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 Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?

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MessageSujet: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeMar 30 Sep - 15:08



Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? David-tennat-gifs-04182014-16
Fait frisquet vous ne trouvez pas ?

Comme assez souvent, Ludovic se trouvait seul dans sa chambre. Comme d’habitude, il avait fermé la porte à clef, prononcé quelques sortilèges pour être certain d’être tranquille et avait laissé tomber sa veste dans un coin à peine l’entrée passée. Il s’était ensuite dirigé vers son armoire, abandonnant au fur et à mesure ses vêtements froissés par une très longue journée de cours. Pour être honnête, cela devait en réalité faire plus de deux jours qu’il ne s’était pas changé et il était temps d’y remédier. Il fouilla dans ses affaires, qui pour un œil inexpérimenté auraient pu sembler assez identiques, à la recherche d’une chemise propre pour le lendemain matin, car le diner était déjà passé et qu’il n’allait pas se fatiguer à s’habiller pour dormir.

Il trouva un caleçon impeccable, d’un blanc immaculé avec un élastique de qualité et un tissu ultra-résistant. Bref, le top du top du caleçon sorcier. Certes, ça n’était pas une chemise, mais il en avait bien besoin aussi alors il finit de se déshabiller et l’enfila. C’était une première et bonne chose de faite, en plus c’était bien confortable. Il ne lui restait plus qu’à trouver le reste lorsqu’un bruit bizarre attira son attention.

Il tourna la tête vers le lointain mur sur sa droite où un grand tableau venait d’apparaître. Etrange. Ludovic regarda sa commode où se trouvait un pantalon bien plié juste devant lui, hésita et finalement décida d’aller voir. Il s’avança doucement vers l’apparition, prenant le temps de récupérer sa baguette dans la poche de sa veste qui trainait sur le sol. Le tableau était vide, c’était un simple paysage de campagne qui s’étalait sur deux mètres de haut et un de large dans un cadre doré ma fois fort présomptueux. Ludo examina les petites vaches paître dans les champs avec un froncement de sourcil perplexe. Ses sorts de Volumes à répétition avaient-ils fini par taper dans un couloir ?

Il passa la main sur les contours du cadre, dans l’idée de le décrocher pour le ramener à sa place, où qu’elle puisse être, lorsque soudain, le cadre pivota et laissa entrevoir un passage. Alors ça, ça n’était pas banal. Oui, il connaissait les passages secrets, mais il n’aurait jamais pensé en voir un apparaître dans sa chambre sans crier garde. Le brun passa la tête à travers l’ouverture. De l’autre côté s’étendait un couloir sombre qui ne semblait mener nulle part Ludovic fit un pas en avant pour essayer d’en voir le bout lorsque le tableau se referma sur lui, le projetant dans l’obscure passage.

Le professeur faillit se cogner la tête contre le mur, mais se redressa assez vite pour éviter une méchante fracture. Il pivota aussitôt pour reprendre le passage, mais ne découvrit rien d’autre que des pierres grises solidement imbriquées les unes dans les autres comme n’importe quelle façade de château. D’un bref Lumos, il s’offrit un peu de lumière, espérant pouvoir débusquer une fissure qui aurait fait l’affaire de porte, mais rien à faire. Il avait dut être victime d’un mauvais sort, le petit malin qui lui avait fait cette farce avait bien manigancé son coup. Ludovic commençait à se chercher un responsable lorsqu’un court d’air glacé lui rappela qu’il n’était pas très bien habillé pour une excursion dans un passage secret. Il songea aussitôt à un sort de transfert avant de réaliser qu’il ne savait pas très exactement où se trouvaient ses affaires, ce que c’est lorsqu’on ne prend pas l’habitude de ranger. Et inutile de détruire le mur, à tous les coups il aurait débarqué dans une chambre qui n’était plus la sienne.

Il tourna la tête, baguette en éclaireur et découvrit un escalier.

— Bon, c’est pas comme si j’avais le choix, marmonna-t-il avant de s’y diriger, ses pieds nus irrités par le sol froid.

Il monta les marches quatre à quatre et tomba face à face avec une lourde porte en bois. Il l’entrouvrit doucement, faisant en sorte de ne pas la faire grincer. Un rayon de lumière se découpa sur l’entrebâillement. Il jeta un œil de l’autre côté. C’était un couloir assez familier, assez normal vu que tous les couloirs se ressemblaient, mais il ne reconnaissait ni les tableaux ni les tapis. Une chose était sûre, il n’était plus au deuxième étage.

Il mit fin à son sort d’éclairage et s’aventura dans la lumière. Heureusement qu’il faisait nuit, il ne risquerait pas de croiser trop de monde. Du moins pas ses élèves, il l’espérait. Restait à savoir où il avait débarqué, avec un peu de chance il n’était peut-être pas si loin de sa salle de classe, même s’il n’y croyait pas trop.



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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeJeu 2 Oct - 22:20




Chaque journée était différente à Poudlard et aucune d’entre elles n’étaient banales. Autant quant elle était élève que maintenant, elle aimait ne pas savoir de quels imprévus sa journée serait faites. En étant assistante de l’infirmière, chaque jour amenait son quotidien de surprises. En effet, les catastrophes et accidents n’étaient pas rares. Heureusement d’un côté, sinon, elle n’aurait pas de boulot. Elle aimait être ici, en compagnie d’anciens de ses professeurs mais aussi de nouveau et puis bien sûr, il y avait les élèves. Elle les appréciait beaucoup et prenait toujours un soin particulier à ce que d’une part, son travail soit bien fait et d’autre part, à ce que l’élève se sente bien. Elle aimait prendre soin des autres, elle avait toujours vécu pour ça et vivrait toujours pour ça. Quand elle était élève à Serdaigle, elle avait prit son rôle de préfète-en-chef très au sérieux et bien que le travail à fournir était colossal, elle n’avait jamais lorgné sur le fait d’aider les autres. Que ce soit pour aider à un travail, pour donner des cours de soutien improvisé ou encore pour gérer les différents problèmes sociaux, de cœur ou d’amitié ou même de rivalité. Elle avait toujours beaucoup donné et ce, sans compter ! Elle était le genre de personne sur qui on pouvait compter sans arrêt mais elle avait tout de même son petit caractère et ne laissait personne lui marcher sur la tête. Après tout, si elle avait du respect pour les autres, les autres devaient également en avoir pour elle.

La journée avait été particulièrement mouvementée à l’infirmerie, un élève de quatrième année avait fait explosé son chaudron et cela avait causé pas mal de dommages sur ses camarades et lui-même. Gardant son sang froid face à la souffrance de l’élève en question, elle avait examiné ses blessures et n’avait pas attendu une minute pour lui appliquer les différentes potions, lotions, crèmes et sorts nécessaires à sa bonne guérison. Les plaies purulentes n’étaient pas des plus belles à voir, mais elle avait déjà vu pire, à l’hôpital, quand elle était en formation. Après avoir soigné des égratignures sur d’autres élèves, retirés des échardes du genou d’un casse-cou, elle s’était octroyée le temps d’une balade dans le parc de l’école. Sa vie paisible dans les murs de ce château lui manquait, avec la menace régnant sur le monde magique elle craignait qu’une guerre n’éclate. Ca devenait imminent pourtant mais comment feraient-ils ? La violence, c’était de loin la pire chose aux yeux de la jeune femme. Qu’elle soit mineure et extrêmement grave, physique, mentale ou verbale, peu lui importait, elle avait horreur de ça. Comment pouvait-on concevoir la violence ? C’était insensé pour l’ancienne bleue et bronze. Mais elle ne voulait pas gâcher sa fin d’après-midi avec de telles pensées. Serrant un peu plus sa cape autour d’elle, un frisson la parcourut. Une sensation de nostalgie s’empara soudain d’elle quand elle posa ses yeux sur le lac, c’était ici qu’elle avait vécu ses plus beaux comme ses pires moments.

Elle prit encore quelques bouffées d’air frais avant de rebrousser chemin et de remonter à l’infirmerie, sautant le repas, comme elle le faisait souvent ces derniers temps. Toujours discrète et calme, on ne lui prêtait que très peu attention. Ca avait souvent été le cas, sauf lors de ses trois dernières années, où elle avait acquis un peu de popularité, notamment pour sa gentillesse et son dévouement. Elle avait été le point de repère de nombreux étudiants et elle en était fière.

A l’infirmerie, elle prit soin d’un patient devant rester pour la nuit, notamment en lui apportant à manger et en lui faisant la conversation, histoire qu’il ne se sente pas seul. Elle n’était pas de garde ce soir, c’était Madame Pomfresh qui était de permanence, alors elle pouvait dès à présent partir et vaquer à ses occupations.

Sans attendre, elle avait souhaité la bonne nuit à son mentor et était partie en direction de la tour d’Astronomie. Il était assez tard pour pouvoir observer les étoiles et elle aimait ça, se perdre dans les étoiles en pensant. Parfois les larmes lui venaient, en souvenir nostalgique de son passé dans l’enceinte du château mais elle se reprenait, elle ne devait pas être négative, au contraire, il fallait penser positif.

Arpentant le couloir du cinquième étage, elle entendit un bruit. Elle s’arrêta pour tendre l’oreille. Était-ce un élève hors de sa salle commune ? C’était fort probable. Elle traversa le couloir à pas de loup, retenant sa respiration, serrant sa baguette dans sa poche. Après tout, il pouvait s’agir de n’importe quoi, alors valait mieux être prête. Et ce sur quoi elle tomba lui arracha un petit cri de surprise et un rougissement terrible.

-Oh, Monsieur Descremps !

Ce n’était pas tant qu’il lui avait fait peur en sortant de n’importe où comme ça, mais plutôt, le fait qu’il était simplement vêtu d’un caleçon blanc. Gênée, rougissante comme une écrevisse, elle ne savait pas quoi dire. Elle avait les yeux fixés sur lui et mit tout de même un temps avant de se rendre compte qu’elle regardait un homme presque nu.

-Je suis vraiment désolée, excusez moi… Mais vous êtes en caleçon dans le couloir Monsieur.

Ni une, ni deux, elle regarda ailleurs, se tournant presque dos à lui. Après tout, elle n’était pas habituée à ça, en dehors du contexte médical. Et elle était généralement trop absorbée par son travail pour y prêter attention mais dans le cas présent, il ne s’agissait pas du tout d’un cas médical. Mais la curiosité de la demoiselle l’emporta largement sur le reste. Que faisait-il en soirée dans les couloirs du sixième étage en caleçon ? Elle aurait voulu lui poser la question, mais c’était impoli ! Après tout, s’il venait de faire des choses absolument pas catholique dans un des passages de Poudlard, ça ne la regardait pas le moins du monde.

-Est-ce que je peux… Euh… Vous aidez peut-être ?

Elle ne pouvait pas faire grand-chose à vrai dire, en dehors d’enlever sa robe pour la lui donner et se retrouver à son tour sans vêtement. Pourquoi avait-elle laissé sa cape à l’infirmerie,  par Merlin, pourquoi ?


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Dernière édition par Jane Espoir Gray le Ven 3 Oct - 9:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeJeu 2 Oct - 23:50



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Fait frisquet vous ne trouvez pas ?

Après quelques instant d'hésitation, Ludo avait décrété que la route la plus courte jusqu'aux escaliers mouvants se trouvait sur sa droite... enfin sa gauche... si sa droite, quoique. En bref, il commençait à piétiner sur place. Tous les tapis se ressemblaient. C'était donc si compliqué de mettre des flèches au coin des murs ou des numéros sur les portes ?

Il allait se décider à utiliser le sort de Pointe au nord lorsqu'un cri de souris attira son attention. Il tourna la tête, l'air vaguement interrogateur. Un peu trop absorbé par son problème d'orientation, il en avait quelque peu oublié sa tenue. Une jeune fille venait de déboucher du couloir, le visage plus rouge qu'une écrevisse. Elle lui rappelait quelqu'un... Oui, c'était la jeune assistante de l'infirmerie, Jon lui en avait parlé car sa femme, Emy, n’arrêtait pas d'en dire le plus grand bien et il avait dut la croiser une ou deux fois. Le genre à ne jamais perdre son calme. Elle s'appelait... elle s'appelait... Il avait un blanc, ça finirait par revenir.

— Oui ? répondit-il en entendant son nom.

La jeune fille se mit à bredouille, visiblement incapable de décrocher les yeux d'une certaine zone au niveau de ses jambes. Il suivit son regard.

— Ah... oui... c'est vrai.

Il aurait pu se couvrir pudiquement des mains, mais c'était un peu tard pour ça. Il se racla la gorge alors que la nouvelle venue avait fini par lui tourner le dos.

— Hum. Oui. M'aider. Je veux bien. Savez-vous à quel étage nous sommes ?

Il essayait de rester calme, ce n'était pas gagné, mais bon, ils ne pouvaient pas être deux à mourir de honte.

— Je... euhm, commença-t-il en se grattant la nuque d'un geste nerveux. Je vous rassure, cette situation est totalement indépendante de ma volonté. Je n'ai pas l'habitude de me promener comme ça dans les couloirs c'est juste que... enfin...

Comment expliquer ce qui lui était arrivé ? Les passages secrets ne surgissaient pas sans raison sur les murs et il n'était même plus très sûr d'avoir réellement été victime d'un mauvais sort. Et puis comment se justifier sur le fait d'avoir oublié de mettre un pantalon avant d'aller étudier un phénomène bizarre ? C'était totalement stupide et, en tant qu'ancien Serdaigle, passer pour un imbécile était encore pire que se retrouver à moitié nu devant une jeune fille. Dire qu'il se trouvait justement dans les deux situations...

Il voulut ranger sa baguette, réflexe bête, il n'avait pas de poches. Il chercha une autre solution, mais n'en trouva aucune. Tant pis, à la guerre comme à la guerre, il la glissa sous l’élastique, contre sa hanche. Après tout c'était propre et il valait mieux garder les mains libres que ressembler à un vieux fou armé en plus d'être en petite tenue dans un couloir. Il chercha quelque chose à faire de ses bras. Quel était le mieux ? Les croiser ? Il se gratta l'épaule puis se frotta encore la nuque. C'était trop bête, après tout, il n'y était pour rien, ce n'était pas la peine de se comporter comme un gamin. Il s'avança gauchement derrière la jeune fille, n'osant pas parler trop fort.

— Euh, les escaliers c'est de quel côté ? chuchota-t-il à son oreille. Avant que le jour se lève.




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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeVen 3 Oct - 10:28




C’était affreusement gênant. Mais du genre, vraiment gênant. Elle rougissait déjà avec un compliment alors imaginez avec un homme en caleçon en plein milieu d’un couloir de l’école ! Elle en était tellement troublée quand elle l’avait vu qu’elle n’avait pu détacher ses yeux du seul vêtement que portait le professeur de sortilèges. Non mais franchement, c’était horrible comme situation. Elle était tiraillée entre le fait de vouloir partir en courant et d’effacer les images de sa mémoire - Bien qu’il ne soit pas moche du tout à regarder, au contraire, mais là n’était pas la question – et le fait qu’il avait peut-être besoin d’aide et donc, d’elle. Ou alors peut-être qu’il était somnambule et qu’il s’était malencontreusement retrouvé ici, sans l’avoir voulu. C’était une explication absolument plausible mais l’instinct de la jeune femme savait pertinemment que ça n’avait rien à voir. Peut-être qu’après tout, il se sentait à l’aise comme ça et que c’était une façon à lui de se détendre après une dure journée de travail. Mouais. Oh et puis, qu’est-ce que ça pouvait bien faire la raison pour laquelle il était presque entièrement nu devant elle hein ? Un cul vu n’est pas perdu disait le dicton. Oui mais enfin bon, des hommes presque nu ce n’était pas vraiment ça qu’elle voyait en général et qu’elle avait envie de voir d’ailleurs. Elle était prude et pudique et le savait très bien, elle n’en avait aucunement honte.

D’un certain point de vue, elle n’avait pas à se sentir gênée d’être face à lui alors qu’il n’était vêtu que d’un morceau de tissu, parce qu’au final, celui qui semblait dans une bien drôle de posture et qui se promenait les fesses à l’air (Bon ce n’était pas encore le cas mais qui sait…) ce n’était pas elle, mais lui ! Alors bien sûr, elle ne voulait pas qu’il se sente mal parce qu’elle-même était mal à l’aise mais que pouvait-elle faire d’autre que de se retourner pour lui laisser son intimité ? Rien dans l’immédiat. Enfin, ça, c’est parce qu’elle n’était pas capable de réfléchir correctement, trop occupée à rougir et à bégayer parce que si elle avait fait marcher un tant soit peu sa petite cervelle bien remplie, elle n’aurait eu qu’à lancer un « Accio vêtements » ou quelque chose comme ça. Quelle honte pour une si bonne élève qu’elle était que de ne pas penser à cette solution pourtant si simple ! Mais on ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, ça n’arrive pas couramment qu’un professeur se trouve presque nu face à vous en début de soirée. Si ? Pas dans la vie tranquille et paisible de Jane en tout cas.

La preuve qu’elle avait du mal à assembler ses idées correctement, c’est qu’elle lui avait fait remarquer, non sans une certaine douceur qu’elle adoptait toujours pour parler aux autres personnes, qu’il était en caleçon. Bah oui, en effet, il avait dû amplement le remarquer, qu’il se promenait sans pyjama ou peignoir ou n’importe quelle autre chose qui aurait pu le couvrir un peu.

Il la vouvoyait. Voilà qui était bizarre. Enfin non, pas tant que ça en fait, puisque les Britanniques avaient beaucoup de manières contrairement aux Français. Mais quand même, ça lui faisait bizarre. Elle, elle vouvoyait tout le monde, surtout ses supérieurs hiérarchiques. Les élèves, elle avait pris pour habitude de les tutoyer et certains faisaient de même avec elle, ils l’appelaient par son prénom et ça ne l’a dérangeait pas. En tant que professeur, il était hiérarchiquement plus haut qu’elle, elle se devait donc de le tutoyer. Maintes et maintes fois, l’infirmière en chef lui avait demandé de l’appeler par son prénom, mais elle s’était toujours refusée à le faire. Elle n’y arrivait pas, c’était comme ça, c’était dans sa nature de vouvoyer les adultes plus vieux qu’elle et voilà. Se souvenant qu’il attendait une réponse, elle finit par entrouvrir légèrement les lèvres. Euh… L’étage donc.

-Nous sommes au cinquième étage, Professeur Descremps.

Quand il prit à nouveau la parole, la blonde put constater à quel point il était gêné lui aussi. Et cela se comprenait absolument. Est-ce qu’il essayait de justifier le fait qu’il était en caleçon ? Essayait-il de lui donner une explication ? Apparemment. Mais elle n’avait rien demandé et n’était pas sûre de vouloir réellement savoir ce qu’il faisait dans cette tenue. Ou plutôt, non tenue dans le cas présent. Il ne lui devait aucune explication, vraiment aucune. Il n’avait aucun compte à lui rendre, il était libre de faire ce qu’il voulait et elle n’avait pas son mot à dire. Ça aurait été un élève, la situation aurait été bien différente, parce qu’elle se serait permise d’essayer de comprendre le pourquoi du comment mais aussi de le réprimander un instant. Alors qu’ici, elle n’allait tout de même pas remonter les bretelles du professeur ! En plus il n’en portait pas puisqu’il était en slip, mais soit.

-Vous n’avez aucunement besoin de me donner une explication Professeur. Ce sont des choses qui… arrivent ? Hésita-t-elle.

Elle voulut alors lui jeter un regard en biais, histoire de lui montrer qu’elle avait tout de même de la compassion pour lui mais elle détourna la tête en vitesse en voyant qu’il tirait sur l’élastique de son caleçon. S’il n’avait pas eu sa baguette en main, elle aurait pu se demander ce qu’il comptait bien faire. Il n’allait pas l’enlever devant elle tout de même ? Et heureusement, non, il ne faisait que ranger sa baguette. Et quand il chuchota à son oreille, un étrange frisson la parcouru. Euh… Elle n’était absolument pas habituée à ce qu’un homme vienne si près d’elle, surtout dans une tenue pareille. Et sans qu’elle ne puisse le contrôler, son don de vélane faisait des siennes alors qu’elle ne s’en rendait pas compte. Ça lui arrivait souvent et ça ne lui plaisait pas. Son don était comme une malédiction pour elle. Après tout, la séduction, ce n’était pas trop son truc alors si son « corps » charmait à tout va…

-Euh… Vous êtes sûr que c’est une bonne idée ?

Bon après tout, ça ne la regardait pas mais elle n’aurait pas voulu qu’il tombe sur quelqu’un d’autre, comme un élève par exemple. Ce qui pourrait s’avérer encore plus gênant que ça ne l’était déjà.

-Ils sont au fond, de ce côté. Indiqua-t-elle d’une main légèrement tremblante.

Mais il n'allait tout de même pas partir jusqu'à sa chambre à moitié nu tout de même ? Si ?


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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeVen 3 Oct - 12:05



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Le cinquième étage ? Mince, ça faisait quand même une bonne différence. Il aurait à descendre au moins un petit milliers de marches avant d'être arrivé, c'était autant de risque de croiser quelqu'un d'autre sur la route. Il pouvait peut-être glisser sur la rambarde pour aller plus vite, ça aurait été une expérience intéressante. Un peu trop dangereuse peut-être. Il aurait pu se retrouver sur un escalier farceur qui se serait mis au-dessus du vide au beau milieu de sa descente et se retrouver à manquer le deuxième pour un aplatissage en règle au rez-de-chaussé. Sans parler des innombrables tableaux qui l'auraient vu passer. Oui, tout compte fait ça n'était pas une très bonne idée. Quel malheur qu'il n'ait pas eu de cape d'invisibilité sous la main.

La jeune fille lui répondit qu'il n'avait pas besoin de se justifier avant de lui indiquer la direction. Tant mieux pour les explications, de toute façon il n'avait plus la tête à ça. Il essayait de se souvenir des éventuels passages secrets de l'étage avec lesquels il serait resté en bons termes. Pas facile, il était assez peu venu au cinquième, n'ayant jamais assisté à un seul cours d'arithmancie de sa vie.

Bon, il ne restait vraiment plus que les escaliers alors. Il pouvait toujours s'arrêter au quatrième, il connaissait déjà un peu plus de passages à ce niveau, peut-être assez pour réussir à rester invisible. Il allait se lancer, mais ses pieds refusèrent de bouger. Les tableaux et la possibilité de croiser une nouvelle personne avaient visiblement zappé sa volonté. Il était en train de se dire qu'il aurait très bien pu transplaner. Pas directement dans sa chambre, c'était impossible avec tous les sortilèges qu'il y avait mis, mais devant sa porte dans sa salle de classe. Par contre il n'avait pas sa clef, mais il se souvenait d'un endroit où il avait caché un double. Oui, ça c'était une excellente idée. Il allait la mettre en pratique lorsqu'une odeur très agréable la lui fit oublier.

Il tourna la tête, manquant de percuter le visage de la jeune fille. C'était elle qui sentait comme ça ? Pas que cela aurait été la chose la plus étonnante de la soirée, les filles avec un si charmant visage ne pouvaient pas sentir mauvais.

— Vous êtes très en beauté ce soir, lança-t-il sans s'en rendre compte.

Il lui attrapa une mèche de cheveux et la respira avec application. Oui, c'était bien elle qui sentait si bon. Elle avait de très beaux cheveux d'ailleurs, particulièrement doux et soyeux, c'était très agréable de s'y emmêler les doigts.

— J'aime beaucoup vos cheveux... c'est leur couleur naturelle ?

Il disait ça car il se souvenait des colorations de Lisbeth aux Trois Balais. Il trouvait ça tellement dommage qu'une femme n'accepte pas sa couleur capillaire. Lui n'avait aucun problèmes avec sa tignasse brune. Comme si il avait été obligatoire de changer de têtes tous les jours pour être séduisant. La preuve, Jane y arrivait très bien sans.

— Oh !
s'exclama-t-il encore. Vous avez une peau magnifique. Elle prends drôlement bien la lumière. Elle est toute satinée, il lui caressa la joue du bout de l'index. La mienne est si mauvaise.

Pauvre Ludovic, ça n'était décidément pas sa soirée. Encore heureux qu'il n'ait plus conscience de ce qu'il était en train de dire. Sans s'en rendre compte, il commençait à pencher dangereusement sur la jeune infirmière, encore un peu et il allait lui tomber dessus. D'ailleurs, heureusement qu'il était d'un naturel romantique, sinon il l'aurait peut-être déjà fait.

— J'aime beaucoup votre compagnie.



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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeMar 7 Oct - 21:36




S’il y avait bien une situation particulièrement étrange et embarrassante, c’était bien celle-ci. A vrai dire, elle ne savait pas ce qui était le pire. Le fait qu’un des professeurs de Poudlard se trouve sous ses yeux en petite tenue ( et c’était peu dire) et qu’il devait en être absolument gêné ou le fait qu’elle se soit trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment et que donc, elle se sente affreusement mal d’être là. Elle avait tellement envie de fuir cette situation en prenant ses jambes à son cou, mais fort heureusement pour le professeur de sortilèges, Jane n’en fit rien. Elle aidait toujours les autres, c’était dans sa nature et là, en ce moment précis, il avait besoin d’elle.

Heureusement pour l’homme qui se trouvait derrière elle, il n’y avait pas de tableaux dans ce morceau de couloir. Il y en avait bien quelques uns mais ils étaient plus loin et dans l’obscurité du couloir, ils ne pouvaient pas les voir. L’ombre avait sa part de positif dans ce genre d’instant. Bien sûr, la jeune Jane n’ignorait pas que certains moments se partageant dans une ambiance tamisée ou obscure pouvaient devenir des moments très intenses au niveau sentimental. Mais elle n’avait jamais réellement pu en profiter, elle en avait toujours eu un peu peur. En sixième année, un garçon de sa maison l’avait emmené danser au bord du lac, dans le parc, lors d’un bal organisé par l’école, mais ça s’était très mal fini. Non pas que le jeune homme ne lui plaise pas ou ne soit pas charmant avec elle mais c’était plutôt qu’il était manipulateur et qu’il l’avait utilisé pour rendre jalouse une de ses amies. Ce qui avait énormément blessée la petite aiglonne. Mais c’était il y a longtemps, ça ne comptait plus à présent.

Il fit mine de partir et alors qu’elle ne s’y attendait pas, le visage du professeur Descremps manqua de percuter le sien. Euh… D’accord. Il ne l’avait peut-être pas fait exprès mais elle avait eu une accélération cardiaque d’un coup. Imaginez un peu qu’il l’embrasse comme ça, sans qu’elle ne s’y attende ! Pas qu’il n’était pas à son gout ou quoi que ce soit du genre mais elle était prude et timide et romantique et surtout, avait toujours besoin de temps pour y réfléchir, côté Serdaigle prédominant oblige. Ce n’est que lorsqu’il ouvrit la bouche, que ce fut le début de la fin. Son compliment ne fit qu’amplifier le rougissement de la jeune femme. Elle avait eu un air un peu étonné sur le visage bien qu’elle le contint du mieux qu’elle pu. Bon, c’était peut-être sa façon à lui de la remercier du peu d’aide qu’elle lui avait apporté. Drôle de manière mais à Poudlard, ce pouvait-il qu’il y ait encore quelque chose qui l’étonne ?

Bien que troublée, elle allait le remercier tout de même mais il ne lui laissa pas une seconde que déjà il prenait une mèche de ses cheveux et l’humait. Bon… La ça commençait à devenir bizarre, mais du genre vraiment bizarre. Qu’est ce qu’il lui voulait bon sang ? Non pas qu’elle ne le trouvait pas gentil mais déjà qu’il se promenait en sous vêtement, en plus il commençait à lui faire des compliments et à la toucher. Mine de rien, ça l’effrayait un peu. Ca ne lui était jamais arrivé et ça ne lui arriverait probablement jamais donc bon, que lui prenait-il ?

Et comme si cela ne suffisait pas, il en ajouta une couche en lui demandant si c’était sa couleur naturelle. Elle ne retint pas son étonnement et sa stupeur cette fois. Bien sûr que c’était sa couleur naturelle voyons ! Alors sans attendre qu’il reprenne la parole ou qu’il fasse autre chose de suspect aux yeux de la blonde, elle lui répondit, toujours en douceur.

-Je vous remercie pour vos compliments Professeur… Oui c’est ma… Euh… couleur naturelle. Pourquoi ? Vous vous intéressez aux cheveux pour vos prochains cours ? N’est-ce pas au Professeur McGonagall de s’occuper de la métamorphose des cheveux ?

Noyons le poisson, changeons de sujet et peut-être qu’il en oubliera nos cheveux. Après tout, ça mettait la demoiselle mal à l’aise qu’on lui accorde de l’importance et un regard sur sa tenue, son parfum ou son physique. On lui faisait rarement ce genre de compliment et on lui accordait peu d’attention, elle faisait tout pour s’effacer aussi. Sans attendre, il reprit la parole et la surprise ne fit que plus grande. Surtout que là, il franchissait une nouvelle barrière, il lui avait touché le visage. Ses joues chauffaient atrocement fort, elle n’osait même plus le regarder en face, elle jouait nerveusement avec ses doigts, elle n’avait vraiment aucune idée de la situation à adopter dans un cas comme celui-ci. Elle s’était comme pétrifiée, bien qu’elle n’en montra pas grand-chose sur son visage. Son cerveau tournait à dix mille à l’heure. Que faire ? Fuir ? Dégager sa main ? Le remettre à sa place ? Se laisser séduire ? Réagir ? Lui parler ? Le raisonner ? Faire comme si de rien n’était ? Elle était perdue et sans savoir quoi faire, elle ne fit rien.

Il se pencha soudain vers elle, affirmant qu’il aimait être en sa compagnie et elle se décida enfin à lui parler. Il était proche, tellement proche d’elle qu’elle se demandait s’il n’allait pas lui tomber dessus d’une minute à l’autre. Posant délicatement sa main sur l’épaule du professeur, elle stoppa son avancée sans toutefois le repousser.

-Est-ce que tout va bien Professeur ? Vous semblez fort troublé.

Courageuse, elle prit un air soucieux et plongea ses yeux dans celui du maitre des sortilèges.

-Si vous avez un problème de peau, une potion devrait faire parfaitement l’affaire.

Adoptant un sourire mince, elle prit une inspiration plus grande pour continuer. Tout en gardant son ton don, elle reprit.

-Je vous remercie, vous êtes aussi une bonne compagnie, mais il serait plus décent que vous alliez vous habillez, Professeur.

Bon, voilà, elle avait adopté l’attitude pour laquelle on la connaissait bien, le raisonnement. Peut-être que ça fonctionnerait…



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Dernière édition par Jane Espoir Gray le Jeu 9 Oct - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeMer 8 Oct - 0:02



Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? David-tennat-gifs-04182014-16
Fait frisquet vous ne trouvez pas ?

Plus il parlait plus la jolie jeune femme avait le rouge qui lui montait au joues, c'était tout simplement adorable. Il aurait bien mordillé ces petites pommettes troublées, grr. Il se racla la gorge, elle était quand même un peu jeune, ça n'était peut-être pas très raisonnable. Enfin, au fond, qu'est ce qu'il en avait à faire ? Ce n'était pas comme s'il lui restait encore un peu de conscience morale. Juste une bise sur cette peau brulante de gêne, juste pour voir. Il n'allait pas se faire réduire en cendre pour ça quand même, mais il la connaissait à peine. Il décida de s'abstenir, il n'aurait pas voulu la faire s'enfuir, c'était un coup à ce qu'il ait le cœur brisé une fois qu'elle serait partie.

Il oscilla un peu d'avant en arrière, ne sachant pas trop quoi faire tandis que le parfum lui grisait de plus en plus l'esprit. Il se retint de justesse de lui glisser un baiser au coin de la mâchoire. Elle sentait quand même si bon, elle devait avoir un goût agréable. Il secoua la tête pour essayer de se remettre les idées en place. Qu'est-ce qui lui prenait ? Ce n'était pas un vampire quand même. Jane se mit à parler, elle avait une voix sublime, si douce et limpide contrairement à ses pensées, elle lui faisait l'effet du cristal. Troublé ? Oui un peu, c'était bizarre et peu de le dire, ça l'avait pris subitement. Il ne comprenait pas trop pourquoi, mais c'était un coup de foudre non ? Il voulut poser une question, mais les mots semblèrent s’emmêler en chemin.

— Troublé oui, vous êtes magnifiquement troublante.

Elle le fixa dans les yeux, il la regarda amoureusement, bien incapable de la regarder d'une autre façon. Quels yeux merveilleux. Il les voyait si mal avec le peu de lumière, mais ils étaient si apaisants. Il serait mort sur place si ces yeux là avaient décidés de lui lancer un regard noir. Elle s'inquiétait pour sa peau. C'était si gentil de sa part. D'habitude tout le monde s'en fichait royalement de sa peau et il n'y faisait pas très attention non plus. Les crèmes ? Bonne idée... si c'était elle qui les lui mettait. Il secoua une nouvelle fois la tête. Cette histoire devenait assez perturbante. Qu'importe, il avait rencontré la plus sublime créature du monde, c'était le plus important.

Elle lui conseilla d'aller se rhabiller. Oh bah non, pas déjà. Bon c'est vrai qu'il faisait froid, mais il n'allait pas non plus perdre quelques précieuses minutes de sa vie à aller chercher des vêtements au lieu d'être avec elle. Il n'était pas assez fou pour s'éloigner, ou peut-être trop en fait. Elle était très mal à l'aise, c'était normal. Lui aussi aurait été gêné en temps normal, mais avec elle c'était très différent. Il se sentait tellement en confiance.

— Hum, marmonna-t-il sans l'écouter, trop occupé à admirer la courbe de ses épaules. C'est plutôt agréable en fait et puis ça n'est pas si hors du commun quand on y pense. Vous aussi vous êtes en sous-vêtements, il y a juste une robe par dessus.

Une si belle robe, légère. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas vu de femme porter une robe. Le féminisme, la mode garçon... c'est bien oui, mais une femme en robe c'est quand même autre chose. Des morceaux de soies qui se soulèvent avec le vent et découvrent de sublimes jambes. Des lignes mises en valeurs. Des armures de dentelles si délicates à faire tomber. Il suivit des yeux le bord fin d'une bretelle et secoua la tête sans grande conviction.

Ses doigts cessèrent de jouer dans les cheveux de la jeune fille pour se glisser le long de sa nuque, si agréable, si gracieuse. Son autre main attrapa celle de l'infirmière. Doucement, elles étaient tellement lisses comparées aux siennes, l'usage répété des soins et remèdes sans doute. Il la caressait du regard, envouté. Il n'y avait pas d'autres mots et il ne croyait pas avoir visé si juste. Il n'était qu'à un souffle de son visage.

— Oh mon dieu, lança-t-il dans un éclair de lucidité. Je crois que je vais vous embrasser.

Il avait beau écarquiller les yeux avec des millions de "SOS" dans le regard, il ne parvint pas à retrouver le contrôle. Il se pencha sur elle et esquiva de justesse ses lèvres pour lui glisser un langoureux baiser dans le cou, à moitié mort de honte. Ah bah oui, c'était quand même très agréable, très agréable... Cette soirée avait du bon. Si seulement il avait pu se prendre une cascade d'eau froide au coin de la tête.



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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeJeu 9 Oct - 18:44




Jamais, ô grand jamais elle n’aurait imaginé se retrouver à une telle situation dans sa vie. Et bien qu’elle essayait de positiver au maximum, elle arrivait à un point où elle se demandait si il ne valait vraiment pas mieux l’abandonner là, dans ce couloir, au trois quart nu. Il se comportait d’une façon tellement bizarre. C’était sa première année à Poudlard en tant qu’infirmière et elle n’avait pas eu ce professeur lorsqu’elle avait fait ses études, elle ne savait donc pas comment il était habituellement. Et si ce comportement était celui qu’il avait habituellement, on ne l’a reprendrait pas deux fois à l’approcher de si près ! C’était tellement étrange et inattendu que la demoiselle n’en réagissait qu’à peine, n’osant ou plutôt, ne sachant pas quoi faire pour se dépatouiller de cette situation inconfortable.

Et comme si ça ne suffisait déjà pas qu’il se comporte de cette façon, il s’était mit à lui toucher la joue. Jamais personne n’’avait eut la possibilité et l’autorisation de le faire, en dehors de sa famille et d’une ou deux exceptions. Elle ne comprenait rien. L’amour, la séduction, toutes ces choses semblables, ce n’étaient absolument pas son domaine. Elle avait lu un tas de roman parlant de cela, elle était elle-même une romantique bien qu’elle avait abandonné depuis longtemps l’idée du prince charmant. Elle ne pouvait pas parler en terme d’expérience en plus, puisqu’elle n’en avait aucune. Non pas qu’elle ne soit jamais tombée amoureuse, ça lui était arrivé plusieurs fois mais jamais ça ne s’était concrétisé au point de devenir une relation durable ou une relation tout court d’ailleurs.

Quand il ouvrit la bouche pour lui répondre, elle voulu lever les yeux au ciel mais elle n’en fit rien. Magnifiquement troublante Jane ? Non, ce n’était pas possible, il ne voyait pas la bonne personne, il ne la voyait pas elle, ce n’était pas possible. Jane était mignonne, intelligente et attentionnée mais elle ne troublait pas les hommes. Elle n’avait pas de conquêtes prêtes à lui ramasser ses livres lorsqu’ils tombaient. Le regard de l’homme était perturbant, tellement qu’elle n’osa plus lever les yeux sur lui avant un moment. Au vu dans l’état dans lequel il se mettait sans qu’elle ne fasse rien, elle craignait que si elle lève les yeux vers lui, il ne l’embrasse. Non, si elle devait recevoir un baiser, ce ne serait jamais dans ces conditions voyons. Elle avait des manières, des valeurs mais surtout des attentes particulières.

Finalement, elle avait prit son courage à deux mains, pour lever les yeux vers lui et lui signaler qu’il voudrait mieux qu’il rentre s’habiller. Après tout, imaginez que quelqu’un passe par là, il pourrait se poser des questions quant à sa tenue. Mais aussi quant à ce qu’ils faisaient tout les deux. Lui en caleçon penché sur elle, rouge comme une tomate. Ca porterait à confusion et il en était tout bonnement hors de question. Elle n’était pas le genre de femme à se faire peloter au détour d’un couloir la nuit, elle était élégante, gracieuse et classe non mais.

Il ouvrit une nouvelle fois la bouche. Non mais, est-ce qu’il l’avait écouté ? Il était en caleçon !!! Et il refusait de retourner s’habiller. D’ailleurs, il lui prouvait, d’une certaine façon, qu’elle aussi était en souvent, sous sa robe. Hum. C’était une façon de voir les choses, façon à laquelle Jane n’adhérait pas. Elle était habillée, elle ! Elle avait l’impression qu’il la reluquait sans faire attention à tout ce qu’elle pouvait bien lui dire. Il n’en faisait qu’à sa tête, ne tenant pas compte de la gêne occasionnée sur la jeune femme. Et sans crier gare, il avait glissé sa main dans sa nuque et sans qu’elle ne comprenne rien d’autre, son autre main avait capturé la sienne. Elle prit un peu peur mais au lieu de fuir, elle se pétrifia à nouveau sur place. C’était une réaction tellement étrange de la part des gens que de regarder la peur en face et de rester tétanisé au lieu de fuir. Bon, elle n’était pas devant un psychopathe ou une créature prête à la tuer, mais tout de même, elle n’était pas du tout à l’aise. Intérieurement, elle priait pour que quelqu’un arrive, pour qu’il se passe quelque chose, n’importe quoi, qui le ferait se reculer et ne plus la toucher.

Trop près, il était bien trop près d’elle, il empiétait sur son espace vital, sur sa vie, sur ses valeurs. Elle voulut dégager sa main mais au vu de ses réactions extrapolées, elle craignait qu’il ne réagisse très mal. Que ce soit de colère, de tristesse, de frustration, elle ne voulait pas prendre le risque de s’attaquer à un professeur de sortilèges. Quelles chances aurait-elle contre lui, si expérimenté ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire ? Lui lancer un bandage et une boite de sparadrap ? Non, c’était ridicule. Au mieux, elle pouvait le momifier mais elle n’en aurait jamais le temps.

Et tout d’un coup, sans crier gare, ses paroles paralysèrent la jeune femme. Il allait l’embrasser ? Elle haussa les sourcils, se crispant totalement. Il ne pouvait pas faire ça quand même !? Ce n’était peut-être pas grand-chose pour certains, mais pour la jeune infirmière, c’était lui prendre une partie d’elle, violer un morceau de sa chair. Et sans attendre, il avait plongé sur elle et elle avait fermé les yeux très fort, essayant de mettre sa main libre entre elle et lui, pour l’arrêter. Mais heureusement, il l’esquiva. Enfin, heureusement… Ce ne fut que de courte durée puisque l’homme entama un baiser langoureux dans le creux de son cou. Poussant sa main contre le torse du brun, elle se mordit la lèvre, tentant de le repousser du mieux qu’elle pouvait.

-Non… Professeur… S’il vous plait.

Sa supplique pouvait être prise à double sens, et elle espérait qu’il l’écoute réellement. Elle ne l’appelait pas à l’embrasser langoureusement sur la bouche, mais à la laisser tranquille, à la lâcher. Et elle espérait qu’il l’ait comprit, au vu de son état. Un sanglot montait doucement dans sa gorge et elle avait envie de pleurer, de partir, de crier. Mais elle n’en montra rien, ne voulant pas risquer une quelconque crise de la part du maître en sortilèges.

-Ca ne peut pas continuer comme ça...


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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeVen 10 Oct - 0:47



Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? David-tennat-gifs-04182014-16
Fait frisquet vous ne trouvez pas ?

Enfin conscient qu'il avait un problème, le cerveau de Ludovic s'était mis à tourner à toute vitesse. Émettant des milliers d'ordres au reste de son anatomie qui n'en avait absolument rien à faire. C'était une sensation horrible, comme s'il s'était retrouvé coupé en deux. D'un côté, il y avait lui, avec ses principes et ses pensées, enfermé dans sa boite crânienne à regarder tout ce qui se passait comme un simple spectateur. De l'autre, un parfait inconnu ayant de manière inexpliquée pris le contrôle de son corps et commençant dangereusement à prendre son pied. Entre les deux, les neurones surexcités se bombardant de messages contradictoires à 42 mètres seconde et un cœur affolé déjà à 91 battements minute. Ah... 93, autant pour moi.

Ludovic ferma les yeux, non ce n'est pas ce que vous croyez... enfin pas seulement. Une mèche de cheveu lui tombait dans l’œil et il avait besoin de concentration pour essayer de se décoller un peu de la jeune femme et puis oui, c'était quand même mieux les yeux fermés. Pour savourer chaque seconde et ne pas voir l'étendu du massacre. Il sentit une main se poser sur son torse et essayer de le repousser. Oui ! Obéis ! Cent fois oui, écarte-toi, maintenant. Non... Reste encore... perdu à l'aveugle dans cette délicieuse odeur.

95 battements.

Au prix d'un terrible effort de volonté, il parvint enfin à interrompre le baiser, soulever la tête de quelques centimètres, assez pour ne plus toucher cette peau douce. Une première réussite, maintenant il ne restait qu'à lui lâcher la main et reculer. Qu'est-ce...

— Non, supplia-t-il alors que son visage glissait lentement pour embrasser l'infirmière juste à la naissance de l'épaule.

Cause toujours. Elle ne voulait pas lui mettre une baffe non ? Peut-être que cela suffirait à lui remettre les idées en place. Il aurait pu bouger une main il s'en serait donner une bonne dizaine, mais elles étaient occupées. L'une à caresser distraitement une nuque fine, l'autre à s'emmêler les doigts avec celle de sa malheureuse captive. Pitoyable. Il essayait en vain de se tirer en arrière, rien à faire. Il avait l'impression d'être attaché par un élastique à la jeune femme. Sans qu'il le commande, son bras, celui dont la main était jusque là visée sur une nuque, se mit à glisser jusqu’au creux d’un dos. Encore jouable, la jeune fille pourrait reculer assez le buste pour se mettre hors de portée. Il la serra contre lui pour l’empêcher de s’enfuir. Il se faisait des coups en traitre tout seul maintenant, de mieux en mieux. Il leva enfin la tête. Il aurait dut être ravi d’avoir enfin cessé de l’embrasser, mais il avait deviné la suite. 99 battements. Il la regarda dans les yeux et fit appelle à toutes ses forces pour murmurer :

— Désolé…

Tu parle, fais mieux. Va-t-en, comme si ça pouvait suffire. Laisse-là. Retrouve tes esprits ça vaudrait mieux, mais ses esprits, il les avait, ils n’arrivaient juste plus à agir. Il allait l’embrasser, lèvres contre lèvres cette fois, au mieux. C’était fichu, ça serait bien. Il commençait à se pencher vers elle. 133 battements. Oh, cela faisait si longtemps qu’il ne s’était pas sentit si vivant. Il en aurait pleuré s’il l'avait pu. Quel dommage qu’il n’ait pas été vraiment lui pour en profiter un peu. Son cerveau déposa le bilan. "Courant perturbé, rappelez dans une heure". Restait-il une seule partie de son anatomie sous contrôle ? Ah tiens oui, une des plus importantes en plus, encore heureux ou il n’aurait eut qu’à aller s’enterrer sous une montagne pour les cinq prochains siècles. Il n’était plus qu’a un souffle de ses lèvres, un souffle de toucher le fond, un souffle si chaud, lorsqu’il eut soudain une pensée qui le figea.

123 battements, 120, 117... 42 mètres secondes. Figé, immobile, yeux dans les yeux avec la jeune fille, toujours à un souffle. Sauvé ? Sans doute pas, mais sa pauvre conscience submergée s’accrocha de toutes ses forces au maigre bout de bois qu'on venait de lui lancer. Dernière chance pour trouver une idée et reprendre le contrôle. Pourquoi ne pas y avoir songé plus tôt ? Il était peut-être déjà trop tard maintenant. Il se concentra sur son image salvatrice. Elle n’était pas assez encrée dans sa tête pour lui faire faire un pas en arrière, mais assez pour le tenir immobile. Il aurait dut en profiter pour tenter de s'échapper, il n'osa pas. Un mot, une infime faiblesse dans l'attention et qui sait où tout ça se serait terminer. Il le savait, ne surtout pas y penser.





Dernière édition par Ludovic Descremps le Dim 12 Oct - 5:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeSam 11 Oct - 1:05

   Ludovic - Jane - Caleb
     Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?

     
Il était tard, mais je n'étais pas fatigué, je n'avais pas envie de dormir. Sans faire de bruit je me glissais hors de mon lit, et j'enfilais ensuite un pantalon et une chemise. La journée avait ennuyante, enfin pas réellement ennuyante, mais je n'avais pas fait grand chose. A part prendre quelques notes en cours. J'avais besoin de me dégourdir les pattes. Ou les jambes plutôt, mais je me comprend. Bref j'attrapais ma baguette et je quittais silencieusement le dortoir, puis la salle commune. Le portrait de la Grosse Dame râla un peu lorsque je sortis, mais elle ne dit rien et je m'éloignais dans le couloir.

En fait j'avais envie de prendre l'air, je savais que je n'avais pas le droit, je le savais... mais j'avais envie de prendre l'air. Mais au lieu de monter en haut de la tour d'Astronomie, je préférais descendre et parcourir les innombrables couloirs du château, en tâchant d'esquiver les ennuis. C'est-à-dire les membres du personnels ou les préfets que je croiserais. Sauf si c'était Luka, elle ne me dirais rien, elle.

Je continuais de descendre, jusqu'à arrivé au cinquième étage et je déambulais un peu dans les couloirs pour rejoindre les escaliers. Enfin c'est que j'allais faire, si je n'étais pas tombé sur une scène un peu... bizarre. L'infirmière et le prof de Sortilège. Je me figeais une seconde, avant de remarquer qu'elle ne semblait pas d'accord. J'attrapais ma baguette et je m'approchais.

« Hey ! » Je m'approchais, et j'attrapais le professeur par le l'épaule. Après j'allais sûrement me faire engueuler, mais là je m'en fichais un peu a vrai dire. « Laissez la ! » Je tirais sur son épaule pour le faire s'écarter et s'il ne bougeait pas, je lui enverrait un Aguamenti dans la figure. Ça le calmerait non ?

     

___

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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeMer 15 Oct - 10:40




Dans la situation chaotique dans laquelle se trouvait la petite Jane, nul, en dehors de Merlin, ne pouvait savoir si sa situation allait encore se dégrade ou s’il allait finalement la lâcher pour qu’elle puisse s’enfuir à toute jambe et se réfugier dans sa chambre, là où elle ne risquait absolument plus rien. Non sans mal, elle l’avait poussé, enfin, elle avait tenté de le pousser. De le repousser même. Mais, elle avait la forte impression qu’elle pourrait faire ce qu’elle voulait, rien n’y ferait. Soit il cessait, soit c’était la déchéance pour le petit bout de femme qui se trouvait face à lui. Une dernière solution existait et restait possible bien sûr mais pour cela, il lui aurait fallu un peu de chance. L’intervention d’une tierce personne. Mais il ne fallait pas qu’elle rêve de trop, qui, à une heure pareille serait en train de se promener dans les couloirs ? Un préfet ou un professeur, ça restait plausible et tout à fait possible. Mais elle ne voulait pas se leurrer, il n’y avait eu personne d’autre qu’eux d’eux, elle ne devait pas se faire trop d’illusions sur un valeureux sauveur de la pénombre qui passerait gentiment par là pour lui donner un coup de main.

Enfin il décolla ses lèvres de son cou, alors que la jeune femme avait les larmes aux yeux. Elle ne pouvait pas se mettre à pleurer, elle devait rester forte. Alors au prix d’un grand effort, elle ravala ses larmes. Pourquoi avait-il fallu qu’elle vienne faire la curieuse alors qu’il lui aurait suffi de continuer à monter et à rejoindre la tour d’astronomie pour ne pas venir se fourrer dans un pétrin pareil ? Ah si on pouvait choisir les situations délicates dans lesquelles on risquait de se trouver, tout serait plus facile. Il avait embrassé son épaule, tout en suppliant quelque chose, mais elle n’avait pas compris de quoi il parlait. A vrai dire, elle ne voulait rien lui demander de peur que ce soit une demande déplacée.

Il en avait déjà trop fait, beaucoup trop et pourtant, il ne daignait pas s’arrêter malgré l’inconfort et la tension de l’ancienne Serdaigle. Une chose était sûre, on ne l’a reprendrait plus à le fréquenter ! De pire en pire, il glissa sa main jusqu’au bas de son dos et elle saisit l’occasion pour écarter son visage et son haut du mieux qu’elle pouvait de l’homme, tout en gardant une main sur lui pour tenter de le garder à distance. Mais c’était sans compter sur le fait que le professeur Descremps ne l’avait pas décider ainsi. En effet, il l’avait serrée contre lui et les larmes de la jeune demoiselle lui revinrent aux coins des yeux. Non, non, non ! Elle ne voulait pas ! Laissez la tranquille ! Elle voulait s’enfuir, partir, pleurer, hurler mais elle n’en fit rien. Sa gorge nouée lui faisait mal, elle avait l’impression d’étouffer. Il lui volait sa pureté, il l’a rendait sale. Elle se sentait sale. Elle avait honte. Comment pourrait-elle encore se regarder en face après n’avoir rien fait contre lui ? Comment pourrait-elle être assise à la même table que lui ? Le voir chaque jour ou presque, le croiser, au risque de se retrouver une nouvelle fois seule face à lui.

Lorsqu’il avait levé la tête, il lui avait murmuré un mot, qui n’atteignit même pas la jeune femme. Désolé ? Il était désolé ? De quoi au juste ? De s’être tenu si « longtemps » ? Et doucement, son visage s’approchait dangereusement du sien. Non, va-t’en et lâche la ! Casse-toi ! Fuis avant de tout briser ! Et quand elle put sentir le souffle de l’homme sur son visage, les perles d’eau salée dévalèrent sur ses joues. Non, il ne pouvait pas faire ça, il ne pouvait pas lui voler un baiser. Elle n'e’ voulait pas. Elle ne voulait pas de lui. Heureusement, il s’était figé. Il la tenait toujours, il était très près d’elle mais il s’était figé et n’avait pas touché ses lèvres. Cependant, ça ne suffisait pas à faire cesser ses larmes de couler, de rouler sur ses joues pour mourir sur ses lèvres. Et sa prière fut entendue. Un cri d’interpellation.

Un jeune homme arrivait vers eux, la baguette levée, un brin menaçant. Elle n’avait pas bougé d’un poil, de peur de toucher le professeur un peu plus, de l’effleurer, de se salir encore mais elle était heureuse que quelqu’un soit là. Merci Merlin. Ou plutôt, merci Caleb. Ce jeune homme avec qui elle n’avait jamais vraiment discuté mais dont elle connaissait le nom. Elle connaissait le nom de chaque élève, elle les avait mémorisés avant la rentrée. Elle fut soulagée qu’il vienne à son secours. Ni une ni deux, il avait attrapé le professeur de sortilèges par l’épaule. Waow, quel courage, elle en restait impressionnée. Se dresser ainsi face à son professeur, sans crainte aucune, quelle témérité ! Il lui avait sommé de lâcher la jeune femme et il ne le faisait pas avec des pincettes. Les yeux bleus de Jane ne lâchaient plus du regard ceux de l’élève. Ce n’était pas un préfet mais un élève hors de son lit. Soudain, elle se mit à bénir intérieurement les élèves ayant la mauvaise idée de s’échapper de leur salle commune pour partir en escapade nocturne. Pour le coup, il lui sauvait son honneur, sa pureté, son innocence. Bien que cela ne l’empêche pas de se sentir aussi sale que si on l’avait trainé dans la boue. Sauf que la boue, ça partait avec du savon…

-Caleb… Avait-elle murmuré malgré elle.

Elle eut un frisson de peur pour lui, vis-à-vis de la réaction du professeur. Pourvu qu’il ne lui fasse aucun mal. Elle ne l’aurait jamais laissé faire, elle ne l’aurait pas permis, bien qu’il n’avait pas besoin d’elle pour se défendre. Pour le coup, c’était elle qui avait eu besoin de son aide. Et elle lui en était extrêmement reconnaissante. Finalement, il était venu, le sauveur.


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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeMer 15 Oct - 12:06



Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? David-tennat-gifs-04182014-16
Fait frisquet vous ne trouvez pas ?

Sans s'en rendre compte, Ludovic avait commencé à retenir sa respiration. Il ne tarderait pas à prendre une teinte violacée avant de s'évanouir s'il continuait comme ça, mais vu les circonstances, cela ne le dérangeait pas, bien au contraire. Il ne pouvait que regarder les larmes couler le long des joues de la jeune femme, s'efforçant de ne pas y penser pour pouvoir rester immobile. Il entendit soudain une voix qui le fit tressaillir. Il avait faillit perdre sa concentration. Une main se posa sur son épaule et le fit reculer. Il reprit sa respiration, dans une bouffée semblable à celle qu'il aurait lâché en remontant à la surface d'un lac. En quelques secondes, il vit s'envoler les faux sentiments et le lien incassable qui l'avait empêché de fuir. L'odeur s'était évanouie, il était enfin libre, à nouveau lui-même.

Il recula aussitôt pour ajouter bien trois mètres de distance entre lui et la jeune infirmière, terrorisé. Il était livide. Il fit quelques pas paniqué, tournant un peu en rond dans le couloir pour chasser le stress. Fixant le plafond, les murs, n'importe quoi plutôt que la pauvre Jane.

— Désolé, désolé, désolé, c'était tout ce qu'il arrivait à répéter. Il en enchaina encore une bonne vingtaine avant de s'immobiliser et se frotter le visage.

Qu'est-ce qui lui était arrivé ? C'était bien l'une des choses les plus horribles qu'il ait jamais vécu, pourtant, en y réfléchissant bien, il lui semblait que ce n'était pas la première fois. Un flash lui traversa l'esprit, de ses années à Beauxbâtons. Les vélanes, c'était une vélane. Il en avait rencontré une demi-dizaine dans l'établissement français et l'une d'entre elle avait déjà utilisé ses talents particuliers sur lui. Encore ces fichus pouvoirs.

Il prit une inspiration saccadée et essaya de pivoter vers la jeune femme pour la regarder dans les yeux. N'y parvint pas en voyant son visage bouleversé qui lui serrèrent le cœur. Elle n'avait pas dut faire exprès, c'était entièrement de sa faute, il n'aurait pas dut approcher. En même temps, il ne pouvait pas savoir.

— Désolé.

Il croisa les bras pour essayer de cacher un peu sa quasi nudité. Déjà que "désolé" n'était pas des plus utile dans ce genre de situation, le dire en caleçon avait quelque chose d'assez vain. Il fit encore un tour sur lui-même, se pinçant les yeux pour essayer de chasser le souvenir de ce qu'il venait de vivre. Plus qu'inutile, il ne l'oublierait jamais c'était certain. Encore une image gravée au fer rouge dans sa mémoire. Une bonne raison de ne plus jamais enlever son pantalon.

Il s'intéressa enfin à celui qui avait réussi à briser le sort. C'était un élève, de Gryffondor. Ludovic poussa un soupir de soulagement. Non pas qu'il était soulagé, parce qu'avoir été surprit par un élève dans cette situation aurait put très vite mettre le feu aux rumeurs et le placer dans une position intenable, voir pousser le directeur à le renvoyer de l'école. Non, il avait soupiré parce qu'il était soulagé que quelqu'un soit venu, un homme en particulier. Il n'aurait plus manqué qu'il se soit fait sauver les fesses par Oswin, la surveillante, et il aurait démissionné.

— Je... s'expliqua-t-il tant bien que mal. J'ai pas fait exprès. Je... J'ai... Je ne voulais pas...

Il se frotta une nouvelle fois le visage pour essayer de le laver de sa honte, de sa peur et de sa pâleur. Tout aussi inutile que le reste. Il avait hâte de pouvoir aller s'enfermer dans un coin pour disparaitre un jour ou deux. Avec tout ça, il en avait oublié de se mettre une baffe d'ailleurs. Il se pinça encore les yeux. En caleçon, séduit par une vélane qui n'avait même pas eut besoin d'insister... qu'elle merveilleuse soirée.

— Caleb c'est ça ? fit-il en essayant de retrouver son calme, la voix tremblante. Vous me ferez penser à donner quinze points à Gryffondor.

Parce qu'au fond, il n'en méritait pas moins. Ludovic lui en aurait même donné cent milles, mais il était prêt à parier que beaucoup de monde se serait posé des questions sur une telle générosité. D'ailleurs, quinze semblait une petite somme pour avoir sauvé une demoiselle en détresse et un professeur envouté.

— Plutôt vingt-cinq en fait et si jamais vous avez besoin d'aide un jour... plusieurs... enfin vous voyez quoi.

Il essaya d'adresser un énième regard désolé à Jane, mais décida que la fuite serait plus sage. Elle devait avoir envie de le foudroyer sur place après un coup pareil en tout cas, lui l'aurait voulu. Rester planter là ne l'aurait pas aidé à sécher ses larmes quoi qu'il en soit. Ludovic rentra la tête entre ses épaules, les mains crispées, et se dirigea vers les escaliers, qu'importait que quelqu'un d'autre le voit en petite tenue, après ce qu'il venait de vivre, je pense que ça n'avait plus grande importance.



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Caleb L. White

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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeDim 26 Oct - 19:58

   Ludovic - Jane - Caleb
     Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?

     
J'étais arrivé a temps visiblement, même si je craignais un peu la suite, j'étais censé être dans mon dortoir là. J'étais pas censé traîner dans les couloir. Quoique ça avait été une bonne idée au final, puisque j'étais quand même arrivé a temps pour empêcher qu'il se passe quelque chose de grave. Je souriais légèrement a Jane lorsqu'elle murmura mon prénom, je la connaissais quand même un peu puisque je me retrouvais souvent a l'infirmerie. Mais bref, j'appréhendais un peu la réaction du professeur, qui actuellement était en train de dire « désolé » a répétition, visiblement il n'avait pas été lui-même, depuis un moment je me disais qu'elle était différente des autres filles... Et là j'avais la confirmation, une Vélane. Enfin pas une Vélane pure, mais elle devait avoir du sang de Vélane.

En tout cas il avait de la chance, j'étais pas du genre a colporter des rumeurs et autres trucs du genre. Et j'allais pas commencer aujourd'hui. Ou demain. Enfin soit. Hum... Je restais silencieux. Puis finalement, il se tourna vers moi et je me préparais au pire, mais non. « Oui c'est ça. » Répondis-je. La suite me surpris et je clignais des yeux. Quinze points ? Wow. Il reprit encore la parole en disant plutôt vingt-cinq. Et que si j'avais besoin d'aide un jour. « Euh d'accord. »

Que répondre d'autre a ça hein ? Et finalement, il s'éloigna, me laissant seul avec Jane, je la regardais un peu hésitant sur la conduite a avoir puis après avoir inspiré profondément je repris la parole en m'adressant a elle : « Est-ce que ça va aller ? Est-ce que vous voulez que je fasse quelque chose ? » Oui bon d'accord, elle ne semblait pas aller bien, mais c'était normal. Donc voilà autant lui demander aussi si je pouvais faire quelque chose hein ? Et du coup j'avais rangé ma baguette dans la poche de mon pantalon.

     

___

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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitimeDim 26 Oct - 21:29




Après tout le tumulte qu’elle venait d’enduré, tout s’était passé très vite. Depuis que Caleb était venu, le temps semblait filé plus vite, les gestes semblaient plus fluides, les mots plus articulés mais elle se sentait en dehors de ça. Elle était là, hors du temps, les perles d’eau salées dévalant contre ses joues, le regard fixé sur le jeune homme auquel le professeur avait donné 25 points et de l’aide future en échange sans doute du coup de main et de son silence. Ensuite, le professeur Descremps avait fuit, oui, on pouvait totalement le dire de cette façon. L’atmosphère fut plus légère quand il ne fut plus là d’ailleurs.

Leurs yeux se croisèrent un instant, il inspira, tandis qu’elle tentait de ravaler ses larmes et de se calmer. Elle frotta un peu ses yeux, ses joues devinrent roses et elle baissa les yeux, honteuse d’elle-même et de sa situation. Et elle eut un léger sursaut en entendant la voix du jeune homme. Elle releva la tête doucement en approchant du gryffon. D’un gest doux et affectueux, elle prit le jeune homme contre elle en le serrant comme si sa vie ne se raccrochait qu’à lui.

-Merci… Murmura t-elle.

Se souvenant qu’il lui avait posé des questions, elle se décida à le lâcher et n’osa plus poser les yeux sur lui.

-Je comptais aller à la tour d’Astronomie, voudrais-tu te joindre à moi ?

C’était peut-être un peu déplacé et il n’en avait sans doute pas envie mais elle n’avait aucune envie qu’il ne s’en aille.

-Je… Ne me laisse pas seule, s’il te plait…

C’était presque une supplique, mais elle avait peur de tomber à nouveau sur un fou comme le maitre de sortilèges. Rien qu’à y penser, les larmes revinrent aux coins de ses yeux. Elle ne voulait pas passer pour une faible mais c’était trop dur à porter.
Après réflexions, elle se rappelait avoir prit soin de lui plusieurs fois à l’infirmerie. Elle lui apportait les mêmes soins que pour Remus mais il était moins loquace que ce dernier. Toujours sans lui accorder un regard, elle glissa sa main dans la sienne pour l’entrainer avec elle.


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MessageSujet: Re: Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?   Il fait frisquet vous ne trouvez pas ? Icon_minitime

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Il fait frisquet vous ne trouvez pas ?
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