à respirer profondément, faisant aller et venir ses doigts entre les mèches de la jeune femme, apaisé par la douce chaleur qui émanait d'elle. Il lâcha un soupir fatigué lorsqu'elle s'écarta finalement et lui afficha un doux sourire qui s'accusa un peu plus à la tentative de l'Auror de reprendre un semblant de légèreté.

— Loin d'ici, répondit-il en tendant la main pour prendre celle de la surveillante.

Il lui pressa légèrement les doigts pour la remercier à son tour et la tira un peu vers l'avant, reprenant la marche en douceur pour les éloigner de la maudite place. Allant bon train sans que le français ne prononce un seul mot, ils eurent tôt fait de traverser la ville puis de longer la muraille jusqu'à trouver la seconde porte du village. Le manoir se dressait au sommet d'une colline, surplombant la falaise et la mer. Il apparut d'abord minuscule, mais se fit de plus en plus gigantesque à mesure que le duo approchait. Le chemin large et sinueux semblait ne pas vouloir finir et la légère pente eut vite fait de venir à bout du souffle du blessé. Ce dernier se retrouva rapidement à haleter puis à respirer bruyamment jusqu'à ce que son visage rougisse sous l'effort.

— J'ai déjà vu un château comme celui-là, lança soudain le brun alors que le silence commençait à lui peser presque autant que ses côtes. Mais je ne me souviens pas de la description dans le livre. Celui-ci à l'air plus français qu'anglais si vous voulez mon avis. Je me demande... souffla-t-il encore. Si ce livre ne se sert pas de nos esprits pour compléter les trous. Vous savez, comme les rêves au réveil. Ce sont des mélanges incohérents, mais notre cerveau est parfois si logique qu'il essaye de leur donner un sens. Il oriente tout dans la même direction, impose la gravité et fini par combiner les choses les plus improbables en nous faisant croire qu'elles sont vraies. Mais si l'on regarde assez attentivement, on peut voir où est l'erreur. C'est peut-être la même chose ici. Peut-être qu'en cherchant bien on pourrait en trouver les limites, comme les livres vierges de la bibliothèque et... haleta le brun. Avec un peu de chance cela pourrait nous aider à retrouver la réalité.

Toussant soudain à en cracher ses poumons irrités, le maigrichon fut bientôt obligé de s'arrêter pour s'asseoir. Nouant ses bras autour de son buste avec une grimace douloureuse.

— Je déteste être commença, lâcha-t-il songeant encore qu'avec un peu de magie il n'aurait pas mit longtemps à se remettre de toutes ses fêlures. Je suis sûr... souffla-t-il en tournant la tête vers la brune, que vous avez déjà connu pire n'est-ce pas ? Je dois vous faire l'effet d'un douillet. Je vous vois bien continuer à distribuer des coups de poings dans les ruelles malgré les deux bras cassés. Il inspira encore dans un bruit feutré et repartit dans une légère toux rauque. S'ils construisaient moins haut aussi...




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mar 2 Fév - 1:01


 

 

 
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Après ce bref et pourtant si long moment de sentimentalisme, Ludovic sembla bien prendre la réaction de la jeune femme et sa piètre tentative de reprendre un peu de légèreté, et, esquissant un sourire, il lui saisit alors sa main comme en geste de remerciement tandis qu'elle se laissait faire, elle même affichant un léger sourire calme avant qu'il ne la tire vers leur nouvelle destination. Pour une fois, elle sentait avoir réussit quelque chose, aidé quelqu'un sans avoir eut besoin de le détruire auparavant, enfin elle avait l'impression de pouvoir tenir quelque promesse qu'elle avait fait, celle de l'aider et d'être là pour lui. Et même si son regard semblait encore bouleversé par l'exécution à laquelle elle venait d'assister, quelque chose en elle de plus doux tentait à l’apaiser peu à peu, si bien que lorsqu'ils sortirent de la ville dans le but de gravir la colline sur laquelle se dressait le manoir, son visage semblait débarrassé de toutes ombres même si au fond de ses pupilles, persistait encore cette once de tristesse qui la rendait si unique.
"Loin d'ici", oui, loin de cette place, loin de ce monde et de ses horreurs... Quel merveilleux endroit. Et si bien accompagnée, elle s'y rendrait les yeux fermés !

Lorsque l'autre tituba, rouge à force de monter sans réussir à respirer correctement, Oswin tenta de le rattraper même s'il sembla vouloir rester sur ses deux jambes, et pour arranger le choses, il se mit de plus à parler, commentant cette fois l'aspect extérieur du manoir qui les surplombait, ce qui arracha un discret soupir à l'Auror qui pourtant ne fit rien pour l'en empêcher.
La théorie que, d'ailleurs, il soutient intéressa grandement la jeune femme qui, curieuse, ne rata pas une miette de ce qu'il lui dicta. Après réflexion, ces quelques idées étaient très probables, c'était logique et plutôt intéressant. Chercher ce qui normalement nous paraissait normal mais qui, en plissant les yeux, dénotait totalement... Voici donc une petite énigme qui lui plaisait, même si Ludovic avait déjà fait le plus gros du travail en soit. Plongée dans ses pensées, la française leva la tête pour observer le château tandis qu'à ses côtés, le sorcier s'assit enfin, ne tenant tout simplement plus debout. Est-ce qu'elle avait déjà vu, des palais de ce genre ? Sans doutes oui, quand elle voyageait dans l'Ouest vers Angoulême ou encore Niort... Il fallait avouer qu'à ce moment elle ne faisait pas encore vraiment attention aux merveilles qui l'entouraient, surtout lorsque c'était humain et pleins de touristes trop curieux... Elle fuyait la civilisation, et c'était peut-être pour cette raison qu'elle était encore en vie.
Ludovic ravit l'attention de la surveillante lorsqu'il reprit la parole, commençant à se plaindre de son état tandis que l'autre levait les yeux au ciel, s'accroupissant à ses côtés sans pour autant s'assoir. Douillet ? Lui ? La brune eut un léger rire retenu même si, dés que l'autre se remit à tousser, elle lui adressa un regard quelque peu inquiet qui pourtant ne dura pas longtemps. Ah, s'il savait...

-Vous n'imaginez même pas combien vous avez tort...! s'amusa Linda en souriant, hésitant à esquisser un geste pour vérifier que son comparse ne souffrait de rien de grave.

Finissant par s'assoir à ses côtés, elle leva les genoux et s'appuya sur ses bras en arrière, laissant planer un court silence avant de reprendre :

-Enfin, peut-être pas pour la vision dans une ruelle avec les bras cassés, ça c'est probablement juste, mais pour le fait que vous soyiez douillet surtout. Je connais peu de personnes qui, avec tant de côtes fêlées, continueraient à gravir une colline pour poser quelques questions à un héros fictif. Après, je ne dis pas que vous n'êtes pas fragile, ça c'est un fait avéré, mais de là à être douillet j'en doute très franchement.

Esquissant un sourire un peu plus affirmé à l'adresse du français, la surveillante attendit un instant encore que l'autre ne reprenne sa respiration avant de finir, avec un peu plus d'entrain :

-Bon, vous avez bien soufflé ? On peut reprendre la route vous pensez ?


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Sam 6 Fév - 2:46




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Alors qu'il reprenait encore son souffle, le brun afficha un sourire clairement amusé à la jeune femme, tournant la tête vers elle sans lâcher ses côtes. Il lâcha un bref souffle semblable à un rire et leva les yeux au ciel, pas le moins du monde surpris par le fait que sa petite plaisanterie sur la surveillante, plus coriace que la douleur, ait presque pu passer pour un compliment. Il fronça légèrement le sourcil, marmonnant d'un ton taquin.

— Oh d'autres, fit-il, j'en connais sans doute. Connrad par exemple ou le bibliothécaire, ajouta-t-il avec une petite lueur indescriptible dans les yeux, à mi-chemin entre une certaine inquiétude et un léger dégout. Je suis certain qu'ils tiendraient debout avec un demi-douzaine de côtes cassées. Non, non corrigea le brun, j'ai beaucoup perdu avec le temps. Vous m'auriez vu avec quelques années de moins, j'étais pour ainsi dire increvable. Enfin, l'infirmerie aidait bien... Je penses que vous ne m'auriez absolument pas supporté, du moins... encore moins que maintenant. Il adressa un nouveau sourire, légèrement moqueur avant de finir. Je me fais vieux, je radote.

Enfin remis, le brun acquiesça d'un bref signe de tête alors que la brune demandait à repartir et se remit sur pieds. Ils reprirent leur route, le maigrichon avançant à un rythme plus lent pour se ménager, plus détendu à mesure qu'ils s'éloignaient du village. Il ne fallut pas longtemps pour que ce dernier apparaisse comme minuscule au pied des deux français et que se dressent devant eux de hauts murs encadrant une large porte.

— Bon, c'est le moment de voir si je fais un noble crédible, commenta l'échevelé avant de faire retentir le heurtoir.

Le montant de chêne pivota lentement et un serviteur apparut dans l'ouverture, l'air prêt à mordre. Ludovic s'empressa de faire les présentations, s'annonçant une fois de plus en tant que John Smith et sa servante Glinda puis prétexta être un lointain cousin marchand venu dans la région pour quelques visites avant d'être attaqué par une bande de brigands. Son bavardage sembla assez convainquant - ou bien fut-ce son débit de parole qui eut raison de la patience du domestique - car ils ne tardèrent pas à entrer dans le manoir tandis que l'entrée se refermait derrière eux dans un claquement sourd.

Le majordome laissa tout juste le temps aux invités de contempler le grand hall qu'il leur indiqua le chemin d'un long couloir. Le brun hésita une seconde à approcher légèrement de la surveillante pour lui parler, mais se résigna tandis que leur guide les dépassait. Il aurait voulu proposer à l'Auror qu'ils se séparent pour pouvoir fouiller et interroger plus efficacement le personnel, toutefois, connaissant son tact légendaire il aurait sans doute mieux valu qu'elle l'aide un peu à conserver leur couverture. Aussi s'engagea-t-il dans le passage, d'un pas assez mesuré. Le couloir avait beau paraitre sans fin, il ne fallut pas longtemps pour qu'ils en voient le bout et le majordome s'arrêta devant une porte pivotant pour faire face aux nouveaux venus.

— Je vais vous annoncer à monsieur, déclara-t-il, lançant un regard appuyé à Oswin.

Sur ce, il s'inclina légèrement et pivota, frappant délicatement à la porte avant de s'engouffrer dans un salon. Ludovic patienta une demi-seconde avant de se tourner vers Oswin chuchotant quelques mots tout en se grattant la nuque pas très loin de son oreille. Il n'y avait pas vraiment de façon délicate de dire cela.

— Vous savez, je penses que ce serait peut-être mieux que vous attendiez dehors. Ils parleront peut-être plus facilement si ils pensent s'adresser à quelqu'un... de leurs milieu.

Il n'eut pas l'occasion de se justifier davantage - et en un sens cela valait peut-être mieux - que le majordome ressortait de la pièce, tenant la porte et s'inclinant de nouveau.

— Ces messieurs vont vous recevoir.

Le français hocha vaguement la tête et ajouta encore quelques mots à l'attention d'Oswin, prenant un ton autoritaire avec l'air plus inquiet que ce qu'il aurait voulu montrer.

— Restez devant la porte. Ne vous éloignez pas, d'accord ? Je n'en aurais pas pour longtemps.

Il dépassa le majordome, se glissant dans le salon, tandis que le serviteur refermait derrière lui.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mar 9 Fév - 0:11




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Ludovic ? Encore moins supportable qu'à présent ? Encore plus increvable ?
Oswin ne put retenir un léger rire à cette idée, prenant un malin plaisir à s'imaginer quels exploits poussaient le français à lui dire cela, même s'il semblait du genre à exagérer ces dits "exploits", elle le voyait tout de même mal mentir tout en parlant aussi sérieusement. Alors quoi ? Il avait combattu des Mangemorts ? S'était rebellé contre l'autorité de quelque enseignant ou bien même du Ministère ? Enfin, la fougue de la jeunesse pouvait apporter bien des choses, et elle qui la connaissait encore bien -même si dés petite la maturité l'avait saisie- savait qu'elle pouvait nous faire faire quelques actes aussi admirables que réprimandables. Et puis, cela restait en quelque sorte une de ces drogue à laquelle personne ne pensait : après avoir connu le frisson de l'interdit, comment cesser d'y faire face ? Elle même avait encore du mal, alors pour que Ludovic en parle aussi légèrement, il devait s'être passé quelque chose : peut-être avait-il grandi, comme tout le monde le faisait, et pourtant en le voyant aujourd'hui, elle avait l'impression de ne  voir encore qu'un enfant.

Peu après, les deux compères avaient reprit la route en direction du manoir qui semblait à présent bien plus proche que précédemment, comme si le simple fait d'en parler l'avait quelque peu rapproché ou ne serait-ce que rendu la montée moins difficile. Quoi qu'il en fut, il ne fallut pas attendre longtemps avant qu'ils ne parviennent à l'entrée et qu'on ne les accompagne à travers les couloirs, les laissant ensuite en plan devant une porte fermée alors que le serviteur, venu les guider, s'en allait les "annoncer". Lâchant un long soupir face à cette ambiance trop oppressante, Oswin n'eut néanmoins pas le temps de relâcher la pression que le français reprit la parole, s'adressant à elle presque avec gène. Et pour cause, ce qu'il lui demanda lui tira un froncement de sourcils accusateur à la jeune femme : la laisser ici ? Bon, ce n'était pas pour longtemps ni même très éloigné mais c'était toujours ainsi que commençaient ces mauvais films d'horreur que les jeunes moldus semblaient apprécier !

-Pardon ? Vous me laissez ici pour une simple question de... Rang ? Un rang qui n'existe même pas en plus !

A peine eut-elle terminé sa phrase que la porte grinça à nouveau, la forçant à s'arrêter dans son début de critique alors qu'elle esquissai une grimace, acceptant non sans réticence le sort qu'on lui imposait. Un léger sourire et une lueur amusée s'affichrent sur son visage alors que l'autre s'en allait, lui lançant une dernière petite phrase avant de s'en aller.
Elle qui venait de se plaindre qu'on l'abandonnait était presque prête à rattraper le français rien que pour lui rappeler qu'elle était mature et responsable... Enfin, elle restait une femme, dans toute sa splendeur et ses contradictions, et cela, personne n'y pourrait rien.
Levant les yeux au ciel alors que l'autre venait de s'éclipser, l'Auror fit quelques pas nonchalants sans réellement vouloir se rendre quelque part avant de s'appuyer sur le mur, bras croisés et regard passant d'un bout du couloir à un autre, juste au cas où quelqu'un arriverait. Et pourtant, malgré son attention, elle finit bien vite par somnoler, et ferma les yeux au fur et à mesure que passèrent les minutes.

La brune fut réveillée quelques secondes plus tard par ce que certains appelleraient une vision, d'autres penseraient qu'il s'agit là d'une intuition, mais Oswin savait-elle que c'était là son instinct qui se réveillait, et c'était sans doute l'une des choses en lesquelles elle faisait le plus confiance à présent. Se décollant lentement du mur sur lequel elle était appuyée depuis plusieurs minutes, elle s'avança prudemment à travers les couloirs, persuadée d'avoir entendu quelque chose de métallique tomber non loin, mais lorsqu'enfin elle eut la totalité du coridor dans son visuel elle ne vit tout simplement rien de différent. Fronçant les sourcils, la jeune femme relâcha alors la pression en se disant qu'elle devait avoir rêvé, et se retourna avec plus de légèreté dans l'idée de retourner à son point de départ, mais ce fut précisément à ce moment là qu'elle entendit clairement un coup de feu retentir et résonner entre ces murs.
Se retournant sur le quivive, des bruits de pas, posés, calmes, se firent bientôt entendre, et ils se dirigeaient vers elle avec une relative rapidité. A présent totalement réveillée, la brune se hâta de fouiller dans son sac en espérant y trouver assez rapidement les armes qu'elle avait prises plus tôt, mais l'autre avançait vite... Trop vite... Si bien que l'Auror dut abandonner cette idée pour s'éloigner vers un endroit moins découvert. Pas qu'elle craignait la première personne venue, mais elle n'était pas idiote : personne ici ne possédait d'armes à feu. Elle était la seule. Et c'était bien cela qu'elle craignait. Car lorsque l'inconnu arriva enfin dans son champ de vision, elle se rendit compte, sans grande surprise, qu'il lui était bien plus familier que prévu : car cette personne qu'elle tentait de fuir était tout simplement ... Elle même.
Ecarquillant les yeux alors que sa respiration s'accélérait lentement mais sûrement, la jeune femme déglutit en fixant son ennemie droit dans les yeux, serrant les dents tandis qu'elle réfléchissait aux diverses possibilités qui s'offraient à elle : si elle était là, cela ne pouvait signifier qu'une chose, ainsi fuir ne servirait à rien. Tenter d'agir ? Elle avait vu comment finissaient les victimes, elle n'aurait pas la moindre chance, mais pourtant elle n'avait pas la marque... Peut-être ne serait-elle pas immédiatement condamnée, qui sait ?

-Alors, tu restes muette ?

Sortant de ses pensées, l'Auror fixa l'autre femme en silence en reculant toujours, lentement, comme si elle savait cela inutile mais que malgré tout, elle espérait toujours.

-Pourquoi tu ne fais rien ? C'est pour moi que tu viens non ? Sinon tu ne resterais pas sous cette forme... Alors vas-y ! Viens me prendre ! Je ne vaux pas la grosse bestiole c'est cela ?

-Oh non, au contraire, mais le plaisir est dans la chasse, pas dans la capture.

-Cesse de parler ainsi, on dirait...

-Toi ?

Foudroyant la pale copie du regard, la brune serra les poings avant de rétorquer à son tour :

-Je ne suis pas comme ça. Plus depuis longtemps en tous cas, et je t'interdit de commencer à jouer à ce petit jeu là avec moi.

-On s'énerve je vois ? Non ? Parce que, qu'est-ce qui a changé ? Hein ? Un laquet de plus qui pense te connaître ? Tu pense qu'il suffira à te faire passer pour normale ? Tu ne sais toi même pas qui il est !

Et voila... L'autre commençait à y prendre du plaisir, et cela annonçait clairement que la chasse venait de commencer, ce qui se confirma lorsque la brune entendit au loin un pas plus rapide, plus furieux, et qui n'annonçait qu'une seule chose.

-Peut-être, mais ce qui est fait est fait, et j'ai bon espoir de croire que sur ce point nous sommes dans le même bâteau.

Déglutissant une énième fois, la brune releva la tête en prenant une profonde inspiration, encore quelque peu fière, avant d'appeler -ou prévenir ?- tout haut la seule personne ici qui connaissait son nom. Mais à peine eut-elle prononcé les premières syllabes qu'elle sentit un brusque coup dans sa nuque, et la seule chose qui s'en suivit fut tout bonnement le noir total.



 



Tenue d'Oswin:
 

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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mar 9 Fév - 12:08




You can't run forever
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Le salon était une pièce petite et richement ornée, vêtue de teintures aux murs et d'un plancher de bois rare couvert de tapis tout aussi précieux, mais ce qui marqua en premier le français lorsqu'il passa la porte furent les grandes vitres au verre trouble qui reflétaient trois silhouettes humaines juste en face de lui. Le brun marqua une halte, immobile un instant alors qu'un jeune homme de quelques années de moins que lui s'approchait à grand pas pour lui serrer la main.

— Vous êtes monsieur Smith c'est bien cela ? demanda le héros d'un ton fort enthousiaste.

Ludovic approuva du chef et détacha les yeux de la fenêtre. Prenant une légère inspiration avant d'afficher un visage aimable et poli. Il était temps de reprendre les vieilles habitudes de société, celles que toute sa famille s'était employé à lui inculquer. Pour la bonne cause, l'échevelé s'appliqua donc à entrer dans le jeu du plus courtois, se retenant de son mieux de ne pas tourner la tête en direction de la sortie dans l'espoir de voir si, à travers le bois, tout allait bien pour Oswin.

— C'est exact, je vous remercie d'avoir accepté de me recevoir.

— Cela semblait de circonstance, interrompit le troisième homme, sans doute l'hôte des lieux. Je vous en prie asseyez-vous.

Le faux marchand s’exécuta, choisissant la place libre la plus proche et profitant du léger demi-tour qu'il effectua en s'installant pour jeter un coup d'oeil à la porte. Comme il l'avait craint, la jeune femme n'avait pas compris pourquoi il avait tenu à ce qu'elle reste dehors et, s'il l'avait pu, il lui aurait sans doute détaillé longuement le peu de lois de l'aristocratie médiévale qu'il connaissait ainsi que les différentes raisons qui faisaient que des hommes ayant toujours vécu dans l'opulence préféraient rester entre eux. Pourtant, lui-même ne trouvait pas ces justifications suffisantes. Désormais assis dans un fauteuil plus dur qu'une pierre il ne cessait de se répéter qu'il avait eut tord de lui demander de rester à l'écart. Il avait vu ce qui ornait sa nuque, une forme noire imprimée aussi solidement dans son esprit qu'un tatouage sur de la peau. Il aurait dut lui demander de rester dans la pièce, en retrait, mais dans la pièce, pour la surveiller au moins jusqu'à la tombée de la nuit.

Ludovic tenta de se décrisper, essayant de chasser son mauvais pré-sentiment pour rester encré dans sa bienséance. Il pouvait entendre les pas de la jeune femme dans le couloir. Plus vite il débuterait, plus vite ils pourraient sortir de ce livre. Il suffisait seulement d'un peu de bonne volonté.

— A vrai dire, débuta le français, la raison qui m'a poussée à demander cette entrevue est quelque peu compliquée à aborder ; Avez-vous entendu parler de cette sentence de mort qui a cours dans la ville ?


***

Ludovic sortit du salon au bout de ce qui lui avait paru être d'interminables heures. Le battant de porte tout juste refermé il y appuya son dos pour lâcher un long soupir fatigué, les yeux levés au ciel. Il y avait un moment qu'il ne s'était pas prêté à ce genre d'exercice et le manque de pratique - s'il y en avait jamais eut - se faisait sentir. Malgré tout, le brun s'en était suffisamment bien sortit pour parvenir à conserver sa tête et glaner quelques informations. Lentement, il leva une main à son visage pour se frotter les paupières et se décala de l'entrée, cherchant machinalement sa collègue qui n'était plus là.

— Oswin ?


Le brun se redressa tout à fait, avançant encore en regardant de chaque côté. Les couloirs étaient déserts. Ludovic avança un peu plus, appelant une nouvelle fois l'Auror sans trop élever la voix. Encore perdu dans les reliefs de la longue conversation qu'il venait d'avoir, il mit un moment avant de prendre conscience de la situation et s'efforça aussitôt à rester calme. Peut-être la jeune femme était-elle partie se dégourdir les jambes, comme il l'avait entendu faire longtemps avant cela. L'échevelé s'enfonça plus loin dans le couloir, furetant à droite à gauche sans vraiment se rendre compte à quel point il pouvait être stupide de chercher une femme adulte derrière un coffret guère plus haut qu'un lièvre. Malgré tout, il passa les lieux au peigne fin, ne tardant pas à gagner l'étage. La surveillante demeurait introuvable et le maigrichon commençait à perdre son calme. Il passa dans plusieurs chambres et salons dont il retourna les draps et déplaça tous les meubles, dressant dans sa tête une longue liste de cachettes éventuelles à travers les cuisines et les chambres des serviteurs, lorsqu'il tomba sur la bibliothèque.

Ludovic se figea une nouvelle fois, envahit par l'odeur chaleureuse des ouvrages. De grandes étagères couverts de livres encombraient les murs, entrecoupées de lourds rideaux de velours dissimulant les fenêtres. Au centre de la pièce se trouvaient quelques sièges, tous juste éclairés par la lumière tamisée de quatre grands chandeliers et la présence d'une brune en robe rouge debout devant un rayonnage.




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