La carte du Maraudeur

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 You can't run forever - jour 4

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Gallions : 1763
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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mar 9 Fév - 22:52




You can't run forever.


Le noir, encore le noir. Ce n'était pas grand chose, et franchement elle y était habituée, mais depuis ces quelques mois à se ramollir au sein de l'école de magie elle n'était plus sûre de rien.
A peine Oswin revint-elle à elle-même qu'une foudroyante douleur lui transperça le crâne, lui perçant les tempes de ce mal sourd, diffus, celui qui ne fait hurler mais qui vous fait passer des heures et des heures de nuits blanches à vous tordre dans votre lit, la tête entre les mains. Et ce fut d'ailleurs exactement la réaction qu'elle eut. Gémissant en serrant les dents à s'en faire mal, la brune se pencha en avant, glissant contre le mur de pierre derrière elle jusqu'à presque finir couchée sur le flanc, les yeux plissés sous cette douleur qui l’horripilait. Il y avait pire, le Doloris par exemple, pour en avoir fait les frais durant l'une de ses missions, elle savait parfaitement que ce n'était pas même comparable à ce quelle ressentait à présent, mais ce truc là... Par Merlin c'était dingue à quel point elle pouvait détester cela !

-C'est pas vrai... souffla-t-elle lentement.

Se frottant lentement les tempes comme pour chasser cette sensation qui l'assaillait, l'Auror ouvrit lentement les yeux, les sourcils toujours froncés sous la douleur, mais une nouvelle fois, la seule chose qui l'acceuillit fut le noir. Elle déglutit, s'aidant de ses mains afin de se redresser quelque peu alors que son épaule semblait s'être réveillée elle aussi, lui faisant amèrement regretter son audace naturelle. Mais pour le moment, son esprit était occupé par autre chose que ses petites blessures. Non sans difficultés, Oswin passa devant ses yeux sa main, voyant tout de même une différence, une ombre un peu plus sombre, ce qui la rassura en premier lieu : elle voyait toujours, c'était déjà ça. Serrant un peu plus les dents tandis qu'elle tentait de se déplacer, la surveillante s'éloigna du mur derrière elle en tâtonnant le sol. Ses jambes lui semblaient faibles, à croire que ce qui l'avait mis dans cet état n'était pas qu'un simple coup, et bien sûr, elle n'avait plus son sac... Évidemment.

Bien vite, la main d'Oswin se cogna contre quelques barreaux, et elle esquissa une grimace en plissant à nouveau les yeux, tentant de percer les ténèbres pour percevoir quelque chose, du moins jusqu'à ce qu'une lampe à huile ne vienne l'éclairer par surprise, l'éblouissant dans cette obscurité à laquelle elle s'habituait à peine.

-Enfin terminé la sieste ? Il était temps, je croyais devoir m'amuser tout seul !

Tournant lentement sa tête vers la direction d'où venait la voix qui l'appelait, distinguant peu à peu une fine forme sombre qui se détachait des pierres aux alentours. Et lorsqu'enfin elle comprit à qui elle avait à faire, son visage laissa paraitre sa surprise : était-ce réellement à un enfant à qui elle faisait face ?

-Et bien alors ? Vous avez perdu votre langue ? Allez, on cause, on hurle, on regrette d'être venue me provoquer sur mon propre domaine ! Réveillez vous un peu ma foie !

L'homme... ou plutôt le jeune garçon s'approcha alors de la geole dans laquelle était enfermé Oswin, tapant sur les barreaux d'une canne qu'il semblait garder avec lui, un air de provocateur en herbe sur le visage.
Comment se défendre contre un enfant ? Quand bien même elle avait fait des choses dont elle était peu fière, jamais au grand jamais elle n'avait levé la main contre un enfant... Lui faudrait-il alors descendre encore plus bas qu'elle ne l'avait jamais été pour se sortir de ce mauvais pas ?

-Qui êtes-vous ? murmura-t-elle alors que son regard, voulant se faire dur, ne se détachait pas de son ennemi nouvellement arrivé.



 



Tenue d'Oswin:
 

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Gallions : 3568
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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mer 10 Fév - 0:14




You can't run forever
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— Oswin ?

La jeune femme se retourna, sourcils légèrement froncés avant de lui adresser un sourire. L'échevelé prit une inspiration profonde, ses propres sourcils si furibonds qu'ils semblaient vouloir rugir sur l'Auror avant leur propriétaire.

— Vous en avez mis du temps, commenta la brune en rangeant un livre dans la bibliothèque.

— Où est-ce que vous étiez ? s'exclama aussitôt le français en comblant la distance entre eux de quelques enjambées. Je vous avais dis d'attendre ; Attendre ! C'est trop compliqué pour vous ? Vous ne pouviez pas rester devant la porte non ?

— C'est que je ne voulais pas interrompre cette réunion en hauts rangs ! rétorqua la surveillante. Et j'étais sûre que vous finiriez par passer dans les environs. Essayez de vous contenir cette fois môssieur le professeur, je ne suis pas certaine que vos nouveaux amis apprécieraient que vous dérangiez leurs étagères.

— Ne commencez pas ! J'ai... enfin je vous ai cherché partout. Vous n'avez pas idée comme cet endroit est grand ! Vous croyez vraiment que c'est le moment de disparaitre comme ça ? Avec la bête qui rôde dehors, vous voulez vous faire tuer ou quoi ?

Le brun soupira sans écouter la réponse, encore sous le coup de son mauvais pré-sentiment. Il se frotta le visage en s'écartant de quelques pas et déambula entre les fauteuils jusqu'à se trouver à un souffle des reliures.

— Alors, qu'est-ce que vous avez appris ?


— Pas ce que je voulais... marmonna le brun avant de reprendre d'un ton plus audible. L'homme... enfin, le héros est un peu plus perspicace que ce que je craignais, il m'a raconté une théorie, ou plutôt, m'a dressé une liste assez intéressante des identités des victimes. La fille de Tibérius exceptée, ils sont tous morts en ville, à proximité de la même rue. Quant à la fille que nous avons sauvé l'autre nuit, elle était servante dans ce manoir, mais elle a été renvoyée hier par le propriétaire des lieux.

L'échevelé s'interrompit, pivotant pour agripper le coin de la couverture d'un livre qui termina bientôt par terre dans un soupir de la brune.

— Je me suis rappelé ce que vous disiez au dolmen, sur le fait que, euh... Le brun ferma les paupières, essayant d'activer ses malheureuses cellules grises endommagées tandis que l'Auror approchait. Enfin je me suis dit qu'ils avaient dut fuir à l'approche de la bête, reprit-il en pivotant vers la jeune femme. Si la créature était cachée ou est apparue dans cette rue ils ont sans doute dut fuir jusqu'à être rattrapés. Si l'on se rendait dans cette rue, peut-être que l'on pourrait y trouver l'entrée du repère de la bête. C'est un peu évident à première vue, les gardes ont déjà essayé, mais la fille de Tibérius m'a mis la puce à l'oreille. Elle est morte à l'écart, beaucoup trop pour être parvenu à s'enfuir de la ville. Peut-être qu'elle se trouvait près de la véritable entrée et qu'il existe un système de raccourcis, comme à Poudlard, qui permet à la bête d'entrer discrètement en ville.

A mesure qu'il parlait, l'échevelé poursuivait son élagage, laissant tomber un petit tas d'ouvrages à ses pieds.

— Qu'est-ce que vous proposez ?

Le brun ouvrit la bouche, s’apprêtant à répondre, mais alors qu'il passait au livre suivant son souffle sembla se perdre dans sa gorge et ses doigts se refermèrent contre sa paume à mesure qu'il baissait le bras.

— Descremps ?

Ludovic laissa filer un temps, tourna une seconde la tête en direction de sa voisine puis vers le rayonnage avant de pivoter carrément pour faire face à la jeune femme. Fronçant les sourcils alors qu'il la fixait droit dans les yeux. Le brun hésita brièvement et avança d'un pas de plus alors que l'Auror ne bougeait pas, se contentant de le fixer avec un air de parfaite incompréhension voir d'une légère inquiétude pour la santé mentale de son confrère.

— Vous allez bien ? demanda-t-il.

— Je vous demande pardon ? s'étonna la brune. Ce serait plutôt à moi de vous demander ça.

Le français esquissa un sourire.

— Excusez-moi, fit-il. Vous vous rappelez ce que je vous ai dit en arrivant ? A propos des illusions ? J'ai cru une seconde avoir... vu un détail. Enfin vous savez, c'est une bizarrerie très délicate que l'esprit humain, il y a des tas de choses là-dedans qui se cachent. ajouta-t-il en tapotant légèrement le front de la jeune femme du bout de l'index. Des choses que vous ne regardez pas et ne voulez pas voir, d'autre dont vous ignorez même l'existence. C'est impossible pour quelqu'un de toutes les connaitre alors vous n'imaginez pas la difficulté que c'est de les imiter.

Sans prévenir, le brun agrippa la jeune femme par les épaules et la plaqua contre l'étagère, gardant les yeux rivés sur ses pupilles pour ignorer le faux visage qui les entouraient.

— Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Linda Oswin ?

— Descremps vous êtes malade ?! s'exclama la brune. Qu'est-ce qui vous prend ? Lâchez-moi !

— Mauvaise réponse... gronda l'échevelé en affirmant un peu plus sa prise et plissant légèrement les yeux. Comment est-ce que vous faites ça ? demanda-t-il encore. Tous ces détails ? Vous lisez dans mon esprit c'est ça ? Le sien ? Je vous préviens, je suis imbattable à ce jeu-là.

Comme il s'y attendait, un choc violent le repoussa et l'échevelé tomba à la renverse, manquant de heurter un coin de table. Il s'écroula par chance sur un tapis qui amortit sa chute. Presque aussitôt, la simulatrice se jeta sur lui, l'immobilisant au sol en bloquant sa gorge de son avant-bras tandis que le maigrichon tentait de soulager le poids qui lui comprimait la glotte.

— Je penses que c'est le mien... souffla-t-il tandis qu'il commençait à prendre une teinte un peu violacée.

Le maigrichon tenta de tousser la suite, mais ne parvint pas à ajouter grand chose. Pour une fois, il aurait préféré que les habitudes de la véritable Oswin aient été de taper dans le tas au lieu d'épargner les blessés. Cela aurait été plus facile de pousser la copie à gentiment le laisser partir pour obtenir une preuve que tout ceci n'était qu'une imitation. Au lieu de ça, la brune appuya un peu plus fort sur sa trachée. Maudites femmes.

— Descremps, calmez-vous, souffla Oswin avant de relâcher la pression pour poser ses bras autour du visage du maigrichon qui hoqueta pour reprendre son souffle. Vous êtes en plein délire.

Le français fronça les sourcils et agrippa les cheveux de la jeune femme lui immobilisant le crâne.

— Dites-moi où elle est, menaça l'échevelé d'une voix étranglée.

— Qu'est-ce...

La copie n'en dit pas plus, écarquillant un peu les yeux alors que l'échevelé plongeait son regard dans le sien au point que la pièce sembla s'assombrir autour de lui. Focalisé sur l'esprit de la jeune femme, le sorcier ne mit pas longtemps à fracasser les barrière de pacotille qui cloisonnaient son esprit pour fouiller à l'intérieur. La fausse surveillante sembla se figer et son image se troubla, fronçant les sourcils, avant de se changer en une figure familière que le français eut du mal à reconnaitre.

— Vous n'auriez jamais dut entrer dans mon esprit, gronda Ludovic en donnant un coup de poing dans les côtes fragiles de son double.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mer 10 Fév - 16:28


 

 

 
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À peine sa question fut-elle posée que l'enfant esquissa un sourire en reculant d'un pas, faisant tourner sa canne dans sa main alors qu'il semblait faire les cent pas avec une légèreté presque indécente au vue de la situation. Il paraissait pourtant normal, enfin, peut-être un peu maigrichon et avec le genre de regard qu'elle retrouvait régulièrement chez quelques Mangemorts fous, obsédés pendant des années par un objectif qu'ils ne pourraient atteindre, mais sur un visage si puérile, comment ne pas être décontenancé ? Ses courts cheveux blonds, semblables à de la paille d'or, étaient coiffé d'un adorable couvre chef rouge flamboyant de l'époque et ses fins membres étaient tous couverts et moulés dans une tenue qu'elle ne croyait voir que dans les reconstitutions... Comment seulement deviner que ce garçon impulsif et imprudent pouvait être l'homme, le meurtrier, l'assassin qu'ils recherchaient ? Elle, en tous cas, ne aurait pût...

-Qui je suis ? Thomas du Tronc-Vert, fils du duc du même nom même si, entre nous, je suis bien plus compétent que lui avec ses petites entourloupes.

Suivant ses déplacements du regard, la brune ne dit mot en se contentant de s'éloigner un peu plus dans sa modeste cage, cherchant d'un œil vif les quelques autres sorties dans la pièce, cherchant ainsi à prévoir au cas où elle pourrait enfin sortir et s'échapper. Elle ne prêta que peu d'attention à la réponse que lui fournit ce dit Thomas, plongée dans ses pensées dans une tentative presque vaine de s'en sortir sans trop de problèmes. Si elle savait contrôler cette même ancienne magie dont avait usé Ludovic pour les rendre tous deux invisibles... Peut-être aurait-elle put y faire quelque chose, mais non, elle en était incapable, et le voyant si loin des barreaux elle était tout bonnement incapable d'user de quelques prises sur lui. ll lui fallait un imprévu, un évènement qui pousserait l'autre à comettre une erreur, à trop la provoquer, à trop...

-Et ho ? Vous m'écoutez ou bien ?

Relevant un regard noir sur cet impertinent qui se croyait mieux qu'elle, elle ne prononça le moindre mot en attendant simplement que l'autre ne se décide à agir.

-Je pense que nous sommes en désavantage à présent, alors dans ce cas, à mon tour : qui êtes vous ? demanda-t-il en s'asseyant dans un fauteuil rembourré qui puait la richesse à des lieux à la ronde. Non ! interrompit ensuite l'enfant alors que la brune ouvrait la bouche pour répondre. Non non non... Pas de ça avec moi, pas l'un de vos faux noms que l'on entend sans mal en ville, votre vrai nom. Ah, et aussi, d'où vous venez, car il me parait évident que vous n'êtes pas du coin je me trompe ?

Fusillant le jeune du regard, alors qu'il semblait pourtant prendre son pied dans cette situation où il dominait largement, Oswin aurait aimé pouvoir se lever, et de toute sa hauteur toiser ce blondinet et lui montrer qu'il ne fallait pas se jouer d'elle, mais elle ne pouvait rien, elle n'avait que sa bouche pour parler et ses yeux pour foudroyer... Alors c'est ce qu'elle fit. Parler, ou plutôt, aboyer. Gagner du temps jusqu'à trouver un plan, mais comment se défendre d'une personne telle que cet enfant ?

-Pourquoi est-ce que je te répondrais ...?

-Oh tout simplement parce que vous avez ce que je suis capable de faire. Vous n'êtes pas idiote tout de même, si ?

-Je ne crains pas la mort.

Un rire sonore et étrangement naïf s'éleva dans la petite grotte dont la brune commençait à distinguer les détails, surprenant d'ailleurs cette dernière qui pourtant n'en laissa pas paraître.

-Mais non ! Pas vous voyons ! Vous êtes vraiment idiote ma parole ! Lui. L'homme qui vous accompagne. Vous oseriez mettre sa vie en péril pour quelques petites informations ? Vous feriez ça ?

Et cette fois, la jeune femme déglutit en plissant le nez, une colère presque féline se dessinant sur son visage. Il osait, lui en tous cas, utiliser contre elle la seule faiblesse qu'elle avait en ce monde : sa bonne conscience. Le savait-il de par sa bestiole de compagnie o l'avait-il déduit ? Elle n'en avait pas la moindre idée, mais il était certain qu'elle ne laisserait pas ces actes impunis, car une fois sortie elle lui ferait découvrir ce qu'est réellement une femme moderne en colère.

-Oswin.

-Mmh ? Oswin hein ? Un prénom de roturière, il n'y qu'à l'écouter, on dirait de la marmelade... Enfin, il ne faut pas en demander trop, c'est déjà assez difficile pour vous de ne pas mourir à la naissance !

-Et bien... Ce n'est pas la complaisance qui vous étouffe...

-Pardon ?

Le ton du geolier s'était fait plus grave, plus sombre, tandis que son regard lui avait suivit le même cheminement, et c'est alors qu'il s'approcha de la prison, se mettant au plus proche des barreaux, ses yeux plus noirs que noirs rivés sur la surveillante :

-Je pense que vous ne comprenez pas bien la situation... VOus n'avez rien, et il me suffirait d'un mot pour que vous mourriez sur le champ ! Vous pensez que jouer la fière y changera quelque chose ? Vous trouvez que c'est le bon moment pour me cracher au visage alors que je tiens votre destin entre les mains ?

-Jamais je ne m'abaisserai à baiser les pieds d'un gosse qui se pense supérieur à ceux qui ne portent pas d'ongle long au petit doigt...! cracha la brune, le visage déformé par ses émotions.

Le visage du garçon se teinta alors d'une fureur muette, mais bien présente. Le regard écarquillé, cette rage dans le regard, l'enfant leva d'un grand geste la canne de bois qu'il tenait jusqu'à présent avant de brutalement l'abattre sur la française qui, paralysée, le put pas même fuir les coups du fou furieux.
Deux, trois, quatre ou cinq fois... Bien vite, Oswin cessa de compter les marques que l'autre lui ferait, grinçant des dents alors qu'elle ne réussissait à faire disparaître un sourire de son visage.

-On ne m'insulte pas sans le regretter!

-Moi de même mon joli!

Et à peine eut-elle prononcé ces mots qu'elle saisit fermement le bout de bois verni qui s'abattait fatalement sur elle une énième fois, teintant le regard de "Thomas du Tronc pourri" d'une surprise et d'une crainte non feintes. Mais il n'eut pas le temps de retirer son objet des mains de la prisonnière que celle-ci se rapprocha soudainement, tirant sur sa corde de sortie afin de brutalement plaquer son tortionnaire contre les barres de métal, et, une fois immobilisé, elle passa ses bras entre les barreaux pour coincer la fine gorge de l'autre entre son bras et son avant-bras, replié comme pour mieux étouffer l'enfant, et tout cela, en moins de quelques secondes :

-Et on ne porte pas la main sur moi ou sur quelques proches sans en payer les conséquences...!


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mer 10 Fév - 18:36




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Un craquement sec accueillit le poing du français lorsqu'il heurta le flanc de son double. Les malheureuses côtes fendues n'avaient pas tenu le choc contre la frappe raide de l'agresseur, rompues en leur milieu elles pourraient désormais flotter en toute liberté. Ludovic n'en eut même pas un pincement au coeur et saisit l'occasion de se libérer de son entrave lorsque l'imitation recula sous la douleur, s'écartant en rampant pour aller se recroqueviller au pied de la bibliothèque tandis que l'original se redressait, souffle court et gorge en feu, toisant l'illusion le poing toujours serré.

— C'est censé être quoi ça ? lança l'échevelé en indiquant son jumeau d'un vague signe de tête, sourcil haussé.

— Toi, abruti ! cracha l'autre en se roulant de douleur.

— Quoi ? s'étrangla le professeur. C'est à ça que je ressemble ? Sérieusement ? il grimaça légèrement en considérant l'air de déterré mal rasé qu'il avait en face de lui, se regardant en face pour la première fois depuis bien longtemps. Ce n'est pas franchement flatteur.

Alors qu'il parlait, le double tenta de s'esquiver en rampant sur le côté. Ludovic s'élança aussitôt sur lui pour lui rattraper les épaules et le redresser sans ménagement, plaquant le dos de l'autre contre le rayonnage pour lui bloquer le buste de son bras et s'asseyant de tout son poids sur ses jambes. Chacun son tour.

— Où est-ce que tu crois aller comme ça ? reprit le français alors qu'il menottait la mâchoire de son imitation afin qu'il le regarde en face. Je t'ai posé une question et je veux une réponse. Où est-elle !

L'autre ne répondit pas, luttant pour se dégager. Ludovic s'en préoccupa à peine, se contentant de soulever un peu sa victime pour lui cogner une nouvelle fois le dos et la tête contre le meuble, faisant pleuvoir une poignée de livres sur eux.

— Je ne suis pas un de mes amis, avertit le brun lorsque l'averse fut passée. Ne t'attends pas à ce que je retienne mes coups par pitié ou honneur.

— Je ne dirais rien.

— J'y compte bien, siffla le français en bâillonnant son prisonnier de la paume et approchant le visage jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de celui de sa copie. Tu as voulu voir ce qu'il y avait dans ma tête ? Maintenant tu y es. Et pour une fois que j'ai un adversaire à ma hauteur ; on va jouer.

Sur ce, le brun se tut, et s'il avait fallut décrire ce qui suivit d'un point de vue extérieur, n'importe qui dans cette bibliothèque aurait pu assister à l'un des combat de regard les plus intenses et bizarres que la littérature eut jamais connu. Se foudroyant mutuellement des yeux, les deux hommes gardaient les mâchoires serrées, sourcils froncés, s'affrontant mentalement dans un silence absolu tout juste entrecoupé de veines tentatives du captif pour se délivrer. Tandis qu'à l'extérieur le calme semblait retomber, à l'intérieur de leur esprit commun Ludovic commençait à semer le chaos. Puisant dans ses souvenirs d'une technique d'expert pour faire flancher le furoncle qui s'était crû plus malin que lui. Il fit défiler en une seconde une tempête de pensées, réminiscences et inventions de pur esprit, hurlant le même ordre sur sa victime pour la faire obtempérer tout en lui faisant endurer le supplice.

"Dis-moi où elle est"

L'autre ne répondit pas, essayant de fermer les paupières pour se protéger de l'envahisseur. Ludovic serra un peu plus son entrave sur la peau de sa proie, son regard perçant si loin que fermer les yeux n'aurait servit à rien. Les deux hommes commençaient à fatiguer, parcourus de sueurs froides et le souffle irrégulier. L'original tint bon, enfonçant davantage ses ongles dans les joues piquantes pour se maintenir conscient tandis qu'il jouait ses meilleurs cartes. Remarquant en filigrane qu'avec plus de pratique il aurait pu être bien plus rapide, mais beaucoup moins dévastateur. La masse opaque sous se mains se défit soudain et le brun aurait sans doute heurté le mur si un sursaut de peur ne l'avait pas fait reculer. Face à lui se trouvait une douzaine de cobra dressés et crachant leur venin qui se jetèrent droit sur lui pour lui passer sur le corps, rampant à toute vitesse jusqu'à la sortie. L'échevelé n'eut d'autre choix que de s'aplatir au sol pour se protéger le visage et se redressa à toute allure pour prendre ses proies en chasse, ayant déjà réussi à trouver toutes les informations qu'il cherchait.

Dans un dérapage plus ou moins contrôlé, le français parvint à gagner le couloir juste à temps pour voir les reptiles se dissoudre en brouillard sous le regard terrifié du majordome qui avait dut être attiré par le bruit de l'agression. Le brun ne s'arrêta pas et fonça à travers la griseur, droit sur le serviteur dont il prit la tête entre ses mains pour le regarder en face.

— Où est l'écurie ? ordonna-t-il.

Le majordome bafouilla des sons sans suite, mais le français s'en était déjà détourné, cherchant la direction indiquée par l'esprit apeuré. Il rebroussa chemin et s'engouffra une nouvelle fois dans la bibliothèque, traçant en vitesse jusqu'au livre qu'il avait abandonné dans l'étagère. Il le tira à la hâte, l'ouvrit en grand sur des pages vierges, le feuilleta furieusement et le balança sans ménagement à l'autre bout de la pièce alors que le serviteur venait constater les dégâts dans un air d'effroi.

— Dites à vos maitres de se bouger les fesses ! tonna le français avant de filer pour l'écurie comme une fusée.

Il dévala les escaliers à toute allure et enfonça à moitié la porte pour gagner la cour intérieur, maudissant tout du long la démesure du château qui lui faisait perdre du temps. Par chance, il n'eut pas besoin de parcourir le demi-hectar qui le séparait de son but car il croisa un duo de cavaliers, sans doute de retour de la chasse, qui tiraient par la bride leurs montures encore sellées.

— Je vous l'emprunte, lança tout juste le français tout en se propulsant en quelques tentatives sur le dos de l'animal le plus proches.

Il fut un instant surpris par l'absence d'ailes du canasson et manqua même d'en perdre l'équilibre lorsqu'il se glissa sur la selle, mais ne tarda pas à récupérer les raines et mettre les pieds aux étriers. Cette réquisition forcée fut loin d'être au goût du propriétaire de l'animal qui tenta aussitôt de désarçonner le voleur. Ludovic tenta de l'esquiver, talonnant l'animal qui piaffa sur place, retenu par le second cavalier et affolé par tant d'agitation. Le brun tira sur les reines en tout sens et continua ses coups de talon, donnant des indications contradictoires au cheval jusqu'à ce que ce dernier botte et se cabre, envoyant valser les obstacles humains par terre puis faisant retomber ses sabots si fort contre le sol que l'ancien de Beauxbâtons se sentit glisser sur le côté et fut obligé de s'agripper au cou et au crins de l'animal pour ne pas être éjecté.

Sans attendre qu'il se remette droit, la bête partit en trombe dans un galop fou, ne laissant d'autre choix au français que de se tenir tant bien que mal en serrant les dents d'angoisse. Il traversa ainsi la cour et une bonne partie du chemin, à deux doigts de la chute et dans une position on ne peut moins élégante, avant de parvenir à se remettre en selle. Ayant retrouvé un peu plus de maintien, le casse-cou tenta de se rappeler comment il était censé monter, retrouvant peu à peu ses anciennes leçons : Se tenir droit et s'accrocher.

Durement secoué par le déhanché du cheval entre ses jambes, toutes ses vertèbres lui faisant l'effet d'une pile d'osselets, le brun fit bifurquer sa monture en direction du dolmen.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Jeu 11 Fév - 1:44




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Plus le garçon gesticulait, plus la jeune femme resserrait sa prise, n'étant pas le moins du monde ampathique envers ce Thomas qui n'en avait pas eut le moins du monde envers elle. Et pourtant, d'habitude, un visage enfantin suffisait à lui promettre de ne pas lever sa main sur quelqu'un, mais à moment précis, son adversaire en avait trop dit pour prier sa clémence. Il était dangereux, elle le savait, et il pouvait sans doute renverser la situation sans trop de mal vu la puissance qu'il avait, mais ce corps n'était que celui d'un enfant et pour le moment, c'était bien elle qui tenait sa tête bien fermement, prête à lui briser la nuque dés que l'envie lui prenait. Et pourtant elle ne le fit pas, et elle hésita.
Le blondinet sous ses mains gesticula encore un peu, paniqué alors que sa respiration difficile s'accélerait malgré ses efforts pour garder son calme, mais voyant que sa fin n'arrivait pas, il sembla cesser de se débattre, et bien que la brune ne regardait pas son visage, il lui vint la désagréable impression qu'il se moquai d'elle.

-Alors c'est comme ça ? On fait sa dure, on résiste, mais au moment de passer à l'acte on a même pas le courage de commettre un meurtre ? Ah ! Quelle belle surprise !

-Tu ne sais même pas ce qu'est le vrai courage petit merdeux...!

Resserrant un peu plus sa prise, elle approcha un peu plus la tête de l'enfant des barreaux alors qu'elle s'y enfonçait, apparemment douloureusement puisque le cadet lâcha un gémissement inconfortable.
Longtemps elle avait débattu sur la question, longtemps elle avait tenté de se convaincre que faire preuve de bonté n'était pas preuve de lâcheté, longtemps encore elle avait essayé de tourner la page, de réussir à repartir sur de bonnes bases... Et là était son courage à elle, celui de s'affronter tous les jours et d'être fière chaque jour de n'avoir cédé à la tentation. Et c'était là aujourd'hui tout l'inverse de ce qu'elle voulait faire. Faisait-elle donc preuve de lâcheté ? Contre un enfant de plus, allait-elle céder à ses mauvais penchants ? Arracher de ses mains la vie à peine débutée d'une personne bien réelle d'une histoire elle bien fictive ?

-Vas-y ! Qu'on en finisse ! Vas-y au lieu de rêvasser la bave aux lèvres !

Oui. Bien sûr oui. La question ne se posait même pas.
Esquissant une grimace de haine et de dégout, la brune contracta lentement son bras, prenant son temps pour profiter de ce dernier souffle d'impertinence, mais à peine l'eut-elle levé qu'une brusque bourrasque l'emporta en arrière, la forçant à lâcher sa prise tandis qu'un cri de rage s'échappa de sa gorge : elle venait de perdre sa proie, et elle était bien placée pour savoir que dans ce milieu il n'y avait que rarement de seconde chance.
Et bien vite, un frisson glacé lui parcouru l'échine alors qu'une claire frayeur naquit dans son regard : à la lumière tremblante de la lampe à huile, se dessina une forme noire, massive, dont l'odeur âcre envahit la pièce, presque étouffante vu le peu d'aération, et enfin, la voici : La Bête. Celle là même qui l'avait coursée la veille et qui avait rendu fou Ludovic, celle là même qui avait entrainé toute cette situation, toute cette aventure...

-On se retrouve enfin...

Ses quelques mots ne furent qu'un bref souffle, sorti naturellement, entre l'extase et la terreur, la brune -désormais sur le dos- s'appuya sur ses coudes afin de se redresser, se reculant précipitemment vers le mur du fond comme pour fuir cette Bête qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs, et face à elle, Thomas s'avançait d'un pas léger, remettant sa veste en place en reprenant sa canne tombée plus loin, s'approchant du monstre plus joyeux que jamais.

-Et bien te voila ! Tu en as mis du temps, moi qui espérais pouvoir discuter en comité réduit, juste toi, moi, et cette idiote qui a au moins le mérite d'être distrayante ! Tu as appris des choses ? Oh ! Qu'as-tu fais de son comparse ?

Impassible, l'animal ne répondit pas, adressant un regard noir à son "maître" pourtant excité comme une puce, arrêté dans une immobilité presque plus terrible encore que ses courses à travers les rues. Ses flancs se soulevant au rythme de sa respiration profonde et rugissante, Oswin observa son némésis avec une morbide fascination, son pelage brillant se mouvant sous ses os à la lueur faible de l'unique lampe, ses crocs suintant de bave et son museau tremblant au fur et à mesure de l'air qui y sifflait...

-Alors tu vas me tuer ? souffla-t-elle faiblement, ne daignant pas même regarder celui qui, à ses yeux, n'avait droit au moindre respect.

-Oh... Je ne sais pas... Maintenant, après, tu n'as pas encore répondu à mes questions !

Plissant à nouveau le nez de dégoût, la brune coula enfin un oeil vers son interlocuteur, déglutissant difficilement tandis que sa respiration précédemment emballée commençait à peine à se calmer.

-Pourquoi... Faire ça ? Pourquoi tuer tous ces gens ? Que vous ont-ils fait ? Moi je comprends, je ne suis qu'une épine dans votre pied, mais les autres ?

Nouvelle pause.

-Oui, un échange on avait dit, histoire d'être à égalité... C'est une histoire de famille. Une bien longue histoire. Pour faire court mon oncle cherche à nous voler des terres qui appartiennent à ma famille depuis bien des générations, et sur le point de réussir, je ne pouvais tout simplement pas le laisser faire ainsi. Alors peu à peu, j'ai ordonné à mon bel ami de commettre quelques meurtres, laissant sur place telle ou telle preuve de la culpabilité fictive de Sir mon Oncle. Et pourquoi tuer des personnes au hasard lorsque l'on peut y prendre du plaisir en se vengeant sur un ancien domestique désobéissant ou un paysan maléduqué ?

Le gosse esquissa un sourire, levant la main afin de caresser le museau de sa bête avec une affection presque écoeurante, reprenant bien vite la parole sur un ton des plus glauques :

-A présent, ses cendres fumantes doivent régaler les poissons au fond de l'océan, et j'ai fait courir le bruit comme quoi la bête qui commettait ces meurtres pour lui s'était échappée, et ainsi, j'ai libre court pour éliminer les rejetons. N'est-ce pas là  la plus totale des libertés ?

-Alors tout cela... Pour des terres ?

Le blond acquiesça le sourire aux lèvres, tandis que la jeune femme, perdue dans ses pensées, fronçait les sourcils en réalisant que tout cela n'était dut qu'à une mauvaise histoire maladroite et à un bon bol de malchance.

-Et vous alors ? Répondez maintenant.

-Si je vous réponds, vous n'aurez plus besoin de moi ensuite, alors pourquoi vous répondrais-je ?

-Vous pensez qu'une question pourrai vous sauvez la vie ? Que votre ami va arriver comme un beau chevalier servant sur un cheval blanc comme neige vous arracher des mes mains ?

-Et pourquoi pas ?

L'Auror déglutit, respirant profondément sans détourner le regard de son interlocuteur : tout se jouait là. Il fallait gagner du temps, il ne referai pas deux fois les mêmes erreurs et même si ses jambes semblaient revenir à elles peu à peu, elle préférait ne pas risquer le coup à présent. Le plus dur dans tout cela n'était pas de mourir ou pas, le plus dur, c'était de garder en tête qu'elle n'était pas ici toute seule. Qu'il y avait quelqu'un, là, dans l'ombre, peut-être mort ou pas, mais qui lui interdisait et interdirait encore de se laisser tuer aussi bêtement, pas ici, et pas avec lui.
Ils avaient conclu un marché : ils sortiraient d'ici ensemble ou pas du tout. Et ce marché, elle se devait de le respecter.

-Et bien... reprit Thomas en se tournant lentement, presque las, afin de s'assoir dans son siège en croisant les jambes. Disons que je joue sur ce "sens de l'honneur" qui semble être si important à vos yeux, et puis, plus nous discutons plus vous aurez le temps de comprendre qu'il n'y a plus personne ici qui se préoccupe de vous. Car c'est bien ce que vous essayez de faire non ? Gagner du temps ? Il s'inclina vers elle, un sourire de rapace aux lèvres dans lequel la brune se reconnu trop facilement. Mais vous avez de la chance, je suis joueur, alors voyons si votre fou furieux blessé comme pas deux sera capable d'arriver vivant jusqu'à moi. D'accord ? Nous allons jouer à cela, et s'il y arrive... Il se tourna vers la bête. Tue la.

L'animal ne bougea pas, n'esquissant pas le moindre geste ni même regard pour signifier qu'il avait compris, mais le message était clair, et la poitrine comme comprimée par la situation, Oswin en revint à fixer presque à regret son sac si proche, mais si inaccessible... Elle était déjà prisonnière, et pourtant cet enfant s'amusait à lui rajouter des barreaux en plus à sa prison déjà trop bien gardée. Et elle craignait à présent que quels que soient leurs efforts, ils ne parviennent à faire ravaler sa langue à cet impertinent gamin.
Mais elle ne devait pas perdre espoir, et continuer à se battre, encore...

-Vous savez ce que j'apprécie chez cet homme ? demanda la jeune femme, le regard dans le vague avant de revenir à la réalité et de fixer avec un air de défi son interlocuteur, s'approchant du mieux qu'elle put des barreaux qui l'emprisonnaient. C'est que malgré ces quelques semaines en sa compagnie, il ne cesse de me surprendre. J'ai beau penser pouvoir prévoir ses réactions, il m'étonne toujours, pour le meilleur ou pour le pire d'ailleurs, mais jamais au grand jamais on ne s'ennuie. C'est le genre de personne où, quand vous croyez avoir tout vu, vous vous rendez compte que vous avez sous-estimé son potentiel. Et j'espère, non, je crois, que vous allez bien vite vous en rendre compte, Thomas du Tronc-pourri.

Et à ce moment, un bruit sec, distinct et métallique sembla parvenir d'elle ne savait où, et la pression se relâchant soudainement de ses épaules, Linda lâcha un bref et discret soupir de soulagement, souriant de plus belle alors que l'espoir et la rage regagnait son coeur :

-Et je sais, cher Thomas, que vous n'êtes pas au bout de vos surprises.



 



Tenue d'Oswin:
 

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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Jeu 11 Fév - 2:08




You can't run forever
You can't run forever

Comme pour presser un peu plus le français, le ciel s’obscurcissait à toute allure au-dessus du pays. À mesure que sa monture filait à travers les collines, Ludovic pouvait voir les couleurs chaudes du crépuscule percer à travers les nuages. Il ne semblait pourtant pas au français qu'il était resté si longtemps que cela au manoir, pourtant, lorsque le dolmen fut enfin en vue, le soleil chutait déjà en direction de l'océan. L'histoire touchait à sa fin, les événements s'enchainait et si toute sa vigilance n'avait pas été rivée sur la route il aurait peut-être pu songer qu'il était hors de question que tout le temps qu'il avait perdu à chercher la trace d'Oswin lui fasse manquer l'acte final.

Alors qu'il commençait enfin à retrouver le rythme et la posture adaptée pour se tenir en selle, le français faillit bien passer par dessus la tête de son cheval qui lorsque ce dernier freina des quatre fers, s’arrêtant à cinq bons mètres des pierres levées. N'ayant pas décidé de s'arrêter là, l'animal commença à reculer, se cabrant et s’arcboutant comme pour se débarrasser du maigrichon qu'il avait sur le dos. Ludovic tenta tant bien que mal de calmer sa monture, mais se résigna vite à s'accrocher de toute ses forces à l'encolure. Le cheval recula encore et stoppa enfin, oreilles rabattues, en poussant de longs hennissements et secouant la tête.

L'échevelé retira ses pieds des étriers et se laissa glisser à terre avec soulagement, s'écartant de son mieux pour ne pas refaire l'expérience d'un coup de sabot mal aligné. Il sacrifia quelques secondes à finir de calmer sa monture et parcourut les derniers mètres à pieds, allant s'accroupir sous les larges pierres du dolmen.

Nerveusement, ses mains arrachèrent bien vite les herbes mi-hautes qui poussaient à l'ombre et il ne tarda pas à dégager une large dalle de pierre à moitié dissimulée sous des gravats et des feuilles. La roche semblait aussi épaisse qu'elle était large et n'y avait aucune poulie ni même anneau pour la soulever. Seule une petite gravure l'érodait en son centre. Ludovic fit place net, retirant la poussière qui s'était glissée dans la serrure et reconnu bien vite le même symbole en négatif que celui qui ornait la chevalière. Il fouilla aussitôt le revers de son pourpoint avant de lancer un juron qui ne devait même pas avoir de langue homologuée. C'était la jeune femme qui avait la bague.

Ludovic gratta encore le sol autour de la pierre, tentant d'en dégager les angles. Malheureusement, la terre était si dure et seche qu'il ne parvint qu'à soulever un nuage de poussière avant que ses ongles ne découvrent davantage de rocaille. L'échevelé insulta une nouvelle fois l'ouverture bloquée qui écopa d'un coup de poing furieux. Lâchant un gémissement muet, le brun se redressa pour masser sa paume douloureuse de sa main libre. Il se laissa tomber au sol en position assise et enfouit sa tête entre ses doigts, désespérant de trouver une solution. C'était de sa faute, il n'aurait pas dut la laisser, surtout après avoir vu la marque sur sa nuque. Peut-être même était-il tout autant responsable de ce croissant de lune. Peut-être qu'en donnant la bague à la jeune femme il lui avait attiré les foudres de la bête. Il l'avait condamné à la seconde où il lui avait caché qu'à la fin de cette histoire l'un d'entre eux mourrait.

Alors que le français se répétait en boucle qu'il l'avait tué, ses épaules s'agitant au rythme de sa respiration étranglée, un son étrange lui fit dresser la tête. Pour la première fois depuis son arrivée, il entendit une cloche sonner. Le brun se releva, tendant l'oreille et scrutant les environs à la recherche d'un cloché. Pas une seule fois il n'avait entendu annoncer l'heure et cette cloche produisait un son bien trop clair et léger pour provenir d'un de ces monstres de bronze qu'on trouvait d'habitude dans les églises. Le sorcier songea aussitôt à toutes ces créatures de légendes censée annoncer leur venue par des sons de cloche, mais la réalité fut bien plus surprenante.

Alors que le feu du jour mourrait dans l'océan, les derniers rayons de sa lumière rasante éclairaient les arbres et les pierres autour de lui, faisant naitre un petit éclat doré au creux d'un arbre. Ludovic se pencha puis s'accroupit, il ne rêvait pas. Niché dans l'écorce se trouvait une lumière aussi brillante qu'une baguette lançant un lumos. Le sorcier s'approcha pour examiner l'arbre. Il trouva à son pied un petit autel orné d'une clochette agitée par le vent, mais la lumière, elle, provenait d'une pierre sculptée dont les motifs luisaient de la même couleur que les sources où il s'était baigné la veille.

— Cool, souffla l'ancien Serdaigle en approchant la main pour caresser les gravures.

Sous ses doigts, les fines irrégularités semblèrent se mouvoir et la lueur se fit plus intense avant qu'un vrombissement ne parcourt l'atmosphère, raisonnant dans le corps du maigrichon, il s’amplifia sous ses pieds et fit trembler la cloche jusqu'à ce qu'un bruit sourd ne raisonne et que le sol s'affaisse juste à côté de l'homme, dévoilant un escalier en terre.

— Vraiment cool... reprit une nouvelle fois l'échevelé qui s'empressa de descendre.

Hélas, sa progression fut de courte durée et, la dernière marche à peine passée, il se retrouva dans un haut couloir, de quelques mètres tout juste, cloisonné par un mur de pierre. Il se précipita au pied de sa décourageante découverte, cherchant un mécanisme capable d'ouvrir le mur jusqu'à entendre un nouveau grondement qui fit disparaitre l'escalier et le plongea dans un noir total.

— Oswin ? murmura l'échevelé d'un ton loin d'être rassuré avant que le sol se dérobe sous ses pieds.

Dans un choc sourd digne des hanches de son cheval, Ludovic heurta une pente en fer et commença à glisser à travers un conduit affreusement étroit. Il prit rapidement de la vitesse, si bien qu'il finit par ne même plus pouvoir bouger. Incapable de faire mieux, il lâcha un hurlement qui ressemblait beaucoup plus à celui d'un petit garçon rendu euphorique par un grand huit qu'à un cri de terreur. Il parcouru à toute allure un long dédale obscure, enchainant les virages et les demi-tour, balloté en tous sens, jusqu'à ce qu'une trappe s'ouvre, découpant un minuscule trou de lumière qui s'élargit avec la vitesse d'une explosion, avant que le français se retrouve propulsé dans une grande salle circulaire, dans un cri un peu plus paniqué.

Le vol plané fut une fois de plus de courte durée, mais le passager parvint tout de même à s'éloigner du mur de quelques mètres et fut stoppé lorsque ses pieds prirent appuis contre une lourde chaise qu'ils décalèrent de plusieurs centimètres. Entrainé par son élan, Ludovic sentit son buste se décoller du sol et il eut tout juste le temps de lever les bras pour se protéger le visage qu'il se trouva en position assise, frappant de ses avant-bras le fauteuil rembourré comme il l'aurait fait d'un airbag.

Arrêté et indemne, le brun lâcha un rire nerveux et se laissa retomber en arrière dans un râle épuisé. Étalé en vrac dans la poussière il inspira l'air à goulées saccadées, entrecoupées par son fou-rire. Peu importait l'endroit où il avait atterrit ; après une telle cavalcade, il avait bien mérité une pause. Mais à peine reprit-il ses esprits qu'un frisson glacé lui parcouru la nuque tandis qu'un grondement furieux raisonnait dans l'air. Ludovic leva la tête, jetant un coup d'oeil à la Bête dressée devant lui, un jeune garçon et une supposée surveillante.

Salut petit sucre, souffla-t-il sans vraiment prendre la peine de préciser à qui il s'adressait.

Fidèle à elle-même, du moins était-ce ce qu'il espérait, l'Auror ne tarda pas à répliquer, mais l'échevelé avait pour l'heure d'autres problèmes quelques peu plus important. Comme ranimée par leurs voix la bête tourna ses crocs furieux en direction de la cage qui tenait la jeune femme captive, rugissant de tous ses poumons en bandant son imposante musculature comme pour s'échauffer avant d'envoyer valser les énormes barreaux de fer.

— Non ! Arrête ! S'écria aussitôt le maigrichon se mettant sur le flan en un sursaut pour lever les mains de la même façon qu'il l'avait fait pour apaiser son cheval, s'interposant entre le monstre et sa proie.

Contre toute attente, la créature se figea, pivotant son énorme crâne en direction de l'homme à terre avec une babine retroussée et l'air de se demander par quelle audace cet amuse-gueule avait osé l'interrompre.

— Stop ! Je t'en prie... poursuivit Ludovic.

Lentement, il se redressa pour se mettre à genoux, prenant soin de garder les mains en évidence et de ne pas quitter la menace de vue aussi longtemps que dura la manœuvre. Lorsqu'il fut à peu près sûr d'être stable et de ne pas risquer de faire de gestes brusque par mégarde, le brun baissa prudemment la tête puis les yeux, examinant tour à tour le garçon et la jeune femme. La créature grogna encore, griffes prêtes et muscles tendus, mais ne bougea pas. Attendant son ordre.

— Ne la tue pas, je t'en supplie. poursuivit le blessé en jetant un coup d'oeil au garçon. C'est tentant je sais, mais ça ne servirais à rien de la tuer. C'est qu'elle est coriace tu vois. J'ai essayé, elle est increvable. Je ne sais pas combien de temps ça prendrait pour la tailler en pièce, mais, franchement, des fois j'aimerais essayer. Sauf qu'elle est beaucoup plus utile vivante que morte. Je, elle... poursuivit le brun, peinant à trouver ses mots encore secoué par sa dégringolade et perturbé par la bête. J'ai besoin d'elle, ne la tue pas. Nous ne sommes pas d'ici. Ni de cette ville, ni même de ce pays et au-delà. Tout ce que nous voulons c'est repartir, rentrer chez nous, et nous te laisserons tranquille. Tu n'entendra plus jamais parler de nous.

— Comment avez-vous fait ? Comment avez-vous fait pour trouver cette entrée ?! s'exclama le garçon encore choqué par l'arrivée fracassante du français.

— Excellente question, renchérit aussitôt Ludovic. Prenons tous un temps pour y réfléchir. Il se redressa tout à fait et le monstre rugit. Le brun fit de son mieux pour ne pas paraitre agressif ou fuyant et s'écarta légèrement du fauteuil pour approcher, s'accroupissant de nouveau pour être à hauteur du garçon. Je l'ai trouvé par hasard, reprit-il. De la même façon que toi j'imagine. Enfin j'ai eut plus de chance sans doute. J'ai vu la lumière sur la cloche et la pierre. C'est quelque chose de très particulier que cet éclat, c'est un angle spécial. On ne la voit qu'à une heure très précise, quand le soleil se couche, et elle est cachée par les arbres dès que tu fais plus... d'un mètre cinquante-cinq ? J'aurais pu la manquer ! Des fois j'ai le vertige rien qu'en regardant mes pieds, plaisanta l'échevelé avant de reprendre plus sérieux, mais comme je l'ai dit j'ai eut de la chance et me voilà. C'est un objet intéressant cette pierre, je n'en ai pas vu souvent. Je ne sais plus d'où ça vient je te l'avoue, mais ce n'est peut-être pas ça le plus intéressant. C'est la disposition. Avec ta petite taille c'était facile de la voir, tu as les yeux juste à la bonne hauteur. Pour le conduit aussi, j'ai bien cru que je ne passerais pas à certains endroits. Alors qu'elle est l'histoire à ton avis ? Un vieux temple ? Un peuple miniature ? Ou bien simplement une invention conçue expressément pour des enfants ? J'aime bien cette dernière possibilité. J'ai cru d'abord que c'était ton père qui l'avait faite quand j'ai vu l'emblème sur la dalle, mais le dolmen est bien plus vieux que ça et la magie dans la pierre est une chose subtile que même un génie de mon temps ne pourrait pas fabriquer. Donc j'ai une théorie. L'idée c'est qu'il fut un temps où un sorcier avait un enfant et que ce sorcier jura de toujours protéger son fils. Pour cela il emprisonna un monstre venu des tréfonds de l'enfer dans une chambre à laquelle seul son descendant pouvait accéder et le monstre obéissait à lui seul. L'ennui vois-tu,poursuivit le français en fixant le garçon dans les yeux. C'est que le garçon à finit par grandir et par ne plus pouvoir accéder à cette chambre. Alors lentement, la bête à dépérit. Mourant de faim, elle ne rêvait que de s'enfuir pour tuer jusqu'à assouvir son appétit. A tel point que lorsqu'un autre enfant tomba par hasard dans cette chambre elle oublia son premier maitre pour celui qui lui avait permis de sortir. Sauf que ce remplaçant ne connaissait pas les pouvoirs de la bête, il ne connaissait pas sa dangerosité. Il commença à s'en servir pour se venger de tous ceux qui lui faisaient du mal. Parce que c'est ainsi que font parfois les enfants. Ils ne parviennent pas à différencier ce qui est raisonnable ou non et c'est d'autant plus dangereux quand c'est un enfant intelligent qui obtient un grand pouvoir. Parce qu'ils ne voient jamais les évidences, ils se focalisent sur ce qu'ils pourraient faire de mieux, oublient ce qu'ils ont déjà, s'estiment au-dessus des lois et oublient qu'il y a certaines façon de faire les choses si l'on veut qu'elles perdure. Parce que ce qui est arrivé à ce garçon, après qu'il se soit vengé de tous ceux qui l'avaient offusqués, c'est qu'il s'est retrouvé seul. Sans plus personne à qui se confier ou même de qui se venger. Plus rien que lui et la bête. Ce serait agréable tu crois ? La plus parfaite solitude ? Parce que c'est ce qu'il a vécu jusqu'à ce que la bête recommence à avoir faim et finisse par attaquer celui qu'elle était censé protéger. Je crois que tu connais cette histoire, mais j'ai une question beaucoup plus importance : Combien de temps penses-tu tenir, lorsque ta folie se sera éteinte, avant que tu ne supplie ton brave chien de t'achever parce que tu ne supportera plus de n'avoir rien à gouverner ?




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Sam 13 Fév - 18:01




You can't run forever.


Un boucan de tous les diables suivit le petit conseil de la brune, et lorsqu'enfin l'autre déboula de la manière la plus discrète possible, notez l'ironie, dans la petite salle, la surveillante laissa échapper un long soupir entre soulagement, bonheur, mais qui quelque part sonnait lui même comme une menace à l'encontre de celui qui l'avait enfermée ici. Ce signe annonçait sa sortie, qu'elle puisse se relever sur ses jambes et pointer son canon sur la tempe de cet enfant. Tant pis pour ses principes, elle ne pouvait accepter que l'on la mène ainsi avec un tel sourire.
Le brun lâcha une rapide pique, lui tirant alors un léger rire alors qu'elle se passait une main sur le visage : ne pas se réjouir trop vite... Ne pas se réjouir trop vite... Vu son état il était à peine plus efficace qu'elle, enfin, lui pouvait marcher au moins. Et il était malin, cela aussi était important, il pouvait s'en sortir oui, lui, comme elle. Il y avait encore un espoir.

-Oh bon sang vous en avez mis du temps ma parole ! lâcha-t-elle avec un discret sourire.

Mais à peine eut-elle terminé sa phrase que le grognement sourd et puissant de la bête a ses côtés coupa net cet élan de joie, et une nouvelle fois, le coeur d'Oswin fit un bond dans sa poitrine tandis qu'elle tentait de gérer sa respiration qui semblait d'ores et déjà s'emballer. Ludovic réagit immédiatement, lâchant un cri puissant qui parut néanmoins couper l'animal dans son élan. La gorge nouée, la brune ne réagit même pas lorsque l'autre commença à la défendre en engageant une conversation des plus banales et étonnamment calme avec le prédateur qui avait reçu l'ordre de la tuer. Comme si le moindre mot de sa part pouvait lui coûter la vie, elle suivit l'échange avec attention alors que, à quelques mètres d'elle, Thomas observai la scène lui aussi, partagé entre surprise et une colère noire qui se voyait aisément dans son regard. Et pourtant, il fallait croire qu'il était bien plus interloqué qu'autre chose puisqu'il ne réagit pas immédiatement, son regard passant simplement de l'enseignant à sa bête presque avec nervosité.  
Ce dernier ne réagit qu'une fois que le français eut terminé de parler, lui hurlant dessus en demandant comment il avait trouvé le passage par lequel il était rentré, ce qui s'en suivit ensuite par l'un de ces discours dont Ludovic avait le secret. Partagé entre la curiosité et la crainte que l'enfant ne se vexe, la respiration de la jeune femme s'arrêta même quelques instants sans qu'elle ne s'en rende compte, prise dans cette tension sans même le vouloir.

-Allez Descremps... Ne faites pas l'idiot, les bons mots...

L'inquiétude dans son regard brillait avec plus d'intensité que jamais alors qu'elle prononçait ces quelques mots en un souffle si faible qu'elle même avait du mal à s'entendre.
Et lorsqu'enfin, l'autre cessa de parler, elle cru bien mourir tant les yeux de l'enfant étaient exorbités et remplis d'indignation, et lorsque ce dernier leva à nouveau sa canne d'un geste ample et violent avant de l'abattre tout aussi brusquement dans la mâchoire du français qui tomba sur le côté, ce fut à elle de lâcher un "Non !" puissant.

-Ludovic ! C'est lui le tueur ! C'est lui qui a ordonné tous ces meurtres !

Déjà qu'il avait du mal à se tenir lui aussi debout, si ce fou lui cassait les dernières côtes qu'il lui restait il en était fini de lui !
Mais il était trop tard, et déjà, le garçon reprenait la parole en agressant l'enseignant...

-Ne dîtes pas cela ! hurla l'enfant en prenant l'autre de haut, le visage rougit par la rage et ses yeux lançant des éclairs à son interlocuteur. Taisez vous ! Vous ne savez pas ce que vous dîtes ! Jamais je ne serais seul... Non... Jamais... Et quand il n'y aura plus rien ici, je continuerai ! A l'Ouest, jusqu'à arriver aux frontières de cette terre et de voir le ciel à quelques pas de moi ! Je m'avancerai encore jusqu'à tomber dans le vide, à travers les étoiles, et je continuerai alors ma route à l'Est ! Encore et encore... Invincible... Et tout puissant. Alors ne vous avisez pas... Il leva sa canne. D'encore me parler... Il contracta ses muscles. Comme si je ne savais rien !

Puis, enfin, il se calma. Sa poitrine se soulevant à une vitesse importante alors que dans sa prison, une surveillante éplorée s’agrippait aux barreaux.

-Enfin... Me battre contre pareil idiot ne me servirai à rien... Il se tourna vers la bête. Tue les.

-NON !

Et alors que la bête s'élançait, alors que son cri retentissait, une forte explosion se fit entendre et une forte lumière aveugla tout le monde, à quelques dixièmes de secondes du carnage le plus total.



 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 14 Fév - 1:00




You can't run forever
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Ludovic avait parlé sans y penser, ajoutant un mot après l'autre, une phrase après chaque point, comme pour réfléchir à voix haute plus que s'adresser à quelqu'un. C'était un exercice facile lorsqu'on en avait l'habitude ou qu'on y avait été habitué par les bavardages incessants d'un certain anglais, mais plus que de gagner du temps, son long discours lui servit surtout à gagner du calme. A mesure qu'il parlait, l'échevelé organisait sa pensée, déblatérant sans s'en souvenir des mots qui finirent par toucher juste. Le garçon le regardait, furibond, mais le brun se préoccupait plutôt de la bête désormais dans son dos. Il entendait son souffle rauque réchauffer l'air, ses griffes crisser contre le sol impatient d'accomplir son ordre, mais à tout prendre, sa morsure aurait sans doute été moins violente que le coup qui lui frappa la mâchoire.

On aurait put croire sa joue rodée, mais le pommeau d'une canne possède certains arguments plus percutants que des coups de poing. Le français sentit la masse dur lui déchausser une dent, pas assez pour qu'il la perde, mais suffisamment pour qu'un filet pourpre s'échappe de ses lèvres. Déséquilibré, l'échevelé bascula et se retint de justesse, les gencives en feu et l'esprit désorienté tandis que la surveillante lui criait une évidence qui perça tout juste à travers ses tympans. Mais lorsqu'il sentit une nouvelle fois le bois s'abattre sur ses côtes il ne mit pas une seconde avant d'enrouler son bras autour de l'arme pour la bloquer sous son aisselle et saisit la manche de l'enfant en le tirant à lui. Derrière lui, le monstre poussa un rugissement et se prépara à bondir tandis que l'échevelé bloquait le jeune guignol en lui saisissant la nuque de sa main libre, baissant son visage à hauteur du sien.

Il lui adressa un regard furieux, prêt à lui cracher un chapelet de jurons, à lui dire à quel point le monde est ridicule, les étoiles inaccessible, lui dire comment un voyage sans but ni âme qui vive à ses côtés peut être long et morne. Il s'apprêtait à lui dire comme les plus belles choses sont celles que l'on se contente de regarder quand elles ne sont pas celles que l'on regrette, lui dire qu'il était idiot et qu'il valait mieux que ça. En somme lui dire tout ce qu'il y avait dire que cela serve ou non, poussé par la colère et la lassitude, par l'envie de vaincre cet enfant qui avait osé se faire passer pour un bourreau et par le devoir d'aider un jeune qui aurait eut l'âge d'être un de ses plus jeunes élèves. Pourtant, rien ne sortit. Ludovic garda sa main posée sur la nuque de l'enfant, l'autre accrochée à son col ridiculement orné. La bouche entre-ouverte, maculée de sang, il le fixa sans savoir quoi ajouter, comme si un mauvais sort lui avait soudain vidé l'esprit. Ce n'était qu'un enfant.

Ludovic desserra les doigts et lâcha le gosse qui ne se gêna pas pour le pousser à terre, crachant des paroles venimeuses en levant de nouveau son arme au-dessus de la tête de l'échevelé qui ne fit aucun geste pour se défendre. Détournant la tête, il se contenta de passer sa langue sur la plaie de sa bouche, et ferma à demi les paupières pour se préparer à encaisser le choc. Le garçon tonna encore, sur le point de le frapper, avant de se résigner à son tour et de choisir une autre solution. Le brun entendit le monstre grogner, le devina presque hésiter une seconde à choisir la jeune femme avant de préférer la proximité, mais sa proie n'eut même pas l'occasion d'avoir peur qu'un violent éclat lui brouilla la vue et que des gouttes d'huiles flamboyantes volèrent vers lui. Il se protégea tant bien que mal tandis que le liquide bouillant faisait crépiter ses vêtements et brulait sa peau par tâches.

Malgré tout, le blessé se remit vite du choc et, mu par un sang glacial qui lui foudroya les veines, il se précipita en avant, se dressant sur ses jambes comme un sprinter au départ. Pas le temps de faiblir, la diversion n'occuperait pas les monstres bien longtemps. La salle à peine traversée, il se jeta vers le sol, fondant sur le sac d'Oswin qu'il ouvrit dans le même élan, fouillant à la hâte jusqu'à mettre la main sur le poignard qui y était rangé. Il dressa la tête et fit le point de la situation. La bête s'ébrouait dans son coin comme pour chasser la lumière de ses yeux, faisant voler la chaise en morceaux et le garçon se trouvait juste en face de lui, des clefs pendant à sa ceinture.

Ludovic se dressa une nouvelle fois et fonça vers le ravisseur, fermant le poing sur le trousseau qui céda assez facilement. Il freina devant la porte de la prison, glissant précipitamment une clef dans la serrure. Par chance, il trouva la bonne du premier coup, mais ses mains tremblaient tellement qu'il ne parvint pas à la faire tourner. De son côté, la bête s'était remise, poussant un rugissement qui attira un instant le regard du français. Quelques secondes. Le souffle court, tremblant de tout son corps, il se tourna de nouveau sur ses mains, et continua à tenter d'actionner le loquet, encombré par la dague qu'il serrait si fermement entre ses doigts que sa paume devait en prendre la forme. Un déclic et la grille céda alors que la créature prenait ses appuis. Le français l'ouvrit en trombe et se laissa tomber à l'intérieur de la cage, refermant le passage du pied alors que la créature sautait sur les barreaux avec une telle violence que l'enfant même en perdit pied. La clef toujours en main, Ludovic se redressa pour passer le bras hors de la cage et refermer le verrou. Il y parvint avec plus de succès et remit son membre à l'abri juste à temps pour voir des crocs humectés de bave se refermer sur la ferraille.

Son rythme cardiaque toujours emballé, sa tension retomba d'un cran et il faillit même pousser un soupir de soulagement alors que son cerveau cherchait encore à comprendre ce qui venait de se passer. Soudain, il sentit une vive chaleur lui piquer la jambe et tomba une nouvelle fois à terre, tiré vers l'extérieur par la bête qui, à travers les barreaux, avait planté ses griffes dans sa cuisse. Ludovic cogna de côté contre la paroi de métal avant que le monstre ne refermes ses mâchoires sur son mollet et poussa un hurlement à s'en déchirer les poumons lorsque la bête commença à secouer sa prise en tous sens, déterminée à se servir de cette accroche pour tirer sa proie hors de sa cellule ou à lui arracher la jambe.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 14 Fév - 12:19


 

 

 
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Lorsque l'homme fut une seconde fois en proie aux coups de l'enfant, Oswin retint sa respiration, serrant les poings si fort, comme si elle voulait briser ces barreaux qui l'entravaient de sa simple force, la pression qu'elle ressentait ne fit qu'augmenter lorsque son collègue sembla utiliser le même genre de technique qu'elle pour ramener son agresseur vers lui, l'approchant si bien qu'il se saisit de sa nuque, le regard furibond. Ce qui passa alors dans les yeux de la brune fut de l'ordre déjà de l'inquiétude, non pas cette fois pour la vie du français, mais au contraire... Pour celle de l'enfant.
Elle voulait le voir mort, oh oui, c'était une certitude, mais voir ainsi Ludovic lui même le tenir si fermement, si rageusement, avec tant de rancœur qu'elle même en aurait prit peur... C'était tout autre chose. Il ne devait pas le tuer, il ne devait pas prendre cette peine et porter ce poids, entre eux deux, c'était à elle de le faire, et à présent, elle en était tout à fait incapable.
Déglutissant dans ces quelques secondes qui parurent durer des heures, la française reprit une profonde inspiration suite à sa brève apnée dés lors que l'autre relâcha leur tortionnaire. Il était idiot de vouloir la survie de ce dernier, surtout dans une telle situation, uniquement pour... Sauver l'âme déjà noircie de son collègue ? Mais pourtant c'était plus fort qu'elle, et elle se sentait le besoin que ce plaisir lui revienne... Néanmoins, ce vif soulagement fut de courte durée car, enfin calmé dans sa folie, ce fut à ce moment là que Thomas se décida de monter d'un grade, et de tout bonnement ordonner à sa bête de foire de les tuer tous les deux.
Ce fut très court, et tout se passa très rapidement, mais pour résumer, un cri précéda une intense lumière qui sembla éblouir tout le monde, et, profitant de cette occasion, l'enseignant fonça aux quatre coins de la pièce afin de récupérer telle ou telle chose. Lorsqu'Oswin reprit ses esprits, elle comprit bien vite ce que l'autre tentait de faire et, s'approchant de la porte, elle tira des que possible celle ci des le moment où elle fut ouverte, tirant à elle son comparse qui s'engouffrait tout juste en échappant de peu a la mortelle mâchoire du prédateur. Une fois rentré, elle referma la porte derrière eux, mais l'autre la devança pour ce qui était de refermer à clee, alors que l'animal de l'autre côté se cabrait de rage, griffait, grondait... Jetant, alarmée, un regard rapide à Ludovic, la jeune femme tâcha de remettre des cheveux derrière son oreille alors qu'elle poussait sur ses jambes pour s'approcher de l'autre, vérifiant des lors avec des gestes rapides et précis les blessures possibles qu'il venait peut-être de gagner. Mais à peine fut-elle correctement positionnée que son patient lâcha un hurlement qui lui vrilla les tympans avant qu'il ne se fasse mysterieusement tirer vers la grille. Se retournant presque immédiatement, il ne fallut pas longtemps à la brune pour se rendre compte de la cause de tout cela, et se saisissant vivement de la dague qu'avait lâché l'autre sous la douleur, elle glissa son bras sous la mâchoire inférieure de la bête, le plus haut possible pour se rapprocher de sa gorge, et, d'un coup sec, trancha la peau du fameux animal en laissant une trainée pourpre au sol tandis que la victime se rétracta sous la douleur, s'éloignant des deux en grognant ou feulant contre eux, mais cette fois, clairement effrayé. Et il y avait de quoi, car, depuis que Ludovic avait pénétré la cage, Oswin avait affiché un visage dur, un regard noir, en soi une expression si sombre et glaciale qu'elle aurait fait frisonné n'importe qui, et lorsqu'elle avait faut danser la lame du couteau sur le cuir de l'animal, son expression en était restée inchangée, comme si cela ne lui importait que peu.
Se retournant une nouvelle fois vers son collègue, la jeune brune le saisit fermement par les épaules en enroulant ses bras autour de son torse de manière à repartir la pression et ainsi de ne pas lui faire plus mal, et, en forçant encore sur ses jambes faibles, elle l'emporta au fond de la cellule, l'allongeant vers près de mur afin que ses côtes ne soient plus autant importunées que s'il était assis.
Se passant une main sur le visage, prise par l'urgence qui pourtant n'allait pas tarder à retomber, elle jeta un coup d'œil à la jambe du blessé en déglutissant, puis, elle sorti son mouchoir de ma ou elle avait l'habitude de le mettre, s'employant à essuyer le sang en prenant soin de ne pas appuyer trop fort avant de tenter de bander la plaie avec son étole, même si la taille s'avérait déjà trop juste.

-Qu'est-ce que vous faites ?! Sortez de là ! Immédiatement!

Le garçon qui vociféra ces paroles s'attira un regard noir de la brune qui, par habitude, tenta de se relever même si ses jambes trop faibles tremblèrent bien vite sous son poids avant de la lâcher tout bonnement, alors qu'elle n'était pas encore redressée. Crachant discrètement un juron, elle s'approcha un peu plus des barreaux sans pour autant être dans la "zone de danger", et s'adressant cette fois à l'enfant elle reprit :

-Tu rages ? Tu boues de colère sur place ? Et ce pourquoi ? Car on est hors de portée, hors de ton pouvoir, et simplement grâce à une cage... Ha ! Le grand terrible gamin pourri gâté se retrouve sans pouvoirs, et ce n'est plus que caprices d'enfants... Fuis, tant qu'il en est encore temps, nous on est en sécurité, mais toi, ils arrivent pour te faire la peau...!

Mais à son sourire presque morbide qu'elle afficha, l'air noir et sérieux de son adversaire n'en demorda pas, et alors que son regard tentait à lui seul de briser cette cage et de réduire cette femme en cendres, il formula quelques mots qui ne prévoyaient rien de bon.

-C'est ce que nous allons voir.


 

 



Tenue d'Oswin:
 

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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Dim 14 Fév - 16:18




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Agrippé tant bien que mal aux barreaux, le brun fit de son mieux pour conserver sa jambe, essayant de se rappeler de toutes les consignes de sécurité qu'on lui avait enfoncé dans le crâne lorsqu'il avait à se charger de dragons. Il fallait accompagner le mouvement pour ne pas risquer d'avoir les os cassés, c'était cela. A moins que ce ne soit le contraire et que s'agiter ne fasse qu'exciter le carnivore. Mais s'il ne faisait rien il pouvait être considéré comme une proie facile. Totalement perdu, il ne tarda pas à laisser tomber toute logique et à se contenter de serrer les dents, son cri mourant dans sa gorge. La pression sur sa jambe se relâcha tout aussi soudainement qu'elle avait commencé et la bête recula dans un hurlement étranglé.

Ludovic s'écarta aussitôt qu'il le put, rampant hors de portée alors qu'une nouvelle giclée de sang lui était tombé dessus. Il ne chercha même pas à savoir ce qui avait pu la faire lâcher, la main armée qui lui entoura les épaules parlant d'elle-même, et se laissa tirer en arrière, fulminant de douleur.

— Oswin, je vous hais, siffla-t-il le regard noir.

Sans rien ajouter, il suivit le mouvement lorsque la jeune femme l'allongea, mais, mauvais patient, ne tarda pas à vouloir se relever. Dressant la tête, les épaules puis les bras, il essaya d'écarter les lambeaux de tissu qui lui couvraient la jambe pour constater l'étendue des dégâts. Chassé par les mains d'Oswin qui s'activaient à nettoyer ses plaies, il se laissa retomber en arrière, murmurant des excuses et répétant qu'il aurait dut s'écarter alors que la douleur s'était changée en picotements brulants. Assez vite, le garçon reprit et l'échevelé se tut, profitant que son infirmière improvisée s'éloigne pour se mettre assis et glisser tout à fait contre le mur, loin des barreaux traitres.

Tandis que les deux autres parlaient, le français retira le mouchoir rougit que la jeune femme avait glissé autour de sa jambe et écarta pour de bon les pans de son pantalon déchiré. Avec un sifflement douloureux, Ludovic découvrit cinq plaies profondes réparties autour de son genou. Trois marques larges et rondes sur le bas de sa cuisse, deux autre à la naissance de son mollet, reliée entre elles par une fine ligne qui dessinait l'esquisse d'une mâchoire. Mais alors que l'enfant venait tout juste de prononcer ses derniers mots, le blessé découvrit des stries noires qui prenaient leur source dans sa chaire meurtrie et boursoufflaient ses veines sur leur passage, s'étendant plus vite que les poisons les plus violents. Le souffle du français s'accéléra précipitamment alors qu'il tentait d'appeler sa compagne à l'aide sans parvenir à faire mieux que gémir, paniqué. Il s'empressa de soulever sa chemise et son pourpoint pour dégager son ventre juste assez vite pour voir le venin sombre remonter vers son coeur qui battait à tout rompre au bord de l'implosion. Sans voir le monstre qui le fixait d'un regard incandescent, le brun leva la tête en direction d'Oswin, sa vue brouillée par des points lumineux alors qu'un gout acre s'ajoutait au sang qui lui emplissait la gorge. Terrifié, une pulsation puissante martelant ses tympans, il essaya encore de parler, prononcer un seul mot le visage désolé, alors qu'il prenait une dernière grande inspiration.

Alors que le corps de l'échevelé s'affaissait, un suintement soudain suivi de près par un rugissement plaintif fendit l'air et la bête chancela sur le côté, son crâne massif tordu dans un angle anormal. Il y eut un second bruit, tout juste interrompu par un cri du garçon et l'épée s'abattit une fois de plus sur la nuque du monstre, y restant enfoncée alors que la créature tombait à terre et que l'homme accroché au pommeau agitait son arme pour la dégager.

— Non ! hurla encore le gamin.

Mais sa supplique n'y fit rien et le bourreau termina son travail jusqu'à ce que sa lame rejoigne l'entaille que le poignard d'Oswin avait tranché dans la gorge épaisse. La tête du monstre roula mollement à terre tandis que le corps musculeux était parcouru de soubresauts nerveux et le héros recula, se passant une main sur le visage en laissant la pointe de son épée trainer dans le sable.

— Non ! Comment avez-vous osé ?! s'époumona l'enfant en allant s'accrocher à la masse sans vie comme il aurait pu le faire d'un parent.

Il commença à sangloter alors que Ludovic se redressa soudain, prit d'un nouveau souffle qui semblait l'avoir réveillé d'entre les morts. Il agita un instant les bras, regardant de tout côté avec un air paniqué avant de soulever de nouveau sa chemise, constatant que les veinules noires n'étaient plus. Le français lâcha un souffle soulagé et bascula la tête en arrière, s'accordant une seconde avant de se tourner vers Oswin, pour poser ses doigts sanglants puis sa main sur la joue de la jeune femme avant de la tirer vers lui pour la prendre dans ses bras. Elle était vivante, lui aussi, tout irait bien. Il la serra contre lui un peu plus fort quitte à se casser une côte et enfouit son visage parmi les cheveux bruns jusqu'à poser la tête au creux de son cou. Ses doigts refermés sur l'épaule et le buste de la jeune femme comme s'il craignait de les sentir disparaitre, il resta immobile, tout juste animé par sa respiration, jusqu'à retrouver son calme.

— La prochaine fois que vous voulez partir, murmura-t-il d'une voix encore mal assurée, prévenez moi avant de revenir. D'accord ? Il laissa filer un temps pour inspirer à fond, sentant le parfum de la jeune femme lui envahir les sens. Histoire que je sois prêt à combattre des monstres. Il ajusta sa prise glissante sur l'épaule de la brune fit remonter sa main jusqu'à sa nuque. Ou encore mieux, ne partez plus. Comme ça vous n'aurez pas à venir me voir à la bibliothèque ou à m'envoyer dans un livre atroce pour qu'on se fasse des excuses.

Il resta encore un instant caché dans les bras de la jeune femme avant de tourner légèrement la tête pour voir leur sauveur ouvrir la porte de leur cellule.

— Vous allez bien ? demanda-t-il. Monsieur Smith ? Mademoiselle ?




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Lun 15 Fév - 1:18


 

 

 
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Alors que Ludovic venait de cesser de hurler, la brune le saisit par le dessous des aisselles en entourant son bras autour de son torse, et, étonnamment, il se laissa faire même si quelques mots hargneux échappèrent néanmoins de ses lèvres. Esquissant un sourire crispé, et quelque peu déconcentré par l'effort qu'elle devait fournir, la jeune femme serra les dents en levant les yeux au ciel, déglutissant avant de réplique :

-Oh non, j'en doute...!

Continuant sa tâche tant bien que mal, la brune réussit a s'occuper ensuite de son comparse alors que ce dernier avait entreprit de se soigner tout seul. Fidèle à sa nature, elle ne se laissa pas faire lorsque le français tenta de se redresser, appuyant de temps à autre une main bien ferme sur son épaule pour le forcer à rester droit. Néanmoins, lorsque l'enfant repris la parole, elle dut bien s'éloigner pour provoquer un peu plus cet impertinent qu'elle ne supportait plus, laissant alors l'autre se débrouiller seul. Et une fois leur petite conversation terminée, Oswin fronça les sourcils en se demandant ce que ce fou furieux leur avait encore prévu, et ce ne fut que lorsque la respiration de son protégé fut entrecoupée de gémissements de panique qu'elle ne se retourna lentement, faisant face à un Ludovic totalement terrorisé. Il sembla la regarder comme s'il lui hurlait de l'aide, sans pourtant pouvoir le faire, comme s'il était une nouvelle fois aux prises avec un danger contre lequel il ne pouvait rien, comme lors de ces dernières nuits où les cauchemars avaient rythmé ses nuits. Mais cette fois ci, elle ne savait même pas ce qui provoquait une telle horreur. Démunie face à cette nouvelle menace, la jeune femme regarda autour d'elle comme pour chercher une solution quelque part, mais, ne trouvant rien, elle finit par s'approcher de l'homme en posant ses mains sur ses épaules, son regard apeuré tentant de paraître assuré bien planté dans celui de l'homme :

-Ludovic...

À peine eut-elle commencé sa phrase qu'un nouveau rugissement de la bête fit trembler les murs de la salle, et, menant ses mains à ses oreilles pour se les protéger du son, elle coula un regard vif derrière elle pour découvrir avec surprise qu'un inconnu était parvenu jusqu'à eux et venait de défaire la Bête qui semblait encore si dangereuse quelques minutes auparavant. Puis, tout fut très confus. Comme si elle ne pouvait plus agir, plus dire un seul mot, la jeune femme se contenta d'observer la scène sans même la comprendre, sans même saisir ce qu'il se passait devant elle, observant la tête massive de la créature rouler au sol le regard vide, la tête toute autant, la bouche légèrement entrouverte alors que sa respiration commençait lentement à se calmer.
C'était fini ? La Bête n'était plus, ils pouvaient sortir ? Ils étaient entier, et sains et saufs ?
La brune prit une profonde inspiration avec d'expirer en tremblant, un sourire hésitant tentant de percer sur son visage et qu'un poids semblait s'envoler de ses épaules. C'en était fini... Et Ludovic ?
Se tournant soudainement vers lui alors qu'elle lui avait tourné le dos un peu plus tôt, elle le vit tout juste retomber la chemise ouverte, lâchant un souffle soulagé alors que sa poitrine respirait alors de manière plus profonde et plus régulière, ce qui avait de quoi rassurer Oswin. Mais cela ne suffit pas à la calmer totalement, et même si son visage partageait ce même soulagement que l'homme, son inquiétude persistait.

-Ludovic je...

À peine eut-elle le temps de formuler ses quelques mots que l'homme plaqua sa main contre sa joue, lui tirant un regard clairement surpris alors que son coeur, lui,  rata un battement, puis, sans préavis, il la tira vers lui en la saisissant dans ses bras. D'abord surprise par cette soudaine entreprise, Oswin manqua même de se redresser lorsqu'elle vit que l'autre la serra plus fort encore, mais finalement, se résignant à cette option qui lui permettrait de souffler un peu, elle se laissa faire en calant elle aussi sa tête au creux de la nuque de l'autre... Souffler, faire une pause, profiter. Et cesser de réfléchir.
Elle sentit bien vite le souffle chaud et encore instable du français dans sa nuque, ses cheveux tombant en cascade autour de ses propres épaules en lui encadrant le visage qui devaient sans doute servir de refuge à l'homme, elle même se contenta de se laisser mener, respirant malgré tout l'odeur âcre de son partenaire, et d'en arriver à son tour à la même conclusion : ils étaient vivants.
Fermant les yeux pour profiter de l'instant en toute simplicité, il ne s'agissait pas là de ce même genre de plaisir que pour un baiser ou n'importe quelle autre activité du même genre, mais c'etait tout de même sacrément agréable, et à travers ses gestes et son ton, elle ne pouvait s'empecher de se dire que malgré tout, il n'avait pas oublié. Pas la moindre bribe, et que si cela devait un jour sortir, cela ressortirai. Mais en attendant, il y avait bien d'autres souvenirs qu'elle pouvait chérir, et c'était en somme tout ce qui importait.
Lorsque l'autre reprit la parole, elle ne pût s'empecher de lâcher un léger rire qui secoua sa poitrine, un rire calme, qui semblait redonner un peu de couleur à des heures bien trop sombres. Oui... Il faudrait qu'elle y songe la prochaine fois avant de faire l'école buissonnière.

-Oui... Oui, vous avez sans doutes raison ...! murmura-t-elle en relevant légèrement la tête, la laissant retomber contre celle de son collègue. Il faudrait que je songe à y penser à deux fois la prochaine fois que je veux faire l'école buissonnière... Si jamais l'envie m'en reprend évidemment.

Elle sourit un peu plus en respirant quelques secondes encore, sentant la poitrine de l'autre se lever régulièrement tandis que sa respiration toujours difficile sifflait à ses oreilles... Finalement, de son côté, elle s'en était bien sortie. Et à présent, elle n'avait qu'à l'aider à rentrer jusqu'à Poudlard. Jusqu'à chez eux.
La voix de l'inconnu retentit alors dans la petite salle, interrompant cet instant de calme alors qu'Oswin se redressait avec regret, saisissant délicatement les mains salies du français afin de les poser délicatement sur ses propres genoux, ne les lâchant néanmoins pas une fois cela fait. Elle tourna ensuite la tête vers ce nouveau venu, semblant plus calme, plus apaisée, et après un coup d'œil en biais vers le blessé à ses côtés, elle répondit simplement :

-Glinda. Mademoiselle Glinda. Et oui, tout va bien à présent. Tout ira mieux.

Elle serra un peu plus la main dans la sienne, avant de baisser la tête en fermant les yeux, s'humectant les levres avant d'enfin lâcher les mains de l'homme, et de s'appuyer sur le mur pour s'aider à se relever, alors que de l'autre, elle se saisit du poignard qu'elle avait lâché plus tôt.

-Mais il y a une dernière chose que je dois faire...

Poussant sur ses jambes avec les dernières forces qu'il lui restaient, la brune mit un temps de fou avant de se relever entièrement, mais ce fut sans compter l'intervention du français qui semblait d'ores et déjà avoir deviné ce qu'elle comptait faire.


 

 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Lun 15 Fév - 4:03




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Ludovic esquissa un sourire en sentant la brune s'agiter par son léger rire et il caressa doucement sa peau lorsqu'elle eut donnée sa réplique avant de fermer les paupières et de se laisser apaiser par sa respiration. Tiré de son repos par la voix du héros, le brun laissa la jeune femme se retirer affichant un regard à la fois soucieux et fatigué, le visage baissé sur ses mains croisées avec celles de la d'Oswin. Il afficha un nouveau sourire et lui lança un regard en biais alors qu'elle répondait à la question du nouveau venu, le corrigeant en donnant son faux nom. L'échevelé lui rendit la légère pression sur ses mains, mais fronça les sourcils alors que la surveillante changea d'attitude. Il esquissa un geste pour récupérer ses mains lorsqu'elle le lâcha, mais s'interrompit en la voyant saisir le poignard. Il réagit aussitôt en entendant ses quelques mots et referma les doigts sur les pans de la robe rouge, tirant légèrement pour la retenir.

— Non, fit-il, ne faites pas ça. Ce n'est pas la peine et ce n'est pas à vous de le faire. Personne ne devrait avoir à faire une chose pareille. C'est un enfant, juste un enfant. Il n'est même pas... il tourna brièvement la tête en direction du héros qui les fixait avec un air d'incompréhension. Ce n'est pas plus à vous qu'à lui de décider qui doit vivre ou mourir. Il a fait... des choses horribles, oui, et peut-être qu'il n'y a plus rien à sauver, mais ce n'est pas à vous de le juger. Vous ne le connaissez pas et vous n'êtes pas impartiale. Vous voulez vous venger pour ce qu'il à fait, mais il n'y a plus de raison pour ça. Nous sommes vivant, votre fille d'hier est en vie et les ça ne ramènera pas ceux qu'il à tué. Personne d'autre ne devrait mourir.

S'aidant à son tour du mur, l'échevelé se redressa, prenant appuis sur sa jambe valide. Il esquissa une grimace en sentant la morsure se raviver et une vague de sang tiède lui trempa un peu plus le membre, mais il parvint à tenir debout et, en d'autres circonstances, il aurait sûrement été très fier de son exploit. Pour l'heure, l'ancien Serdaigle baissa la tête, saisissant la main libre d'Oswin avant de lever les yeux vers elle, le regard catégorique.

— Cette histoire est terminée, déclara-t-il. Il est temps de rentrer.

Il tira légèrement sur la poigne de la brune et lui fit doucement lâcher le poignard qu'il glissa à sa ceinture avant de boitiller en direction de la sortie, s'appuyant contre les barreaux. Il jeta un coup d’œil au garçon qui pleurait encore sur la carcasse de la bête et adressa quelques mots au héros.

— Débrouillez vous pour qu'il reste en vie, même si je sais que vous ferez ce que vous voudrez de lui.

— Tuez-moi, cracha le garçon en dressant la tête le regard furibond. C'est ce que vous voulez tous de toute façon.

— Fais-le toi-même si tu le souhaite tant, rétorqua le français. J'en ai rien à faire.

Il attendit que la brune le rejoigne et passa le bras autour de sa taille pour la soutenir de son côté valide, se plaçant de manière à ne pas avoir à trop forcer. Se servant de sa jambe blessée comme trépied, il clopina lentement en direction de la porte, essayant sans grande réussite de retrouver son rythme de marche effréné. Ils avaient un livre à prendre.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Lun 15 Fév - 21:34


 

 

 
You can't run forever.

 


A peine se leva-t-elle que qu'une force invisible tira sa robe vers le bas. Titubant quelques secondes, elle tint néanmoins debout avant de couler un regard en biais à la dite "force invisible" qui n'en était pas tant, observant le français à la fois dure de l'extérieure, mais au fond de son regard on devinait aisément qu'il n'était pas exactement de même à l'intérieur. Et elle l'écouta, comme toujours, ce qui était encore une fois sa plus grande erreur comme son plus grand mérite, finissant tout de même par détourner le regard en soupirant, fronçant légèrement les sourcils tandis qu'elle culpabilisait. Il avait raison, elle le savait, mais elle n'était pas du genre à savoir toujours discerner exactement sa raison de ses émotions, ce qui la menait souvent à faire des choix... Juste d'un point de vue purement égoïste. L'histoire de sa vie.
Lorsque l'homme tenta de se relever en prenant appui sur le mur à ses côtés, la brune tenta par réflexe de l'y aider mais il était déjà debout, puis, après une courte grimace, il glissa sa main dans la sienne avant de lui adresser un regard entendu, et de prononcer fermement quelques mots fermes à la surveillante, comme si il réprimandait une enfant qui en avait trop fait. Et, comme une enfant, c'est un peu comment Oswin ressentait l'affaire. Honteuse et silencieuse, elle raffermi un peu sa poigne contre l'arme dans sa paume, le regard dans le vide en déglutissant difficilement, l'homme ne tarda pas à lui enlever la lame qu'elle tenait avant de se diriger vers la sortie qu'ils avaient tant estimé plus tôt, la laissant reprendre ses esprits et ses affaires, ce que d’ailleurs elle fit sans tarder. Une fois qu'elle eu ramassé tout ce dont elle avait besoin, elle souffla brièvement avant de se tourner vers le héros peu après que Thomas eut de nouveau fait parler de lui, lui lançant d'ailleurs un regard à mi-chemin entre la déception et la fatigue à l'occasion, puis elle reprit la parole en s'adressant à  leur sauveur, plus légère cette fois :

-Merci, pour votre intervention. Nous n'aurions pas tenu encore très longtemps dans une telle situation et... Elle esquissa un léger sourire crispé, tentant de reprendre un peu d'applomb. Même si mon maître est avare de compliments... Je suis sûre qu'il vous est tout aussi redevable que moi.

La brune sourit un peu plus et inclina la tête en guise d'au revoir, se dirigeant avec hâte vers son comparse qui l'attendait, flanchant en cours de route alors qu'elle avait encore quelque mal à tenir debout. Lui souriant chaleureusement lorsqu'elle arriva à sa hauteur, Ludovic ne tarda pas à l'entourer de ses bras et à relancer la marche tant bien que mal, en direction d'une bibliothèque qui les attendait depuis longtemps


 

 



Tenue d'Oswin:
 

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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Mar 16 Fév - 0:49




You can't run forever
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Ludovic s'assura à quelques reprises que personne ne les suivait avant de se laisser aller à la vive douleur qui lui mordait le genou. Ce qu'avoir l'air digne pouvait parfois être compliqué... Il fut bien content lorsque la jeune femme parvint de nouveau à le soutenir et s'employa à rester droit, tendu tout entier vers sa destination au point qu'il en oublia de parler. Ce ne fut qu'au moment où la brune reprit la parole que le français desserra les mâchoires, réalisant à quel point elles avaient été vissées l'une à l'autre en sentant la marques de ses dents au creux de ses joues.

— Et bien, fit-il en se raclant la gorge. J'ai pris un cheval et j'ai couru. Il laissa filer un temps, déglutissant alors qu'il prenait un bref appuis sur sa mauvaise jambe. Je penses que cela résume assez bien les choses. Ajoutez à ça un peu de chance et... beaucoup de chance et voilà. ajouta-t-il, laissant passer une nouvelle pause, avançant encore le mauvais pied et reprit en tournant un coup d'oeil en direction d'Oswin. Si un jour je décide d'écrire mes mémoires vous aurez peut-être l'intégrale. Le brun boitilla encore hésitant à ajouter la suite. Je ne vous ai pas été très utile au final. Je devrais réviser mes principes moraux, je penses qu'à terme j'y gagnerait quelques années de vie.

Il n'ajouta pas grand chose de plus et resta relativement silencieux sur la totalité du trajet, rappelé à l'ordre par la douleur brulante dans sa jambe à chaque fois que lui prenait l'envie d'ouvrir la bouche. Les bavardages seraient pour une autre fois, pour l'heure il valait mieux qu'il se concentre pour ne pas tomber dans les pommes une fois de trop.
Après une bonne perte de sang qui dut tâcher la terre pour plusieurs semaines à venir, le duo parvint enfin à la ville. Comme par une mauvaise plaisanterie de la météo il semblait déjà faire jour. L'échevelé aurait bien voulu faire un commentaire à se sujet s'il n'avait pas eut les dents si serrées par la douleur qu'il avait dut les enfoncer de quelques millimètres dans ses gencives. Sans se plaindre, il alla clopin-clopant jusqu'à la bibliothèque, et entraina la jeune femme un peu plus vite à l'intérieur jusqu'à ce qu'ils arrivent enfin parmi les rayonnages rassurants.

Nous y sommes, lâcha le brun dans une grande expiration qui ressemblait à une grande prise d'air après une apnée.

Il retira son bras des épaules d'Oswin et alla s'appuyer contre l'étagère la plus proche, s'ajustant jusqu'à peser le moins possible sur sa jambe.

— Vous avez le livre ? demanda-t-il.




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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Sam 5 Mar - 17:27




You can't run forever.




Ludovic répondit à sa question sans grand enthousiasme, ce qui pourtant ne rassasia pas énormément la curiosité insatiable de la jeune femme. Mais à force de mystères et de phrases incomplètes, elle avait fini par s'y faire, ce monde était fait d'énigmes et il lui était impossible de toutes les résoudre, alors bien qu'elle se contentait de vouloir percer à jour les personnes qui l'entouraient, elle avait compris ces derniers jours que quelque fois, même cela lui échapperait. Et quelques fois, cela valait mieux ainsi.
C'est pourquoi Oswin se contenta de sourire chaudement à son partenaire, continuant de le porter admirablement alors que sa propre épaule la tiraillait depuis peu. Cela se sentait dans sa voix qu'il était fatigué, et vu leurs mésaventures ce n'était pas surprenant, ainsi la brune pensait qu'il était tout à fait normal de laisser un peu de temps au Français de s'en remettre : les questions seraient pour une prochaine fois.

Les deux Sorciers continuèrent ensuite leur route dans un calme étrange, un silence lourd mais pas pour autant désagréable, s'avançant vers l'endroit où tout avait commencé. Alors lorsqu'ils y arrivèrent enfin, l'Auror eut un court moment durant lequel elle fixa l'entrée, sentant en elle comme de l'anxiété, comme si tout cela était trop simple, trop facile après ces jours de difficulté. Pas un mot, pas un... Grand discours, une piètre fin en soit pour un livre si long. Oui, trop long. Mais à vrai dire elle n'eût pas réellement le temps de se perdre dans ses pensées que Ludovic continua sa route, pressant même le pas comme lui aussi pressé de retrouver leur propre monde, et pour cause !
Bien vite, les deux compères se retrouvèrent dans ce même bâtiment de bois par lequel ils étaient arrivés, entre ces rayonnages et ces centaines d'ouvrages plus ou moins vierges qui les entouraient. S'avançant machinalement vers les couvertures de cuir une fois que l'enseignant l'eût laissée derrière lui, la jeune femme leva lentement sa main vers le dos des livres qu'elle caressa doucement du bout des doigts. Tout cela n'était pas réel, elle avait fini par le comprendre, mais bien que ces mots tournaient en boucle dans sa tête elle se refusait à leur donner ce sens. Ludovic pouvait bien le croire, mais les hommes pouvaient quelques fois manquer cruellement de poésie. Peut-être n'était-ce effectivement pas leur réalité, mais tous ces gens, tous ces enfants, dans leurs têtes ils n'étaient pas qu'encre sur papier, et cela leur suffisait à se prouver qu'ils étaient réels. Et puis, peut-être qu'eux aussi n'étaient au final que quelques lignes que certaines personnes s'amusaient à lire de temps à autres, mais cela ne changeait rien, leur vie restait leur vie, et elle était heureuse de cela.
Une calme inspiration souleva la poitrine de Linda alors qu'elle tourna la tête, interpelée par l'autre qui la rappelait alors. Oui, le livre, bien sûr. Elle hocha la tête en fouillant dans son sac, en sortant l'épais ouvrage avant de s'approcher du français et de s'assoir en tailleur à quelques pas de lui, le livre posé face à elle.

-Ainsi, nous y sommes. souffla doucement la brune, les mains a plat sur le livre. On va retourner à Poudlard comme si ... De rien n'était. C'est étrange vous ne trouvez pas ? Enfin, on pourra au moins vous faire soigner plus convenablement, j'ai beau savoir m'y prendre je ne suis pas non plus... Une professionnelle.

Linda esquissa un sourire crispé avant de lever la tête vers son auditeur, l'invitant à s'assoir d'un geste de la tête avant de reprendre la parole :

-Mais avant d'y aller... Je voulais dire que je... J'ai eu de la chance de vous avoir à mes côtés.

Après tout, qui sait si avec quelque autre personne elle aurait out s'en sortir aussi bien ? Voir même seule, catapultée dans un monde dont elle ne connaissait rien. Comme lorsqu'elle arriva en Angleterre...

-Alors ? On y va ?



 



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MessageSujet: Re: You can't run forever - jour 4   Jeu 24 Mar - 0:53




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Le brun n'avais pas attendu l'invitation pour s'asseoir, tant parce que sa jambe l'élançait douloureusement que parce que le point de vue un peu trop plongeant sur le décolleté de la brune le mettait mal à l'aise. Certes, vous me direz que n'importe quel homme après une semaine comme la sienne aurait été ravi d'avoir ce genre de panorama, mais celui-ci savait aussi se montrer courtois et le voyeurisme ne faisait en rien partie des bonnes manières élémentaires. Se laissant glisser le long de l'étagère, Ludovic lâcha un souffle soulagé, étendant sa jambe dans une position plus confortable alors que son visage devenait de plus en plus pâle. Il ne s'inquiéta pas pour autant, un peu engourdis par sa perte de sang et rassuré à l'idée que tout serait bientôt terminé. A vrai dire, la seule chose qui l'inquiétait en cet instant était que, désormais assis, il aurait sans doute beaucoup de mal à se relever. Mais alors que l'échevelé reprenait son souffle, son dos agréablement calé contre les livres, la brune ajouta quelques mots qui attirèrent son attention sans peine.

— Ce fut un plaisir partagé, répondit-il avec un léger sourire avant de poser sa main, paume ouverte, sur la couverture du livre, comme pour inviter Oswin à la saisir. Et si vous êtes prête, ajouta-t-il, Allons-y.

Le brun attendit que la jeune femme prenne sa main avant de se poser la grande question : Comment rentrer ? Il jeta un coup d'oeil sur le livre et chercha dans ses vieilles expériences en la matière. La plupart du temps, sortir d'un livre ensorcelé se résumait à faire l'opposé de ce qui vous y avait fait rentrer. Par exemple reculer la tête, lire à l'envers, marcher sur les mains, fermer la couverture... dans ce cas, ils n'avaient pas lu le livre, ne l'avaient même pas ouvert ni regardé. Alors comment faire ? Mais à peine l'enseignant se posait-il la question qu'un autre grimoire tomba subitement juste à côté de lui. Il sursauta à ce mouvement brusque alors que le livre cognait contre un tas d'autre répandus sur le sol. Le brun tourna la tête en vitesse aux alentours repérant aussitôt les ouvrages qu'il avait délogés plusieurs jours auparavant. Le rayonnage, le sol, la hauteur sous plafond... il les aurait reconnu entre mille. Ils étaient de retour à Poudlard.

Ludovic afficha un franc sourire à la jeune femme, avant de la lâcher pour se redresser. Remontant laborieusement sur ses jambes, se dressant dans l'allée, lorsqu'un coup de poing percutant le faucha en plein dans le nez.




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